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5 février 2017 7 05 /02 /février /2017 07:00

Feuilletez le dernier numéro d'Economie et Politique. Programmes présidentiels : quelles cohérences ?

sur ce lien :

http://www.economie-politique.org/95765

Une intervention dans la section pcf marseille 8° en cliquant  ici

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3 février 2017 5 03 /02 /février /2017 13:23

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RASSEMBLEMENT A GAUCHE :

 

ASSEZ DE PAROLES,

 

DES ACTES

 

 

Deux événements politiques considérables, le naufrage possible de la candidature Fillon et surtout, le résultat de la primaire socialiste avec la défaite de Valls, créent une situation tout à fait nouvelle.  Cela relance le défi et la possibilité d’un rassemblement de la gauche pour battre la droite et l’extrême-droite, rompre avec le social-libéralisme et sortir de l’austérité avec une candidature commune à la présidentielle, un contrat majoritaire pour les législatives et une dynamique de luttes populaires.

 

Dans ces circonstances, la responsabilité du PCF est immense. Son apport est indispensable

► pour faire face aux assauts idéologiques de la droite, du social-libéralisme et du MEDEF,

► pour démasquer l'imposture du FN

► pour combattre vraiment la finance, et relever les défis de la révolution numérique et de la révolution écologique,

► pour dépasser par le haut les oppositions qui entretiennent la division dans les rangs de la gauche anti-austérité.

 

En effet, le PCF est porteur d’une exigence de cohérence qui associe l’énoncé d’objectifs sociaux audacieux à la conquête de pouvoirs par les salariés et les citoyens sur l’utilisation de l’argent des entreprises, des banques, de l’État et même de l’Union européenne. C’est seulement ainsi, à l’appui des luttes, qu'on arrivera à conjuguer, au lieu de les opposer, réalisme, efficacité et radicalité.

 

Jean-Luc Mélenchon somme Benoît Hamon de se rallier à son camp tandis que ce dernier laisse s’accréditer l’idée que son objectif serait de «   siphonner   » l’électorat du leader de la «   France insoumise   ». Continuer ainsi, c’est courir à la catastrophe d’un deuxième tour entre la droite et l’extrême-droite, alors que des éléments nouveaux permettraient de la conjurer. Qui est prêt à en porter la responsabilité   ? Pas le PCF qui en décidant de soutenir Jean-Luc Mélenchon, s'est déclaré aussi vouloir demeurer très attentif aux évolutions de la situation à gauche pour pouvoir saisir jusqu'au bout la possibilité d'un rassemblement. Celle-ci émerge aujourd'hui. Il ne s'agit donc pas pour les communistes de renier leur choix mais au contraire de l'accomplir jusqu'au bout. Il est urgent que le Conseil national du PCF, organisme dirigeant, se réunisse et prenne des initiatives pour que la gauche sorte de cette double impasse, et pour amener ses candidats à s'inscrire dans un rassemblement anti-austérité.

 

Nous avons la conviction qu'il est possible de converger.

 

Sur quels grands axes   ?

 

1. Emploi, travail, salaires   : face aux défis de la révolution informationnelle, conquérir des moyens financiers  (crédit, fiscalité) et des pouvoirs pour sécuriser l’emploi et la formation avec le revenu, en créant les conditions d'une véritable égalité femmes-hommes. Ce n’est plus le marché ni le patronat qui doivent décider des trajectoires professionnelles de chacune et de chacun, de nos vies.

 

2. Protection sociale   : son avenir exige un nouveau financement assis sur la masse salariale, donc sur le volume et la qualité de l’emploi. Ce n’est pas le «   coût du travail   » qu’il faut baisser, c’est le «   coût du capital   » (intérêts, dividendes, etc.), pour consacrer beaucoup plus de moyens au développement de toutes les capacités humaines.

 

3. Services publics   : leur relance permettrait de répondre aux besoins populaires. Elle soutiendrait la demande aujourd’hui si insuffisante tout en développant l’efficacité de la production nationale (l’offre). Il faut rompre avec l’austérité budgétaire. Le Pacte de stabilité est une stupidité. Les centaines de milliards d’euros créés par la BCE doivent servir à une expansion nouvelle de tous les services publics.

 

4. Europe   : notre rassemblement sur de tels objectifs peut permettre d’aborder tout autrement les enjeux européens, y compris avec les autres peuples, pour construire les rapports de force qui permettront des mesures immédiates de progrès et le lancement d'une refondation de l’Union européenne, si nécessaire pour pouvoir transformer le monde.

 

5. Démocratie   : une 6eme République est nécessaire, rompant avec le présidentialisme et ressourçant la démocratie représentative aux interventions, avec des pouvoirs décisionnels nouveaux, des salariés dans les entreprises et des citoyens sur le territoire.

 

Rien n’est joué. Assez de proclamations d’intentions, passons à l'acte pour construire des bases solides au rassemblement nécessaire pour battre la droite et l’extrême-droite   !

 

Frédéric BOCCARA, Paul BOCCARA, Gisèle CAILLOUX, Yves DIMICOLI, Denis DURAND, Jean-Marc DURAND, Nicolas MARCHAND, Catherine MILLS

 

contact   : gcailloux@pcf.fr

 

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2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 07:25

D’ICI AVRIL-MAI 2017 ET AU-DELA

La question de la crise et des programmes politiques des candidats présidentiels.

La sécurité d’emploi et de formation.

Baisse ou hausse du coût du travail et du coût du capital

 

On se voit quelquefois contraint d’user de vocabulaires qui sont des repères entre ceux qui y mettent un sens commun, sans exclure personne évidemment. 

Il s’agit par exemple de la " suraccumulation du capital ", le mot mais aussi la chose que le mot exprime, ou de la crise du "CMMNI" (Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé). La crise sociale et les événements de cette crise permettent de comprendre de mieux en mieux le sens de ces termes et de leur emploi.

 

A la maladie de suraccumulation du capital, devenue maladie chronique mortelle dans le développement actuel du capitalisme, c'est-à-dire de l’échange Argent Marchandise-Plus d’Argent (A-M-A’), aucun programme d’aucun candidat aux présidentielles de Mai 2017 ne répond, du moins jusqu’à présent.

 

Ainsi, jusqu’à présent, rien n’existe de construit d’une façon pertinente au niveau de ces programmes pour sortir de l’aggravation de la crise et de ses conséquences.

Tous les programmes actuels de tous les candidats s’en tiennent volontairement ou pas à favoriser la baisse du coût du travail, d’une façon ou d’une autre, que ce soit par la « générosité » du revenu universel, comme par une politique avouée d’austérité salariale et budgétaire sur les moyens de vivre, les services publics entre autre.

 

En fait, les deux démarches se rejoignent : la redistribution de revenu aux sans travail ou en supplément de revenu ne peut remplacer un travail producteur libéré progressivement des contraintes de classe, enrichissant matériellement et moralement, en bien « matériels », en savoirs, en savoir-faire et en conscience, la personne et la société.

 

Abaisser le coût du travail ici, c’est l’abaisser partout en contrecoup et par effet d’interaction dans l’échange mondial entre les humains, c'est abaisser les moyens de vivre.

 

Relever le coût du travail c’est le relever partout et c’est abaisser en même temps le coût du capital et son contenu stérilisant dans le processus producteur. C’est dans la baisse du coût du capital que réside l’augmentation des moyens susceptibles de faire progresser la société humaine, l’utilisation « à moindre frais » et en levier de l’accumulation des résultats du travail humain.

 

Et c'est dans la baisse du coût du capital qu'existe l'issue initiale à la crise de suraccumulation du capital, la fameuse maladie en question qu'ignorent les "candidats présidentiels".

 

Certes, l’ajustement local et mondial du coût du travail et du coût du capital demande des capacités de gestion généralisées, globalisées. Qui les a ? En tout cas pas les programmes actuels de candidats actuels au moment où ceci est écrit. Mais nombre de cadres d'industrie et de gestion dans leur exercice quotidien comme d’ouvriers, de salariés et la population en général peuvent acquérir ces capacités à partir du moment où serait enclenché politiquement un processus de transformation radicale du système d’échange actuel et des institutions financières et bancaires qui les gèrent.

 

Le revenu universel est une formule creuse, un palliatif sans avenir dans la crise actuelle face à la réalité de ses effets possibles sur la suraccumulation du capital, sur le coût du travail et du capital. Un bataille populaire sur la sécurité de l’emploi et de la formation assurant une saine continuité à la production, ses besoins de complexification en quantité et en qualité, et par là aux besoins de la personne humaine dans sa diversité, cela est un remède bien plus efficace, oui !

 

Certes, le « débat » sur les fortunes, sur les inégalités tel quel à ce jour, et son instrumentalisation perverse n’aide pas à s’orienter vers les remèdes d’issue à la crise. Mais je crois que malgré la confusion, de petites lumières s’éclairent qui pourraient bientôt illuminer l’obscurité dans laquelle nous sommes plongés.

 

Au sujet de fortunes, qu'en est-il de celles des individus liés aux groupes monopolistes mondiaux ? Question « morale » ou question concrète ? Les deux !

 

Combien d'évènements instrumentalisés ici et dans le monde d’ici le mois de mai prochain des élections présidentielles, et de boucs émissaires « bien trouvés » ou pas, ayant prêté le flanc, malencontreusement pour les plans orthodoxes élaborés, nécessitant pour les possédants de « changer le fusil d'épaule » ou pas, avantageusement pour eux et pour le maintien des inégalités flagrantes, utilisés de toute façon dans la campagne par et pour le pouvoir du capital sur le travail ?

 

Débat sur les inégalités et ses remèdes ou ..... tout changer pour que….. rien ne change.

 

Vrai changement ou « mani pulite » (Opération « mains propres » en Italie) qui ont donné le pouvoir à Berlusconi et son alliance (droite-gauche) il fut un temps….et qui se poursuit, inversée dans les alliances hyperlibérales "gauche-droite".

 

Jusqu'à quand cette "technique politique" fera effet sur l’opinion populaire ?

 

L'accélération vers une "grande coalition" à l'allemande avance-t-elle en France, malgré les résistances des caciques conservateurs de la droite et du social libéralisme, s’accrochant à leurs traditions politiques passées.... ?

 

Mais il y a riposte possible et même en cours, tant d’article de ce blog en témoignent. Un dernier témoignage : lire la lettre du RAPSE N° 136 sur la présentation de la loi SEF (Sécurité Emploi Formation) sur ce blog.

 

« DO UT DES », je donne pour que tu donnes disaient les latins pour décrire le type d’échange dominant, déjà. JE DONNE POUR QUE TU RECOIVES est la condition d’un développement humain mutuel continu, d’une transformation des conditions matérielles de vie et par conséquent morales que peut induire le dépassement de l’échange A-M-A’ et  type d’organisation sociale actuelle, déjà et voie de transformation intérieure, malgré les apparences. L’ancien contient le nouveau, en embryon et en gésine.

 

Pierrot, 2 février 2017.

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 20:46

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André CHASSAIGNE,

Pierre LAURENT,

Frédéric BOCCARA,

Pour en finir avec le chômage et l'insécurité sociale : une loi S.E.F. et une bataille populaire et des salariés pour son application !

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CLIQUER ici

 

http://pierreassante.fr/dossier/Rapse_136.pdf

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1 février 2017 3 01 /02 /février /2017 06:06

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COÛT DU TRAVAIL. EUROPE. COOPERATION.

 

 

Si l'on tente de classer par "ordre d'urgences" les "tâches du présent", j'en vois 3.

 

1) Résister à la tendance à la baisse du coût du travail et l'inverser.

 

2) Relancer la construction d'une européenne confédérale (et non fédérale et autoritaire) intégrant le 1), car l'Europe, zone pertinente dans la constitution des grandes zones de développement du monde, subira, sinon, comparativement entre cette période et la notre, le sort en pire des principautés et républiques italiennes après la Renaissance, c'est à dire le déclin et le paroxysme des dominations actuelles

 

3) la coopération par l’échange de la production et l’échange culturel qui suit, sachant qu’aucune velléité de domination par la guerre économique et-ou militaire n’est possible sinon destruction, c'est-à-dire recul. Le travail et l’échange est la base de tout progrès humain et de tout progrès de la conscience qu’il contient.  Certes il ne s’agit pas de faire de l’angélisme sur les rapports de force, mais acter activement que le monde a des besoins impérieux, contre les impérialismes, de conférences internationales et de conférences de zones de développement.

 

Evidemment, classer par ordre d’urgence c’est prendre le risque de mettre sous le boisseau des activités « secondaires » qui n’existent pas, toutes les activités humaines étant importantes, partant de la personne humaine et comportant des positivités et des négativités.

 

En ce sens l’idée confédérale et la chose confédérale,  qui tendent à respecter les différences en mouvement sont essentielles par rapport à la fédérale qui les nie, les chosifie, les détruit  et détruit donc le mouvement de progrès, sont éminemment préférables et indispensables pour que les activités humaines ne passent pas par le tamis réducteur, celui des populismes fascisants entre autres.

 

Pierrot, mercredi 1er février 2017

 

LA PENSEE MARX :

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/01/http/pierreassante.fr/dossier/la_pensee_marx_ii_-_transformation_du_travail.pdf.html

 

PROCESSUS DE MODIALISATION :

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/01/reprise-du-25/1/17.le-long-processus-de-mondialisation-du-debut-du-capitalisme-au-xxieme-siecle.et-reponses-aux-themes-actuellement

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L'illustration est la couverture de "Europe, état d'urgence. La régression nationaliste, consécration de l'ordo-libéralisme". Bruno Odent, Le Temps des Cerises.

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 23:37

Activité et personnalité

par Yves Schwartz Professeur émérite de philosophie

 

Le grand ouvrage de Lucien Sève, Marxisme et théorie de la personnalité, paru en 1969, pour tous ceux qui gravitaient autour de Louis Althusser, était un « non-livre ». Encore ulcéré de ce sectarisme, je mesure quelle grandeur d’âme il a fallu à Lucien pour supporter cette stratégie d’« inexistence ». Comment donc s’est opérée ma rencontre avec lui ? De mes années de formation, j’avais éprouvé un profond malaise face à ce que je ressentais comme une distance entre les lieux de l’usinage intellectuel et le quotidien des activités industrieuses. J’ai eu la chance, à la fin des années 1970, de pouvoir « soigner » ce malaise et mieux apprécier ces ressources invisibilisées du monde du travail par une expérience de « visiteur du travail », via des activités professionnelles et surtout militantes. Et j’ai souhaité lire cet ouvrage.

 

Pour un néophyte « visiteur du travail », en recherche d’une théorie du sujet aux prises avec un drame dans le travail salarié, il apparaissait comme un « gouffre de vérité ». Il était enfin légitimé de s’interroger sur l’activité de travail comme lieu où les dimensions globales du monde social s’invitent dans l’agir productif quotidien. Et, de là, j’ai commencé à prendre connaissance de cette œuvre considérable.

 

Il y eut trois moments décisifs dans notre rencontre. Directeur des Éditions sociales, il a favorisé la publication de l’Homme producteur (1985), où avec Daniel Faïta nous tentions d’évoquer notre première expérience universitaire de travail sur le travail avec les travailleurs. Il a accepté et encouragé la transformation de ce projet en une thèse d’État, Expérience et Connaissance du travail, de 1986, qui heureusement devait revenir aux Éditions sociales pour publication en 1988. Enfin, en cette période si féconde, s’est tenu à l’Institut de recherche marxiste (IRM), sous son autorité, ce séminaire sur le statut de l’individualité dans le marxisme, dont le résultat final fut Je, sur l’individualité, en 1987. On a pu mesurer chez lui, dans ce projet collectif qui a fait bouger les choses, cette si rare qualité d’écoute, y compris des critiques, sa générosité intellectuelle, couplées à d’inaltérables convictions émancipatrices.

 

J’en viens donc à notre débat autour du concept d’activité. L’activité est le « mode cardinal de l’être homme », dit Lucien Sève dans l’Homme. La Tätigkeit, activité de l’idéalisme allemand « remise sur ses pieds » par Marx et récupérée par la psychologie soviétique, est au cœur de son anthropologie. Ce concept d’activité est aussi l’épine dorsale de notre « démarche ergologique », ou « étude de l’activité ». Point de convergence majeur. Et en même temps, divergence sur l’usinage de ce concept. Comme philosophe visiteur du travail, j’ai dû proposer une anthropologie réintégrant dans l’essence humaine une énigmatique continuité avec la vie. Autre façon de le dire : il est impossible et invivable pour tout agir humain d’être pur exécutant des normes de son milieu. L’activité ainsi entendue fait histoire. C’est à ce débat polémique à revivre en permanence au présent que nous renvoie l’activité : ni savoirs, ni valeurs, ni construction de l’essence humaine ne peuvent passer au-dessus des épaules de ce faire histoire mû par les dramatiques de l’activité.

On vient de prendre quelques distances avec Lucien Sève. Pourtant, deux points nous font rejoindre ses thèses et leurs conséquences sur la militance politique. Les rapports entre l’activité et l’argent. La subversion actuelle, dit-il, est que « la fin est asservie au moyen, et donc l’humain à l’argent ». Pour moi, si toute activité est enchaînement de débats de normes, ceux-ci sont tranchés par des complexes de valeurs, de vouloir vivre en santé, dont le contenu ne peut-être – au moins exclusivement – monétaire. Au cœur de la production marchande capitaliste, une disposition non marchande résiste absolument à sa réduction financière.

À une époque où se multiplient des programmes politiques, si on se donne les moyens de donner visibilité à ces débats, des bases concrètes, crédibles, peuvent nourrir une militance multiforme : s’emparer des potentialités de l’économie sociale, des « tiers lieux », déplacer le curseur de la gouvernance des entreprises des seules oligarchies financières vers les producteurs, travailleurs, territoires, consommateurs à détacher du pur consumérisme. Redéfinir le « développement » dans les échanges internationaux et, en toutes ces circonstances, s’appuyer sur les « valeurs de bien commun », étendues à l’échelle de la planète, telles qu’elles émergent dans la pénombre de ces réserves d’alternative de l’activité.

 

MARDI, 3 JANVIER, 2017

L'HUMANITÉ

Un colloque événement

Le colloque « Philosophie, anthropologie, émancipation : autour de Lucien Sève », organisé par la Fondation Gabriel-Péri, en partenariat avec les séminaires « Marxismes au XXIe siècle », « Lectures de Marx », la Geme, les Éditions sociales, la Dispute et Espaces Marx, a rassemblé de nombreux intellectuels et militants politiques les 9 et 10 décembre dernier. Trois des intervenants ont bien voulu nous adresser un condensé de leur contribution : http://www.humanite.fr/lactualite-de-loeuvre-de-lucien-seve-pour-penser-un-monde-nouveau-629544

 

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 12:47

 

Mis en ligne sur ce blog une première fois le Mercredi 25 janvier 2017

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RESUMÉ  d’histoire qui est la nôtre.

 Le long processus de mondialisation,

Du début du capitalisme au XXIème siècle.

Et

Réponses aux thèmes actuellement débattus.

 "Société du travail" ? "Revenu universel" ? :

Le débat est faussé, figé sur image.

 

 

Le débat électoral et général sur une "société du travail", sur un "revenu universel" est très important car il aborde enfin la question du type de société dans lequel nous vivons et le type de société vers lequel nous pourrions nous diriger pour sortir de la crise et se développer sainement. Les deux propositions mises en opposition développement séparément soit la crise de suraccumulation du capital soit la dévalorisation du capital, alors que la crise est celle, conjointe, de suraccumulation-dévalorisation du capital. En fait ce débat actuel coupe le réel en tranche et l'immobilise dans une situation donnée, figée. Ne vous affolez pas devant les mots suraccumulation-dévalorisation, on va essayer de développer un tableau de la réalité qui nous a emmenés à la société d'aujourd'hui et comment en sortir "par le haut".

 

Dans le développement de la mondialisation du XVIème siècle, le commerce et la colonisation se développant, certaines nations en constitution bourgeoise ont pris de l’avance sur le monde et développé un système transformant l’argent en capital, c'est-à-dire basé sur l’échange ARGENT-MARCHANDISE-ARGENT PLUS (A-M-A’), au XXème. Cet échange dont l'analyse est développée dans "Le Capital" de Marx et ses suites, on peut en résumer les conséquences de façon simpliste comme ceci : il favorise l'accumulation du capital qui cycliquement est en excès et ne trouve plus à s'investir ce qui provoque sa dévalorisation. Ces crises cycliques conduisent à une crise systémique durable que la révolution scientifique et technique favorise, qui induisent une financiarisation parasitaire et dont il faut sortir par une transformation progressive et radicale, en santé et en développement nouveau.

 

L'historique :

 

Partout le capitalisme a eu besoin pour se développer de constituer une accumulation primitive. Il l’a toujours fait à marches forcées, c'est-à-dire en prélevant violemment sur une partie des populations « nationales » et dans le monde des richesses pour constituer cette accumulation primitive à partir de laquelle, développant les forces productives, les nations « avancées » ont constitué des situations privilégiées de domination sur le monde pour leurs classes dirigeantes et des « retombées sociales » relatives répondant aux besoins du marché local-national et aux luttes populaires locales-nationales.

 

Cette domination a permis un développement de pays dits avancés, mais a été aussi un frein au développement général de la planète.

 

Les autres pays qui ont tenté d’échapper à la domination de l’échange A-M-A’ des pays développés ont du suivre le même chemin autoritaire et développer leurs échanges intérieurs et dans le monde de la même façon et à partir de leur « retard » d’accumulation primitive.

 

L’URSS (Union Soviétique), suivant l’exemple de la Commune de Paris (Gouvernement ouvrier progressiste éphémère - du 18 mars au 28 mai 1871- à la suite de la défaite militaire contre la Prusse) en matière de visée, mais dans des circonstances différentes, dans la tourmente et des massacres de la guerre mondiale de 1914, n’a pas suivi les conseils d’une accumulation lente et progressive « de Lénine » (La NEP, Nouvelle Politique Economique - mixte) apportant à la fois un développement conjoint d’accumulation capitaliste et de transformation progressive du mode d’échange A-M-A’ améliorant progressivement la satisfaction des besoins humains. Avec la bonapartisation stalinienne du régime, elle a pris une marche forcée sacrifiant une grosse partie de la population à l’accumulation primitive, les Koulaks antirévolutionnaires entre autre.

 

Mais le frein à l’accumulation primitive des pays « en retard » et en voie de développement a été d'abord la répression pure et simple et par tous les moyens exercée sur eux par l’impérialisme, le et les capitalismes dominants.

 

La Chine (En 1949, année de sa révolution, encore un état très sous-développé économiquement) est un exemple historique pour la compréhension de la mondialisation capitaliste à partir des pays « avancés » et s’étendant à la planète. Les communistes chinois ont compris qu’ils ne pouvaient atteindre une accumulation primitive et un développement les libérant de ces dominations, qu’en favorisant l’investissement du capital étranger à partir de l'intérêt de ce dernier à augmenter son taux de plus-value et de profit par un coût du travail le plus bas possible, là ou la valeur de la force de travail était historiquement plus basse.

 

Mais ce développement au profit du capital international a créé les conditions pour constituer la Chine en puissance capable de résister relativement à la domination des impérialismes initiaux, sans cependant échapper aux dépendances créées par l’imbrication des économies et leur ordination mondialisée du XXIème siècle.

 

Trump est la réaction d’une partie du capital qui réagit à sa mise en difficulté par le développement général de la planète, développement il faut le rappeler qui ne comporte pas de garantie d’issue saine pour l’humanité et la nature qu’elle exploite, ou plutôt de la façon qu’elle l’exploite. L’impérialisme « illuminé », violent comme les autres impérialismes, n’a d’issue que dans le dépassement du capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, sa transformation progressive et radicale en un nouveau mode de production et d’échange et de coopération.

 

Dans cette mondialisation capitaliste il faut rappeler aussi que l’Allemagne et ses Konzerns (Groupes industrialo-financiers géants exportateurs allemands) ont pris le dessus avec leur zone Mark puis leur domination sur l’Euro. Cette domination n’est pas basée sur son seul développement intérieur, même si le développement intérieur peut permettre des miettes privilégiées aux populations par rapport à d’autres populations. Elle est basée comme toute domination impérialiste sur la domination en matière d'exportation, et pour cela de « qualité et de quantité » productives maintenues par cette domination.

 

Trump est aussi la réaction à cette concurrence que l’Allemagne prend dans sa domination dans l’UE (comme le Japon dans d'autres circonstances et d'autres parties du monde etc.), et l’élargissement de son marché, en particulier vers les pays de l’Est.

 

L’Allemagne a développé ces capacités exportatrices à partir des lois antisociales qui ont permis de baisser le coût du travail et a baissé en même temps, relativement, les moyens de vivre de sa population et des populations qui dépendent d’elle, la population des autres pays de l’UE et la France entre autre.

 

Le modèle allemand de compétitivité c’est la règle de l'UE, de la Commission Européenne, de son Parlement qui y est acquis et des gouvernements et parlements de l’Europe qui y sont acquis (Lois du gouvernement Schröder SPD/Verts allemand des premières années 2010-2015 - les lois Hartz I, II, III et IV 2004).

 

On ne peut à la fois développer l’ensemble de la planète et réduire ses moyens de vivre pour augmenter les profits capitalistes en même temps.

 

Les historiens du futurs expliqueront comment des mouvements populaires se sont développés pour résoudre cette contradiction et mettre les moyens d’échange et de production progressivement et radicalement au service du développement, le vrai, celui des humains et non de l’accumulation capitaliste.

 

Ils expliqueront comment, à partir de l’échec du peuple grec (ses luttes et sa longue patience dans un rapport de force défavorable) de s’affranchir de la domination du capital mondialisé et du système financier européen le représentant (Schäuble et Merkel en assurant la représentation politique avec des nuances plus ou moins humanistes, mais dans la même logique mortifère), les peuples d’Europe ont fini par constituer un mouvement commun, divers mais uni à partir duquel les mesures politiques de maîtrise de la finance se sont répandues dans le monde, favorisant l’échange coopératif généralisé.

 

Evidemment il aura fallu commencer par le problème de la dictature de la BCE, de ses techniques mortifères sur la dette, le crédit, la création monétaire ciblée pour le profit monopoliste, et commencer aussi par la bataille de la sécurisation de l’emploi et de la formation assurant une continuité du développement social et technique dans son unité avec la nature, c'est-à-dire l’humanité qui en est une part non séparée, en unité dialectique.

 

La Suraccumulation-Dévalorisation du Capital ne peut trouver remède que dans l'emploi de ce "surplus" de capital, l'emploi de valeur produite stérilisée dans et par l'échange A-M-A', c'est à dire en usant du surproduit croissant du travail à la production et aux services, aux besoins humains dans leur croissance, leur complexification et leurs transformations en qualité. En santé.

 

Parmi les millions de réflexions qui traversent  fin de la domination du CMMNI (Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé), ou plutôt les débuts d’une voie nouvelle de développement, celle-ci, sur ceblog :

 

« C'est bien au-delà du problème du PS que se posent les questions.

L'élection de TRUMP est un signe de l'écroulement de l'Empire sous les coups de boutoirs des transformations des forces productives dans un système qui ne leur convient plus. Et "nos événements" en font partie.

La question d'une nouvelle force politique ne se pose pas en terme de "nouveauté" mais en terme de contenu.

Si elle n'est pas en mesure de saisir les transformations du monde et de leur donner une réponse économique ce sera une nouveauté inutile, ou plutôt une copie de l'ancien. Ce qui ne veut pas dire que la question n'est qu'économique, évidemment.

Les communistes gardent des résidus d'un savoir qui s'appelle le marxisme et qui a permis en son temps de comprendre et d'agir sur la réalité. Le nouveau capitalisme je l'appelle CMMNI ( En voir l'explication sur le blog), et c'est à celui-là qu'il faut répondre, évidemment pas à celui du XIX° ni du XX°. Le marxisme il faut le revivifier, c'est ça la nouveauté.

Ce qui est nouveau, essentiellement dans le CMMNI, c'est que les marges dans le capitalisme que nous avons utilisées dans le passé pour répondre aux besoins des populations n'existent plus. Nous sommes donc revenus à l'équation initiale : la transformation du système, mais pas hors de la mondialisation. La personne humaine reprend ses droits.

Mélenchon est un homme digne, peut être, mais un homme du passé prêt, à ce jour en tout cas,  à casser les métiers à tisser des Canuts (Ouvriers lyonnais du textile révoltés du XIXème siècle) d'aujourd'hui, mais pas à les rendre aux besoins d'une production pour les humains. » 

P.A.,  19 janvier 2017.

 

Il n'y a pas de vie humaine sans production des biens "matériels et moraux" nécessaires à la vie humaine, et dans les conditions de production historiques du moment et dans un processus de développement en santé, une "démocratie de l'homme producteur", de la personne dans l'entité de production et la société en général. La production contient toute la culture passée de l'humanité et tous ses possibles à venir.

 

Voilà comment des historiens du futur pourront résumer notre histoire, celle du CMMNI, mais c'est un peu pessimiste, nous la verrons achevée cette histoire, nous les jeunes gens d'aujourd'hui !

 

Mes excuses pour les répétitions, l’usage hétérodoxe des formes grammaticales et du terme « développement » en leitmotiv.

 

Pierre Assante, Mercredi 25 janvier 2017

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LA PENSEE MARX.

DIRECT AU TEXTE:

http://pierreassante.fr/dossier/LA_PENSEE_MARX_II_+_TRANSFORMATION_du_TRAVAIL.pdf

ARTICLE DE PRESENTATION

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/01/http/pierreassante.fr/dossier/la_pensee_marx_ii_-_transformation_du_travail.pdf.html

 

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 12:04

Face à « la monarchie présidentielle »,

le PCF appelle à « un choc démocratique »

 

SAMEDI, 28 JANVIER, 2017

HUMANITE.FR

 

Aux côtés de 124 des candidats aux législatives soutenus par le Parti communiste ,

Pierre Laurent a présenté, samedi lors d’une conférence de presse, le « pacte Républicain pour une France en commun » que son parti défendra en 2017.

 

C’est en présence de 124 de ses candidats aux législatives que le PCF a officiellement lancé samedi sa campagne pour les élections de 2017, à l’occasion d’une conférence de presse à Paris placée sous le signe d’un « choc démocratique » contre « la monarchie présidentielle ». «Changer le locataire de l’Élysée ne sera rien si la confiscation actuelle du pouvoir se poursuit », a lancé le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, appelant à « une République où les citoyens se sentent à nouveau pleinement respectés, une VIe république qui renouvelle profondément les institutions et donne un nouveau souffle à la vie politique ».

Partageant avec Jean-Luc Mélenchon l’idée d’un « processus constituant pour aboutir à la rédaction d’un nouveau projet de Constitution soumis à référendum », le dirigeant communiste a ensuite décliné le « pacte Républicain pour une France en commun » que son parti entend porter dans les campagnes présidentielle comme législatives. « Sortir de présidentialisme » avec la suppression du 49-3, des votes bloqués, de l’usage à répétition des ordonnances ; « faire à nouveau entrer le peuple au parlement » avec la proportionnelle intégrale à toutes les élections, le droit de vote et d‘éligibilité des résidents étrangers, la limitation des cumuls et des renouvellements de mandat, un statut de l’élu ; accroître « l’indépendance du parlement des intérêts privés » avec le renforcement du contrôle des conflits d’intérêts ; « refonder les pouvoirs citoyens dans la cité et dans l’entreprise » avec de « nouveaux droits d’intervention dans la gestion des entreprises ; « reprendre la marche en avant de tous les droits humains » avec l’inscription dans la constitution de la lutte contre toutes les discriminations, le droit à l’avortement, les droits LGBT…

Autant de propositions défendues par le sénateur de Paris lors de sa prise de parole. Fustigeant le programme d’Emmanuel Macron, « comme si les banques et la finance n’avaient pas assez de pouvoirs », ou de François Fillon, qui veut « sacrifier la sécurité sociale », Pierre Laurent a également assuré que « les pouvoirs doivent changer de mains et (que) ceux donnés aux citoyens, aux salariés doivent prendre le pas sur ceux de la finance qui gangrènent notre démocratie. La voilà, la vraie révolution politique ».

 

Julia Hamlaoui

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 07:28

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Le choix des l'illustrations et mes commentaires sont de ma seule responsabilité. P.A.

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HAMON, MELANCHON, FILLON, MACRON, ETC.

 

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Pendant que Mélenchon et Hamon nous écrivent chacun à sa façon «Philosophie de la misère», la ComEco répond quasiment toute seule «Misère de la philosophie » (1).

 

Ces deux gaillards ne se rendent pas compte que sans une sortie de la crise systémique et durable de suraccumulation du capital, qui demanderait une transformation radicale et progressive du système financier européen, des régions à l'U.E. et la B.C.E., en passant par le système bancaire français, pour les mettre au service des besoins et du développement humains, ils ne nous porteront que vers une répartition de la misère, et une aggravation de la crise et de ses conséquences sur la vie matérielle et morale au quotidien.

 

Pendant ce temps, Fillon-Dollfuss qui ne constitue en rien un contre-feu mais conforte à sa façon aussi la montée d’une société fascisante avec les monopoles mondiaux aux commandes, et Macron pour l'instant sur leur strapontin, nous promettent en réalité un raidissement du capitalisme en crise mortelle, pour différer quelque temps sa chute imminente.

 

Proudhon serait-il un contre-feu provisoire, en attendant un rassemblement sur des objectifs économiques et sociaux capables de sortir de la crise et relancer le développement humain, matériel et moral ? J’en doute, mais faut-il jeter des armes idéologiques en maladroite construction possible, même aléatoires, dans le combat ? Question !

 

Réécrire "l’idéologie allemande [aujourd'hui germano-franco-européenne...]" et "Le Capital ", et écrire "Le C.M.M.N.I." (Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé) est d’une grande urgence pour rendre une action politique salvatrice, si l’on ne veut pas voir « La Commune de Paris-La France en commun » sombrer dans les mêmes impuissances. Certains le font, comme à la ComEco, il faudrait les entendre (1).

 

Du local au global, de la personne à l’entité locale et mondiale de production, cette réforme radicale du système financier doit permettre une démocratie du citoyen élargie à une démocratie du producteur des biens nécessaires à la vie humaine.

 

Il n’y a pas de code dans cette réflexion, mais simplement des repères métaphoriques et culturels à utiliser avec prudence.

 

Pierrot, Lundi 30 janvier 2017

 

(1) http://pierre.assante.over-blog.com/2017/01/comeco-info-l-originalite-des-propositions-communistes-dans-le-debat-electoral-la-proposition-de-loi-pour-une-securite-d-emploi-et-d

 

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 00:59

Article publié une première fois sur ce blog le 23 janvier 2017

 

ComEco - Info
Bonjour à tous,

La proposition de loi "pour une sécurité d'emploi et de formation" a été déposée par André Chassaigne et ses collègues du groupe du Front de gauche à l'Assemblée Nationale.
André Chassaigne tiendra une conférence de presse à ce sujet, avec la participation de Pierre Laurent et de Frédéric Boccara,  Mercredi 1er février à l'Assemblée nationale.

Par ailleurs, au lendemain de la publication exhaustive des programmes présidentiels, la Commission économique convoque sa plénière le lundi 13 février avec pour ordre du jour : L'originalité des propositions communistes dans le débat électoral.
Bien fraternellement,
Denis Durand
Frédéric Boccara
 

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 00:05

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CLIQUER ICI

 

Pierre Assante

 

I.

LE CAPITAL.

LA CRITIQUE DU PROGRAMME DE GOTHA.

LE CMMNI.

L’HISTOIRE DANS L’OBJET.

MATER-IA

Recueil décembre 2016

 

II.

Transformation du travail,

mouvements de la société,

lutte de classe

2 SCHEMAS

Recueil juin 2016

 

III.

REFLEXION COMMUNE AUX DEUX RECUEIL : DEBAT DE VALEURS ET TRANSFORMATION SOCIALE

29 décembre 2016

 

http://pierreassante.fr/dossier/LA_PENSEE_MARX_II_+_TRANSFORMATION_du_TRAVAIL.pdf

 

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 08:15

Notre ignorance perd ou gagne plus ou moins en conséquence selon la tournure que prend l’évènement individuel et collectif permanent dans lequel nous vivons. Notre connaissance de même.

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29 janvier 2017.

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 08:02

NOUS NE POUVONS AUJOURD’HUI NOUS CONTENTER

DE N’IMPORTE QUEL PROGRAMME.

(Signification des sigles et des abréviations courantes au bas du texte)

 

 

Nous avons à faire à une vision globale majoritaire de la société et de la réalité à travers le prisme des intérêts d’une classe sociale dominante, liée au mode d’échange A-M-A’ (1) et à son stade au paroxysme, le CMMNI (1),  toute petite numériquement par rapport à la masse des populations humaines de la terre.

 

La question est que cette vision a envahi le monde et la conscience mondiale parce que la vie quotidienne des humains est soumise à ce type d’échange. Et parce que la révolution scientifique et technique qui a permis l’existence du CMMNI et dont il est issu en tant que système social,  lui permet d’exercer sa domination par les même instruments de cette révolution scientifique et technique sur :

 

- l’organisation du travail et de la production,

- la recherche,

- les moyens de diffusion des idées,

- les institutions politiques et de gestion, et  l’organisation policière et militaire.

 

Ceci dans une unité organique de « fonctionnement ».

 

L’échange A-M-A’ à son paroxysme dans le CMMNI conduit à une S-D-C du capital (1) et transforme les crises économiques décennales en crise systémique permanente généralisée.

 

Il n’y a pas d’issue à cette crise qui impacte négativement la croissance, sa qualité et la qualité de la vie humaine, sans remède à la S-D-C du capital. C’est bien là où le bas blesse dans les différents programmes électoraux qui nous sont proposés, même quand ils contiennent des propositions sociales intéressantes, progressistes ou d’apparence progressiste.

 

On ne peut guérir la S-D-C du capital, qu’en allant progressivement et radicalement vers un autre type d’échange, échange millénaire qui a atteint sa maturité puis son pourrissement à travers son propre développement et ses propres progrès en matière de production.

 

Ce cheminement progressif d’issue à la crise passe aujourd’hui par plusieurs reformes radicales essentielles liées organiquement en elles. Il faut commencer par :

 

- s’attaquer à la dictature de la BCE (1),

- réformer des institutions européennes soumises aux dictats du CMMNI et de ses techniques mortifères sur la dette, le crédit, la création monétaire ciblée pour le profit monopoliste,

- promouvoir la sécurisation de l’emploi et de la formation assurant une continuité du développement social et technique, dans son unité avec la nature, l’humanité qui est une part de la nature, non séparée, en unité dialectique.

 

Qui se tient hors de ce type de réforme se condamne à la stérilité politique et aux conséquences économiques, sociales et civilisationnelles de cette stérilité.

 

C’est la raison pour la laquelle nous ne pouvons aujourd’hui nous contenter de n’importe quel programme politique, aussi généreux soit-il.

 

Autre élément essentiel : la guerre économique des monopoles mondiaux entre eux, et groupes de monopoles de régions mondiales entre elles, qui menace et l’économie et la paix.

 

Relire le texte à la lumière des notes ci-dessous !

 

Pierrot, Samedi 28 janvier 2017

 

(1) Note sur les sigles et abréviation :

A-M-A’ : échange Argent-Marchandise-plus d’Argent.

CMMNI : Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé.

S-D-C du capital : Suraccumulation-Dévalorisation du Capital, qui du fait de l’impossibilité de réinvestir son excès relatif d’accumulation, entraine le capital à chercher sa productivité de plus-value et de profit dans le parasitisme financier, ce qui évidemment enlève des moyens énormes (compte tenu de la nouvelle masse de la production et de surproduit), qui ne sont pas investis dans la satisfaction des besoins humains, production et services.

BCE : Banque Centrale Européenne.

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Proposition de loi :

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/01/comeco-info-l-originalite-des-propositions-communistes-dans-le-debat-electoral-la-proposition-de-loi-pour-une-securite-d-emploi-et-d

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 13:23

MAUVAIS MOMENT .

 

Il y en a un peu marre de voir cette société s’enfoncer jusqu’au cou, que dis-je, jusque par-dessus la tête dans cette boue étouffante de l’argent, du pognon, de la monnaie métamorphosée en capital impalpable mais bien réel, sans lequel nous ne pouvons plus vivre au quotidien, système oblige.

 

Et moi personnellement et autour de moi dans la vieillesse, l’affaiblissement, les douleurs.

 

Il faudra bien qu’au bout d’un compte (le quel ?), on se préoccupe (par quel chemin, quels détours ? Et pourquoi pas droit au but !) de la maladie sociale pour ne pas en mourir .

 

Mais en attendant il est insupportable de voir le monde qui souffre de la maladie,  ne se préoccuper, par conditionnement, que des boutons douloureux que provoque la maladie... 

 

...et de voir rejeter avec énergie, colère et agressivité, pour tout dire en pratiquant aveuglément une sorte de discrimination décidée vis-à vis du  réel, du savant, du moral et du rationnel curatif, de tout ce qui peut agir sur la maladie, au profit de ce qui flatte le malade, des illusions (vendues !) par des charlatans.

 

Précipitation et gesticulation stérile ou patience de l’action longue et concertée ?

 

Pessimisme de l’intelligence et optimisme de la volonté ?

 

Pessimisme à court terme, optimisme à long terme. Mais sans trop tarder à se mettre en marche, et en ordre de marche, divers et unis…et jeunes.

 

Le débat ? Oui, des questions sur le réel commencent à frémir, dans la confusion de la crise de laquelle sortir en secouant les idées reçues, en s'écartant, pas toute seule, pas tout seul, du parcours imposé, officiel, de la logique du capital...

 

...pour atteindre un rivage de continuité en santé, sans trop graves maladies, plus agréable et plus amoureux.

 

Tâche nouvelle en cette fin de société marchande et de vente-achat de la force de travail, et de moins en moins de droit, au paroxysme...

 

...et tâche enthousiasmante pour qui la prend :

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/01/dans-quelques-siecles-brouillon.d-anticipation.html

 

Pierrot, 27/01/2017 05:03:39

 

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27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 13:18

La police devant les usines du textile bangladais, où des débrayages se sont soldés par le licenciement de plus de 1500 travailleurs par les groupes sous-traitants de marques occidentales telles que Gap, Zara et H&M.

Les manifestations pour les augmentations de salaire dans le secteur du textile ont été violemment réprimées. Au moins 1500 ouvriers ont été licenciés dans des entreprises qui fournissent les grandes marques occidentales.

 

La grève s’est achevée dans le sang. Des ouvriers du textile bangladais réclamant des augmentations de salaire ont été violemment réprimés après avoir pris part à des manifestations ce mois-ci. Les débrayages, qui ont forcé une cinquantaine d’usines sous-traitantes de marques occidentales telles que Gap, Zara et H&M à arrêter totalement la production pendant une semaine, se sont également soldés par le licenciement d’au moins 1500 travailleurs. Les premières manifestations, qui ont leur origine dans le renvoi de 121 ouvriers, ont vite laissé place aux revendications salariales et au triplement du salaire minimum mensuel de 63 euros. Un revenu bien loin du salaire vital. Ce concept va plus loin que le revenu minimum puisqu’il entend que le salaire « doit au minimum correspondre au salaire minimum légal ou pratiqué dans un secteur donné, et doit toujours suffire au travailleur à subvenir à ses besoins élémentaires (logement, alimentation, santé, éducation – NDLR) et à ceux de sa famille, tout en lui laissant une part de revenu discrétionnaire », explique le réseau international Clean Clothes Campaign.

 

Dix manifestants ont été blessés par des balles en caoutchouc

Dans ce pays coutumier de la répression antisyndicale, dix manifestants ont été blessés par des balles en caoutchouc. Les cortèges ont été déclarés illégaux par le pouvoir et trente manifestants, sept responsables syndicaux et un journaliste ont été arrêtés. « Toutes les usines ont repris la production. Et 90 % des travailleurs se sont remis au travail », s’est ainsi félicité Nur Nabi, de la police de Dacca, précisant que cinq enquêtes avaient été ouvertes contre des « travailleurs indisciplinés » en plus des licenciements. Les ouvriers concernés ont découvert leur renvoi de retour à l’usine sur les listes placardées à l’entrée. Selon Babul Akhter, président de la Fédération des travailleurs industriels et du vêtement du Bangladesh, le nombre de travailleurs licenciés serait même bien supérieur aux chiffres officiels. Ce dernier évoque le renvoi de 3500 personnes et l’arrestation de 50 syndicalistes.

 

Le salaire minimum reste l'un des plus bas du monde.

D’aucuns se félicitaient pourtant des « progrès » réalisés dans le domaine du textile depuis l’effondrement du Rana Plaza, en avril 2014, qui avait entraîné la mort de 1134 personnes. Après le drame, soixante-dix marques européennes signèrent un accord visant à améliorer la sécurité et les conditions de travail dans les usines. Des contrôles réguliers avaient également été décrétés, même si le nombre d’inspecteurs reste à l’heure actuelle insuffisant pour les 4500 usines à bas coûts. « Il s’agit d’avancées non négligeables mais le compte n’y est pas », estime Amirul Haque Amin, président de la Fédération nationale des travailleurs de la confection. Malgré les augmentations, le salaire minimum reste l’un des plus bas au monde et les enfants des bidonvilles travaillent en moyenne 64 heures par semaine pour un salaire hebdomadaire de 8 euros environ. Le secteur du textile pèse pourtant 30 milliards de dollars dans l’économie nationale.

 

Si le gouvernement s’est engagé à collaborer avec l’Organisation internationale du travail (OIT), il n’hésite pas non plus à ressortir du placard une loi controversée sur la sécurité de l’État datant de la guerre afin de faire taire les ouvriers. « Lorsqu’un ouvrier est suspendu ou licencié par le propriétaire d’une usine, il lui est très difficile de retrouver un travail. Les patrons établissent une liste de ces travailleurs ainsi que leurs photos et les distribuent. Il est alors impossible à ces travailleurs de retrouver du travail dans cette zone », souligne Taslima Akhter, une responsable syndicale. La méthode est justifiée au sommet de l’État. Il y a une semaine, le ministre du Travail, Mujibul Haque Chunnu, assurait que les grévistes souhaitaient « détruire l’industrie du textile ». Au Bangladesh, un député sur dix ou sa famille possède une usine. Mais les responsables syndicaux soulignent régulièrement que le vrai pouvoir se trouve du côté des marques occidentales, qui, en imposant des délais intenables et des coûts toujours plus bas, entravent l’amélioration des conditions de travail.

 

LINA SANKARI. JEUDI, 29 DÉCEMBRE, 2016. L'HUMANITÉ.

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 00:00

 

DANS QUELQUES SIECLES : brouillon…..d'anticipation !

 

 

DANS QUELQUES SIECLES les historiens résumeront ainsi un morceau d’histoire qui est la nôtre. "Société du travail" ? "Revenu universel" ? : le débat est faussé, figé sur image.

 

 

Le débat électoral et général sur une "société du travail", sur un "revenu universel" est très important car il aborde enfin la question du type de société dans lequel nous vivons et le type de société vers lequel nous pourrions nous diriger pour sortir de la crise et se développer sainement. Les deux propositions mises en opposition développement séparément soit la crise de suraccumulation du capital soit la dévalorisation du capital, alors que la crise est celle, conjointe, de suraccumulation-dévalorisation du capital. En fait ce débat actuel coupe le réel en tranche et l'immobilise dans une situation donnée, figée. Ne vous affolez pas devant les mots suraccumulation-dévalorisation, on va essayer de développer un tableau de la réalité qui nous a emmenés à la société d'aujourd'hui et comment en sortir "par le haut". 

 

 

Dans le développement de la mondialisation du XVIème siècle, le commerce et la colonisation se développant, certaines nations en constitution bourgeoise ont pris de l’avance sur le monde et développé un système transformant l’argent en capital, c'est-à-dire basé sur l’échange ARGENT-MARCHANDISE-ARGENT PLUS (A-M-A’), au XXème. Cet échange dont l'analyse est développée dans "Le Capital" de Marx et ses suites, on peut en résumer les conséquences de façon simpliste comme ceci : il favorise l'accumulation du capital qui cycliquement est en excès et ne trouve plus à s'investir ce qui provoque sa dévalorisation. Ces crises cycliques conduisent à une crise systémique durable que la révolution scientifique et technique favorise, qui induisent une financiarisation parasitaire et dont il faut sortir par une transformation progressive et radicale, en santé et en développement nouveau.

 

L'historique :

 

Partout le capitalisme a eu besoin pour se développer de constituer une accumulation primitive. Il l’a toujours fait à marches forcées, c'est-à-dire en prélevant violemment sur une partie des populations « nationales » et dans le monde des richesses pour constituer cette accumulation primitive à partir de laquelle, développant les forces productives, les nations « avancées » ont constitué des situations privilégiées de domination sur le monde pour leurs classes dirigeantes et des « retombées sociales » relatives répondant aux besoins du marché local-national et aux luttes populaires locales-nationales.

 

Cette domination a permis un développement de pays dits avancés, mais a été aussi un frein au développement général de la planète.

 

Les autres pays qui ont tenté d’échapper à la domination de l’échange A-M-A’ des pays développés ont du suivre le même chemin autoritaire et développer leurs échanges intérieurs et dans le monde de la même façon et à partir de leur « retard » d’accumulation primitive.

 

L’URSS (Union Soviétique), suivant l’exemple de la Commune de Paris (Gouvernement ouvrier progressiste éphémère - du 18 mars au 28 mai 1871- à la suite de la défaite militaire contre la Prusse) en matière de visée, mais dans des circonstances différentes, dans la tourmente et des massacres de la guerre mondiale de 1914, n’a pas suivi les conseils d’une accumulation lente et progressive "de Lénine" (La NEP, Nouvelle Politique Economique - mixte) apportant à la fois un développement conjoint d’accumulation capitaliste et de transformation progressive du mode d’échange A-M-A’ améliorant progressivement la satisfaction des besoins humains. Avec la bonapartisation stalinienne du régime, elle a pris une marche forcée sacrifiant une grosse partie de la population à l’accumulation primitive, les Koulaks antirévolutionnaires entre autre.

 

Mais le frein à l’accumulation primitive des pays « en retard » et en voie de développement a été d'abord la répression pure et simple et par tous les moyens exercée sur eux par l’impérialisme, le et les capitalismes dominants.

 

La Chine (En 1949, année de sa révolution, encore un état très sous-développé économiquement) est un exemple historique pour la compréhension de la mondialisation capitaliste à partir des pays « avancés » et s’étendant à la planète. Les communistes chinois ont compris qu’ils ne pouvaient atteindre une accumulation primitive et un développement les libérant de ces dominations, qu’en favorisant l’investissement du capital étranger à partir de l'intérêt de ce dernier à augmenter son taux de plus-value et de profit par un coût du travail le plus bas possible, là ou la valeur de la force de travail était historiquement plus basse.

 

Mais ce développement au profit du capital international a créé les conditions pour constituer la Chine en puissance capable de résister relativement à la domination des impérialismes initiaux, sans cependant échapper aux dépendances créées par l’imbrication des économies et leur ordination mondialisée du XXIème siècle.

 

Trump est la réaction d’une partie du capital qui réagit à sa mise en difficulté par le développement général de la planète, développement il faut le rappeler qui ne comporte pas de garantie d’issue saine pour l’humanité et la nature qu’elle exploite, ou plutôt de la façon qu’elle l’exploite. L’impérialisme « illuminé », violent comme les autres impérialismes, n’a d’issue que dans le dépassement du capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, sa transformation progressive et radicale en un nouveau mode de production et d’échange et de coopération.

 

Dans cette mondialisation capitaliste il faut rappeler aussi que l’Allemagne et ses Konzerns (Groupes industrialo-financiers géants exportateurs allemands) ont pris le dessus avec leur zone Mark puis leur domination sur l’Euro. Cette domination n’est pas basée sur son seul développement intérieur, même si le développement intérieur peut permettre des miettes privilégiées aux populations par rapport à d’autres populations. Elle est basée comme toute domination impérialiste sur la domination en matière d'exportation, et pour cela de « qualité et de quantité » productives maintenues par cette domination.

 

Trump est aussi la réaction à cette concurrence que l’Allemagne prend dans sa domination dans l’UE (comme le Japon dans d'autres circonstances et d'autres parties du monde etc.), et l’élargissement de son marché, en particulier vers les pays de l’Est.

 

L’Allemagne a développé ces capacités exportatrices à partir des lois antisociales qui ont permis de baisser le coût du travail et a baissé en même temps, relativement, les moyens de vivre de sa population et des populations qui dépendent d’elle, la population des autres pays de l’UE et la France entre autre.

 

Le modèle allemand de compétitivité c’est la règle de l'UE, de la Commission Européenne, de son Parlement qui y est acquis et des gouvernements et parlements de l’Europe qui y sont acquis (Lois du gouvernement Schröder SPD/Verts allemand des premières années 2010-2015 - les lois Hartz I, II, III et IV  2004).

 

On ne peut à la fois développer l’ensemble de la planète et réduire ses moyens de vivre pour augmenter les profits capitalistes en même temps.

 

Les historiens du futurs expliqueront comment des mouvements populaires se sont développés pour résoudre cette contradiction et mettre les moyens d’échange et de production progressivement et radicalement au service du développement, le vrai, celui des humains et non de l’accumulation capitaliste.

 

Ils expliqueront comment, à partir de l’échec du peuple grec (ses luttes et sa longue patience dans un rapport de force défavorable) de s’affranchir de la domination du capital mondialisé et du système financier européen le représentant (Schäuble et Merkel en assurant la représentation politique avec des nuances plus ou moins humanistes, mais dans la même logique mortifère), les peuples d’Europe ont fini par constituer un mouvement commun, divers mais uni à partir duquel les mesures politiques de maîtrise de la finance se sont répandues dans le monde, favorisant l’échange coopératif généralisé.

 

Evidemment il aura fallu commencer par le problème de la dictature de la BCE, de ses techniques mortifères sur la dette, le crédit, la création monétaire ciblée pour le profit monopoliste, et commencer aussi par la bataille de la sécurisation de l’emploi et de la formation assurant une continuité du développement social et technique dans son unité avec la nature, c'est-à-dire l’humanité qui en est une part non séparée, en unité dialectique.

 

Nous avons trouvé, parmi les millions de réflexions qui traversaient la fin de la domination du CMMNI (Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé), ou plutôt les débuts d’une voie nouvelle de développement, celle-ci :

 

« C'est bien au-delà du problème du PS que se posent les questions.

 

L'élection de TRUMP est un signe de l'écroulement de l'Empire sous les coups de boutoirs des transformations des forces productives dans un système qui ne leur convient plus. Et "nos événements" en font partie.

 

La question d'une nouvelle force politique ne se pose pas en terme de "nouveauté" mais en terme de contenu.

 

Si elle n'est pas en mesure de saisir les transformations du monde et de leur donner une réponse économique ce sera une nouveauté inutile, ou plutôt une copie de l'ancien. Ce qui ne veut pas dire que la question n'est qu'économique, évidemment.

 

Les communistes gardent des résidus d'un savoir qui s'appelle le marxisme et qui a permis en son temps de comprendre et d'agir sur la réalité (1). Le nouveau capitalisme je l'appelle CMMNI (tu peux en voir l'explication sur le blog), et c'est à celui-là qu'il faut répondre, évidemment pas à celui du XIX° ni du XX°. Le marxisme il faut le revivifier, c'est ça la nouveauté.

 

Ce qui est nouveau, essentiellement dans le CMMNI, c'est que les marges dans le capitalisme que nous avons utilisées dans le passé pour répondre aux besoins des populations n'existent plus. Nous sommes donc revenus à l'équation initiale : la transformation du système, mais pas hors de la mondialisation. La personne humaine reprend ses droits.

 

Mélenchon est un homme digne, peut être, mais un homme du passé prêt à casser les métiers à tisser des Canuts (Ouvriers lyonnais du textile révoltés du XIXème siècle) d'aujourd'hui, mais pas à les rendre aux besoins d'une production pour les humains. »

 

Il n'y a pas de vie humaine sans production des biens "matériels et moraux" nécessaires à la vie humaine, et dans les conditions de production historiques du moment et dans un processus de développement en santé, une "démocratie de l'homme producteur", de la personne dans l'entité de production et la société en général. La production contient toute la culture passée de l'humanité et tous ses possibles à venir.

 

Je dis dans quelques siècles, mais c'est un peu pessimiste, nous le verrons, nous les jeunes gens d'aujourd'hui !

 

Mes excuses pour les répétitions, l’usage hétérodoxe des formes grammaticales et du terme « développement » en leitmotiv.

 

Pierre Assante, Mercredi 25 janvier 2017

 

(1) LA PENSEE MARX :

http://pierreassante.fr/dossier/LA_PENSEE_MARX_II_+_TRANSFORMATION_du_TRAVAIL.pdf

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 13:31

"Après sans problèmes

parle le deuxième"

Guy Béart

 

La France en commun ?

TRUMP ET L'EUROPE.

 

On peut donner deux sens à « France en commun ».

Soit France en commun dans le monde

Soit France en commun entre nous en France, ce qui est une vision du passé et une  voie de garage pour la population.

Entre les deux il y les tentatives illusoires du PS d’accompagnement social du CMMNI (Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé, celui de notre temps).

 

La primaire de droite comme la primaire de gauche traitent essentiellement et démagogiquement de la France "entre nous français" pas obligatoirement sur le ton et le but raciste selon qui la propose, mais dans la vision d'un pays sans lien objectif, précis, concret avec le monde. Il s'agit à la fois de flatter l'électeur d'ici et de se fourvoyer sur le contenu des choix répondant aux problèmes réels.

 

Cette vision franco-française, "innocente" ou concertée de la part des uns et des autres, a réduit et continue à réduire l'action revendicative et l'action de transformation sociale. Elle a renforcé l'extrême droite dans ses arguments et a poussé une partie de la gauche à rejoindre ces arguments "pour ne pas les laisser utilisés par l'adversaire". Elle a contribué au retard à s'engager dans une transformation en santé du monde réel, plutôt que d'un monde imaginé qui n'existe pas ou qui n'existe plus ou qui n'a jamais existé et sur lequel on ne peut donc agir.

 

Macron est quasiment le seul à traiter un peu plus de la France dans le monde, de la réalité du monde d’aujourd’hui, le CMMNI, qu’il n’appelle pas ainsi bien sûr, mais c’est évidemment du côté du point de vue du capital monopoliste mondial qu’il traite cette réalité nouvelle, c'est-à-dire de l’organisation capitaliste numériquement informationnalisée du travail et des institutions y correspondant : avec pour but augmenter pour ces monopoles leur taux de profit, pour cela baisser le coût du travail, mettre au service de ces buts la société entière et les êtres humains.

 

Malheureusement  "La France insoumise", "L'avenir en commun", restent aussi sur une vision du passé. Il y a quelque chose de digne dans son programme, qui est une réaction à la façon des Canuts qui brisèrent les métiers à tisser modernes des années 1830.

 

Mais cette dignité ne correspond pas, ne suffit pas, au besoin d’efficacité pour sortir de la crise et aller vers un autre mode de production et d'échange radicalement et progressivement, remplaçant le mode actuel parvenu à son paroxysme et à son obsolescence dangereuse pour l’avenir de l’humanité et en tout cas de plus en plus invivable pour la population, et en premier lieu pour les premières victimes, les salariés et les plus pauvres. Cette dignité en soi est une voie de garage.

 

La France insoumise fait comme si nous n’avions pas tiré les expériences depuis les dernières élections présidentielles. Comme si la question grecque n’avait pas montré que le sort des peuples européens se joue au niveau de l’Europe, d’une révolution du système financier et bancaire et de la BCE, du crédit, de la dette, de la création monétaire, de la sécurité de l’emploi et de la formation.

 

A contrario, la B.C.E., Banque Centrale Européenne, a utilisé les instruments financiers contre la Grèce jusqu’à lui couper totalement les vivres pour la plier à sa politique et est prête, et menace, au service des monopoles mondiaux et européens, et germaniques en particulier, de les utiliser contre tous les peuples d’Europe encore aujourd’hui divisés.

 

La maîtrise du capital n’est évoquée que comme un principe vague et général, sans solution concrète, dans le programme de la France insoumise, sans entrer dans un objectif pratique, ou si peu.

 

On peut dire qu’au moment où la question devrait être prioritaire, le programme de « La France en commun » lui-même est en retrait relatif par rapport aux transformations nouvelles du monde et de l’Europe et par rapport programme du Front de Gauche d’il y a 5 ans. Et cela ne peut être compensé par des discours de congrès au PGE.

 

Le discours de Pierre Laurent lors du congrès du PCF sur la question, son intervention pour le vote du congrès dans ce sens était excellente. Mais qu’est-il devenu depuis dans le programme du PCF "la France en commun" ? La question des résultats électoraux, hypothétiques, ont pris le dessus sur toute autre considération. Ils ont obnubilé notre pensée, ils nous laissent perdre la proie pour l’ombre en nous empêchant de saisir les problèmes politiques et économiques par les deux bouts. La question des résultats électoraux nous a désarmés et nous empêche de  donner réponse à l’explosion de la crise qui se profile ou à toute régression de niveau de vie et de civilisation plus ou moins rapide que notre retrait favorisera s'il n'y est pas mis remède.

 

Je lis régulièrement le qualificatif « dictature » quand il s’agit de parler de la Chine, sans qu’il soit donné dans quel sens il est employé, alors que nous sortons pour nous approvisionner au quotidien, des commerces avec un gros pourcentage de la production chinoise que le capital monopoliste a permise en allant chercher la baisse du coût du travail en Chine (et ailleurs), condition qu’il a imposée à ce peuple pour pouvoir se développer, développement qui n’a d’ailleurs pas été le but du capital, mais qu’il n’a pu empêcher. Baisse du coût du travail imposée aujourd'hui aussi aux autres peuples à travers, le JobAct pour l’Italie, la loi El Khomri pour la France, et en premier lieu le plan Schröder SPD/Verts (les lois Hartz I, II, III et IV -2004) pour l’Allemagne, etc.

 

La baisse du coût du travail dans le monde, là est aussi l’essentiel de l’histoire de la Chine et non le parangon de nos institutions avec les siennes. Là est aussi l’essentiel si nous voulons développer une coopération mondiale nécessaire au développement en santé de tous, et de l’Europe dans laquelle la France peut jouer un rôle plutôt que de se tourner vers un passé révolu et illusoire, une marche arrière du temps, de "démondialisation" ou de partage à la baisse des revenus par le "revenu universel", attitude qui ne peut qu’accélérer les régressions.

 

L'imbrication des économies est une donnée irréversible avec laquelle il faut construire un avenir en santé, irréversible si ce n'est par la destruction d'une part de l'humanité.

 

Certes le programme de 2017 de « La France en commun », donne des orientations pour une politique de progrès, des revendications populaires et leurs satisfactions. Mais faute d’orienter suffisamment le programme dans le sens de leur réalisation possible, à la lumière des luttes des travailleurs et de la population, des expériences de la Grèce ou du Portugal, des expériences de l’Europe des peuples, Angleterre malgré le Brexit et Allemagne comprises,  des avancées dans la prise de conscience sur l’état des lieux et les besoins d'y répondre et des recherches et propositions des économistes communistes, la liste risque d’en rester au vœux pieux de « l’humain d’abord ».

 

Le Traité Européen de Stabilité de Coordination et de Gouvernance (1° janvier 2013) a été l’acte N°1 de ces années passées pour pouvoir entrer totalement dans l’orientation des monopoles mondiaux après les élections. Se donner les outils théoriques et pratiques d’y répondre est la tâche première.

 

Les déclarations de Trump sur l’Europe, le Brexit, la Russie et la Chine etc., Trump non plus représentant des monopoles mondiaux à base américaine, mais lui-même avec les siens, monopoles mondiaux "en soi" au gouvernement,  sont sans ambigüité, quoiqu’en disent les commentateurs. Il s’agit pour les monopoles à base des USA de soumettre les monopoles à base germanique qui sont devenus dominants dans l’organisation de l’Europe capitaliste, aux monopoles à base USA (1).

 

C’est « l’ordo libéralisme » comme le nomme Bruno Odent, dépassé et fusionné par la montée mondiale du nationalisme fascisant ici et ailleurs dont Trump devient l’interprète et l’acteur le plus puissant. C’est la menace de guerre économique renforcée entre monopoles et militaire en puissance.

 

Du Serpent Monétaire Européen à l’Europe à domination des Konzerns germaniques et de sa domination de l’Euro, après celle du Mark, du chemin a été accompli ou nous n’avons fait que compter les points faute de comprendre ce qui arrivait. Ne continuons pas ainsi. Les effets de la crise seront tels, qu’une base de prise de conscience pour les peuples pour s’attaquer à l’orientation capitaliste du CMMNI peut grandir, à condition que nous ne les égarions pas en chemin par des programme faux ou insuffisants pour sortir de la crise en prenant le dessus sur l’organisation financière telle qu’elle existe et telle qu’elle pourrait devenir au service des peuples, dans leurs diversités.

 

L’argent est un outil, moyen d’échange des produits nécessaire à la vie humaine. Il a été confisqué par le système marchand au service des plus forts, des plus riches. Cette confiscation et la maladie qu’elle induit mérite plus qu’une réponse indignée pour changer la vie humaine en santé.

 

Le travail reste la base de la production des biens nécessaires à l’homme à condition qu’il se réapproprie l’organisation locale et mondiale du travail et de l’usage de ses produits, pour et par la personne humaine, pour et par la société à laquelle la personne humaine appartient, dans sa multiplicité, sa diversité et son rapport à la nature qui lui fournit « sa matière première » dont elle fait partie elle-même, son corps et sa conscience dans leur unité, le corps-soi comme l’appelle Yves Schwartz, avec grande exactitude scientifique.

 

Pierre Assante, 20 janvier 2017

 

(1) C’est à cette aune-là qu’il faut apprécier le Brexit ou l’affaire Volkswagen sur les normes antipollution, et bien d’autres affaires du même type

 

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23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 06:50

On peut se réjouir que Valls et sa politique d'accompagnement d'une mondialisation malade de l'accumulation-dévalorisation du capital, et non de la mondialisation en soi, soit battu à la primaire du PS, comme on s’est réjoui que Sarkozy soit battu aux présidentielles de 2012.

 

Mais les rêves de Hamon ne font pas un programme de transformation sociale globale nécessaire à la guérison de la maladie sociale dans laquelle nous nous débattons au quotidien, et de sortie de crise économique et de civilisation.

 

On peut aussi regretter amèrement qu’un candidat communiste et un programme qui s’attaque sérieusement à la finance dans une France et une Europe de coopération du local au mondial, pour mettre les moyens d’échange et de production au service des besoins humains, ne puisse pas « jouer le rôle d’outsider », comme disent les commentateur à chaque surprise électorale.

 

Mais il n’est peut-être pas trop tard ? En tout cas proposer un contenu différent des différents programmes actuels reste une priorité pour faire avancer le mouvement social vers des solutions moins fantaisistes à la crise, c’est le moins qu’on puisse dire, et plus opérationnelles dans le concret et dans le projet.

 

Je remets en ligne le lien sur une vision plus globale de la situation :

http://pierre.assante.over-blog.com/2017/01/la-france-en-commun-et-trump-et-l-europe.html

 

Pierre Assante, 23 janvier 2017

 

P.S. Le choix de l'illustration, "LA FINANCE AU PAS, ce qu'il faut savoir sur la finance pour la combattre" de Pierre Ivorra, "EUROPE, état d'urgence" de Bruno Odent, et "THEORIES SUR LES CRISES, la suraccumulation et la dévalorisation du capital" volumes 1 et 2, de Paul Boccara, est de ma seule responsabilité.

 

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 13:37
à M......., la mienne [d'analyse]:
C'est bien au-delà du problème du PS que se posent les questions.
L'élection de TRUMP est un signe de l'écroulement de l'Empire sous les coups de boutoirs des transformations des forces productives dans un système qui ne leur convient plus. Et "nos événements" en font partie.
La question d'une nouvelle force politique ne se pose pas en terme de "nouveauté" mais en terme de contenu.
Si elle n'est pas en mesure de saisir les transformations du monde et de leur donner une réponse économique ce sera une nouveauté inutile, ou plutôt une copie de l'ancien. Ce qui ne veut pas dire que la question n'est qu'économique, évidemment.
Les communistes gardent des résidus d'un savoir qui s'appelle le marxisme et qui a permis en son temps de comprendre et d'agir sur la réalité. Le nouveau capitalisme je l'appelle CMMNI (tu peux en voir l'explication sur le blog), et c'est à celui-là qu'il faut répondre, évidemment pas à celui du XIX° ni du XX°. Le marxisme il faut le revivifier, c'est ça la nouveauté.
Ce qui est nouveau, essentiellement dans le CMMNI, c'est que les marges dans le capitalisme que nous avons utilisées dans le passé pour répondre aux besoins des populations n'existent plus. Nous sommes donc revenus à l'équation initiale : la transformation du système, mais pas hors de la mondialisation. La personne humaine reprend ses droits.
Mélenchon est un homme digne, peut être, mais un homme du passé prêt à casser les métiers à tisser des Canuts d'aujourd'hui, mais pas à les rendre aux besoins d'une production pour les humains.
Bises
Pierrot

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 13:34

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 15:30

Euro : en finir avec le tabou monétaire

30 AOÛT 2013

PAR DENIS DURAND

 

Cet article, écrit il y a trois ans reste d'une actualité brûlante dans le débat d’aujourd’hui, par rapports aux divers programmes électoraux et surtout par rapport aux besoins de transformation sociale face à la crise, son approfondissement et ses conséquences sur notre vie quotidienne et notre futur proche…

Souvent il en est ainsi : la pertinence d’une analyse se vérifie avec le temps passé et la démonstration que les événements en ont faite pendant cette période.

P.A. 30.12.16

 

Le débat sur l’euro dure depuis 25 ans, c’est-à-dire depuis que la création d’une monnaie unique a fait l’objet du traité de Maastricht.

 

À l’époque, la critique de gauche contre ce traité n’avait pas été particulièrement centrée sur les inconvénients monétaires de cette nouvelle étape de la construction européenne. L’argumentation visait plutôt la bien réelle régression démocratique qui l’accompagnait, et dénonçait, en termes généraux, la réaffirmation de l’« économie de marché ouverte où la concurrence est libre et non faussée » comme base de toute la construction européenne. La création d’une banque centrale déclarée indépendante des gouvernements était principalement vue comme une conséquence de ce principe, et non comme le cœur d’un projet destiné à asseoir le pouvoir des marchés financiers sur l’Union européenne pour restaurer la rentabilité des multinationales au détriment des salaires, de l’emploi et des services publics Pour le reste, les arguments se distinguaient assez peu de ceux des adversaires de droite du traité : critique de l’atteinte portée à la souveraineté nationale par la disparition de son attribut monétaire, démonstration que la zone euro ne constituerait pas une zone monétaire optimale au sens de Mundell.

 

Par contraste, la critique du projet d’Union économique et monétaire d’un point de vue de classe était restée, de fait, au second plan : la proposition, alors énoncée par les économistes communistes, de transformer l’écu en monnaie commune européenne était surtout comprise comme un moyen de préserver les monnaies nationales, alors que son aspect principal était plus ambitieux. Il s’agissait d’instaurer, à l’échelle de l’Europe, une capacité de création monétaire capable de peser dans la mondialisation. Radicalement opposée au pouvoir des marchés financiers, cette faculté de création monétaire aurait permis l’exercice par les citoyens et les travailleurs de pouvoirs sur les décisions prises dans la sphère financière pour mettre l’argent au service d’objectifs sociaux à travers de nouveaux critères d’allocation des crédits. Tout cela avait été assez peu pris en compte à l’époque dans le mouvement populaire. Peut-être faut-il voir là, rétrospectivement, une origine de l’insuffisance du « non de gauche » et de la victoire du « oui » au référendum de septembre 1992.

 

Vingt-cinq ans après, l’histoire ne reviendra pas en arrière : entre-temps, la crise s’est considérablement aggravée ; la mise en cause de l’euro déclenchée par la spéculation contre les titres de la dette publique grecque a scellé l’échec de la construction monétaire européenne définie à Maastricht, même si l’euro est toujours là parce qu’Angela Merkel et la BCE ont décidé de faire « tout ce qu’il faudrait » pour qu’il en soit ainsi. L’enchaînement des événements depuis l’effondrement du marché des subprimes a non seulement mis en évidence les méfaits de la régulation de l’économie mondiale par les marchés financiers, il a aussi démontré combien cette domination est fragile : les banques centrales, aux États-Unis, en Grande-Bretagne et dans la zone euro, sont devenues le dernier rempart protégeant le système financier occidental d’un effondrement complet…..

 

……SUITE SUR CE LIEN :

https://blogs.mediapart.fr/denis-durand/blog/300813/euro-en-finir-avec-le-tabou-monetaire

 

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 10:23

$ : HUMANISME DE CLASSE DOMINANTE, L’ILLUSION PARTAGÉE ET LE DOLLAR

 

Ce sujet étant souvent traité ici, je vous en donne de brefs exemples.

 

1) Don Quichotte de la Manche, Cervantès

L’idéal de « chevalerie » est bien ce qui justifie idéologiquement la domination féodale.

La conquête coloniale espagnole et l’accumulation par l’importation de l’or pousse l’Espagne vers une Renaissance limitée et une naissance de la bourgeoise limitée aussi qui va demander une généralisation de l’humanisme pas pour tous mais pour elle-même, comme le font et le feront toutes les bourgeoisies nationales en croissance.

La critique de l’idéal féodal va donc être l’expression d’un acte double contradictoire : une caricature et une justification de la domination. Caricature qui permet le dépassement de l’état présent sans mettre en cause la domination de classe, « tout changer pour que rien ne change ».

 

2) L’île aux esclaves et l’île aux femmes, Marivaux. Le mariage de Figaro, Beaumarchais. Comment traiter les serviteurs, Swift....

Sans répéter ce qui est dit précédemment, il faut rappeler qu’après les velléités de liberté,  d’égalité, mais surtout d’inversion momentanée des rôles, tout « rentre dans l’ordre ».

 

3) Il Gattopardo.

C’est l’analyse du phénomène d’un humanisme de classe dominante et d’illusion partagée. Partagée et en même temps posée en interrogation mais pas en dépassement. A la différence que l’illusion est rompue, au moins partiellement.

 

4) Marché mondial, establishment,

continuité et "sécurité" d’establishment/contre/Nationalisme mondiaux et locaux en marche mettant en danger, contradictoirement et paradoxalement, volontairement ou non, pour les uns comme pour les autres une « sécurité » de continuité de la domination du $.

La morale dominante est celle du dollar. Il faut au moins tenter de faire cette constatation de cette réalité, hors ou/et dans la situation personnelle de chacun, en tant que personne dans l’ensemble social qui « fonctionne » certes et fonctionne mal, et jusqu’à quand ? La « morale du dollar » condamne tout ce qui n’est pas dans la logique du dollar. Une longue démonstration n’est pas inutile, mais son « résumé » peut être parlant sans suffire.

En général une longue démonstration fige les uns et les autres dans leur propre appréciation du bien et du mal, d’un bien et d’un mal figé, vertu réifiée en soi, hors de tout mouvement de la réalité.

Mieux vaut mettre en relation l’observation du mouvement de la société et du monde en se posant la question : que se passe-t-il vis-à-vis de tel ou tel événement en le mettant en relation avec des choix du « monde de la monnaie dominante », choix réels et médiatiques, ses institutions financières, militaires, politiques et leurs actes séparés un par un et leur logique d’ensemble.

En l’absence d’une transformation du mode d’échange et de production abolissant radicalement et progressivement la domination de classe, aujourd’hui celle du CMMNI, des monopoles mondiaux et leur domination par l’informationnalisation numérisée détournée à leur profit, la critique de « l’idéal » présent et de l’état présent du monde, du monde réel, du moment historique présent, la critique reste donc être l’expression d’un acte double contradictoire : une caricature et une justification de la domination.

 

Pierre Assante, Mardi 17 janvier 2017

 

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 07:20

"Les professionnels de santé et les tâches du présent" auront lieu les 17 et 18 mars 2017 (Programme)

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Yves Schwartz interviendra au CNAM Paris dans le cadre du Master Analyse du Travail et Développement des Compétences les 14 et 28 janvier, 25 février, 11 et 24 mars, 41 rue Gay-Lussac, de 9h30 à 12h30)

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LE SITE :

http://www.ergologie.com/

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16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 17:01

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Conseil national du PCF du 14 janvier 2017. Interventions de Denis Durand, Jean Marc Durand, Didier Le Reste. Note de Christian Picquet 

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ici

http://pierreassante.fr/dossier/Conseil_national_du_PCF_du_14_janvier_2017.pdf

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15 janvier 2017 7 15 /01 /janvier /2017 10:52

LA SCIENCE POUR LUTTER CONTRE LES OBSCURANTISMES

 

"...Anne Musso, journaliste:

L’Académie des sciences, dont vous faites partie, célèbre son 350e anniversaire. À cette occasion, 58 académies des sciences du monde ont signé une déclaration commune pour « exprimer leur détermination à travailler au sein de la société ». Comment considérez-vous ce texte ?

 

Jean Pierre Kahane, mathématicien de renommée mondiale, Académie des Sciences, militant communiste :

J’aime le titre de ce manifeste, « Science et confiance », à contre-courant de l’atmosphère générale qui serait plutôt « Science et méfiance ». Dans son article du 6 octobre dans l’Humanité Dimanche, le secrétaire perpétuel de l’Académie des sciences, Catherine Bréchignac, développe les raisons du divorce entre la société et la science. Par la signature de cette déclaration commune, les 58 représentants d’académies des sciences affirment l’importance des liens entre science, société et politique et s’engagent à les renouer. La dernière phrase du manifeste en est l’expression : « Les académies des sciences réunies renouvellent leur confiance dans l’éducation et dans la capacité de la recherche scientifique à contribuer au progrès de l’humanité. ».......

 

Extrait de la revue PROGRESSISTES N°14, voir la suite à la page 4 : 

https://revueprogressistes.files.wordpress.com/2016/12/revue-progressiste-nc2b014-basdef-2.pdf

 

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