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4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 11:19
D.Durand et F.Boccara de la ComEcoPcf.

 

MOINS MAIS MIEUX

L’histoire ne repasse pas les plats

23 AVRIL - 10 MAI 2020.

 

 

SUR CE LIEN : ici

https://pierreassante.fr/dossier/MOINS_MAIS_MIEUX_23_27_AVRIL_2020.pdf

Cet article s'inspire librement des travaux de la ComEcoPcf et d'Yves Schwartz

et n'engage que moi-même.

 

*Tous les articles du blog (par séries de 25). Pour la première série, utiliser l'ascenseur. Pour les autres cliquer sur un nombre ci-dessous: 

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3 mai 2020 7 03 /05 /mai /2020 17:34
YVES SCHWARTZ. EDITIONS OCTARES

 

Il faudrait considérer, je crois, paradoxalement, l’épigénétique comme la relation forte de la personne en tant que mouvement autonome.

 

Un des concepts importants du professeur Yves Schwartz, est celui de « l’usage de soi par soi » et l’usage de soi par les autres. Créateur du département d’Ergologie de l’université d’Aix en Provence, il a développé à partir de sa thèse « Expérience et connaissance du travail » de nombreux autres concepts et une synthèse de ces concepts, et des conditions d’exercice et de développement en santé de l’activité humaine.

Utilisant une citation de son ouvrage « Travail et philosophie », une coquille m’a fait écrire « Sois par soi » au lieu de « soi par soi ».Finalement  ce « Sois par soi » constitue (par hasard ?) un impératif qui n’est pas sans intérêt et au fond continue un développement de ce prêt qu’a fait Yves Schwartz à ses étudiants et au-delà à la société, prêt qui lui revient à juste titre.

« Deviens qui tu es », « soiS par soi » quelle est la « formule » qui traduit le mieux la transformation discrète et la transformation continue, et « plus », l’activité transformatrice en ce qui concerne l’homme et la société humaine?

Il me revient en tête la querelle des « staliniens Lyssenkistes » contre les nouveaux « généticiens purs et durs » sur la génétique rigide et la transformation par l’activité, ou deux dogmatismes s’affrontaient, l’un certes plus menaçant dans l’immédiat que l’autre sur le moment ; mais l’autre soutenant à la longue un système pas moins aliénant ni moins menaçant -nous en savons quelque chose aujourd’hui, dans l’énormité de la crise et de ses conséquences mortelles possibles-, tout en ouvrant la voie à d’autres découvertes ; à la recherche fondamentale et appliquée, médicale, génétique et leur portée universelle, philosophique comprise, qui a permis, dans les limites du système, les progrès actuels.

Finalement le retard pris par le « socialisme » tient peut-être tout entier dans cet exemple. Mais on voit bien que ce n’était pas une avance universelle…

Me vient aussi la querelle entre le « sexuel » et le « divin » dans la transmission culturelle et de fait, par exemple sur le sentiment de beauté. Sans doute la reproduction –essentielle et « conditionnante » par causalité objective et subjective pour l’espèce de même que la nourriture et les activités qui s’y rattachent-, son abstraction et sa sublimation chez l’homme est la base physique, donc la base tout court de ce sentiment. Beauté de l’homme pour la femme, de la femme pour l’homme ou le contraire ou les deux contraires qui sont tant une inversion « physique » qu’une création culturelle. Beauté d’un paysage, d’une situation transmise générationnellement dans le temps long de la société et de la nature, comme dans le temps court à l’intérieur de la vie de l’individu qui en fait partie…

Concept matérialiste qui fait référence à la génétique et à l’épigénétique.

En ce sens, l’épigénétique, finalement re-découverte de ce que la « réaction » considérait comme une donnée immuable, de l’homme et de la société dans « l’atavisme » -justifiant l’exploitation et les inégalités aujourd’hui encore-, n’est pas séparable de la génétique. Le sentiment de beauté liée à l’attrait sexuel transposé à la culture au sens large, et à l’activité de survie, de vie, de développement humain, du savoir-faire industrieux qui le permet, de la science et de la conscience, est vérifié sans doute dans l’observation de l’activité.

Par exemple le mouvement du « milieu intellectuel » dans ses rapports intimes, décrits par la littéraire montre bien ce que le mouvement social et le mouvement de la personne « culte » ont de lien et forment un sous-ensemble dans l’ensemble.

L’épigénétique relate les relations « fines » au-delà de notre connaissance  de la nature corpusculaire de la matière. La génétique, plus "grossière", décrit ce que nous pouvons percevoir de la transmission générationnelle, mais pas de la retransmission générationnelle de l’activité ! Ni même de transmission continue tout au cours de la vie de la personne dans la société, en relations dialectique autonomes.

Il faudrait considérer, je crois, paradoxalement, l’épigénétique comme la relation forte de la personne en tant que mouvement autonome en relation avec le mouvement de la nature, la société, l’homme et avec lui-même. Et la génétique comme relation faible.

Mais leur relation commune forme une unité, même si l’une et l’autre ont sans doute une autonomie.

Pierre Assante. 03/05/2020 16:04:00.

 

VOIR AUSSI : IL N’Y AURA PAS .....

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/04/il-n-y-aura-pas.html

 

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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 06:59

 

Donc, Bon premier mai !

Une société dont la croissance n'a pas été ni régulée....

 

......Une société dont la croissance n'a pas été ni régulée, ni condensée, au sens de la croissance réorganisée sans cesse à l'image du développement cérébral de l’enfant à l’adulte et tout au long de la vie, croissance reportée à l’organisation sociale et à l'économie et les activités qui en dépendent, ne peut être qu'en crise catastrophique. 

La société ne peut que devenir autoritaire dans une crise résultant de cette carence de régulation. 

Certes, une régulation peut éviter les crises catastrophiques, mais le système capitaliste ne comporte pas de régulation. 

A la Libération, c'est un rapport de forces exceptionnel qui a permis une régulation grâce aux mesures sociales. Répétition d'une possible régulation à venir que la nouvelle crise ouvre et que l'affaiblissement du capital dans la crise peut permettre, comme en 1945. Mais plus profondément puisque les forces productives ont changé et peuvent le permettre de par leur capacité nouvelle de productivité en expansion possible ou pas : les  capacité des forces productives dont l'homme est le centre, de libérer progressivement du travail contraint, de l’achat de la force de travail, au profit de l’activité autonome de la personne, créatrice de richesses nouvelles communes , en qualité.. 

Aujourd'hui les forces productives sont en état ou d'effondrement ou de transformation : cela dépend de l'aptitude du salariat à se libérer, donc s’organiser. Donc, la réponse à l'autoritarisme ce sont les luttes conscientes, une croissance de la conscience de l'homme producteur. 

Donc, Bon premier mai !

POUR PLUS de lecture sur la question,

MOINS MAIS MIEUX sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/04/moins-mais-mieux.l-histoire-ne-repasse-pas-les-plats-23-27-avril-2020.html

Merci.

Pierre.

VOIR AUSSI : IL N’Y AURA PAS .....

SUITE SUR CE LIEN : 

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/04/il-n-y-aura-pas.html

 

 

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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 06:00

 

Chronique économique de Pierre IVORRA dans le journal " L'Humanité " de ce Mercredi 29 avril 2020 :

"Les groupes français installés au Etat-Unis profitent de la puissance du roi dollar"

Changer le cours de nos relations internationales

Faut-il que dans la crise actuelle, la puissance publique apporte une aide aux entreprises afin qu’elles puissent reprendre leur activité comme avant ? La question concerne particulièrement les multinationales de l’industrie, des services et de la banque à base française, notamment celles regroupées au sein du CAC 40, l’indice boursier de référence de la place parisienne. Ce sont elles en effet qui, avec l’appui de la puissance publique et des gouvernements successifs, ont contribué à configurer l’inscription de notre pays dans la mondialisation capitaliste actuelle. En 2017, 83 % du chiffre d’affaires réalisé à l’étranger par les sociétés françaises sont le fait de ces multinationales qui en outre concentrent 77,6 % des effectifs salariés des entreprises tricolores installées à l’étranger.
Ce sont les orientations de gestion de ces groupes qui expliquent notamment que les Etats-Unis soient la première destination des investissements en capitaux de nos grands groupes et que la Chine soit devenue notre deuxième fournisseur de biens et services après l’Allemagne. Le problème n’est pas que ces échanges aient lieu mais qu’ils soient guidés pour l’essentiel par le souci de rentabilité financière et de domination des directions et des actionnaires de ces groupes, une rentabilité axée essentiellement sur une baisse du coût du travail (réductions d’emplois, insuffisance des salaires et de la formation, …) qui permet de relever le coût du capital (hausse des intérêts financiers payés aux banques et aux marchés et des dividendes versés). Pour ce qui concerne les Etats-Unis, les groupes français s’y installent afin de bénéficier de l’avance technologique du pays et surtout de la puissance que donne le roi dollar à ceux qui s’installent dans sa zone privilégiée d’influence. Résultat de tout cela : une part du déficit de notre commerce international est due aux exportations vers la France de ces filiales de nos multinationales installées à l’étranger. Par exemple, ce sont les groupes du médicament installés en France qui importent depuis la Chine une série de principes actifs conditionnés ensuite dans l’Hexagone.
En réduisant le coût du capital il est possible de relocaliser en France une partie de ces activités. Mais, en ce début de révolution informationnelle, la coopération internationale, notamment dans la production des biens communs de l’humanité (eau, énergie, santé, …) est aussi indispensable et peut permettre des partages de coûts. Cela passe particulièrement par le développement des services publics et la nationalisation d’un certain nombre de ces multinationales.

 

VOIR AUSSI : IL N’Y AURA PAS .....

SUITE SUR CE LIEN : 

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29 avril 2020 3 29 /04 /avril /2020 08:05

 

4 RECUEILS rÉcents 2019-2020.

SUR LES LUTTES SOCIALES ET LA CRISE ECONOMIQUE ET SANITAIRE.

 

 

4 RECUEILS rÉcents

SUR LES LUTTES SOCIALES ET LA CRISE ECONOMIQUE ET SANITAIRE.

 

LE RECUEIL « L’HUMANITÉ ENTRE DANS SON ADOLESCENCE ». Économie et ergologie. CRISE GÉNÉRALE DU CAPITAL.

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/03/l-humanite-entre-elle-dans-son-adolescence-recueil-janvier-fevrier-mars-2019-remanie.html

 

et :

LE RECUEIL « 20 THÈSES » L’alliance économie-ergologie-écologie et la question vitale de la personne, de l’espèce et de l’humanité. Production et besoins sociaux.

lien : http://pierre.assante.over-blog.com/2020/02/lien-sur-le-recueil-20-theses.html

 

et : 

LE RECUEIL "Le 5 DÉcembre" sur les grèves en France de 2019-2020.

Le premier article de ce recueil  a été écrit et mis en ligne le jeudi 28 novembre 2019.

http://pierre.assante.over-blog.com/2019/12/le-5-decembre-2019.recueil.html

 

et

LE RECUEIL « IL N’Y AURA PAS » ..... Economie et philosophie. Leur lien fertile.

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/04/il-n-y-aura-pas.html

 

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 17:38

 

l’histoire ne repasse pas les plats : AGIR POUR DES TRANSFORMATIONS SALUTAIRES !!!

 

Nous vivons une crise mondiale du capitalisme comme jamais le système  n’en a connue.

La crise sanitaire l’a accélérée, mais, les économistes institutionnels avaient annoncé dès avant le covid19, les dangers d’éclatement.

Jean-Claude Trichet, ex-gouverneur de la Banque de France ex-Président de la Banque Centrale Européenne  et qu’on ne peut taxer de révolutionnaire, avertissait ses pairs le 19 août 2020 : « …Réformes ou la crise vous  frappera fort… »

L’austérité induite par la crise du capital et de son taux de profit a préparé la carence qui a induit l’absence de réserves pour répondre au covid19, et l’absence de réserves pour répondre au covid19 a agi et accéléré la crise économique en cours.

C’est dans une telle crise que se révèlent les possibilités de changement et l’urgence d’agir.

Et l’histoire ne repasse pas les plats.

Le redémarrage « d’après crise », c’est maintenant qu’il faut le commencer.

Il n’y aura pas de sortie de crise si une partie plus grande des richesses créées, ce qu’on appelle la Valeur Ajoutée, n’est pas réinvestie dans la production et les services publics.

Or ce que nous préparent les reformes le nos gouvernants, ici et dans le monde, ce n’est pas une reprise des investissements productifs en dernière instance, mais une reprise des investissements spéculatifs, en ne laissant à l’investissement productif et aux services publics, que la part congrue sans laquelle le capital s’effondrerait.

Mais cette solution ne peut, de toute façon, que mener qu’à l’effondrement. Les idées en cours affirment le contraire, imprègnent toute la société et tout un chacun et sont très dangereuses.

Répétons-le : l’histoire ne repasse pas les plats : si une organisation représentant le travail et le peuple veut agir pour une transformation salutaire de la société, c’est maintenant et sur la base de propositions concrètes et non d’un discours moraliste.

Nouveaux critères de gestion des entreprises et pouvoirs nouveaux aux travailleurs, sécurité d’emploi et de formation, recherches scientifiques mondiales pour le développement et la coopération, création monétaire des banques centrales et du FMI consacrée aux besoins sociaux et non au profit et la spéculation, et des Fonds démocratiques pour les gérer, des coordinations territoriales !!!!

Il n’y a pas d’autre discours possible immédiat pour rassembler et mobiliser pour un mouvement populaire de transformation que celui-là !!!

Pierre Assante. 27/04/2020 17:05:02.

LE DEBAT DE FREDERIC BOCCARA : https://www.facebook.com/Particommuniste/videos/663750984449360/

 

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 14:30

 

REVOIR L’INTERVENTION DE FREDERIC BOCCARA DU 27 AVRIL 2020. 

 

Débat sur l'économie avec Frédéric Boccara

 

 

Revoir l’intervention de Frédéric Boccara sur direct PCF du 27 avril 2020 sur ce lien :

https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=2412691279031438&id=100008717686856&from_close_friend=1

 

 

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 11:20
À L'Elysée, 2008.

 

Bernard THIBAULT. Organisation Internationales du Travail : "…La coopÉration doit remplacer la concurrence comme moteur des Échanges..."

 

 

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 06:47

 

LE DÉficit MATÉRIEL PEUT-IL INDUIRE UN DÉFICIT DES rÉSERVES D’ALTERNATIVE ? (SUITE…)

 

Dans les réserves d’alternative à une crise, à une résolution de problème social, économique, culturel, de civilisation en général, il y a la possibilité que les réserves matérielles, concrètes, physiques, puissent pour se développer en santé, puiser dans ces réserves d’alternatives les forces nécessaires d’invention : de l’invention en tant que propriété humaine.

Quelle est la conséquence d’un déficit en réserves matérielles, comme celui des hôpitaux aujourd’hui, matériellement et financièrement  -c’est-à-dire concrètement la conséquence d’une non-prévision des besoins et de leur satisfaction-,  sur l’usage des réserves d’alternative et sur les capacités d’alternative elles-mêmes.

L’expérience dure et dramatique actuelle montre, dans les capacités de personnel à surmonter autonomement les obstacles immédiats  -lits de réanimation etc…-, que les réserves d’alternative existent et que la capacité d’invention aussi.

En est-il de même concernant un projet plus global, l’organisation de la santé en général par exemple ? Mais peut-on imaginer une organisation globale de la santé hors sol, c’est-à-dire hors organisation générale de la société ? Bien sûr que non…

Mais où en est, dans quel état se trouve la mise en œuvre du confinement matériel et moral des réserves d’alternatives, en pleine crise de montée des capacités productives et scientifique,  poussées et brimées à la fois par le mode de production financiarisé, mondialisé, digitalisé, où la censure s’exerce sur les capacités d’alternatives, les capacités d’invention de et par la recherche scientifique fondamentale et appliquée, et leur diffusion dans la vie quotidienne, en dernière instance.

Existe-t-il une censure moderne de recherche et de mise en œuvre des réserves d’alternatives, au-delà de la censure physique, par les fonctions aliénantes du système économique et social, accrue dans un état de crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et d’une crise sanitaire qui peut y être liée dès l’origine, en tout ou en partie du moins, et qui l’accélère incroyablement ? Je le crois.

Dans un état de crise économique profonde qui s’est accélérée dans les années 1970, a explosé dans les années 2000, et s’apprêtait à surexploser, comme nous en avertissaient même les économistes orthodoxes ou les économistes « politiques » comme Trichet (lire son intervention de cet été dans Repubblica avant Jackson Hole), la crise sanitaire pose des problèmes nouveaux aux économistes de la transformation sociale d’avenir.

Non que leurs analyses essentielles soient modifiées sur le fond par la crise sanitaire, on peut même dire que la crise sanitaire les confirme. Mais la crise sanitaire a déchaîné des réactions nécessaires et contradictoires telle une nouvelle poussée de la création exponentielle de monnaie, la mise en sommeil des règles de la « constitution de l’UE », les critères de gestion de l’U.E. et donc des entreprises et des  Etats de l’U.E., et des Etats du monde qui est en crise globale et économique et sanitaire. En quelque sorte, les mesures contraintes prises par le capital seraient des prémisses d’un ordre nouveau en matière de financement si et si seulement tombaient les critères d’attribution de ces financement et de gestion P/C au profit de VA/CMF…

Pour résumer une idée des économistes communistes et sans la trahir, j’espère, c’est à l’intérieur du critère C/P que peut se développer le critère VA/CMF, le parcours de transformation ne pouvant partir que du point présent vers cet autre. Vers cet autre, c’est-à-dire à travers un chemin, une orientation dans parcours, des choix de bifurcation, de retour relatifs et d’avancées nouvelles, des sauts de qualité micros et macros.

C’est-à-dire que nous sommes à l’antichambre d’un possible renversement progressiste de l’usage monétaire et du droit du travail au moment où les deux sont menacés, parce que la contradiction entre la poursuite des critères de gestion anciens et de l’organisation du travail ancien aggravés peuvent être remis en cause et transformés si tant est que l’action humaine s’en mêle, c’est-à-dire d’action de ceux qui subissent dans leur chair c’est-à-dire leur  vie quotidienne, ces contradictions.

S’en mêler c’est faire appel aux réserves d’alternatives accumulées par les hommes et leur état "ici et maintenant", leur mouvement et processus possible,  pas seulement les réserves physiques qui en sont la base matérielle.

Ce qui veut dire que tous les concepts ergologiques (1) sont à revisiter dans cet ici et maintenant de crise économico-sanitaire dont le contenu sanitaire a induit une profondeur de besoins nouveaux et de difficultés nouvelle incommensurables, ce qui ne veut pas dire qu’il ne faille pas en prendre les mesures, tout en sachant l’énigmatique et les "valeurs sans dimension" qui ne nous sont pas tangibles, hormis le "principe espérance" dirait Ernst Bloch. Revisiter les concepts ergologiques, c’est faire l’expérience et la connaissance de ces concepts dans cette période de crise incommensurable, son contenu « inimaginable » et exceptionnel, fou et réel, de changement possible dont il offre les prémisses et la réaction à ces prémisses.

Dans cet intangible, il y a la mesure du déficit d’alternatives que seul l’expérience du futur, et des effets de nos efforts pour l’atteindre, l’approcher alors qu’il s’éloigne sans cesse vers de nouveaux rivages qui constituent notre être, notre conscience, la conscience de la nature sur elle-même que nous sommes et dont le processus est imprévisible, sinon qu’il peut élargir sans cesse aussi notre appropriation de notre univers.

Pierre Assante. 24/04/2020 07:13:34.

(1) Corps-soi. Forces d’appel et de rappel. Inconfort intellectuel. Normes et débats de normes. Dé-normalisation, re-normalisation. Double anticipation. Activité tripolaire, pôles de la gestion de la politeïa, du marché à dépasser. Usage de soi par soi et usage de soi par les autres. Le travail concret « dans » le travail abstrait. Taylorisme à double effet. Productif et improductif. Concepts d’horizon… etc. (lire Expérience et Connaissance du travail, Yves Schwartz, 1988, et « Le paradigme ergologique ou un métier de philosophe », entre autres…

 

 

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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 16:09

 

les mouvements d’idÉe transversaux et le

« moins mais mieux ». (3)

Paradigme ou métaphore comparative 1921/2021… ???

 

Autre chose, mais tout à fait la même chose en ce qui concerne les mouvements d’idée transversaux : après l’épisode révolutionnaire dans sens de la prise de pouvoir et du début de la construction d’un Etat prolétarien et de l’alliance de ce que nous nommerions aujourd’hui (1), pour être plus large qu’en 1921-22, la démocratie du « que, quoi, comment produire en santé personnelle et sociale», Lénine pose la question du « moins mais mieux ». Certes son « moins mais mieux » comporte des mesures très concrètes et précises, mais finalement elles n’excluent rien du tâtonnement, du temps à prendre, qui chez lui est à ce moment- là accentué par la maladie, coïncide avec le besoin collectif de « pause » pour aller de l’avant, et la révision de et par la NEP, les incapacités relatives, personnelles et communes : le temps qu’il faut, les incertitudes et finalement « la méditation » sur les hommes et sur les choses, leurs rapports, pour tenter de les surmonter, bifurquer, jeter un regard en arrière pour voir le chemin accompli ou pas, repartir sur le chemin avec la prudence et la conviction nécessaires, mêlées.

Moins mais mieux c’est quoi ? C’est la qualité au détriment de la vitesse et au profit de l’efficacité. Ce qui implique des renoncements : on ne peut qu’ignorer l’énigmatique qui est contenu dans la prise de temps. C’est une très vieille expérience qui a permis les découvertes fondamentales et l’appropriation progressive et infinie de son univers par l’homme. On ne mesure pas l’incommensurable du réel, on la soupçonne, et il est contenu dans ce que nous contenons nous-mêmes de l’univers. La chose a été plus ou moins détournée et stérilisée par la méditation monastique, à la fois instrument de pouvoir et besoin social de découverte productive, de fonction régulée de la pensée, contradiction qu’on trouve dans toutes les cultures.

Pierre Assante. 26/04/2020 16:06:46.

(1) Dans une société plus développée et plus diversifiée, technologiquement et socialement, y compris dans le salariat, la vente de la force de travail.

 

VOIR AUSSI :  IL N’Y AURA PAS .....

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26 avril 2020 7 26 /04 /avril /2020 09:33

 

MOUVEMENTS D'IDEES TRANSVERSAUX (2)

 

Il y a des systèmes de concepts, des blocs de pensée à tendance figés, réifiés (chosifiés).

MAIS Particulièrement dans les crises systémiques, dans les crises des systèmes économiques et sociaux, leurs phases aigües ou leurs phases finales, naissent des mouvements d’idées transversaux.

C’était le cas, par exemple, dans les années 1960 avec la convergence de « Pacem In Terris » et  « la coexistence pacifique » entre systèmes différents,

Les échecs de l’impérialisme des années 1970, l’introduction de nouvelles techniques (numérisation, digitalisation) dans la production et l’échange, la réorganisation mondiale du travail et des droits du travail dans le cadre aggravé de l’achat de la force de travail, ont mis un coup d’arrêt à ce mouvement transversal (1).

En ce sens il ne faut pas superposer comme un calque, démocratie-chrétienne (ou toute forme y ressemblant, quel que soit le « lieu » ou le « Dieu » culturel ), la collaboration de classe, et le christianisme. Je n’entre pas dans le développement de ce qui me semble une évidence, même si, bien sûr il y a des interpénétrations de mouvements particuliers objectifs et subjectifs contradictoires micros et macros dans les grands mouvements matériels et moraux transversaux.

La crise économico-sanitaire et le lien multiplicateur dans l’intensité, et la durée que cette concordance induit, repose bien plus fort que dans le deuxième moitié du XXème siècle, la naissance d’un mouvement d’idée transversal modifiant matériellement et moralement les bases actuelles du développement humain, le système économique et social basé sur l’accumulation capitaliste et ses effets négatif, qui deviennent mortels, sur le plan écologique aussi.

Rien n’est simple et Etienne Fajon, réfléchissant au besoin de rassemblement de progrès, parlait de l’Union comme un combat même.

Le cycle centenaire, au-delà du cycle économiques, nous a ramené vers une nouvelle période à la fois de guerre, de transformation impétueuse des forces productives, de pandémie aussi, et de grands mouvements d'idée que les moyens en possession du capital étouffent; étouffe jusqu'à quel point ?

Ce XXIème siècle contient des possibles immenses, des espoirs et des forces pour les réaliser si elles réussissent à briser cet étouffement. Car aux transformations des forces productives doit répondre une transformation du mode de production et d'échange, celui-ci tombant dans l'obsolescence.

Ceci, ci-dessus, est une suite à l’article : AUCUNE ISSUE POSSIBLE DANS LA COLLABORATION DE CLASSE.

L’illusion que cette politique adoucit l’exploitation, faute de la dépasser et l’abolir  est encore forte.

Pierre Assante. 26/04/2020 09:20:36.

(1) « …et les belles ivresses métaphysiques  et mystiques attendent encore l’humanité, mais ivresses de sciences, de liberté et d’action autant que de rêve… ».  Jean Jaurès, discours « Socialisme et liberté » 1898. A deux ans de son nouveau siècle, de ses combats, de ses erreurs, de ses drames, de ses échecs, de ses progrès et ce que ces progrès, malgré tout, ouvrent grandement…

 

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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 14:19

 

AUCUNE ISSUE POSSIBLE DANS LA COLLABORATION DE CLASSE. 1.

L’illusion que cette politique adoucit l’exploitation, faute de la dépasser et l’abolir,  est encore forte.

 

La Lutte de Classe est plus que jamais nécessaire pour sortir par le haut de la crise sanitaire et pour sortir de la crise sanitaire, il faut résoudre la crise économique et ses causes structurelles dans laquelle elle s’est développée.

Mais c’est quoi la lutte de classe ? L’expression d’une haine contre les exploiteurs ? Qui sont les exploiteurs ? : C’est le système économique et social, le système capitaliste et ses lois économiques de développement, contradictoires avec le développement,  qui fait passer la guerre pour le profit avant la satisfaction des besoins humains.

On entend  aujourd’hui se répandre dans le milieu des affaires, comme une traînée de poudre, l’expression « capitalisme numérisé » comme potion magique à la crise. Le capitalisme se numérise bel et bien et si la numérisation peut être un progrès, évidemment, le capitalisme reste bel et bien en crise et ses effets en particulier sur l’emploi sont désastreux. Son usage de la numérisation, dans une production qui s’automatise n’est pas mise au service ni du salarié, ni de la population, et ses effets lorsqu’ils apparaissent positifs entraînent des conséquences négatives, que souvent l’on ne perçoit pas immédiatement,  bien plus grandes dans le fonctionnement global de la société. Le capital fait toujours payer ses services au centuple.

Quelles que soient les mesures d’urgence nécessaires qui font, apparemment, un temps, voler en éclat les règles de la "concurrence libre et non faussée", les critères de la dette et des accords de Maastricht et de Lisbonne (qui avait remplacé de projet constitutionnel européen rejeté), la base des échanges et de la production reste la course au profit, et cette course au profit, la guerre du plus fort, la concentration capitaliste,  ne faiblira pas dans la crise sanitaire, au contraire elle se renforcera.

Affronter la crise du système c’est affronter le système lui-même et c’est aussi  une lutte contre l’idéologie qui le soutient et ceux qui la promeuvent.

Lutte pour la transformation du système productif, affrontement du travail et du capital, pour l’organisation de la production et des entreprises, et lutte idéologique ne font qu’un.

Toutes les périodes grande guerre et périodes exceptionnelles y ressemblant connaissent un regain de la collaboration de classe. La démocratie chrétienne est la forme politique « modèle » de cette collaboration de classe. L’illusion que cette politique adoucit l’exploitation, faute de la dépasser et l’abolir  est encore forte. Elle va sans doute jouer à plein dans la période à venir.

25 Avril italien : Manifestation "confinée" et coordonnée

C’est cependant avec les luttes de classe et leur développement, même difficiles ou relativement réduites par les évènements, et les luttes populaire dénonçant les effet de la crise et des politiques qui l’accompagnent sans la résoudre, que se préparera un dépassement de cette collaboration de classe et s’initiera une transformation du système :  en s’attaquant au pouvoir de l’argent, au système financier, pour le transformer au profit du monde des travailleurs et de la population.

Assurer une régulation du travail et de la production sans laquelle la personne et la société ne peut vivre, une sécurité des revenus des salariés, de la population laborieuse et de toute la population, passe par une sécurité d’emploi et de formation, au même titre et englobé dans une sécurité sociale généralisée, au même titre que la sécurité sociale actuelle de l’après-guerre de en 1945 ; mais étendue à toute l’activité, au travail et à la formation sans laquelle le travail ne peut exister. Formation, travail, production, consommation sont liés en quantité et en qualité.

La social-démocratie devenue social-libérale aura des difficultés à jouer ce rôle « températeur » de la lutte de classe, tiraillée entre les échecs de sa politique, les difficultés à se reconstituer et l’expérience de la population de ces échecs. Mais rien n’est donné ni assuré dans le mouvement d’une société. C’est un temps de crise que le fascisme a utiliser pour s’imposer.

Ce qui est assuré, c’est que le critère d’investissement qui reste la base du système mondial financiarisé, numérisé, reste aussi l’obstacle premier au dépassement durable des crises et ne tombera que par la force d’une action populaire ayant pour base ce dépassement et un critère mettant en mouvement l’usage de la Valeur ajoutée contre celui du profit.

Pierre Assante. 26/04/2020 06:32:00.

 

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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 11:52
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Un débat À la Chambre des DÉputÉs « Sur les 110 milliards d'euros » et l’intervention  de Fabien Roussel

Un débat à la Chambre des Députés et l’intervention de Fabien Roussel

« …Sur les 110 milliards d'euros, nous aurions aimé bouger quelques lignes pour préparer le monde d'après... »
SUR CE LIEN :

https://www.facebook.com/alice.veltardi/posts/2645809639076183?from_close_friend=1

 

 

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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 07:01

 

Abjuration de GalilÉe et rÉserve d’altERnatives.

 

La relation censée ou folle faite entre les évènements actuels et les travaux d'ergologie n'engage que moi-même.

 

Dans les réserves d’alternative à une crise, à une résolution de problème social, économique, culturel, de civilisation en général, il y a la possibilité que les réserves matérielles, concrètes, physiques, puissent, pour se développer en santé, puiser dans ces réserves d’alternatives les forces nécessaires d’invention : de l’invention en tant que propriété humaine. Quel est la conséquence d’un déficit en réserves matérielles, c’est-à-dire concrètement la conséquence d’une non-prévision des besoins et de leur satisfaction, sur l’usage des réserves d’alternative et sur les capacités d’alternative elles-mêmes.

La notion de réserves d’alternatives, est une notion ergologique due au professeur Yves Schwartz, inventeur du Département Universitaire qui a promu l’Analyse Pluridisciplinaire des Situations de Travail et concepteur d’un grand nombre de concepts issus de son observation du travail et de l’activité humaine et de sa thèse « Expérience et connaissance du travail », Editions Sociales, 1988, rééditée et augmentée, et d’une observation pluridisciplinaire collective qu’il a développée.

Existe-t-il une censure moderne de recherche et de mise en œuvre des réserves d’alternatives, au-delà de la censure physique, par les fonctions aliénantes du système économique et social, accrue dans un état de crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et d’une crise sanitaire qui peut y être liée, en partie du moins ? Je le crois.

En attendant, voici un document où la mise en œuvre du confinement matériel et moral des réserves d’alternatives, en pleine crise de montée des capacités de la bourgeoisie brimée et de son mode de production dans l’Italie de la fin de la Renaissance, où la censure s’exerce sur les capacités d’alternatives, les capacités d’invention par la recherche scientifique, en dernière instance.

Pierre Assante. 24/04/2020 07:13:34.

 

Sur les réserves « physiques » dans la crise actuelle, un débat à la Chambre des Députés et l’intervention magistrale de Fabien Roussel, cela va de pair, à mon sens avec la réflexion ci-dessus :

https://www.facebook.com/alice.veltardi/posts/2645809639076183?from_close_friend=1

 

l’Abjuration de GalilÉe :

 

 

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 09:05

 

RÉPONDRE RATIONNELLEMENT À L’URGENCE

Cette crise économico-sanitaire pose la question d’une remise en route des secteurs de la production et des échanges qui ont été ralentis ou stoppés, et de tous, progressivement et radicalement, sur des bases nouvelles.

Le nécessaire déconfinement, précipité, et mal organisé n’aidera en rien à une remise en route qui ne renouvelle pas la crise en l’aggravant encore.

MOINS MAIS MIEUX RESTE A L’ORDRE DU JOUR.

Mais moins ce n’est ni la « décroissance » ni la « démondialisation ». C’est un autre type de croissance et un autre type de mondialisation partant des besoins sociaux et non du taux de profit.

La participation des acteurs de base, et des salariés en particulier, à l'organisation de la production, des échanges et du déconfinement, est une garantie essentielle.

 

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 07:38

Chronique de Pierre IVORRA dans

" L' Humanité " de ce mercredi 22 avril :

« …Cet argent, ce ne sont pour partie que des promesses de garantie ou de crédit… »

 

N’en jetez plus ! On nous sort des centaines de milliards d’euros à en veux-tu-en-voilà prétendument pour permettre aux économies de la zone euro et à ses habitants de faire face à la crise sanitaire et économique. Les ministres des Finances de la zone ont décidé de mobiliser jusqu’à 540 milliards d’euros : 240 milliards du Mécanisme européen de stabilité au bénéfice des Etats, le MES est cette institution publique qui en 2013 a servi à étrangler la Grèce lorsqu’elle s’est retrouvée en grande difficulté ; 200 milliards au profit des entreprises. Par ailleurs, la BCE prévoit de créer 3 000 milliards d’euros pour refinancer à -0,75 % les banques pour leurs crédits aux entreprises et aux ménages. S’ajoute à cela une série de dispositions nationales pour un total en France de 100 milliards. Les dirigeants de la zone euro donnent ainsi le sentiment de sortir le grand jeu.
Un examen plus attentif conduit cependant à modérer les enthousiasmes et à mesurer l’ampleur des défis à relever. Cet argent, ce ne sont pour partie que des promesses de garantie en cas de difficulté d’une entreprise, ou des promesses de crédit aux Etats pris à la gorge. Comme le souligne à juste titre Denis Durand dans un article d’Economie et politique, ces 240 milliards d’euros d’avances possibles aux Etats par le MES sont limitées à 2 % du PIB du pays bénéficiaire, soit par exemple 36 milliards d’euros pour l’Italie, c’est-à-dire pas grand-chose compte-tenu de l’importance des dégâts et des besoins. Mais surtout, où les autorités européennes se procurent-elles tout « ce pognon de dingue » ? Pour l’essentiel, auprès des marchés financiers à des taux qui risquent d’augmenter. C’est dire que ces dirigeants ne trouvent rien de mieux pour combattre la crise que de satisfaire la soif de rémunération de ces mêmes marchés, responsables de la crise financière de 2008 et de celle qui a déjà commencé.
Cette nouvelle crise financière n’en est effectivement qu’à ses débuts. Alors que les Etats et surtout les entreprises européennes sont massivement endettées, les faillites, les défauts de paiement, les suppressions d’emploi, qui vont s’accroître et le recul de l’activité lui-même, risquent, sur un fond de folie spéculative qui ne date pas d’aujourd’hui, de provoquer un krach énorme, tout aussi inédit que le covid-19. Comment faire face à toutes ces menaces, sanitaires, économiques, financières, monétaires, sociales, environnementales ? Pour combattre la crise d’un système, celui du capitalisme, il faut progressivement construire une réponse systémique, qui s’attaque au cœur du système, à la finance.

 

VOIR AUSSI : "IL N’Y AURA PAS ..."

RÉVOLUTION ECONOMIQUE ET RÉVOLUTION PHILOSOPHIQUE VONT DE PAIR

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 06:46

BLABLAHELP, BLABLACAR ET L’INSÉCURITE SOCIALE

 

Une vision qui sépare le service immédiat des conditions de production matérielle qui le permet est suicidaire. C’est pourtant cette vision qui domine notre quotidien.

La digitalisation, ou la numérisation, comme vous voulez,  mondiale, permet de rassembler mondialement comme dirait Lapalisse, des actes et efforts humains, de concentrer leur organisation locale au niveau mondial. De plus cette concentration de l'organisation semble laisser place à l’initiative de l’individu, à la liberté de la personne, à la différence de l’organisation du travail contraint face à un « patron ».

Tout cela oublie une chose, c’est la sécurité sociale, au sens premier du terme,  l’organisation matérielle des besoins allant au-delà du secours immédiat de personne à la personne sans réfléchir que ce secours immédiat de personne à personne repose sur d’immenses moyens qui l’assurent et qui sont produits par une organisation complexe et généralisée de la production.

On peut aller sauver quelqu’un à la nage. Bravo ! Mais qui assure le salaire, les conditions de vie, logement, consommation, véhicule, soins et matériels médicaux etc. qu’utilise le pompier sauveteur.

Dans la solidarité informelle prônée par la digitalisation mondiale il y a :

  • L’insécurité générale de l’acteur local du service local. Et, entre parenthèses, ajoutons que  « La Charité » n’est une réponse ni suffisante ni durable aux besoins sociaux.
  • La non-production de tout ce qu’il consomme et de ce qu'ont besoin de consommer tous les usagers de ce service. Dans ce système, La sécurité sociale de l’acteur et de l’usager ne sont pas comprise dans l’organisation et le financement global de l’ensemble de leur vie.

Pour produire une machine à scanner ou un IRM, pour financer une retraite dans la troisième partie de la vie, pour construite un bus, une usine, une maison, une route, une salle de cinéma… il faut une organisation globale de la production, de l’échange et de la consommation.

L’organisation et le financement ne peuvent provenir que le d’usage d’une Valeur Ajoutée que permet la production générale elle-même. Et nous touchons au cœur de la crise que nous connaissons, sanitaire, économique, et déjà énergétique. Le tout enrobé dans la crise philosophique et morale, en interaction dialectique, et qui constitue une crise globale de civilisation. Il n’y aura de sauvetage écologique de la société que si une part nécessaire de la valeur Ajoutée y est consacrée. Et pour que cette part soit suffisante, il faut aussi qu’une part de la valeur ajoutée croisse qualitativement, c’est-à-dire que toute l’économie progresse en "quantité de qualité", ce que la « condensation » des fonctions sociales permet, à l’image de celle du développement du cerveau de l’enfance à la mort de l’individu dans l’espèce et la société.

La Valeur Ajoutée est ce qui permet de réinvestir pour créer et faire croître les moyens de la vie humaine, de sa sécurité, de son développement, de sa complexification « naturelle ». Le développement et la complexification c'est une loi naturelle de l’univers depuis le « bigbang » et cette loi se découvre de même dans l’histoire de l’humanité et de la société.

Mais quel usage de la Valeur Ajoutée, de ce qui est produit « en plus » dans le cycle productif ? C’est là la question où le système dans lequel on vit entre en contradiction. Et la contradiction, voilée dans le passé,  est devenue aujourd’hui explosive, comme chacun peut le constater.

Pour résumer, mais résumer ne suffit pas, il faut aller au-delà dans l’explication, mais pour résumer, le système utilise la Valeur Ajoutée pour une Accumulation du capital dans la guerre qu’il mène entre les capitaux eux-mêmes et contre la vie et l'activité des population et leurs besoins, dont la valeur ajoutée destinée à les satisfaire est soustraite dans des proportions invivable.

Salvien à la fin de l’Empire Romain, dans son "de governatio dei ", notait que la soustraction de produit du travail qui ne permettait pas de renouveler le travail conduisait à la faillite de l’Empire. L'accumulation devient aujourd'hui suraccumulation et dévalorisation du capital. Certes, du temps de Salvien, il n'était pas question de capital. Mais la soustraction des moyens aux besoins de produire pour répondre aux besoins généraux est relativement comparable, 

La digitalisation capitaliste mondialisée est une technique du capital pour tirer des profits sans en rendre la part nécessaire au fonctionnement de la société. Il achète la force de travail sans investir dans la sécurité du travailleur ni au moment même ni dans tout le courant de la vie. Quant à la liberté du travail "libéré" de son patron, elle se heurte rapidement aux besoins de la personne, insatisfaits par ce système. Que ceux qui "profitent"  encore du système y songent...

Le salariat, l’achat-vente de la force de travail a besoin d’une réforme radicale et progressive qui le libéré progressivement, augmentant progressivement le temps dit libre, de libre activité, grâce à l’usage social de la révolution scientifique et technique et la Productivité Croissante qu'elle permet.

C’est cela une mondialisation démocratique, une numérisation saine : c'est, certes, une mise en commun mondialisée des moyens humains pour le progrès et non pour le profit, du local au mondial, du Km. zéro à la coopération mondiale généralisée.

La production monétaire des banques centrales, déchaînée aujourd'hui dans la crise, doit être libérée de la loi du profit, de la financiarisation,  et la production favorisée par une stabilité que permettra une loi de Sécurité d'Emploi et de Formation.

Pierre Assante. 23/04/2020 06:14:28.

 

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RÉVOLUTION ECONOMIQUE

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 05:25

 

 

LE PRINTEMPS MARSEILLAIS : "CETTE PANDEMIE NOUS POUSSE A REPENSER NOTRE SOCIETE".

Cette pandémie nous pousse à repenser notre société, tous convaincus qu’il y a un avant et un après. Selon nous, la période exige de remettre l’action publique au cœur la vie collective, de la revoir en profondeur et d’en recentrer les priorités.

Cette pandémie nous pousse à repenser notre société, tous convaincus qu’il y a un avant et un après. Selon nous, la période exige de remettre l’action publique au cœur la vie collective, de la revoir en profondeur et d’en recentrer les priorités.

Un fait indéniable marque la crise sanitaire que nous traversons : notre société ne peut se passer de services publics. C’est parce que des transports en commun sont maintenus, parce que les professeurs continuent leur travail, parce que nos déchets sont ramassés que nous pouvons tous être confinés. C’est parce que le personnel de l’hôpital public a su se mobiliser, au-delà du possible, que nos proches sont soignés, souvent sauvés et que le bilan catastrophique n’est pas plus alourdi. C’est enfin parce que nos laboratoires publics de recherche fonctionnent à plein régime que des essais fleurissent dans tout le pays et notamment dans notre ville.
Ces services publics, il leur est souvent reproché de ne pas être rentables, de trop coûter, d’augmenter les impôts, les cotisations des entreprises. Pourtant, plus que jamais nous comprenons qu’une part non marchande de notre économie est indispensable pour faire fonctionner la société.

Les agriculteurs, les caissières, les livreurs, tous les acteurs du privé qui continuent à travailler malgré les risques, nous permettent de faire face à nos besoins élémentaires. Mais eux, comme nous, avons besoin des services publics. Quelle économie, quelle société, peut-on concevoir sans une puissance publique émancipée de la tutelle des marchés financiers, avec des services efficaces qui en dépendent ?.....

....SUITE SUR CE LIEN : ici

http://www.lamarseillaise.fr/bouches-du-rhone/politique/81754-tribune-le-printemps-marseillais-cette-pandemie-nous-pousse-a-repenser-notre-societe?utm_source=Mouvement+Sans+Pr%C3%A9c%C3%A9dent&utm_campaign=309a998655-EMAIL_CAMPAIGN_2020_04_10_12_53_COPY_03&utm_medium=email&utm_term=0_428ea53fb3-309a998655-186884097

Le lien vers la pétition : https://sauvonslhopitalpublicdemarseille.fr/

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 09:33

 

 USAGE DE SOI PAR L’AUTRE ET ALIÉNATION.

 

Cet article s'inspire librement du concept du Professeur Yves Schwartz, « Usage de soi par soi, usage de soi par d’autres » mais n'engage que moi-même.

 

L’usage de soi par l’autre est la base de l’échange social, de la coopération, de la solidarité entre humains qui permet de produire du commun, d’échanger en commun, de survenir aux besoins matériels et moraux simples et complexes, en processus, de l’individu dans l’espèce, dans la société ; Ceci de l’activité communiste primitive de chasse, de pèche et de cueillette et  jusqu’au circuit, la circulation élargie de la production-échange-consommation dans le capitalisme financiarisé, numérisé, mondialisé.

Entre l’échange du clan et celui de la société marchande à son paroxysme et à son énorme crise de l’échange qu’est celle de la circulation de la vente-achat-vente' de la force de travail à son paroxysme mondialisé et la puissance-impuissance du capital sur cet échange, au paroxysme de l’inégalité aussi, il y a la naissance de l’aliénation des gestes du travail et des produits du travail et son développement-contradictoire.

L’achat de la force de travail, c’est une appropriation basée sur l’aliénation des gestes du travail et des produits du travail au profit d’une partie contre l’autre.

L’aliénation est pourtant commune aux deux parties puisqu’elle réduit les rapports des deux parties et les possibles de développement des deux parties.

Marx, un des premiers soulignait cela dès les manuscrits de 1844, le Manifeste du Parti Communiste de 1848 et le Capital, le livre, notaient la résolution de la contradiction par la disparition de la force aliénante dans la transformation-dépassement-abolition des deux forces.

Il n’y a pas d’échange sans appropriation. Il n’y a pas d’amour sans appropriation ni d’appropriation sans amour.

Et en  même temps, l’usage de l’autre, l’usage de l’un par l’autre, réciproquement trouve son accomplissement dans le dépassement de l’aliénation, de la domination par la division du travail et ce qu’elle entraîne dans tous les moments du processus de régénération, de celle de la spécialisation sexuée jusqu’à celle de la possession du capital, de son usage, de son mouvement qu’on « adapte » à une appropriation aliénante conservatrice de la domination.

L’amour est usage de soi par l’autre capable de dépasser l’aliénation de l’activité, du mouvement-processus de la personne vis-à-vis de l’autre personne.

Cette capacité n’est pas de l’ordre de la personne isolée de la société, mais de la société entière débarrassée de l’aliénation.

Ce qui ne veut pas dire que l’amour soit un mouvement, un processus uniforme pour tous. Au contraire, l’appropriation non aliénante dépend aussi de la volonté de dépasser l’aliénation y compris dans un contexte social global aliénant. Cette expérience contient les prémisses d’une société sans aliénation.

Cependant faire de la désaliénation une question d’ordre purement psychologique serait une aberration totale, aliénante elle-même puisque réduisant les possibilités à néant de libération humaine et de construction d’une civilisation de tous et pour tous.

Une libération humaine dépend en dernière instance des capacités des forces productrices de répondre au développement et à la complexification des besoins humains. Répondre c’est à chaque pas ne pas « décrocher » entre les capacités de production et d’échange et ce développement des besoins et leur complexification.

Ce décrochage, c’est justement le phénomène produit par la suraccumulation-dévalorisation du capital inhérente au système et ses effets sur la satisfaction-insatisfaction de ce développement et de cette complexification.

Nous en revenons donc à l’incontournable alliance de l’économie et de l’ergologie et du dépassement du système économique et social, son organisation du travail et son concept conservateur-aliénant de l’activité  en général.

La double anticipation, l’activité de la personne et de la société « en miroir » est la condition d’un développement de la conscience conjoint au développement des forces productives et des conditions de ce développement assurant le dépassement de l’aliénation.

Une division du travail globale non aliénante est, sera, celle d’une société dont les techniques, les forces productives, hommes, machines, techniques et cultures en osmose, et les mentalités y correspondant, libère de la plus grande partie du travail contraint au profit de l’activité et l’échange divers et multiples, productifs et créatifs, choisis.

Pierre Assante. 21/04/2020 09:09:44.

 

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20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 14:51

« LES EXTRÊMES »

 

Les guerres, c’est ainsi,  ont toujours été des accélérateurs des révolutions techniques. Cela ne veut pas dire qu’il y ait besoin d’une guerre pour accélérer les projets sociaux. Cette « guerre » sanitaire va cependant accélérer la révolution numérique et son organisation capitaliste mondialisée. La concentration capitaliste et ses effets vont s'aggraver. À nous de lutter contre son usage mortifère et au contraire de cueillir ces nouveaux moyens pour les mettre au service de tous, d’une nouvelle civilisation pour tous dépassant la révolution bourgeoise épuisée.

« LES EXTRÊMES » : Voilà un mot destiné depuis longtemps à plomber les revendications et protestations populaires justes et  légitimes, en jetant la confusion et un trait d’égalité entre conservateurs, réactionnaires d’une part ET progressistes de l’autre.

Il est utilisé en ces jours de crise économico-sanitaire avec d’autant plus de force par le pouvoir et le « Medef Mondial » des firmes multinationales et des milieux et institutions financières en osmose, que cette crise peut avoir deux issues :

-Une régression en poursuivant sur la lancée du libéralisme économique, l’investissement en fonction du taux de profit et non des besoins sociaux, des personnes et de la société toute entière.

-Une mobilisation populaire, particulièrement des salariés pour Une Transformation Progressiste, un Critère d’Investissement consacrant plus de Valeur Ajoutée à l’investissement productif des biens matériels et moraux nécessaires à la vie humaine, un droit effectif à la Sécurité d’Emploi et de Formation, une Gestion Démocratique Régionale, nationale et européenne et pourquoi pas mondiale des Fonds créés par la BCE et le FMI, et par l’usage les nouvelles richesses créées par l’activité industrieuse et les Services Publics le tout en interaction.

Après les mesures d’urgence qui ont répondu en partie, mais en partie seulement, et pour répondre aux besoins du capital lui-même,  à un moment précis de la crise sanitaire, le Capital, et n’ayons plus peur de ce mot car il est une réalité et ne fait pas partie de la « langue de bois » comme on veut nous le faire croire, le capital, disons-nous voudra restaurer d’une façon globale, sa « profitabilité »,quel qu’en soit le prix pour ceux qui la permettent : les travailleurs, leur force de travail, leur initiative et leur formation, sa valeur marchande qui sera payée au rabais et dont la conséquence sera l’incapacité d’une reprise nécessaire et suffisante pour sortir de l’ornière et se développer de nouveau. C’est bien là le nœud du système : l’achat et la vente de la force de travail, sous toutes ses formes, anciennes et nouvelles qui touchent l’immense majorité des activités humaines.

La vente-achat de la force de travail, quoi de plus naturel me direz-vous, voilà des siècles que cela fonctionne ! Oui, mais ça ne fonctionne plus parce qu’il y a contradiction nouvelle, au-delà et encore de la lutte pour le salaire, il s'agit aujourd'hui d'une crise catastrophique du système : ces siècles ont accumulé du capital, ce capital s’est dévalorisé par suraccumulation, a dû recourir comme palliatif, c’est-à-dire provisoirement, à la financiarisation pour se valoriser. La vente-achat de la force de travail doit être transformée progressivement et radicalement !!!

La masse de capital matériel tant mobilier, fixe, les usines, les installations industrieuses que le capital financier, est telle que le rapport entre  l’investissement et le « rapport capitaliste»  décroît.  C’est la crise de baisse tendancielle du taux de profit que le système crée lui-même. Marx en a fait une hypothèse avancée, au XIXème siècle, les économistes communistes en ont fait la démonstration au XXIème en faisant le bilan à partir des données officielles menées sur l’activité de toutes les entreprises réunies. Il y a suraccumulation non pas parce qu’il se crée trop de richesses mais parce qu’elle n’est pas mise au service des besoins sociaux, à l’équilibre relatif en mouvement et en progression nécessaire à la vie de la société humaine ; dans la gestion rationnelle, sans cesse expérimentée, raisonnée et démocratique et assumée des activités de production des moyens de production et des moyens de consommation régulant épargne nouvelle et consommation nouvelle tout au long du processus productif.  La croissance maladive  exponentielle du capital financier pour tenter de rendre le capital plus productif, au sens du profit, fait partie de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital.

1965, 1973, 2011, 2017...

C’est donc d’un autre critère dont nous avons besoin, qui ne mette pas la création de richesses au « seul » taux de profit, mais au renouvellement élargi de la société, aux réserves sanitaires par exemple et entre autre, mais aussi à la création énergétique dont la crise menace et à la formation des êtres humains sans laquelle une société ne peut ni produire ni se renouveler, ni sa conscience progresser.

Il y a une multitude d’exemples démontrant la profondeur de la crise, les menaces sur le "maintenant » et "l’après" covid19. Tout changer pour que rien ne change reste la doctrine des dominants très minoritaires qui gèrent le capital. Ce n’est pas nouveau, mais c’est un impératif redoublé pour eux en ces temps de catastrophe.

Changer peut faire peur, si le changement agresse des personnes et la société. Ce sera le cas dans les plans du pouvoir.

Changer peut être un espoir et il dépend d’une gestion nouvelle de la société qui fasse appel à la démocratie, à des conseils locaux et à la population, et à la coordination et la solidarité de ces conseils.

La reconstruction absolument nécessaire n’est pas celle d’une reconstruction d’après destructions de guerre comme en 1945, mais c’est bien d’une nouvelle reconstruction, démocratique, en santé, sur d’autres critères de gestion fondamentalement radicaux, progressif, expérimentés et affirmés dans le mouvement de la vie quotidienne et future.

Cette crise contient une réalité catastrophique

Pourtant la société contient des réserves d’alternative à mettre en œuvre. Dans le moment même.

Pour en revenir aux interactions catastrophiques su système, un exemple du jour :  dans la crise économico-sanitaire, le pétrole tombe à 19 $ le baril le 17.04.2020, à 11,51 $ le 20.04.2020 et les pays producteurs se trouvent en difficulté financière et les populations pour vivre. L’agence Internationale de l’Energie annonce le même jour une chute de 30% de la demande de pétrole mondiale. En même temps, le temps d’application de diminution de production pour relever le prix du baril menace d' une crise de stockage paralysante dans un premier temps. Paradoxe ou effet systémique ? Les interactions sont infinies dans une société. Les "petites" interactions montrent ce que peuvent devenir les grandes, positivement ou négativement. Ce n’est pas un petit problème économique, ce moment ponctuel  de production-approvisionnement pétrolier, mais en même temps une alerte paradoxale minuscule par rapport à une possible crise généralisée de l’énergie  et ses conséquences pires que celle du virus, à n’en pas douter. Car la question de la production suffisante de l'énergie est une question première pour le développement de la société y compris pour répondre à la crise écologique. C'est ça ou une destruction d'un part de l'humanité par pénurie ou par pollution et dérèglement climatique, aux deux extrémités du problème, ou les deux... Nous avons besoin de plus d'énergie et d'une énergie non carbonée.

J’en profite pour appeler au financement d’ITER, entre autre et au respect de son personnel d’exécution, de gestion et de recherche.

En même temps, les besoins actuels de transports ferroviaires de marchandises montrent dans la crise, les capacités de résilience qu’ils contiennent pour la société et la vie humaine.

L’usage du mot "extrême" par la réaction recèle sa volonté de faire perdurer les illusions sur la capacité du capital de poursuivre le développement de la société.

Les guerres, c’est ainsi,  ont toujours été des accélérateurs des révolutions techniques. Cela ne veut pas dire qu’il y ait besoin d’une guerre pour accélérer les projets sociaux. Cette « guerre » sanitaire va cependant accélérer la révolution numérique et son organisation mondialisée. À nous de cueillir ces nouveaux moyens pour les mettre au service de tous, d’une nouvelle civilisation pour tous dépassant la révolution bourgeoise épuisée.

Pierre Assante. 20/04/2020 09:49:38.

 

 IL N’Y AURA PAS ...

RÉVOLUTION ECONOMIQUE

ET

RÉVOLUTION PHILOSOPHIQUE VONT DE PAIR

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http://pierre.assante.over-blog.com/2020/04/recueil-21-mars-17-avril-2020.html

 

 

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19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 09:02

 

Il n’y aura pas

de rÉvolution Économique

sans

rÉvolution philosophique

 

en relations rÉciproques

dialectiques

 

Recueil 21 Mars - 24 Avril 2020

 

sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/04/il-n-y-aura-pas.html

 

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Le Recueil "20 thèses" :

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LA PENSEE MARX. I. II. III. IV.V.VI. ECRITS 2016-2017.

 OUVRIR

 

ici

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19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 08:19
VIDEO. Cliquer sur l'image.

 

 

 

Denis Durand réplique à trois idées reçues sur la crise sanitaire et économique.

SUR CE LIEN ou en cliquant sur l'image :

https://www.facebook.com/unpognondedingue/videos/229399944836912/

 

 

 

 

 

 

VOIR AUSSI :

 

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 IL N’Y AURA PAS ...

Révolution economique

et

révolution philosophique vont de pair

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 09:03

 

Un compromis ni historique ni circonstanciel ne peut plus fonctionner.

 

Lorsque la crise systémique est arrivée à ce point, aujourd’hui, de la contradiction Salaires/Plus-Value ET de la contradiction Suraccumulation-Dévalorisation du capital/circulation des valeurs d’usage-Biens sociaux, un compromis ni historique ni circonstanciel ne peut plus fonctionner. Ces deux contradictions  constituent une même contradiction qui est contenue dans la vente-achat par et dans le capital, de la force de travail.

L’erreur de fond, gravissime,  des sociaux-libéraux et des démochrétiens est de penser, en fonction de leur propre place dans la société,  qu’une alliance Capital-Travail organisée par la contrainte de cet achat-vente de la force de travail, puisse  perdurer indéfiniment, dans le temps long. Ce « temps long »,  qu’ils ont considéré comme « la fin de l’histoire » et ont soutenu de leurs vœux et de leurs actes, arrive à son terme. Ça ne passera plus, ça cassera, d’une façon ou d’une autre. De la meilleure façon si les peuples et l'homme-producteur trouvent la voie d’une transformation-dépassement (1) en santé « matérielle et morale » du système et une démocratie du citoyen-producteur du « que, quoi, comment produire » qui vont de pair.

La contradiction secondaire qui impacte aujourd’hui massivement cette contradiction primaire, ce sont les capacités de la révolution scientifique et technique de libérer l’homme, partiellement, mais massivement, du travail contraint, et l’incapacité du capitalisme monopoliste mondialisé, financiarisé, numérisé, d’aller jusqu’au bout, de par ses lois économiques, cette capacité. Et même, au contraire, il réduit cette capacité. Les évènements sanitaires, la crise de l’énergie, les douleurs et les protestations qu'ils contiennent, en sont une manifestation flagrante.

Pierre Assante. 17/04/2020 08:34:05.

(1) Révolution du système financier et loi de sécurité d’emploi et de formation constituent les prémisses possibles de ce dépassement.

 

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 IL N’Y AURA PAS .....

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 06:30

Publié une première fois le 15/04/2020 à 08:17

1. LE PASSAGE D’UNE SOCIÉTÉ DE CONTRAINTE À UNE SOCIÉTÉ DE CONVICTION GÉNÉRALISÉE DES CHOIX ET DES DÉCISIONS NE SE FAIT PAS PAR MIRACLE, MAIS PAR UN PROCESSUS.

2. QUAND ON PRÉPARE LE FUTUR.

 

 

1. Le passage d’une société de contrainte à une société de conviction généralisée des choix et des décisions ne se fait pas par miracle, mais par un processus.

Les réussites de la Chine communiste sont remarquables.

Leur rapidité (et peut-être trop rapide dans la mise en œuvre de certaines mesures, mais pas toutes – celle des hôpitaux d’urgence n’était pas trop rapide, au contraire, il me semble) dans l’amélioration des conditions de vie et de développement :

La régulation relative mais réelle dont elle est capable de faire preuve à l’intérieur de la crise économique mondialisée (la crise générale du capitalisme mondialisé, numérisé, financiarisé), qui n’annule pas les dangers sociaux généralisés, mais tend à les limiter et à préserver un espace pour en sortir.

Cependant, comme l’a montré l’Union Soviétique, une société nouvelle qui repose sur la contrainte, c’est-à-dire sur une évolution guidée en contraignant et non en convainquant (la loi sans la foi…), n’est pas viable, en particulier lorsque les forces productives, les hommes, leurs techniques, leurs machines et les cultures qui les accompagnent ou les précèdent, croissent rapidement et exponentiellement et se complexifient.

Qui jette la Chine avec l’eau du bain fait preuve de peu de conscience et de peu de mesure et de « bon sens ». Le passage d’une société de contrainte à une société de conviction généralisée des choix et des décisions ne se fait pas par miracle, mais par un processus mettant en relation dialectique : développement des forces productives « matérielles » et développement de la conscience de l’état présent des choses, des possibilité de développement, de leur expérimentation, de leurs mises en œuvre avec corrections permanentes en fonction de l’observation en miroir et en aller-retour de leurs effets et d’une vision la plus universelle possible de la place de l’homme dans l’univers en tant que conscience de la nature sur elle-même.

Une  société de conviction est une réalité relative. L’expérience humaine d’avant la société marchande en donne des exemples positifs dans le processus  d’humanisation de notre espèce.

Quant à la réalité d’une société de contrainte, est-on sûr que celle de se soumettre à la vente-achat de la force de travail en face d’une puissance plus forte que vous n’est pas une contrainte qui « vaille autant » que celle d’un autoritarisme d’en haut ? Et que cet autoritarisme d’en haut n’existe pas dans une société d’achat-vente de la force de travail ? Et que les effets « cachés » ne soient pas pire dans la vie du monde que les atrocités des pouvoirs autoritaires dits centralisés ? Combien de morts dans les guerres coloniales et néocoloniales de domination impérialiste (n’ayons plus peur de ce mot) ?

Réponse ?

Pierre Assante. 15/04/2020 07:49:33.

2. QUAND ON PRÉPARE LE FUTUR

Quand on prépare le futur, le présent est presque déjà passé.

Bien qu’on en sente concrètement les plaisirs et les douleurs du moment.

Dans quelques mois, un an…, nous ne savons pas, les gens qui éprouveront la politique de fin de pandémie qui nous est préparée, même dans le cas où elle  ne serait pas finie cette pandémie et handicaperait encore un rassemblement populaire : politique du grand patronat, des firmes multinationales, et des gouvernements libéraux, qui resteront libéraux,  sur le pouvoir d’achat, les conditions de travail et de vie rongée par la financiarisation mondialisée de la gestion des sociétés humaines par le critère capitaliste du profit.

Alors les illusions seront finies et le système encore plus en crise.

Alors ce sera le temps de penser et de commencer à proposer largement comment sortir de la crise systémique de suraccumulation-dévalorisation du capital, qui freine toujours plus la circulation des biens, y compris ceux de la santé, et donc handicape de plus en plus la satisfaction besoins humains, et porte atteinte à la production et à l’usage des « valeurs d’usage » nécessaires aux gens.

Oui, proposer largement comment sortir de la crise systémique car nous serons entendus.

Préparer un contenu « plus haut » des protestations qui éclateront est notre travail d’aujourd’hui.

Ceci n’est pas un roman qui raconte une histoire pour militants, mais une possibilité évidente, pour moi…

Ce n’est pas un roman mais la question du changement au niveau du pays et de l’Europe, de la Commune au Monde.

Un salut fraternel.

Pierre. 14/04/2020 19:58:54.

 

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 20:53

 

Chronique de Pierre Ivorra dans " L'Humanité " de ce mercredi 15 avril 2020 :

Crise sanitaire et crise économique

Un éditorialiste des « Echos » écrivait récemment : « Nous voyons une effroyable crise sanitaire. Nous ne voyons pas la crise économique et sociale qui va lui succéder. Il est temps d’ouvrir les yeux et de préparer la suite. » La suite, on la devine. Cela risque d’être l’appel à l’union sacrée autour des groupes du CAC 40, sous prétexte de venir au secours d’une économie nationale effondrée. Le gouvernement Macron, la droite, à sa façon, vont demander aux Français qui vivent de leur travail de sacrifier sur l’autel de la patrie leurs rémunérations, leurs conditions de travail, leurs droits et libertés, leurs congés payés afin notamment que LVMH, le géant du luxe, permette à Bernard Arnault, son principal actionnaire et le propriétaire des « Echos », de rester la première fortune mondiale, à l’Oréal de préserver les intérêts des héritiers Bettencourt, et à nombre de multinationales tricolores d’assouvir tant bien que mal les appétits de dividendes des fonds spéculatifs internationaux.
En vérité, la route n’est toute tracée pour personne. Certes, le chemin est compliqué pour les forces progressistes : tout porte à croire que la crise économique et sociale n’est que la conséquence de la crise sanitaire. Il s’agit donc pour elles de dissiper les apparences trompeuses, de montrer qu’avant même l’épidémie l’économie s’était grippée et que les marchés financiers commençaient à être pris de vapeurs. La crise sanitaire joue un rôle d’accélérateur brutal d’une crise économique et financière préexistante et l’une et l’autre sont l’expression de la crise de l’ensemble du système capitaliste mondialisé et financiarisé. Cette crise globale concerne et fait vaciller tous les domaines de la vie humaine, depuis le climat dans lequel les hommes vivent jusqu’aux monnaies qu’ils utilisent dans leur commerce quotidien et c’est en cela qu’elle est une crise de civilisation.
Mais attention, la route est toute aussi accidentée pour les hérauts du capital car la crise sanitaire révèle le rôle essentiel des services publics, met à jour les effets désastreux des politiques d’austérité qui accablent les milieux populaires et visent à conforter le capital, accroît la solidarité entre salariés et milieux populaires. Comme un judoka qui utilise les mouvements de l’adversaire, Emmanuel Macron s’efforce de prendre en compte ces évolutions, mais a-t-il les moyens de les dévoyer ? Tout dépend de la capacité de ceux qui cherchent une issue au capitalisme à faire vivre et partager des propositions alternatives pour combattre l’épidémie et une crise de société sans précédent dans l’histoire humaine.

 

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Le Recueil "20 thèses" :

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