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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 11:47
...Nikolaï Boukharine...
...Nikolaï Boukharine...

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Cette intervention d’Oulianov (Lénine) est à mon sens très instructive, encore aujourd'hui. De la proposition, l’orientation proposée par Lénine non tenue après sa mort par une autre orientation qui a pris le dessus, celle de l’analyse de Dougatchvili (Staline) et de son groupe, a découlé une rupture avec les objectifs de la révolution ouvrière et démocratique. Entre autre, la question de l'alliance avec la paysannerie russe, massive à cette époque et la recommandation d'un travail patient avec elle, pour construire une économie et une industrie nécessaire aux besoins de toute la population et des paysans qui en constituaient la majorité. Ce qui s'est passé après les années 1920 a été très différent de l'orientation de la NEP (Nouvelle économie politique, mise en oeuvre par Lénine et les communistes soviétiques, après la guerre civile, en 1921).

Evidemment on ne refait pas l’histoire.

Depuis, de nombreux communistes, communistes économistes ont planché sur la question, et sur la question dans la réalité actuelle d’aujourd’hui, celle du capitalisme mondialisé, numériquement informationnalisé. Celle des capacités d'intervention de tout le peuple et non d'un "guide", serait-ce un "intellectuel collectif".

Reste la question de la capacité à gérer, de la capacité à voir et comprendre la réalité pour les choix d'orientations à proposer, expérimenter, démocratiquement, avec les avancées, les reculs, les "modifications" d'orientations micro et macro à effectuer, avec l'expérience des siècles de la démocratie limitée et la nécessite de l'élargir au domaine de la production, du "que, quoi, comment produire" les biens nécessaires à la vie humaine, la démocratie du producteur pour répondre aux besoins humains dans son milieu, l'organisation du travail, l'économie et l'ergologie, et l'écologie.

Les "leçons du passé", aussi lointaines et différentes soient-elles de notre réalité actuelle ont une importance évidente, pour qui souhaite étudier et comprendre pour agir en santé sur le mouvement de la société .

La question de la NEP, dans l'économie de la Russie de l'après guerre de 1914 et de la révolution, comme la situation des "pays émergents" et la crise systémique aujourd'hui, nous donne à penser autre chose qu'un "grand soir" et une transformation radicale de la société et de son économie en rupture certes, mais en même temps en continuité avec l'existant, en le transformant, non en le cassant.

Paul Boccara, avec la collaboration de Catherine Mills dans "Pour une nouvelle civilisation", 2016, Editions du croquant, ECRIT :

"...dans une perspective authentiquement marxiste, le développement maximum du capitalisme et de son marché constitue une étape décisive jusqu'à son dépassement des conquêtes du marché pour la construction d'une civilisation nouvelle.

Et, au-delà des visées de Lénine sur la NEP, les réformes de Deng Tsiao Ping allaient précisément dans ce sens, ce que nous avions déjà souligné pour notre part dans une étude sur le marché, La Pensée, N° 280, mars-avril 1991...."

Cet ouvrage se termine sur le rapport entre la nature et le développement humain, "....l'objectif de création d'une conscience politique climatique...." et cite Naomi Klein "...cette crise, qui nous place devant une échéance inéluctable, peut pousser tous les mouvements sociaux à se rassembler..."

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Pierre Assante, 27 août 2016

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Lénine

XIe CONGRÈS DU P.C. (b)R.

(27 MARS - 2 AVRIL1922)

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« ………Aujourd'hui, l'essentiel dans la nouvelle politique économique est de bien nous assimiler l'expérience de l'année écoulée. Il faut le faire, et nous le voulons. Or, si nous voulons y arriver coûte que coûte (nous le voulons, et nous y arriverons !), on ne doit pas oublier que la nouvelle politique économique a pour tâche- tâche majeure, décisive et commandant toutes les autres -, d'établir une alliance entre la nouvelle économie que nous avons commencé d'édifier (très mal, très maladroitement, mais commencé cependant, sur la base d'une économie toute nouvelle, socialiste, d'une nouvelle production, d'une nouvelle répartition) et l'économie paysanne, pratiquée par des millions et des millions de paysans.

Cette alliance n'existait pas, et nous devons, avant tout, la créer. Tout doit être subordonné à cet objectif. Il nous faut encore établir dans quelle mesure la nouvelle politique économique a réussi à créer cette alliance, et ne pas détruire ce que nous avons commencé, maladroitement, à édifier.

Nous bâtissons notre économie avec la paysannerie. Nous aurons à la remanier maintes fois pour arriver à établir une alliance entre notre travail socialiste dans le domaine de la grosse industrie et de l'agriculture, et le travail de chaque paysan, travail dont il s'acquitte comme il peut, en luttant contre la misère, sans finasser (le moyen de finasser quand il lui faut se tirer d'affaire, échapper au danger immédiat de mourir dans les affres de la faim ?).

Il faut montrer cette alliance, afin qu'on la voie clairement, afin que le peuple tout entier la voie, afin que toute la masse paysanne voie qu'il existe une liaison entre sa vie pénible d'aujourd'hui, vie incroyablement désorganisée, incroyablement misérable, douloureuse, et le travail qui se fait au nom des lointains idéaux socialistes. On doit faire en sorte que le simple travailleur, le travailleur du rang, comprenne que sa situation a été quelque peu améliorée, et qu'il a obtenu cette amélioration autrement que ne l'obtenaient les paysans peu nombreux à l'époque où le pouvoir appartenait aux grands propriétaires fonciers et aux capitalistes, où chaque amélioration (car il y a eu des améliorations incontestables et même très importantes) impliquait des humiliations, des brimades, des vexations infligées au moujik, des violences exercées contre la masse, et qu'aucun paysan de Russie n'a oubliées et n'oubliera pendant des dizaines d'années. Notre but, c'est de rétablir l'alliance, c'est de prouver au paysan par nos actes que nous commençons par ce qui lui est compréhensible, familier et accessible aujourd'hui, en dépit de toute sa misère, et non par quelque chose de lointain, de fantastique, du point de vue du paysan; c'est de prouver que nous savons l'aider; que dans cette situation pénible pour le petit paysan ruiné, plongé dans la misère et torturé par la faim, les communistes lui apportent un secours réel et immédiat. Ou bien nous le prouverons, ou bien il nous enverra promener à tous les diables. Cela est absolument certain…..

……

….Je le répète : c'est grâce à notre juste politique que le peuple nous a accordé un délai, nous a fait crédit. Ce sont là des traites, pour employer le langage de la NEP, mais qui ne portent pas la date de leur échéance. Quand seront-elles présentées ? Le texte des traites ne le dit pas. Et c'est là le danger, c'est ce qui distingue ces traites politiques des traites commerciales ordinaires. Voilà où nous devons porter toute notre attention. Nous ne devons pas nous rassurer sous prétexte que partout, dans les trusts de l'Etat et dans les sociétés mixtes, il y a des communistes responsables, excellents. La belle consolation, puisque ces communistes ne savent pas conduire les affaires et sont à cet égard pires qu'un vulgaire commis des capitalistes, qui a passé par l'école de la grande usine et de la grosse maison de commerce. Voilà ce dont nous n'avons pas conscience; il y a là de la vanité communiste, du comtchvanstvo pour employer la sublime langue russe. La vérité est qu'un communiste responsable, le meilleur, et manifestement honnête et dévoué, qui a subi le bagne et bravé la mort, ne sait pas faire du commerce, parce qu'il n'est pas un homme d'affaires, parce qu'il n'a pas appris cela et ne veut pas l'apprendre, parce qu'il ne comprend pas qu'il lui faut tout apprendre, depuis les premiers rudiments. Ce communiste, ce révolutionnaire qui a fait la plus grande révolution qu'on ait jamais vue dans le monde, ce révolutionnaire que contemplent sinon quarante siècles du haut des pyramides, du moins quarante pays européens avec l'espoir de s'affranchir du capitalisme, - ce communiste, ce révolutionnaire doit prendre des leçons auprès du vulgaire commis qui a trimé dix ans dans une épicerie, qui connaît son affaire, tandis que ce communiste responsable, ce révolutionnaire dévoué, non seulement ne la connaît pas, mais ignore même qu'il ne la connaît pas.

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Voilà pourquoi, camarades, si nous remédions à cette première ignorance, ce sera une immense victoire. Nous devons emporter de ce congrès la conviction que nous ne savons pas faire le commerce et que nous devons l'apprendre, en commençant par l'a b c. Malgré tout, nous n'avons pas encore cessé d'être des révolutionnaires (bien que beaucoup disent, et même pas tout à fait sans raison, que nous nous sommes bureaucratisés), et nous pouvons comprendre cette simple vérité qu'en entreprenant une tâche extrêmement difficile, et nouvelle pour nous, il faut savoir recommencer, dès le début, à plusieurs reprises. Tu as commencé, tu es arrivé à une impasse, recommence, refais tout dix fois s'il le faut, mais arrive à tes fins. Ne fais pas l'important, ne tire pas vanité de ta qualité de communiste, tandis qu'un quelconque commis, un sans-parti, peut-être un garde blanc et même à coup sûr un garde blanc, sait faire le travail qui, économiquement, doit être accompli coûte que coûte, alors que toi, tu ne sais pas le faire. Si toi qui es un communiste responsable et qui possèdes par centaines titres et grades honorifiques, celui de «chevalier» de l'ordre communiste et soviétique y compris, - si tu arrives à saisir cette vérité, tu atteindras ton but, car il s'agit d'une chose qui s'apprend…..

…..

…..La troisième leçon complémentaire, est celle qui concerne le capitalisme d'Etat. Je regrette que Boukharine n'assiste pas à ce congrès ; j'aurais voulu discuter un peu avec lui. Mais je préfère remettre cela jusqu'au congrès prochain. Pour ce qui est du capitalisme d'Etat, il me semble que notre presse en général, et en général notre Parti commettent la faute de verser dans le libéralisme, dans l'esprit propre à la gent intellectuelle ; nous raffinons sur la question de savoir ce qu'on doit entendre par capitalisme d'Etat, et nous consultons de vieux livres. Or, ces vieux livres parlent de tout autre chose : ils traitent du capitalisme d'Etat qui existe en régime capitaliste ; mais il n'y a pas un seul livre qui examine le capitalisme d'Etat en régime communiste. Même Marx ne s'est pas avisé d'écrire un seul mot à ce sujet, et il est mort sans avoir laissé une seule citation précise, une seule indication irréfutable. Aussi devons-nous aujourd'hui nous tirer d'affaire par nos propres moyens. Et si l'on passe mentalement en revue notre presse, si l'on considère d'un coup d'œil d'ensemble la façon dont elle traite le problème du capitalisme d'Etat - ce que j'ai essayé de faire en préparant mon rapport -, on arrive à cette conviction que l'on tire à côté, que l'on regarde dans une tout autre direction.

Le capitalisme d'Etat, dans toute la littérature économique, c'est celui qui existe en régime capitaliste, quand le pouvoir d'Etat se soumet directement telles ou telles entreprises capitalistes. Or, notre Etat est prolétarien; il prend appui sur le prolétariat auquel il donne tous les privilèges politiques ; par l'intermédiaire du prolétariat, il attire à soi les couches profondes de la paysannerie (vous vous souvenez que nous avons commencé ce travail en instituant des comités de paysans pauvres). Voilà pourquoi le terme de capitalisme d'Etat désoriente bien des gens. Pour éviter cela, il ne faut pas oublier cette vérité majeure, à savoir qu'aucune théorie, aucun ouvrage ne traitent la question du capitalisme d'Etat, tel qu'il existe chez nous, pour la simple raison que les notions habituelles rattachées à ces termes, ont trait au pouvoir de la bourgeoisie en société capitaliste. Tandis que notre société à nous est sortie des rails capitalistes ; elle ne s'est pas encore engagée sur une voie nouvelle, mais ce n'est plus la bourgeoisie qui gouverne l'Etat, c'est le prolétariat. Nous ne voulons pas comprendre que lorsque nous disons « Etat», cet Etat, c'est nous, c'est le prolétariat, c'est l'avant-garde de la classe ouvrière. Le capitalisme d'Etat est un capitalisme que nous saurons limiter, dont nous saurons fixer les bornes, ce capitalisme d'Etat est rattaché à l'Etat, mais l'Etat, ce sont les ouvriers, c'est la partie avancée des ouvriers, c'est l'avant-garde, c'est nous…….. »

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………….SUITE SUR CE LIEN :

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https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1922/04/d11c/vil19220400-03c11.htm

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 16:02
Au collectif PCF 13008, sur l'Opération MACRON.

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Opération MACRON

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A 50 ans et plus de distance, c'est le renouvellement de l'opération élections présidentielles ("Monsieur X") Defferre-Servan Schreiber qui avait fait flop.

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Macron est reçu demain tout le jour à l’Université du MEDEF, le grand patronat, celui du CAC 40 (1).

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Il s’agit pour Macron et Gattaz de constituer une perspective de candidatureS d’alliance droite-gauche se présentant comme une alliance centriste, d'avant et après élections, pour tenter d'empêcher les progrès de l'action pour une politique de gauche et une candidature de rassemblement de gauche, que propose le PCF.

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Le MEDEF veut faire d'une pierre deux coups en saisissant l'occasion de l'échec politique et social de Hollande dans son glissement libéral insuffisant pour lui et radicaliser la politique antisociale.

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Mais une opération politicienne, c’est une chose et la réalité de la population française, européenne et immigrée qui souffre de la politique hyperlibérale (mise en achat et en vente de toutes les activités humaines) de la finance ici et dans le monde, c’est autre chose.

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Reste donc la question principale, non la candidature mais le PROGRAMME : maîtriser politiquement et par un grand mouvement populaire, SYNDICAL ET POLITIQUE, les institutions financières et monétaires et les rendre au service des besoins sociaux, aux progrès de la France et de l’Europe dans un monde de coopération.

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Sans oublier les contradictions inter-impérialistes à museler qui font croître les menaces de généralisation de la guerre. Comme dit Chloé, ce n’est pas à la France ou une coalition à bombarder, c’est à l’ONU de promouvoir des solutions politiques aux conflits qui s’accroissent.

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Voilà ce qu’est la perspective du capitalisme mondialisé, numériquement informationnalisé, s'il n'est pas combattu et qu’il faut dépasser, c'est-à-dire utiliser ses outils de travail actuels, de production et d’échange, ses propres outils techniques, locaux et mondialisés, ses outils institutionnels et militaires pour les mettre au service des besoins humains ici et partout.

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CONTINUITÉ ET TRANSFORMATION PROGRESSIVE ET RADICALE. Un changement constructif et non destructeur.

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Pierre Assante, mardi 30 août 2016

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(1) Additif après-coup à l'article : "Les Echos" nous apprennent que Macron n'ira pas à l'Université d'été et que les patrons saluent le départ d'un bon ministre de l'économie. La retransmission de l'université sur la radio de BFM Busines nous en a dit plus et plus clair.

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 12:06
ECHANGE SYNDICAL, Pierrot, 29 novembre 2008 :

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ECHANGE SYNDICAL, Pierrot, 29 novembre 2008 :.

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2 choses à la fois :

Refuser l’injuste,

S’appuyer sur la protestation pour construire un projet :

Etre des « ingénieurs de la transformation sociale »......

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........SUITE, cliquer SUR LES LIENS :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-echange-syndical-pierrot-29-novembre-2008-119883707.html

Et

http://pierreassante.fr/dossier/De_UNATOS_75_G_Pedrono.pdf

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 11:08
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Encore dispersée, la gauche retrouve des couleurs

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Communistes, verts, socialistes critiques et soutiens de Jean-luc mélenchon ont fait leur rentrée.

Du jamais-vu à La Rochelle depuis vingt-trois ans. Pour ce dernier week-end du mois d’août, aucun convoi de ministres ou de députés maires n’est venu troubler la quiétude du port. À Nantes non plus, où ils avaient été un temps annoncés, le château d’Anne n’a rien vu venir. La direction du PS ayant annulé son raout annuel pour un plus petit, passé quasi inaperçu à Paris, ce n’est pas Manuel Valls qui a occupé le haut de l’affiche à gauche en dépit de ses efforts, mais les voix multiples des opposants à sa politique, couvrant toute la palette du rouge au rose et au vert. Une éclipse du social-libéralisme bienvenue, dont les semaines à venir diront si elle était ou non momentanée.

C’est tout l’enjeu qui se pose aux militants des différentes sensibilités réunis ce week-end en France, en ordre encore dispersé. « Il est temps de décider de construire un chemin commun, c’est encore possible », les a invités Pierre Laurent, samedi, depuis Angers, devant 800 communistes. Le secrétaire national du PCF a demandé aux candidats « déclarés ou potentiels » à la présidentielle de « ne pas brader la grande ambition collective de changer les choses (…) (pour de) moins grandes ambitions, personnelles ou partisanes ». C’est aussi ce que réclament à leur façon les hommes et femmes croisés à Malo-les-Bains pour la sortie à la mer des communistes du Nord.......

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........LIRE LA SUITE :

http://www.humanite.fr/encore-dispersee-la-gauche-retrouve-des-couleurs-614605

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 07:29
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On lâche rien ! Rendez-vous à la Fête de l'Huma

De « mon ennemi la finance » à la loi El-Khomri, de renoncements en trahisons,la politique du gouvernement Hollande/Valls a produit des gâchis et des dégâts considérables.

Ce qu'une loi a fait, le peuple peut le défaire ; la lutte contre la loi Travail continue, avec un rendez-vous national le 15 septembre.

Sur la loi Travail comme sur notre avenir, il est urgent que le peuple se fasse entendre. Le PCF a lancé La grande consultation citoyenne pour recueillir et faire émerger vos exigences et les rendre incontournables.

La Fête de l'Humanité, les 9, 10 et 11 septembre, sera l'occasion de vous faire entendre et de débattre.

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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 10:33
VIDEO : Cliquer sur l'image.............
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Parlons solutions ! Meeting de Pierre Laurent à Angers,

Université d'été des communistes... par CN-PCF

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http://www.pcf.fr/67891

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 15:41
RETOUR SUR L'ENTRETIEN RÉALISÉ PAR PIERRE IVORRA, 23 AOÛT 2013 : Paul BOCCARA "Penser les crises du capitalisme pour penser un monde sans crises"

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Paul BOCCARA "Penser les crises du capitalisme pour penser un monde sans crises"

RETOUR SUR L’ENTRETIEN RÉALISÉ PAR PIERRE IVORRA

23 AOÛT, 2013

L'HUMANITÉ

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PAUL BOCCARA A PUBLIÉ UN DEUXIÈME VOLUME sur les "théories sur les crises. La suraccumulation et la dévalorisation du capital" en 2015 et récemment, mai 2016 un ouvrage intitulé « Pour un nouvelle civilisation », avec la collaboration de Catherine MILLS, ouvrage qui sera présenté à la fête de l’Humanité et qui est présenté par ailleurs sur ce blog.

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L’ENTRETIEN RÉALISÉ PAR PIERRE IVORRA, 23 AOÛT, 2013 :

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Devant un système dont il a décrit tous les contours, la préoccupation de l’économiste et du militant communiste d’avancer des propositions transformatrices parcourt son nouvel ouvrage.

Maître de conférences en sciences économiques et agrégé d’histoire, Paul Boccara n’a eu de cesse de prolonger et développer la théorie de Marx, en dialogue et en confrontation avec d’autres. Il a été le premier à pointer les débuts de la crise systémique du capitalisme monopoliste d’État (CME) à la fin des années 1960. Ce souci de comprendre le système et ses secousses telluriques parcourt toute son œuvre. Il l’a fait avec une préoccupation d’intellectuel mais aussi de militant, animé par le souci d’élaborer des issues émancipatrices au chômage, aux dominations économiques. Nouveaux critères de gestion, sécurité d’emploi ou de formation, transformation radicale de la construction européenne et de la BCE, du crédit et du système monétaire international… ses propositions se sont diffusées dans le mouvement politique et syndical. En cette rentrée, il poursuit sa réflexion en publiant un ouvrage (1) dans lequel il nous propose un voyage pédagogique, théorique mais aussi pratique dans l’histoire des différentes analyses des crises. Il démontre la fausseté des théories universitaires apologétiques qui, à la veille de 2008, niaient la nécessité des crises du capitalisme. Enfin, à partir des causes profondes des crises, il évoque la pensée d’un autre monde possible sans crises catastrophiques.

(1) Théories sur les crises, la suraccumulation et la dévalorisation du capital. Éditions Delga, 557 pages, 30euros.

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Vous avez déjà beaucoup écrit sur les crises du capitalisme. Qu’apporte donc de neuf votre nouvel ouvrage?

Paul Boccara. Ce nouveau livre sur les crises est radicalement différent des précédents. Il concerne l’histoire de la pensée économique sur les crises. Il s’agit plus précisément de revisiter l’énigme fondamentale au cœur de toutes les théories sur les crises du capitalisme dans les différentes écoles de pensée depuis trois siècles: l’explication de l’excès d’accumulation du capital qui éclate dans la crise, la suraccumulation de capital, et de son issue pour les reprises cycliques, la dévalorisation de capital, avec ses avancées techniques et ses souffrances humaines. Livrer au public ce bilan systématique est, selon moi, d’une importance cruciale de nos jours. Cela répond à deux exigences liées entre elles et fondamentales dans le monde actuel, après la gravité des crises depuis 2008, malgré les grands progrès techniques.

D’abord, il faut démontrer la nécessité des crises économiques plus ou moins catastrophiques, revenant régulièrement dans le système capitaliste, contre les barrières idéologiques dans les médias et dans les universités, minimisant les crises et faisant l’apologie des marchés considérés comme indépassables, même quand est revenue la thématique de l’importance des crises.

Et deuxièmement, il s’agit de tirer les leçons de toutes les explications existantes de cette nécessité des crises du capitalisme, pour penser la possibilité de nos jours d’un monde nouveau, où le caractère catastrophique des crises économiques pourrait être désormais éradiqué, avec une autre régulation économique grâce notamment à la révolution technologique informationnelle.

Votre vision de l’histoire de la pensée économique est peu académique. Pouvez-vous la présenter en quelques traits?

Paul Boccara. Dans cet ouvrage, la conception de l’histoire de la pensée économique est, à la fois, académique, mais aussi elle prétend aller au-delà de la vision académique traditionnelle.

D’une part, dans ce livre d’une grande ampleur, environ 550 pages, sont concernées toutes les écoles de pensée théorique, depuis le XVIIIe siècle jusqu’à nos jours, qu’il s’agisse des explications des crises ou même de la négation de leur nécessité et aussi de leurs issues. Ces questions sont d’ailleurs centrales dans toutes les théories économiques. Cela se rapporte ainsi aux écoles dites classiques du XVIIIe au début du XIXe siècle, aux écoles néoclassiques, notamment hétérodoxes sur les crises, du XXe siècle, aux différentes écoles marxistes du XIXe et XXe siècles, aux keynésiens, jusqu’aux théories récentes de la fin du XXe siècle niant la nécessité et le caractère catastrophique des crises et aux différentes analyses les réfutant tout récemment.

D’autre part, sont donnés les textes originaux des auteurs analysés sur les différents points des explications. Et surtout sont regroupées les analogies et reprises des mêmes thèses explicatives traversant, chose remarquable, toutes les écoles, des classiques aux marxistes. C’est le cas des thèses insistant sur l’insuffisance des consommations contre la demande, ou, au contraire, l’excès des consommations contre les profits ou les investissements, ainsi que les différentes tentatives de conciliation et de dépassement des analyses unilatérales. Et cela qu’il s’agisse des causes des crises, ou de leurs manifestations et des facteurs des issues.

Enfin, même si le détail des analyses et controverses peut interpeller les spécialistes, il y a un effort pour rendre accessible au grand public l’essentiel des explications.

Dans les années 1970, vous avez été le premier à diagnostiquer les débuts d’une nouvelle crise de longue durée du capitalisme. Comment a évolué votre réflexion depuis?

Paul Boccara. À la fin des années 1960 et au début des années 1970, j’ai pu annoncer le début d’une nouvelle phase de tendance aux difficultés du cycle de longue période dit de Kondratieff, ou de suraccumulation profonde et durable, une nouvelle crise structurelle, que j’appellerai ensuite crise systémique.

Depuis, mes recherches ont connu plusieurs étapes jusqu’à mon dernier ouvrage sur les analyses des crises capitalistes. Exacerbées dans la crise systémique, elles nous défient de penser une nouvelle régulation systémique, qui serait émancipée des crises catastrophiques.

C’est, d’abord, le problème de la crise de structure du capitalisme monopoliste d’État, installé après la Seconde Guerre mondiale. Il concerne le double défi: de la privatisation et de la domination des marchés ou d’une nouvelle construction sociale, avec, dès 1971, le concept de «régulation» caractérisant un système et l’idée d’une régulation nouvelle.

C’est ensuite l’analyse des phénomènes systémiques nouveaux: la progression formidable des services, la révolution informationnelle, la mondialisation capitaliste, l’expansion des pays émergents. D’où les élaborations sur l’exacerbation de la crise systémique, mais aussi sur des institutions de maîtrise et de «dépassement» (au sens profond du terme) des marchés du travail, de la monnaie et de la finance, des productions, notamment au plan européen et mondial, ainsi que sur l’anthroponomie au-delà de l’économie et une nouvelle civilisation.

C’est, enfin, la reprise des analyses poursuivies depuis longtemps sur les théories des crises, de la suraccumulation et de la dévalorisation de capital, pour aboutir à leurs enseignements pour penser une autre régulation sans crises ravageuses. Et, ultérieurement, après ce premier volume sur les bases des crises de périodes plus ou moins décennales, viendra un second volume sur les théories des crises systémiques, pour finir par des développements sur la régulation anthroponomique et une nouvelle civilisation.

Vous soulignez que la crise de 2008 a discrédité les théories dominantes récentes niant les réalités des crises économiques dans le capitalisme. Mais ne s’efforcent-elles pas malgré tout de dissimuler la nature de ces crises?

Paul Boccara. Effectivement, les théories récentes dominant dans les universités, surtout aux États-Unis, dites du cycle des affaires réel, sur les fluctuations cycliques, ont prétendu nier la nécessité périodique et le caractère plus ou moins catastrophique des crises dans le système capitaliste. J’ai montré comment elles ont été précisément critiquées et réfutées dans de nombreux travaux, puis se sont effondrées face à la gravité des crises économiques depuis 2008.

Pourtant, ce qui demeure dans les théories dominantes, qu’elles soient conservatrices ou même critiques et hétérodoxes, reste que les crises économiques revenant régulièrement et leurs maux, des chutes de production au chômage massif, ne posent pas la question du besoin d’une autre régulation sans crises catastrophiques, dans un nouveau système possible, émancipé de la domination des marchés.

Elles ne mettent pas en cause le rôle décisif, dans le système capitaliste considéré comme améliorable mais indépassable, des technologies de la révolution industrielle de remplacement des travailleurs par des machines-outils, entraînant l’éclatement des suraccumulations périodiques de capital. Aussi on ne mesure pas le potentiel de dépassement du système lui-même, donc de ses crises corrélatives et de leurs maux sociaux, représenté par les débuts de la révolution technologique informationnelle, fondée sur les ordinateurs.

La gravité des dernières crises conduit certains économistes à prôner un retour à Keynes, voire à Marx. Qu’y a-t-il de commun chez eux? Vous affirmez que ce «retour» n’est pas suffisant. Pourquoi et comment aller au-delà d’eux?

Paul Boccara. On prône, à la suite des grandes crises mondialisées de 2008 et des années suivantes, chez les économistes critiques, depuis les prix Nobel récents Krugman ou Stiglitz, un important retour à Keynes. Il y a aussi une certaine remontée des références à Marx. Dans les deux cas, revient l’insistance sur l’importance des crises, de leur récurrence dans le système, avec l’insuffisance de la demande globale, les surproductions, le chômage massif, les maux des spéculations et des effondrements financiers.

Cependant, le retour des thématiques keynésiennes entraîne le renouveau de l’illusion des solutions suffisantes, contre les risques et les dangers des crises, des interventions renforcées des États. En réalité, c’est le système capitaliste lui-même et à plus forte raison l’exacerbation récente des marchés mondialisés dans son cadre qui sont en cause. De ce point de vue, le simple retour aux analyses économiques de Marx serait lui aussi insuffisant. Il s’agirait donc d’aller bien au-delà de Keynes et même de Marx pour contribuer à penser des transformations radicalement alternatives, émancipées de la persistance du prétendu caractère indépassable des marchés et du capitalisme. Cela concernerait des élaborations «néomarxistes» sur des institutions de maîtrise et de dépassement, des marchés mondialisés, et plus précisément désormais, sur les modalités possibles d’une autre régulation systémique.

En quoi ces détours historiques, analysés dans ce nouvel ouvrage, peuvent-ils aider tous ceux à la recherche d’une alternative au capitalisme?

Paul Boccara. À partir de toutes les théories sur les crises et de la reprise des mêmes thématiques explicatives dans les différentes écoles de pensée économique depuis trois siècles, un puzzle a été reconstitué permettant de préciser le processus et les modalités des régulations par crises plus ou moins catastrophiques, revenant périodiquement dans le capitalisme. Il s’agit des processus d’incitation aux progressions des capitaux, jusqu’à leurs excès, en raison du remplacement des salariés par des machines-outils résultant de la révolution industrielle dans le système. Ce remplacement répond à la montée des salaires et aux surconsommations. Puis il aboutit à l’excès des moyens de production matériels, à l’insuffisance des salaires et à la sous-consommation. L’éclatement des crises de surproduction entraîne les dévalorisations de capital, de destruction et dévaluation des capitaux, de chômage, ou de baisse des valeurs des facteurs de production par le progrès de la productivité, puis les reprises...

L’idée nouvelle est que cette incitation à un type de progression, ces excès et corrections des excès, avec le jeu du régulateur du taux de profit, peuvent servir de modèle pour penser un autre type de régulation possible, avec les nouvelles technologies de la révolution informationnelle succédant à la révolution industrielle.

Cette nouvelle régulation permettrait le dépassement des crises catastrophiques et de leurs maux sociaux. Il ne s’agirait plus seulement de mes propositions antérieures d’institutions de maîtrise et de dépassement des marchés: sécurité d’emploi ou de formation, autres créations monétaires, critères de gestion d’efficacité sociale des entreprises, accords internationaux de codéveloppement et biens publics communs de l’humanité. Il s’agirait, en relation avec elles, des incitations, excès, et corrections des excès sans destructions catastrophiques, mais concernant l’expansion des recherches-développement et des formations. Il y aurait une autre articulation entre éléments objectifs socialisés, comme auparavant les machines mais désormais les recherches, et éléments subjectifs massifs, concernant les formations des êtres humains.

Dans une progression sociale d’un type nouveau, la régulation commencerait aussi par un excès des dépenses, de formation désormais, puis la réponse de la remontée des recherches-développement, ensuite leur excès, entraînant l’insuffisance des formations puis le besoin de qualités nouvelles des formations et des recherches. Cela ne viserait pas seulement des transformations économiques mais aussi non économiques, anthroponomiques, et des avancées de civilisation de toute l’humanité.

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PAUL BOCCARA A PUBLIE UN TOME 2 de "théories sur les crises. La suraccumulation et la dévalorisation du capital" en 2015 et récemment un ouvrage intitulé « Pour un nouvelle civilisation », avec la collaboration de Catherine MILLS, qui sera présenté à la fête de l’Humanité et qui est présenté su ce blog.

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 07:31
OPPORTUNISME ET HYÉRARCHIE DE LA TRANSMISSION HUMAINE

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OPPORTUNISME ET HYÉRARCHIE DE LA TRANSMISSION HUMAINE.

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La littérature contre le langage conceptuel, l’image contre la littérature, l’émotion contre l’image, une musique née de ces supplantations successives contre le tout.

Cet opportunisme né de la domination par l’argent me semble évidente, et la coopération dans l’unité de la musique, du langage conceptuel, de la littérature, de l’image, de l’émotion, me semble concourir comme remède à cette domination : c’est cela une lutte de classe culturelle.

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Je suis en train de programmer sur ce blog un discours d’Oulianov de 1922 à l’occasion du XIème congrès du PCbR. Il est à la charnière de ce qui aurait dû être la fin du communisme de guerre et d’une terreur révolutionnaire répondant à la terreur des classes dominantes mondiales battues en Russie, après la fin de la guerre civile, le tout après la fin de la guerre de 1914-1918, contexte de cette révolution (1).

Ce discours de 1922 montre, à mon avis, par rapport à son époque et à la notre, et en contre-point, à quel point la haine du concept, consciente et ou non, s’est emparée de notre mode de penser et à quel point cette haine, qui dessert la construction théorique et pratique de rapport sociaux autres que des rapports de domination, est encouragée par l’idéologie dominante et son motif : l’exploitation du travail, l’usage inégal de soi par d’autres.

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Les excès de la réaction à l’usage inégal de soi par d’autres, ont répondu et répondront historiquement à l’immensité des répressions de classe millénaires, entre autres.

- Répressions dans les périodes de révolutions scientifiques et techniques successives dans l’histoire de la société marchande et de classe, suscitant des difficultés d’adaptation et l’exploitation renforcée auxquelles succèdent des périodes de succès relatifs des luttes des classes dominées

- Répressions anti-ouvrières des périodes d’industrialisation auxquelles succèdent des périodes de succès relatifs des classes dominées.

- Répression dans la période actuelle et à venir de la « mondialisation numérisée » et toujours son usage inégal de soi par d’autres qu’il faudra bien abolir, c'est-à-dire dépasser dans un autre type de mode de production et d’échange, une nouvelle civilisation de l’échange, du partage, de l’usage égal (et non égalitaire) de soi par soi et par les autres, en fonction des besoins humains, de la personne jusqu’à la société globale et leur autonomie mutuelle et relative.

Je ne ferai pas ici l’historique des répressions, chacun peut la faire par soi-même. Je ne rappellerai qu’Hiroshima signifiant au monde : « c’est nous les plus forts ».

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Ce discours de 1922 concentre, au-delà de la prise de pouvoir, la question du "que, quoi, comment" produire et gérer la production de ce qui est nécessaire à la personne et la société pour vivre et se développer, tâche révolutionnaire s’il en est, qui réclame la patience, intelligence et ténacité révolutionnaire contre le gauchisme et son impatience et son découragement concomitant.

La prise de pouvoir est illusoire si elle ne tient qu’à l’Etat et non aux transformations en santé des outils humains du développement humain. L’extinction de l’Etat c’est le développement de ces outils jusqu’à la cohérence entre la personne, son entité de production et de gestion et la gestion globalisée de la société mondiale numériquement informationnalisée, et les strates historiques de ce développement qu’elle contient, des plus anciennes aux plus récentes.

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Pierre Assante, Samedi 27 août 2016

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(1) Lire « La révolution des révolutions » de Jean Elleinstein.

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".....nous raffinons sur la question de savoir ce qu'on doit entendre par capitalisme d'Etat, et nous consultons de vieux livres. Or, ces vieux livres parlent de tout autre chose : ils traitent du capitalisme d'Etat qui existe en régime capitaliste ; mais il n'y a pas un seul livre qui examine le capitalisme d'Etat en régime communiste. Même Marx ne s'est pas avisé d'écrire un seul mot à ce sujet, et il est mort sans avoir laissé une seule citation précise, une seule indication irréfutable. Aussi devons-nous aujourd'hui nous tirer d'affaire par nos propres moyens.

......établir une alliance entre la nouvelle économie que nous avons commencé d'édifier (très mal, très maladroitement, mais commencé cependant, sur la base d'une économie toute nouvelle, socialiste, d'une nouvelle production, d'une nouvelle répartition) et l'économie paysanne, pratiquée par des millions et des millions de paysans......"

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Extraits du XIème Congrès du PC(b)R, Oulianov, en Russie massivement agricole, en 1922

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 06:35
La substitution  de  « Est-ce que je peux le cueillir, le chasser, LE PRODUIRE »  par  « est-ce que je peux L’ACHETER »...

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La substitution, dans l’histoire de plus d’un million d’année de l’humanité de « est-ce que je peux le cueillir, le chasser, le produire » par « est-ce que je peux l’acheter », a marqué très profondément l’évolution de la mentalité humaine, de la personne humaine dans les derniers millénaires*.

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Et encore plus dans les dernières décennies et celles à venir, qui, avec la mondialisation numériquement informationnalisée, ont multiplié par des milliers les capacités de production des marchandises* et placé en lien direct l’individu avec le marché par internet, sans lui donner les moyens d’intervenir politiquement * sur le mode de production et d’échange, au contraire.

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C’est dans ces conditions que nous devons surmonter la tare du marché capitaliste, c'est-à-dire trouver remède à la suraccumulation des capitaux, c'est-à-dire l’accumulation de l’équivalent monétaire de la valeur produite, suraccumulation des capitaux qui ne trouvent plus physiquement à s’employer dans la production et l’échange, de par la loi de l’échange «Argent-Marchandise-Argent’ plus ». Ils ne trouvent plus à se valoriser, ce qui est l’unique façon de circulation et d’échange de la valeur dans le système actuel.

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Le capital est devenu quelque chose de diffus, appartenant à tous et à personne, mais ce n’est qu’illusion : les grands groupes mondiaux financiers et industriels monopolistes mondiaux en contrôlent bien le mouvement et leurs hommes les retombées

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Double contradiction : au moment ou le marché est devenu aussi puissant en volume et en rapidité d’échange, il se trouve dans l’impossibilité de répondre en qualité mais aussi en quantité au développement et à la complexification des besoins humains.

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C’est à cette question qu’il nous faut répondre en priorité, en matière de programme social, électoral ou autre et non au choix de l’homme ou la femme providentielle.

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Certains s’y emploient, en particulier en projet d’une révolution progressive et radicale de l’usage des institutions financières et de la création monétaire ici et dans le monde. Il faudrait bien s’y intéresser pour savoir si par hasard il n’y aurait là pas les remèdes possibles à la tourmente. En matière de solidarité humaine, voilà sans doute une des tâches primordiales.

Vous pouvez le faire sur ce lien :

http://www.economie-politique.org/

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Pierre Assante, contributeur à la commission économique,

Section de Marseille 8° du PCF

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* Notes.

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I. La base de la production industrielle mécanique et de main-d’œuvre reste encore importante dans le monde. Elle soutien la course au profit sur laquelle s'est bâtie la poursuite numérisée de la production industrielle, en strates superposées. La suraccumulation-dévalorisation des capitaux constitue un handicap radical à la poursuite du processus

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II. Intervenir politiquement, au sens de la POLIS, intervenir dans la gestion de la cité.

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III. La société marchande à quelques millénaires, la société capitaliste quelques siècles, et dans la société capitaliste, l'hyperlibéralisme (Tout se vend et s'achète, sans exception) et l'hyperdélagation de pouvoir (négation de la démocratie), quelques décennies.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 11:23
Christa WOLF, Berlin, 1981. Dans la préparation à l’écriture du roman "Cassandre".

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Berlin, 2 janvier 1981

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" L’histoire de Cassandre telle qu’elle se présente à moi maintenant : Cassandre, la fille ainée et la préférée du roi troyen Priam, une personne vive, s’intéressant aux questions sociales et politiques, ne veut pas imiter sa mère Hécube ou ses sœurs en se confinant aux taches du foyer, ne veut pas se marier. Elle veut apprendre quelque chose. Pour une femme de haut rang, le seul métier possible est celui de prêtresse, de prophétesse (métier qu’en des temps plus anciens seules les femmes ont exercé : lorsque la divinité suprême était une femme? Gê, Gaia, la déesse de la Terre : un métier qu’au cours de luttes semble-t-il millénaires les hommes disputèrent aux femmes en même temps que les dieux évincèrent les déesses. Un exemple frappant est celui de l’oracle de Delphes, que le dieu Apollon reprend directement de Gaia). On lui accorde ce métier, un privilège : Cassandre devra l’exercer en se conformant à la tradition. C’est justement ce qu’elle est amenée à refuser. –d’abord parce qu’elle pense qu’en s’y prenant autrement, à sa manière, elle servira mieux les siens, avec lesquels elle s’identifie et auxquels elle se sent liée ; plus tard parce qu’elle comprend que « les siens » ne sont pas les siens. Un douloureux processus de détachement au cours duquel, pour avoir dit « la vérité », elle est d’abord déclarée démente, puis jetée dans la tour par son bien-aimé père Priam. Les visions qui s’emparent d’elle n’ont plus rien à voir avec les interprétations rituelles des oracles : elle « voit » l’avenir parce qu’elle a le courage de voir le présent tel qu’il est. Elle n’y parvient pas toute seule. Parmi les groupes hétérogènes qui vivent dans le palais et autour de lui –socialement et ethniquement hétérogènes–, Cassandre en vient à fréquenter des minorités. Ce faisant, elle se met délibérément en marge, se dépouille de tous ses privilèges, s’expose aux suspicions, aux railleries, aux persécutions : c’est le prix de son indépendance. Elle ne s’apitoie pas sur son sort ; elle vit sa vie même pendant la guerre. Tente d’abolir la sentence qui la frappe : devoir être transformée en objet. A la fin elle est seule, proie de ceux qui ont conquis la ville. Elle sait que pour elle il n’existait aucune solution vivable. L’autodestruction de Troie allait au-devant de la destruction par l’ennemi. La période qui s’annonce sera dominée par la violence et la lutte pour le pouvoir. Mais les villes de la région ne seront pas toutes détruites (1)."

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Christa Wolf (1929-2011), Berlin, 2 janvier 1981. Dans la préparation à l’écriture du roman "Cassandre". Stock éditeur, 2003, Traduction : Alain Lance, Renate Lance Otterbein.

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(1) Si l'ensemble de cette réflexion sous-tendant le roman, illustre une réalité accomplie, semble-t-il, à distance de près d'une quarantaine d'années (1981-2016), la dernière phrase, elle interroge fortement...

Sous quelles formes les "cités détruites" peuvent-elles renaître, éventuellement, et sous quelles formes celles qui ont subsisté peuvent-elles exister? Quelles transformations, quel développement, quel processus?

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 07:42
LE COURANT FROID  ET LE COURANT CHAUD SE REJOIGNENT !

LE COURANT FROID ET LE COURANT CHAUD SE REJOIGNENT !

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L’engagement politique est plus que jamais le fait de minorités agissantes, avec un impact idéologique plus ou moins grand sur le mouvement de la société.

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Ce qui est différent, c’est la puissance que les techniques actuelles, numériques, mondiales, permet : minorités agissantes et idéologie dominante et ses bases matérielles possédant des moyens immenses d’une part, minorités agissantes contestant l’idéologie dominante et ses bases matérielles d’autre part, privées de moyens pour agir et s’exprimer sinon avec leurs propres forces humaines militantes quasi dépourvues d’outils puissants dans le contexte social de la mondialisation capitaliste.

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Ce qui est différent aussi, c'est la masse de la population apte à suivre la situation économique, politique, l'actualité, et à se déterminer dans les actions populaires en cours. La contradiction entre la puissance technique des forces dominantes, malgré leur faiblesse numérique, et la faiblesse actuelle des moyens techniques des forces d'opposition au capital et de construction nouvelle est essentielle dans la situation nouvelle, celle de la mondialisation capitaliste, informationnellement numérisée et sa puissance.

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Ce qui n’empêche que l’effet de la crise du système social permet une protestation et une mobilisation sociétale et sociale, ouvrière et populaire qui s’expriment avant tout dans le mouvement syndical (Sur la Loi El Khomri par exemple) et dans des mouvements plus « tolérés » par le système dominant parce qu’apparemment moins radicaux, moins menaçant pour lui.

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Rendre un mouvement à dominante spontané conscient des buts à atteindre, des solutions et moyens pour les atteindre, passe par un éclaircissement de ces buts et moyens dans les collectifs d’animation des organisations qui animent cette contestation : une conscience politique rationnelle et généreuse, alliant « courant froid et courant chaud ».

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Le processus de conscience et de solutions commence à se concrétiser dans le processus global en crise, en aller-retour (Sécurité d’emploi et de formation contre Loi-Travail El Khomri par exemple). Mais il est difficile de le développer compte tenu de l’obstacle des faibles moyens et de « l’encore trop flou » des positions politiques de la contestation (moyen et flou dépendant de l’un de l’autre), et particulièrement des responsables de la direction des mouvements de la contestation.

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Mais il peut gagner en puissance, justement sous l’effet de la crise « matérielle » et « idéelle » dans son unité, c'est-à-dire concrètement les difficultés de vivre par rapport aux possibilités de vivre.

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A bientôt en Septembre pour continuer, avec ténacité, patience, détermination et intelligence de la situation.

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Pierre Assante, Mardi 23 août 2016.

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 07:28
La COMMISSION ECONOMIQUE vous donne rendez-vous à l’université d’été du PCF

Université d'été du PCF. Angers 2016

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La commission économique
vous donne rendez-vous à l’université d’été du PCF

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Vendredi :

- Vendredi 26 août, 16h00 : « Deux gauches irréconciliables » ? Un regard historique avec Matthieu Fulla, PRAG (Sciences-Po) - anim. Frédéric Boccara, CEN PCF (économie) • Salle G

- Vendredi, 17h45 : Loi travail ou sécurisation de l’emploi et de la formationavec Sylvian Chicote, inspecteur du travailHervé Defalvard, maître de conférences en économie (université Paris-Est) - anim. Denis Durand, Economie & Politique• Salle B.

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Samedi :

- Samedi, 10h00 : Face à la crise, quelle nouvelle pensée économique ?avec Frédéric Boccara, CEN PCF (économie)- anim. Quentin Corzani, La Revue du projet• Salle J

- Samedi, 18h00 : La campagne sur l’emploi avec Jean-Marc Durand, Secteur Économie du CN du PCF - anim. Emilie Lecroq,La Revue du projet • Salle G.

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Dimanche :

- Dimanche, 9h30 : La transition énergétique peut-elle créer des emplois ? avec Amar Bellal, CN PCF, rédacteur en chef deProgressistes - anim. Frédéric Rauch (rédacteur en chef d'Economie et Politique) • Salle C.

- Dimanche, 9h30 : Quelle stratégie face à la finance en Europe et dans le monde ? François Morin, professeur émérite de sciences économiques (université Toulouse-1) - anim.Denis Durand, Economie & Politique• Salle F Les travaux de François Morin sur la structure du capitalisme français et sur la mondialisation financière font autorité. Son dernier ouvrage publié : L’hydre mondiale, l’oligopole bancaire, PUF, 2015

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Retrouvez le programme complet de l’université d’été : http://universite-ete.pcf.fr/http://universite-ete.pcf.fr/

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 07:19
MOINS MAIS MIEUX

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MOINS MAIS MIEUX

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Moins mais mieux ce n’est pas la décroissance, c’est une nouvelle qualité de la croissance.

J’ai souvent utilisé la métaphore de la croissance de la technique de l’ordinateur qui est passée en quelques décennies de la taille de l’immeuble à la taille du téléphone portable, avec en corollaire la consommation d’énergie réduite relativement à cette miniaturisation, malgré la généralisation de la production des computers.

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Bien sur une croissance d’une autre qualité ne se limite pas à l’importante et essentielle question des techniques.

La croissance de la conscience humaine sur l’existant, l’être humain, son milieu, et sur elle-même en miroir, est le point d’arrivée et de départ de toute possibilité de croissance en santé, et contient et est contenue dans la multitude et la diversité des activités humaines, leurs croissances propres, leurs dépendances entre elles, et leurs autonomies relatives.

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La globalisation de l’humanité, malade du système d’échange « Argent-Marchandise-Argent’ plus », a en outre, au-delà de cette maladie curable, le besoin de trouver sa voie pour maintenir une santé nécessaire à sa vie qui sera toujours menacée jusqu’à la fin, c'est-à-dire de trouver à chaque pas de cet immense mouvement (immense pour nous), le rétablissement vers un équilibre relatif qui permet le mouvement, crée le mouvement.

Lorsqu’on parle de santé en matière de corps social, donc de santé d’une activité particulière et de santé globale, c'est-à-dire d’un équilibre, ou plutôt d’une tendance à l’équilibre qui protège le mouvement de la chute tout en le permettant, on parle aussi de la santé de l’économie qui permet de produire ce dont on a besoin pour vivre et se développer et de santé tout court au sens sanitaire, qui dépend en grande partie de la santé économique.

On n’imagine pas suffisamment le point de coordination mondiale scientifique, technique et malgré tout politique auquel des milliers, des millions de chercheurs et techniciens travaillent, s’appuyant sur les activités générales de tous les êtres humains, et à auquel nous sommes déjà parvenus et qui nous permet dès à présent d’avoir un effet sur les pandémies, l'organisation de la société sous tous ses aspects, etc. et toutes les conditions dans lesquelles l’humanité puisse vivre, sans quoi elle aurait déjà disparu...

Evidemment nous avons aussi la preuve, en matière de climat entre autre, de l’insuffisance de cet effort de coordination et la preuve, pour qui ouvre les yeux suffisamment, du handicap que crée notre mode d’échange (et de production cela va de pair) dans le niveau d’effort à atteindre.

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Au lieu de continuer, comme je le fais souvent en développant un article, le tableau de la réalité, dans laquelle nous vivons, de ses besoins, de ses handicaps, des solutions aux obstacles qui s’opposent aux développements humains, je m’arrête là pour susciter, avec tant d’autres qui parlent et se rencontrent, une poursuite commune de la réflexion pour agir.

Pour agir sur la question : moins mais mieux, croissance de qualité nouvelle, dépendance de cette qualité de la transformation en santé du mode d’échange , en commençant par la transformation de l’usage du système financier, des banques et de la création monétaire pour permettre l’activité de production, sa santé, partant de la personne jusqu’à la production globalisée en passant par l’unité de production, sa gestion, sa coordination avec l’ensemble productif et producteur.

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Avec une recommandation mutuelle supplémentaire : le processus humain comme tout processus est une continuité qui ne tolère pas un gauchisme qui romprait la continuité pour « repartir de zéro », ni un opportunisme qui voudrait empêcher les sauts transformateurs. La réalité présente contient le passé dont user et le futur à développer. Le pouvoir, la démocratie de l’homme producteur, comme l’extinction progressive d’un Etat agissant comme représentant d’une classe dominante fait partie de la continuité du développement humain et des sauts d’organisation sociale nécessaires.

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Pierre Assante, lundi 22 août 2016.

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 08:35
COMPRENEZ-MOI...!

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COMPRENEZ-MOI...!

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Cet idéalisme-là (1) avait moins de défauts et plus de contenu que cette raison raisonnable que l’Onfray du Dimanche après midi ou le Finkielkraut du Samedi matin représentent à ce jour, certes avec leurs capacités de conteurs, capacités-vestiges d’un « bon sens » qui se pense critique, et à leur décharge en tant qu’aussi victimes, dans le déferlement d’images sans cohérence autre que celle de la vente et de l’achat. Ils tentent confusément de combler le vide qu’ils ressentent mais on ne comble pas un vide par du vide, si cinglant soit-il.

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Que disent Hiroshima et Nagasaki sinon « Vous voyez bien, nous sommes les plus forts… »

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Oulianov le sentait bien (2), lui qui avec le mouvement auquel il participait, faisait face par la répression contre la guerre impérialiste de 1914-1918 puis contre la guerre civile soutenue par le capital, désespérément mais avec conviction, au déferlement des répressions (incommensurable pour notre cerveau « formaté » d’aujourd’hui, et malgré ses poursuites) contre le mouvement ouvrier grandissant dans l’industrialisation mécanique en développement et ses convulsions. Il y faisait face, dans l’exercice des revendications populaires qu'il soutenait, comme dans l’exercice du pourvoir, intellectuel, ouvrier et paysan qu'il animait : « il vaut mieux un idéalisme intelligent qu’un matérialisme stupide ». Il demandait, dans la tempête, des sanctions contre le nationalisme et colonialisme petit bourgeois de ses « camarades » bolcheviks Ordjonikidze ou Dougatchvili. Il recherchait dans le progrès de la conscience ouvrière et populaire le développement de la capacité de gestion des transformations de la société et une autre organisation de son Parti pour cela. Apprendre, apprendre….

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Les Malraux, les Claudel, et bien d’autres, sans le savoir en ont fait la démonstration d’une intelligence idéaliste, démonstration qui s’achève dans et avec la comparaison du monde actuel, si savant sur des portions détachées de la nature et de la société mais si élitiste et sans synthétisme philosophique et scientifique, et dont la seule contestation, hormis la contestation communiste, consiste en un moralisme s’appuyant sur des réalités disparues, moralisme étroit, fermé sur les possibles d’une civilisation nouvelle de toute l’humanité, sa culture, ses techniques. Intelligences gâchées dans un arrêt sur image du mouvement.

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Mais s’attarder de trop sur les « âmes perdues », souvent la notre comprise, n’a qu’un sens esthétique curatif sur le coup, mais fondamentalement dégénératif. Autre chose est l’émotion cultivée et entretenue dans le mouvement réel de la société qui n’est pas fait que de l’immédiat mais de l’héritage vivant dans le présent scientifique culturel et social, en unité, que l’idéaliste Zigel exprime si bien , dans ses limites « L’art est l’expérience la plus forte dans la vie » (H.D. du 4 août 2016). Il parle de force, rien d’autre, heureusement. Futur culturel à venir.

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La mondialisation capitaliste numériquement informationnalisée contient les possibles scientifiques, techniques et culturels d’une mondialisation humaniste, où l’humain établisse des rapports sociaux non déterminés par l’accumulation du capital et ses limites en matière de développement, mais par les besoins humains, leur développement et leur complexification, avec les outils économiques, démocratiques, ergologiques, écologiques, anthroponomiques, que la maîtrise politique des banques, des institutions financières et monétaires sur le mouvement et l’usage du capital peut commencer de permettre.

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Science et conscience...

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Pierre Assante, 21 août 2016.

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(1) Idéalisme, terme philosophique qu'on l'on oppose à matérialisme. Pour résumer drastiquement, les matérialistes considèrent que les objets perçus par nos sens existent indépendamment de notre conscience. Cette conception entraîne évidemment des conséquences sur notre jugement des choses, des idées et leurs mouvements. Le matérialisme dialectique, outil du marxisme dans l'analyse de l'économie, l'histoire, les sciences, le mouvement de la société, etc., utilisé quelquefois sans prudence a pourtant produit, selon moi, un progrès de la conscience humaine, sur les plans théoriques comme pratiques, avec des avancées, des reculs, des erreurs, des réévaluations et remises en chantier permanentes.

L’idéalisme intelligent serait donc, de la part de ceux qui accordent la primauté à la pensée, une relation à la matière, sa perception, et la construction de la conscience qui s’en suit, comparables à celle d’un matérialiste. Evidemment il y a là un antagonisme interne qui se manifeste. Mais, chez le matérialiste, ses limites de personne et d’espèce, n’y en a-t-il pas de même ?

On pourrait illustrer cela par des extraits du petit et magnifique ouvrage, "Avicenne et la gauche aristotélicienne", de Ernst Bloch, (Avicenne, Ibn Sinâ, né en 980 à Afchana, près de Boukhara) ce qui aurait un double but, le débat sur "l'idéalisme intelligent", sur l'islam et sur le catholicisme, et triple, sur la religion en général, les hérésies, les inquisitions, mais aussi leurs contenus respectifs, en matière de théologie de la libération par exemple et les différences sur ce point.

(2) « …J’ai dit que nous avions commis une énorme quantité de sottises….oui mais nos sottises, vous savez, sont d’une tout autre espèce que les vôtres. Nous avons seulement commencé notre apprentissage… »

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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 15:57
 ÉMOTIONS, SUBLIMATION.

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ÉMOTIONS, SUBLIMATION.

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Il est de coutume, dans notre quotidien formaté séculairement à la logique « simple », aristotélicienne, c'est-à-dire à la démonstration par l’exclusion mentale des contradictions, donc du mouvement et de l’unité des forces contraire qu’il contient, de tenir les émotions, et à plus encore, les sentiments « en dehors » de la raison et des concepts et systèmes de concepts en les chosifiant (réifiant) les uns et les autres.

Les sentiments, comme les émotions et comme les idées naissent de conditions historiques de la société et de la personne et acquièrent une autonomie relative par rapport à ces conditions.

Les émotions ne sont pas un accident du développement de l’espèce humaine, elles en font partie dans une unité des propriétés ontologique et phylogénétiques, leurs éléments constituant multiples, infinis et divers, leurs résultantes énigmatiques du moment, leur dépendance globale et leurs autonomies relatives.

Les émotions ont un rôle dans le développement de l’espèce comme l’usage des concepts "quotidiens" ou "savants", dans leur unité, leur dépendance et leurs autonomies.

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Evidemment, comme tout composant de l’acte, l’émotion n’est pas en soi productive, créatrice, elle est un mouvement à apprécier dans le contexte global de l’acte, dans la perception la plus consciente possible, le déroulement de l’acte et de son contexte.

Nous en sommes encore loin, dans le contexte des aptitudes biologiques et historiques de l’espèce, et en particulier d’une société et de ses actes aliénés par l’accumulation capitaliste et ses conséquences physiques et morales sur les échanges entre humains.

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La sublimation de l'objet de l’acte est la forme la plus accomplie de l’unité de la perception, de la conceptualisation et de l’émotion. Cultiver l’émotion contient les mêmes contradictions, elle est un mouvement à apprécier dans le contexte global de l’acte comme dit précédemment.

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La césure idéologique entre « acte » et émotion me fait aussi penser aux rapports de concurrence intellectuelle, qui ne fonctionnent pas que d’individu à individu de façon éthérée, mais de même dans le contexte social local et global.

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Exemple : plus le point de convergence visé se rapproche d’une représentation propre du réel de personnes en concurrence intellectuelle, plus la distance entre les points de convergence propres se rapprochent, et plus cette distance prend d’importance fonctionnelle et en général émotionnelle dissociée en même temps.

Cela devrait nous interroger aussi sur la distance à parcourir entre concurrence et coopération, sans ignorer la contradiction utile nécessaire et fertile d’intérêt matériel et moral dans une espèce, entre les individus de l’espèce, l’espèce pensante à priori.

Le mouvement millénaire de société comporte des strates « mortes » et des strates « vivantes ». Mais elles sont toutes vivantes dans la poursuite du processus, un processus on le sait fait de sauts dans son continuum lui-même constitué de quanta infimes et invariables, constants, dans les processus micro et macro, variables eux. Pour ce qui est de notre « univers connu ».

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Peut-être l’approfondissement de ce savoir, sa confirmation théorique et pratique apporterait-il une vision philosophique active pour nos rapports de coopération, en rendant à la dialectique matérialiste (pas mécaniste ni sectaire de part et d’autre des visions contradictoires) sa fonction de ses meilleurs moments pour les poursuivre, tout en se préservant d’une trop grande confiance envers elle.

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Pierre Assante, Jeudi 18 août 2016

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 15:08
(en lecture directe) TRANSFORMATION DU TRAVAIL   MOUVEMENTS DE LA SOCIETE   LUTTE DE CLASSE . Pierre Assante, 18 juin 2016

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Pierre Assante, 18 juin 2016

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TRANSFORMATION DU TRAVAIL

MOUVEMENTS DE LA SOCIETE

LUTTE DE CLASSE

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4 articles et 2 schémas les illustrant

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SOMMAIRE

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I. MODERNITE DU CAPITALISME, Page 2

II. LA RÉSISTIBLE ASCENSION DU « LOW COST »

ET L’IRRÉSISTIBLE MOUVEMENT

DU PROGRÈS POUR TOUS, Page 3

III. Et L’ECONOMIE CONTRIBUTIVE (1) EST-ELLE UNE COURSE AU PROFIT OU UNE COURSE AU PROGRES DE L’HUMANITE ? Page 5

IV. LES RESERVES D'ALTERNATIVE.

Comprendre les difficultés de la société en général, celle de la politique, celle d’un parti de transformation sociale en santé, Page 6

SHEMA 1 : DEVENU et DEVENIR : Développement, Production Qualitative. Schéma inspiré librement des concepts ergologiques du Professeur Yves SCHWARTZ, Page 7

SHEMA 2 : Tableau « Un sens de l’histoire », extrait de l’essai « Division sexiste du travail, résidu ou mode de gestion ? » P. Assante, 2004. Page 8

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I. MODERNITE DU CAPITALISME

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Les capacités du capitalisme mondialisé et numériquement informationnalisé de créer, de transformer la vie des être humains en la modernisant, en répondant aux besoins nouveaux au quotidien restent une réalité relative mais leur santé n’est qu’une apparence.

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Certes, le mouvement d’humanisation de l’espèce humaine se poursuit malgré la crise économique et de civilisation. Le mouvement de modernisation future d’une société est contenu dans ce que le mouvement actuel possède de plus progressiste, à double sens, le présent contient le futur et l’ancien saisit le présent : progressisme et conservatisme se livrent la guerre du futur. Cette guerre existe aussi dans l'informationnalisation numérique mondialisée.

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Le mouvement de la société capitaliste moderne se heurte au système de production et d’échange « Argent-Marchandise-Argent’ plus » (A-M-A’) parce que ce dernier engendre une suraccumulation du capital (1) qui peut de moins en moins s’employer dans les besoins humains et de plus en plus s’emploie dans les investissements spéculatifs, productifs en matière de capital mais improducteur en matière de biens nécessaires à la vie humaine.

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La description de la marchandise et la transformation de l’argent en capital (2) et du caractère fétiche de la marchandise (3) dans le Capital de Karl Marx, n’a rien d’une vieille lune. La base de ce « fonctionnement » non seulement perdure dans le capitalisme moderne, mais parvient à un paroxysme rendant le système de moins en moins vivable (4), et donc de plus en plus en crise.

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Les fièvres d’agitation qui parcourent la société sont non les causes mais le résultat, les effets d’une maladie, en aller-retour.

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Ces fièvres posent la question de la résolution de cette contradiction, des remèdes à la maladie. Les remèdes reposent non seulement sur la protestation spontanée contre les effets de la maladie, mais sur la conscience, sur le savoir de la nature de la maladie et de comment la guérir. Ce savoir ne peut naître que d’une « pluridisciplinarité » scrutant la réalité le plus profondément possible, en fonction des moyens du moment.

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Il n’y a pas de solutions à la poursuite d’un processus de l’humanité sans effort des humains, d’apprentissage des humains, d’action des humains, et de solidarité objective et subjective organisée des humains, aux niveaux historiques atteints de périodes données (5).

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Notes.

(1) Livre III, « Le Capital », Karl Marx.

(2) Livre I, Première et Deuxième section.

(3) Livre I, Première section, Chap. IV.

(4) Malgré son apparent « confort », du moins pour certains.

(5) Les « 30 glorieuses » ont résulté de l'usage de la plus-value relative plutôt que le la plus-value absolue (La plus-value, « Das Kapital », Marx, Livre I). Cette possibilité provenait de la progression de la productivité sous l'effet de la révolution scientifique et technique et de l'exploitation coloniale dans les pays dits industriellement avancés. Cette possibilité s'évanouit avec la baisse tendancielle du taux de profit dans le capitalisme mondialisé et informationnellement numérisé.

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II. LA RÉSISTIBLE ASCENSION DU « LOW COST »

ET L’IRRÉSISTIBLE MOUVEMENT

DU PROGRÈS POUR TOUS.

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Dans un article précédent, je soulignais à quel point l’argent a envahi notre vie quotidienne.

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C’est une vieille réalité millénaire dont parle Karl Marx en citant le « Timon d’Athènes » de Shakespeare, mais jamais sa dictature n’avait pris une telle ampleur, ni n’avait causé autant de dégâts dans l’évolution humaine matérielle et morale.

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Sans reprendre tous les arguments d’articles précédents, rappelons toutefois que Marx n’a pas écrit « l’Argent », mais « Le Capital », où justement il décrit la transformation de l’argent en capital.

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Notre « ministre du travail » vient de justifier sa « loi-travail », qui n’est pas sa loi mais celle de l’oligarchie mondiale pour adapter l’organisation du travail à la crise de suraccumulation du capital de cette oligarchie mondiale : « S’adapter pour surpasser des concurrents à bas coût », dit-elle.

Nous y voilà : le bas coût, le Low Cost, sur lequel s’appuient les arguments de marché, la libre concurrence, le démantèlement du service public, les privatisations, et bien sûr les bas salaires et les augmentations du temps de travail, en pluie et en orage.

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Si nous sommes prisonniers du bas prix, du « Low Cost, et de la réduction de notre vie, aux deux bouts de l’achat et de la vente des moyens et biens nécessaires à notre vie quotidienne, c’est parce que l’organisation de cette vie quotidienne, ses règles, ses « solutions » malades nous sont imposées « d’en haut » par ces oligarchies.

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Bien sûr il est agréable de pouvoir et nous voulons pouvoir prendre un avion, un bus, une marchandise quelconque à prix abordables, mais plus ça va, plus nous nous rendons compte, qu’en retour, c’est nous qui le payons au quotidien par l’aggravation de nos conditions de vie et de travail et de manque d’emploi, et de chômage (que nous payons aussi) ou de travail au rabais.

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L’EXPLOSION SOCIALE DE CE MAI-JUIN 2016, c’est l’expression d’un malaise qui nous dit que le système a un problème, que notre vie se dégrade et notre avenir s’assombrit de plus en plus.

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Oui un jeune a raison de vouloir voyager à bas prix. Il a raison aussi de vouloir un horizon moins sombre, plus lumineux à sa vie, et des conditions d’existence plus humaines, humaines tout court, en progrès.

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Le projet de loi de sécurité d’emploi et de formation répond à cela (1).

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Une maitrise du déplacement des capitaux par une réforme radicale et progressive des systèmes financiers de la Banque centrale Européenne répond à cela.

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La bataille syndicale contre la loi El Khomri et pour une organisation progressiste de l’organisation du travail et d’une démocratie de l’humain producteur du « Que, quoi, comment produire » répond à cela.

Une France dans une Europe démocratique échangeant avec le reste du monde, du Kilomètre zéro à l'autre bout de la Terre en fonction des besoins, une libre circulation des personnes, répond à cela.

L’ascension du « Low Cost » est résistible parce que le low cost, ce ne sont pas des moyens supplémentaires pour vivre ; parce que les besoins anciens comme les besoins nouveaux que recherchent la jeunesse et tous les humains, exceptés les possédants dominants, peuvent être satisfait dans un nouvel équilibre en progression des richesses, à travers une productivité rendue au peuple et aujourd’hui confisquée par ces possédants dominants ; et en respectant la planète qui est nôtre maison commune.

L’EXPLOSION SOCIALE DE CE MAI-JUIN 2016, c’est l’expression d’un malaise qui nous dit que le système a un problème, mais c’est aussi une formidable fenêtre qui s’ouvre pour nous pour rejeter les solutions bancales que les pouvoirs nous ont imposées jusqu’à aujourd’hui et rechercher et mettre en œuvre des solutions durables de sortie de crise, et de développement harmonieux.

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Note (1) Sur ces questions, voir la revue "Economie et Politique", en lien sur ce blog.

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III. Et L’ECONOMIE CONTRIBUTIVE (1) EST-ELLE UNE COURSE AU PROFIT OU UNE COURSE AU PROGRES DE L’HUMANITE ?

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C’est l'effet d'outils nouveaux et un outil nouveau de la globalisation, et c’est tout. Tout dépend de l’usage qu’il en est fait ; sachant qu’un outil contient tout l’héritage du processus humain technique et culturel dans son unité, du galet aménagé à « l’intelligence artificielle », excroissances, relais et prothèses remédiant aux limites naturelles et historiques de l’espèce, du corps soi-développement social. Une globalisation saine, dépassant le profit privé, ouvre la possibilité à l’espèce humaine de passer à un stade supérieur de cohérence, de croissance, de conscience et capacité d’action saine de la nature sur elle-même, dans le cosmos humain.

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Cependant, comme toute technique, elle ne peut échapper au système social et dans la société actuelle aux conséquences de l’échange A-M-A’ qui l’habitera tant qu’une transformation qualitative ne sera pas accomplie. En soi, cette technique peut y contribuer. Cette technique ne nait pas que du seul processus technique mais d’un processus global de tous les champs d’activité, leur autonomie relative et leur unité

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C’est un outil qui, dans le processus de l’acquis des forces productives et leur devenir, les hommes, leurs machines et leurs cultures, dans leur unité et leurs mouvements et forces contradictoires, ouvre la voie soit à une libération croissante de l’activité contrainte, soit à un assèchement du terrain producteur, des humains, leurs production et leurs échanges (2).

L’industrie et l’agriculture de main d’œuvre, le capitalisme agricole et industriel restent encore la source principale de collecte de la plus value laquelle contient les limites de l’innovation et de la recherche, les contradictions entre profit et développement.

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Notes

(1)En gros, création "indépendante" de savoir et de valeur d'usage par réseau numérique mondial, et in fine de valeur marchande.

(2) « Il me parait évident que pour dynamiser la dialectique micro/macro, il faut des "propositions" économiques alternatives, marquées au sceau de la désadhérence. Le problème commence seulement quand on ne mesure pas au niveau macro que ces propositions n'ont pas chance de s'inscrire dans un processus transformateur si elles ne négocient pas leur articulation avec les réserves d'alternative engendrées dans les dramatiques de l'activité » Extrait d’une correspondance d’Yves Schwartz.

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IV. LES RESERVES D'ALTERNATIVE.

Comprendre les difficultés de la société en général, celle de la politique, celle d’un parti de transformation sociale en santé.

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1) Ce n’est pas seulement la colossale transformation de l’organisation du travail local et mondial que les techniques informationnalisées numériquement ont induites qu’il faut prendre en compte pour comprendre le monde d’aujourd’hui.

2) C’est aussi la masse colossale et toujours grandissante de travailleurs (et de chômeurs) dont l’initiative personnelle est sans cesse réduite et par là est aussi réduite l’ouverture personnelle à une pluridisciplinarité de l’acte de travail et de la pensée du travail qu’il contient.

3) C’est enfin en dernière instance les contradictions des lois du système capitaliste, ce mode d’échange et de production, dont l’hyperlibéralisme, la « marchandisation totale » est l’aboutissement, qui induisent l’accroissement colossal des contradictions sociales, de leurs douleurs et la crise de civilisation. L'absence de sécurité d'emploi et de formation, l'absence de maîtrise des flux du capital par l'absence de maîtrise politique des institutions financière est au cœur de ces contradictions

Sans ces trois « éléments » on ne peut comprendre ni les difficultés de la société en général, ni celle de la politique, ni celle d’un parti de transformation sociale en santé comme le PCF, le PGE, les nouvelles formations actuelles de transformation sociale qui ont émergé.

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J’ai, toujours, entourée d’une quantité importante d’ouvrages qui détaillent, développent, la présence d’œuvre primordiales, et en ce moment, comme : « Le Capital » de Marx, « Transformation et crise du capitalisme mondialisé » de Paul Boccara, « Expérience et connaissance du travail » d’Yves Schwartz.

Je veux vous faire part d’un tout petit passage de ce dernier ouvrage (et d'autres d'Yves Schwartz) qui va éclairer le pourquoi et le comment de l’importance de ce 1) et de ce 2) et de ce 3) : « …Ceux qui tiennent que la productivité du travail n’a jamais cessé de courir souterrainement doivent donc concilier l’idée que le travail a toujours eu pour horizon la contrainte et qu’en même temps les hommes n’ont jamais pu travailler sous l’hétéronomie pure.

Ceux qui sous-estiment l’acte productif et croient à une malléabilité naturelle de l’homme se satisferont de l’argument de l’autorité. Nous leur laissons la responsabilité de cette anthropologie du mépris. Pour nous, nous croyons que les hommes n’ont jamais pu évacuer totalement la question de l’usage productif d’eux-mêmes, cette contradiction est la croix d’une vraie recherche sur le travail… » Chap.16.3.

Je renvoie aussi à cette partie de l’ouvrage où est décrite cette paysannerie de l’après XIème siècle qui combinant l’individualisme de la nouvelle petite maitrise de son champ à l’activité des champs communaux donnera l’explosion d’une nouvelle agriculture, des forces productives au bout desquelles naissent la Renaissance, la bourgeoisie révolutionnaire, la démocratie bourgeoise certes restreinte et limitée mais sur laquelle nous pouvons construite, en France, en Europe et dans le Monde une démocratie générale, celle du producteur assurant du local au mondial une production de survie et de développement en santé.

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Derrière l’apparente torpeur et le gouffre terrifiant de la question du travail contraint à son paroxysme, ses effets de sous-implication du travailleur et d’implication citoyenne ne dépassant pas le constat et ne s’ouvrant pas à des solutions efficaces, individuelles et collectives, il y a tout ce que l’homme possède encore et toujours de besoin d’agir et de capacité d’agir et de travailler, de transformer en santé la nature pour subvenir à ses besoins primaires et complexes, ce qu’Yves Schwartz appelle « les réserves d’alternative ».

C’est sur l’usage et la mise en lumière dans l’action de ces réserves d’alternative que réside in fine la réponse économique, politique, citoyenne.

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SHEMA 1

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DEVENU et DEVENIR : Schéma inspiré librement des concepts ergologiques du Professeur Yves SCHWARTZ

Il s’agit d’une transformation qualitative de la croissance, des biens « matériels et moraux » développée dans d’autres articles.

CECI à l’instar de la croissance des concepts et systèmes de concepts exposée par Vygotski, dans le cerveau humain, de l’enfance à l’adulte et jusqu’au vieillissement, transposée à la production sociale en général. Pour imager la chose, il s’agit à la fois d’une multiplication de la production, de sa qualité et de sa diversité, et de sa « concentration », à l’image de la production des composants électroniques comme métaphore transposée du psychique, aux outils et aux entités productrices et à l’organisation sociale, c'est-à-dire de la réduction du volume occupant de chaque produit et de sa relation avec les autres produits.

(en lecture directe) TRANSFORMATION DU TRAVAIL   MOUVEMENTS DE LA SOCIETE   LUTTE DE CLASSE . Pierre Assante, 18 juin 2016

SHEMA 2 : Tableau « Un sens de l’histoire », extrait de l’essai « Division sexiste du travail, résidu ou mode de gestion ? »

P. Assante, 2004

(en lecture directe) TRANSFORMATION DU TRAVAIL   MOUVEMENTS DE LA SOCIETE   LUTTE DE CLASSE . Pierre Assante, 18 juin 2016
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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 17:55
1) 2017 : 3 grandes "options". 2) Point 5 de la « Campagne 2 pour l’emploi, imposer une autre logique » :

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Publié sur ce blog une première fois le 8 août 2016

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1) 2017 : 3 grandes "options".

2) Point 5 de la « Campagne 2 pour l’emploi, imposer une autre logique » :

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1) On pourrait, je crois, résumer les « alternatives » politiques qui nous sont proposées pour 2017 à 3 grandes « options » :

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1. Un « retour à un passé » plus heureux que la situation actuelle (FN, souverainistes «de gauche et de droite »). Cette « alternative » ne peut qu’être illusoire. On ne recrée pas le passé.

Cette première « alternative » porte tous les dangers de l’échec brutal et en ce qui concerne le FN, le danger de la dictature politique et cache son véritable but : l’alliance avec le capital monopoliste mondial pour accéder au pouvoir.

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2. Une "adaptation" pure et simple de toutes les activités humaines, et en premier lieu du travail, aux besoins du capitalisme mondialisé, informationnellement numérisé, sous prétexte de réalisme et de modernité (Droite dite "républicaine"), sans ou avec «traitement social » de la crise (PS, social libéralisme).

Cette seconde "alternative" est aussi illusoire. Et un traitement social sans résoudre les causes de la crise qui suscite un traitement social porte en lui NON la solution à la crise et ses douleurs, MAIS l’aggravation de la crise.

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3. Une analyse sérieuse des raisons de la crise, des transformations du monde et du mode de production, et des propositions, des « solutions progressives et radicales » de sortie de la crise (ComEco, PCF, Front de gauche, gauche alternative) allant avec un mouvement populaire fort et cohérent poussant à les mettre en œuvre.

Certes, cette troisième alternative semble de loin la plus difficile. Difficile ou pas, trouver la voie de sortie de la crise, la mettre en œuvre avec patience et ténacité est la seule VRAIE ALTERNATIVE (à la différence des deux premières), alternative certes minoritaire aujourd’hui, mais pouvant devenir majoritaire à travers les expériences vécues au quotidien.

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Les hommes ne peuvent agir sur leur propre processus social qu’à partir de l’existant, du réel, et par une pensée collective, une conscience des futurs possibles à expérimenter, à mettre en œuvre pas à pas, en inventant, en revenant sur les erreurs, pour avancer en santé et en bonheur.

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Pierre Assante, 8 août 2016

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2) La ComEco édite régulièrement des fiches résumant succinctement les analyses et propositions économiques de sortie de crise.

Voilà souligné ici le point 5 de la dernière édition « Campagne 2 pour l’emploi, zéro chômage, pour une société du partage, imposer une autre logique »:

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Point 5 - Faire reculer le marché financier en développant une nouvelle utilisation du crédit des banques et de la monnaie de la BCE

Les banques, coupables du chômage et de la précarité

Fin 2015, le total cumulé du bilan de toutes les banques françaises atteignait 8 416 milliards d’euros, dont seulement un quart (2 127 milliards) étaient consacrés à des crédits à des entreprises ou des particuliers.

Depuis trente ans, les banques préfèrent financer les OPA, les délocalisations, l’évasion fiscale, la spéculation immobilière, les placements financiers, plutôt que les investissements créateurs d’emplois et de richesses.

Les banques centrales, et en particulier la BCE dont les banques dépendent pour refinancer leurs crédits, sont complices. Elles injectent sur les marchés des milliers de milliards d’euros en laissant les financiers décider de l’usage qu’ils feront de cet argent !

Résultat, les États sont dans la dépendance des marchés financiers pour financer leurs investissements, les groupes industriels deviennent de plus en plus financiers, les PME et les collectivités territoriales n’osent même plus réclamer des crédits à leur banque faute d’afficher des garanties ou des promesses de rentabilité suffisantes !

Tout cela prépare une crise financière, économique, sociale encore pire que celle de 2007-2012.

Des solutions concrètes, des leviers pour réorienter le crédit

Les euros créés par les banques et par la BCE, c’est l’argent des Européens. Ils doivent servir à l’emploi, à la formation, à l’essor des services publics. Il faut de nouveaux pouvoirs des citoyens :

dans les entreprises : les représentants des salariés doivent pouvoir disposer de pouvoirs d’intervention pour stopper les suppressions d’emplois (moratoires) et pour faire prendre en compte des projets industriels économiquement efficaces, créateurs d’emplois qualifiés, avec un coût du capital fortement réduit et avec un droit de tirage sur les crédits bancaires pour les financer (Fonds régionaux pour l’emploi et la formation).

dans les quartiers : que font les banques pour financer les PME, les services publics ? Les citoyens ont droit à ces informations, comme c’est le cas aux États-Unis ! L’argent des banques, c’est les salaires, pensions, retraites, allocations diverses qui, chaque mois, sont virés gratuitement sur les comptes courants bancaires, c’est l’argent de la société et non celui des banquiers ! Ils doivent rendre des comptes.

dans les régions : ça suffit de gaspiller l’argent public en cadeaux aux entreprises ! À la place, mettons en place des fonds régionaux et un fonds national pour l’emploi et la formation, pour que les outils d’intervention économique des régions (bonifications d’intérêts, garanties d’emprunts…) poussent les banques à financer l’emploi et la création de richesses dans les territoires ! Une nouvelle règle devrait s’imposer : plus les investissements des entreprises programmeraient de créations d’emploi et de formations et plus le taux d’intérêt des crédits pour les financer seraient abaissés, jusqu’à zéro voire moins (non-remboursement d’une partie du prêt).

au niveau national pour mettre en œuvre cette nouvelle règle, avec un pôle financier public pour que les citoyens aient le pouvoir de contrôler et de réorienter les crédits distribués par toutes les banques.

dans un Fonds de développement économique, social et écologique européen financé – comme y autorise déjà l’article 123-2 des traités européens actuels – par la « planche à billets » de la BCE pour développer les services publics et instaurer une nouvelle sélectivité du crédit, pour l’emploi et contre les marchés financiers, dans toute l’Europe.

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 17:52
CRISE DE PRODUCTION : Couler avec le bateau au lieu de le transformer dans sa course ?

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CRISE DE PRODUCTION

Couler avec le bateau au lieu de le transformer dans sa course ?

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Un observateur attentif du processus social de ce XXIème siècle débutant, n’étant partial ni par rapport à ses espoirs, ni par rapport à un mouvement d’idée pourrait dire, sans doute :

« …Finalement le processus d’enrichissement personnel doit aller jusqu’au bout pour être « dépassé », c’est à dire pour que l’enrichissement personnel, contradiction nécessaire de l’individu dans l’espèce, devienne « le libre développement de chacun dans le libre développement de tous … »

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Une telle pensée est aussi celle de Plekhanov (opposant prestigieux aux options de Lénine), qui attendait que les forces productives soient suffisamment développées pour permettre une transformation qualitative du mode de production et d'échange. Cette attente, aussi justifiée soit-elle sur le plan rationnel qui veut que les conditions d’un changement soient réunies pour réussir, est aussi en même temps un appel à la paralysie sociale, car les luttes quotidiennes pour la satisfaction des besoins humains, y compris pour le pouvoir et pour les changements nécessaires à cette satisfaction, contribuent à la maturation des conditions d’une transformation sociale qualitative.

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Dans le même temps, il est clair pour moi, et d’autres, que la NEP, nouvelle politique économique (abandonnée par les options staliniennes), réintroduisant en 1921 dans la Russie soviétique des éléments du capitalisme, n’était pas un retrait de la révolution en attente de jours meilleurs, mais une relance du processus de développement des forces productives, nécessaire à une transformation sociale qualitative. En ce sens, il y a bien le choix politique de développer le capitalisme afin que le développement des forces productives qu’il contient permette son dépassement dans un nouveau mode de production où l’accumulation capitaliste et ses contradictions ne soit plus le ressort de moins en moins efficace du développement.

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Par contre, le développement du gauchisme et du nationalisme favorisés par le capital lui-même, par les groupes financiers monopolistes mondiaux, c'est-à-dire par ses hommes et ses institutions, en contre-feu des progrès de la conscience ouvrière et populaire, consistent à pousser le mouvement de contestation de son système vers des chemins sans issue.

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L’idée de faire couler le bateau capitalisme pour poursuivre la navigation sur une barque étant un des thèmes favoris des gauchismes et des souverainismes de « gauche et de droite ».

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Disons que cette plaisanterie dangereuse nous entraine les uns et les autres, à couler avec le bateau au lieu de le transformer dans sa course.

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Pierre Assante, Vendredi 12 août 2016

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 17:51
CONDITIONS MATÉRIELLES ET MENTALITÉS. La condition subalterne de l’homme générique producteur vendant sa force de travail et de la femme subissant une double division du travail.

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CONDITIONS MATÉRIELLES ET MENTALITÉS.

La condition subalterne de l’homme producteur ne possédant pas les moyens de production et d'échange, vendant sa force de travail et de la femme en tant qu’homme (1) producteur connaissant une double exploitation, une double division du travail.

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Les conditions matérielles de vie quotidienne agissent sur les mentalités, transforment et forment des mentalités.

Et en retour, les mentalités, leurs résultantes et composantes sociales, agissent sur la transformation des conditions matérielles de vie.

Il suffit de confronter cette affirmation, avec sérieux et en ne s’en tenant pas à des observations superficielles, à la connaissance que nous avons de notre période historique et celle que nous avons de différentes autres périodes historiques, pour s’en persuader, il me semble. Ceci au-delà des perceptions et sentiments du moment pouvant brouiller le paysage d’ensemble en temps et en lieu.

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Certes cette affirmation ne se contente pas d’en conclure à un processus humain de progrès linéaire, mais à tout progrès ou régression de ces conditions matérielles et de ces mentalités, leurs remises en cause positives ou négatives. Sachant qu’un processus contient à chaque moment des réalités contradictoires : il contient des progrès de rapports humains et de leurs conditions matérielles dans les régressions et des régressions dans tout progrès des rapports humains et leurs conditions matérielles.

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La crise économique, ses conséquences sur la vie quotidienne de plus en plus difficile à tout point de vue pour la masse des humains, crise dont l’origine est contenue dans notre système de production et d’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus), fait que notre vie ne peut que contenir à son paroxysme ce double mouvement de progrès et de régression.

La complexification et les capacités nouvelles du système productif accroissent aujourd’hui incommensurablement les contradictions de cet échange.

L’action de transformation de la société en santé constitue, à partir de cette réalité et non d’une réalité imaginaire, à développer ses aspects positifs, en santé, afin que le progrès, c'est-à-dire un développement en santé de l’humanité, prenne le dessus sur les multiples et divers mouvements de régressions.

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Si les conditions matérielles de vie et les mentalités constituent un mouvement complexe, divers, mais aussi une unité globale de mouvement, on ne peut imaginer le passage à une société ayant surmonté les subalternités de classe, pour passer à un niveau plus élevé de contradictions, que si toutes les subalternités ont été surmontées, en particulier la division du travail homme-femme à l’origine d’un patriarcat despotique, encore actif aujourd’hui, qu’il soit visible ou caché.

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Cela passe par une maîtrise plus grande et extrêmement possible d’une organisation démocratique du travail, de l’usage de ses techniques dont certaines ouvrent aujourd’hui d’immenses possibilités, si tant est que soit combattu le divorce entre techniques et culture. Et une organisation démocratique du travail passe par une connaissance et une expérience de l’activité de la personne dans son entité de travail et l’organisation générale de la production et de l’échange.

Techniques et culture sont unies dans tout mouvement de la société, mais d’une façon saine ou malsaine, progressiste ou conservatrice, déterminant ou non l’abolition de l’état général de subalternité encore principe de base dans notre société mondialisée et informationnellement numérisée.

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Une remarque qui n’est pas sans conséquence sur la conscience des subalternités dans le système productif et dans la double subalternité de la moitié féminine de l’espèce humaine : si l’on continue à employer le terme « genre » pour désigner la personne humaine féminine ou masculine, le terme « genre » n’aura plus qu’une signification confuse, c'est-à-dire aucune signification, ce qui n’aidera en rien l’éclaircissement du débat et de l’action pour le droit des femmes. Cette confusion sémantique illustre d’ailleurs les progrès à faire pour l’élimination de la domination masculine.

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On parle peu des droits de l’enfant ou des personnes âgées. Ils sont d’un autre ordre que l’organisation sexiste du travail, mais ils posent d’autres questions sur la subalternité dans un état de dépendance.

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Et finalement, le progrès des rapports humains contiennent d’une façon ou d’une autre la résolution ou non de l’état de dépendance en fonction des nécessités naturelles et-ou sociales d’une période historique donnée, à dépasser par des progrès continus de la civilisation.

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Pierre Assante, 21 juillet 2016.

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(1) "Homme" terme générique (Au sens GENRE HUMAIN) pour désigner un individu ou l'ensemble des individus de l'espèce humaine, qu'ils soient féminins ou masculins. Notre façon surprenante d'entendre "une femme est un homme comme un autre" montre de même le chemin à parcourir dans les mentalités et les actes.

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13 août 2016 6 13 /08 /août /2016 06:51
Attention au feu, la négligence à l’origine de 3 incendies sur 5

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Attention au feu, la négligence à l’origine de 3 incendies sur 5

DANIEL ROUCOUS, L'Humanité,

MARDI, 19 JUILLET, 2016

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Revoilà les feux de feux de forêt et de garrigue dont l'origine est souvent la négligence humaine! Rappel de la réglementation et des interdictions en zone forestière.

La négligence humaine et l'ignorance de la règlementation est 3 fois sur 5 au départ des feux : jets de mégots, permis de construire illicites ou dont les prescriptions ne sont pas respectées, plantations illégales, absence de débroussaillage, brûlage de déchets de jardin, barbecues en forêt ou pinède, camping sauvage et feu de camp. Même l’abandon de bouteilles de verre peut être à l’origine d’un incendie en faisant loupe ! Les spéculateurs n'en sont pas exempts non plus.

Avant de lire la suite consultez la plaquette-attention-a_la-foret qui s’adresse aussi aux touristes et vacanciers. Les résidents permanents et secondaires ne doivent jamais oublier de débroussailler et de maintenir leur propriété en état débrouissaillé en permanence (lire ci-après)……

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LIRE LA SUITE :

http://www.humanite.fr/attention-au-feu-la-negligence-lorigine-de-3-incendies-sur-5-612091

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 08:54
Le sale coup de l’été.

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Le sale coup de l’été

PAR MICHEL GUILLOUX

MERCREDI, 10 AOÛT, 2016

L'HUMANITÉL'éditorial de Michel Guilloux :

Pitoyable. Il aura fallu arriver au moment le plus creux de l’été pour assister à un forfait pour ne pas dire une forfaiture. La décision de la ministre du Travail d’autoriser le licenciement de Vincent Martinez, délégué CGT d’Air France, est d’une indignité totale.

La CGT, sa fédération des transports et le syndicat de la compagnie aérienne ont entièrement raison, dans le texte commun qu’ils ont rendu public, de parler de la « chasse aux sorcières » que gouvernement et Medef « mènent contre toute forme de lutte et de contestation ». Saisie sur l’affaire dite « de la chemise », la justice, fin mai, a été tellement embarrassée que, pour exercer son pouvoir sans être expéditive, et à la demande des avocats des quinze salariés concernés au total, elle a reconvoqué une audience sur deux jours, les 27 et 28 septembre prochains.

Quatre salariés ont pourtant déjà été licenciés. En l’absence de décision ministérielle au 4 juin, le licenciement de Vincent Martinez aurait dû être annulé de fait. Rappelons que l’inspection du travail parle d’un dossier vide. Quel courage il aura fallu à Myriam El Khomri pour attendre deux mois de plus et ce 8 août pour faire cet « exemple » réclamé par la direction d’un groupe qui entend museler toute contestation en son sein.

Un mauvais coup de l’été ne suffisant pas, ce même 8 août, sa signature rejoignait celles de pas moins de onze membres du gouvernement et du locataire de l’Élysée pour promulguer la loi travail. Le pouvoir a non seulement refusé d’entendre l’opposition populaire, syndicale, politique, parlementaire à un de ses textes mais il se sera joint aux plus indignes clameurs de haine à l’égard de la CGT et, au fond là encore, de toute contestation. Le seul regret qu’a eu François Hollande, comme il l’a confié en revenant de Rio, est de ne pas avoir profité de la loi Macron, promulguée, elle, en août – décidément – 2015 pour faire passer sa machine de guerre contre le Code du travail. Rendez-vous en septembre, alors.

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 04:49
La stratégie occidentale et l’aide décisive du Fateh al-Cham....

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Extrait de l'article :

Alep Les rebelles soutenus par l’ex-Front al-Nosra

Syrie

PIERRE BARBANCEY

LUNDI, 8 AOÛT, 2016

L'HUMANITÉ

".....La stratégie occidentale et l’aide décisive du Fateh al-Cham

Or, ce qui se passe à Alep est, en quelque sorte, exemplaire de la stratégie occidentale partagée par l’Arabie saoudite, le Qatar et en grande partie par la Turquie (Ankara a, on le sait, un problème avec les Kurdes). La situation nouvelle est particulièrement due à l’aide décisive apportée par le Fateh al-Cham, la nouvelle appellation du Front al-Nosra, qui a envoyé ses troupes depuis Idlib. Voilà donc la jonction faite entre ce groupe qui, il y a peu, se revendiquait d’al-Qaida et les rebelles dits « modérés », financés, formés et armés par les Occidentaux. Le 28 juillet, le Front al-Nosra a annoncé sa rupture avec al-Qaida et, le 31 juillet, la contre-offensive était lancée pour enfoncer les lignes gouvernementales. Mais l’on sait que les liens idéologiques sont toujours là. Comme l’écrit Anthony Samrani, dans le quotidien libanais l’Orient le Jour : « Le Front al-Nosra a démontré sa capacité à s’adapter au contexte local pour inscrire son projet dans le long terme. Cette rupture lui permet en effet de collaborer de façon plus étroite avec les autres groupes rebelles et d’être considéré, en raison de ses effectifs importants (plus de 10 000 hommes), comme un allié indispensable dans la bataille d’Alep. »......

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SUITE sur ce lien :

http://www.humanite.fr/alep-les-rebelles-soutenus-par-lex-front-al-nosra-613285

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 07:12
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Vous voulez être entendus

Comme nous, vous en avez assez de voir la parole populaire méprisée, ignorée, trahie.

Le Parti communiste lance une grande consultation citoyenne dans le pays pour débloquer la situation. Pour avoir un grand débat public, faire émerger les exigences populaires, ouvrir des solutions face à la crise. Un grand débat pour donner votre avis sur la France, l’Europe, le monde.

Nous avons tous un bout de la solution

Vos exigences, exprimées et rassemblées doivent former un mandat populaire à rendre incontournable. Donc, à vous d’écrire la politique, à vous la parole !

Prenez la parole !

Le questionnaire, proposé à 500 000 personnes dans le pays est un point de départ. Vos réponses seront synthétisées au niveau national et rendues publiques.

Vous pouvez télécharger le questionnaire ci-contre pour le remplir ou le faire remplir avant de nous le retourner ( par la poste à l'adresse indiquée ou scané par mail àpcf@pcf.fr )

Vous pouvez aussi remplir le questionaire directement par internet sur le sitewww.lagrandeconsultationcitoyenne.fr

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Pourquoi une grande consultation citoyenne ? :

http://13.pcf.fr/sites/default/files/exe_

tract_consultation_a5.pdf

La consultation à remplir et à renvoyer, si le cœur vous en dit ! :

http://13.pcf.fr/sites/default/files/exe_

3_volets_consultation_stc1.pdf

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 23:33
A-M-A'. L'inversion de l'échange. 2007.

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Ce texte, plein de maladresses, n'est qu'un témoignage d'un moment de reflexion.

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Comment l’inversion économique des échanges

est « LA » condition matérielle de vie

DANS UN MODE DE PRODUCTION HISTORIQUEMENT DETERMINÉ

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1 Dans le phénomène de pourrissement de la démocratie représentative, n’y a-t-il pas, contradictoirement, développement des conditions du développement des éléments du pouvoir des producteurs ?
2 L'on croit faire une synthèse et l'on fait une erreur composée...
Pourquoi ne pas repartir de l'échec, ou de la dernière avancée, ce qui est la même chose,

pour trouver de nouvelles voies plutôt que de faire table rase.

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La contradiction dans laquelle nous vivons semble souvent incompréhensible. Des avancées immenses ont été faites en matière de santé, d’éducation, etc. Les techniques ont décuplé les forces humaines. Les comportements humains dans les démocraties semblent être mus majoritairement par un esprit de solidarité, de coopération, de respect des autres.

Pourtant ces efforts des personnes aspirant à cette paix, cette vie en commun, ne se concrétisent pas socialement.

Le mode de production ne le permet pas. Les échanges entre les personnes ne sont pas de nature à faciliter les rapports auxquelles elles aspirent : les échanges n’ont pas pour base les besoins de chacun et l’échange du travail que chacun peut faire pour soi et pour l’autre. La base des rapports, c’est l’accumulation monétaire, pour dire la chose simplement. On n’échange pas un travail, un objet contre un autre travail, un autre objet dont on a besoin, mais on échange à partir de l’argent, et l’individu, le groupe qui a le plus accumulé entre en rapport de domination avec les autres.

Ce n’est pas au niveau individuel que ce « mécanisme » fonctionne. Mais au niveau d’un groupe élargi et aujourd’hui de la planète. C’est la circulation du CAPITAL global qui permet de reproduire l’humanité. Dans tous les aspects de son activité, travail, loisirs, contraintes, désirs.

Il n’est pas question de développer ce que Marx a très bien développé et qui est présenté ici sous une forme un peu anecdotique, pour faciliter l’abord et la lecture de cet article. Marx explique bien comment s’est « renversé » l’échange humain basé sur l’échange des marchandises de toutes sortes nécessaires à la vie humaines (de l’utilitaire le plus immédiat au « bien culturel »). L’échange, dans son évolution est passé par la monnaie, pour simplifier la circulation des marchandises. Marx décrit l’échange par la formule simple M-A-M’, c'est-à-dire que la circulation se fait d’une marchandise M vers la production d’une autre marchandise M’ en passant par l’échange monétaire argent A. Car de même qu’on ne peut pas couper une plante en trois, racine, tronc, feuillage et la garder vivante, on ne peut pas couper en trois la vie humaine en production, distribution, consommation. Le processus de production, celui de distribution, celui de consommation est en fait un processus unique, comme toutes les fonctions de la plante sont un processus unique. Mais la comparaison s’arrête là : le processus de production chez l’humain fait appel à une activité propre à l’humain, le processus de la pensée. Ce processus est à la fois collectif et à la fois personnel, et l’autonomie de la pensée peut prendre une grande distance avec les besoins vitaux humains. La pensée de Hitler, du groupe humain qu’il concrétisait, par exemple démontre cette autonomie, sur un plan négatif. Cet exemple négatif pour la personne et l’espèce humaine est heureusement compensé par des autonomies positives qui depuis que l’espèce humaine existe lui ont permis tous les progrès que nous connaissons. Mais la mise à disposition de toute l’humanité de ces progrès dépend du mode d’échange mis à disposition de l’humain, et c’est là que nous revenons à la formule de l’échange.

L’évolution des échanges telle qu’elle s’est faite les a inversés, avons-nous dit : de moyens d’échange, l’argent (A) est devenu le but de l’échange, et le moyen de domination pour la personne et le groupe qui l’accumule. De M-A-M’, l’échange est devenu A-M-A’ : le groupe possesseur de l’argent produit des marchandises pour accroître l’accumulation de l’argent. Au bout de cette dérive, c’est le capital en tant que puissance financière et non en tant que puissance productive qui domine. Cette domination va influer sur les choix en matière de développement, sur la qualité du développement, leur correspondance ou non avec les besoins humains. Les catastrophes humaines que nous connaissons trouvent dans ce type de fonctionnement l’aliment premier, essentiel.

Mais la catastrophe ne s’arrête pas là. Dans un mode de vie où chaque personne, pour répondre à ses besoins quotidiens, doit se soumettre inconsciemment ou non au type d’échange A-M-A’ , toute son « âme », c'est-à-dire, tous ses modes de se comporter et de penser vont se soumettre au mode de production et d’échange A-M-A’.

Marx disait qu’un despote ne peut exister que si il a une fonction, c'est-à-dire, qu’il ne peut exister que par la contribution et à l’accord tacite de ceux qui y sont soumis et qui ont besoin de cette fonction. La question de fond est : comment remplacer le despotisme du CAPITAL par un mode d’administration de la société dont les besoins humains soient le centre. Comment faire pour que la définition des besoins ne soient pas déterminée arbitrairement, laisse la place à la réalisation personnelle sous toutes les formes désirées et permette une cohérence globale de l’activité humaine.

Je vous recommande la conclusion de Marx contenue dans ses manuscrits de 1844 sur le comportement humain face à l’argent, ce texte n’a pas pris une ride et il constitue une excellente introduction à l’analyse plus aride du fonctionnement du capital, contenue elle dans les trois livre du capital. Marx y tourne le capital comme un objet dans ses mains pour le voir sous tous ses angles, sous tous ses aspects, et en tant que processus qui se poursuit aujourd’hui et dont pour devons nous efforcer de comprendre le fonctionnement actuel. Je pense que les bases, les fondations marxienne restent un élément constant pour cette compréhension.

A ce stade de la réflexion, je vous soumets une série de questions liées à ce « comment », série de question qui ont comme centre ce qui permet de reproduire l’humain, son travail, non en tant que contrainte parmi les contraintes naturelles et sociales, mais en tant qu’activité libre, réalisatrice du corps-soi......

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Pierre Assante 25 juillet 2007

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Ce texte, plein de maladresses, est extrait d'un long essai :

http://www.pierreassante.fr/dossier/BLOG_LA_METAMORPHOSE_DU_TRAVAIL_5.pdf

Il témoigne d'une étape de réflexion.

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 07:29
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Article Edité sur ce blog une première fois le 12/07/2016 08:37

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ESSENTIEL : Paul BOCCARA."La révolution informationnelle, ses ambivalences, ses antagonismes, ses potentialités".

Mon commentaire ci-dessous et l'article de Paul Boccara en ligne (lien à la fin de ce commentaire après l'extrait)

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Ce texte peut constituer une suite logique, dialectique au Chapitre sur "la grande industrie" du livre I du Capital de Marx, ainsi que de "Impérialisme, stade suprême du capitalisme" de Vladimir Oulianov.

C'est à dire une description d'un processus humain, jusqu'à aujourd'hui et les possibles qui s'ouvrent pour une "Nouvelle civilisation" répondant à la crise actuelle, la crise économique, la crise de l'activité de la personne qu'analyse l'ergologie recherche pluridisciplinaire(1), et la crise de civilisation actuelle.

Il ne s'agit pas que de « l'humain d'abord » en tant que description d'une crise morale résultant de la négation de la personne. Il s'agit des causes de la négation de la personne et de ses effets.

Les causes de la négation de la personne sont bien reliées aux conditions matérielles de vie de la personne dans un système concret, le capitalisme monopoliste mondialisé et informationnellement numérisé, et la crise morale est bien liée et partie intégrante de ces conditions matérielles.

Dans le même temps, les nouveaux possibles économiques, systémiques, ouvrent aussi les possibilités d’une révolution philosophique dans laquelle la conscience humaine en progrès « exponentiel » peut rendre profondément naturel son rapport à la nature, aux autres humains. Mais là n’est pas le but premier de cet article, à mon sens. Sur la question d’une autre civilisation et de la conscience humaine collective, lire « Pour une nouvelle civilisation », autre texte de Paul Boccara présenté dans ce blog.

Les travaux sur le capitalisme monopoliste d’Etat social, ont constitué une étape dans l’étude du processus qui nous mène à la crise systémique d'aujourd’hui, ses solutions possibles par hypothèse, et la poursuite possible du processus humain sous des formes encore inimaginables pour la plupart d’entre nous, dans un passé relativement récent.

Pierre Assante, 10 juillet 2016

(1) Voir les travaux d'Yves Schwartz sur ce blog

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Cet article se trouve dans le N° de mai-juin de la revue ECONOMIE & POLITIQUE, présentée dans ce blog aussi.

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UN EXTRAIT :

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« On peut considérer que la montée de la prédominance des partages des résultats et des coûts informationnels entraîne, désormais, la possibilité d’autres règles que celles du marché et du capitalisme.

Cependant, nous l’avons vu, sous les pressions spéculatives, idéologiques et politiques des capitaux financiers transnationalisés, la prédominance des informations et de leurs partages a été récupérée, avec la mondialisation capitaliste, par les privatisations et l’expansion formidable des groupes monopolistes multinationaux. En effet, ces derniers peuvent partager les coûts de recherche-développement à l’échelle mondiale, et cela bien davantage que ne le pourrait une entreprise publique nationale. Ils utilisent le marché financier pour les prises de contrôle, le financement et aussi la valorisation des actifs informationnels ou immatériels23. Ils visent en outre le contrôle des marchés et la protection de leurs surprofits.

Le partage des coûts informationnels cherche à réduire les coûts dans de grands ensembles privatifs monopolistiques. Mais ceux-ci rivalisent entre eux, jusqu’à chercher à se détruire. Ils mettent en concurrence les salariés du monde entier en détruisant des emplois, et en refoulant les exigences nouvelles de formation, pour la rentabilité financière des capitaux. D’où l’ambivalence et les antagonismes entre le développement des potentiels de dépassement effectif et, au contraire, l’exaspération des contradictions et des rentes du système existant mondialisé…… »…..

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..........SUITE ICI : ​http://www.economie-politique.org/89986

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