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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 07:37

La somme et le reste, Edité par AjzenbergPetite réflexion de rien du tout en trois points, importante comme tout ce qui est négligé en tant qu’évidence.

 

Reprenant l’idée de mon « manifeste » de décembre 2005 publié par la revue « la somme et le reste » d’Armand Ajzenberg de janvier 2006 : du clan au village Monde, qu’est-ce qui se passe dans la conscience humaine, dans la maison France du village monde, qu’est-ce qui peut s’y passer, quelles décisions, quelles actions.

 

La maison n’a pas rétréci parce que les interactions du village monde se sont resserrées, et la gestion de l’ensemble monde n’est pas plus simple parce qu’il, elle, se sont unifiés.

 

L’unification ce n’est pas l’unité numérique et physique au sens étroit, bien au contraire, c’est la diversification « exponentielle » de la maison, du village, et de ce que contiennent l’une et l’autre.

 

Il n’y a pas à opposer l’action pour la réduction et l’élimination de l’usage du surproduit (surproduit de la production, tautologie nécessaire) par la spéculation, à la nécessité d’une économie, d’une gestion et de la politique (gestion de la cité) qui vont avec. Espace tripolaire décortiqué par l’ergologie, ses animateurs et Yves Schwartz en particulier, dans leur effort d’expérience et de connaissance du travail et de l’action qu’on peut en déduire, dans la continuité de la réalité micro et macro du travail existant. Pôle des gestions, pôle de la politeïa, pôle du marché.

 

Le communisme c’est le mouvement réel de transformation de l’existant. En santé, et ce « en santé » c’est ce qui fait toute la différence (entre capitalisme et communisme, pas celui des tyrannies vulgaires qui en ont été les prémices avortées, relativement, puisque que leurs expériences, sociales en particulier, contribueront à la transformation en santé) avec toute autre transformation réactionnaire, celle qui pousse à la spéculation mondiale par exemple, et ses institutions gestionnaires, politiques, économiques à transformer (Aufhebung) en santé.

 

A la fin d’une vie, il ne faudrait pas savoir devant l’immensité de la tâche, et le temps qui reste au vieillard,  immensité non apparente pour qui se jette dans la vie de la jeunesse sans limite.

 

Un bond en avant est relativement aisé dans la période de centralisation des moyens de l’accumulation primitive. Après commence la relation complexe de la centralisation démocratique et d’un développement du micro-centrisme nécessaire à l’initiative complexe de la transformation rapide permanente. Raisonner mécaniquement selon un modèle agricole millénaire est réactionnaire. Par contre, ce que nous apprend la continuité de ce « modèle », ce n’est pas l’immobilisme, c’est la relation de longue durée avec la nature, donc avec nous-mêmes. Pourtant cette agriculture millénaire a sa part dans la désertification par exemple. Cette contradiction est donc à prendre en compte pour un développement de la continuité de la transformation en santé après la phase d’accumulation primitive.

 

Je crois que le concept d’anthroponomie de Paul Boccara contient une réponse en gésine à cette contradiction et rejoint en cela l’ergologie, comme des parcours parallèles qui s‘effleurent sans se rencontrer encore, celui de l’ergologie, car ces deux parcours n’ont pas encore suffisamment diffusé pour faire « osmose ».

 

En ce sens, le congrès du PCC (dans un contexte où la Chine répond momentanément et en partie à la crise de suraccumulation du capital) ressemble un peu à un Concile de Trente, qui peut déboucher sur autre chose qu’une simple reprise en main de la Réforme, autre chose qu’une révision avortée du dogmatisme religieux.

 

Pierre Assante, 4 décembre 2012

 

Le Manifeste sur ces sites :

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/MANIFESTE...pdf

http://www.espaces-marx.net/IMG/pdf/S_R-6.pdf

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/2/48/95/06/La-Somme-et-le-Reste/S-R-6.pdf

 

 

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 05:04
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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 05:28

2012 11 23LA PERTE (lettre à mes amis croyants)

 

Les « défenseurs » d’une culture sont bien souvent conservateurs.

Et les « défenseurs » du progrès des fossoyeurs de culture.

Heureusement, il y a la vie de tous, les exigences qui en sortent et qui peuvent corriger tous ces redresseurs de tort.

Ils ne sont donc, ni les uns, ni les autres les défenseurs de la culture ni du progrès.

 

C’est l’histoire d’amour où l’on préfère voir l’enfant mort que de le laisser à l’autre.

Bon n’exagérons pas et rendons à César ce qui est à César :  il y a eu aussi de sacré rouspéteurs qui ont été sacrément efficaces tant dans la question de la culture que du progrès.

 

Celle, celui qui aime donne ce qu’il a à l’autre pour que l’autre s’en serve, donc le transforme, donc……

Mais ça vaut pour l’héritage des biens privés d’une société de classe car la mort individuelle est inéluctable, et tous le savent.

Par contre la propriété collective d’une culture semble immortelle puisque transmissible :

erreur.

 

N’ayez pas peur que d’autres s’approprient votre (vos) culture(s), ne la (les) donnez pas, partagez la (les), sachant que les autres en feront autre chose, et que vous n’avez pas de pouvoir et de droits ni royaux ni divins sur elle(s).

 

Je ne re-développe pas mon analyse en particulier du christianisme que j’ai faite dans l’épître aux citoyens, mais j’insiste sur le rôle fondamental qu’il peut continuer à avoir sur la société à condition qu’il accepte de mourir pour ressusciter sous une forme non religieuse, débarrassé d’une pédagogie qui fait dramatiquement abstraction de ses références temporaire, c’est à dire au patriarcat par exemple ….et sa suite.

Il ne faut pas non plus que la reconnaissance des références patriarcales torde durablement le pendule dans le sens inverse pour ignorer l’essence humaine dans son unité animale et sociale, dans son unité biologique et culturelle.

Je ne donne l’exemple que du patriarcat car il est évident. Il permet à juste titre au féminisme de citer l’oppression de la femme dans les textes de saint Paul, mais d’ignorer la reconnaissance de la femme, dans un contexte pourtant très peu favorable à le faire, dans les mêmes textes.

Mais il y a bien d’autres thèmes que le patriarcat  y compris des thèmes qui n’apparaîtront que lorsque nous serons capables d’unir rationalisme et intuition, ce que seule permettra une société où non seulement les moyens de production mais aussi le mode d’administration permettront à chaque individu de pouvoir avoir un rôle de recherche et de décision. Où chacun pourra avoir le temps et les moyens pour être son propre chercheur dans le cadre d’une recherche collective.

 

Enfin, si nous disions à l’Eglise : ne perds pas ta vie à la gagner, celui que veut gagner sa vie la perd, celui qui……C’est ça le dialogue de fond entre matérialistes et croyants qui peut être utile à la communauté humaine à un moment où le tremblement de terre de la révolution informationnelle laisse à penser que les humains ne vont pas trouver facilement une issue. Les sondages sur les intentions de vote en témoignent. Faire de la pédagogie, simplifier, vulgariser, OUI, mais d’abord quoi enseigner, quoi simplifier, quoi vulgariser. On ne répond à une crise de civilisation que par une refondation de civilisation, ce qui passe par des IDEES.Qu’est-ce que j’aimerai être entendu sur ça, et si je me trompe, qui me le dira si je ne trouve pas à dialoguer.

 

Pierre Assante Marseille, La Madrague 10 févr. 2002

 

 

 

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 05:10

LUCRECE.jpgLES AMES

(Extraits de "De natura Rerum", écrit par Lucrèce, mis en forme finale et publié par Cicéron il y a environ 2070 ans)

 

...Serait-il possible d’imaginer qu’elles auraient pu se lier si étroitement au corps en s’y glissant de l’extérieur ? L’évidence nous enseigne tout le contraire. Car l’âme se même si intimement aux veines, à la chair, aux nerfs, aux os, que les dents elles-mêmes participent à la sensibilité, comme le font bien voir leurs maux, leurs douleurs, au contact de l’eau glacée, à la rencontre d’un gravier égaré dans le pain. Au reste, prises comme elles le sont dans le tissu général du corps, il n’y a pas moyens, semble-t-il, qu’elles échappent intactes et se dégagent sans dommage de tout l’ensemble des nerfs, os et articulations...

 

...Navigation, culture des champs, architecture, lois, armes, routes, vêtements et toutes les autres inventions de ce genre, et celles même qui donnent à la vie du prix et des plaisirs délicats, poèmes, peintures, statues parfaites, tout cela a été le fruit du besoin, de l’effort et de l’expérience ; l’esprit l’a peu à peu enseigné aux hommes dans une mente marche au progrès. C’est ainsi que le temps donne naissance pas à pas aux différentes découvertes qu’ensuite l’industrie humaine porte en pleine lumière...

 

...C’est pourquoi les hommes en proie à ces vaines alarmes voudraient fuir au loin et, pour y échapper, grossissent leurs biens au prix du sang de leurs concitoyens ; ces avides doublent leurs richesses, multiplient les meurtres...

 

Lucrèce, "De Natura Rerum", né en 98, mort en 55 avant notre ère.

 

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 14:29

AJZENBERG3.jpg

 

AJZENBERG3 0001Cet ouvrage va jusqu'au bout de la vérité. C'est à dire qu'il traque partout dans la société, avec humanité, mais sans concession avec elle ni avec tous les acteurs quels qu’ils soient du drame, ses actes et ses médiatisations d’hier et d’aujourd’hui :  l’abandon à la mort de 76 000 malades mentaux, à travers la recherche approfondies des données historiques, des comportements avérés,  ce qui contient en germe le rapport des forts aux faibles, de la société de classe et de son paroxysme dans le régime de Vichy allié du nazisme.

Ce n’est pas un «détail » et pourtant c’est un moment de l’histoire à côté duquel on ne peut passer sans en prendre la mesure. Ce livre nous le permet.

Pierre Assante, 1er décembre 2012

 

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1 décembre 2012 6 01 /12 /décembre /2012 05:05

Cliquer sur les titres de ces 3 articles pour les ouvrir


IDIR.jpgNordine idir. Le travail gratuit, ça suffit !

par Nordine idir,,

le 21 Novembre, 2012

Il y a 627000 chômeurs de 18 à 25 ans. 30% des jeunes diplômés à bac +4 et plus sont toujours privés d’emploi un an après leur diplôme. L’âge moyen du premier emploi stable et correctement rémunéré qui recule sans cesse. Tant d’étudiants et maintenant des lycéens qui se...

0

Nordine Idir. L’égalité ne se négocie pas!

par Nordine Idir,,

le 20 Novembre, 2012

Mais pourquoi sont-ils si méchants? Après tout, ils ne leur ont rien fait! Qui sont ces «ils»? Qui sont ces «leur»? Les premiers sont les réactionnaires en tout genre, les seconds sont les homosexuels et les étrangers. La droite et l’extrême droite crient au dé...

0

Nordine Idir. Comment peut-on mettre sur le même plan un État colonisateur et un peuple opprimé?

par Nordine Idir,

le 19 Novembre, 2012

« Depuis le début de l’opération militaire israélienne “Pilier de défense” contre la bande de Gaza, 49 Palestiniens ont été tués dont 3 enfants ce matin âgés de 1 à 3 ans. » Voici la dépêche que je découvre ce matin en me levant. Froide et lapidaire, pour un bilan déjà trop lourd. J’ai la rage ...

 

 

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30 novembre 2012 5 30 /11 /novembre /2012 05:00

2012 11 23 040 Réponse sommaire mais utile à la question de la création monétaire,  et de régulation de la masse monétaire en fonction de la masse de production.

 

 

Question de X... :

On procède à une création monétaire, utilisée par exemple dans les services publics ou dans la production stricto sensu. Double avantage, des besoins sont satisfaits et une partie de la maladie économique de suraccumulation du capital qui ne pouvait trouver à s'employer dans la production, résolue, etc...

Mais in fine (pour ainsi dire car après subsistent et se créent d'autres problèmes pour dépasser les marchés), ne faudrait-il pas qu'il y ait tendance à une relative parité entre la masse monétaire circulant et la valeur de la masse de marchandises produites, échangées ?

La marge accrue de création monétaire par rapport à la production, possiblement assurée par l'explosion de la productivité, cette marge suffit-elle pour ajuster sans danger d'incohérence productive et ses conséquences, la circulation monétaire (en quantité et en rapidité) ?

Peut-être est-ce une préoccupation trop anticipée, mais existe-t-il dès à présent des capacités d'anticipation de cette marche au dépassement des marchés par rapport à cette question de la création monétaire ?

 

Réponse de Y... :

Il y a effectivement le risque d'une création monétaire excessive relativement à la  création de richesses réelles ce qui entrainerait une inflation pouvant devenir accélérée.

 Mais si la création monétaire est utilisée pour créer des richesses nouvelles, comme nous le proposons avec la sécurisation de l'emploi et de la formation conditionnant l'émission de nouveaux crédits ou avec le financement monétaire d'un grand essor des services publics (lesquels permettent d'accroitre la demande solvable tout en consolidant l'efficacité de l'offre puisque de meilleurs soins, une éducation et une formation plus performantes, une recherche très développée, des infrastructures de transports publics efficaces, des logements sociaux de qualité sont des facteurs d'accroissement de la productivité globale) alors, l'inflation sera absolument maîtrisable.

 

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28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 05:24
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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 05:00

REGIONS-ATOS-46-AVRIL-2001.jpg 

 

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http://pierreassante.fr/dossier/REGIONS_ATOS_N_42%20_AVRIL%20_2001.pdf

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 05:00

000 1494Le refus du DROIT AU MARIAGE POUR TOUS, POUR TOUTES, une double régression,

pour la femme et pour la société.

 

      Il n’est pas question ici de révolutionner du jour au lendemain la petite propriété individuelle, qui assure la subsistance de tout un chacun (1) dans l’organisation actuelle de la société.

On peut cependant noter pour une transformation lente à entreprendre (2), que les droits humains de se nourrir, de se loger, de s’instruire, d’avoir une activité sociale qui le permette (3), etc., s’ils reposent sur la propriété, nient de fait le droit individuel, personnel et universel d’acquérir les biens « matériels et moraux » nécessaires à la vie (4). Et autrement que par la seule petite propriété, c'est-à-dire aussi par le droit d’usage des biens indispensables à la vie et au développement de chacune et chacun.

 

Ainsi il en va du mariage.

La reconnaissance d’un rite de l’amour n’est pas en cause. Il est nécessaire, et beau, ce qui va de pair, sans jeu de mot, c’est le cas de le dire. Le mariage c’est cela aussi, et en cela le mariage gay est tout autant légitime que le mariage hétérosexuel. Mais pas seulement pour le « rite d’amour ». Cela ne met pas en cause non plus la reproduction de l’espèce, qui dans une démocratie avancée ne peut reposer sur une obligation légale, répressive, de se reproduire, ni génétiquement, ni culturellement.

 

La régression consiste à faire reposer les droits uniquement sur les petites propriétés foncières et autres petites propriétés (5) du couple, et non sur le droit individuel aux moyens de vivre dans toute son amplitude. Ainsi dans la « garantie » de la femme de ces droits, sa dépendance vis-à-vis de l’homme est renforcée, et bien plus que le contraire, compte tenu du poids historique persistant de la domination masculine, du patriarcat, sur la femme et la société, dans un capitalisme (6) qui a généralisé et mondialisé l’échange marchand « argent-marchandise-plus d’argent » avec le poids sur les mentalités que cela induit, y compris dans l’échange entre individus.

 

Faut-il un homme et une femme pour faire un enfant ? Oui, mais ce « mode » de reproduction biologique-générationnelle, génétiquement et culturellement n’est pas en cause. Il y a dans l’insistance à ne considérer que cela, et à vouloir l’imposer, une autre régression qui nie le rôle global de la société et une fois de plus (7), ravale au second plan le rôle maternel et de la société et de la mère et de la femme.

La fusion mère-enfant, son rôle nourricier est indispensable à l’enfant. Mais, cette double régression, nie le rôle nourricier en tant que tel, non attaché à un individu particulier, et par là, contradictoirement nie l’individu particulier et donc la mère et la femme. Et ravale la femme uniquement à son rôle nourricier au lieu de reconnaître un rôle nourricier historiquement dominant et structurant dans le processus humain, ses liens génétiques culturels et affectifs, inséparables pour l’espèce humaine, à la différence de l’animal (8).

 

Pour « faire simple » : La fusion mère-enfant peut tout aussi bien se réaliser entre un bébé et un homme (au sens masculin) qui lui donne son biberon. Dans l’instinct de l’enfant c’est quand même une mère qui le tient dans ses bras. Ce peut être aussi une mère qui joue le rôle séparateur en permettant à l’enfant de s’évader dans le monde, le découvrir et le transformer en s’éloignant du rôle nourricier instinctivement, historiquement maternel. Et limiter ces rôles à une, un individu, c’est non seulement répressif, mais absurde parce qu’impossible, impossible car c’est nier le rôle global de la société.

La réalité et non une vision instrumentalisée de la réalité devrait ouvrir les yeux de chacun dans cette réflexion sur la nécessité d’une évolution du droit en fonction des transformations réelles de la société et des modes de vies qu’il ne s’agit pas de condamner, mais d’examiner « en santé sociale, morale, rationnelle et affective en même temps ». Couple recomposés, familles monoparentales, célibataires…et multitude de modes de vie, d’activités, tout cela doit trouver le droit juridique et moral nécessaire à une vie riche de la personne dans une société riche de biens, de culture, d’affects.

 

L’humain consiste en une permanente dénormalisation-renormalisation dans laquelle entre bien sûr un constant débat de valeurs. Mais qui dans une société dominée par l’échange capitaliste est dominé par la valeur marchande contre la valeur d’usage.

 

Si l’on veut valoriser le rôle maternel, et en même temps la mère, la femme, et le rôle paternel par la même occasion, ce n’est pas en renforçant la domination de l’instinct sur la culture qui permet de dépasser l’inhumanité animale. Il ne s’agit pas non plus de nier le corps, le support biologique de la vie humaine pensante, organisante, de la société et de la conscience en processus de la nature sur elle-même qu’elle constitue. Il s’agit de reconnaître et mettre en œuvre la reconnaissance de l’unité du corps et de sa pensée, et de celle de la société, consciences et inconsciences dans leur UNITE elles aussi.

 

Il s’agit à la fois de reconnaître l’origine de l’amour dans la fonction-fusion maternelle-nourricière non pour y cantonner la femme et ainsi ravaler au bas de l’échelle son rôle social. Il ne s’agit pas non plus de la priver la femme de ce rôle historique dans le processus humain, mais de permettre à tout individu de jouer ce rôle librement, sans pression-répression sociale, sans handicap pour l’ensemble de ses activités sociales et jouissives auxquelles chacun a droit sans restriction et « en santé » (9).

 

Y’en a marre de l’admiration des pères pour leur rôle social contre celle des mères pour leur amour (10). Cette dichotomie de l’affect c’est la négation des deux et le maintien de la division aliénante du travail, familiale et sociale en général, contre le progrès de la qualification « technique et morale » dans son unité et la démocratie qu’elle peut développer.

 

Mariage gay, contradiction ? Oui mais féconde pour la société si on ne limite pas la reproduction biologique et culturelle qui sont UNE à une robinsonnade, ni les droits de vivre à la propriété.

 

Pierre Assante, 24 novembre 2012

 

Notes

1 Jusqu’à présent dans les sociétés capitalistes avancées

2 En matérialisme dialectique, on compare les deux « modes » de transformation qualitative de l’eau, celle de l’évaporation lente de  l’eau et celle qui évapore l’eau en la faisant bouillir

3 Aujourd’hui travail salarié, luttes pour son amélioration, et loisirs, demain, par « glissement transformatif lent et accéléré », travail libre, activité libre et cohérence de la société pour et de l’individu dans la relation entre activité personnelle et (dans) l’activité générale

4 Même si de grands progrès dans les droits individuels sont passés, paradoxalement par la reconnaissance de la famille moderne, de la petite propriété, de la maternité dans le cadre d’un certain « patriarcat moderne », du travail salarié….

5 Et la grande, l’immense, écrasante (au sens propre pour la vie et la société et son processus de vie) propriété privée, bien sûr, de la bourgeoisie mondiale dominante.

6 Issu d’ailleurs, comme toute société marchande, du patriarcat

7 Paradoxalement, compte tenu des déclarations sur la reconnaissance de la mère (et du père) chez les opposants au mariage gay et tenants de la permanence de la conception religieuse de la famille, et de leur prétention à défendre mécaniquement la vie, c'est-à-dire en s’aveuglant sur un biologique éternel contre une culture vivante, créatrice de société et d’humain en mouvement, et en niant ainsi la spiritualité dont ils se réclament.

8 Exception faite des animaux évolués chez lesquels on constate un embryon de lien « culturel »

9 Et en considérant que les maladies sociales passant par l’individu ne se guérissent pas par la répression, mais par l’éducation et qu’il n’est pas question que cette éducation consiste à mettre tout le monde dans un moule. Activité, multiplicité infini, c’est le champ de l’éducation et de la volonté de progresser en savoir-conscience.

10 Celui qu’elles suscitent comme besoin et manque dans la fonction maternelle et dont l’effet de fusion-répulsion se perpétue dans tous les rapports amoureux, tous les rapports envers les vivants et les choses, tout au long de la vie.

       

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 17:39

aragon les poètesAragon, aujourd'hui - Inauguration - Discours de Pierre Laurent

ici

Cette couverture de livre, c'est celle des "Poètes", que j'ai acheté en 1961, alors que je venais d'être salarié depuis peu.

J'avais 17 ans, coursier d’une entreprise du port, puis ouvrier vers Saint Lazare. Quelle découverte !

Mais aussi quelle difficulté insurmontable pour l'époque, de faire admettre sa "conclusion", "l'épilogue" (1), à mes camarades ouvriers, pourtant merveilleux militants, courageux, dévoués et tout à fait inventifs et créatifs dans leur lutte pour la défense des intérêts des salariés et de la population.

Contradictions !!!

Depuis les choses ont changé : des difficultés supplémentaires, mais aussi de nouvelles espérances basées sur la réalité des nouvelles forces productives, et sur les cultures nouvelles qui leur répondent,  correspondent.

Poésie et réalité des temps !!!

 

Pierre Assante, 25 novembre 2012

 

1 Mis en musique bien des années plus tard par Jean FERRAT

http://13.pcf.fr/31477

 

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 05:08

 

1968-PCF.jpg68 votre mémoire au pouvoir

Marxistes et communistes dans mai-juin 68, et après...

Paul Boccara. 9 Juin 2008. Journal « L’Humanité ».

 

L'Huma est mon témoin : j'ai fêté le 13 mai 1968 (et la page de l'Humanité du 16 mai 1968 à laquelle j'avais participé) par une interview le 13 mai 2008 sur la crise financière. Nous continuons le combat ! Face aux présentations unilatérales de 68, je me limite ici à quelques éléments, négligés et même censurés aujourd'hui, des interventions des marxistes et communistes du PCF, pendant, avant et après 68.

 

Quelques mots sur « avant »

Sur le plan des idées. Le 15 novembre 1967, à la Mutualité, j'indique le début de la crise du capitalisme monopoliste d'État (CME). Cela vient après la conférence internationale de Choisy-le-Roi de mai 1966 sur la théorie du CME, elle-même après le choc du XXe Congrès et du rapport dit secret de Khrouchtchev. D'où mon retour à Marx lui-même inachevé, à l'opposé du dogme marxiste-léniniste, dans mes articles de 1961 sur le Capital. Cela percute le cœur critique de 68 : contre toutes les autorités, avec la charge anti-étatiste de la théorie du CME et de sa crise, pour l'historicité. Dans l'Humanité du 22 mars 1968, à partir de la crise du CME, je note : « Le cœur de la révolution technique qui commence est l'automation [....]. Il est possible que les hommes soient, progressivement évincés de la partie proprement matérielle de la production (...). En allant de plus en plus vers des activités de type intellectuel. » Mais sur la montée probable de formidables luttes nouvelles, je suis coupé.

Sur le plan social et politique. En juin 1967, création d'un groupe de travail entre le PCF et la FGDS pour des convergences, vers un programme. C'est notre bataille pour l'extension des nationalisations et leur gestion démocratique, l'insistance théorique sur la majorité salariale. Ces questions vont exploser en 68 Et pourtant, dans le numéro spécial mai 68 de l'Huma de 2008, sur « le débat intellectuel », la table ronde, les articles sur huit théoriciens, etc., c'est le silence sur la théorie du capitalisme monopoliste d'État et de sa crise, laquelle a marqué si fort le PCF et son intervention en 68. C'est l'insistance sur Althusser, absent en 68, alors que son « structuralisme » de la « reproduction » s'oppose directement à l'historicité du CME et de sa crise. Il le confirmera en 1978 dans Ce qui ne peut plus durer dans le Parti communiste, où, à propos de la« théorie marxiste » dans le PCF, il ne parle, que de « la théorie » dite du CME, version française (adornée de considérations boccariennes sur la suraccumulation du capital) de la théorie soviétique... fabriquée sur l'ordre de notre direction » (le Monde 27 avril 1978) !

 

Quelques mots sur « pendant »

Université, nationalisations, gestions démocratiques. Le 13 mai, dans la soirée, je fais le tour des amphis de la Sorbonne, avec le même discours, qui commence par « l'université critique », sa gestion démocratique, et se termine par « les nationalisations » et leur gestion démocratique. Dans l'Humanité du 16 mai, dans une page intitulée « Transformer l'université », je déclare : « Ce qui est en cause, c'est le régime... Nous sommes contre l'État bourgeois. Il s'agit pour les étudiants et les enseignants de tenir constamment et de façon créatrice sous leur contrôle tous les aspects de l'université... la participation à la gestion. [Mais] le problème des crédits... lié... à la structure économique et sociale, à la domination des monopoles capitalistes... [pose] le problème de la nationalisation. »

Étudiants, ouvriers, salariés. Dans la même page je dis : « On applaudit à la Sorbonne la jonction entre les luttes ouvrières et les luttes étudiantes.(...) Le refus des étudiants de s'inscrire dans le système est fondamentalement sain. (...) En insistant sur le rôle prépondérant de la classe ouvrière, il ne s'agit pas du tout de contester l'importance de l'initiative des étudiants. (...) La majorité des étudiants (...) sont issus de catégories de salariés, des cadres et des techniciens (...) qui ont une communauté de sort avec les ouvriers, eux aussi dépourvus des moyens de production (...),

futurs salariés ».

Communistes, autres courants révolutionnaires, jeunesse et femmes. Dans le même texte, je déclare : « Tout en allant dans le sens d'une aspiration révolutionnaire profonde généreuse, il faut veiller au risque de voir le mouvement dévier. Quand Cohn-Bendit nous injurie, c'est la récupération par l'idéologie bourgeoise. Céder à l'anticommunisme c'est être "récupéré" par la société bourgeoise. » Cette dernière phrase, depuis « céder », va être inscrite sur bien des murs. Henri Fiszbin, me dira, à son propos, que s'il y avait des droits d'auteur sur les mots d'ordre des murs, je serais millionnaire. Mais dans un débat en direction des chercheurs, nous nous appuyons, pour nous démarquer de l'article de Georges Marchais, seul cité aujourd'hui, sur l'article de Roger Garaudy. À propos des étudiants, il déclarait : « Nous accueillons avec joie cette levée humaine. Il y a convergence des aspirations des étudiants et de la volonté ouvrière. » Nous soutenons la montée difficile des revendications féministes. C'est dans la suite de 68 que j'interviendrai plus tard pour changer les statuts du PCF mettant à côté de l'émancipation, de « l'exploitation », celle des « dominations ».

Salaire, inflation, interventions des travailleurs dans les gestions, gouvernement d'union démocratique. Dans l'Huma du

13 juin 68, après Grenelle et l'augmentation du SMIG, une page sur l'inflation contre la hausse des salaires. J'y précise une politique économique démocratique, les nationalisations, la démocratisation de la gestion pour les interventions des travailleurs. À l'issue du mouvement, c'est la force des exigences du PCF d'un programme commun. Ce sera à la fois la récupération par le social-réformisme, mais aussi le débouché pacifique de la revendication de changer radicalement la société, à l'opposé du terrorisme gauchiste, comme en Italie, utilisé pour discréditer la révolution

 

Quelques mots sur après et demain

Programme commun et interventions des travailleurs dans les gestions. Mitterrand va reprendre le discours anticapitaliste de 68, dans le congrès d'Épinay du PS en 1971, mais pour tourner de gauche le PCF afin de le dominer. D'un côté, c'est, pour citer Hugues Portelli, dans le Socialisme français tel qu'il est de 1980, pour le PS, « la reprise de fait de la théorie du capitalisme monopoliste d'État, de la stratégie d'alliance anti-monopoliste. Cette référence se double, sur le plan culturel, d'une dépendance par rapport à la production "marxiste" du PCF » (ouvrage cité, page 153). Mais d'un autre côté, c'est la déformation « structuraliste » de la théorie du CME, y compris dans le PCF, réduisant les transformations aux structures. En 1977, j'insiste sur les interventions des travailleurs dans les gestions, bien plus importantes que la structure du nombre d'établissements nationalisés, puis élabore de nouveaux critères de gestion à partir de 1978.

Le rapprochement de toutes les catégories de salariés. Cette question est reprise en 1969, par l'opposition entre Marchais, qui insiste essentiellement sur la classe ouvrière, et Garaudy, qui parle d'un bloc historique, sans considérer l'importance de la différenciation dans le rapprochement. Je m'oppose aux deux, comme le secrétaire général du PCF, Waldeck Rochet, qui parle de la lutte sur les deux fronts et dont l'intervention à la conférence fédérale de Paris fin 1969 est censurée sur ce point dans l'Huma. Après que Mai 68 ait mis en avant l'ouverture de l'université à tous les salariés, c'est la loi de 1971 sur la formation continue qui va conduire jusqu'à ma proposition d'une sécurité d'emploi ou de formation, pour commencer à dépasser le salariat.

Anthroponomie et civilisation. L'insistance de 68 sur les dominations non économiques va contribuer à mon travail fondamental sur l'anthroponomie, ou, tout récemment, sur une socialisation révolutionnaire des services publics, jusqu'à des services et biens publics communs de l'humanité.

 

 

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 08:51

Delocalisations_Dalila_Messaoudi.jpgTransferts de production et concurrence internationale : chronologie de 50 ans de délocalisations, Dalila Messaoudi*

La géographie des délocalisations est en perpétuel changement et le paysage industriel en constante recomposition

          
Aujourd’hui, aucun territoire n’est protégé à long terme d’un changement de localisation. L’attractivité d’un territoire évolue sans cesse. L’intérêt de prendre en compte le facteur temps est de mettre en évidence qu’aucune implantation, qu’elle soit nouvelle ou déjà établie, ne peut être considérée comme acquise.

La mise en concurrence des territoires

L’ouverture et la mise en concurrence des territoires ont bouleversé le paysage industriel et économique mondial. La survie économique de nombreuses entreprises s’est faite au prix d’un redéploiement spatial de leurs activités appelé communément « délocalisation ». Ainsi, les délocalisations ont d’abord affecté les métiers où la main-d’œuvre constituait une part importante du coût de revient. Ces activités ont connu des moments très difficiles et ont eu pour conséquences de nombreuses fermetures d’unités de production et la perte de dizaines de milliers d’emplois. En effet, certaines régions ont vu partir vers l’étranger nombre de leurs activités traditionnelles, tandis que d’autres filières sont aujourd’hui en sérieux déclin (textile, habillement, cuir, jouet, électroménager, équipements automobiles par exemple).
Jusqu’aux années 1980, la géographie des coûts a déterminé les premières localisations. Depuis les années 1990, la « géographie des compétences » s’est progressivement imposée comme un facteur de localisation déterminant. Plusieurs pays en voie de développement proposent aujourd’hui des centres technologiques qui offrent un réel savoir-faire, comme l’agglomération de Bangalore en Inde, haut lieu de recherche et de développement technologique. La main-d’œuvre, mais aussi le savoir-faire se transposent dès à présent d’un continent à un autre.
Depuis une vingtaine d’années, une rivalité aiguë s’est donc développée entre les territoires pour attirer les implantations industrielles. La géographie de la production se dessine à l’échelle internationale en fonction de facteurs sur lesquels jouent les entreprises. Les ressources naturelles, la main-d’œuvre, la productivité, l’innovation, l’information, les progrès techniques sont autant de facteurs qui se combinent et témoignent de l’attractivité territoriale. Derrière une recherche constante de rentabilité, de performance et de réduction de coût, les stratégies de localisations remettent en cause le lien qui unissait les entreprises à leur territoire.
Au début des années 1960, l'indispensable adaptation aux contraintes économiques a été, comme on l’a vu, à l'origine d'une première vague de transferts de production. Les entreprises ont alors cherché à réduire leurs coûts de production et notamment leurs charges salariales, tout en profitant de la flexibilité de la main-d’œuvre. Motivés par des faibles coûts de main-d’œuvre, ces déplacements ont porté pour l’essentiel sur des produits de grande consommation (textile, jouets, chaussures par exemple).
À l’échelle mondiale, les « quatre dragons » ont été historiquement les premiers pays d’accueil des délocalisations. Face à la montée des salaires, le Japon et les États-Unis ont délocalisé dans les années 1960 leurs productions en série vers ces pays qui disposaient d’une main-d’œuvre peu onéreuse et abondante (Hongkong, Taiwan, Singapour et Corée du Sud).
Dans les années 1970, les « bébés tigres » se sont insérés dans cette nouvelle organisation productive (Indonésie, Malaisie, Philippines, Thaïlande) et ont ouvert la voie à l’ensemble de l’Asie orientale. C’est par exemple le cas de ST Microelectronics, qui a délocalisé ses usines d'assemblage et de tests à Singapour et en Malaisie dès les années 1960.
Pour les industriels français et comme on peut le voir sur le graphique intitulé « Chronologie de 50 ans de délocalisations », ce sont les pays méditerranéens (le Maroc, la Tunisie et la Turquie plus tardivement) qui ont accueilli les premières activités délocalisées.

 

Les débuts de la modularisation

Les années 1980 sont à l’origine d’une deuxième vague de transferts. La création de grands blocs économiques s’est accompagnée du développement de nouvelles zones d’attraction. Ainsi, l’Europe de l’Est est devenue pour la France et pour l’Europe de l’Ouest une zone privilégiée. Certains pays comme la Bulgarie, la Pologne, la République Tchèque, la Roumanie, la Slovaquie sont devenus des lieux incontournables. L’Asie orientale pour le Japon et l’Amérique centrale pour les États-Unis se sont imposés également comme les lieux d’accueil privilégiés. De son côté, le Mexique a rempli cette fonction pour les activités manufacturières américaines (textile, automobile ou électronique par exemple) (1). Ces opérations se caractérisent par la diversification des produits délocalisables. C’est également les débuts de la modularisation. Chaque processus de fabrication est alors décomposé en autant d’opérations possibles et différentes, chacune pouvant donner lieu à une affectation géographique particulière. Les coûts salariaux ne sont plus les seuls facteurs décisifs. Dorénavant, la proximité, la qualité du travail et la taille des marchés sont privilégiées. Aux secteurs traditionnels du textile, de l’habillement, du cuir, du jouet et de la métallurgie s’ajoutent les délocalisations des équipements électriques, électroniques, mécaniques, l’automobile, la plasturgie, la chimie et les services.
Avec la mise à niveau technologique de certains pays d’accueils et l’apparition des pays émergents, les années 2000 sont à l’origine d’une troisième vague de délocalisations (cf. graphique ci-contre). Le centre de gravité des délocalisations s’est alors déplacé vers l’Est et les pays émergents d’Asie se sont imposés comme des concurrents sérieux, redoutables même, capables de proposer une offre globale et à moindre coût. La Chine est, par exemple, un concurrent féroce pour de nombreuses activités comme celles à fort coefficient de main-d’œuvre (textile, habillement par exemple) mais aussi et de plus en plus, pour des activités plus qualitatives.

(1) Ces usines, appelées maquiladoras  à bas coûts de main-d’œuvre et aux conditions fiscales avantageuses, ont accueilli les entreprises américaines qui importaient la matière première et réexportaient les produits finis aux États-Unis.

*Dalila Messaoudi est docteure en géographie et aménagement, laboratoire Mosaïque, Paris-Ouest Nanterre La Défense

La Revue du projet, n° 21, novembre 2011

http://projet.pcf.fr/31428

Le Schéma : ici

pierreassante.fr/dossier/Delocalisations_Dalila_Messaoudi.pdf

 

 

 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 14:20

DURAND Denis

BANQUE DE FRANCE, portée politique d'un conflit social original : le 21 septembre une grève a mobilisé 80% des agents du réseau et une part significative de leurs collègues des services centraux parisiens. Depuis il ne se passe pas une journée sans initiative, un rassemblement, une motion, un arrêt de travail dans les régions de France...(Extrait de la revue Economie et Politique oct. 2012)

 

Lire l'article sur ce lien : ici


 

 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 13:41

ECO-PO_OCT_2012.jpg

 

 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 13:21

DIMICOLI YvesCe texte,  pour moi, souligne une vraie urgence à traiter, "paradoxalement", sur l'immédiat et sur le long terme.                                                                                                                                

YVES DIMICOLI

 INTERVENTION AU CN du PCF DU 21/11/2012

 

La conférence de presse de F. Hollande marque un grave tournant pour beaucoup de ceux qui l'ont désigné à l'élection présidentielle. Il faut bien prendre la mesure du risque de découragement que cela peut engendrer, jusque dans notre propre électorat, ce que n'aide pas forcément à faire, selon moi, la posture consistant à proclamer «  Je vous l'avais bien dit , on ne peut absolument rien faire avec les socialistes ! ».

 

F. Hollande a cherché à mimer Churchill, promettant pour 2013 « du sang, de la sueur et des larmes » pour les travailleurs et leurs familles et que, crise oblige, il ne peut en être autrement. Mais, faites-moi confiance, a-t-il ajouté en substance, je tiens bien la barre, je sais où je vais : si la Nation fait bloc derrière ses entreprises dans la concurrence mondiale, alors en 2014 on rebondira !

 

Son « socialisme de l'offre », commande de se grouper derrière le patronat qui sait, lui, s'occuper de l'offre, alors que les populations, elles, neconnaissent que la demande. D'où, au nom de la compétitivité, ce basculement choisi contre le coût du travail, qui, certes, « n'est pas tout », nous dit-il, mais qui est « tout sauf rien », et dont la baisse de 6 % va accroître les profits disponibles des entreprises qui, en réalité, iront grossir les flux financiers et spéculatifs .

 

« Je ne monterai aucun groupe contre un autre » a dit aussi F. Hollande, alors que l'idée de lutte des classes regagne sa place dans la vie sociale.

 

Sa grande ambition c'est un « compromis historique » pour faire accepter par les salariés que les patronsbénéficient du maximum de flexibilité, des licenciements très facilités notamment, moyennant de vagues promesses, sur le papier, de mini-sécurité pour les salariés. Et il martèle qu' il n'y a pas d'alternative à cette voie-là à laquelle il entend intégrer les syndicats en jouant, précisément, du manque d'alternative.

 

Et tout cela avec un pari sur la conjoncture qui revient à dire à l'électorat de gauche : Il faut se résoudre à tirer une croix sur l'année 2013 pour qu'en 2014 ça puisse repartir ! Pourtant, nombre de prévisions anticipent, au mieux, la poursuite d'une croissance très lente et, au pire, une aggravation de la conjoncture.

 

Ce tournant fait écho, bien sur, auxpressions du MEDEF, de Merkel, de la Commission de Bruxelles, des marchés. Ils exigent d'être rassurés sur la détermination et la capacité du nouvel hôte de l'Élysée, après ses promesses de campagne, à tenir ses troupes et à faire accepter par les Français le long chemin de réformes rétrogrades exigées par les marchés et l'utilisation de l'euro aux normes allemandes.

 

Mais les marchés, quoi qu'il arrive, continuent leurs pressions, comme vient de le signifier l'agence Moody's en retirant son « 3A » à la France, malgré le pacte de compétitivité et le voyage à Berlin de Ayrault pour le présenter à Merkel et au grand patronat allemand.

 

Quelle responsabilité alors pour les communistes et le PCF dans le Front de gauche avec, en perspective, l'année 2013 débouchant, début 2014, sur les élections municipales, puis, deux mois plus tard, sur les élections européennes!

 

Se contenter de dénoncer la capitulation de Hollande, le provincialisme de Ayraultet suggérer, comme le fait le parti de gauche, que seules importent vraiment les élections européennes revient à faire une croix sur l'année 2013.

 

Mais cela revient aussi à ne préparer les municipales que contre Hollande et le PS et non pour rassembler le plus possible à gauche à partir des besoins populaires afin d'obtenir des inflexions majeurs et construire des bases de résistances unitaires contre la crise et l'austérité sur les territoires, pour la sauvegarde des services publics locaux, avec des programmes de rassemblement et beaucoup d'élus communistes.

 

Cela peut donc revenir, au total, à créer les conditions d'un naufrage en 2014, aux municipales, pour la gauche en général et pour le PCF en particulier dont on ne cesse de répéter qu'il n'existe plus aujourd'hui que par ce qui reste de « communisme municipal ». Une marginalisation municipale du PCF serait-elle alors le prix à payer pour crédibiliser l'hypothèse du « recours » à la politique du pire caressée par certains et censée permettre la prise de pouvoir ensuite par la gauche radicale ?

 

Dangereuse illusion ! Attention donc à la petite musique qui nous dit d'attendre que le château de carte de Hollande s'effondre après une austérité de gauche et nous recommande de ne rien entreprendre pour faire changer de cap, même s'il y a des millions de gens souffrants et inquiets, des dizaines de milliers d'élus de gauche mécontents, des militants socialistes pour l'heure réduits au silence par une direction du PS homogène aux ordres de l’Élysée.

 

Au contraire, il s'agit d'agir tout de suite en campagnede longue durée sur des propositions rassembleuses. Il s'agit d'agir ensemble sur le terrain, à gauche :

-        Contre les pressions du gouvernement et de la Commission européenne pour l'austérité,

-        Contre la perspective dangereuse de récupération des difficultés par l'extrême-droite et le rapprochement avec elle de la droite,

-        Pour des rapprochements entre socialistes, communistes et gauche radicale.

-        Et cela sur des propositions d'avancées cohérentes, audacieuses, réalistes, articulant objectifs sociaux, moyens financiers et pouvoirs, des propositions exprimant concrètement que d'autres solutions sont possibles, dans le monde tel qu'il est.

 

ce texte sur le blog d'ANR-PCF : YD_intervCN_2012_11_21

 

 

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20 novembre 2012 2 20 /11 /novembre /2012 05:00
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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 05:00

Deu catalans de l’exterior reben el premi Josep Maria Batista i Roca – Memorial Enric Garriga Trullols 2012

 IPECC 2012 121

Barcelona, 12-11-2012


 Acte lliurament BiR-MEGT 2012Deu catalans i catalanòfils residents a l’exterior de l’àrea lingüística catalana han rebut aquest dissabte 10 de novembre al vespre el premi Josep Maria Batista i Roca – Memorial Enric Garriga Trullols 2012, guardó d’atorgament anual instituït i convocat per l’Institut de Projecció Exterior de la Cultura Catalana (IPECC), per reconèixer la tasca que duen a terme els catalans i catalanòfils de l’exterior per mantenir la presència catalana en el món i augmentar el coneixement dels Països Catalans i la cultura catalana a l’exterior.

En aquesta XXIV edició, els premis han incorporat a l’original “Josep Maria Batista i Roca” el “Memorial Enric Garriga Trullols", en homenatge al cofundador dels premis i president de l’IPECC durant molts anys, que morí l’any passat.

 

Els guardonats amb el premi "Josep Maria Batista i Roca – Memorial Enric Garriga Trullols 2012" són els següents:

Elvira Ballesta (resident a Brussel.les, Bèlgica) IPECC_2012_236.jpg

Glaudi Barsotti (Occitània, Estat francès)

Carlos Rubén Capdevila (La Plata, Argentina)

Josep Ligorred (Mérida, Mèxic)

Imma Martí (Bochum, Alemanya)

Alberto José Miyara (Rosario, Argentina)

Károly Morvay (Budapest, Hongria)

Claudi Dieter Pusch (Friburg, Alemanya)

Montserrat Ranera (Caracas, Veneçuela)

Enric Vinyals (Zuric, Suïssa)

El lliurament dels premis s’ha celebrat al Saló de Cent de l’Ajuntament de Barcelona. L’acte ha estat presidit per Jaume Ciurana, tinent d’alcalde de Cultura, Coneixement, Creativitat i Innovació de l’Ajuntament de Barcelona; Francesc de Paula Gambús, director general de relacions exteriors del govern de Catalunya; Núria Bayó, presidenta de l’Institut de Projecció Exterior de la Cultura Catalana (IPECC), i Xavier Tudela, secretari general de l’IPECC i cofundador dels premis.

A l’acte hi ha assistit dues-centes persones, entre les quals els cònsols a Barcelona d’Alemanya, Hongria i Suïssa.

Adjuntem la foto de la XXIV edició dels premis "Josep Maria Batista i Roca - Memorial Enric Garriga Trullols" al Saló de Cent de l’Ajuntament de Barcelona.


IPECC - Institut de Projecció Exterior de la Cultura Catalana
Hotel Entitats. Providència, 42; 08024 BARCELONA
Tel. 93.213.76.48;
www.ipecc.cat


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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 05:00

INDONESIE-1965.jpg

 

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 20:21

 

Marseille

     Quelques éléments constitutifs d’une alternative

2011 01 02 002

Charité
Ce document est une contribution écrite par des militants du PCF 13 avec l’idée de poursuivre....

.....Il y a dans ce texte le parti pris d’insister sur certains aspects pas toujours abordés… Les communistes diront sous quelles formes ils entendent s’emparer de ces enjeux avec la population… peut être en procédant également à des réunions thématiques, en associant les salariés des secteurs concernés (transport, logement, santé, culture…). Sur le logement et les transports notamment on pourra se référer aux documents précédents.
 les échanges avec les sections du P.C.F de Marseille, dans la perspective d’aller plus avant sur les enjeux de Marseille.

Le document est sur ce lien : ici

http://13.pcf.fr/sites/default/files/quelques_elements_constitutifs_dune_alternative_0.pdf

 

Sur ce travail des élus et militants de Marseille, voir le blog de Marie Françoise PALLOIX,

dont l'adresse du blog est sur les liens de ce blog depuis longtemps:

 http://corvasce.wordpress.com/

 

L'illustration est une vue de la Vieille Charité à Marseille, monument de l'architecte marseillais Pierre PUGET, considéré par le grand architecte Le CORBUSIER comme une des plus belles réalisations architecturales en France.  

 

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 04:18

le capital

SUR CE LIEN :

 

http://congres.pcf.fr/30863

 

 

36° CONGRES : Il ne peut y avoir de capital spéculatif s’il n’y a pas un capital productif par Pierre Assante

 

Il ne peut y avoir de capital spéculatif s’il n’y a pas un capital productif (le second crée le premier) et c’est bien le nœud gordien du capitalisme...

...D’autre part le concept communiste de « prise de pouvoir » pour rendre les moyens de production, sous quelque forme que ce soit, aux producteurs, ne peut, dans la transition mixte vers un nouveau mode de production, ni dans aucune transition, arriver à bon point si la question du taylorisme n’induit pas des luttes pour la réappropriation par la personne humaine de son activité, dans le travail. C’est peut-être une des faiblesses du communisme français, à mon sens.

L’ergologie (lire "expérience et connaissance du travail", réédition augmentée, Yves Schwartz, 2012) tente de souligner cette question et tente aussi d’introduire dans l’évolution des forces productives la lutte pour sortir du taylorisme, mais peut être ne lie pas suffisamment cette lutte à cette réalité qu’est le fait de la consanguinité du taylorisme avec la recherche du profit et les lois du capital.

La lutte doit être menée sur tous les fronts, simultanément. Par exemple, on pourrait imaginer, dans la transition mixte vers la réappropriation des moyens de production, d’utiliser de façon plus importante la productivité, la plus value relative pour à la fois abaisser le temps de travail tout en maintenant et augmentant les salaires direct, indirects et différés, pour dégager un temps démocratique de concertation des ouvriers, des salariés entre eux, sur leur temps de travail, pour améliorer le « que et comment produire » dans leur unité locale de travail et dans les lieux de coordination communaux, régionaux, nationaux, européens, mondiaux de ce « que et comment produire ». Ce serait quand même inventer un fil à couper le beurre que le mouvement ouvrier a déjà utilisé partiellement, que les conditions antécédentes n’ont pas permis de développer jusqu’au bout, mais dont la maturation actuelle des forces productives (machines et consciences) permettent de conduire à la mise en pratique, à déhiscence, ce que prouve la force de la crise systémique.

Mais s’il n’y a pas convergence ergologique, économique, politique, les efforts pour la démocratie du « que et comment produire » seront récupérés, ce qui s’est déjà produit, avec les régressions relatives ou absolues que cela implique.

Pierre Assante, 2 novembre 2012

 

 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 05:42

http://pierreassante.fr/dossier/PIPE_DU_COMMUNNARD.la_ehrenbourg.913KB.pdf

 

trente-recits.jpgLa pipe du communard, Ilya EHRENBOURG

 

Il est beausoup de belles villes, mais de toutes, la plus belle est Paris, plein du rire insoucient des femmes, où les élégants, sous les marronniers, boivent des liqueurs vermeilles, où mille feux se jouent sur le grès miroitant des places immenses.

 

Le maçon Louis Roux était né à Paris....

 

Pour la suite, Cliquer : ici

 

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14 novembre 2012 3 14 /11 /novembre /2012 06:32

Dialectiques.-Espace-Marx.jpgAu sujet de « Dialectiques Aujourd’hui », collection MARX, SYLLEPSE

 

Ouvrage collectif : Christofer Arthur, Daniel Bensaïd, Jacques Bidet, Eftichios Bitsakis, Gilles Cohen-Tannoudji, Roberto Finelli, Isabelle Garo, Janine Guespin-Michel, Wolfgang Fritz Haug, Michael Krätke, Jean-Louis Lippert, Roger Martelli, Bertell Ollman, Yvon Quiniou, Michael-Matsas Savas, Lucien Sève, Arnaud Spire.

 

Ce magnifique recueil a encore, et c’est « normal », peur de l’inconnu, de l’énigmatique. Les différentes interventions ont des versants tout a fait incompatibles, et c’est ce qui fait la richesse du recueil.

 

Pourtant chacun a fait un choix, évolutif sans doute, mais un choix et c’est ainsi qu’on progresse, sans en tordre plus qu'il ne faut ce concept dans le sens contraire de sa déformation précédente, c'est à dire l'identité non comme un processus (donc ouvert), par exemple celui d'une langue et non comme un objet figé (concept nationaliste).

 

La peur de l’inconnu, c’est ce qu’avait très peu Henri Lefebvre, ce qui n’était pas sans revers de médaille, mais qui lui faisait poser en 1960 des questions que nous nous posons 40 ans après, comme le soulignent (très brièvement) Sève et Bensaid. Il y avait chez Lefebvre en philosophie comme chez Pasolini en art, ce côté « méditation », qui n’est pas allégeance au religieux mais qui est ouverture à l’inconscient personnel, part et résultante à double sens de l’inconscient collectif. C’est aussi la façon de procéder de Jaurès, avec ses défauts, mais avant que le dia-mat s’impose avec l’organisation « militaire » du mouvement ouvrier.

 

Revuz-Trémolière et Yves Schwartz (je les cite alors qu’ils ne sont pas présents dans l’ouvrage, pour cet aspect de l’insaisissable de l’activité humaine qu’ils développent en ergologie et en psychologie) abordent de façon différente ce sujet, à mon avis dans leurs travaux. Mais ce qui fait le merveilleux (et cela rejoint ces deux derniers chercheurs) dans « Dialectiques Aujourd’hui », c’est cette pluridisciplinarité, passant par exemple par la forte expérience scientifique de Janine Guespin-Michel, celle d’Isabelle Garo, ou l’expérience littéraire d’un Jean-Louis Lippert et les expériences de tous et arrivant à des tentatives de synthèse mouvante, provisoire, ouverte, mais montrant, indiquant des possibles à court et long terme.

 

Mais la difficulté majeure (et cela ne dépend pas que des auteurs de cet ouvrage, évidemment) reste encore le « contact de champ » entre le militantisme quotidien, cette recherche, et la population humaine dans son ensemble, « l’éducation-action populaire ». Cela ressemble (de loin, mais pas trop pour les contenus !) à l’audience de France Culture de nuit comparé à TF1.

L’inconscient collectif est fait de l’accumulation des réseaux à double sens du corps-soi et de la société et qui va s’exprimer dans le conscient et la décision du moment dans l’activité du moment. L’inconscient collectif a besoin de cet aller-retour permanent, multiple et infini (quantité-qualité), mais cette expérience qui est l’expérience humaine dans sa totalité historique se heurte à une représentation imposée par les outils à la disposition de la classe dominante. Cette sorte de blocage, de prison, dans lequel l’inconscient à du mal à s’extérioriser, et qu’on pourrait peut-être identifier à l’aliénation poussée à son extrémité supportable, vivable, ne peut que se manifester aussi dans le domaine des sciences, dans l’activité de conceptualisation, dans l’orientation donnée par les chercheurs dans leur activité. Il n’y a pas d’esprit critique insensible (à tous les sens !) aux mauvaises conditions existantes, et cela se retrouve exactement dans la bataille politique des présidentielles, que je n’isole pas de toutes les autres activités humaine ni des périodes précédentes et suivantes, « contact de champ » entre le militantisme quotidien, cette recherche, et la population humaine dans son ensemble dans le processus d’ensemble.

Il est probablement inévitable et sans doute dommageable que la démarche scientifique, se revendiquant de la rationalité, ne s’autorise pas à flâner et à méditer, pour se regarder aussi de l’extérieur (comme le recommandaient Bourdieu et bien d’autres – S.Weil, W.Benjamin [bien cité dans l’ouvrage] par exemple), brimant du même mouvement que les outils de répression, cet inconscient dans lequel le savoir ne peut procéder sans y puiser.

 

Sans doute la démarche d’Armand Ajzenberg avec sa « La somme et le Reste » pourrait fournir une collaboration dans ce sens (cette appréciation n’engage que moi et non lui, pas plus que les auteurs cités ne peuvent être engagés par mes points de vue).

 

Pierre Assante, 17 avril 2007

 

 

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Published by Pierre Assante - dans PHILOSOPHIE
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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 09:14

Copie de 100 1686La démocratie dans le monde et le sport en France garantis par les monarchies pétrolière et leurs commanditaires plus haut placés dans la hiérarchie financière, cela devrait nous faire réfléchir sur les bruits de bottes qui s’amplifient et se répandent.

 

Les héritiers de "la bête immonde" ne sont rien sans ce genre de soutien.

 

La « démocratie du producteur », du « que et comment produire », la sortie de crise qu‘elle constitue, elle et elle seule, l’aspiration à une plus grande conscience des peuples, au « pain et à la paix » tout de suite, cela ne va pas aussi vite que l’on voudrait.

 

Au contraire les choses s’aggravent. Et revient dans l’air la musique du temps long d’Augustin. Mais Salvien nous en dit plus : la légitimité des barbares, le travail asphyxié par le profit, la chute à venir si ceux qui savent sont « pire » que les barbares, 40 ans à peine avant la chute effective de l’Empire (romain).

 

Après les 30 glorieuses, nous fumes les conservateurs d’une conscience ouvrière, à la fois préservateurs et « bloqueurs relatifs » d’avenir. Aujourd’hui se lève une nouvelle conscience, encore confuse, mais sortant des frontières, diffuse et généralisée.

 

Non, cela ne va pas aussi vite que l’on voudrait. Mais l’impatience est mère du désespoir, et le désespoir le père de la sénilité.

 

La jeunesse nous ira bien, et c’est de la société que nait le renouveau, incertain, endolori du passé, mais beau. Il ne faut pas abandonner le rôle de transmetteur historique. Pas historique seulement au sens de la connaissance des évènements, mais aussi celui de l’acte personnel et collectif pour la transformation nécessaire que nous voulons, avec Marx. Ni abandonner l’organisation, l’outil nécessaire à cette transmission générationnelle.

 

C’est de cette nouvelle conscience, encore confuse, mais sortant des frontières, diffuse et généralisée, que peut naître la lumière, les nouvelles lumière, dépassant celles d’une bourgeoisie révolutionnaire confisquant la transformation sociale à son seul profit, et devenue ainsi, à son corps défendant, accoucheuse d’un salariat qui tient en ses mains la clef du processus humain en santé, la « démocratie du producteur », du « que et comment produire », contre l’exploitation et son corollaire, le taylorisme stérilisateur d’activité libre.

 

Pierre Assante, 12 novembre 2012

 

J'ai mis ici la photo d'un ami disparu car je pense très fort à lui dans ce moment. Comme souvent. Les actions nationales et européennes du 14 novembre 2012, voilà ce qui lui aurait plu beaucoup, je crois.

 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 05:46

 

ECOLE ELEMENTAIRE 1973Première table ronde - La crise, son issue

 

Dans le cadre de la préparation du congrès, il a été décidé de réunir cinq tables rondes autour des 5 axes de discussion ou "fenêtres" ouvertes de la base commune proposée par le Conseil national. Première fenêtre.

Comment analyser la crise ? Quelles luttes développer ? Quelles brèches ouvrir ? Echange autour de ces questions de la « fenêtre 1 » entre trois dirigeant-e-s communistes : Eliane Assassi, Yves Dimicoli et Alain Obadia.....

 

Suite sur ce lien : http://congres.pcf.fr/30885

 

L'illustration, une ancienne brochure d'école élémentaire, et son B-A-BA économique qui a constitué un élément de formation de militants.

Certainement la réalité du capitalisme ici et aujourd'hui a poursuivi une évolution, des transformations.

Mais il n'est pas inutile de recourir à ce témoignage qu'on peut considérer comme historique et qui garde des fondements certains.

cliquer sur l'image pour accéder au contenu

 

 

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