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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 13:08

JAURESEUROPE ET NATIONS. En ces temps où des idées nationalistes d'extrême droite prennent ici et là en France et dans le Monde le dessus sur les idées socialistes originelles, écoutons JAURES.

 

Mais d’abord, cette réflexion, QUI JE PENSE, n'est pas en contradiction mais en harmonie, avec les propos de Jaurès :

 

Certes, la construction Européenne n’était pas à l’ordre du jour en 1898. Ceux qui l’ont « mise en œuvre », réalisée un temps, l’ont fait dans le sens nationaliste et de conquête, loin des idées ouvrières de progrès, du salariat, des peuples : Napoléon et Hitler entre autres, derrière leurs bourgeoisies et marchés nationaux et coloniaux. Ces idées ne sont pas absentes aujourd’hui de la compétition entre marchés. S’emparer des marchés est encore un principe du capital, sauf que les places sont prises, très prises, et que cela constitue une menace car les différentes "composantes" du capital sont  prêtes à se les "repartager",  les accaparer par tous les moyens.

 

Comment faire prévaloir la coopération ?La conscience de la nécessité du rassemblement, des convergences, de la mise en œuvre commune des progrès humains peut grandir.

 

Aujourd’hui, entre autres batailles, il s’agit de voter pour une autre Europe, une coopération entre les peuples, les nations, pour une autre aire de coopération à la dimension du monde, à la dimension des autres puissances économiques, et d’élire des représentants qui exprimeront de rejet de cette Europe du capital.

 

J’entends dire « ces institutions européennes vont à l’encontre des travailleurs, des populations, de la diversité de nos cultures et de nos acquis sociaux »*. C’est bien pour cela qu’il nous faut une autre expression de l’Europe, autre expression qui doit grandir grâce à l’action populaire, si tant est que nous voulions sortir des politiques d’austérité… !

 

Les listes pour les élections européennes sont constituées par régions en France.

 

Vous pouvez aussi vous informer sur le rassemblement qui se constitue en Europe sur le site du Parti de la Gauche Européenne : http://www.european-left.org/fr , en France, http://frontdegauche-europe.fr/ sous le rassemblement des partis constituant le Front de Gauche (P.C.F., P.G., G.U., Ensembles, PCOF, République et Socialisme     etc...).

 

Mais écoutons JAURES :

« … Mais si le socialisme et la patrie sont aujourd’hui, en fait,  inséparables, il est clair que dans le système des idées socialistes, la patrie n’est pas un absolu. Elle n’est pas le but ; elle n’est pas la fin suprême. Elle est un moyen de liberté et de justice. Le but, c’est l’affranchissement de tous les individus humains. Le but, c’est l’individu. Lorsque des échauffés ou des charlatans crient : « La patrie au-dessus de tout », nous sommes d’accord avec eux s’ils veulent dire qu’elle doit être au-dessus de toutes les convenances particulières, de toutes nos paresses, de tous nos égoïsmes. Mais s’ils veulent dire qu’elle est au-dessus de tout droit humain, de la personne humaine, nous disons : Non. Non, elle n’est pas au-dessus de la discussion Elle n’est pas au-dessus de la conscience. Elle n’est pas au-dessus de l’homme. Le jour où elle se tournerait contre les droits de l’homme, contre la dignité et la liberté de l’être humain, elle perdrait ses titres. Ceux qui veulent faire d’elle, je ne sais quelle monstrueuse idole qui a droit au sacrifice même de l’innocent, travaillent à la perdre. S’ils triomphaient, la conscience humaine se séparerait de la patrie pour se séparer d’eux, et la patrie tomberait au passé comme une meurtrière superstition. Elle est et ne reste légitime que dans la mesure où elle garantit le droit individuel. Le jour où un seul être humain trouverait, hors de l’idée de la patrie, des garanties supérieures pour son droit, pour la liberté, pour son développement, ce jour-là l’idée de patrie serait morte. Elle serait plus qu’une forme de réaction. Et c’est sauver la patrie que de la tenir dans la dépendance de la justice… »

Jean JAURES, 1898.

 

Pierre Assante, 4 mai 2014.


*Lénine en 1908, dans le P.O.S.D.R., ne considérait pas comme une trahison, au contraire, que de se battre dans le cadre de la DOUMA tsariste (entre autres formes de batailles), pourtant loin d'être représentative du peuple. Serions-nous moins ouverts aux luttes démocratiques en 2014 ? (NDLR)

 

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30 avril 2014 3 30 /04 /avril /2014 06:41

2012 01 15 001

Certes, la bombe atomique plane au-dessus de nos têtes. Certes le CO2 menace de griller la planète etc. etc. etc...

Mais un autre danger nous menace, celui de la crise de la retransmission des savoirs de plus en plus réservés à une élite...

Les savoirs sont un bien et un besoin pour chaque être humain, pour toute la société humaine, sans distinction hiérarchique.

Je vous laisse imaginer une société qui ne peut plus répondre à ses besoins par perte de ses savoirs. Bon nombre de civilisations ont connu le problème, et sont entrées en décadence ou ont disparu, rapidement. Révisons l'histoire...

La crise du capitalisme ne date pas de 2008 ! La crise de transmission des savoirs qui accompagne la crise du capitalisme, donc crise de développement général des savoirs, (entre autres des savoirs professionnels !), est largement entamée.

Sans doute la longue crise du capitalisme entre dans la crise de transmission des savoirs, à l’instar de la crise des subprimes de 2008, en tant que partie visible de l’iceberg, et ses suites à long terme dont la recherche du profit maximum immédiat est la cause première en tant que loi du capital, les autres en découlant généralement.

Copie de BIBLIOToute chose de la société subissant les mêmes lois, les partis, organisations dites de transformation sociale et de défense sociale sont dans le même bain, c'est-à-dire subissent depuis longtemps une crise de retransmission des savoirs, politiques et syndicaux entre autres. La course contre le temps de la crise et du capital ne peut être gagnée sans poser les fondations d’une résistance constructive forte : les savoirs de la lutte pour leur propre développement.

Sans faire de l'ergologie le centre de tout, mais un outil, les questions qu'elle pose sur l'expérience et la connaissance du travail ne peuvent être contournées quand il est question de retransmission des savoirs et de sa crise. Pour toute la société et pour un parti de transformation sociale entre autre.

Les pays émergents l'ont peut-être mieux compris que nous, qui font une place grandissante à l'ergologie, qu'ils l'appellent par son nom ou autrement (voir l’article "l’ergologie et Marx" en cliquant ici). Il en est de même de l'économie politique qui répond "en dernière instance" à la question de la production des biens nécessaires à la vie humaine.

Pierre Assante, 30 avril 2014

 

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 10:17

Goblot...imaginer que nous faisons partie de notre environnement, et que notre conscience fait partie du mouvement de la matière, c’est un peu plus complexe…


1) Une réalité abstraite, un sens qu’il n’a pas,  qui est donné à un objet,

C'est tout à fait religieux

 

Lukács disait : peu sont ceux qui parviennent jeunes, comme Marx, à une maturité. Je peux donc le dire moi-même à plus forte raison, tranquillement.

 

La conscience de l’existence que la matière qui nous entoure existe indépendamment de notre conscience, est un stade de la maturité qui peut s’acquérir relativement rapidement dans l’existence. Nos efforts pour survivre, vivre et se développer, travailler et produire en tant que personne dans la société nous y poussent, quelle que soit notre culture acquise dans l’enfance.

 

Par contre imaginer cette réalité, imaginer que nous faisons partie de notre environnement, et que notre conscience fait partie du mouvement de la matière, c’est un peu plus complexe…

 

…C’est un peu plus complexe, d’autant que notre rapport à la société dont nous faisons partie nous renvoie une image de miroir faite de pensées apparemment isolées, et « dichotomisées » de la matière de la société et de la matière de notre corps, et d’autant que la pensée, nous avons du mal à la concevoir comme de la matière en mouvement, car les rapports sociaux nous ramènent toujours à des jugements de valeur que nous détachons de la matérialité de notre être social issu du travail, son développement, sa complexification technique et morale.

 

Marx le décrit très bien dans le début du troisième manuscrit de 1844 écrit en France, traitant au début de la propriété.

 

Son vocabulaire philosophique, hérité de la philosophique de son temps est le plus précis qu’il puisse être, malgré ses imperfections, y compris aujourd’hui.

 

Marx n’abandonne pas cet effort de conscience, et de « négation de la négation » (contestation dépassée dans et par la pratique) de la  vision de l’inversion du monde dans notre conscience, à travers nos rapports sociaux tels qu’ils sont encore, aggravés par la généralisation de l’effet de l’échange « A-M-A’ »* sur la conscience, tout en nous rapprochant d’un mouvement de rejet de cette vision inversée de la réalité.

 

Sa description d’une transformation d’une réalité concrète en réalité abstraite de la conscience et son inversion, il la fait dans la description de la marchandise, au chapitre du Capital sur le  « fétichisme de la marchandise ».

 

Il la fera aussi ailleurs. Je me sers seulement dans un dialogue socratique possible avec un lecteur, de ces deux textes où s’illumine dans la conscience du jeune Marx ce qui va lui permettre d’imaginer des possibles humains, rationnels tout en étant de la plus haute spiritualité en tant que conscience de notre univers, des possibles de l’humanité non encore à maturité eux-mêmes, même si la conscience de Marx est à maturité pour une utopie opérationnelle représentant ces possibles dans le futur.

 

La distance entre la représentation de Marx et la nôtre, sur un plan collectif, malgré nos immenses progrès scientifiques et techniques qui peuvent nous faire pénétrer plus avant dans la matière micro et macro, pourrait être une raison de pessimisme de notre part…ou un immense optimisme sur les possibles humains en tant que conscience en mouvement de la nature sur elle-même, vivante dans notre propre vie, non seulement en tant qu’utopie opérationnelle, mais aussi en tant que réalité vivante de notre conscience ici et maintenant, dont le futur héritera en tant qu’objet pratique, même lorsque notre conscience individuelle n’existera plus en tant que telle.

 

"Z" diraient les grecs….. « Il est vivant », résurrection sans mythe ni religion.

Si notre inversion dans notre conscience de la réalité et la fétichisation des objets, c'est-à-dire une réalité abstraite, un sens** qu’il n’a pas qui est donné à un objet, est tout à fait religieux, la conscience de la nature sur elle-même en tant qu’objet, donc en tant que mouvement, n’a rien de religieux.

 

Pierre Assante, 26 avril 2014

 

* (Argent-Marchandise-Argent plus)

 

** Un sens, même opérationnel dans nos rapports d’échange avec nos semblables.

 

2) Richesse de propriété et richesse d’usage

 

Le christianisme primitif a eu l’intuition de l’aliénation par la propriété, mais n’a pas su distinguer la propriété de l’usage. Les sciences économiques réclamant une vision en aller-retour du mode d’échange en induisant une conscience ne pouvaient encore être développées. Mais la conscience en était naissante. De fait en condamnant l’une il a mis l’autre dans le même sac, jetant le bébé avec l’eau sale du bain. Ce n’est pas la richesse qui aliène l’humain, c’est la propriété.

 

Les communismes de pénurie des révolutions inachevées parce qu’issues de forces historiques productives de pénurie et-ou de guerre ont induit des bonapartismes et-ou des dictatures sanglantes découlant de bonapartismes post-révolutionnaires conduisant à la renaissance de la propriété et des castes privilégiées dominantes, et l’extinction des prémices de la richesse d’usage, en commençant pas la créativité humaine qui lui permet de se développer.

 

La constitution d’une richesse d’usage ne peut courir sur la lancée telle quelle d’une richesse de propriété, mais procéder d’une renaissance partant des besoins insatisfaits par la richesse de propriété. Bien sûr, dans l’époque moderne qui est la nôtre, la richesse de propriété tient au mode d’échange A-M-A’, et de son paroxysme d’échange basé sur la propriété, voilée ou éclatante, les deux à la fois.

 

C’est bien de ces besoins insatisfaits qui se manifestent par des désirs et des insatisfactions matérielles et morales que s’exprime la crise du capitalisme mondialisé, informationnalisé.

 

Pour que le capitalisme s’exprime dans sa transformation-dépassement, la question de la propriété doit revenir en conscience dans la bataille de la transformation. Les succès de la classe ouvrière dénuée de propriété ont induit une propriété ouvrière dans les sociétés dites occidentales développées.

 

La question de l’usage par exemple à travers le salaire différé, ou la fiscalité alimentant les services publics n’a pas suffi, a été insuffisant,  et de plus est remis en question par la réponse du capitaliste à sa crise de baisse tendancielle du taux de profit et son renflouage provisoire dans le drainage des capitaux vers la propriété des moyens de production et d’échange privé ( entre autre, l’échange spéculatif en explosion).

 

Les nomenclatures des pays du « socialisme réel » et leur décadence manifestée dans l’effondrement soviétique après son recul dans la compétition économique internationale entre « les deux camps » sont une des illustrations de la contradiction richesse de propriété/richesse d’usage.

 

Dans l’émergence des nouvelles puissances économiques, les besoins insatisfaits vont poser les problèmes de cette contradiction, et les résoudront peut-être, il y a de fortes chances, je l’intuis* partant des réalités connues de leur développement contradictoire. Un mode de production possède ses infrastructures (moyens de production « physiques » et leur organisation…) et ses superstructures (moyens de production « moraux », éducation, justice, culture et leur organisation…) qui ne vivent pas séparées mais en unité-osmose, qui existent en un même mouvement. On comprend bien dans leur énoncé ici mis entre parenthèses, parenthèses qui les séparent analytiquement et artificiellement, qu’ils sont un même mouvement.

 

Mais se pose les mêmes possibilités dans le « vieux monde développé », le mien. L’extraordinaire développement  qui se manifeste dans l’automatisation poussée industrielle, industrieuse, des gestes, et les progrès des savoirs sur l’humain lui-même qu’elle développe ne peut pas ne pas entrer en contradiction avec le mode de production et sa contradiction seconde devenant première de richesse de propriété/richesse d’usage.

 

Certes pas d’automatisme dans le développement humain de l’automation** et de la science et des techniques en général, mais des possibles à comprendre, à mettre « en conscience », et sur lesquels agir.

 

Pierre Assante, 27 avril 2014

 

* Allez, une petite invention verbale, empruntée à l'italien, « intuire » et une "définition" : percevoir par intuition partant de l’accumulation inconsciente et consciente…

** D'autant que le profit capitaliste ne peut se passer d'industrie de main d'oeuvre qu'il intègre mondialement à l'industrie d'automatisation, mais dans les limites des lois-tendance du système et de la crise systémique qui empêche de généraliser l'automatisation industrielle. La seule chance pour l'humanité de "retrouver ses gestes", et ceci en harmonie avec les grandes techniques de production,  c'est la richesse d'usage.

 

3) Séparation et fusion de l’être social.

 

Que dit Marx ? : « L’homme (générique, au sens de l’espèce humaine) est la conscience de la nature sur elle-même ».

 

Comment comprendre cela ?

Une être humaine*, un être humain, est une unité, 1 au sens mathématique de la conscience de l’humanité, en tant qu’être social.

 

On peut supposer que cette unité (1 en tant que nombre d’individus) est une unité de conscience de la nature sur elle-même sous une des formes d’organisation de la matière qu’est l’espèce humaine, les autres formes possibles d’organisations pensantes de la nature ne nous étant pas connues à ce jour.

 

La naissance d’un être humain constitue en quelque sorte une séparation d’une conscience générale en mouvement se constituant en individu de l’espèce. On peut considérer que la fécondation humaine et la grossesse humaine, cette fusion maternelle d’une unité de matière pensante et de ses besoins, contient et prépare déjà la séparation dite « paternelle » mais en fait la séparation sociale à laquelle participent les mères qui va être le moteur-expérience du progrès commun de l’humanité dans son unité.

 

Certes, dans l’unité fœtus-mère, c’est la mère qui pense, mais toute cette matière organisée mère-enfant possède des propriétés de développement de la pensée, de la conscience de la nature sur elle-même. Ceci dit, c’est la mère et la femme, être social dans son ontologie et dans la phylogénèse, mère ou pas, qui pense et qui choisit.

 

Pour en revenir à ce nombre 1 pensant, cet individu constituant une unité de l’espèce pensante, la question de la fusion-séparation-fusion et le questionnement sur ma mort sont du même ordre, à des degrés différents de conscience individuelle-sociale.

 

La mort est en quelque sorte la réalisation de la fusion sociale, ce qui ne veut pas dire que cette fusion sociale aspire au suicide, mais qu’elle se réalise dans l’unité de temps long et court qui nous est perceptible, et dont les générations, vues non comme une succession mathématique, mais comme une complexité d’infinité de rapports, d’actions en interaction, nous donnent témoignage.

 

Quel type de conscience générale de la nature cela peut-il nous révéler, ou nous donner à imaginer, à hypothiser, à intuire ? Il n’y a pas loin entre athée matérialiste non mécaniste et croyant non dogmatique sciencisé et conscientisé lorsque l’un et l’autre s’approchent  du mouvement de la conscience en tant que mouvement de la matière et humanité en tant que conscience de la nature sur elle-même en mouvement parcélisée dans l’individu, de la naissance à la mort et de la mort à la naissance, mouvements de la vie ; conscience existant autonomement mais dépendante et élément du mouvement de la matière dont elle fait partie, et qui individuellement meurt en tant que telle alors que  le mouvement de la matière existe et persiste indépendamment de son existence. Drôle de contradiction entre réalisme du "croyant" et  spiritualité de l’athée "matérialiste du mouvement du  devenir" lorsqu’ils ne sont dogmatiques ni l’un ni l’autre… !

 

Peut-être ce genre de réflexion tend-il à tomber de la science dans la superstition ? Oui, s’il n’est pas accompagné de la volonté de transformer le monde en santé, comme le disent de concert et les marxistes et les ergologues, souvent les mêmes. Non si les déadhérences conceptuelles ne pratiquent pas la déadhérences des besoins matériels humain, des besoins humains tout court en santé, avec ou sans épithètes.

 

Pierre Assante, 27 avril 2014

 

* Remarque, la présence de Jenny Von Westphalen avec Marx, qui se sont épousés en 1843, est immense dans les Manuscrits de 1844 de Marx.

 

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26 avril 2014 6 26 /04 /avril /2014 10:01

l'activité en dialogues 0001Mis en ligne une première fois sur ce blog le 02/09/2013 

 

Quelques pages de "L'Activité en Dialogues 2" Octarès 2009, Dialogue Berdadette Venner-Yves Schwartz, Partie "Dialogue2. Débats de normes, 'monde des valeurs'. Réserves d'alternatives et formes d'engagement pour un 'monde commun' " :

ici

 

YS- Il est temps maintenant de conclure cet entretien et d'essayer de donner un contenu à une expression qui revient souvent dans nos échanges qui est celle de "réserves d'alternatives".

Répétons-le : si nous ne sentions pas, pour notre propre vivre en santé, une obligation de contribuer à la transformation de nos milieux d'activité, mais aussi à une autre prise de nos vies sur les milieux, et peut-être une autre prise du monde des valeurs sur nos milieux de vie, je pense que nous n'aurions pas développé ensemble cette démarche collective appellée aujourd'hui ergologie. Par conséquent la question des changements reste au coeur de toute notre réflexion et nous l'avons plusieurs fois exprimé en parlant de "réserves d'alternatives". Au terme de ce dialogue donc, comment donner une ébauche de contenu à cette expression...

 

...Suite sur ce lien :

http://pierreass ante.fr/dossier/SCHWARTZ_VENNER_A.E.D._OCTARES_2009.pdf

 

Et présentation de l'éditeur :

http://www.octares.com/boutique_fiche.asp?IdProd=161

 

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 10:08

Publié sur ce blog une première fois le 03/05/2013 



paradigme SchwartzL’Ergologie et Marx

 

La recherche scientifique pluridisciplinaire, fondamentale et appliquée, sur le travail, aboutit à un point central : l’usage de soi par soi et l’usage de soi par les autres. C'est-à-dire le point central de l’ergologie. Et pour notre temps, une vision sur le taylorisme et ses remèdes, son dépassement en santé, sur la hiérarchie sociale idem.

 

L’ergologie ne se contente pas d’hypothèses sur la réalité du travail. Elle observe dans le détail et dans son ensemble l’activité pour en tirer des concepts opérationnels dans la « conduite » du travail par soi et par les autres, socialement et personnellement, ce qu’on ne peut séparer.

 

Pour l’analyse philosophique, anthropologique, économique, pluridisciplinaire de même, partant du mouvement de pensée et de conscience développée par Karl Marx et de nombreux autres, sur la base des avancées de son temps, et de la poursuite du processus humain jusqu’à aujourd’hui, on pourrait non pas superposer, mais rapprocher le concept d’usage de soi de celui de rapports sociaux.

 

Le militant syndical ou et politique engagé auprès du salariat ne sont pas comme Monsieur Jourdain. Ils ne font pas de l’ergologie sans le savoir, même s’ils emploient un vocabulaire non ergologique. Car il ne s’agit pas seulement pour lui de découvrir avec les salariés en quoi consiste le travail sur un plan micro (l’atelier etc.) et macro (la multinationale, l’aire de production élargie). Il s’agit de transformer le rapport social afin de transformer le travail, ce qui est quasiment la même chose, une « tautologie dirait le savant ».

 

L’ergologie n’est pas étrangère à la lutte ouvrière telle qu’elle s’est présentée par le passé et qu’elle se présente aujourd’hui. Il n’est pas question, disant cela, de nier l’apport propre de l’ergologie, de la science, et particulièrement des concepts développés par le Professeur Yves Schwartz sur l’activité et le travail et la conscience du travail. Il s’agit de comprendre et savoir à quel point une certaine démarche ergologique « avant l’heure » a imbibé jusqu’à aujourd’hui l’action ouvrière consciente, sans laquelle les concepts ergologiques et les groupes « salariés-chercheurs-gestionnaires » du travail qui les utilisent dans une démarche commune, n’auraient pu voir le jour.

 

D’autant que les groupes « salariés-chercheurs-gestionnaires » du travail (autrement désignés par GRT, Groupe de Rencontre du Travail) qui se développent ne peuvent faire abstraction de ce rapprochement « usage de soi dans le concept ergologique et rapports sociaux dans le concept marxiste ».

 

Et qu’ils se heurtent non pas au sens d’une impossibilité de leur acte ergologique, managérial, « purs », propres, mais à la même la difficulté qui est la contradiction première et commune entre le syndicalisme et expertise de l’échange dans la société marchande et de droit : la dispute, physique et morale, sur la part de la richesse produite, c'est-à-dire, sur le taux de plus value. Et in fine sur son dépassement social.

 

Qui pourrait nier qu’il n’y a pas là sur la question de la plus value une question fondamentale touchant à l’usage de soi ? Et mettant en mouvement tout acte de pensée sur la question du travail et de sa dénormalisation-renormalisation ?

 

Ceci pose la question d’un autre regard sur la critique marxiste de l’économie politique qui aille au-delà d’une vision économiciste prêtée à Marx et au marxistes et, je l’avoue dans laquelle les marxistes, en chemin et en action peuvent tomber eux-mêmes et sont tombés, mais n’ont pas sombré, quoiqu’on en dise….

 

L’ergologue, comme le syndicaliste ou le politique se heurtent à une question essentielle, c’est celle de cette lutte dominée par la question de la plus value, c'est-à-dire par l’échange dominé par le capital. Pas l’argent tout court mais sa « métamorphose » en capital, comme toute marchandise, y compris la force du travail.

 

Car il n’est pas question d’aborder la question en dehors de la réalité de la vie quotidienne et à long terme dans le travail, telle qu’elle se présente qu’on le veuille ou non. Les péripéties de cette vie quotidienne et au long court dans l’échange capitaliste, ce sont elles qui déterminent le comportement du salariat et son approche de la transformation du travail, et en conséquence l’approche ergologique de la « gestion du travail », entravée pour l’ergologue comme pour le militant et le salarié, par le besoin immédiat de réponse à tout besoin immédiat en général.

 

Il n’est pas question de dédouaner le mouvement ouvrier des insuffisances qui lui font traiter « le problème » immédiat au détriment d’une vision à long terme de la gestion du travail à partir de l’usage de soi. Il est question de combattre l’opposition intellectuelle entre ergologie et économie, faisant de l’une une question « micro » et de l’autre une question « macro »

 

Les évènements actuels concernant l’emploi, la production, le travail confirment d’une façon « lumineuse », si l’on peut dire, le lien entre ergologie et économie et le schéma général des dispositifs dynamiques à trois pôles, lequel devrait non définitivement, rien n’est jamais acquis, rendre caduque la querelle de famille entre expertise du travail et critique de l’économie politique.

 

Les mêmes rapprochements évidents ont lieu à l’intérieur de l’économie (« keynésiens » et « marxistes »), en attendant de liquider les oppositions « contre nature » entre syndicalistes et politiques « gestionnaires » et « transformateurs ».

 

Bien sur il faut toujours du temps au temps. Mais ce qui est déterminant est la disparition des marges de manœuvre à l’intérieur d’une activité « en l’état » et donc le besoin de développer une transformation, et une prospective de transformation à partir de la multiplication du mouvement et bifurcations de la « structure dissipative » de l’acte et de la conscience de l’acte.

 

Nous en revenons de nouveau à la question de l’opposition intellectuelle et pratique entre continuité et saut, état des choses, négation et négation de la négation, non automatisme et causalité.

 

Maintenant, comme dans toute période où s’estompe opposition entre particulier et général, le danger est l’hégémonie du général succédant à celle du particulier dans la pensée dominante. D’où le non automatisme que cette contradiction illustre.

 

« …D’où l’idée de cahier des charges, qui laisse ouvert toutes sortes de possibles, de possibles élargis, à l’adresse des forces sociales engagées, elles, dans des projets, des stratégies, des luttes déterminées. Tout est à faire : ce paradoxe d’une conviction scientifiquement argumentable qu’il n’y a pas de science de ce que nous construisons jour après jour ne simplifie pas les choses. Mais c’est ainsi que l’histoire advient. L’important est de le savoir dès lors que nous tentons de nous gouverner nous-mêmes….Dire cela n’est point se bercer d’illusions sur la force des antagonismes, des ambitions, pouvoirs qui continuent et continueront à cliver les horizons de similitude. La question du « pouvoir » est sinueuse, complexe et suppose diverses trajectoires d’approche. Mais lorsque l’on a séjourné quelque temps dans ce que l’on a appelé des dispositifs à trois pôles, on ne pose plus comme avant la question du pouvoir…. »

Manifeste pour un ergo-engagement, Yves Schwartz, 2005 (*)

 

Reste l’hypothèse pessimiste. L’humanité, en dépassant le clan restreint, ne s’est pas dégagée d’un clan mondialisé et en passant au clan mondialisé ne s’est pas dégagé du rôle de chef de clan, a perdu la conceptualisation créatrice autonome du clan sans avoir reconstitué le même niveau créateur autonome dans la mondialisation-généralisation.

 

En conséquence de quoi, l’humanité est-elle capable de modifier le lourd mouvement général qui est l’orientation de ses 7 milliards d’individus dans leur mode d’échange du capital généralisé ? Est-elle capable d’un changement de direction raisonné, conscient ? Non d’une téléologie globale de son avenir, mais une téléologie du geste à accomplir pour modifier le mouvement général de sa masse, tel un navire devant éviter un écueil en prévoyant de dévier le mouvement de sa masse ?

 

Pierre Assante, jeudi 2 mai 2013


(*) http://pierre.assante.over-blog.com/article-le-manifeste-un-texte-ecrit-par-yves-schwartz-en-2005-a-la-demande-de-l-ort-117510512.html

 

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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 09:41

 

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Pierre Laurent : « On ne peut pas sauver Hollande, mais il faut sauver la gauche »

 

 

Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, appelle au rassemblement le plus large pour « reconstruire la gauche » sur d’autres choix que l’accélération des politiques d’austérité libérale décidée par le gouvernement Hollande-Valls qui « mène la France dans le mur ». Entretien réalisé par Sébastien Crépel à lire dans l'Humanité jeudi 24 avril. lire la suite (boutique de l'HUMA en ligne)

 


 

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 17:56

CONGRES 2013 02 08 005 (11)DURAND DENISCONGRES 2013 02 08 005 (13)

Les éditions "Le temps des cerises" publient cette semaine un petit  livre

(140 pages - 10 euros)

 

 

sur un grand sujet d'actualité et d'avenir: 

"Une autre Europe, contre l'austérité".
Les auteurs: Frédéric Boccara, Yves Dimicoli et Denis Durand, 
présenteront ce livre  mardi prochain, 29 avril, à 18h30, au siège du 
p.c.f., place du colonel Fabien.

 

Présentation :

http://pierreassante.fr/dossier/LIVRE_couverture_une_autre_europe-2.pdf

Invitation à la présentation du livre :

 http://pierreassante.fr/dossier/LIVRE_Europe_invitation_29_avril.pdf

 

 

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 15:58

 

PlanckCertes, plus nous essayons de pénétrer en profondeur dans l’analyse d’un objet, sous le maximum d’angles possibles, dans son mouvement particulier qu’il constitue dans un mouvement d’ensemble et ses interactions, afin de ne pas s’arrêter à sa seule apparence dans une action, plus les mots nous manquent. Le vocabulaire, la sémantique de notre période historique est trop pauvre pour elle, et le vocabulaire nouveau ne peut se créer que lorsque le rapport  entre réel et nouvelle conscience du réel dans son processus permanent s’éclaircit, constitue une « étape » de normalisation-dénormalisation discernable, de saut qualitatif discernable.

 

Le mot « objet » a plus d’un sens ou n’en a pas. Ce peut être, dans nos représentations du réel une entité matérielle tangible, délimitée dans l’espace et le temps dont on prend la « photographie ».

 

Mais un objet ne peut  pas être qu’un « élément instantané » perçu par nos sens, mais au contraire un moment du mouvement d’un processus particulier de la matière (pour moi mouvement de la matière est une tautologie)....

 

...LIRE LA SUITE

   ici

 

http://pierreassante.fr/dossier/OBJETS_MOUVEMENTS_REEL_IDEEL_ET_ERGOLOGIE_2.pdf

 

 

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 07:43

!cid 4F04DF98-72DE-41BB-B047-A2258CC1F91B@BelkinLe fil de la marche humaine et les dangers de chute d’une part ou d’une autre.

 

Jusqu’à quand la fameuse « gouvernance »

de nos maîtres

évitera l’ingouvernabilité

et quelle sera la réponse populaire ici et dans le monde

à une ingouvernabilité de crise du capitalisme.

 

Dans la déadhérence (le fait de « décoller » du perçu « ordinaire » de la réalité pour pousser la réflexion au-delà de l’apparent), quelles limites à ne pas dépasser ?

Brève réflexion provisoirement conclusive d’une longue réflexion (collective, au sens qu'elle procède du contact avec d'autres réflexions communes):

 

On ne peut créer sans sortir des normes.

Entre conservatisme et délire créatif, il y a la recherche mise à l’épreuve par l’expérience.

 

Cette démarche, inconfortable (mais en fait l’inconfort devient, de seconde nature, nature première et élément finalement rassurant parce qu’efficace), peut être comparée à une marche sur un fil en essayant de ne tomber ni d’un côté, ni d’un autre.

 

En politique, sociologie, etc., tout champ échappant à des lois « d’airain » parce faisant intervenir des lois humaines non physiques dépendant en partie de la volonté, de choix mêlant inconscient et conscient, en plus des lois « physiques », l’expérimentation requiert de grandes responsabilités car les conséquences sur la vie de l’humanité sont immenses.

 

Mais ces risques existent dans bien d’autres champs.

 

Les « grands » personnages de l’histoire qui ont agi dans le champ social en santé, comme « porte parole » des communautés humaines et de leur unité interactive, ont montré de grande capacité d’expérimentation, mais aussi d’avancées, de reculs, de modification et de respect de l’humain.

 

Un des exemples flagrants est la N.E.P., pas celle qu’il nous faudrait initier aujourd’hui *, mais celle décidée à l’initiative de Lénine après le « communisme de guerre ».

 

Relisant mes derniers articles traitant de « mouvement et matière », je me rends compte que l’effort de voir tout mouvement comme objet, juste sans doute, flirte pourtant avec le risque d’une confusion entre idéalisme et matérialisme, parce que la tendance au premier est facile dès que s’installe une confusion possible due à l’immaturité générale de l’humanité en matière de vision scientifique de nôtre cosmos et ses manifestations micro et macro, et dans notre vie la plus « quotidienne ».

 

Poursuivre la réflexion à la lumière des évènements que nous vivons est sans doute la solution possible, en marchant sur ce fil étroit qu’est le rapport le meilleur possible entre notre pensée et la réalité qui existe indépendamment d’elle.

 

Entre autre réflexion : à un moment donné de « décollage » de la réalité par nos tenants et gestionnaire de la société néo et ultra libérale, quelle est la part de volonté libérale assumée et quelle est la part de course vers le vide inconsciente à laquelle la part assumée conduit.

 

DURAND CREDITJusqu’à quand la fameuse « gouvernance » de nos maîtres évitera l’ingouvernabilité et quelle sera la réponse populaire ici et dans le monde à une ingouvernabilité de crise du capitalisme.

 

Pierre Assante, 22 avril 2014.

 

 

* En matière de nouvelle NEP (nouvelle « Nouvelle Politique Economique », voir, entre autres,  les écrits de Denis Durand sur un nouveau crédit possible)

 

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21 avril 2014 1 21 /04 /avril /2014 09:30

On les appelait « invasions barbares ».Copie de JAN10 013

 

La crise du système esclavagiste était aussi celle de l’Empire Romain décadent.

La crise de notre Empire, ces territoires politico-géographiques rassemblés sous la bannière de « l’atlantisme » et ses équivalents alliés dans le monde, est celle du capitalisme, quelles que soient les contradictions internes aux mouvements généraux et particuliers du monde face à cette crise.

 

On les appelait invasions barbares, mais elles n’avaient rien et n’ont rien aujourd’hui des caractéristiques que l’on désigne dans un sens trivial, par le mot « barbare ».

 

Ces barbares-là (comme « les nôtres » aujourd’hui ), introduisaient dans l’Empire décadent ce qui était devenu manquant en quantité et en qualité à cet Empire : les forces productives nouvelles, même si retardataires relativement sur le plan technologique…

 

…Les forces productives nouvelles, et leurs superstructures, l’organisation institutionnelle morale et esthétique en mouvement qui les accompagne indissolublement, même si, de même, elles étaient retardataires relativement à l’état du monde décadent les précédant.

 

Salvien (V° siècle, peu avant la chute de l’Empire nous disait ceci des « barbares » : « Ils sont donc hérétiques mais ne le savent pas. Bref chez nous ils sont hérétiques, mais chez eux ils ne le sont pas….Ce qu’ils sont pour nous, nous le sommes donc pour eux…. ». Il disait aussi que des citoyens romains sont obligés, pour survivre d’aller trouver chez les « barbares » l’humanité des romains parce qu’ils ne peuvent plus supporter chez les Romains l’inhumanité des barbares…

 

Pour nous, maintenant,  cette « barbarie » de la Chine, des pays émergents, le l’immigration des pauvres, contient une NEP (Nouvelle politique économique, sous de multiples formes), elle les contient même dans ses retards « matériels et moraux ». Elle n’est ni un modèle ni un progrès fini, mais un mouvement de transformation qui peut se poursuivre en santé ou non sous de multiples formes plus évoluées partout dans le monde face à la crise du capitalisme.

 

Le fait que la crise du capitalisme interpénètre cette NEP représente bien sûr un danger pour un développement en santé, à travers par exemple la crise écologique, qui n’est d’ailleurs pas une crise écologique, mais une crise de croissance de l’humanité que l’on ne peut maîtriser dans le système capitaliste.

 

Dans un précédent article j’ai écrit « L’argent devient capital parce que l’échange se fait pour l’accumuler, le travail libre parce que la vente de sa force c’est justement la condition nouvelle (et progressiste pour un temps) de cette accumulation. Et aussi les conditions de l’aliénation partielle du producteur, aliénation de ses concepts, de ses gestes « tangibles », d’une part du produit de ses gestes « tangibles » et de ses concepts, dans l’unité des 3 éléments de cette aliénation, (la non propriété et la confiscation, et ses contradictions en situation d’exploser pour transformer la propriété en usage sain, en dépassant la double abstraction de la mesure marchande--travail abstrait). »

 

Le dépassement de cet état de l’échange humain est contenu dans la maîtrise plus ou moins rapide des conditions de cet échange, sa transformation qualitative. La crise à ce moment précis et à laquelle doit répondre prioritairement une NEP,  se manifeste majoritairement à travers le crédit et son usage sans santé, c'est-à-dire sans réponse saine aux besoins de production des biens matériels et moraux nécessaires à la vie humaine, en santé.

 

Pierre Assante, 21 avril 2014

 

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 17:50

Matérialisme-et-Empiriocriticisme-Lénine-1909Objets, mouvements, réel, idéel, et ergologie.

matérialisme et idéalisme,

comprendre le monde, agir sur le monde

 

      Note : la "suite et correction" qu'on trouvera dans un article plus haut et plus long consiste à préciser certains passages, à les rendre moins confus si possible et à retirer quelques exemples politiques de celui-ci (par exemple sur la Révolution d'Octobre et ses suites) afin de rendre l'argumenation plus générale. Mais ce qui a été supprimé et que l'on trouve ici n'est pas sans valeurs explicatives. C'est pourquoi cet article-ci n'a pas été supprimé, n'a pas été remplacé par l'autre intitulé "suite et correction...etc." 

 

Certes, plus nous essayons de pénétrer en profondeur dans l’analyse d’un objet, sous le maximum d’angles possibles, dans son mouvement particulier qu’il constitue dans un mouvement d’ensemble et ses interactions, afin de ne pas s’arrêter à sa seule apparence dans une action, plus les mots nous manquent. Le vocabulaire, la sémantique de notre période historique est trop pauvre pour elle, et le vocabulaire nouveau ne peut se créer que lorsque le rapport  entre réel et nouvelle conscience du réel dans son processus permanent s’éclaircit, constitue une « étape » de normalisation-dénormalisation discernable, de saut qualitatif discernable.

 

Le mot « objet » a plus d’un sens ou n’en a pas. Ce peut être, dans nos représentations du réel une entité matérielle tangible, délimitée dans l’espace et le temps dont on prend la « photographie ».

 

Mais un objet ne pas peut  être qu’un « élément instantané » perçu par nos sens, mais au contraire un moment du mouvement d’un processus particulier de la matière (pour moi mouvement de la matière est une tautologie).

 

En ce sens on peut considérer qu’un moment du mouvement de notre cerveau, bien que non tangible à nos sens, et sans appareil qui aide tangiblement (au sens primaire) la perception du cerveau et de ce mouvement du cerveau, est un objet. Certes, on peut dire le cerveau est un objet et son mouvement est son mouvement. Mais cela peut impliquer un concept d’objet sans mouvement, ce qui voudrait dire immobilité donc inexistence. Voilà les limites d’un vocabulaire qui ignore millénairement la dialectique.

 

Il y a certes lieu de considérer, et de constituer dans la dialectique philosophique, des catégories différentes entre objet « matériel » et objet « idéel », même si l’épithète de matériel devrait concerner toute existence.

 

Certes, sans faire cette différence, il est facile de tomber dans l’idéalisme qui consiste à penser qu’on puisse agir sur un objet « matériel » comme on peut agir avec un marteau ou un outil de ce type sur un clou, de la même façon qu’avec une idée.

 

Idéalisme qui a souvent paralysé la volonté et l’action humaine en l’empêchant dans des actes « tangibles » dont on ne peut se passer dans cette action.

 

Mais l’opposé est tout aussi idéaliste en ce sens. Procéder à une dichotomie de l’acte tangible et de l’acte de pensée est tout aussi illusoire.

 

J’essaie de le démontrer, relativement, dans le "Concept de double abstraction", à la suite du concept schwartzien de double anticipation de l’acte industrieux, et de tout acte humain ("DOUBLE ABSTRACTION" texte non publié car proposé pour un Q.A. sur "TEMPS ET TRAVAIL" de l’Université de Provence, Département d’Ergologie, les 13, 14 et 15 Mai 2014).

 

Il y a bien un réel et la représentation du réel. Réel et représentation du réel « fonctionnent » en unité. Evidemment cela implique l’existence d’une espèce pensante, d’une société, pour qu’il y ait pensée, et représentation de même. C’est un mouvement dialectiquement contradictoire. On pourrait dire que quelque chose est commun entre réel et représentation. Et la contradiction que contient ce rapport physique entre des choses physiques doit être en rapport avec les contradictions contenues dans ces choses physiques, dans l’aller-retour de la double anticipation.

 

En ce sens la dichotomie entre réel et représentation du réel-abstraction à travers l’usage de notre vocabulaire ici et maintenant serait-elle moins dommageable pour un juste concept d’unité du rapport entre réel et représentation que l’idéalisme « total » qui consiste à imaginer que les objets ne peuvent exister que dans la conscience ? Certainement.

Les objets existent en dehors de notre conscience, et si l’humanité est détruite, il continuera d’exister des objets qui existeront alors que la conscience de l’humanité aura disparu en tant que telle. Pourtant notre conscience est un objet réel, certes pas dans son sens trivial, mais en tant que mouvement particulier de la matière.

 

Pour prendre deux exemples, un élémentaire-mental et l’autre complexe-mental :

Je saisis un stylo. La décision est prise.

1) Ma main va vers le stylo. Dans le mouvement je contrôle en aller-retour les mouvements de ma main en usant de ma conscience (et de mon inconscient) du mouvement de ma main.

2) Je procède à la construction d’un concept en adhérence avec les normes du moment « établies » dans le système de concepts (concept vygotskien) que mes relations de mon corps (avec mon cerveau compris évidemment) avec son milieu (dont fait partie mon corps), et en déadhérence relative avec mon milieu, c'est-à-dire « majoritairement » en  « adhérence intérieure à moi-même ». Je vais de même procéder par décision et par allers-retours de « contrôle » de mon mouvement de construction d’un concept en réaction avec mon système de concepts « relativement » établi.

Dans le 1) comme dans le 2), il y a bien usage d’accumulation d’expériences de gestes, en conscient et inconscient, dénormalisation-renormalisation de geste, création d’un nouveau geste, usage de l’inconscient et du conscient en unité, etc., déconceptualisation relative-reconceptualisation, ET REALITE NOUVELLE constituée de 2 « objets-mouvement », mon nouveau corps-soi en tant que mouvement dans le nouveau « mouvement général » dans lequel il est inclus.

 

Le matérialisme dialectique et ses travaux pratiques politiques, pour certaines entreprises humaines qui s’en sont réclamées, par exemple la révolution d’Octobre Russe, ou la période staliniste hélas (ce hélas pour préciser brièvement une option), a été un outil, mais cet outil a été utilisé différemment dans les deux cas.

En ce sens, Marx disait que le matérialisme dialectique, il faut s’en méfier, même s’il est indispensable à notre compréhension et notre action sur la réalité.

Les préventions de Lénine, par exemple par rapport à la philosophie de Dietzgen (Matérialisme et empiriocriticisme, page 253), elles sont utiles pour qui ne veut pas seulement comprendre le monde, mais le transformer (en santé ajouterons-nous), mais peuvent masquer en partie ce qui est devenu aujourd’hui une évidence pour l’école ergologiste schwartzienne, c'est-à-dire l’école qui dépasse une vision dichotomisée de l’activité, y compris dans l’analyse du travail concret et du travail abstrait dans le concepts marxiste lié à l’activité humaine dans la société marchande capitaliste.

 

L’argent devient capital parce que l’échange se fait pour l’accumuler, le travail libre parce que la vente de sa force c’est justement la condition nouvelle (et progressiste pour un temps) de cette accumulation. Et aussi les conditions de l’aliénation partielle du producteur de ses concepts, de ses gestes « tangibles », d’une part du produit de ses gestes     « tangibles » et de ses concepts, dans l’unité des 3 éléments de cette aliénation, (la non propriété et la confiscation, et ses contradictions en situation d’exploser pour transformer la propriété en usage, en dépassant la double abstraction de la mesure marchande--travail abstrait).

 

Certes l’état d’idéalisme religieux qui régnait du temps de Jaurès et de Lénine (et qui tend aujourd’hui à se renforcer relativement et contradictoirement à l’intérieur du progrès de la conscience) ne pouvait facilement permettre une autre radicalité qu’une distinction tranchante entre objet idéel et objet tangible-physique. Cependant cette dichotomie de fait, choisie et pratiquée a sans doute eu des effets aggravants sur la conception stalinienne d’automatisme des processus humains répondant à celui d’automatisme mécaniste du développement des forces productives, ce qu’on a désigné par déterminisme historique, social, y compris de la conscience individuelle et collective, même si ce déterminisme en concédait malgré tout l’unité.

 

Il est facile de donner des leçons post festum. Il est aussi facile de simplifier la réalité alors que les questions sur elle frappent à la porte des sciences et des consciences. La vocation dictatoriale, "de droite comme de gauche" se contente bien de cette « facilité » mutilante, stérilisante en oubliant que la pensée, pour notre espèce est son recours et son besoin premier, sous peine de mort.

 

Certes la pensée « sans actes » (mais la pensée n’est-elle pas acte en elle-même ? Ce « sans acte » procède non d’idée d’immobilité, mais de téléologie et de questions de santé de l’acte) est inefficace, stérile, de même que les actes dans une pensée en retard sur les besoins généraux de développement et sur ses besoins propres, sont rétrogrades (rétrograde, même si on ne recrée pas le passé, mais parce que le mouvement régressif de la pensée s’intègre à la réaction, à la contradiction qui freine le mouvement et met sa santé en danger).

 

Pierre Assante, 20 avril 2014

 

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 22:05

GRAMSCIUne petite réflexion pour les théoriciens de la Nation.

Il n’y a pas de raison de ne traiter la question de la Nation que sur un plan pratique

 

D’abord une parenthèse qui en vaut la peine : les conditions de vie, le parcours de l’histoire d’une personne forme ses sentiments sur les communautés qui l’ont formée. Car l’humain est bien un être social qui se forme à partir de ses aptitudes lesquelles permettent de développer des capacités qui s’exercent dans les rapports sociaux qui sont les siens, rapports micro et macro, de survie et de développement, de conflits et de solidarités.

 

L’attachement et quelquefois le rejet, ou les deux à la fois à la culture familiale, locale, régionale, nationale, universelle est une donnée de l’identité. On n’a pas qu’une identité mais de multiples qui se combinent et forment une résultante en évolution.

 

Pour ma part, la culture française joue un rôle culturel et sentimental de premier ordre, de même que la culture d’Oc dans laquelle j’ai baigné dans mon enfance.

 

Ce qui ne m’empêche pas de penser que les nations se sont formées avec les marchés construits sur la base d’entités construites par l’histoire et le plus souvent dans des guerres de domination.

 

Marché national et nation sont allés de pair, et les classes ouvrières et les peuples de ces nations ce sont appuyés sur les entités qu’elles ont constitué pour construire des solidarités de lutte pour progresser dans leur vie quotidienne.

 

La citoyenneté a souvent été le résultat du besoin de la bourgeoisie de constituer des alliances actives qui lui étaient nécessaires, et dans ces solidarités, les classes ouvrières ont constitué par la suite, la leur de solidarité, qui n'est pas celle du capital.

 

Congénitalement, la nation contient cette double constitution et donc les contradictions qui vont avec, et qui doivent être dépassées, mais pas au prix de mettre à mal les acquis populaires constitués mais bien menacés par ces contradictions de classe à résoudre et pas par la collaboration à l'exploitation.

 

Quand aux marchés nationaux ils sont bien mis à mal par la mondialisation, de même que sont mis à mal les solidarités ouvrières constituées.

 

La nation rencontre ses limites (mais il y a et aura encore longtemps doubles réalité, ambiguïté positive et négative de la nation) et les solidarités ont besoin d’une constitution physique avant que d’être juridique correspondante à l’état du monde mondialisé.

 

Il y a donc une autre contradiction, constituée par le retard de l’organisation ouvrière sur le plan mondial et le marché. Le marché c'est-à-dire au niveau du marché tel qu’il est constitué et qui est, en capitalisme ce qui nous a donné à chacun, bien ou mal et bien inégalement, dans sa circulation, la circulation des marchandises, ces marchandises qui sont aussi des valeurs d’usages nécessaires (pas toutes)  à notre vie.

 

Une construction démocratique à l’échelle de la mondialisation peut être constituée à partie de l’entité Européenne, qui n’est pas obligatoirement celle constituée par l’EU mais qui peut l’être à condition d’être transformée, dans le respect des différences de ses composantes. C’est un échelon qui peut répondre à l’organisation de la production, telle qu’elle a évolué, que ça satisfasse ou non nos convictions actuelles très formatée par un double conservatisme ; celui du capital et du voile qu’il déploie sur la réalité de son type d’échange A-M-A’ mutilant, et celui de nos succès dont nous devenons victimes car ils finissent par nous cacher la réalité du processus historique ici et maintenant.

 

Une plus « petite » coopération ne peut répondre à la nécessaire correspondance entre d’état des forces productives et celui des cultures en santé qu’elles peuvent contenir, dans leur unité de « fonctionnement ». L’unité des structures et des superstructures est toujours une réalité-besoin, même si leur qualité obsolète demande un autre mode de production.

 

Des entités nouvelles, en santé à l’échelle mondiale, nous les construirons ou ne les construirons pas. Le niveau des luttes en dépend. En quantité comme dans leur contenu. Je ne doute pas des capacités d’expression du mécontentement. Je suis plus inquiet sur leur contenu, c'est-à-dire sur les solutions que les peuples doivent ou peuvent imposer.

 

Mener la bataille des européenne fait partie des luttes nécessaires.

 

Je considère à tort ou à raison une UE des nations, en tant qu'objectif, dans sa diversité politique, sociale et culturelle, et l’état de ses forces productives,  comme un espace pertinent économique pour répondre à l'état du monde économiquement mondialisé. Ce qui n'empêche pas de défendre aussi le "kilomètre zéro" en économie.

 

Quand aux institutions capitalistes de l’UE, tout à fait capitalistes, la bataille de Lénine pour s'exprimer dans la Douma, qui ne pouvait en aucun cas représenter le peuple, ni faire la révolution est un exemple des batailles dans les institutions du capitalisme, de la bourgeoisie et de l'autocratie, en l'occurrence la monarchie tsariste dans ce cas.

 

Je ne connais pas d’exemple où nation et marché national se soient constitués séparément. Par exemple, déjà sous Louis XV, la bourgeoise prépare le marché national, sa prise de pourvoir et de gestion,  économique et politique.

 

Dans la Renaissance, s’intensifient les relations à l’intérieur de l’Europe, et les arts et les sciences en témoignent. Ces relations vont être mise en difficulté par la bourgeoisie à travers les barrières nationales et les compétitions de guerre de marché, celle de 14-18 en étant un summum qui va mettre un temps à bas le mouvement socialiste révolutionnaire des pays développés entre autre, et le mettre dans le monde dans l’obligation d’un communisme de guerre et ses conséquences.

 

Le mythe de la nation, prenant le pas sur la solidarité populaire et ouvrière va donner les idées nationalistes et fascistes, et l’extension de l’extrême droite européenne d’aujourd’hui s’appuie sur ces guerres de concurrence des marchés. Marché mondial en expansion et marchés nationaux  en déclin en sont le champ de bataille.

 

Oui, il y a dans les nations des richesses humaines et des contradictions mortifères. La résistance et la Libération de 1945 ont su tirer partie des solidarités pour construire le modèle social de cette époque, en France, en Italie etc. Répondre aux solidarités dans les conditions d’aujourd’hui demandera beaucoup d’intelligence, d’actes forts et de clairvoyance et de ténacité.

 

VOTONS pour un groupe GUE/NGL * au parlement européen.

 

Pierre Assante, 18 avril 2014

 

*Voir le programme européen du Front de gauche et de ses composantes, dont le PCF fait partie, entre autres (plusieurs articles sur ce blog).

 

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18 avril 2014 5 18 /04 /avril /2014 09:01

MARX PORTRAITCette pensée est humaine, rien qu'humaine, avec ce que cela représente "par rapport au réel" et "par rapport au perçu". Mais au vu du "débat" actuel qui prévaut dans "le monde", ce moment de la réflexion marxienne me paraît d'une monumentale utilité.


MARX, 1° Section  du livre I du Capital.

 

Chapitre IV. — Le caractère fétiche de la marchandise et son secret.

Extraits.

 

 

Une marchandise paraît au premier coup d'œil quelque chose de trivial et qui se comprend de soi-même. Notre analyse a montré au contraire que c'est une chose très complexe, pleine de subtilités métaphysiques et d'arguties théologiques. En tant que valeur d'usage, il n'y a en elle rien de mystérieux, soit qu'elle satisfasse les besoins de l'homme par ses propriétés, soit que ses propriétés soient produites par le travail humain. Il est évident que l'activité de l'homme transforme les matières fournies par la nature de façon à les rendre utiles. La forme du bois, par exemple, est changée, si l'on en fait une table. Néanmoins, la table reste bois, une chose ordinaire et qui tombe sous les sens. Mais dès qu'elle se présente comme marchandise, c'est une tout autre, affaire. A la fois saisissable et insaisissable, il ne lui suffit pas de poser ses pieds sur le sol ; elle se dresse, pour ainsi dire, sur sa tête de bois en face des autres marchandises et se livre à des caprices plus bizarres que si elle se mettait à danser.

 

Le caractère mystique de la marchandise ne provient donc pas de sa valeur d'usage. Il ne provient pas davantage des caractères qui déterminent la valeur. D'abord, en effet, si variés que puissent être les travaux utiles ou les activités productives, c'est une vérité physiologique qu'ils sont avant tout des fonctions de l'organisme humain, et que toute fonction pareille, quels que soient son contenu et sa forme, est essentiellement une dépense du cerveau, des nerfs, des muscles, des organes, des sens, etc., de l'homme. En second lieu, pour ce qui sert à déterminer la quantité de la valeur, c'est-à-dire la durée de cette dépense ou la quantité de travail, on ne saurait nier que cette quantité de travail se distingue visiblement de sa qualité. Dans tous les états sociaux le temps qu'il faut pour produire les moyens de consommation a dû intéresser l'homme, quoique inégalement, suivant les divers degrés de la civilisation. Enfin dès que les hommes travaillent d'une manière quelconque les uns pour les autres, leur travail acquiert aussi une forme sociale.

 

D'où provient donc le caractère énigmatique du produit du travail, dès qu'il revêt la forme d'une marchandise ? Evidemment de cette forme elle-même.

 

Le caractère d'égalité des travaux humains acquiert la forme de valeur des produits du travail ; la mesure des travaux individuels par leur durée acquiert la forme de la grandeur de valeur des produits du travail ; enfin les rapports des producteurs, dans lesquels s'affirment les caractères sociaux de leurs travaux, acquièrent la forme d'un rapport social des produits du travail. Voilà pourquoi ces produits se convertissent en marchandises, c'est-à-dire en choses qui tombent et ne tombent pas sous les sens, ou choses sociales. C'est ainsi que l'impression lumineuse d'un objet sur le nerf optique ne se présente pas comme une excitation subjective du nerf lui-même, mais comme la forme sensible de quelque chose qui existe en dehors de l'œil. Il faut ajouter que dans l'acte de la vision la lumière est réellement projetée d'un objet extérieur sur un autre objet, l'œil ; c'est un rapport physique entre des choses physiques. Mais la forme valeur et le rapport de valeur des produits du travail n'ont absolument rien à faire avec leur nature physique. C'est seulement un rapport social déterminé des hommes entre eux qui revêt ici pour eux la forme fantastique d'un rapport des choses entre elles. Pour trouver une analogie à ce phénomène, il faut la chercher dans la région nuageuse du monde religieux. Là les produits du cerveau humain ont l'aspect d'êtres indépendants, doués de corps particuliers, en communication avec les hommes et entre eux. Il en est de même des produits de la main de l'homme dans le monde marchand. C'est ce qu'on peut nommer le fétichisme attaché aux produits du travail, dès qu'ils se présentent comme des marchandises, fétichisme inséparable de ce mode de production.

 

En général, des objets d'utilité ne deviennent des marchandises que parce qu'ils sont les produits de travaux privés exécutés indépendamment les uns des autres. L'ensemble de ces travaux privés forme le travail social, Comme les producteurs n'entrent socialement en contact que par l'échange de leurs produits, ce n'est que dans les limites de cet échange que s'affirment d'abord les caractères sociaux de leurs travaux privés. Ou bien les travaux privés ne se manifestent en réalité comme divisions du travail social que par les rapports que l'échange établit entre les produits du travail et indirectement entre les producteurs. Il en résulte que pour ces derniers les rapports de leurs travaux privés apparaissent ce qu'ils sont, c'est-à-dire non des rapports sociaux immédiats des personnes dans leurs travaux mêmes, mais bien plutôt des rapports sociaux entre les choses.

 

C'est seulement dans leur échange que les produits du travail acquièrent comme valeurs une existence sociale identique et uniforme, distincte de leur existence matérielle et multiforme comme objets d'utilité. Cette scission du produit du travail en objet utile et en objet de valeur s'élargit dans la pratique dès que l'échange a acquis assez d'étendue et d'importance pour que des objets utiles soient produits en vue de l'échange, de sorte que le caractère de valeur de ces objets est déjà pris en considération dans leur production même. A partir de ce moment, les travaux privés des producteurs acquièrent en fait un double caractère social. D'un côté, ils doivent être travail utile, satisfaire des besoins sociaux, et, s'affirmer ainsi comme parties intégrantes du travail général, d'un système de division sociale du travail qui se forme spontanément ; de l'autre côté, ils ne satisfont les besoins divers des producteurs eux-mêmes, que parce que chaque espèce de travail privé utile est échangeable avec toutes les autres espèces de travail privé utile, c'est-à-dire est réputé leur égal. L'égalité de travaux qui diffèrent toto coelo [complètement] les uns des autres ne peut consister que dans une abstraction de leur inégalité réelle, que dans la réduction à leur caractère commun de dépense de force humaine, de travail humain en général, et c'est l'échange seul qui opère cette réduction en mettant en présence les uns des autres sur un pied d'égalité les produits des travaux les plus divers.

 

Le double caractère social des travaux privés ne se réfléchit dans le cerveau des producteurs que sous la forme que leur imprime le commerce pratique, l'échange des produits. Lorsque les producteurs mettent en présence et en rapport les produits de leur travail à titre de valeurs, ce n'est pas qu'ils voient en eux une simple enveloppe sous laquelle est caché un travail humain identique ; tout au contraire : en réputant égaux dans l'échange leurs produits différents, ils établissent par le fait que leurs différents travaux sont égaux. Ils le font sans le savoir. La valeur ne porte donc pas écrit sur le front ce qu'elle est. Elle fait bien plutôt de chaque produit du travail un hiéroglyphe. Ce n'est qu'avec le temps que l'homme cherche à déchiffrer le sens de l'hiéroglyphe à pénétrer les secrets de l'œuvre sociale à laquelle il contribue, et la transformation des objets utiles en valeurs est un produit de la société, tout aussi bien que le langage.

 

La découverte scientifique faite plus tard que les produits du travail, en tant que valeurs, sont l'expression pure et simple du travail humain dépensé dans leur production, marqueune époque dans l'histoire du développement de l'humanité mais ne dissipe point la fantasmagorie qui fait apparaître le caractère social du travail comme un caractère des choses, des produits eux-mêmes. Ce qui n'est vrai que pour cette forme de production particulière, la production marchande, à savoir : que le caractère social des travaux les plus divers consiste dans leur égalité comme travail humain, et que ce caractère social spécifique revêt ne forme objective, la forme valeur des produits du travail, ce fait, pour l'homme engrené dans les rouages et les rapports de la production des marchandises, parait, après comme avant la découverte de la nature de la valeur, tout aussi invariable et d'un ordre tout aussi naturel que la forme gazeuse de l'air qui est restée la même après comme avant la découverte de ses éléments chimiques.

 

Ce qui intéresse tout d'abord pratiquement les échangistes, c'est de savoir combien ils obtiendront en échange de leurs produits, c'est-à-dire la proportion dans laquelle les produits s'échangent entre eux. Dès que cette proportion a acquis une certaine fixité habituelle, elle leur parait provenir de la nature même des produits du travail. Il semble qu'il réside dans ces choses une propriété de s'échanger en proportions déterminées comme les substances chimiques se combinent en proportions fixes.

 

Le caractère de valeur des produits du travail ne ressort en fait que lorsqu'ils se déterminent comme quantités de valeur. Ces dernières changent sans cesse, indépendamment de la volonté et des prévisions des producteurs, aux yeux desquels leur propre mouvement social prend ainsi la forme d'un mouvement des choses, mouvement qui les mène, bien loin qu'ils puissent le diriger. Il faut que la production marchande se soit complètement développée avant que de l'expérience même se dégage cette vérité scientifique : que les travaux privés, exécutés indépendamment les uns des autres, bien qu'ils s'entrelacent comme ramifications du système social et spontané de la division du travail, sont constamment ramenés à leur mesure sociale proportionnelle. Et comment ? Parce que dans les rapports d'échange accidentels et toujours variables de leurs produits, le temps de travail social nécessaire à leur production l'emporte de haute lutte comme loi naturelle régulatrice, de même que la loi de la pesanteur se fait sentir à n'importe qui lorsque sa maison s'écroule sur sa tête . La détermination de la quantité de valeur par la durée de travail est donc un secret caché sous le mouvement apparent des valeurs des marchandises ; mais sa solution, tout en montrant que la quantité de valeur ne se détermine pas au hasard, comme il semblerait, ne fait pas pour cela disparaître la forme qui représente cette quantité comme un rapport de grandeur entre les choses, entre les produits eux-mêmes du travail.

 

 

La réflexion sur les formes de la vie sociale, et, par conséquent, leur analyse scientifique, suit une route complètement opposée au mouvement réel. Elle commence, après coup, avec des données déjà tout établies, avec les résultats du développement……

 

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 15:12

 ARTICLE Publié une première fois sur ce blog le Vendredi 11 avril 2014


SORTIR DE LA GUERRE DES PAUVRES, SORTIR DE LA CRISECopie de JAN10 013

ENTRER DANS UNE DEMOCRATIE DU TRAVAIL

POUR UNE SECURITE D'EMPLOI ET DE FORMATION EN EUROPE

POUR UNE NOUVELLE POLITIQUE ECONOMIQUE

 

Plus la crise s’aggravera, et avec la politique de ce gouvernement elle ne peut que s’aggraver, plus la guerre des pauvres contre les pauvres, la guerre des plus ou moins pauvres entre eux s’aiguisera.

 

Et plus la guerre des pauvres entre eux s’aiguisera, ici et dans le monde, plus elle favorisera les solutions autoritaires contre les peuples, particulièrement les solutions extrêmes, camouflées puis ouvertement agissantes*,  qu’on voit commencer à se répandre dans le monde et dans notre pays. Avec ou sans masque.

 

Pour empêcher cela, il faut rétablir la confiance des peuples dans la possibilité d’une sortie de crise.

 

Pour empêcher cela, ce n’est pas de promesses de sortie de crise dont nous avons besoin, mais de luttes populaires conscientes pour la mise en œuvre de solutions économiques, qui, en dernière instances sont indispensables pour sortir de la crise.

 

Plus que d'un anti "socialisme du PS", c'est d'un travail de redressement économique que nous avons besoin, d'une Nouvelle Politique Economique que nous avons besoin, ici, en Europe et dans le monde.

 

Cette Nouvelle Politique Economique ne peut passer que par le détournement de la circulation actuelle du capital de sa destination actuelle « naturelle » de notre système, le profit et la spéculation garantis aujourd’hui par les banques. Et dans un premier temps, il s’agit de créer des pôles de crédit contrôlés politiquement et démocratiquement, et de rendre suffisamment rapidement le flux de l’argent à l’échange, à la production pour l’échange.

 

Cela veut dire un mouvement populaire et une gestion gouvernementale qui ait le courage de s’opposer farouchement à la puissance des groupes internationaux économico-financiers, et non de s’y soumettre.

 

Pour ces élections Européennes, espace pertinent de gestion du local au mondial, les partis des divers pays qui se regroupent autour des solutions économiques du PGE ** et de ses composantes, dans leur diversité, que l’on désigne à travers la candidature de TSIPRAS, constituent une base de début de rassemblement pour cette bataille de sortie de crise.

 

Et en dernier ressort, il s’agit de donner au producteurs que sont les travailleurs, les salariés, et les peuples, du pouvoir sur leur production, en quantité et en qualité, de constituer une démocratie qui ne se limite pas à une démocratie formelle «  de l’habitant », mais intègre la « démocratie du producteur », restitue à la personne humaine ses gestes et son temps de producteur-citoyen, la maîtrise de sa vie.

 

Pour cela, une autre organisation du travail  est nécessaire, et pas celle qui nous a été imposée par le G7 et ses suites. La démocratie du producteur commence par la démocratie de « l’atelier, des champs, du bureau » etc…

 

Pierre Assante, 11 avril 2014

 

* Faisant le tour des vidéo internet, nous pouvons voir des choses que nous pensions incroyables en matière d’attaque conte les libertés et la démocratie.

** Parti de la Gauche Européenne, dont font partie les Partis qui constituent le Front de Gauche en France.

 

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15 avril 2014 2 15 /04 /avril /2014 04:51

              Copie de 2014 01 18 037  Élections européennes :

pour une bataille efficace du PCF dans le cadre du Front de gauche

 

le texte d'une tribune co-rédigée avec Paul et
Frédéric Boccara, Yves Dimicoli, Denis Durand, Jean-Marc Durand et
Catherine Mills.


L’enjeu des élections européennes est celui d’une autre Europe contre l’austérité et ses ravages sociaux, avec une autre BCE et un autre Euro appuyant l’expansion  des services publics et l’emploi  contre la domination  des marchés financiers. Ceci, depuis le PCF, le Front de gauche et d’autres forces en France, en conjonction avec des forces politiques de la gauche radicale de toute l’Union européenne, notamment en Grèce (Syriza), en Allemagne (Die Linke), en Espagne (Izquierda Unida). Il s’agit de donner une perspective aux luttes politiques, sociales et syndicales déjà engagées par les peuples d’Europe en montrant ce qui peut et doit être changé dès l’immédiat pour une autre Europe. Il s’agit ainsi de briser le consensus dominant entre sociaux-libéraux, droite et extrême droite sur la fausse alternative entre fuite en avant fédéraliste et nationalisme : rester dans l’euro sans changer sa logique austéritaire profonde ou sortir de l’euro - dans les deux cas pour des concurrences  à la baisse du  « coût du travail », sans s’attaquer aux marchés financiers......

 ...Suite

   ici 

http://pierreassante.fr/dossier/

Pour_une_bataille_efficace_du_PCF_dans%20_le_cadre_du_Front_de_gauche.pdf

 

 

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 12:44

SCHWARTZ Paradigme

 

Notes

sur 3 « écoles » de pensée :

ALTHUSSER. LACAN. Yves SCHWARTZ

 

I. « Je pense donc se jouit ("je souis") » (Lacan). Conférence de 1974 à Rome. Rapprochement avec les tentatives avortées d’un autre type institutionnel de communisme conjointement à l’abandon d’un communisme déterministe dont le stalinisme est l’illustration étatique.

Lien besoin-désir-plaisir, l’homme être social (Vygotski pensée-langage, Lukács travail générique, H.Lefebvre quotidien-mimétique-poïétique, W. Benjamin pensé-art-symbolique, Ernst Bloch désir-espérance).

 

II. « Symbolique/-/Imaginaire/-/Réel » (Lacan) =  réel depuis l’apparition de la pensée et 3 fonctions relativement autonomes (Marx). Voir les concepts de Travail Abstrait et de baisse tendancielle du taux d’intérêt psychologique (Sève) et de déadhérence (Y.Schwartz) dans ses 2 sens : coupure de la réalité et-ou autonomie relative de la fonction pensée et logique « ou » dialectique autonome relative interne du corps-soi (Y.Schwartz) par rapport à ses contacts « extérieurs-intérieurs » « monentanés » ou « immédiats », continus et-ou discontinus.

 

III. Rapprochement Ecole psychanalytique freudienne (limitée, sans dépassement de la négation Althussérienne) et école ergologique (dépassement de la négation Althussérienne), non sur le champ d’activité particulier mais sur les limites et les dépassements de la psychanalyse ou des concepts datés sur le travail.

Sur le fond et aussi formellement (Société internationale), dans les limites de leur développement inégal, la psychanalyse semblant affectée d’un institutionnalisme alors que l’ergologie est encore en plein développement autonome.

 

IV. Rapprochement plus étroit, historique de l’Ecole psychanalytique freudienne lacanienne et de « l’école » Althussérienne (limites de la « refondation » lacanienne elle-même de la psychanalyse et de la « refondation » Althussérienne): elles semblent subir un « gel » un état de la négation figé relativement en opposition à une possibilité de procéder à la négation de la négation.

« Le PCF forteresse assiégée » formule Althussérienne diffusée par un assiégé volontaire-involontaire  lui-même.

Et la période historique de plus value-relative transition-progression-blocage.

 

V. Ne faut-il pas rapprocher ce « gel » de celui de la transformation qualitative sociale. Elles (les écoles Lacaniennes et althussériennes) confluent au gel et au recul relatif du mouvement ouvrier, de la transformation quantitative et qualitative des forces productives « matérielles et morales » des années 1970 sans la transformation qualitative sociale et des prémices des années de guerre froide (non occasionnelles !) et de sa suite dans la révolution scientifique et technique appliquée à ces forces productives, au travail, à l’activité humaine dans le cadre mutilant, aliénant du système d’échange « A-M-A’ ».

 

VI. L’école ergologique tend à dépasser le gel sur la  « négation » et dépassant la négation althussérienne pour constituer une négation de la négation.

 

VII. « Symbolique/-/Imaginaire/-/Réel » et rapport entre l’espace tripolaire «(Schwartz).

Chaque espace pris avec un autre (indifféremment ?) composant la contradiction interne d’un champ particulier ou d’un mouvement général se résolvant dans le troisième pôle. Ou quel pôle peut-il constituer une cause par rapport à l’effet ?

 

VIII. L’immédiateté, la domination et le pouvoir-prétention-suffisance contre la réflexion et la transformation par la double anticipation (Schwartz), deux forces contraire de l’humanisation, conscience de la nature sur elle-même.

 

IX. La pensée comme élément premier de jouissance (et donc langage, "quotidien" comme "savant" en unité = élément premier de jouissance) parce qu’outil répondant aux besoins « matériels et moraux » élémentaires et développés en mouvement continu-discontinu, devenu un besoin premier, l’essence humaine dans les rapports sociaux.

 

X. Contradiction personne/-/société en tant que moteur du mouvement social. Dissociation de ces éléments = gel du processus social = gel sur la négation = paroxysme bloquant des contradictions d’un mode de production s’opposant à la pensée = paroxysme du mode d’échange « A-M-A’ » = crise de croissance paroxysmique du processus historique.

 

XI. Transformation du travail = relance du processus de l’activité humaine = expérience et connaissance du travail.

 

Pierre Assante, lundi 14 avril 2014

 

Note sur ces notes : ce genre de réflexion peut sembler constituer une déadhérence d’ordre totalement inopérationnelle sur le processus humain, et pour l’auteur un décrochage total de communication. C’est pourtant, lorsqu’on y regarde de près c’est ce type de « démarche » qui précède tout effort humain « opérationnel », que ce soit dans la pratique dite la plus « élémentaire », comme dans les conceptions scientifiques, technique, et les réalisations « concrètes » qui sont ensuite les plus au cœur des fonction civilisationnelles, du galet aménagé jusqu’au computer quantique en lien mondial.

 

C’est bien cela la déadhérence conceptuelle en santé que souligne le concept d’épistémicités (Y.Schwartz).

 

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14 avril 2014 1 14 /04 /avril /2014 10:36

SCHWARTZ 1988

 

« TEMPS ET TRAVAIL » tel est le thème de "questions d'actualité, (Q.A.)" d'étudiant-e-s du Département d'Ergologie de l'Université d'Aix en Provence qui auront lieu les 13, 14 et 15 MAI 2014 à Marseille, 13 Rue Chape, 13004 Marseille.

Parmi les nombreuses interventions, j'aurai l'honneur de présenter, à l'aimable demande d'étudiantes de Master du Département d’Ergologie, en vue d'un échange le 13 au matin une vidéo sur le thème : « DOUBLE ABSTRACTION »  et "TEMPS ET TRAVAIL" », exposé  Dont voici les premières lignes :  


1)   TRAVAIL ABSTRAIT, TRAVAIL CONCRET                             

"Cette enveloppe de billets de banque, ce chèque, ce versement informatique qui nous est « donné » en échange d’un travail, d’une production suivant un ordre, d’une prescription patronale, par un privé ou l’Etat-patron, voilà ce qu’est le travail abstrait : un équivalent abstrait d’un travail concret, d’une dépense  « physique et intellectuelle », mise entre guillemets puisqu’elles  (ces dépenses) ne « fonctionnent » pas séparément mais dans l’unité de l’activité du corps-soi en rapport social.

Cependant si le rapprochement entre la paye et la dépense en travail concret est la plus visible pour illustrer le travail abstrait, le rapprochement est incomplet. Incomplet parce que la paye ne représente pas la totalité de la dépense en travail concret, mais une partie, l’autre partie étant la partie de dépense qui n’est pas payée au producteur, et qui est conservée par la propriétaire de l’outil de travail qui accumule le travail non payé en capital.

Que la propriété de l’outil soit aujourd’hui diffuse, que le capital se déplace à la fraction de seconde à travers les places financières vers des placements au plus fort taux de profit, et  ne soit pas visible dans sa totalité ni dans des entités correspondant à des ECRP aux activités bien identifiées, délimitées, cela ne change rien à la réalité du travail abstrait, comme au travail concret de cette ECPR précise, car c’est une réalité, toute abstraction ayant un support d’activité physique, est la photo d’une activité physique figée dans une quantité de temps"......suite le 13 mai......ici

Pierre Assante, 27 février 2014.

*******

La double abstraction dans notre quotidien en processus.

Marchandise, Valeur, Ergologie, Transformation en santé.

(Explications complémentaires d’une autre intervention écrite pour un « colloque » intitulé Q.A. les 14, 15 et 16  mai à venir et non encore publiée.)

I. La représentation monétaire d’une quantité de travail n’est pas le travail.

Magritte peignant une pipe dit « ceci n’est pas une pipe »….

La représentation monétaire d’une quantité de travail n’est pas le travail spécifique, l’activité spécifique d’une personne humaine.

C’est pourtant la convention, la représentation, l’abstraction qui nous permet aujourd’hui d’échanger majoritairement, localement et mondialement les biens nécessaires à nos vies humaines

Magritte peignant une pipe dit « ceci n’est pas une pipe ». Il veut dire par là que ce n’est que le dessin d’une pipe, une représentation abstraite (tirée de) la réalité d’une pipe.

La question première est de comprendre que la réalité, le réel, existe indépendamment de la vision immédiate puis de la conscience que nous pouvons en avoir. Que l’on soit croyant, athée, que l’on s’interroge ou non sur le concept de Dieu, de création, de notre existence sur terre, la question du rapport au réel est la question première.

C’est la question première car elle détermine nos capacités ou non de répondre aux besoins primaires ou complexes qui se posent à nous pour vivre, pour répondre à ce besoin vital inhérent à toute constitution d’une espèce vivante, pensante ou non.

Donc, reprenons d’idée que la représentation monétaire d’une quantité de travail n’est pas le travail, mais une représentation, une abstraction.

Le travail concret est une activité qui transforme concrètement la nature en une valeur d’usage une maison, un bus, un ordinateur, un aliment etc.

 

Dans le type d’activité industrieuse capitaliste y compris d’agriculture industrielle capitaliste (et non une production d’autoconsommation), on va faire aussi mention de travail abstrait.....suite le 13 mai.....ici 

Pierre Assante, 16 avril 2014

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 09:44

EUROPÉENNES 2014 : ROMPRE ET REFONDER L'EUROPE,

LE FRONT DE GAUCHE ENTRE EN CAMPAGNE

PROPOSITIONS POUR L'EUROPE: 

 http://www.pcf.fr/53413

 

À l'occasion de sa venue à Paris, le Front de gauche vous invite au meeting de lancement de campagne avec Alexis Tsipras, candidat de la gauche européenne à la présidence de la commission européenne et président de Syriza.

En présence de candidates et candidats du Front de gauche.

SUR http://www.pcf.fr/53385

tsipras invit meeting 2

 

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 07:25

 

best wishes for 2014 from the party of the european left"…Un nouveau type de développement économique, opposé au productivisme aveugle et destructeur des richesses de la nature comme au malthusianisme scientifique, favorable à une nouvelle croissance permettant de produire non seulement plus, mais mieux et autrement, cela implique de libérer la science de la loi du profit pour la mettre au service des hommes, de développer nos capacités de recherche, d’impulser l’essor des connaissances et leur plus large appropriation sociale…

….la France c’est aussi un grand pays de création littéraire et artistique, où la culture nationale s’enrichit de la diversité de ses apports régionaux…."

Guy Hermier, au Conseil National du PCF sur « Les intellectuels, la Culture et la Révolution », 9 et 10 février 1980.

 

Au moment où, dans les années 1970, Giscard d’Estaing préparait avec les dirigeants des Etats-Unis et de la RFA (entre autres) ce qui est devenu aujourd’hui le G7, le Parti Communiste Français préparait puis tenait un Conseil National sur le thème « Les intellectuels, la culture et la Révolutions ».

 

Qu’y a-t-il de changé depuis ? Il y a de changé l’accélération de la mondialisation et un certain « achèvement » structurel du développement du marché mondial et du marché européen et de ses institutions, avec les outils de l’informationnalisation généralisée et la difficulté pour les peuples et la masse des producteurs dans le monde d’atteindre ces « mécanismes ».

 

Il serait catastrophique de ne pas envoyer au moins quelques élus progressistes au parlement européen pour constituer une résistance et l'étincelle qui peut embraser, unifier les revendications et les mouvements aujourd’hui dispersés, parcellisés, rendus impuissants par cet émiettement.

Le gouvernement de l'Europe est certes ultralibéral et l'austérité pour les peuples en est la conséquence. C'est la raison pour laquelle il nous faut lutter pour le changement, au local comme au national et au mondial. Et construire une alternative en s'appuyant sur les mouvements, dans la rue, dans les institutions, dans nos lieux de travail.

 

2014 01 28 002Une Europe démocratique, dans la diversité des nations qui la composent  serait un espace pertinent, nécessaire, de développement économique, humain. 

 

Voter le 25 mai, et d’ici là participer aux mobilisations populaires est de la plus haute gravité.

Pierre Assante, Militant du Parti Communiste Français depuis 1963,

Mardi 8 avril 2014

 

 

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 05:27

 

14mai10 003LIRE

 

ICI

 

http://pierreassante.fr/dossier/

LAUMONIER_TEMPS_MARCHES_FINANCIERS.pdf

 

Voir aussi l'essai "La métamorphose du travail" en cliquant sur la couverture ci-contre.

       

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 06:46
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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 05:39

      E.HEIDSIECK CORRESPONDANCES MANOSQUEVoir la vidéo 

ici

http://www.wat.tv/video/emmanuelle-heidsieck-

a-aide-6dheh_2iynl_.html

 

Photo : Emmanuelle Heidsieck aux Rencontres de Manosque pour la présentation de l'ouvrage.

 

Des rencontres littéraires autour de A l'aide ou le rapport W  avec Emmanuelle Heidsieck ont eu lieu récemment : le 29 mars Arromanches, 5 avril Noisy-le-Sec (Festival Hors Limite de littérature en Seine-Saint-Denis).

Les prochaines annoncées : le 1er mai Arras (salon du livre Colères du présent) puis à Paris et Saint-Cyr-sur-Loire en juin. 

 

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 06:37

DURAND DENISEn finir avec le tabou monétaire

Le débat sur l’euro dure depuis 25 ans, c’est-à-dire depuis que la création d’une monnaie unique a fait l’objet du traité de Maastricht.

A l’époque, la critique de gauche contre ce traité n’avait pas été particulièrement centrée sur les inconvénients monétaires de cette nouvelle étape de la construction européenne. L’argumentation visait plutôt la bien réelle régression démocratique qui l’accompagnait, et dénonçait, en termes généraux, la réaffirmation de l’« économie de marché ouverte où la concurrence est libre et non faussée » comme base de toute la construction européenne. La création d’une banque centrale déclarée indépendante des gouvernements était principalement vue comme une conséquence de ce principe, et non comme le cœur d’un projet destiné à asseoir le pouvoir des marchés financiers sur l’Union européenne. Pour le reste, les arguments se distinguaient assez peu de ceux des adversaires de droite du traité : critique de l’atteinte portée à la souveraineté nationale par la disparition de son attribut monétaire, démonstration que la zone euro ne constituerait pas une zone monétaire optimale au sens de Mundell…..

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 00:56

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 00:20

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