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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 00:38

Article mis en ligne une première fois sur ce blog le 24/04/2017

 

On ne peut prendre des décisions

sans les situer dans un contexte

L’HYPERLIBERALISME se heurtera a la réalité, à ses limites de développement.

 

On ne peut prendre des décisions politiques, économiques, institutionnelles, électorales, sans les situer dans un contexte, en se cantonnant dans une vue étroite dans le temps et le lieu.

Entre hyper libéralisme et ordo-nationalisme , il n’est pas question de favoriser le second, dans leur fonction conservatrice et conjointe de promotion des intérêts du capital par des voies différentes. Ce serait se mettre dans des conditions de résistance et de transformation sociale plus difficiles.

L’hyper libéralisme se heurtera a la réalité, à ses limites de développement, se heurtera de plus en plus à ses contradictions et aux conséquences de ses contradictions : difficultés de la production et de l’échange, répercutions graves sur la vie quotidienne et possibilité de réponse militante et d’organisation contre ces répercutions et pour des solutions alternatives concrètes et efficaces.

La sortie de crise dépend de mesure politiques en matière d’économie, en France, en Europe et dans le monde, en commençant par l’action partout où elle est possible et par la coordination des actions et la solidarité entre elles.

 

On a surtout besoin ici d'un PCF qui défende son existence et ne la confie pas à d'autres.

Qu'il défende son existence parce qu'il a des capacités d'action, d'orientation, de rassemblement, de transformations sociales, qui s'expriment entre autre dans les militants communistes de la ComEco, relayée par de nombreux militants des fédérations, des sections, dans les instances et sur le terrain des luttes.

Capacités certes affaiblies mais qui vont au-delà des dénonciations et des bilans stériles sur le capitalisme que pratiquent les antilibéraux de discours, opportunistes de droite et de gauche, et à la mode, mis en avant par les médias et même directement et indirectement par la direction généreuse dans doute, pas bête mais insuffisamment déterminée du PCF, il me semble ?

 

Cette lutte du PCF pour son existence est au centre de la lutte pour répondre au libéralisme qui veut s'installer définitivement, en tout cas pour 5 ans et que nous ne pouvons stopper immédiatement dans ces élections où nous n'avons le choix qu'entre son candidat et un ordo-nationalisme et sa menace à terme de néo-fascisme réformé mais réel, conséquence d’un abandon relatif mais réel lui aussi d’une analyse de la réalité de la société moderne et de son développement, des contradictions qu’elle contient. 

 

On ne lutte pas contre la société moderne par un appel au passé, ce qui est encore pour beaucoup notre façon de faire, mais en intervenant sur son processus pour l’orienter vers les besoins de développement humain.

 

Socialiser les moyens de production permettra de rendre à l’homme producteur le contrôle de son activité industrieuse, le que quoi et comment produire pour répondre aux besoins de la société et à ses propres besoins.

Le contrôle politique de la finance, du crédit, de la création monétaire, la sécurité de l’emploi et de la formation donneront le moyen d’investir dans cette socialisation des moyens de production.

Deux choses inséparables pour une lutte de classe moderne, efficace, répondant à une réalité et aux besoins de développement humain.

Certes ce résumé en 3 petits paragraphes précédents ne peut suffire à la compréhension et à la mise en œuvre de ces deux choses. Je vous renvoie aux analyses détaillées d’Economie et Politique pour alimenter les débats, les décisions et l’action.

 

La décision sur le vote du second tour est prise par le PCF dans son communiqué. Il s’agit de lui donner un contenu offensif, d’avenir que j’ai essayé d’exposer ci-dessus.

 

Pierrot, 23 avril 2017.

 

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 09:06

A nouveau, 5 ans de libéralisme ???

 

Bien, voilà.

On est reparti pour 5 ans de libéralisme économique, politique et culturel, l’aggravation de la crise, ses conséquences « matérielles et morales » sur notre vie quotidienne et notre avenir.

Avec au bout l’extrême droite qui attend son heure ici et dans le monde…..

……Si on ne se décide pas à voir ensemble, en France, en Europe, et com-prendre (1) de véritables solutions à la crise systémique du capital mondialisé financiarisé, et les promouvoir avec un parti de classe (2) et les alliances de majorité à constituer sur un contenu de transformation sociale.

Il faut passer des d’erreurs composées stériles paralysantes et mortifères d’une social démocratie  opportuniste et aventuriste « de droite et de gauche » à une synthèse opérationnelle ! Un travail de réflexion et de re-construction urgent de la politique et de la société humaine.

Re-voilà….

Pierrot, 24/04/2017 08:53:01

(1) Comprendre c'est com-prendre, prendre avec, prendre ensemble.

(2) Le Pcf, l'économie marxiste ouverte au débat constructif, l'action pour le mieux-vivre.

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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 02:13

CONSEILS DE LECTURE sur « Une histoire marxiste de la pensée économique sur les crises… »

 

Conseil pratique pour l'étude et l'écoute de CATHERINE MILLS, texte et vidéo : “Une histoire marxiste de la pensée économique sur les crises, la suraccumulation et la dévalorisation du capital”, à partir d'un ouvrage en deux volumes de Paul BOCCARA :

Si Marx et d'autres à sa suite ont autant travaillé sur l'étude du fonctionnement du capital, cela devrait nous faire poser la question : quelle utilité pour la question politique et sociale AUJOURD'HUI...

Un programme de gouvernement (1), s'il ne peut régler comme du papier à musique les décisions futures de ce gouvernement, a cependant un besoin incontournable de gestion de l'économie par les producteurs eux-mêmes, ouvriers, salariés, dans un cadre citoyen, donc de connaissance rationnelle et pas seulement fragmentaire et romantique de l'économie. Pardon pour la radicalité de ce point de vue, mais un peu il en faut.

Il s'agit bien de produire les biens "matériels et moraux » qui assurent notre survie et notre développement collectif et individuel.

Si Marx qui est un des fondateurs des mouvements revendicatifs et politiques modernes, en arrive à la découverte et l'explication scientifique de la plus-value, du profit, de la baisse tendancielle de son taux, de la composition organique du capital, sa suraccumulation-dévalorisation et les crises, ce n'est pas pour son seul plaisir intellectuel, c'est par nécessité d'avoir les outils d'un changement apportant remède à la crise dont il prévoyait déjà les développements.

Aujourd'hui plus qu'hier, parce que la crise systémique du capitalisme mondialisé et financiarisé va s'aggravant en perdurant avec ses effets néfastes sur la vie quotidienne et l'avenir,  ici, dans l'Europe et le Monde, pour des raisons décrites et expliquées dans cette conférence.

Alors bonne écoute et aux prochains débats d'actualité qui seront éclairés par cette écoute.

UN lien pour cela :

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/04/catherine-mills-une-conference-texte-et-video-une-histoire-marxiste-de-la-pensee-economique-sur-les-crises-la-suraccumulation-et-la

Pierrot, Samedi 22 avril 2017

(1) Il faudra bien arriver à un programme de rassemblement des forces de gauche, PCF, Frondeurs socialistes, France Insoumise, Verts, mouvements sociaux de progrès. Et se battre en commun contre la finance telle qu'elle existe aujourd'hui, pour le mettre en oeuvre.

 

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 13:31

*

LE VOTE MÉLENCHON

 

Le vote Mélenchon, s’il atteint un haut niveau, peut constituer, lors de ce premier tour, faute d’une candidature commune et un accord de majorité, un contre-feu à l’ordo-nationalisme et l’ordo-libéralisme du Front National de Marine Le Pen, Les Républicains de Fillon et En Marche de Macron.

 

Il est donc nécessaire.

 

Mais un contre-feu ne suffit pas pour une sortie de crise systémique, cause des difficultés de vivre généralisées actuelles et pour ouvrir une construction de développement nouveau indispensable.

 

Si l’accord pour un accord de majorité n’a pu se faire entre le PCF, les Frondeurs du PS, La France Insoumise, et Les Verts , c’est que les uns et les autres n’ont pas atteint un niveau de conception, de contenu de transformation sociale, nécessaire à un rassemblement ouvrant une nouvelle voie de progrès.

 

On peut espérer que les efforts unitaires faits par les éléments les plus avancés des partis et du mouvement social donnent des fruits pour un accord de majorité pour les législatives qui suivent immédiatement les présidentielles. Une volonté de construction du nouveau nécessaire se poursuivra après ces élections, et les choses peuvent aller plus vite qu‘on ne pense.

 

Nos anciens faisaient la différence entre le socialisme scientifique et le socialisme utopique.

 

Cet oubli est peut-être la cause des échecs passés en France et ailleurs et aujourd'hui des difficultés présentes réelles du chavisme, de son « modèle » et de la gauche latino américaine, par exemple, au-delà de la guerre du pétrole et autres guerres imposées par les puissances dominantes, les critiques de droite du chavisme n’étant que mensonge et diversion.

 

L’action pour faire progresser les capacités de production, ici et dans le monde, quantitativement et qualitativement est la seule voie pour donner les ressources capables de répondre aux besoins humains anciens et nouveaux.

 

Ces capacités dépendent en premier lieu du progrès de l’emploi et de la formation dans une mondialisation démocratique partant du local au mondial, une maitrise politique de la finance, du crédit et de la création monétaire, une mise en commun inouïe des efforts humains, du développement des sciences et des techniques, de l’informationnalisation numérisée, dans les grandes et petites productions agricole, industrielle, alimentaire et culturelle, en diversité, en unité et en santé.

 

Une organisation démocratique locale et mondiale du travail, une démocratie de l’homme producteur, du « que, quoi, comment produire » doit être au centre d’un développement nouveau de l’humanité, de la personne humaine, pour réussir.

 

Pierrot, vendredi 21 avril 2017

 

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 08:16

 À 2 jours du Congrès.

Contribution au congrès PCF de Décembre 2008

 

Une énorme et terrifiante catastrophe humanitaire [Si nous n'infléchissons pas le cours des choses] est devant nous. Il ne s’agit pas d’une catastrophe qui touchera « les autres ».

La cause première en est l’ignorance du monde que nous nous sommes construit, que l’humanité s’est construit.

Le savoir ce n’est pas l’addition infinie des connaissances scientifiques et techniques, mais la capacité de synthèse qui permet une vision globale répondant aux besoins historiques de l’humanité à chaque moment de son histoire.

Cette capacité de synthèse est combattue sans cesse par le capital au point qu’il ignore lui-même son horizon et celui des humains.

Une force, le PCF, garde encore enfouie dans son histoire cette capacité de synthèse qu’est le marxisme en mouvement, car il faut bien donner un nom à cette capacité de synthèse en mouvement.

Si la métamorphose constitue à abandonner cette capacité, qui pourra la poursuivre ?

Il faudrait écrire un éloge de l’ignorance, la mienne, la notre, ce serait le témoignage le plus vivant de notre temps.

Erasme, a écrit « L’éloge de la folie » dans une même période de révolution scientifique et technique, La Renaissance, moment de grandes transformations sociales.

Son ouvrage, aussi puissant et diffusé qu’il ait été pour son temps n’a vraiment rien changé au déchaînement des guerres de religions qui se sont produites dans ce temps.

Salvien de Marseille a tenté de même, dans son livre V de  « De Gubernatione Dei », de prévenir des conséquences des prélèvements par la classe dominante sur le travail. Sans succès. L’Empire Romain s’est écroulé 30 ans après cette mise en garde.

La différence entre notre monde et celui d’Erasme, c’est sa fragilité parce qu’il repose sur une organisation à la fois extrêmement sophistiquée et extrêmement plus puissante techniquement, d’où ses capacités d’auto destruction.

Pierre Assante, 8 décembre 2008, à 2 jours du Congrès.

 

La photo, plus récente présente 1 des 2 ouvrages qui font l'objet de a conférence de Catherine MILLS à la Sorbonne le Samedi 1er avril 2017 publiée sur ce blog..

 

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21 avril 2017 5 21 /04 /avril /2017 08:05

 

Article publié une première fois sur ce blog le 11 avril 2017

De : Muriel Prévot-Carpentier
Envoyé : mardi 21 mars 2017 15:24
Objet : APPEL A CONTRIBUTIONS - Colloque « Penser et réaliser la transformation du travail : l’apport de la démarche ergologique et de l’œuvre d’Yves Schwartz »

 

Cher.e.s collègues,

Le colloque « Penser et réaliser la transformation du travail : l’apport de la démarche ergologique et de l’œuvre d’Yves Schwartz », soutenu par le Gestes et porté par le CRTD du CNAM, aura lieu les 12, 13 et 14 octobre 2017 au CNAM, rue Saint Martin à Paris.

Il veut faire connaître largement cette approche dont le développement est international, et la confronter avec d’autres approches qui auraient la même préoccupation : la construction d’une posture et d’une pratique, se soutenant mutuellement, qui ont pour centre d’intérêt la co-production des savoirs pour transformer le travail et plus largement envisager différemment la vie sociale. Dans les termes de l’ergologie, il s’agit de sortir du confort de la partition expérience/savoir institué mais un autre vocabulaire peut recouvrir un enjeu du même ordre. D'où l'intérêt de rapprochements et de discussions entre des pratiques et des recherches qui n'ont pas encore identifié de façon assumée et explicite leur enjeu commun.

 

A cette fin, nous vous remercions de prendre connaissance et de diffuser largement l’appel à contributions en pièce jointe, également consultable sur le carnet de recherche : https://ergologie.hypotheses.org/appel-a-contributions

Vos contributions pourront nous parvenir d’ici le 22 mai.

https://sophiapol.hypotheses.org/20780

https://ergologie.hypotheses.org

http://www.facebook.com/ColloquePenseretrealiserlatransformationdutravail

Bien cordialement,

 

Le comité de coordination

Anne-Lise Ulmann, CRTD, CNAM

Yves Baunay, Institut de Recherches de la FSU

Christine Castejon, cabinet Alternatives Ergonomiques

Daisy Cunha, IEAT, Universidade Federal de Minas Gerais, Brésil

Louis Durrive, LISEC, Université de Strasbourg

Eric Hamraoui, CRTD, CNAM

Muriel Prévot-Carpentier, CEPERC, Aix-Marseille Université

 

https://ergologie.hypotheses.org

www.facebook.com/ColloquePenseretrealiserlatransformationdutravail

 

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 23:58

 

Pierre LAURENT message aux communistes

13/04/2017 - PCF

VIDEO SUR CE LIEN : ici

http://2017.pcf.fr/pierre_laurent_message_aux_communistes

 

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 23:57

Fusion-séparation.

LUCRÈCE.

 

Certes, sa vision matérialiste est quelque peu mécaniste. Difficile de faire autrement par empirisme avec les connaissances scientifiques de son temps.

 

Mais né près en 98 avant notre ère,  on ne peut nier qu’il ait, avec les atomistes grecs, quelques siècles d’avance, une conception lucide du réel, de la matière de et dans laquelle nous sommes, du corps, la pensée, les systèmes de concepts et les sentiments en mouvement, le tout uni et en procès,

Bien sûr ses interprétations de certains phénomènes sont prétentieusement et outrageusement improvisées, mais cela ne lève rien à sa vision globale et à la musique de son discours, au discours de sa musique poétique.

Quelques siècles d’avance, une conception lucide du réel : entre autre, sa vision et la compréhension concrète de la fusion-séparation (dont je parle dans mon petit essai « Organisation sexiste du travail » et ailleurs),  que renferme (et est) la sexualité, celle de la reproduction, celle nourricielle fusionnelle mère-enfant ensuite recherchée dans les besoins-satisfaction jamais assouvis de toute la vie, celle des normes sociales en procès permanent et de la base sexuelle biologique qu’elles contiennent, de la plus élémentaire et animale à la tout aussi nécessaire sublimation intellectuelle, qui sont liées, unies et à distance et à proximité dans le processus historique.

En voici l'expression :

« …Denique cum membris collatis flore fruuntur

aetatis, jam cum praesagit gaudia corpus

atque in eost Venus ut muliebria conserat arva,

adfigunt avide corpus junguntque salivas

oris et inspirant pressantes dentibus ora

- nequiquam, quoniam nil inde abradere possunt

nec penetrare et abire in corpus corpore toto;

nam facere interdum velle et certare videntur,

usque adeo cupire in Veneris compagibus haerent,

membra voluptatis dum vi labefacta liquescunt… »

Lucrèce, env. 98- env. 55

(Voir traduction ci-dessous)

 

Pierrot, 20 avril 2017

 

« …Dans leur enlacement quand ils goûtent la fleur/de l’âge, quand leur corps pressent la joie prochaine,/lorsque bientôt l’amour va jeter sa semence,/ils s’approchent encore, ils mêlent leur salive/et leur souffle, pressent la lèvre sous leur dent,/mais ils sont impuissant à prendre rien à l’autre,/à pousser plus avant, à passer l’un dans l’autre./C’est là qu’ils voudraient, c’est là qu’est leur combat,/à voir avec quel feu ils serrent leur lien/tandis que de plaisir ils pâment et se fondent… »

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18 avril 2017 2 18 /04 /avril /2017 07:32

Article publié une première fois sur ce blog le 11/04/2017

 

le contenant contre le contenu.

L’idée erronée qu’un parti communiste ne correspond plus aux besoins.

 

Fondamentalement le forcing pour le choix N° 1, par certains de ses promoteurs, et au-delà,  les conséquences non complètement envisagées qu’il implique pour le futur, a correspondu à l’idée maintenant de plus en plus ancrée et erronée, qui commence à être ancienne, qu’un parti communiste ne correspondrait plus aux besoins de la société, malgré les dénégations des principaux défenseurs de ce choix qui font mine de penser le contraire.

Les arguments, conscients ou inconscients tournant autour d’un réel constat de faiblesse et de rejet de l’opinion ici et dans le monde vis-à-vis du parti communiste et des idées qu’il représente

 

Ce constat superficiel est  sous-tendu par le fait que depuis longtemps ont été abandonnées les analyses du mouvement du capital, en abordant son étude comme supplément d’âme traité avec condescendance, laissée aux chercheurs communistes et aux militants qui s’éreintent à démonter la réalité de la crise systémique, ses relations avec l’ensemble des activités humaines.

 

D’une contestation des contradictions du capital il ne reste chez les principaux, ou chez certains promoteurs du choix N° 1 que la gesticulation contre ses effets, un jacobinisme de bourgeoisie révolutionnaire singé et inopérationnel parce que ne correspondant plus à une réponse à la réalité actuelle, et un pacifisme bêlant, loin de la mesure réelle danger d'extension de la guerre.

 

Le tout fait que consciemment ou inconsciemment selon les personnes dans le parti et sa direction, la pente italienne vers l'après PCI est de plus en plus menaçante, sous une forme ou une autre, pour qui a un peu de clairvoyance, je crois.

Mais cette pente n’est pas  inévitable car la société et le parti dans la société ont des moyens pour se remettre à jour dans le « que faire, comment faire, pour quoi faire ? ». 

La société et le parti dans la société ont des moyens pour revivifier le contenu du flacon nommé PCF, son influence.  

La société et le parti dans la société ont des moyens pour revivifier des alliances qui expriment l’union des couches sociales en mouvement et en transformation avec le salariat sous toutes les formes de vente-achat de la force de travail, à partir de l'intérêt matériel et moral commun à s'unir, dans leur diversité.

 

Le développement de la crise systémique posera inévitablement le problème d’un retour aux bases d’une néo-économie marxiste et d’un matérialiste dialectique non dogmatique, outil ancien, mis à jour, pour dépasser le CMMNI et la financiarisation généralisée de la production, de l’échange, de la consommation.

 

Comment ? Cela est à construire à condition de poser les bases d’une construction au lieu de saper celles qui existent, ce que s’emploient à faire surtout ceux qui se sont cramponnés dans le passé pour empêcher toute transformation interne d’un parti qu’ils abandonnent aujourd’hui, de dedans et de dehors après en avoir défendu le contenant contre le contenu.

 

Certes à un moment où se revivifie dans et par le mouvement populaire, à travers les élections, l’espoir de la construction d’une société plus juste, dire cela semble être une expression de pisse-vinaigre.

 

Il ne s’agit pas de couper un élan mais de lui donner un contenu efficace, sinon au bout de l’espoir sera la déception à nouveau, et ses conséquences périlleuses.

 

Le choix N° 1, s’il n’a pas plombé les possibilités de rassemblement et son contenu, l’a certainement rendu plus difficile. Mais cette barrière, comme les autres n’est ni insurmontable ni définitive. C’est dans le mouvement populaire en lui-même que réside et le rassemblement et le contenu du rassemblement.

 
Ceci dit pour l'avenir, tranquillement.
Fraternellement.
 
 
Pierrot, 11/04/2017 23:23:19

 

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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 09:40

En raison d’être dans l’univers

 

Il y a une unité de conditions et de fonctions que constituent l’infinité de conditions et de fonctions dans l’histoire de la nature, de l’homme, de la société, leur processus, les accumulations, les acquis, les causalités, les possibles à venir.

 

Le mort saisit le vif.

 

La question du dépassement de la société marchande et de la société de classe dans une société d’abondance créée par les capacités productives multipliées en quantité et en qualité est une tâche du présent, une tâche du présent générationnelle.

 

L’économie marxiste, l’organisation politique des classes subalternes subissant la domination de classe, sont des outils de poursuite du processus et de la transformation en santé de l’organisation sociale.

 

On oublie souvent cet élément dans les conditions de poursuite du processus et de la transformation en santé de l’organisation sociale. Cet élément est signalé dans le « Manifeste » publié dans la revue lefebvrienne d’Armand Ajzenberg « La somme et le reste » de janvier 2006.

 

Il s’agit d’un héritage biologique et historique de l’humanité qui est loin d’être dépassé et hante la vie quotidienne du CMMNI du XXIème siècle et qui demandera autant de transformations générationnelles que le dépassement de la société de classe.

 

Depuis son histoire de horde animale, puis de clan et de tribu, l’essentiel du temps humain, sur l’horloge universelle, a connu une organisation complexe mais restreinte dans l’espace et le temps. Les millénaires de la société de cité, agricole et marchande jusqu’à l’industrielle et capitaliste sont peu dans l’ensemble de l’histoire humaine, millionnaire.

 

Passer en quelques générations d’une gestion restreinte de groupe restreint à une gestion généralisée et globalisée tout en multipliant sa diversité vitale, est impossible. Le présidentialiste par exemple n’est pas seulement l’effet d’une domination de classe. La domination de classe se maintient sur une réalité qu’elle n’a pas créée mais qu’elle exploite. Le mort saisit le vif.

 

La gestion de la mondialisation capitaliste et sa transformation en mondialisation démocratique, l’activité humaine de la personne au groupe et au monde est un monde nouveau à créer autant que le monde communiste répondant à la mise en commun des efforts humains, quantitative, qualitative, nouvelle et en santé.

 

Flatter les hommes pour conquérir un pouvoir est donc nuisible pour l’humanité, le contraire de la transformation en santé. Cela ne fait que conforter le phénomène du mort qui saisit le vivant et l’empêche de se libérer des liens qui le freinent.

 

A travers l’absurdité et l’incohérence des mouvements de la société hérité du passé et qui agissent dans le présent, dans le travail, l’activité humaine en général et son infinie diversité, dans l’économie et la politique, le travail sérieux et de fond dont l’influence n’apparaît qu’indirectement dans les évènement marquants, reste l’essentiel de l’effort de progrès.

 

C’est eux, efforts scientifiques et techniques, usés en santé dans le travail et toutes les activités, et liés aux aspirations « matérielles et morales », éthiques, esthétiques et aux sentiments issus des besoins humains simples et complexes, que réside la transformation viable.

 

Il faut savoir les distinguer dans les mouvements « claniques » des pays et du monde. La construction d’une gestion et d’une organisation de l’activité humaine mondialisée ne réside pas en un retour plus ou moins grave dans les octrois. La dimension européenne a pris une importance vitale. Sa confiscation par les groupes monopolistes et financiers n’est pas le signe de son inutilité ou de sa nocivité. La nocivité n’est pas le rôle que peut jouer ne grande zone de production et d’échange dans l’organisation de la production et de l’échange des humains entre eux, devenue mondiales et multipliant la puissance de coopération de l’humain avec la nature, seule et immense source de développement , en beauté, en force et en raison d’être dans l’univers.

 

Certes, « l’échelon » de l’acquis économique, politique est culturel reste un point de départ à condition de ne pas en faire une réalité et un modèle figé ce qui est généralement encore le cas.

Il faut comprendre le mort qui saisit le vif et sa richesse pour libérer le présent et le futur

 

Quelle que soit l'organisation sociale et son processus de l'hétéronomie de l'individu vers l'autonomie de l'individu, de toute façon relative, reste la réalité de l'individu dans l'espèce, le rapport fertile du je et du nous. Mais la qualité du je et du nous dépend du degré et du processus en santé de la conscience sur soi, la société, la nature.

 

Pierrot, Lundi 17 avril 2017

 

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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 07:01

L’objectif et le subjectif,

en pleine campagne électorale.

 

Il est hasardeux, en pleine campagne électorale incertaine de chercher à déterminer les tâches économiques et politiques à accomplir pour l’immédiat et le futur.

C’est pourtant ce qui peut aider dans le moment même en prévision du moment à venir suivant. Il s’agit toujours de remettre sans cesse le travail sur le métier ou de rentrer chez soi se reposer définitivement, si les évènements de la société sur votre vie personnelle vous en laisse la possibilité, ce dont je doute.

Le monde humain a hérité des nations.

Mais le monde s’est partagé aussi en grande zones de production et d’échange, constituées ou en constitution, en développement, et aussi en crise dans la crise globale de production et d’échange capitaliste, financiarisé.

 

Le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, CMMNI, draine de toutes les façons possibles, y compris par la spéculation que les marges de l’immense surproduit permettent, les capitaux en crise de baisse tendancielle du taux de profit, d’accumulation-dévalorisation, pour pallier provisoirement à cette baisse.

Ce drainage a aussi pour but, dans la crise, de tenter de poursuivre, dans la recherche de la plus-value extra et la plus-value tout court et dans la concurrence face au consommateur, le développement impétueux de l’économie numérisée et pour cela l’économie traditionnelle de main d’œuvre joue le rôle de « d’accumulation primitive de capital de l’économie numérisée » comme la paysannerie à joué le rôle d’accumulation primitive de capital de l’économie mécanisée.

 

En ce sens l’économie reposant sur la main-d’œuvre stricto-sensu est indispensable dans la production de plus-value pour la reproduction capitaliste, et elle est recherchée en particulier dans les zones de faible coût de travail et développée le plus possible dans les zones où le coût de la force de travail est plus élevé, ce qui tend actuellement à le diminuer et provoque les luttes revendicatives qui ne débouchent pas encore suffisamment dans les luttes politiques pour être efficaces.

 

Seul un autre système de production et d’échange peut dépasser la contradiction de la baisse tendancielle du taux du taux de profit induite par la croissance du capital constant par rapport au capital variable. C’est pourquoi le CMMNI ne peut aller jusqu’à l’automatisation maximum, la numérisation au profit de l’activité libre développée maximum pour le développement humain de qualité nouvelle, de prise en main de sa vie et de puissance généralisée, scientifiquement et moralement de l’humanité dans et avec la nature, en tant que conscience de la nature sur elle-même, en mouvement.

 

Il n’y a pas séparation entre l’économie mécanique et l’économie numérique la seconde développe la première, de façon qualitative.

L’organisation du travail par et dans le CMMNI est projetée par ses entreprises et  ses institutions puis mise en œuvre mondialement, en action réciproque, en lien étroit avec les institutions financières nationales, de zones dominantes (EU, UE, Chine….) et sous la coupe de l’impérialisme économique, politique et militaire dominant qui freine leur développement productif et démocratique.

 

En période de crise systémique développée et en croissance, le contrôle autoritaire de la réalité subjective et de son mouvement est plus étroit et pesant que jamais. Mais il devient de plus en plus compliqué, difficile, aléatoire, il renforce sans cesse les maladies sociales existantes et en crée de nouvelles à l’interieur de la maladie générale du système et de ceux qui y vivent et même ceux qui en vivent.

Pour preuve, les échecs de l’establishment dominant comme l’élection de Trump, le Brexit etc.

Certes ces échecs sont relatifs pour l'establishment dominant, puisqu’ils expriment aussi le succès de la part la plus conservatrice des impérialismes dominants qui réagissent à leur affaiblissement interne auto-créé par le système en durcissant leurs moyens d’intervention.

 

Quel que soit l’issue de la phase électorale actuelle, en cas de victoire comme de défaite, l’aléatoire comme la volonté nous placera devant ce type d’alternative.

Quels resteront les problèmes objectifs et comment les traiter matériellement et subjectivement ?

Frexit, ubérisation, fascisation, toutes les voies possibles sont envisagées par le capital en Europe et dans le monde et se traduisent dans les élections françaises actuelles : c’est la jonction de l’objectif, la réalité matérielle de la société, de son activité globale et des personnes, de l’échange et de la production et de la réalité culturelle, synthèse concrète du moment en mouvement, avec le subjectif, ce qui se passe dans la tête des citoyens, des humains producteurs, femmes, hommes, jeunes et vieux qu’aucun algorithme, aussi perfectionné soit-il ne contrôlera totalement. C’est ce que nous apprend entre autre l’expérience et la connaissance du travail qui fait la preuve de l’autonomie de la pensée de l’individu comme de la société, au-delà des contraintes infligées et à la fois fortement mais relativement subies, assimilées et acceptées.

 

Cette acceptation a des limites, en a toujours eu. Mais le refus a aussi des degrés comme les contraintes en ont. Ils sont relatifs. Cela ne veut pas dire que les limites de l’acceptation conduisent automatiquement à la guérison de la maladie sociale et individuelle dans la maladie sociale et à la conscience des remèdes nécessaires à la guérison.

 

C’est là qu’intervient le double rôle du témoin collectif conscient du processus inconscient qui peut agir sur la double réalité objective et subjective, qui en fait n’en fait qu’une avec ses deux fonctions.

 

Reste à déterminer si  le témoin collectif est bien conscient du processus d’organisation de production et d’échange des biens « matériels et moraux », de ce que peut représenter un Frexit, une ubérisation déjà bien combattue y compris pas une jeunesse un moment subjuguée, une fascisation et une marche-arrière impossible du processus, et les destructions que peut entrainer la simple volonté de marche arrière.

 

En conclusion, comment donner à la protestation un contenu qui ne soit pas une volonté de marche arrière, qui propose et mette en œuvre des remèdes efficace à la guérison de la maladie sociale et individuelle, même si on sait que les maladies sont inévitables dans un corps, la question étant le degré de gravité de la maladie et le degré d’intervention nécessaire des peuples-médecins.

Le développement de la crise systémique pose inévitablement le problème d’un retour aux bases d’une néo-économie marxiste et d’un matérialiste dialectique non dogmatique, outil ancien, mis à jour, pour dépasser le CMMNI et la financiarisation généralisée de la production, de l’échange, de la consommation.

 

Même sujet, même conclusion : il nous faut répondre tous en tant qu’ingénieurs de la transformation sociale que devront être les militants, leurs représentants, la population, par la sécurité de l’emploi et de la formation, l’usage social sain de la création monétaire, du crédit, du système financier, du local au mondial en passant, pour nous ici, par la France et l’Europe, BCE, FMI, ONU etc. ce qui est la transition générationnelle vers un nouveau mode de production et d'échange.

 

Pierrot, Dimanche 16 avril 2017

 

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 07:35

La chronique éco de Pierre Ivorra.

Dans le débat politique actuel, il est urgent de donner un visage à la finance.

 

Dans le débat politique actuel, il est urgent de donner un visage à la finance. Marine Le Pen évoque volontiers le «mondialisme», les «mondialistes», hydres sans nom, d’autant plus faciles à stipendier qu’elles restent dans l’ombre. D’autres responsables politiques évoquent parfois «la finance», mais sans jamais lui donner corps, à défaut d’âme. Nous, ici, nous avons plutôt l’habitude de la nommer clairement. Car elle porte un nom, plusieurs noms même, en fonction des pays, des continents. En France, c’est notamment le CAC 40 !

Sait-on, par exemple, que le fonds d’investissement états-unien BlackRock, qui revendique gérer 4600 milliards de dollars d’actifs à travers le monde (plus de sept fois le budget de l’État en France), est le premier actionnaire de Total, Air Liquide, Vinci, Unibail-Rodamco… ou que Colony Capital, son confrère, contrôle Carrefour aux côtés de Bernard Arnault; que les fonds de pension tels que Capital Group Companies, le Massachusetts Financial Services Company, les fonds souverains de certains États sont parmi les plus gros actionnaires des groupes du CAC 40? Par ailleurs, toutes les grandes entreprises françaises, au-delà même de celles du CAC 40, font dans la finance, disposent de salles de marché en propre, tentent de gérer au mieux leur trésorerie en achetant et vendant des titres financiers et monétaires sur les principaux marchés financiers du globe. Trois des plus puissantes banques françaises et européennes, BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole, le numéro 2 européen de l’assurance Axa, soit quatre établissements qui comptent parmi les plus puissants intervenants sur les marchés financiers, sont membres de l’indice. Sans leur capacité à acheter, à prêter, sans les actifs considérables qu’ils gèrent, constitués de l’épargne des salariés, sans la puissance de création monétaire de l’ensemble du système bancaire, banques centrales comprises, la finance n’aurait pas planté son drapeau sur les cinq continents. Pourquoi tous ces groupes ne sont-ils jamais nommés ès qualités par la « nomenklatura » au pouvoir ou aux affaires, par les caciques de la droite, de l’extrême droite ou de la fausse gauche, par les têtes d’affiche des radios, des télés, des magazines ? On connaît les liens, on devine les compromissions et, surtout, le copinage idéologique.

La finance, dans sa réalité, avec tous les périls qu’elle fait courir aux Français, à l’humanité, et les moyens que l’on doit se donner pour la faire reculer, lui enlever du pouvoir, c’est le refoulé de la campagne. Ce qu’il faut dissimuler à tout prix. À nous de le faire remonter à la surface.

 

Pierre Ivorra, 5 avril 2017, l’Humanité.

 

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15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 07:26

 

 

 

Marcel Thomazeau consacre toute son énergie à transmettre la mémoire de la Résistance aux collégiens des Bouches-du-Rhône.

 

...Lire ici

 

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 19:37

 

EXPERIENCE, suite : pendant que les preux chevaliers…..

 

Pendant que les preux chevaliers s’élancent sur leur fier destrier la lance pointée vers l’ennemi, il en faut bien aussi qui observent le champ de bataille pour que les premiers ne se fassent pas massacrer et gagnent la bataille.

 

Lénine observait de Suisse, pour plusieurs raisons dont la répression des idées de transformation sociale et la répression physique tout court, mais aussi, ce qui allait ensemble, pour préparer le futur dans les conditions de cette répression et de cette difficulté à s’exprimer directement sur le terrain de la bataille.

Sans frénésie, ni paralysie, il a su faire cela, et pas tout seul, observer le champ de bataille et agir, pour rentrer à demeure quand il le fallait et aller au-delà de Kerenski et de la social démocratie qui n'avait pas compris en quoi consistait la crise(1).

 

Evidemment, ces métaphores ne prétendent pas recouper la situation actuelle, mais rappeler ce qu’est le temps et les conditions d’une bataille.

 

Celle d’aujourd’hui étant dans l’immense crise systémique et dans l’immense transformation historique du monde et du travail à laquelle il faut répondre tous en tant qu’ingénieurs de la transformation sociale que devront être les militants, leurs représentants, la population : y répondre par la sécurité de l’emploi et de la formation, l’usage social sain de la création monétaire, du crédit, du système financier, du local au mondial en passant, pour nous ici, par la France et l’Europe, BCE, FMI, ONU etc. ce qui est la transition générationnelle vers un nouveau mode de production et d'échange.

 

Pierrot, Vendredi 14 avril 2017

 

(1) Il ne s’agit pas de se prendre pour Oulianov, dont par ailleurs l’action n’a pu mûrir sainement jusqu’à nous, mais réfléchir et agir à partir des expériences.

 

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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 14:22

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EXPÉRIENCE

Les déceptions, les désillusions ne constituent pas une expérience.

C’est l’observation de la réalité et les conclusions à en tirer dans notre vie, notre activité, et celle de la société humaine, qui peuvent constituer une expérience.

Et cela seulement.

Pierrot, Vendredi 14 avril 2017.

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 22:15

Cela ne va pas jusqu'à ce qui est

déterminant,

en dernière instance :

l'économie

 

Des intellectuels, des sociologues, des écrivains, des comédiens, des psychologues, des représentants des « sciences dures » etc., dénoncent l’enfoncement des politiques hyperlibérales dans une régression de civilisation, en passant par le fascisme éventuellement.

 

Mais leur indignation, leur protestation, leur engagement, vont rarement jusqu'à ce qui est déterminant, en dernière instance, comme dit le vieux Marx : l'économie.

 

Je  partage leur indignation, leur protestation, leur engagement pour une autre politique, qu’il faudrait cependant définir, au-delà le la psychologie envoutante de l’argent, quand à ce qu'ils en disent de vrai, certainement, sur une population prête à être adaptée, de gré ou de force, consciemment ou pas, à tout, éventuellement jusqu’au fascisme, pour pouvoir survivre au quotidien, dans les petits et grands problèmes de chaque jour.

 

L'effet du fascisme sur l'économie ne peut qu'handicaper jusqu’au marché capitaliste lui-même. Et ça, ça touche aux intérêts du capital comme au quotidien pratique de tout un chacun, à travers ses difficultés croissantes à produire et échanger, au-delà de toute psychologie, si l'on peut dire.

 

Certes tout est lié, mais dans les deux sens, pas à sens unique, psychologie vers économie et vice versa.

 

Et l'ubérisation, la macronisation c'est finalement une autre forme "d'ordre nouveau" de classe dominante, qui n’est pas sans doute celle que voudraient les fascistes et leurs organisations mais qui déstructure à mort les droits symboliques et pratiques humains au profit du marché et du capital tout en disant vouloir préserver le marché des conséquences de cette déstructuration. Mission impossible. Cette déstructuration ne peut qu'être le marche pied du vrai fascisme.

 

Cette tentative de Macron et autres ubéristes convaincus ou idéologiquement contraints, de frapper les droits du travail tout en préservant le marché, tentative contradictoire et autoritaire, quels que soient les "volontés d'accompagnement social", se heurtera aux limites qu'est l'incapacité relative mais réelle du travailleur, du producteur de produire dans des conditions de contraintes effectives croissantes de soumission généralisée au marché. Incapacités qui touchent profondément à la perte relative et grandissante pour le travailleur des conditions nécessaires d'initiative dans son travail, d’exercice possible de son activité et d’obtention du produit.

 

Certes aussi, soit il peut y avoir réaction saine à cette tentative, soit « gel » progressif et enfoncement dans une régression générale plus ou moins lente.

 

Tout cela n'est que réflexion de Pierrot, partagée peut-être, mais à vérifier dans une réalité à venir...

 

Pierrot, Jeudi 13 avril 2017

 

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 07:59

Cet article a été mis en ligne une première fois sur ce blog le 02/01/2017

 

PRODUIRE MIEUX

 

Le capital de Marx a pour sous-titre « Critique de l’économie politique ».

 

Il pourrait avoir cet autre sous-titre, je crois : « Comment produire mieux pour le bien de l’humanité, pour sa survie et son développement « matériel et moral » ».

 

C’est de quoi s’est détournée la social démocratie dès le programme de Gotha, lors de son l'unification.

 

C’est de quoi ont été détournés les partis communistes, sous cette appellation ou sous une autre sous l'effet de la pression de la mondialisation capitaliste.

 

C’est ce à quoi le capital concret, sa fonction et les hommes qui l’assurent particulièrement, a réussi, jusqu’à présent, et qui condamne l’humanité au déclin progressif ou rapide si des forces sociales ne retrouvent pas le chemin du progrès, renouveau progressif ou rapide du produire mieux que le marxisme non dogmatique propose.

 

Produire mieux c’est, conjointement et en unité avec le dépassement de l’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-plus d'Argent),  rendre à la personne humaine, après la société marchande à son paroxysme, toutes la créativité du travail et à l’activité.

 

La sécurité de l’emploi et de la formation,  l’usage social sain de la création monétaire, du crédit, du système financier, du local au mondial en passant, pour nous ici, par la France et l’Europe, BCE, FMI, ONU etc. en est la transition.

 

Une fois dit cela, ce blog ne devrait plus avoir de raison d’être.

 

Pierre Assante, 02/01/2017 00:56:50

 

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 12:22

Un message information de Nicolas Marchand : 

 

" Bonjour

Avec Frédéric Boccara et Denis Durand nous avons participé hier, comme communistes et pour la pétition "rassemblement à gauche: urgence", à la conférence de presse de présentation des résultats du sondage commandé par le collectif "1 victoire - pas 2 défaites" qui rassemble les acteurs du mouvement unitaire.

Alors que la division à gauche mène toute la gauche à la défaite, le sondage révèle le potentiel si un processus de rassemblement s'engageait: 78% des électeurs de gauche (71% des électeurs Mélenchon), 79% de ceux qui prévoient de s'abstenir le souhaitent (contrairement à ce qu'affirme Mélenchon pour justifier son refus). Je te joins le sondage intégral.

L'Huma.fr a rendu compte de la conférence de presse et du sondage hier. L'édition papier d'aujourd'hui ne publiant que quelques lignes, je te joins le lien vers l'article complet et son texte en pièce jointe.

http://www.humanite.fr/78-des-electeurs-de-gauche-desirent-un-rassemblement-634296?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook#xtor=RSS-1

Lors de la consultation des communistes, nous avons été 92% à voter ceci:

"les communistes décident ... de continuer d’agir jusqu’au bout pour parvenir à une telle candidature commune et
empêcher la victoire de la droite et de l’extrême droite... Nous participerons à toutes les initiatives qui porteront cet objectif ..."

La résolution précisait aussi:
"Notre choix de candidature sera mis au service de la poursuite de ces efforts".

Il s'avère de plus en plus que cela confronte les communistes à une contradiction: un candidat communiste, dont l'absence pèse cruellement sur le contenu de cette campagne, l'aurait fait. Mais force est de constater que le candidat choisi s'oppose à ces efforts, se contentant d'un rassemblement autour de lui, avec l'objectif de capitaliser au seul profit de ses candidats, et à nos dépens, aux législatives.

Être de façon audible dans la bataille pour une candidature commune à l'élection présidentielle est un atout indispensable pour les législatives.

Fraternellement,

Nicolas Marchand, 5 avril 2017"

VOIR LE SONDAGE IFOP en cliquant ici

http://pierreassante.fr/dossier/IFOP_78_sur_cent_favorables_au_rassemblement.pdf

 

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 12:09

La lettre d’Economie et Politique et la revue ECO&PO de Janvier-Février 2017

LIRE LA LETTRE et la REVUE  ici

http://v9g5.r.ah.d.sendibm4.com/5v2pnxb3h6vf.html

 

Sommaire d’Economie et Politique Janvier-Février 2017

Cliquer sur les titres d’articles pour les ouvrir :

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6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 05:47

TRACES TRANSMISSION, poèmeS.

 

Pas de défense de Lyssenko mais intuition à partir de ce dogmatisme parce qu’issu du marxisme sur le TRAVAIL et l’activité formatrice de pensée CONCEPTS génétiques marxisme Lyssenko dogmatique et mécanique EPIGÉNÉTIQUE trace transmission mémoire de l’activité du travail du vécu et transmission par l’épigénétique et la trace globale de la NATURE dans le temps et l’espace, l’espace temps le mouvement intuition religieuse juste et non scientifique création de DIEU par l’homme domination POUVOIR ABSTRAIT loin du groupe au-dessus coupure existence de la matière indépendamment de la CONSCIENCE de l’EXISTANT par l’entité pensante Joseph Dietzgen intuition des traces de la PENSEE comme MATIERE des liens interactions dans la matière liens non tangibles mais matériels accessibles tangiblement par l’hypothèse  puis la science et l’expérience et la technique critique injuste de Lénine à Joseph Dietzgen difficulté de VOCABULAIRE philosophique fabriqué par l’idéalisme et difficilement transposable en matérialisme DIALECTIQUE ensemble de la matière ses liens interactivité et interdépendance au-delà des distanceS et du temps mais pas totale ni rigide sinon pas de mouvement univers LIMITÉ de Bergson erreur-horreur génome matière FINE du génome = épigénétique et matière fine en général OUI mais TOUT se perd et rien ne vous touche ni mes paroles ni mes mains et vous passez votre CHEMIN sans savoir ce que dit ma bouche ce POEME pas celui d’Aragon qui se suffit à lui-même mais celui-ci vaut mieux qu’un long essai je vous laisse développer VOUS-MÊME soi-même

 

*************

Allez, on y va :

 

L’épigénétique nous apprend que l’activité au quotidien laisse des traces dans la constitution du vivant de l’individu transmissibles générationnellement.

Lyssenko, appliquant de façon dogmatique et mécanique le concept marxiste du rôle du travail sur la formation de l’être humain, son corps et son mouvement et son intelligence qui en dépend et en fait partie l’affirmait en l’opposant à la découverte du génome et le niant.

Etait-ce de l’intuition ou un simple décalque du concept appliqué à l’interrogation que posait la découverte du génome qu’il niait autoritairement car elle n’entrait pas dans son schéma, comme l’Eglise avait nié la révolution copernicienne qui n’entrait pas dans son schéma.

En tout cas l’affaire montre une avancée dans la connaissance de l’humain, de l’animal, de la pensée, l’apport contradictoire de la dialectique matérialiste, son usage dogmatique ou circonspect en tant qu’outil de la pensée et non recettes ou formules mathématiques, chimiques et physiques, sans lien avec la complexité, le mouvement et l'aléatoire, et ses effets divers selon le cas, les cas.

 

Allez, on s’arrête là…….

 

Pierrot, 06/04/17

 

P.S. Ce que vous voyez là est un Homo sapiens neanderthalensis dont vous pouvez éventuellement porter jusqu'à 6% du génome, nous dit Svante Pääbo.

 

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 07:26

Publié une première fois sur ce blog le 03/04/2017

Combler l’attente

 

Combler l’attente est un mouvement.

Ce mouvement est permanent, ses effets provisoires et infinis, autant que puisse être infinie une espèce pensante, sous sa forme propre et développée sans cesse.

Effets provisoires et infinis parce que ce mouvement est celui de la fusion entre soi et le monde qui permet la satisfaction d’un besoin, du besoin élémentaire au besoin sublimé et aux besoins complexes, en systèmes.

 

La difficulté de perpétuation de ce mouvement peut venir de soi face à soi-même ou de soi face à une société devenue dans l’incapacité de le permettre.

L’essoufflement de ce mouvement est-il le signe pour la personne et-ou pour la société de lente et progressive perte d’instinct de survie, en effet réciproque ?

Ou bien sommes-nous, comme dans les temps anciens de l’humanité consacrée à la poursuite de la satisfaction des besoins élémentaires par le travail, et sa création culturelle correspondante adossée à l’activité nourricière de cueillette et de chasse, agricole et industrieuse, manuelle-intellectuelle, encore aujourd’hui, comme le Phœnix qui chaque soir meurt et chaque matin voit sa renaissance ?

Le Phœnix renouvelé, dans une qualité nouvelle d’être.

 

Est-ce la chasse et les causes matérielles qui y ont conduit, qui ont modifié les conditions culturelles de l’activité coopérative au profit relatif mais handicapant de la part de violence nécessaire à la survie ? Est-ce sur ce substrat que c’est construite l’accumulation privée plutôt que l’accumulation collective ? L’accumulation collective pouvait-elle susciter la même inventivité d’acquisition de ressources nouvelles, les techniques et la culture particulière et globale d’une société locale et mondiale.

Hypothèses gratuites ou nécessaires pour la suite des événements humains en santé ?

 

La fusion-satisfaction de l’individu avec le monde n’est possible que s’il y a séparation, en effets réciproques de participation de l’individu à l’espèce et d’alimentation nourricière-culturelle de la société pour l’individu de l’espèce pensante. Il n'y a pas de développement de l'individu dans l'espèce sans cette double condition contradictoire et fertile : fusion et séparation.

Résoudre en santé la faim dans le monde, la faim objective, condition pour résoudre les faims culturelles, ne peut être comblé que par un progrès de la conscience qui permet en action réciproque, les choix et les outils de cet objectif commun.

La conscience de soi au sens strict, s’appuyant sur le savoir au sens large contribue à ces choix et outils.

 

Comment faire en sorte que l'inventivité et la créativité humaines passent des mains de la poignée d'hommes qui possèdent le pouvoir du capital sur l'humanité, aux mains des peuples, des personnes qui les constituent dans leur ensemble ?

Il n'y a pas de production sans son organisation, ni de société sans réglementation. Mais les contraintes naturelles et sociales ne sont librement consenties que sur la base de l'égalité et du partage.

Le capital monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, sa financiarisation généralisée, forme finale à son paroxysme de la société marchande, dans son incapacité à l'égalité et au partage, son type d'économie est en dernière instance la cause de la crise de la production réglée par l'échange Argent-Marchandise-Argent plus et son accumulation privée, et la cause profonde de la crise des activités humaines, de civilisation.

 

Pierrot, lundi 3 avril 2017.

 

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 22:40

Publié une première fois sur ce blog le 2 avril 2017

Complexification simplificatrice

 

La croissance est constituée par une création-accumulation d’éléments mais aussi par une réorganisation permanente, en continuité et en sauts de ces éléments.

L’introduction d’éléments nouveaux dans l’entité en croissance entraine sans cesse cette ré-organisation.

Il s’agit de réorganisations sectorielles à l’interieur de l’ensemble et de réorganisation globale de l’entité.

Ce mouvement est permanent, mais connaît des ralentissements apparents pour un observateur potentiel et réels où l’accumulation quantitative prend une proportion relativement plus grande par rapport à la transformation qualitative, et des accélérations apparentes et réelles lorsque cette accumulation quantitative impose une réorganisation qualitative globale et qu’elle y réussit.

 

L’accumulation d’éléments entraine une complexification permanente des éléments de l’entité et une complexification globale de l’entité. Cette complexification elle aussi est quantitative et le phénomène d’accumulation de complexité entraine des transformations qualitatives partielles et globales de la complexité, et une réorganisation partielle et globale de la complexité.

 

On peut comparer cette transformation qualitative à une condensation des éléments et du mouvement des rapports entre eux à une « condensation » de groupes d’éléments et une « condensation » des groupes d’éléments globalisée. Cette condensation « réduit le volume » de l’entité tout en augmentant sa puissance.

Ainsi cette « réduction de volume » est une augmentation de la croissance de l’entité et de sa présence et son influence sur l’ensemble des entités constituant la nature.

 

Ce qui est le mieux connu en tant que capacité de croissance est celle du cerveau, de sa croissance de l’enfant à l’adulte et de la croissance de son accumulation d’éléments d’organisation de la pensée, de regroupement d’éléments de la pensée, quantitativement et qualitativement, mouvement qui peut se poursuivre malgré le vieillissement et ce que le vieillissement détruit d’éléments et à l’intérieur d’éléments « plus globaux » et de la globalité. La métaphore de la croissance du cerveau peut être « calquée » sur celle de l’humanité en tant qu’espèce et en tant que conscience individuelle et collective.

 

La métaphore peut-elle aller jusqu’à la croissance en volume physique du cerveau de l’enfant à la croissance du cerveau de l’enfant et de l‘adulte en non plus seulement en volume mais en contenu ? Je crois que lui, mais cela ne suffit pas à décrire ni la croissance, ni la complexification, ni la « croissance-condensation-puissance » dont il est question ci-dessus.

 

Le schéma bien implanté dans notre tête parce que vécu chaque jour dans la pratique et la pensée de la société capitaliste qui est le notre est celui d’une croissance quantitative à perte de vue limitée seulement par des frontières physiques, tangibles propres au capital.

Le schéma est juste et faux.

Juste pour une part, celle des limites physiques du naturelles et du moment, individuelles et sociales en unité.

Faux d’autre part parce qu’il fixe ces limites du moment comme une situation éternelle et non dans le mouvement de la société et de la nature et dans ce cadre il n’admet qu’un type de développement, celui d’une croissance mécanique et quantitative du capital, de ses techniques, de son organisation de l’échange Argent-Marchandise-Argent plus, A-M-A’, et de son accumulation sensée résoudre les besoins humains possibles.

Ainsi l’idéologie du capital réduit l’horizon des besoins humains en fonction de ses propres besoins, en ignorant la transformation qualitative de la croissance qui est contenue dans le développement du capitalisme lui-même et dont le capitalisme fixe physiquement, idéologiquement et psychologiquement les limites dans son champ propre.

 

La guérison de la société malade de l’accumulation-suraccumulation-dévalorisation du capital et sa transformation en santé ne peut être automatique, pas plus que tout autre phénomène dans le processus historique. Les micros transformations aléatoires induisent des résultantes dont les possibilités sont infinies. C’est de la connaissance des causalités et de leurs effets présents que la conscience humaine peut tirer des interventions nécessaires et possibles pour un développement en sante de l’entité humaine. C’est le rôle de l’interprète conscient du processus inconscient qu’est un parti de transformation sociale en santé.

Ce qui veut dire qu’en aucun cas son rôle peut être l’arrêt de la croissance, mais sa transformation qualitative, la condensation des ses éléments, ses groupes d éléments, leur organisation, leurs mouvement, sa complexification-condensation, ses effets en santé ou pas sur la nature.

 

Le réseau mondial, le « big-data », mal nommé, est un exemple de croissance et de condensation qui « réduit le volume » de l’entité tout en augmentant sa puissance. Mais pour qu’il augmente sa puissance en santé il doit aussi se réorganiser globalement en fonction des besoins individuels et globaux de production « matérielle et morale » nécessaire à la vie et à la croissance qualitative de la vie humaine. Cette réorbanisation c’est celle du mode de production et d’échange, le dépassement de l’accumulation capitaliste et la mise en commun des efforts humains. Réorganisation non mythique et non mystique du « grand soir », mais de la micro activité humaine dans la macro activité humaine, de sa cohérence à partir de la personne jusqu’à la cohérence relative globale, ses maladies et ses guérisons, ses marges nécessaires, son infinie diversité, mouvement, transformation sur lesquelles la conscience peut agir en connaissance d’une anankè dont l’humain peut reculer les limites et l’horizon, technique, culturel, naturel.

 

Tout cela s’appelle les rapports sociaux en mouvement, en transformation quantitative et qualitative, qui sont l’essence de l’homme en tant qu’espèce pensante.

 

L’humanité en l’état actuel compose une vision de la réalité à partir d’observations partielles de cette réalité et de son mouvement. C’est comme si elle voyait chaque "morceau" de réalité à travers un tube qui n’en découpe qu’un tout petit cercle. Et la contradiction entre la vision naturelle et celle de l’idéologie du capital et de sa façon de saisir la réalité fait que c’est comme à travers un tube à chaque œil, les deux pointés vers deux points différents, qui nous font voir une réalité disjointe, divergente, sans la conscience de cette divergence et de l’effet de cette inconscience sur la conscience, en effet miroir.

Il s’agit de faire converger les deux tubes vers un même point puis balayer d’une façon convergente, cohérente, coordonnée, la réalité pour procéder à une croissance qualitative de la vision.

 

Le hasard a donné à quelques privilégiés du savoir et des conditions sociaux du savoir dans le mouvement de la connaissance cette capacité relative de convergence de la vision. La Renaissance du XVème siècle a été un moment d’accélération des convergences.

Nous entons peut-être dans une nouvelle période de convergence, ouverte par un usage en santé élargi à toute la société, de la nouvelle révolution scientifique et technique du XXIème siècle

 

Pierrot, 2 avril 2017

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 10:43

Le texte ci-dessous en italique, extrait du livre, a été écrit en 1982 (Revu en 1984 pour la 2ème édition) après l’élection de Mitterrand et l’accession au pouvoir d’un  gouvernement socialiste à participation communiste en 1981.

 

La question était de mettre en pratique une autre façon de produire répondant aux besoins humains. «Que, quoi, comment produire » disait Berlinguer. « La gauche devra opter pour des mesures de guerre économique » dit aujourd'hui Denis Durand. 

 

Le problème reste entier aujourd’hui, en France, en Europe et le Monde du Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé (CMMNI), sa financiarisation généralisée.

 

La bataille des présidentielles, des législatives, et le débat qu'elle contient pour donner un contenu transformateur aux luttes politiques, syndicales, sociales en général, est nécessaire pour changer en santé la société malade d'un système de production et d'échange à sa fin et à son paroxysme. P.A. 3.4.17

 

"….Le « préalable » du changement de pouvoir politique étant dépassé  depuis 1981 (1), nous en sommes à l’épreuve pratique. A la Libération Maurice Thorez lançait la bataille de la production : « Retroussons nos manches ! ». Aujourd’hui nous demandons beaucoup plus : « Faites-vous citoyens au travail, prenez l’initiative de la gestion ! ».

L’expérience depuis que la gauche est au pouvoir confirme totalement la valeur des initiatives politiques que nous avons prises et des travaux théoriques qui les sous-tendent [Note du blogueur : voir les travaux anciens et actuels de Paul BOCCARA, sur le site de la Revue "Economie et Politique", et présentations sur ce blog].

Les difficultés pour susciter le développement des initiatives dans la gestion restent énormes. Il s’agit d’une véritable révolution des mentalités. Le patronat ne tolère aucun partage de ses pouvoirs de gestion. Il se décrète seul compétent en la matière.

Selon l’adage d’Yvon Gattaz (2), le fraiseur n’a qu’à fraiser, c’est au patron de gérer. Le patronat s’est opposé tant qu’il a pu à l’extension des droits des travailleurs, puis s’est efforcé d’en maîtriser l’application, soit en l’évitant, soit en cherchant un consensus sur sa gestion (3). Mais il faut tenir compte des traditions du côté des travailleurs.

Le refus justifié de la collaboration de classe, mais aussi la tendance à renvoyer la solution des grands problèmes au sommet et le fait de rester dans l’attente d’une transformation complète de la société, ont dans le passé conduit le mouvement ouvrier à manquer d’intérêt pour la gestion. C’est ainsi que certains droits acquis des Comités d’Entreprise en matière économique et financière ont été inutilisé et sont restés méconnus des travailleurs. 

Il est vrai que dans de nombreuses entreprises…avant les succès des grandes grèves de 1982, l’atteinte aux libertés élémentaires et à la dignité des travailleurs constituaient la trame quotidienne du travail (4). Loin d’être de la collaboration de classes, quoi de plus révolutionnaire que de revendiquer une part d’exercice du pouvoir de gestion pour faire passer dans la pratiques ces critères nouveaux [l'exposé de ces critères sont énoncés dans le livre et les travaux de Paul Boccara] ? . La France n’est pas un pays sous-développé à industrialiser et alphabétiser (5). Une croissance différente, centrée sur un développement des hommes, ne peut être gérée sans les intéressés eux-mêmes… (6)"

Philippe Herzog, « L’Economie nouvelle à bras le corps, économiser le capital pour libérer les hommes », 2ème édition, 1984.

 

Notes du Blogueur (NDLR) :

(1) Ceci a été écrit en 1982.

(2) Dirigeant du CNPF, ex MEDEF, représentant du grand patronat monopoliste d’alors.

(3) Consensus que symbolise, aujourd’hui, en avril 2017, le candidat Macron et son programme. 

(4) Et en 2017 cela s’est aggravé !

(5) Mais en 2017, la pauvreté matérielle -et morale- s’est aggravée, d'une façon relative par rapport au PIB et pour certains de façon absolue, dans la population.

(6) Sans partager tout le parcours de Philippe Herzog, on peut apprécier ce point de vue on ne peut plus pertinent (c'est en tout cas à méditer), et son travail d’avancée d'alors, avec l’ensemble de la ComEco (Commission économique du PCF) qui continue un travail essentiel aujourd’hui. La question de l'intérêt à la gestion ne naît pas de rien, il se crée dans l'existant du moment.

 

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 09:15

L’UE peut-elle sortir de l’autoritarisme techno-libéral? Table ronde (1)

 

La défiance à l’égard du projet européen est-elle conjoncturelle ou est-elle l’indice d’une crise durable?

Anne Sabourin :

De toute évidence, il s’agit d’une crise de légitimité profonde, qui dure depuis des années, au moins depuis le passage en force du traité de Lisbonne après que plusieurs peuples ont voté contre le traité constitutionnel européen. Mais rappelons que le traité de Maastricht a été adopté en France avec une très courte majorité dès 1992. La « nouveauté », c’est que, avec le krach financier de 2008, sa gestion par l’austérité, le chantage à la dette et le harcèlement permanent vis-à-vis de la Grèce, l’insupportable a été atteint. Les tenants des traités se font sanctionner les uns après les autres aux élections. Regardez le sort réservé à Sarkozy, Hollande et Valls à la primaire ! La social-démocratie s’effondre et les extrêmes droites ont désormais atteint un niveau critique. Le Brexit est le premier signe d’éclatement de l’Union européenne (UE). La colère des peuples ne doit pas être étouffée ou nous irons vers de sombres années. Nous sommes dans un moment d’accélération de la crise, de grande polarisation des débats, de recompositions politiques….

.....La démocratisation des institutions est un objectif prioritaire pour une refondation de l’Union européenne. Nous voulons une «Union de peuples et de nations libres, souverains et associés». Ce projet implique une mise en cause des pouvoirs colossaux cédés aux institutions financières (2). Cela pourrait commencer très concrètement avec un Fonds de développement social et environnemental et cela doit, in fine, aboutir à une révision des statuts et des missions de la Banque centrale européenne.

Deuxième idée: le respect des souverainetés populaires et l’égalité des pays. Comment est-il possible que l’on refuse encore à la Grèce le ­rétablissement des conventions collectives? Comment est-il possible que les ministres de la France se rendent sans mandat du Parlement à l’Eurogroupe ou au Conseil européen? Troisième principe: la primauté des instances élues dans l’initiative et la prise de décision. Les parlements nationaux et le Parlement européen doivent avoir le dernier mot et tout projet majeur doit être soumis par référendum aux citoyens. Les nombreuses transformations nécessaires de l’UE doivent faire l’objet d’un grand débat national. Lorsqu’on veut plus de démocratie, il faut proposer une démarche démocratique.......

…SUITE ici

http://www.humanite.fr/lue-peut-elle-sortir-de-lautoritarisme-techno-liberal-634130

 

(1) Table ronde avec Anne Sabourin, responsable du PCF aux questions européennes, Marc Joly, sociologue, chercheur au CNRS, auteur de l’Europe de Jean Monnet. Éléments pour une sociologie historique de la construction européenne (CNRS éditions) et Michel Aglietta, professeur émérite à l’université Paris-Ouest et conseiller au CEPII et à France Stratégie, coauteur de la Double Démocratie (Seuil).

 

(2)  Note ajoutée par le blogueur : « …Une renégociation des traités n’a aucune chance d’aboutir à l’horizon d’une législature. Nous proposons une autre méthode : obtenir dès aujourd’hui, dans le cadre juridique et technique existant, que l’argent de la BCE serve à des projets précis d’investissements favorables à l’emploi, à la création de valeur ajoutée dans les territoires, à la transition écologique. Cette proposition peut nourrir des objectifs de lutte décentralisées et convergentes. C’est le meilleur moyen de construire une majorité pour une refondation de l’UE avec d’autres traités… » Denis Durand, Février 2017.

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 16:00

Plus que le contenu idéologique de son temps, ce texte donne une idée du degré de corruption et d’incohérence atteints par les représentants de la classe dominant politiquement et moralement, en son éloignement physique et mental des besoins humains.

 

« …L’Eglise chrétienne ayant été fondée par le sang, accrue par le sang, ils continuent à en verser, comme si le Christ de saurait pas défendre les siens à sa manière. La guerre est une chose si féroce qu’elle est faite pour les bêtes et non pour les hommes ; c’est une démence envoyée par les Furies, selon la fiction de poètes, une peste qui détruit les mœurs partout où elle passe, une injustice, puisque les pires bandits sont d’habitude les meilleurs guerriers, une impiété qui n’a rien en commun avec le Christ. Les Papes cependant, négligent tout, pour en faire leur occupation principale. On voit parmi eux des vieillards décrépits y porter l’ardeur de la jeunesse, jeter l’argent, braver la fatigue, ne reculer devant rien pour mettre sans dessus dessous les lois, la religion, la paix, l’humanité tout entière. Ils trouveront ensuite mainct docte adulateur pour décorer cette évidente aberration du nom de zèle, de piété, de courage, pour démontrer par raisonnement comment on peut dégainer un fer meurtrier et le plonger dans les entrailles de son frère, sans manquer le moins du monde à cette charité parfaite que le Christ exige du chrétien envers son prochain… »

Erasme, « L’Eloge de la folie », écrite en 1508, publiée en 1509. Editée avec 23 dessins à la plume d’Holbein en 1514. Mise à l’index en 1557.

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