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23 mai 2020 6 23 /05 /mai /2020 06:17

 

EN AVANT LE MANIFESTE ! « Jamais en aussi peu de temps n’auront fleuri autant d’appels pour ʺle jour d’aprèsʺ» . Pour une union populaire agissante. Jean-Marc Durand.

 

Éditorial – Pour une union populaire agissante. Jean-Marc Durand

Jamais en aussi peu de temps n’auront fleuri autant d’appels pour « le jour d’après ». Et ces derniers jours auront été particulièrement prolixes : de « plus jamais ça » en passant par le « conseil national de la nouvelle résistance » jusqu’à une « convention du monde commun » lancée par 150 personnalités de gauche (militants et dirigeants socialistes, écologistes, voire de droite, des économistes, des syndicalistes et quelques dirigeants du parti communiste). À croire que le coronavirus a déclenché une autre forme d’épidémie !

Jamais en aussi peu de temps n’auront fleuri autant d’appels pour « le jour d’après ». Et ces derniers jours auront été particulièrement prolixes : de « plus jamais ça » en passant par le « conseil national de la nouvelle résistance » jusqu’à une « convention du monde commun » lancée par 150 personnalités de gauche (militants et dirigeants socialistes, écologistes, voire de droite, des économistes, des syndicalistes et quelques dirigeants du parti communiste). À croire que le coronavirus a déclenché une autre forme d’épidémie ! Une sorte de frénésie politique doublée d’une logorrhée qui permet de dire un peu tout, de se référer aux actes les plus héroïques de notre histoire contemporaine y compris en oubliant l’essentiel, par exemple que les morts enregistrés à ce jour, à l’occasion de la crise sanitaire, sont le résultat de l’épidémie et non d’actes de résistance et de combat contre l’ennemi pour la liberté et un monde meilleur.

À cet instant c’est l’appel pour « une convention du monde commun » qui fera l’objet des propos suivants. Il convient en effet de relever que la signature, par des dirigeants communistes, d’un pareil texte et en une telle période, interroge. D’une part les communistes, y compris le Conseil National du Pcf, sont mis devant le fait accompli. De l’autre, il faut bien constater que le soutien au contenu de ce texte pose la question du respect des orientations votées lors de notre 38ème congrès tant en la forme que sur le fond.

En la forme le soutien à ce texte renvoie à toute une démarche avec laquelle notre dernier congrès avait décidé de rompre. Celle qui consistait, pas plus tôt les travaux d’un congrès achevés, à ranger consciencieusement le texte au fond d’un tiroir pour l’oublier définitivement quelques mois plus tard. Et par conséquent celle qui, s’agissant de notre stratégie, particulièrement de la construction du rassemblement, avait décidé d’en finir avec un modèle essentiellement conçu autour d’accords programmatiques de sommets. L’orientation définie consistait à mettre la construction des contenus du projet politique et de l’union des forces politiques dans les mains des citoyens. Il s’agit de faire avancer, au rythme de l’action commune, les solutions politiques et le rassemblement nécessaire des organisations. Cela implique le débat public sur les propositions des uns et des autres, et donc l’autonomie d’expression de chacun.

Par ailleurs ce texte est pernicieux tant il peut distiller de division entre les communistes mais aussi parmi le mouvement populaire naissant. Il est dangereux de profiter du désastre sanitaire et de la colère de la population face à la gestion de la crise par le pouvoir, pour créer des illusions. La chute sera d’autant plus terrible que les vrais problèmes auront été soigneusement contournés, que le peuple aura été minutieusement tenu à l’écart des décisions essentielles concernant le contenu des changements à opérer et les dispositifs pour les porter afin de promouvoir une autre politique en France et Europe.

Et c’est bien précisément en matière de contenus que ce texte pose un véritable problème. Plutôt que d’éclairer le débat, ce texte le brouille. Cela tient au fait qu’il n’y a pas réellement de caractérisation des origines et des causes de la crise en cours. Il se borne à travailler le « jour d’après » comme si une fois le virus terrassé, la crise serait derrière nous et qu’il s’agirait de repartir de plus belle avec quelques corrections à la marge et un ripolinage vert. La crise à laquelle nous avons à faire est une sorte de crise jumelle articulant une crise sanitaire et une crise économique, sociale et financière, d’ailleurs largement entamée avant l’épisode sanitaire, comme en attestent les données de conjoncture mondiale de la fin 2019. Et la pandémie du coronavirus s’est transformée en une crise sanitaire mondiale parce pendant de nombreuses années le système avait choisi de briser les outils de lutte et de résistance aux pandémies par ailleurs prévisibles ; particulièrement l’offre de santé publique mais aussi l’ensemble de garanties et protection sociales dont les services publics et les droits sociaux et collectifs.

Et que propose ce texte en réponse à cette situation ? ……

…….SUITE SUR CE LIEN : https://enavantlemanifeste.fr/2020/05/21/editorial-pour-une-union-populaire-agissante/

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VOIR AUSSI :

L’HUMANITÉ EST ENTRÉE DANS UNE ÉTAPE DE MONDIALISATION INTÉGRÉE

Histoire du mouvement ouvrier et populaire et histoire des modes de production en rapports réciproques.Sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/05/l-humanite-est-entree-dans-une-etape-de-mondialisation-integree.html

et Tous les articles du blog (3099 publiés, par séries de 25) :

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 10:05

 

Structuralisme, vous avez dit structuralisme ?

 

 « Résumer » le structuralisme, ce qui est certes lapidaire, c’est le placer l’opposé de la démarche synthétique. Lapidaire mais juste à mon avis. Bien sûr, la démarche synthétique est nulle et non avenue si elle ne repose pas sur l’accumulation d’une masse d’acquisitions intuitives, empiriques et scientifiques.

Les résultats du structuralisme ne sont pas négligeables, et c’est d’ailleurs sur eux que repose notre société ici et maintenant dans tous les domaines théoriques et pratiques, et quotidiens.

C’est bien le problème ! : Un quotidien qui ne recourt pas à la synthèse, à une visée synthétique a peu de chance de préparer un avenir en santé. Il accompagne le présent en crise sans tenter de le dépasser. Qui n’agit pas sur son présent pour prévoir ce que l’avenir peut contenir de problèmes à surmonter se condamne non au hasard, ça nous n’en sommes pas maîtres, mais à le subir tel quel. Accompagner, c’est le contraire de la conscience nécessaire au mouvement en santé de l’humanité.

Accompagner c’est donner à l’état présent le pouvoir, c’est-à-dire s’en tenir à la domination actuelle de l’argent, de l’accumulation capitaliste, et ses conséquences : la crise actuelle, insurmontable sans transformation structurelle, radicale et progressive du système économique et social malade de lui-même.

Mais ce à quoi on pense moins, c’est en quoi la parcellisation du travail pousse au structuralisme, à « mettre de côté » la synthèse indispensable pour la santé de la société et de la personne.

Evidemment, l’organisation du travail mondialisée, numérisée, n’est pas en soi un accompagnement passif du quotidien, mais bien une synthèse faite par les tenants du système, consciemment ou pas, mais bien ancré dans leur « logiciel mental », ET SURTOUT une synthèse limitée, conservatrice et créatrice de blocage du processus social. Le structuralisme fait partie de l’idéologie dominante et maintient la domination et conserve un système en crise et dépassé.

Une des difficultés de sortie de crise (je ne reviens pas ici sur les propositions économiques, voir entre autre la revue marxiste "Economie et Politique" et le site « En avant pour le Manifeste »), c’est bien l’éclatement de la parcellisation mondiale locale et globale du travail que le « télétravail » accentue.

Certes le télétravail pourrait aussi créer les conditions de la synthèse en santé sociale, à condition que celle-ci soit promue au « sommet » de l’organisation du travail et à tous les niveaux d’organisation, de représentation et de l’activité humaine, et des besoins à laquelle elle doit répondre.

Structuralisme et mainmise sur l’achat de la force de travail : une « technique », un mode de pensée et une philosophie au service de l’exploitation.

Dans la civilisation pastorale ou agricole, l’homme producteur possédait, dans les limites du système et des nécessités naturelles,  la totalité du processus technique de production, des semailles aux récoltes. L’homme producteur d’aujourd’hui n’en possède qu’une infime partie, non raccordée dans la conception et le geste de l’individu au « processus global de fabrication » ou de gestion. Et ce n’est pas un petit problème car il est lié au système et nié par le système ; et sa maladie est en rapport réciproque entre l’activité dichotomisée et les lois du capital (critère P/C, comme mode de circulation des biens, Profit sur Capital) qui créent cette dichotomie.

De la période d’avancée du marxisme à son reflux provisoire, c’est dans le structuralisme que sont tombés bon nombre de grands chercheurs de notre temps. Mais le reflux semble ralentir et le rationnel élargi et l’humanisme non réduit à « la charité », revenir. C’est là la leçon que chacun peut tirer le l’état du monde et de sa crise : lorsqu’un un problème se pose, il faut le régler, dans tous ses aspects les plus divers ; philosophique aussi ! La dichotomie de l’activité n’est pas une fatalité, une nécessité ou un résultat « naturel » de la complexification de la production et l’homme producteur peut retrouver en lui-même et dans un nouveau rapport à la société, dans de nouveaux rapports sociaux, une plénitude de son activité et de sa personne.

Pierre Assante. 22/05/2020 09:22:46.

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VOIR AUSSI :

L’HUMANITÉ EST ENTRÉE DANS UNE ÉTAPE DE MONDIALISATION INTÉGRÉE

Histoire du mouvement ouvrier et populaire et histoire des modes de production en rapports réciproques.Sur ce lien :

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 08:19

 

Chronique de Pierre Ivorra dans " L'Humanité "

du mercredi 20 mai 2020 

Pour relocaliser, baisser le coût du capital

 

Le gouvernement inviterait donc Renault et PSA (Peugeot) à relocaliser une partie de leur production en France. Il faut dire que dans ce domaine, il y a fort à faire. A l’heure des nouvelles technologies, la mondialisation répond certes à un besoin de l’économie moderne. Elle est aussi utilisée pour augmenter les profits, grossir le capital. La fuite industrielle hors de nos frontières est une réalité marquée dans le secteur de l’automobile. Le nombre de véhicules assemblés sur notre sol est passé de 1,31 million à 640 000 pour Renault et de 1,9 million à 830 000 pour PSA. Globalement il a donc été divisé par deux. Et de nouveaux départs de modèles à l’étranger sont prévus cette année. Pourtant, la France représente toujours le premier marché mondial pour ces deux firmes.
Du côté patronal, on nous assure que la relocalisation d’usines de montage n’est envisageable que si de nouveaux allègements de charges sont effectués. La France coûterait trop cher. Non seulement, nos grands patrons ne veulent plus payer d’argent pour contribuer à l’activité de services publics dont ils bénéficient (c’est presque acquis au niveau du Smic), mais ils veulent qu’on leur en donne encore plus. Il faudrait les aider davantage à produire et à vendre.
Une baisse des véritables charges pesant sur l’entreprise est effectivement possible. On peut réduire les prélèvements financiers sur la richesse produite. En 2019, les résultats du groupe Renault ont certes été affectés par une baisse du chiffre d’affaires de 3,3 %, mais la forte baisse du résultat final est essentiellement due aux difficultés de Nissan, le partenaire japonais, et des filiales chinoises. La mondialisation, ça peut coûter cher aussi. En dépit de ces difficultés, les actionnaires du groupe ont été gratifiés de 1,035 milliard d’euros de dividendes, soit autant que les 1,029 milliard de 2018. Chez PSA, c’est la direction qui le reconnaît elle-même dans ses comptes 2019 : son plan stratégique a permis « d’atteindre de nouveaux records de rentabilité ». Effectivement, les dividendes touchés par les actionnaires ont été augmentés de 34,5 % en 2019 par rapport à 2018. A cela, il faudrait ajouter toutes les charges financières qui font les choux gras des banquiers et des marchés financiers, prendre en compte les provisions réalisées.
Si des aides s’avèrent nécessaires à telle ou telle activité économique, elles ne doivent être accordées qu’en échange d’engagements écologiques et sociaux réels et d’une mise à contribution des actionnaires. De plus, pour bien relocaliser, il faut vraiment coopérer en France et à l’étranger.

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VOIR AUSSI :

L’humanitÉ est entrÉe dans une Étape de mondialisation intégrÉe

Histoire du mouvement ouvrier et populaire et histoire des modes de production en rapports réciproques.Sur ce lien :

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 07:33

 

 

 

LETTRE :

 

 

 

RÉunion de la commission Économique du PCF

Mercredi 27 mai de 18 heures à 21 heures.

 

Cher.e. ami.e, cher.e. camarade,

Un tsunami de chômage se prépare. 

Les grands groupes cherchent, dans la crise, à accélérer leurs restructurations et les suppressions d'emplois destinées à restaurer leur rentabilité par la baisse du coût du travail. Des myriades de sous-traitants, des milliers de PME-TPE dans les secteurs touchés par l'effondrement de la demande, sont menacées de disparaître. On n'ose imaginer les proportions que vont atteindre les souffrances sociales et l'appauvrissement de nos économies si rien n'est fait pour rendre possible un rassemblement politique s'attaquant aux causes profondes du désastre : la domination du capital et la logique qu'elle imprime aux gestions d'entreprises comme aux politiques gouvernementales.

C'est donc le moment d'apporter une riposte s'inscrivant, sans attendre, dans notre projet révolutionnaire de sécurisation de l'emploi et de la formation, chemin vers une éradication du chômage, qui constitue l'un des piliers du projet communiste mis en avant par le 38ème congrès du PCF. 

- Quel diagnostic précis de la dégradation du marché du travail et de l'extension de l'insécurité sociale?

- Quelle cohérence politique, associant conquête de pouvoirs et mobilisation des moyens financiers, opposer, depuis les territoires, aux stratégies des groupes dans la mondialisation capitaliste et à leur soutien par les gouvernements ?

- Quelles initiatives politiques immédiates prendre localement, dans les régions et au niveau national, pour contribuer au rassemblement dans les luttes contre les suppressions d'emplois, pour les embauches et la formation à l'hôpital et dans les services publics, pour la sécurisation en urgence des emplois les plus vulnérables à la récession et aux restructurations des groupes ?

Ce sera l'objet de la prochaine réunion de notre commission économique, qui aura lieu par téléconférence

Mercredi 27 mai de 18 heures à 21 heures.

Le rapport introductif sera présenté par Frédéric Boccara.

Bien fraternellement,

Le collectif d'animation de la commission économique.

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4 RECUEILS rÉcents du blogueur

SUR LES LUTTES SOCIALES ET LA CRISE ECONOMIQUE ET SANITAIRE.

 

LE RECUEIL « L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE ». Économie et ergologie. CRISE GÉNÉRALE DU CAPITAL.

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

 

et :

LE RECUEIL « 20 THÈSES » L’alliance économie-ergologie-écologie et la question vitale de la personne, de l’espèce et de l’humanité. Production et besoins sociaux.

lien : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/02/lien-sur-le-recueil-20-theses.html

 

et :

LE RECUEIL "Le 5 DÉcembre" sur les grèves en France de 2019-2020.

Le premier article de ce recueil  a été écrit et mis en ligne le jeudi 28 novembre 2019.

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/12/le-5-decembre-2019.recueil.html

 

et

LE RECUEIL « IL N’Y AURA PAS » ..... Economie et philosophie. Leur lien fertile.

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/04/il-n-y-aura-pas.html

 

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20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 09:55

 

ENTENDRE. Maurice ULRICH. Editorial de l'Humanité. 20 mai 2020

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MOINS MAIS MIEUX. L’histoire ne repasse pas les plats. 23 AVRIL - 10 MAI 2020. SUR CE LIEN :

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/04/moins-mais-mieux.l-histoire-ne-repasse-pas-les-plats-23-27-avril-2020.html

 

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20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 07:34

 

EMManuel, brillant jeune homme…

 

Emmanuel, brillant jeune homme, ne savait pas que sa formation de pensée conservatrice et traditionaliste, bien que relativement hétérodoxe sur le plan sociétal, le conduisait à l'échec et à la dégringolade.

À aucun moment de son mandat, son "logiciel mental" ne lui permettait de penser que sa démolition des avancées de la Libération en 1945-47, et plus encore son blocage de toute modification positive promue par les salariés et les populations, blocage par son milieu et ses liens avec le capital matériel et financier mondialisé, provoquerait son désastre personnel.

Même la privatisation de la SNCF et les mouvements durables de son personnel, même sa retraite à points désastreuse et l’opposition majoritaire continue, même plus d'un an de mouvement des hôpitaux exsangues, ne l'ont fait douter des conséquences qui s'abattraient sur lui. La crise économique, de civilisation est bien plus forte et la patience aux mesures antisociales de ses prédécesseurs n’est plus là. Le "Ras-le-bol" et le "dégagisme" sur lequel il a surfé se transforment en réflexions sur l’état présent et la validité de cet état Présent.

L’Europe officielle a été aveugle à ces mouvements de fonds, y compris une grande part de sa population qui y viendra aussi tôt ou tard.

La crise sanitaire, qu'à cela ne tienne ! : Mesures d'urgence en contradiction avec le système et puis on reviendra au critère pur et dur P/C, Profit sur Capital. Les gouvernements essaient de bricoler le système, essais de coronabonds et partitions diverses, et autres illusions alors qu’il s’agit de créer les conditions du travail productif  des biens élémentaires et complexes nécessaires à la vie humaines.

NOUS NE SAVONS PAS SI ET QUAND NOUS SORTIRONS DE LA CATASTROPHE, mais nous y œuvrons chez les promoteurs de l’invention, de la transformation des normes antécédentes et pas de leurs aménagements stériles.

Emmanuel ne finira sans doute pas le mandat et restera dans l'histoire non comme  le surdoué qu’il considérait être mais comme le dernier des conservateurs liquidateurs de progrès, y compris le progrès des sciences et des techniques dont il se réclame.

Qui pense le mouvement populaire impuissant par son niveau de conscience et d’organisation se trompe : IL Y A PLUS D'INSTRUCTION DANS UN PROBLÈME À RÉGLER LORSQU'IL SE POSE COMME INCONTOURNABLE, que dans tous les discours et appels qui se posent à côté de l'essentiel : un retour de la valeur ajoutée aux besoins de production et de services qui vont de pair. Le critère VA/CMF (valeur ajoutée sur capital matériel et financier.

Rappelez-vous des remèdes nécessaires proposés par les économistes communistes, brièvement : une création monétaire, des Fonds d’usage de cette création, contrôlée et régulée démocratiquement, des droits du travail permettant l’initiative des travailleurs dans les entités de production, et parmi cela, une sécurité d’emploi et de formation qui le permette.

Pierre Assante. 18/05/2020 20:31:16.

 

MOINS MAIS MIEUX. L’histoire ne repasse pas les plats. 23 AVRIL - 10 MAI 2020. SUR CE LIEN :

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/04/moins-mais-mieux.l-histoire-ne-repasse-pas-les-plats-23-27-avril-2020.html

 

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19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 10:00

 

L’humanitÉ est entrÉe dans une Étape de mondialisation intégrÉe

Histoire du mouvement ouvrier et populaire et histoire des modes de production en rapports réciproques

L’humanité est entrée dans une étape de mondialisation intégrée. Et c’est ce que les militants de toutes les organisations de transformation en santé ont besoin de voir pour aller de l’avant.

Pour retrouver une période comparable il faut remonter au début de la « mondialisation méditerranéenne », la Grèce du Vème siècle, initiatrice de ce qu’a été l’Empire Romain, son développement et sa fin.

On peut aussi comprendre que des techniques, sciences et philosophies de la Grèce antique aux prémices d’une civilisation mondialisée entrant aujourd’hui dans le développement de l’intelligence artificielle en tant que moyen de production, il y a toutes les « étapes » de mondialisation de la société marchande, sa continuité et ses sauts, par exemple celui de la renaissance et de la révolution scientifique et technique de la Renaissance. D’ailleurs révolution scientifique et technique de La Renaissance et son extension maritime de la mondialisation, au-delà de l’Europe des nations en constitution, c’est un même mouvement, à la fois terrifiant de progrès et d’atrocités mêlés.

Nos XIX-XXIèmes siècles sont de l’ordre de la « première mondialisation », celle de l’antiquité, mais bien plus immense pour nous terriens dans cet univers  que nous tentons de nous approprier pour poursuivre notre processus vital. Il est temps de passer d’une analyse structuraliste à une analyse synthétique de notre processus vital.

L’éclosion de l’analyse philosophique et scientifique de la Grèce antique est un moment extraordinaire de progrès de conscience de la société, de la nature et de l’homme sur lui-même. De Démocrite à Aristote en passant par Platon, quelle somme de connaissances et d’intuition, et quelle lutte pour  dépasser les mythes et les religions ! Il a fallu deux millénaires  presque comptés pour que La Renaissance y fasse un retour critique, qu’elle n’a pas dépassé, mais dont elle a préparé le dépassement dans l’analyse de la société capitaliste et la naissance de la pensée marxienne.

La naissance de la pensée marxienne, sa capacité d’analyse de la société et de l’homme de son temps, à l’instar du travail de la conscience « athénienne » sur la société et l’homme de son temps, est une énorme avancée. Et l’ostracisme développé par les hommes du capital contre cette avancée est un drame majeur qui handicape majeurement le processus humain en cours.

L’œuvre de Marx a développé une analyse du mode de production de son temps si profonde, que ses successeurs eux-mêmes ont eu du mal à ne pas la figer. La poursuite de la mondialisation et des moyens de production, des sciences et des techniques qui se sont développées en rapports dialectiques ont ouvert notre période, l’informatisation généralisée et l’automatisation et l’intelligence artificielle mal nommée car ce n’est pas une intelligence, le tout ouvrant la voie à une libération de l’activité humaine, mais le tout étant bloqué par les lois économiques du système qui ont développé ces capacités mais dont le critère  P/C constitue un frein et un arrêt.

Ainsi va le développement humain, de la société et de la personne. Des normes de progrès deviennent à un moment dépassées par leurs propres avancées et il s’agit de passer à d’autres normes correspondant à l’avancée du mouvement que les normes anciennes ont créé.

La vision et l’analyse du mode de production par Marx, c’est énorme ! Mais si le capital est toujours la base de la production et de l’échange, la société Capitaliste Monopoliste Mondialisée, globalement Financiarisée et numériquement Informationnalisé (C.M.M.gF.nI.) n’est plus celle de Marx.

Sous la direction de Waldeck Rochet, le PCF a relancé cette analyse. En 1966 une conférence internationale a été  un moment majeur  sur l’étude du CME, le Capitalisme monopoliste d’Etat, prémisses du Capitalisme M.M.gF.nI.)  qui est le « nôtre ». En 1966 toujours il était organisé avec une « équipe » de  militants en osmose de travail, sans être tous sur la même analyse, mais s’efforçant d’avancer ensemble, à l’initiative du Comité Central du Pcf, une étude sur « les problèmes idéologique et culturels ».

La montée des réflexions dans le monde et en France et la transformation des moyens de production et d’échange, mais pas de leur  mode, et l’éclatement social de 1968 partout, y compris dans le système socialiste, n’est pas un hasard mais un mouvement intégré de la société humaine. 1968, une revendication sociétale de fond mais aussi et surtout des semaines de remise en cause de la production dans son état du moment par une immense grève et une gestion libre d'un moment et nouvelle de la production par les travailleurs eux-mêmes.

1968, puis le départ des initiateurs de la « révolution nationale » du CME en 1969, remplacés par les représentants directs des monopoles, puis le Manifeste de Champigny de 1969 « Pour une démocratie avancée pour une France socialiste », puis la signature du programme commun  en 1972, moment d’un rapport de force entre le nouveau et l’ancien. L’eurocommunisme compromis historique, la défaite du capital au Vietnam, la révolution des œillets, le Chili d’Allende….

Mais aussi « La Trilatérale » puis le G7, la réorganisation du travail au niveau mondial par le capital, le retard à passer de l’organisation locale à l’organisation mondiale de la riposte du monde du travail. Juste appui des conquêtes nationales du travail mais handicap à aller-au-delà des normes nationales.

Ces périodes ont été riches à la fois de protestations contestant de fait les normes anciennes. Mais j’hésite à dire contestant « justement » car le juste était de progresser, à partir de la contestation, sur une gestion plus radicale et progressive, nouvelle, transformant les normes dépassées.

1966, 1968, 1969, le mouvement ouvrier entre dans l’élaboration d’un projet nouveau. En France le Programme Commun de gouvernement de la gauche en est au centre, et la caricature de ce mouvement par les communistes aux-même est ridicule. La réorganisation mondiale du travail par le capital n’a pas été compensée par la poursuite de l’effort de création d’un projet transformateur du mode de production et d’échange qui avait été entamé dans les années 60. Non seulement "il" pas été poursuivi, mais ceux qui le poursuivaient ont été écartés au lieu de devenir le cœur du mouvement. Les hésitations et les incertitudes des ministres communistes dans le gouvernement de 1981-84 en sont une illustration. Malgré leur travail remarquable, ils ont été globalement et relativement insensibles  aux propositions de nouveaux critères de gestion promus par les économistes communistes, Paul Boccara en tête. Le basculement d’orientation du PCF de 1982 (lire le basculement des cahiers du communiste de mars à mai 1982, répétant celui de 1977), contestant à  juste titre celui du PS, n’est pas allé jusqu’à une autre construction, mais a replié le mouvement ouvrier  sur la protestation.

Le mouvement du mouvement ouvrier pour la gestion a connu un pic en 1972, dans l’onde de la signature du programme commun et en relation réciproque, avec la concrétisation de ce travail dans  "CHIFFRES EFFICACITE DU PROGRAMME COMMUN", qui entrait directement dans la question d’une autre gestion, d’autre critères économiques pour la France et la coopération internationale. Certes ces propositions financières attachées à un autre mode de gestion ne consistaient qu’en un brouillon avancé d'une marche d’entrainement, mais destiné à être opérationnelle, expérimentée, rectifiée et relancée en améliorations permanentes.

Le basculement de la gestion vers la contestation et la défense pas à pas à reculons est la conséquence d’un rapport de force défavorable mais aussi de choix conduits par le PCF (et d’un accompagnement choisi du recul par la social-démocratie) dans ces périodes. Le Départ de Philippe Herzog du Pcf a été une illustration parmi d’autres de ce basculement. Et la valse-hésitation de nombreux dirigeants du Pcf entre contestation et construction, sans pouvoir les unifier, de même.

Mais on n’arrête pas le processus humain. Le travail s’est poursuivi « la braise sous les cendres ». Il se concrétise aujourd’hui pas les travaux de Paul Boccara, ses thèses sur la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, et comment la dépasser, qui se sont poursuivis, et de toute l’équipe de la ComEcoPcf. Création monétaire, système financier, Banques centrales et système bancaire, Crédit, Fonds, droits nouveaux du travail, loi SEF….

Ce n'est « pas que » dans le domaine économique que les avancées ont continué « sous la cendre ». Allant de pair avec une révolution économique, il y a celle de l’organisation du travail et des conditions de la participation de tous à la production et à l’échange, c'est-à-dire l’initiative libre de l’homme producteur, c'est-à-dire l’ascèse ergologique promue par les travaux d’Yves Schwartz, les militants qui l’entourent  et son département universitaire : les  conditions de la cohérence entre le travailleur et l’entité de production locale et mondiale. L’expérience et la connaissance du travail est incontournable pour construire cette cohérence. Cette construction, comme tout mouvement de la société comporte la contradiction entre la négation et son dépassement : la négation, c'est-à-dire la contestation, est celle de l’organisation taylorienne du travail, jusque dans le travail numérique et « l'intelligence artificielle », et son dépassement c’est la construction de nouvelles normes de travail, des gestes du travail et de la pensée du travail, c'est-à-dire dans le même temps, la construction du nouveau mode de production et d’échange transformant la vente de la force de travail, l’accumulation du capital pour l’accumulation du capital et la transformation-dépassement du marché basé sur le critère P/C, par le critère VA/CMF en étant la transition. Aux travaux économiques et concepts de Paul Boccara et ses efforts de construction correspondent ceux d’Yves Schwartz dans la construction de la cohérence et de l’initiative de la personne dans l’entité de production et d’échange locale et mondiale. Partant de points d’observation différents, ils se rejoignent dans le concret, même si ce n'est pas encore évident pour tous.

La « montée de fond » d’aujourd’hui des luttes « contre » du monde du travail, SNCF, Hôpitaux, retraite, précarité, et tant de mouvements dans leurs diversités, montrent qu’une autre période s’ouvre dont il ne faut pas manquer la fenêtre de tir, ici, en Europe, dans le monde. Trump, dans sa guerre militaire et économique, entre autre contre le développement de la Chine (qui n'est pas sans problèmes certes, et c'est

normal),  symbolise la réaction du capital pour conserver sa domination. Son ridicule

n’exclue pas sa terrible dangerosité. Mais  le ridicule est une notion de morale et ce n’est pas entre le bien et le mal qu’il s’agit moralement de choisir, mais entre des mesures concrètes s’opposant aux normes anciennes qui conduisent à la faillite et la régression de l’humanité. De ces mesures concrètes dépendent « le bien et le mal ».

De nombreux appels intellectuels ou généraux naissent des dénonciations dont les mesures concrètes, si elles ne sont pas absentes, montrent combien elles sont insuffisantes et tranchent avec la réalité de ce que pose le monde du travail. Le monde du travail dans ses actions est en avance, bien en avance sur ces appels, montrant que l’idéologie dominante est encore très forte dans « le monde de la réflexion ». Ceci dit n’est l’est pas de façon pessimiste, mais pour souligner le chemin accompli et le chemin à accomplir.

Pierre Assante. 19/05/2020 08:18:46.

 

VOIR AUSSI :  MOINS MAIS MIEUX. SUR CE LIEN :

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/04/moins-mais-mieux.l-histoire-ne-repasse-pas-les-plats-23-27-avril-2020.html

 

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 06:37

Mercredi, 13 Mai, 2020. L’Humanité.

LA CHRONIQUE ÉCONOMIQUE DE PIERRE IVORRA.

PRÉPARER DÈS MAINTENANT LE MONDE D’APRÈS.

 

Pour montrer dans quel sens pourra se faire la rupture avec le passé, l’Élysée commence par casser le Code du travail!

Quelles mesures pourrait-on prendre en France et en Europe pour relancer l’économie ? La question paraît bien naturelle et innocente. Elle comporte pourtant bien des pièges. Dans son allocution du lendemain des élections municipales, le 16 mars, Emmanuel Macron nous a promis que « le jour d’après, quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour au jour d’avant ». En foi de quoi il a fait pire.

Ainsi, le gouvernement entend-il donner la possibilité aux entreprises de « déroger temporairement et avec des compensations ultérieures aux durées maximales du travail et aux règles de repos hebdomadaire et dominical ». Pour montrer dans quel sens pourra se faire la rupture avec le passé, l’Élysée commence par casser le Code du travail ! En vérité, la période de développement de l’épidémie a donné idée de « l’après ». Les mesures économiques et sociales prises par le pouvoir à ce moment-là, ses initiatives au niveau européen ont visé essentiellement à préserver la confiance des marchés financiers alors que c’est avec cette dépendance qu’il faut rompre. Cela suppose de traiter tout de suite la question des hôpitaux, eux-mêmes fort endettés vis-à-vis des banques et des marchés. Le gouvernement prétend le faire avec une petite rallonge budgétaire de 2 milliards d’euros et un saupoudrage de primes alors qu’il s’agit de désendetter nombre de centres hospitaliers, d’engager sans attendre un vaste plan de relance de l’emploi, des salaires et des activités de santé en mobilisant plus de 10 milliards d’euros. Cela nécessite un changement des critères d’attribution des aides de l’État. On peut le mesurer avec l’exemple d’Air France. Le gouvernement entend attribuer 7 milliards d’euros à la compagnie à condition qu’elle s’engage à respecter un critère pseudo-écologique alors même que la direction vient d’annoncer une charrette de suppressions d’emplois. Si l’on veut que le monde d’après soit tout à fait différent de celui d’avant, il faut en l’affaire imposer à l’entreprise d’authentiques critères sociaux et environnementaux. Idem pour la SNCF, qui devrait être aidée à condition notamment de développer le fret.

Cette révolution dans les gestions des entreprises et des services publics sera d’autant plus facile à engager que les banques seront elles aussi mobilisées, particulièrement la plus importante d’entre elles, la banque des banques, la Banque centrale européenne. Si elle prêtait sous condition aux banques commerciales et indirectement aux services publics, en leur imposant des critères sociaux et environnementaux, cela aurait un caractère incitatif pour tout le système.

VOIR AUSSI :

MOINS MAIS MIEUX. L’histoire ne repasse pas les plats. 23 AVRIL - 10 MAI 2020. SUR CE LIEN :

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17 mai 2020 7 17 /05 /mai /2020 07:59

 

« l’capitalism’, l’capitalism’ , l’capitalism’… »

 

Paraphrasant un homme célèbre, et ses formules de style, sur un autre sujet et une politique que je ne partageais pas, on peut sauter à pieds joints en répétant «l’capitalism’, l’capitalism’, l’capitalism’… » ou « l’communism’,  l’communism’,  l’communism’… », ça ne changera rien !

Il faut aussi connaitre l’état de l’un et la visée de l’autre et les processus concrets et abstraits possibles par hypothèse, pour aller de l’un à l’autre.

Le « besoin de communisme » comme disait Lucien Sève, c’est en creux le constat de faillite de ce qui se passe sous nos yeux, le marché et le profit en contradiction avec les besoins humains. La crise sanitaire a mis tout cela en lumière, plus que par le passé lointain ou récent. Ce qui ne veut pas dire que les luttes et protestations sur cette réalité de longue date n'aient pas fait avancer le chmilblick. La conscience d'un jour ne naît pas le jour-même, mais résulte d'un parcours effectué dans le temps.

Aussi,  une étude savante de longue date, libre des influences dominantes et de "l’alimentaire de luxe" qu’elles peuvent procurer pour un chercheur ou un intellectuel médiatique inséré « dans le système », révélait les effets et les causes de cet état de fait. C’est ce qui fait tout l’intérêt d’une étude savante, par rapport à un simple constat, du moins si cette étude est mise à profit pour éclairer non les savants tous seuls mais toute la société et ses membres.

Dans une étude savante, il y a la démonstration, au-delà de l’intuition et du savoir empirique des « mécanismes » de la machine sociale, du passé, du présent et des futurs possibles sur lesquels asseoir des choix de société à venir, en développement en santé "matérielle et morale".

L'œuvre de Marx et d’Engels comporte des études de philosophie, d’anthropologie, d’économie. Elles s’entremêlent dans leurs écrits et leur action politique. La quantité des écrits économiques témoignent de l’importance de la chose dans cette œuvre et cette action. Les séparer c’est trahir et l’œuvre et celles de leurs continuateurs, Paul Boccara en économie et anthroponomie, Yves Schwartz en philosophie et l'étude du travail et de la personne en activité, et tous les autres et ces inconnus parmi tous ceux qui s’engagent plus modestement dans le mouvement d’ensemble de la société. En fait l’humanité entière.

Pierre Assante. 16/05/2020 07:24:51.

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16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 17:42

 

Bernard DORAY. "...Tous les dissidents ne défendent pas une idée large de la dignité humaine...".

 

« … Tous les dissidents ne défendent pas une idée large de la dignité humaine, car l’autoréférence ne garantit pas une particulière générosité de l’âme. Mais tous les porteurs de dignité ont rencontré cette épreuve de la solitude face à la norme, car en prétendant réinstaller l’humain dans la culture, ils provoquent des ruptures, des renversements de perspectives, des anticipations de changements plus radicaux. On retrouve cette caractéristique, qu’ils aient mené des combats presque invisibles dans lesquels ils étaient bien près d’être « soufflés comme une bougie », ou que, comme les géants de la mythologie, ils aient déplacé des montagnes. Souvent ils étaient préparés à cette épreuve de la solitude par une expérience antérieure, celle d’un traumatisme éthique… »

« La dignité. Les debouts de l’utopie ». Bernard Doray. Ed.La dispute. Page 208.

 

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L’histoire ne repasse pas les plats. 23 AVRIL - 10 MAI 2020.

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Cet article s'inspire librement des travaux de la ComEcoPcf et d'Yves Schwartz

et n'engage que moi-même.

 

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16 mai 2020 6 16 /05 /mai /2020 11:36

DÉCLARATION COMMUNE ORGANISATIONS PROGRESSISTES

 

DE NOUVEAUX JOURS HEUREUX DANS LES BOUCHES-DU-RHÔNE,

EN FRANCE ET DANS LE MONDE

 

La crise du covid-19 est beaucoup plus qu’une crise sanitaire, c’est la faillite du modèle qui domine le monde. La casse des services publics, l’étranglement des budgets des États, les délocalisations, ont pesé très lourd dans la gestion de cette crise. La mondialisation libérale, le capitalisme, leur Europe austéritaire ont fait la preuve de leur échec mais aussi de leur nocivité pour l’humanité toute entière.

Dans notre département, le coronavirus a agi comme un accélérateur de maux déjà profonds : misère, chômage, précarité, inégalités sanitaires et scolaires.

Ce n’est pas la fatalité mais des choix politiques et ceux qui les ont portés qui sont responsables de la situation. Ils sont aujourd’hui disqualifiés pour écrire la suite mais travaillent à la restriction des droits et libertés pour se maintenir. Il est indispensable d’imposer que ce soit eux qui paient la facture et non pas celles et ceux qui produisent les richesses.

· Nous voulons, sans attendre, des masques gratuits pour tous, des tests et des moyens pour les soignants.

· Nous voulons tirer des griffes du marché tous les secteurs essentiels à la vie, à commencer par la santé et la sécurité sociale.

· Nous voulons une relance de l’activité économique sous le contrôle de celles et ceux qui produisent, tenant compte de l’impératif climatique et visant à répondre aux besoins de la population et du pays.

· Nous voulons la relocalisation et la socialisation des outils de productions agricoles et industrielles.

· Nous voulons des services publics de qualité accessibles à tous, pour tous.

· Nous voulons la justice sociale et fiscale.

· Nous voulons l’égalité entre les femmes et les hommes.

· Nous voulons un avenir de progrès pour notre jeunesse.

· Nous voulons un monde débarrassé du capitalisme qui nous a conduit à la catastrophe.

Le monde d’après est une bataille qui a déjà commencé. Nous, organisations syndicales, et politiques progressistes, appelons le monde du travail et au-delà toute la population des Bouches-du-Rhône à s’y engager.

Pour exprimer ensemble notre exigence d’une société de progrès social et de solidarité nous appelons toutes celles et tous ceux qui ont intérêt au changement à s’organiser et se mobiliser, dans leur quartier, leur lieu de travail ou d’études.

 À l’échelle départementale et dans le respect des impératifs de santé publique, nous appelons à une manifestation départementale en voitures le 19 mai, départ Porte d’Aix- Marseille à 18 H pour faire entendre nos exigences, notre colère et nos espoirs.

Il y a urgence à agir pour de nouveaux Jours Heureux, ici, en France et dans le monde.

Marseille, le 14 mai 2020

 

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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 08:20

 

Est-ce assez simple comme ça ? (lettre à des amis)

 

Le capitalisme c’est la dérégulation de la société.

La régulation première de la société c’est quoi ? C’est l’organisation de la production des biens nécessaires à la vie, des plus simples aux plus complexes.

En quoi le capital dérégule la production ? Par la priorité qu'il donne sur le profit par rapport aux besoins sociaux, aux besoins humains.

Le capitalisme mondialisé, numérisé, financiarisé utilise aujourd’hui les techniques les plus sophistiquées et les plus puissantes dans cette dérégulation au service du profit. Ce n’est pas la mondialisation qui dérégule la société, mais la mondialisation capitaliste !

Cette dérégulation qui s’exerce depuis des générations, et en particulier depuis 1970, nous ne la « rattraperons pas »  par miracle en peu de temps. Il faudra beaucoup d’efforts et des moyens et des choix opérationnels concrets et précis. Il faudra du temps et à condition de s’y mettre toute de suite, c’est-à-dire en faisant porter nos protestations sur les conditions du « rattrapage », c’est-à-dire, en particulier :

-Une création monétaire de la banque centrale répartie en fonction des besoins de production répondant aux besoins de la population.

-Des fonds gérés démocratiquement pour le faire.

-Des conditions permettant aux travailleurs de produire : une sécurité d’emploi et de formation et des droits du travail permettant l’initiative du travailleur pour la société et pour lui-même.

-C’est-à-dire, pour tout cela, un pouvoir politique sur l’argent et sur l’économie.

Lucien Sève dans son intervention à la Fête de l’Huma 2019 exhortait les militants sur ce thème (aller voir la vidéo sur le site Pcf et Huma) : la société humaine, disait-il, dans cette période est dans une situation de disparition dans un univers où elle représente pour elle-même et pour l’univers, une création merveilleuse. Il plaçait cette exhortation sur le thème de l’écologie et du besoin de communisme.

Il faut y ajouter que communisme et écologie  dépendent des moyens matériels et financiers de le construire et de la préserver.

Les économistes communistes proposent de passer au critère de gestion des entreprises de celui de P/C à celui de VA/CMF. Ça c’est compliqué ! Economie et Politique, Revue Marxiste du Pcf  et ce blog l’expliquent chaque jour et on peut en parler dans nos réunions pour comprendre, s’il y a volonté commune.

Est-ce assez simple comme ça ?

Pour info, je n’en voie plus les articles du blog, vous pouvez les consulter, si le cœur vous en dit ou vous abonner de même.

Pierre Assante. 15/05/2020 07:56:41.

 

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L’histoire ne repasse pas les plats. 23 AVRIL - 10 MAI 2020.

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Cet article s'inspire librement des travaux de la ComEcoPcf et d'Yves Schwartz

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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 07:34

 

Santé : une nouvelle créativité pour sortir de la crise

Catherine Mills

Maître de conférence honoraire.

Directrice de la revue Economie et Politique

L'Humanité du 14 mai 2020

 

Il faut préparer dès maintenant un plan d’urgence pour sortir de la crise où ont été plongés les hôpitaux et le système de santé par le rationnement des dépenses publiques et sociales et de leur financement, visant à monter les prélèvements financiers du capital. La longue grève des personnels hospitaliers nous avait alertés,  pourtant malgré la non- réponse aux revendications, un mouvement extraordinaire de solidarité et de créativité s’est levé dans tout le pays, abolissant les hiérarchies et la coupure médecine de ville - hôpital, des étudiants aux professeurs de médecine et aux chercheurs, des aide- soignantes, des infirmières et des autres personnels hospitaliers, des médecins de ville aux pharmaciens, etc.

Il nous faut construire l’avenir et mettre en chantier une  réorganisation progressiste, en rupture avec  le démantèlement de l’hôpital, partant des propositions des personnels,  ce qui exige  un nouveau financement.  Ce  plan concernerait aussi la démographie médicale, la couverture territoriale, les relations ville- hôpital, les Ephad et les personnes âgées dépendantes, la psychiatrie, etc. Il faut s’attaquer à la désertification médicale et aux inégalités sociales et régionales de santé,  répondre à l’exigence de proximité de la population à partir d’un maillage territorial impliquant centres de santé, médecins de ville, hôpitaux. Il faut créer 100 000 emplois à l’hôpital et titulariser les contractuels,  élaborer un plan de développement des formations, construire une sécurité d'emploi et de formation permettant l'adaptation aux modifications techniques avec la promotion salariale et sociale des  personnels. Il faut mettre un terme à la souffrance des personnels et des malades, en promouvant de nouvelles conditions de travail et de vie et en donnant un vrai pouvoir aux instances de représentation du personnel. Un moratoire sur les suppressions de lits, les fermetures d’hôpitaux et de services permettrait l’élaboration des projets médicaux avec les organisations syndicales, les élu-e-s, les associations d'usagers. Il faut stopper la montée des partenariats public/privé et les privatisations, la vente de biens fonciers et immobiliers.

Un nouveau financement de la Sécurité sociale et de l’hôpital pour répondre aux besoins du  XXIème siècle. Il faut promouvoir la prise en charge de tous les soins prescrits à 100% par la sécurité sociale. Il s’agirait d’accroître les rentrées de cotisations à partir d’un accroissement et une modulation des cotisations patronales, branchés sur le développement des salaires et des emplois, afin que les entreprises qui suppriment des emplois et compriment les salaires, ou ne respectent pas l’égalité salariale femme/homme, voient leur taux de cotisation s’élever. Pour faire face à l’urgence  tout en combattant la financiarisation, on instituerait une cotisation sur les revenus financiers des entreprises et des banques  (dividendes et intérêts), à même hauteur que la cotisation patronale sur les salaires, affectée au système de santé et aux EHPAD. Il faut rompre avec les enveloppes fermées limitées, notamment pour l’hôpital, avec un objectif national des dépenses (ONDAM)  relevé pour répondre aux besoins. La dette  explosive des hôpitaux, liée à la restriction des financements, doit être convertie en une dette à long terme et à 0 % d’intérêt des emprunts, avec la construction d’un Pôle financier public  et un nouveau rôle  de la Caisse des Dépôts et Consignations. La puissance de création monétaire de la BCE peut être mobilisée pour financer à taux négatif, ou par des avances non remboursables,  le développement des systèmes de santé,  à travers un Fonds européen de développement des services publics. En France, pour l’hôpital, nous proposons le  remboursement de la TVA, qui constitue un prélèvement indirect de l'Etat sur la Sécurité Sociale ( 4 Mds€), ainsi que la suppression de la taxe sur les salaires.  Il faut  remplacer le mode de financement actuel de l’hôpital : la T2A qui incite aux actes rentables, à la mise en concurrence et à la privatisation,  proposer un nouveau mode de financement répondant aux besoins et mettant en avant des critères d'efficacité sociale. En outre il faut un plan d’urgence de financement des dépenses d’investissements, de formation et de recherche pour l’Hôpital, ( qui sont à la charge de l’Etat).

Une grande loi de santé publique devrait être élaborée afin de sortir  des lois Bachelot/Touraine/Buzyn.  Concernant l’hôpital, il faut promouvoir une gestion réellement démocratique permettant l’évaluation des besoins, supprimer les Groupements hospitaliers de territoires imposés, et les regroupements par  pôles qui tendent à monter les privatisations. Il faut aussi un volet  soins de ville avec la création d'un service public de soins primaires, un volet  psychiatrie.   Un volet  prévention.

Concernant les Ephad, la crise sanitaire a fait environ 10 000 décès, révélant une situation dramatique. Les politiques gouvernementales d’austérité conjuguées à la gestion financière des groupes privés comme Korian ont abandonné les résidents et les malades de ces structures sanitaires. Il faut créer100000 emplois. Nous proposons un service public des personnes âgées, articulé à un grand service public hospitalier et de santé de qualité regroupant l’ensemble des besoins et des structures sanitaires et sociales.

Un pôle public du médicament et des biens médicaux permettrait de s’émanciper de la dépendance à l’égard des autres pays et de la domination des multinationales, réarmer nos industries de santé. Ce Pôle Public concernerait la recherche, la production,( vaccins, masques, tests, réanimateurs), la distribution.  Il faut rompre avec les scandales sanitaires, les pénuries de médicaments et de biens médicaux dans les pharmacies.  Le marché capitaliste financiarisé est incapable de répondre aux besoins de la population. Les nationalisations ou réquisitions nécessaires exigent  des  pouvoirs réels d’intervention des travailleurs dans la gestion des entreprises. Construire un système de santé novateur nécessite la promotion du rôle central des services publics, de la Sécurité sociale, de la recherche fondamentale.  Il faut mobiliser les compétences et les énergies considérables en matière de santé, de la médecine de ville aux hôpitaux, aux laboratoires et aux pharmacies. Au-delà nous voulons construire une nouvelle civilisation fondée sur la coopération et le développement du  non- capitaliste, pour réaliser dès maintenant « les jours heureux ».

 

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L’histoire ne repasse pas les plats. 23 AVRIL - 10 MAI 2020.

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Cet article s'inspire librement des travaux de la ComEcoPcf et d'Yves Schwartz

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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 08:29

 

FÉTICHES, PENSÉE ET RAPPORTS SOCIAUX. POÉSIE, INVENTION ET SCIENCES.

 

Le fétichisme c’est quoi ?

C’est donner à un objet un pouvoir qu’il n’a pas. Et le plus souvent un pouvoir qu’on aimerait qu’il ait.

Et c’est aussi souvent donner une âme à un objet, ou plus simplement une pensée agissante sur l’extérieur de lui-même. C’est une substitution abstraire nocive par son impuissance, la croyant puissante et y comptant dessus pour assurer la vie.

Il y a le fétichisme conservateur qui consiste à compter sur une intervention extérieure et non sur notre propre action, la résolution des manques, des douleurs, des souffrances, des besoins.

Il y a le fétichisme poétique qui est celui des grands mythes prédécesseurs des découvertes, savoirs,  savoir-faire, sciences et inventions qui ont permis à l’humanité de s’approprier de plus en plus les propriétés de la nature pour répondre aux besoins de la personne dans l’espèce et dans la société, besoins élémentaires et leur complexification processuelle naturelle.

La réponse opérationnelle, efficace et saine aux besoins, c’est le travail. Mais pas la contrainte du travail et l’usage de soi par un autre, particulièrement dans la vente de notre force de travail à qui possède les moyens de production, le capital.

Le fétichisme poétique est utile, beau et nécessaire. On ne peut le contourner. Il fait partie de la déadhérence conceptuelle sans laquelle il ne peut y avoir d’invention, de nouveau. Et sans invention, sans nouveau, il n’y a pas de mouvement ni de vie en ce qui concerne une espèce vivante pensante, il n’y a que la mort ; Il l’est s’il y a aller-retour, contrôle, régulation entre déadhérence conceptuelle, besoins et connaissance en processus de la réalité

Nous sommes dans une période de fin de processus d’une mode de production et d’échange basé sur l'accumulation du capital. Dans cette fin de processus, il y a régression conservatrice sur le passé et retour relatif sur le fétichisme conservateur. Ce fétichisme conservateur confond les interactions universelles entre les objets inanimés ou vivants mais sans cerveau développé et un cortex -pour résumer la chose-, et la relation de pensée entre des individus en possédant ; sous la forme qui est la nôtre ou toute forme connue ou inconnu de nous dans l’univers.

Il ne s’agit pas là d’une réflexion hiérarchique, puisque dans la nature, les objets qu'ils soient minéraux, vivants et pensant ont une relation commune nécessaire et naturelle, connue ou inconnue. C’est d’ailleurs le sentiment de beauté, lui-même lié au rôle de ces objet par rapport à chacun de nous qui constituent la base des jugements de valeurs, qui ne sont pas toujours « en santé » dans une société de classe promouvant la hiérarchie et des rapports sociaux inégaux et leurs conséquences sur la vie quotidienne de chacun de nous.

Cette parenthèse fermée, et revenant à l’attribution d’une pensée à toute relation naturelle entre les objets quels qu’ils soient, vivants ou pas, pensant ou pas, il ne faut pas considérer ce phénomène comme innocent, et surtout pas comme un phénomène poétique qui, lui, permet de pénétrer profondément dans la relation que nous entretenons entre le monde extérieur et notre monde intérieur, à double sens, en miroir de nos actes et de nos jugements.

Attribuer une « âme » aux arbres, une pensée tout simplement, c’est nier l’état réel d’une part de la nature qui nous est précieuse pour ses propriétés réelles et non pour des propriétés imaginées non réelles. Enfant, j’ai souvent serré des arbres entre mes bras. Je me suis aussi étendu souvent sur la roche chaude calcaire le la colline près des torrents asséchés. Certes il y a une relation entre vivants, pensant ou non pensant. Mais il y a des relations de l’ordre de la pensée et des relations "tout simplement" matérielles complexes  qui n’en relèvent pas. Ce n’est ni l’amour des choses ni ces sensations qu’elles nous procurent qui constituent une régression, mais c’est la réaction de fuite des rapports sociaux vers des rapports fétichistes aux objets qui constituent cette régression : et en premier lieu le rapport fétichisme à  l’objet, la valeur d’usage en tant que marchandise.

J’adore cette poésie qui à partir des relations que notre pensée entretien avec les objets ou la vie non pensante, développe la bienveillance c’est-à-dire une relation pacifique avec l’univers, de la plus infime présence à la totalité infinie de l’existant. Je rejette la relation de soumission qui sous prétexte de bienveillance, laisse la domination envahir notre espace de vie : la superstition en est un instrument.

Pierre Assante. 14/05/2020 07:53:54.

VOIR AUSSI :

MOINS MAIS MIEUX. 

L’histoire ne repasse pas les plats. 23 AVRIL - 10 MAI 2020.

SUR CE LIEN :

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/04/moins-mais-mieux.l-histoire-ne-repasse-pas-les-plats-23-27-avril-2020.html

Cet article s'inspire librement des travaux de la ComEcoPcf et d'Yves Schwartz

et n'engage que moi-même.

 

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13 mai 2020 3 13 /05 /mai /2020 08:52

 

CHRISTIAN BOBIN

« LETTRES D’OR »

 

« …Ce qu’on ignore, on l’appelle, on le nomme. On voit l’amour et la solitude : une seule chambre à vrai dire, un seul mot. De la solitude nous ne viendrons pas plus à bout que de notre mort. C’est ce qui fait que l’on aime et que le temps passe ainsi, dans l’attente lumineuse de ceux que l’on aime : car même quand ils sont là, on les espère encore. On touche leurs épaules, on lit dans leurs yeux, et la solitude n’est pas levée pour autant. Elle gagne en beauté, elle gagne en force, mais elle est toujours là. Ce qui a commencé en nous -avec l’étoile de notre naissance-  n’en finira jamais de nous isoler dans l’espace : chacun séparé de tous les autres. Chacun enclos dans son désir, dans son attente. Nous sommes seuls dans le jour. Nous avons besoin de quelqu’un qui nous conduise dans la pleine nuit du jour, comme on mène un enfant jusqu’aux rives étincelantes du sommeil. Nous sommes seuls dans le jour, mais nous serions incapables de découvrir cette solitude si quelqu’un ne nous en faisait l’offrande amoureuse. La révélant, en pensant l’abolir. L’aggravant, en croyant la combler. Cette solitude est le plus beau présent que l’on puisse vous faire. Elle brûle dans le jour. Elle s’illumine de nos absences… »

Christian Bobin. « Lettres d’or ». Fata Morgana, 1987.

Et Folio, 1995. Page 60.

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L’histoire ne repasse pas les plats. 23 AVRIL - 10 MAI 2020.

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12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 12:11

 

À MÉDITER DANS CES TEMPS DE REMISE EN CAUSE DES NORMES ANTÉCÉDENTES

et

Sans boucler la réflexion par ce texte !

 

« …Le retard du mouvement ouvrier et du monde du travail à s’impliquer dans les questions économiques est considérable. Nous commençons à le réduire, mais c’est trop lent. J’ajoute que ce retard a été accentué par des courants de gauche poussant à l’infantilisation des gens et sous-estimant les déterminations technico-économiques qui pèsent contre l’épanouissement  des hommes. La gauche reste vulnérable à cette accusation d’infantiliser, de sous-estimer les problèmes de productivité, d’équilibre financier, de fondements économiques du progrès social.

Il est crucial d’articuler avec beaucoup de soin les revendications sociales et l’effort d’initiative dans la gestion. Loin de nuire à l’expression de la volonté de progrès social, cela lui donnerait des assises beaucoup plus solides. Il est décisif de centrer cette initiative sur le développement des activités utiles et efficaces, et donc des emplois. Il convient de défendre avec force le pouvoir d’achat, mais il faut dépasser le centrage ancien sur la relance de la consommation, faisant appel à des valeurs beaucoup plus passives. D’autre part l’initiative dans la gestion exige une grande rigueur dans l’usage des ressources financières et matérielles, de façon à pouvoir créer plus de ressources pour développer les capacités et les activités humaine. Cela requiert aussi un grand souci politique de maîtrise des aspects multiples et complexes des critères de jugement nouveaux, des innovations de structure dans la gestion. Il convient certes d’avoir le souci de la justice redistributive, de demander plus aux riches. Mais il faut dépasser la manière ancienne de centrer les problèmes de cohérence sur la redistribution, rien ne devant décentrer de l’effort individuel et collectif pour une efficacité sociale supérieure dans la gestion. Sans compter que la redistribution divise, alors que l’initiative dans la gestion unit.

Trop souvent, quand on veut avancer sur ces questions, on entend : « c’est trop compliqué ». Qu’il faille simplifier, j’en suis convaincu. Entraidons-nous à simplifier. Mais ne nous dérobons pas à avancer… »

Philippe Herzog. 1982-84"L'économie nouvelle à bras le corps, Economiser le capital pour libérer les hommes". Page 396.

 

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L’histoire ne repasse pas les plats. 23 AVRIL - 10 MAI 2020.

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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 08:54

 

NOUVEAU PALÉOLITHIQUE :

du communisme primitif

au bond de la société marchande capitaliste, mondialisée, numérisée, financiarisée

dans le communisme développé

 

 

Nous sommes issus d’une culture sédentaire millénaire. Notre littérature, par exemple, est celle des origines du paléolithique, de l’agriculture.

Les aventuriers de la culture sédentaire sont justement des exceptions de la culture sédentaire, à la différence du paléolithique des cueilleurs chasseurs et de son expansion et sa mobilité mondiale.

Cette affirmation téméraire  n’est pas que schéma et caricature, ça repose il me semble sur une réalité relative mais globale du mouvement de l’humanité,  au moins depuis l’antiquité pour ce qui est de la culture savante, mais bien avant dans tout son processus long.

Le confinement de la pandémie de covid19 est un paradoxe dans une société qui s’oriente aujourd’hui au contraire vers une mobilité-retour à la mobilité, non paléolithique du cueilleur-chasseur, mais très diversifiée dans les techniques de production et d’échange qui formeront les futurs modes de production et d’échange.

Quelles que soient les destructions et autodestructions que l’humanité peut subir aujourd’hui et dans le futur, cette mobilité risque fort de marquer son à-venir. Le début de la conquête de l’espace extraterrestre que les autodestructions peuvent repousser a peu de chance d’être remis en question. Une nouvelle mobilité de l’humanité est en développement.

Ceci peut constituer les prémisses d’un roman d’anticipation à base d’anthropologie et d’anthroponomie du futur. Erreur tragique ou erreur désolante ?

Mais si nous ne savons pas exactement où nous allons, nous connaissons le principe d’évolution, de croissance, de complexification et de cycle spirale qui règne dans la nature connue de nous.

L’activité pensante issue et créatrice du processus d'activité de vie humaine et de l’autocréation de l’homme par lui-même, dans la création en complexification de ses moyens de subsistance, demande la conscience en miroirs de son propre processus, de la double anticipation des gestes humains, dans les actes quotidiens, mimétiques, et poïétiques, créatifs, et la croissance du poïétique dans l’activité générale unie. Cette conscience en miroirs, l’analyse pluridisciplinaire de situation de travail donc de l’activité,  en constitue les prémisses avancées.

L’ergologie dans notre approche de nos usages productifs de nous-même reste une investigation opérationnelle extrêmement productive de futur. C’est une évidence il me semble. En tout cas une hypothèse sérieuse

Les concepts d’extrême droite de frontières et de racisme sont bien issus de la culture sédentaire dans sa réaction et non dans ce qu’elle comporte déjà d’avenir, et du développement contradictoire du néolithique, et en sont en même temps des vestiges.

Pierre Assante.  10/05/2020 16:58:54.

 

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L’histoire ne repasse pas les plats. 23 AVRIL - 10 MAI 2020.

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10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 11:49

 

10 MAI 1981. L’OCCASION MANQUÉE ? ET LA PROCHAINE A RÉUSSIR.

 

Ce  « moins mais mieux » qui fait le titre de ce recueil, c’est un « plus » !

Le rapport de force insuffisant qui a caractérisé le 10 mai 1981, l’élection de Mitterrand à la présidence, n’était pas fatal. Le retard pris sur la mondialisation, sur la réponse possible à la trilatérale, et ce qu’elle contenait dès lors que l’internationalisme syndical et politique, partant certes de l’organisation nationale et allant au-delà, n’était pas préparé, fait partie de la surdité intellectuelle.

Certes l’impréparation découlait d’un handicap dans la préparation, lapalissade pourtant insuffisamment perçue, paradoxalement. Les moyens de production, leur révolution scientifique et technique prenant de court les classes ouvrières nationales les plus avancées. Mais elle les prenait de court d’autant que les « dirigeants » s’étaient rigidifiés sur une culture juste mais dépassée. En outre ils stérilisaient ainsi les efforts les plus lucides qui tentaient avec succès de dépasser ce retard.

On ne refait pas l’histoire, mais on peut se retourner sur le passé pour voir le chemin accompli, et voir ce qu’il y a à faire dans les conditions nouvelles et « que et comment faire » et pour s’engager sur une voie de progrès quelque peu massacrée par la loi du profit et son système économique et social.

Certes la stagnation relative de la pensée ouvrière au sens large, contient un affaiblissement sidéral de l’organisation ouvrière au sens large  et dans le monde. Mais pas partout et pas pour tous.

Il monte dans la jeunesse l’appropriation de l’héritage et sa mise à jour, avec l’aide d’anciens que l’organisation avait quelque peu considérés comme un simple supplément d’âme.

Ce n’est pas seulement un petit mieux, mais un renouveau dont on ne peut prédire les effets, mais qu’on peut considérer dès à présent comme prometteur, très prometteur.

« Moins mais mieux », c’est un « plus » reposant sur « s’instruire, s’instruire, s’instruire… »

Pierre  Assante. 10/05/2020 11:14:22

 

Ce schéma s'inspire du Dispositif Dynamique à 3 pôles d'Yves Schwartz, Gestions-Marché-Politéïa.

 

VOIR AUSSI :

MOINS MAIS MIEUX. 

L’histoire ne repasse pas les plats. 23 AVRIL - 10 MAI 2020.

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et n'engage que moi-même.

 

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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 18:52

 

LA SURDITE INTELLECTUELLE, LA MALADIE SYSTEMIQUE  ET LEURS CONSEQUENCES

D’une crise « mineure » à une crise « majeure » du système, les mêmes principes d’austérité dans la gestion capitaliste :

« …1° La gestion sociale serait fondée avant tout sur la liberté de décision de chefs d’entreprise, et la suppression d’acquis sociaux des travailleurs (droit à l’emploi protection sociale). Il faudrait  en particulier casser le principe : « à travail égal, salaire égal », et accepter de réduire les salaires quand les résultats financiers de l’entreprise sont insuffisants.

2° Une gestion économique efficace consisterait  à rétablir les profits pour pouvoir investir.

3° La gestion financière donnerait la priorité absolue à l’accroissement des profits financiers… » (1)

La base de la vie humaine est constituée par le cycle production-distribution-consommation-reproduction des marchandises produites et par la même occasion celle de la personne et de la société, comme dirait Lapalisse.

C’est dans ce cycle que les biens nécessaires à la vie de la personne, la vie sociale dont elle est partie prenante, qu’elle le veuille ou non, sont produits. Chacun est impliqué à titres divers, mais beaucoup à titre de salarié ou de vendeur de sa force de travail sous diverses formes, anciennes ou nouvelles.

Dans la nuit tout le monde ne dort pas, mais beaucoup d’activités humaines sont en sommeil. Du long « sommeil », relatif mais réel,  de la pandémie, qui va durer encore longtemps, que va-t-il renaître ? Se poser cette question ne peut passer que par des réponses dont des éléments ont été recherchés par le passé et qu’il faut réinterroger dans chaque moment, à plus forte raison dans cette catastrophe sanitaire qui a accéléré la catastrophe économique annoncée de longue date.

Il y a des points de repère. Certes ces points de repère ne couvrent pas toute l’activité humaine dans sa diversité et son infinité, mais à l’instar de Marx, un certain nombre d’êtres humains considèrent  le rôle de l’économie, en dernière instance, comme la fournisseuse de moyens à toutes les activités.

J’aurais voulu finir par une chose : la surdité intellectuelle sur « qu'est-ce que l’activité de la personne, quelle cohérence entre la personne et l’organisation de l’entité de travail, quelle organisation du travail pour assurer cette cohérence, quelle autonomie de la personne dans l’organisation de la production pour favoriser sa pleine participation,  ce que d’aucuns appelleraient « la motivation » dont ils dénoncent l’absence plus ou moins grande sans se poser la question des conditions de la motivation, de l’intérêt de la personne pour l’activité nécessaire à sa vie et la vie de tous » ; Et ajouter : « …si le cycle de la production-consommation est la base de la vie humaine, et si l’économie en est en dernière instance, la surdité intellectuelle entretenue par le système ne va-telle pas de pair avec la surdité intellectuelle vis-à vis de ʺ l’expérience et la connaissance du travail ʺ, le dépassement-abolition de l’organisation taylorienne du travail y compris sous la forme numérisée, digitalisée ?.. »

II y a de nombreuses surdités intellectuelles, mais celle à l’économie et celle à l’ergologie (pour illustrer ce dernier mot, « l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail », entre autre, et les concepts qui en sont issus, est dramatique. Il peut aussi y avoir surdité mutuelle de l’une envers l’autre, réciproquement, ce qui est assez étonnant, compte tenu du lien commun et fort de l’économie et de l’ergologie avec la production.

Des premières graves alertes sur la crise économique des années 1970 jusqu’à celle d’aujourd’hui, multipliée par la conjonction de la crise sanitaire et de la crise de suraccumulation-dévalorisation mondiale et numérisée du capital financier et matériel, nous sommes à un point ou la motivation pour des réformes économiques et sociales radicales et progressives et la motivation pour des reformes de l’organisation du travail sur la base des connaissances ergologiques iront de pair ou n’iront nulle part. Entre parenthèses aucune lutte pour le climat et pour sortir par le haut de la crise écologique ne peut se passer des moyens concrets de l’économie et d’une organisation du travail dépassant le taylorisme.

L’appel à l'économie autogestionnaire, rompant avec le centralisme stalinien, fut un élément essentiel de la victoire de la bataille de Stalingrad et du retournement du rapport de forces entre le nazisme et la démocratie bourgeoise et prolétarienne malgré leurs limites historiques, du handicap du passé dépassé pour l’une du futur inaccompli pour l’autre. Autonomie que Staline s’est empressé de réduire quasiment à néant. « Quasiment » car il ne peut y avoir absence complète d’autonomie. Si c’était le cas, il n’y aurait ni production ni activité.

Il y a des points de repère. Disons le vite, pour pouvoir s’y pencher d’une façon approfondie ensuite. Il y a la découverte de Marx de la plus-value, de la part de la valeur de la marchandise non payée à l’ouvrier, au salarié, qui a permis l’accumulation primitive puis élargie du capital. Il y a eu la découverte de la suraccumulation-dévalorisation qu’elle a engendré et qui est à son paroxysme actuel. Il y a la compréhension indispensable de la réalité  du Capitalisme monopoliste d’Etat (Colloque international de 1965). Il y a le capitalisme mondialisé numériquement informationnalisé, globalement financiarisé, ET Il y a la surdité intellectuelle vis-à-vis des recherches allant-au-delà des découvertes de Marx et que Paul Boccara et la ComEcoPcf ont promus mais n’ont pas pu faire entendre lorsque dans le gouvernement à majorité socialiste et à participation communiste s’est retrouvé dans l’impasse économique et à choisi, pour le PS et Mitterrand, l’austérité. Il y a la découverte de la nécessite de nouveaux critères de gestion, celle d’une loi de sécurité d’emploi et de formation, celle d’une création monétaire et des fonds employée sur un critère VA/CMF (2), seule solution actuelle à une reprise progressiste du cycle de production-distribution-consommation-reproduction et santé.

Lorsque les économistes communistes ont tiré l’alarme au niveau national contre le choix de l’austérité et qu’ils se sont heurté à une surdité, ce qui a poussé sans doute un des leurs, Philippe Herzog,  à chercher ailleurs, ce qui n’était sans doute pas le bon choix, ce dernier rappelait le principe des orientations et décisions générales du capital en crise. Dans la crise systémique mondialisée en 2020 il se conduit de la même façon :

« Face à la situation actuelle, les règles de bonne conduire [pour le capital) seraient [sont] les suivantes.

1° La gestion sociale serait fondée avant tout sur la liberté de décision de chefs d’entreprise, et la suppression d’acquis sociaux des travailleurs (droit à l’emploi protection sociale). Il faudrait  en particulier casser le principe : « à travail égal, salaire égal », et accepter de réduire les salaires quand les résultats financiers de l’entreprise sont insuffisants.

2° Une gestion économique efficace consisterait  à rétablir les profits pour pouvoir investir.

3° La gestion financière donnerait la priorité absolue à l’accroissement des profits financiers. »

La « recette nationale » des sociaux libéraux qui accompagnaient et hyper libéraux qui promouvaient, de 1984, qui conduisait à l’austérité après 3  Ans d’âpres efforts abandonnés par le PS et le départ des ministres communistes, c’est bien la recette qui nous est promise par Macron, la commission européenne, les FMI, de G7. Avec en plus une concurrence mondiale déchainée et un Trump incendiaire qui casse les faibles et limités et finalement accords de "coopération" des dernières années viciés au départ et devenus obsolètes pour le capital lui-même dans sa guerre.

Répondre localement, nationalement, en Europe et dans le monde à cette orientation dans les luttes des salariés et des populations pour les autres orientations dont sont résumés les principes plus haut, c’est une nécessité au moins aussi grande que la Résistance et l’union des forces progressistes sous l’occupation nazi.

Mes excuses pour mes répétitions…  Répétées…

Pierre Assante. 09/05/2020 17:12:58.

(1) Cité dans « L’économie nouvelle à bras le corps ». Page 221. 2° édition. Philippe Herzog. 1984.

(2) retour d’une plus grande proportion de valeur ajoutée dans le cycle de production -et les services qui entrent dans le cycle. C’est-à-dire le dépassement progressif et radical du critère Profit/Capital (P/C)

Lectures :

« Le paradigme ergologique ou un métier de philosophe » Yves Schwartz. 2001.

Le Capital parties « La marchandise, La plus-value, la baisse tendancielle du taux de profit » Livres 1 et 3. 

« Etudes sur la capitalisme monopoliste d’Etat ». Paul Boccara. 1973.

« L’économie nouvelle à bras le corps ». Philippe Herzog. 1984.

« Transformations et crises du capitalisme mondialisé. Quelle alternative ? Paul Boccara. 2008

« Théories sur les crises. La suraccumulation et la dévalorisation du capital » 2 Volumes. 2015.

Et pour l’anecdote aussi, mais pas seulement. « D’une révolution à l’autre. Mémoires. » Philippe Herzog. 2018. Avec toutes les réserves amicales qu’on peut y faire.

VOIR AUSSI :

MOINS MAIS MIEUX. 

L’histoire ne repasse pas les plats. 23 AVRIL - 7 MAI 2020.

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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 11:12

2 « PRINCIPES » PLUS 1

 

Des « principes » peuvent contenir aussi bien de la lucidité que du dogmatisme. Il me semble que ces principes, acquis à 20 ans en militant et dans la formation militante philosophique, économique et politique du Pcf,  m’ont permis de vérifier tout au long de ma vie leur relative mais forte lumière (tout est relatif, excepté des propriétés dont on peut considérer qu’elles ont une existence universelle de longue durée, de durée cosmique), puisque ce qu’ils me faisaient entrevoir, ces "principes",  de la suite de chaque événement "général" se vérifiait à peu près. Je remercie au passage René Féniche, ouvrier et responsable à la formation et formateur, disparu, dont le travail mériterait un rappel utile.

Ces "principes" je vais les résumer en 3 phrases, ce qui risque encore plus de les faire apparaître comme des dogmes. Tant pis, les voici :

1) Etat présent, Négation de l’Etat Présent, Dépassement-abolition de l’état présent, c’est-à-dire Résolution de la lutte des Forces Contraires dans le développement, le Processus d’un Mouvement. Résolution des contradictions successives et permanentes du mouvement qui est à la fois Discret et Continu, qui contient des Sauts Qualitatifs micros qui forment le mouvement général, le processus général, sa Continuité et ses Sauts macros.

2) La Plus-Value, part de la Valeur de la Marchandise produite  non contenue dans le Salaire. Baisse Tendancielle du Taux de Profit et limites que cette baisse tendancielle fixe à la satisfaction des besoins sociaux dans le système capitaliste. Nécessités que contient la résolution des contradictions et antagonismes, dans la transformation qualitative du Mode de Production et d’Echange. Et pour ce qui est de la résolution des contradictions Humaines,  Sociales : Autonomie des idées par rapport aux Conditions qui les ont fait naître. Donc pas de mécanisme chez l’homme -et l’humanité-, et la vie pensante qu’il constitue, mais Causalité Aléatoire.

3) Et près de ma retraite encore militante, y compris nationalement, j’ai retrouvé l’enseignement grâce aux cours d’Yves Schwartz sur « l’Expérience et la Connaissance du travail » et les concepts Ergologiques, et la correspondance de cet enseignement, sa pratique et ses ascèses, avec ce qui avait constitué mon engagement politique et syndical, et humain tout court. En particulier sur la transformation-abolition de l’Organisation Taylorienne du travail, transformation liée à la transformation qualitative du mode de production et d’échange.

Il n’est pas question ici de développer tout ce que j’ai développé sur ces 3 « principes ». Simplement de les rappeler et de réaffirmer à quel point ils m’ont accompagné toute une vie.

Pierre Assante. 07/05/2020 06:38:01.

VOIR AUSSI :

MOINS MAIS MIEUX. L’histoire ne repasse pas les plats. 23 AVRIL - 7 MAI 2020.

SUR CE LIEN :

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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 06:10

 

Chronique de Pierre IVORRA dans " L'Humanité " du 6 mai 2020 :

Les raisons de l’effondrement financier

de grands groupes

 

Les termes du drame qui se joue, de cet effondrement financier qui intervient en parallèle avec l’épidémie et qui est attisé par elle, sont en place. Dès le mois d’octobre 2019, le Fonds monétaire international (FMI) tire la sonnette d’alarme au niveau mondial en indiquant dans un rapport : « En cas de ralentissement marqué de l’activité, dans le plus sombre des scénarios, 40 % de la dette des entreprises dans les huit plus grandes économies, soit 19 000 milliards de dollars, seraient exposés à un risque de défaut, soit plus que le niveau observé durant la dernière crise financière », celle de 2008. C’est dire qu’en raison d’un chiffre d’affaires en chute libre, ces sociétés ne seraient plus en état de rembourser leurs dettes. Dans les principaux pays capitalistes, la dette des entreprises (hors secteur financier) approche les 100 % du PIB mondial. Cette course folle à l’endettement a visé pour une bonne part à financer des opérations parfois risquées, prévient le FMI. Ces groupes cherchent à grossir non pas en accroissant leur production, en créant des emplois, mais en achetant des unités déjà existantes, appartenant à d’autres entreprises et éventuellement en y supprimant des postes de travail.
En novembre dernier, à la suite du FMI, la Banque de France alerte elle aussi, s’inquiétant du niveau trop élevé de cette dette : « Depuis 2014, les grands groupes non financiers privés n'ont cessé d'accroître leur endettement financier net », indique-t-elle. Profitant de taux d’intérêt proches de zéro, ces multinationales à base française ont massivement emprunté afin de se lancer dans de vastes opérations financières, plus particulièrement dans des fusions-acquisitions de concurrents ou d’entreprises complémentaires. « En 2018, 123 des 215 groupes sous revue ont effectué un investissement de croissance externe », souligne la Banque de France. Et cela est devenu plus fréquent ces trois dernières années : 54% des cas entre 2016 et 2018, contre 43 % entre 2013 et 2015. Comme le rappelle la Banque, « la charge de cet endettement devra dès lors être couverte par les revenus futurs dégagés de ces acquisitions ». Or, dans certains cas, il existe un risque que « les revenus futurs anticipés s'avèrent surévalués ». Avec l’épidémie, on se doute que ces revenus sont désormais très, très surévalués !
Il est évident qu’on ne peut laisser ces grands groupes s’effondrer, encore faut-il poser des conditions à leur sauvetage par la communauté nationale. C’est sur les critères d’attribution de ces aides publiques que les forces progressistes ont intérêt à porter le débat.

VOIR AUSSI :

MOINS MAIS MIEUX. L’histoire ne repasse pas les plats. 23 AVRIL - 6 MAI 2020. SUR CE LIEN : ici

https://pierreassante.fr/dossier/MOINS_MAIS_MIEUX_23_27_AVRIL_2020.pdf

Cet article s'inspire librement des travaux de la ComEcoPcf et d'Yves Schwartz et n'engage que moi-même.

 

*Tous les articles du blog (par séries de 25). Pour la première série, utiliser l'ascenseur. Pour les autres cliquer sur un nombre ci-dessous: 

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 09:53

 

CRISE MONDIALE DU CAPITALISME, FORCE ET FAIBLESSE

DU CAPITALISME US,

DEVELOPPEMENT, 

GUERRE ET PAIX.

Nous revivons un besoin imminent d’une nouvelle NEP* mondiale.

 

Cet article a été publié une première fois le 11 mai 2018. Il demande un additif. Le voici : les menaces de Trump et du capital USA contre la Chine, soutenues avec plus ou moins de vigueur par les "puissances occidentales" sont terrifiantes. Déstabiliser la Chine comme sont déstabilisées plusieurs nations dans le monde par les sanctions des USA, c’est déstabiliser le monde entier et les USA eux-mêmes. C’est déstabiliser la vie de toutes les populations du monde. Affaiblir le monde à ce point, c’est affaiblir toutes les ressources de tous les pays, le travail et la production, en interaction et en cascade. Ici pas plus qu’ailleurs nous ne sommes à l’abri des conséquences de la guerre économique de Trump. Ni de la guerre militaire.

Le fragile équilibre des accords internationaux étaient déjà insuffisants pour garantir les échanges et la vie du marché international, donc la vie des terriens. En effet, les palliatifs pour tenter de surmonter la crise généralisée qui s’est aggravée dans les années 1970, c’est accélérée en 2008, et arrive à son paroxysme aujourd’hui, boostée par la pandémie, deviennent inefficaces.

Le « Km zéro » et une mondialisation démocratique, solidaire, coopérative, ne sont pas incompatibles. Mais un retour à l’autarcie régionale et nationale est suicidaire. La coopération européenne et mondiale, les efforts de tous les êtres humains sont dans une interdépendance qui ne peut connaître de retour en arrière sauf immense catastrophe généralisée. Et au contraire une mondialisation démocratique mettant en commun les efforts de l’humanité répondrait aux impératifs des dangers sociaux et naturels que court l’humanité. La nécessaire coopération que fait ressortir la pandémie aujourd’hui en est un exemple. Demain le nouveau  besoin en énergie sera une question cruciale en matière de coopération scientifique et économique.

Une Renaissance d’après pandémie ne peut passer dès aujourd’hui que par d’autres critères de gestion, tant pour les critères de création monétaire de la BCE (Banque Centrale Européenne) et des banques centrales en général, que des entreprises, en coordination, et de leur emploi,  c’est à dire le passage progressif mais rapide du critère P/C (Profit/Capital) au critère VA/CMF (Valeur Ajoutée/Capital Matériel et Financier), et une Sécurité d’Emploi et de Formation. Il s’agit de transférer plus de valeurs, de richesses créées au réinvestissement productif et aux services publics, seule solution pour recréer la santé du cycle de production des richesses nécessaires à la vie humaine.

Au lieu de cela, dès aujourd’hui, l’orientation d’usage de notre gouvernement et du capital mondial, des milliards de milliards crées vont aux entreprises dites rentables, c’est-à-dire à celle dont le taux de profit est le plus grand, c’est-à-dire à l’encontre des besoins sociaux qui ne peuvent avoir ce taux de profit.

Les menaces sur l’emploi sont aujourd’hui redoutables. Les menaces sur l’emploi et donc sur le travail sans lequel rien ne peut être produit. Et les menaces sur les conditions de travail, le revenu du travail, le salaire et le temps de travail, la conception du travail qui reste sous la dépendance du taylorisme mondialisé, lié à la recherche du taux de profit.

Pierre Assante. 06/05/2020 09:32:35.

 

L'article du 11 mai 2018 :

Le capitalisme US s’affaiblit, mais les USA restent économiquement et militairement l'ETAT le plus puissant.

Moins économiquement (la Chine le talonne), que militairement, le budget militaire des USA est 10 fois supérieur à celui de la France et plus de 2 fois supérieur à celui de la Chine.

Son économie est globalement un peu plus puissante que celle de la Chine. Son développement numérique est évidemment encore bien en avance, ce dont témoignent ses grandes entreprises internationales (GAFAM etc.) usant du réseau électronique mondial dans le commerce, le renseignement économique politique et militaire etc. La Chine les développe aussi avec succès.

La question est : quels usages du numérique et des algorithmes ?

L’affaiblissement essentiel du capitalisme US vient du développement de nouvelles puissances économiques dans le monde, et de la crise structurelle du système capitaliste de production et d’échange, les deux en osmose.

La tendance de ces nouvelles puissances est à rechercher des solutions communes, malgré leurs diversités d’intérêts, de culture et de politique, même si le rapport de forces militaires ne peut imposer ces solutions.

Ces solutions avancent cependant, création de Droits de tirages spéciaux (DTS, voir notes) pour une monnaie commune indépendante du Dollar, institutions bancaires communes de développement etc., toutes solutions qui suscitent la réaction de force du capitalisme US.

La guerre économique du capitalisme mondial induit la guerre militaire et l’affaiblissement économique relatif  du capitalisme US accroit cette tendance à la guerre, et au développement effectif de la guerre.

La première cause de l’affaiblissement du capitaliste US c’est l’affaiblissement général du capitalisme.

L’affaiblissement général du capitalisme est provoqué par ses contradiction internes : la baisse tendancielle du taux de profit dans l’échange Argent-Marchandise-Argent' plus (A-M-A’), une suraccumulation-dévalorisation du capital, la crise de production et de parasitisme que suraccumulation-dévalorisation du capital  induit.

L’affaiblissement général du capitalisme US s’est accéléré dans les années 1970 ce qui a provoqué la création de la trilatérale, instituée pour négocier le rapport de force entre les US et les puissances économiques montantes, Japon et EU, puis du G7 devant la montée d’autres puissances économiques nouvelles.

La Crise générale du capitalisme s’est de nouveau accélérée dans les années 2008-20018, la crise de suraccumulation du capital est devenue non décennale mais structurelle.

Dans la guerre économique et son affaiblissement, le capitalisme US a besoin de l’usage de sa suprématie militaire pour compenser cet affaiblissement et imposer sa puissance économique, y compris à ses alliés.

C’est la raison première et en dernière instance de son nationalisme d’extrême droite représenté par Trump (1). Mais c’est aussi les raisons du développement d’un nationalisme d’extrême droite  de réaction dans le monde, soutenu objectivement par la protestation d’une partie des populations qui souffrent au quotidien de la crise.

La lutte pour la paix et la lutte pour les solutions économiques à la crise économique sont totalement liées.

L’ensemble des aspirations et revendications des personnes et des peuples en dépendent.

Rappelons en un mot quelques solutions : La sécurité d’emploi et de formation, des fonds européens, nationaux et régionaux de développement de l’emploi, de l’industrie et des services publics échappant  à la loi du profit maximum immédiat (voir notes), un nouvel usage du crédit, un nouvel usage de la création monétaire européenne (€) et internationale (DTS) au service de cette politique économique, une nouvelle organisation générale du travail partant de la personne dans son entité de production et d'activité, une réduction progressive du temps de travail en relation avec l'augmentation de la productivité.

Nous ne sommes pas dans une Starswar des gentils contre les méchants, mais d’une guerre économique du capital développant la guerre militaire.

Le développement humain dans la coopération et la transformation qualitative de la croissance viable et vivable est possible en dépassant les contradictions du capital.

Nous revivons un besoin imminent d’une nouvelle NEP* mondiale.

 

Pierre Assante, 11 mai 2018

 

*NEP : Nouvelle Politique Economique, du nom de l'orientation économique introduite après la guerre civile en Russie et le communisme de guerre et abandonnée par la politique stalinienne au profit d'un dirigisme autoritaire et policier  résultat du gel de la révolution. L'abandon de la NEP va de pair avec l'abandon de l'avant-garde artistique. Ce n'est pas un retour à une "politique sérieuse" mais celui du conservatisme passé non dépassé. Le mort a saisi le vif et a réduit ses possibles.

 

*DTS : Droits de tirages spéciaux au niveau du FMI (Fond Monétaire International) constituant des portefeuilles internationaux de diverses monnaies mises en commun pour échapper à la domination du dollar. Ces DTS existent déjà, mais il faut les développer, c’est un point d’achoppement dans la guerre économique et militaire du capitalisme.

Loi du profit maximum immédiat : il ne s’agit pas d’une formule moraliste, mais d’une réalité dans l’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent' ), de la compétition économique, et de la compétition politique, policière et militaire et idéologique qu’elle induit.

 

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

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5 mai 2020 2 05 /05 /mai /2020 18:26

 

TRUMP

L’INCENDI

AIRE.

 

 TRUMP 

L’INCENDIAIRE 

 

Il existe ce mythe de Néron se livrant à la poésie, la musique, s’accompagnant d’une lyre. Inspiré par l’incendie de Rome qui se déroule devant lui, qu’il a provoqué lui-même, il dé-adhère des conditions nécessaires à la vie. Il s’agit d’une déadhérence conceptuelle, de l’usage de la capacité d’invention humaine qui s’est détachée sans retour de sa base, l’instinct de survie de l’espèce, liée elle-même au corps-soi, le corps social, l’être social bien concret et ses besoins élémentaires et complexe de survie et de développement, en unité.

Mais ce mythe, s’il exprime, traduit une réalité humaine qui s’est détachée de la santé, n’est qu’un mythe, un mythe que Trump est en train de réaliser concrètement. Certes le capital est en crise généralisée, mondialisée et sa crise menace l’humanité comme un incendie général de la planète qui existera sans les hommes, ou avec quelques hommes qui se recréeront en tant qu’humains et non plus en tant qu’éléments du marché. Le mythe de Néron constitue l’expression non dépassée de la propre contradiction humaine qu’est l’appropriation lorsqu’elle met en compétition l’individu et l’espèce, et dans le concret, la personne et l’entité collective. C’est ce que fait le capital par essence, et dire cela n’est pas une formule, c’est une réalité abstraire dans la parole qui vaut acte transformateur en santé, tout autant que l’acte du paysan, de l’ouvrier, du maitre, sous leurs formes actuelles. Le capital c’est le mouvement concret de l’échange basé sur sa propre accumulation et dont les besoins humains sont au service, même si ce mouvement, pour vivre, exister, ne peut éluder totalement ces besoins. L’accumulation du capital est en décalage avec les besoins et lorsque ce décalage fait le grand écart, le système est devenu obsolète et ne répond plus au processus de l’humanité : il faut en changer.

La personne et le système ne sont pas dissociés. Même pour ceux qui le contestent. Mais il y a ceux qui sont au cœur de la souffrance du système et ceux qui en constituent la conservation, pure et dure lorsqu’il arrive à son terme. L’assimilation des « intérêts du système » en crise paroxysmique à sa personne fait partie des paroxysmes du système.

Trump joue avec le monde qu’il estime être à son service. C’est l’usage du monde pour soi.

Il n’est pas le seul à posséder cette tendance parmi les « hommes de pouvoir », des petits aux plus grands, mais il est le seul à pourvoir la réaliser de par la puissance militaire, économique, et idéologique que les moyens matériels qu’il tient entre ses mains lui permettent.

Cette capacité de réalisation crée le capable de réaliser : Trump se réalise en tant qu’incendiaire du monde.

Décider un beau matin, avec sa petite équipe de faucons, de vrais cons, que les accords internationaux de marché, c’est lui qui va en décider, indépendamment du fragile équilibre qu’ils constituent dans un monde déjà en crise profonde de suraccumulation-dévalorisation du capital, c’est cela incendier la planète humaine. Que cet incendie puisse brûler jusqu’au pied du palais royal qu’est sa possession du monde et le brule lui-même ne l’affecte pas. C’est l’immédiat qui l’habite : cette possession, cette appropriation pure, qu’elles qu’en soient les conséquences.

L’incapacité de différer une envie est liée à l’incapacité de synthèse. Une capacité de synthèse repose sur l’accumulation collective de longue durée historique et personnelle de longue durée générationnelle, de rassembler, de mettre en relation cette accumulation au service des nécessités, mouvantes, en processus, en recherche de santé de soi et des autres dont on a besoin de l’usage.

Le besoin de l’usage n’est pas dénué de sentiments et surtout pas de sentiments positifs, croire le contraire serait nous prendre pour des mécaniques. Trump est-il donc une mécanique ? Certainement pas. Mais sa relation avec la réalité est défectueuse. Son « accumulation" est faible et incohérente. Et, ayant usé de l’attrait de la réponse immédiate sur le sentiment de besoin immédiat d’une population, il use du pouvoir qui lui est donné en menaçant la survie générale de son espèce, son développement en santé sur cette terre et dans l’univers, dont elle constitue une partie de la conscience. Le processus de conscience de la nature sur elle-même doit être sans doute une propriété universelle. Dommage que l’adolescence de l’humanité ne possède pas encore la sécurité de la maturité, certes relative, mais réelle.

Quoi d’autre dans la nature est déjà passé par là pour aider à trouver la voie ? N’oublier jamais qu’il existe de forces de dépassement de la crise. Elle sont contenues, je crois, dans la sortie de l’échange A-M-A’, de l’achat de la force de travail, sortie pour laquelle un processus de sécurité d’emploi et de formation, et de maîtrise du mouvement du capital, de la création et de l’usage monétaire mondial forme les prémisses, l’accouchement de la nouvelle vie humaine.

Pierre Assante. 04/05/2020 08:19:12

 

 

MOINS MAIS MIEUX

L’histoire ne repasse pas les plats

23 AVRIL - 5 MAI 2020.

SUR CE LIEN : ici

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5 mai 2020 2 05 /05 /mai /2020 10:09

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VOIR AUSSI : IL N’Y AURA PAS .....

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5 mai 2020 2 05 /05 /mai /2020 08:22

 

X. 5 MAI.

 

Il y a 202 ans naissait Karl Marx. Marx et mon père parlent dans ma tête aujourd’hui. Mon père est né aussi un 5 Mai.

Qu’est-il en train de naître aujourd’hui ?

Walter Benjamin écrivait en 1939 la dernière version de « L’œuvre d’art à l’époque de sa reproductibilité technique ». Un texte à la fois rationnel et visionnaire, qui n’excluait rien, qui soulignait ce qui se développe dans la réalité d’un moment, et qui ouvre les possibles et les espoirs. Son rapport avec Ernst Bloch est fort, réciproquement sans doute.

Cet écrit commence par une longue citation de Paul Valéry, assez visionnaire aussi, et le rappel de l’œuvre de Marx : « …lorsque Marx entreprit l’analyse du mode de production capitaliste, ce mode de production  était à ses débuts…. La transformation de la superstructure, plus lente que celle de l’infrastructure, a demandé plus d’un demi-siècle pour faire valoir dans tous les domaines culturels  le changement des conditions de production… » On peut poursuivre cette réflexion en ce début de XXIème siècle, du capitalisme financiarisé, mondialisé, numérisé, la crise paralysante et destructrice de civilisation de la suraccumulation-dévalorisation à son paroxysme…

Il finit par ceci : « …Fiat ars, pereat mundus [Qu’advienne l’art, le monde dût-il périr], tel est le mot d’ordre du fascisme [on est en 1939], qui, de l’aveu même de Marinetti [un artiste mussolinien se réclamant du surréalisme fasciste et de la « beauté de la guerre »], attend de la guerre la satisfaction artistique d’une perception sensible modifiée par la technique. L’Art pour l’art semble trouver là son accomplissement. Au temps d’Homère, l’humanité s’offrait en spectacle aux dieux de l’Olympe ; c’est à elle-même, aujourd’hui quelle s’offre en spectacle. Elle est suffisamment aliénée à elle-même pour être capable de vivre sa propre destruction  comme une jouissance esthétique de tout premier ordre. Voilà l’esthétisation de la politique que pratique le fascisme. Le communisme y répond par la politisation de l’art… »

Pierre Assante. 5 mai 2020.

 

VOIR AUSSI : IL N’Y AURA PAS .....

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