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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 06:28
A.CHASSAIGNE, voir note (1)
A.CHASSAIGNE, voir note (1)

PRINCIPES

DU PROJET DE LOI

POUR LA SÉCURITÉ DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION

Elaboré, avec la participation de personnalités, de syndicalistes, de militants associatifs, d'élues et élus.

par la Commission Economique du PCF

Présenté par les groupes Communiste Républicain et Citoyen à L’assemblée Nationale et au Sénat (1)

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La proposition de loi qui suit gagnerait en outre à être confortée par une modification de la Constitution, dans son préambule, ouvrant de fait vers une 6e République. Elle concernerait le rôle social des entreprises, les pouvoirs d’intervention des travailleurs et le rôle du crédit et des institutions financières. Avec, par exemple, les trois dispositions suivantes que le Parlement pourrait adopter:

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PRINCIPES

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1° Une vision de l’entreprise, au service de l’intérêt général « L’activité économique des entreprises de production de biens ou de services, qu’elles soient privées ou publiques, à but lucratif ou non, a pour finalités le bien-être des producteurs, la sécurité de l’emploi et de la formation, la satisfaction des besoins des citoyens, la préservation de l’environnement. Les choix de gestion des entreprises sont guidés par ces buts qui priment toute autre considération. »

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2° La démocratisation du fonctionnement des entreprises « La loi détermine les conditions dans lesquelles les travailleurs exercent un pouvoir de décision dans la gestion des entreprises et dans la détermination collective des conditions de travail, sans que le droit de propriété ne puisse primer. »

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3° Des institutions financières pour le développement et l’épanouissement humain « Le crédit est un bien commun du peuple. Les institutions financières remplissent un service public national dédié au développement économique durable et à la sécurisation de l’emploi et de la formation. »

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LIRE LE PROJET DE LOI DANS SA TOTALITÉ SUR CE LIEN :

http://www.economie-politique.org/sites/default/files/eco_po_sef_03_05_16-2.pdf

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(1) Eliane ASSASSI est Présidente du groupe CRC au Sénat.

André CHASSAIGNE, est Président du groupe CRC à l'Assemblée Nationale.

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 08:03
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SOMMAIRE :

Déclaration du PCF sur Alsthom, page 2

Chômage, les menteurs, page 5

Prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, un choix idéologique, page 9

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http://www.economie-politique.org/sites/default/files/lettre_rapse_135.pdf

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 11:30

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« La Philo du Prolo » http://pierre.assante.over-blog.com/ Bulletin Hétérodoxe Très Perso N° 11 Octobre 2016. THÉORIE DE LA CONNAISSANCE.

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Sommaire, pages

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1. il faut que contestation et remÈdes À LA CRISE soient portÉs par une conviction qui habite puissamment la masse dune population et remplace la conviction passée obsolète

DE SALVIEN À AUJOURD’HUI. Page. 2

2. THÉORIE DE LA CONNAISSANCE et d’abord CITATION. Page 4

RÉFLEXION DE RENTRÉE SUR NOS DIFFICULTÉS, PEURS ET HUMEURS. RECUL DU MARXISME ET ENVAHISSEMENT PAR LES OBSCURANTISMES

DU VIDE CRÉÉ. Page 6

3. Lénine

XIe CONGRÈS DU P.C. (b)R.

(27 MARS - 2 AVRIL1922). Page 8

4. HANDICAP PHYSIQUE ET HANDICAP MORAL. Page 10

5. La substitution de « Est-ce que je peux le cueillir, le chasser, le produire » par « est-ce que je peux l’acheter ». Page 11

6. RÊVE ITALIEN …Page 12

7. Opération MACRON. Page 13

8. partage d’un vrai repas, d’un repas ordinaire et quotidien (2008). Page 14

9. Recommençons par le recommencement : la marchandise (Retour sur un article de 2008). Page 15

10. De l’usage du terme mutation dans le projet de texte du congres, Mutation du Parti, mutation de la société….(2008). Page 17

11. L’INCONSCIENT. Poème. (2007) Page 18

12. DE LA QUESTION DU POUVOIR DES PRODUCTEURS (2007). Page 20

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http://pierreassante.fr/dossier/La_Philo_du_Prolo_N_11_THEORIE_DE_LA_CONNAISSANCE.pdf

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 11:26
Pierre IVORRA, Portrait de groupe du capitalisme français

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Portrait de groupe du capitalisme français

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Dans une étude récente l’Insee révèle que les 150 grands groupes multinationaux français (occupant plus de 5 000 salariés, disposant d’un chiffre d’affaires supérieur à 1,5 milliard d’euros ou d’un total de bilan supérieur à 2 milliards) réalisent en 2013 environ 55 % de leur chiffre d’affaires hors de France et y occupent une même proportion de leurs effectifs.

Mesure-t-on les conséquences économiques, financières, sociales, politiques et même écologiques d’un tel redéploiement ? Nous ne sommes plus dans la France de l’après-guerre ou même dans celle de 1968. Les multinationales françaises sont aujourd’hui pleinement insérées dans la mondialisation actuelle, celle d’un capitalisme financiarisé et secoué par une crise profonde, affectant tout son système, ayant la dimension d’une crise de civilisation. Dans le contexte de la révolution technologique actuelle, cette reconfiguration des multinationales à base française transforme singulièrement la manière de produire, les échanges intra-groupes prenant le caractère de transferts internationaux de ressources, de connaissances, de technologies, de profits, de main d’œuvre avec toutes les opérations monétaires et financières susceptibles de les accompagner.

On ne s’étonnera pas de constater que l’Union européenne est la zone d’implantation la plus importante des multinationales à base française de toutes tailles avec plus particulièrement 3 pays : le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Espagne. Fait remarquable, la part des salariés travaillant dans l’industrie y est bien plus forte qu’en France, atteignant en Allemagne 53,2 % des effectifs employés hors France par ces groupes, 38,6 % en Espagne, 31,9 % au Royaume-Uni, contre seulement 13,9 % dans l’Hexagone. Autre trait majeur : l’importance de l’implantation de ces multinationales aux Etats-Unis. Elles y réalisent 15,4 % de leur chiffre d’affaires hors France et y emploient 11 % de leurs effectifs internationaux, contre respectivement 9,6 % et 6,6 % en Allemagne.

Cela permet de dessiner certains des traits caractéristiques du grand capital français particulièrement avec sa forte tendance à essayer de tirer partie des atouts des autres plutôt qu’à développer suffisamment les siens, en France notamment : Il cultive l’industrie dans le pays qui en a fait sa force, en Allemagne, et les nouvelles technologies aux Etats-Unis. Enfin il utilise les pays émergents et en développement particulièrement pour accumuler des profits faciles grâce à la baisse du coût du travail. Le repliement à l’intérieur de nos frontières n’aiderait évidemment pas à changer tout ça.

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Pierre IVORRA, Chronique économique, l'Humanité, 28 septembre 2016

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 10:24
Cependant la condition pour qu’un bon cuisinier puisse cuisiner dépend, en dernière instance, de ce qu’il peut avoir dans le frigo.  Crise, économie, paix et développement humain

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Cependant la condition pour qu’un bon cuisinier puisse cuisiner dépend, en dernière instance, de ce qu’il peut avoir dans le frigo.

Crise, économie, paix et développement humain.

Production et développement de l’être social.

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Certes, « passer au super marché pour remplir le frigo » est un besoin évident pour qui ne veut pas mourir de faim et appartient aux couches moyennes ou basses de la société en matière de revenu.

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La question de fond pour remplir le frigo c’est le revenu personnel nécessaire aux achats, alimentaires et tout achat en général. Mais pas seulement. La question première est la production des produits et des biens que nous achetons. S’en préoccuper ne serait pas un luxe…

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Le but d’un paysan dans une société agricole marchande majoritaire c’est la production agricole autoconsommée par lui et sa famille. Plus la production agricole en surplus qu’il va vendre pour échanger des produits qu’il ne produit pas avec ceux qui les produisent.

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La motivation première dans une société capitaliste marchande et de droit dont le statut majoritaire du producteur des biens est le salariat, ce n’est pas la production, c’est le salaire permettant d’acquérir par l’achat les biens produits.

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On comprend la différence de mentalité qui peut habiter l’homme producteur selon le type de société.

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Bien sûr il existe aussi la motivation altruiste, esthétique et éthique à produire, indépendamment du mode de production. Mais cette motivation altruiste ne peut « dépasser » celles produites par les conditions historiques, concrètes, du moment, de survie et de développement de la personne dans une société donnée. Du moins jusqu’à présent, c'est-à-dire dans des conditions de production et de conscience dans leur unité, déterminées par le mode de production présent et passé. Pour ce qui est des motivations dans le futur c’est sans doute une question essentielle qui nous est posée.

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Pour ceux qui étaient adultes dans les années 1970-80, ils se souviennent des commentaires récurrents des médias, idéologiquement motivés, mais s'appuyant sur des faits, sur la question bien réelle des libertés d’expression et de déplacement dans les pays dits du « socialisme réel » ou « de l’Est ». Les questions de logement, d’études, de recherche, etc. c’était autre chose que le « débat » médiatique n’abordait pas. Ils se souviennent aussi des critiques en matière de motivation au travail dans ces pays et même des efforts des Etats de ces pays pour créer un intéressement financier motivant une meilleure participation à la production.

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L’analyse pluridisciplinaire du travail et les chercheurs qui se penchent sur les situations de travail se sont interrogés sur une multitude de questions. La motivation dans le contexte personnel et général des situations de travail fait partie de ces questions et des réponses partielles, en mouvement à ces questions.

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Pour un marxiste, je crois, la motivation première sur laquelle peuvent se développer des motivations nouvelles qui peuvent non se substituer à la motivation première, mais prendre le pas quand s’en ouvrent des possibilités, c’est le lien matériel et psychique entre l’activité et la satisfaction des besoins.

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Pour simplifier, le chasseur du clan primitif sera d’autant plus motivé à la chasse et au perfectionnement de ses techniques de chasse que la chasse résoudra son problème de faim et au-delà de goût alimentaire.

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Pour parcourir tout l’espace des besoins, le chercheur moderne sera motivé par la résolution d’une question scientifique parce que le travail et la pensée que le travail en général développe et particulièrement le travail scientifique et même philosophique lui sera devenu un besoin, l’un motivant l’autre réciproquement.

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Mais certes, un élément indispensable peut être handicapé dans un mode de production privilégiant la production de capital pour produire des biens, cet élément handicapé c’est le lien défectueux entre les besoins généraux de production et l’organisation de leur production et l’obligation handicapante de passer par la production de capital pour produire ces biens.

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Dans mon enfance et dans toute la période du « socialisme réel », l’exemple de « grands » scientifiques là-bas et ici, ici et là-bas, comme de « grands créateurs» artistiques dont la motivation participait consciemment au progrès général de la société, au libre développement de la société permettant le libre développement de chacun, cet exemple procurait à tort ou à raison des sentiments d’admiration et des envies de copier ces exemples.

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Cet exemple touchant ( au double sens du terme) à une activité particulière, les sciences, l’art etc. n’est pas limité à ces activités particulières, mais peut être constaté dans toute activité humaine, indépendamment des hiérarchies données aux activités humaines dans une société donnée.

Certes ce type de mimétisme et donc de motivation, tendant à développer les aptitudes et les capacités de la personne, des jeunes en particulier, existe toujours et partout, sans quoi, toute la société se serait effondrée, mais est limité par les conditions d’exercice de leur activité, la production de capital à laquelle elle est asservie.

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Le lien entre activité et satisfaction des besoins, du besoin élémentaire au besoin de savoir et au besoin conscient de développement de la conscience, et le type de motivation qui en découle, doit être libéré, c’est ma conviction, de la motivation première de besoin de production de capital de notre société capitaliste, mondialisée, numériquement informationnalisée, à son paroxysme ultralibéral de sa marchandisation de toutes les activités humaines et de son hyper-représentativité présidentielle de fin de démocratie bourgeoise, mortellement malade, limitée, ignorante de la démocratie du producteur.

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Comment ?

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En rompant progressivement, dans la continuité processuelle et les sauts du développement humain, ses causalités et ses inventions, sa volonté et les nécessités, en rompant, dis-je, et disons-nous, le lien entre entre production de capital et production des biens.

En menant jusqu’au bout les capacités du capital à produire des biens et en dépassant les contradictions entre production de capital et production de biens.

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Le système d’échange repose aujourd’hui sur l’immense croissance de la mobilité du capital, sa mondialisation, sa numérisation informationnelle, laquelle repose elle-même, en action réciproque sur tous les échelons, du local au mondial, en passant par la cité, les régions, les nations, les zones régionales du monde comme l’Europe, l’immense croissance de la mondialisation du système de création monétaire et sa distribution par le système financiers (1).

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Ce n’est pas en cassant cette machine d’échange, comme les canuts auraient cassé les nouveaux métiers à tisser que nous répondrons à nos besoins. C’est en la transformant et en la mettant au service des besoins humains, du développement matériel et moral de l’humanité, quantitativement et qualitativement.

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La sécurité de l’emploi et de la formation, assurant une continuité permettant le développement et une reproduction de la vie humaine, fait partie des besoins. Ce qui ne veut pas dire uniformité des activités et des choix d’activité mais création des conditions permettant une infinie diversité et ces choix.

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La maîtrise du mouvement du capital dans le sens de placer les investissements réels et symboliques que représente la quantité réelle et symbolique que l’argent contient, passe par une transformation progressive et révolutionnaire du système financier et de la création monétaire dans un premier temps, vers un autre type de production et d’échange ou la mesure sera celle des besoins en fonction de capacités communes mais diverses données, sociales, générales de l’humanité comme personnelles dans cette humanité.

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En écrivant cela je pense fortement à Salvien de Marseille.

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Lui aussi a connu une fin d’Empire, mais sans le renouvellement en continuité relative des capacités que cet Empire et son mode de production esclavagiste, dans lequel existaient cependant aussi en masse des paysans et citoyens libres, avait créé. Un énorme trou de reconstitution de l’organisation et de forces sociale s’en est suivi.

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Nous, nous possédons les conditions de cette continuité, dans tous les domaines, économie, ergologie, anthroponomie, écologie, et sciences et techniques attachées à l’unité de ces domaines.

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Ce qui nous manque encore, c’est la conscience majoritaire des remèdes à la crise qui menace notre vie, son développement. L’économie marxiste et son développement ont a été mis sous le boisseau, car sa connaissance menaçait et menace le système, ceux qui le soutiennent, à notre différence, consciemment et qui en profitent personnellement, mais certes bien mal….

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Il est temps qu’un grand mouvement populaire et une organisation d’un grand mouvement populaire remette au centre de la crise et de notre développement humain les remèdes que la pensée économique marxiste et son développement contiennent.

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La crise générale, mondiale, c'est-à-dire les effets des contradictions du capital et la menace sur le développement humain n’ont pas comme seul remède l’analyse économique marxiste et les remèdes qu’elle propose.

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Cependant la condition pour qu’un bon cuisinier puisse cuisiner dépend, en dernière instance de ce qu’il peut avoir dans le frigo.

La répétition fréquente de mots en particulier dans une même phrase est volontaire.

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Pierre Assante, 29 septembre 2016.

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(1) Très rapidement : Il faudrait faire ici un rappel des conditions de création de la plus-value, relative et absolue, des conditions « concurrentielles » des progrès ou pas de la productivité, un rappel sur la baisse tendancielle du taux de profit sur un objet produit « compensée » un temps pour le capital (contre tendance) dans-par par l’immense augmentation de l’ensemble de la production et du profit global par rapport au profit sur un objet produit, et les activités parasitaires ( explosion de la spéculation financière parasitaire) que cette masse de production et de profit ouvrent, enfin un rappel sur la suraccumulation-dévalorisation du capital, les crises cycliques et la crise systémique.

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 16:16
CONSEIL NATIONAL DU PCF 24 septembre 2016, Rapport introductif, Pierre Dharréville, Rapport sur l'Europe, Anne Sabourin. Relevé de décisions.

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CONSEIL NATIONAL DU PCF 24 septembre 2016, Rapport introductif, Pierre Dharréville, Rapport sur l'Europe, Anne Sabourin.

Relevé de décisions.

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Rapport introductif, Pierre Dharréville

".....Sur le visage du monde, au front de nos contemporains, il y a ce pli d’inquiétude. Nous sentons le frisson qui parcourt la planète, ces rafales irrégulières qui viennent gifler et griffer nos existences entremêlées. Nous sentons que la terre se tend, qu’un grondement sourd la traverse, que des failles s’y dessinent. Nous savons plus ou moins confusément n'en avoir pas fini avec les catastrophes. Sans les nier, ni sans les augmenter, il s’agit donc de ne pas s’y résoudre. Comme l’écrivait Victor Hugo : « Tenter, braver, persévérer, c’est être fidèle à soi-même, prendre corps à corps le destin, étonner la catastrophe par le peu de peur qu’elle nous fait. » Ne pas maquiller ce pli d’inquiétude persistant, l’écouter, le comprendre, en attaquer la cause. De ce pli, faire une ride, une marque du passé. Ce pli sur nos fronts est le reflet de cette faille sur le monde que désigne Thierry Fabre, animateur des Rencontres d’Averroès. « Une faille, dit-il, est plus qu’une simple fissure, dans tout son étirement, mais elle n’est pas encore une fracture, irréparable. Il reste un monde des possibles, pour mieux nous relier. » De ce qui vient, nous ne savons pas tout, nous ne pourrons tout maîtriser, mais on nous trouvera debout, cherchant à gagner de la hauteur et de la profondeur, cherchant à agir avec d’autres, avec chacune et chacun, c’est-à-dire à faire de la politique. Avec ce qu’il faut de calme et ce qu’il faut de passion, avec ce qu’il faut de révolte et ce qu’il faut de tendresse, avec ce qu’il faut d’exigences pour aujourd’hui et ce qu’il faut d’espoirs pour demain. Dans cette faille, dans ces failles, il y a un espace pour la politique. Pour ne pas rester dans le vague, il faudrait en dire plus sur la catastrophe et……"

...SUITE SUR CE LIEN 1 :

http://www.pcf.fr/sites/default/files/rapport_cn_24_sept_2016_0.pdf

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Rapport sur l'Europe, Anne Sabourin

"....« En crise », « dans la tourmente », « en voie de dislocation », les constats alarmistes pleuvent sur l'état de la construction européenne. C'est Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, qui en parlait le mieux, la semaine dernière, lors de son discours sur l'état de l'Union, devant le Parlement européen : « J'ai été le témoin de plusieurs décennies d'intégration européenne. [...] Mais, jamais encore, je n'avais vu un terrain d'entente aussi réduit entre nos États membres. [...] Jamais encore je n'avais vu des représentants des institutions de l'Union fixer des priorités aussi différentes, parfois en opposition directe avec les gouvernements et les parlements nationaux. C'est comme s'il n'y avait quasiment plus de point de rencontre entre l'Union et ses capitales nationales. » Le constat est juste : nous sommes entrés dans l'Europe post-crach financier de 2008, l'Europe de la crise sociale, l'Europe des chocs politiques à répétition, l'Europe qui commence à se replier. Les fondements de l'Union européenne libérale ont non seulement conduit à la crise, mais l'ont lourdement aggravée. La croissance est de plus en plus atone en Europe, mais les tendances déflationnistes sont de plus en plus à l'œuvre avec à présent un recul des prix. Ceci tandis que la croissance financière s'envole. Le monde a retrouvé en 2015 (fin 2014) le niveau de levier financier de la veille de la crise de 2007- 2008 avec des dettes quasi équivalentes. Nous sommes dans la même configuration qu'avant l'étincelle des subprimes qui a déclenché la crise financière. L'investissement tant public que privé se réduit parce que l'argent est absorbé par la finance, planqué par les multinationales et les plus riches. Des 80 milliards par mois créés par la BCE, des 1000 milliards d'évasion ou de fraude fiscale à l'échelle européenne estimés par les frères Bocquet, pas un cent n'est investi dans les outils productifs, encore moins dans les services publics. La destruction de l'industrie se poursuit – Alstom à Belfort en est un triste exemple. Mais c'est aussi le cas de Caterpillar à Charleroi et en Irlande du Nord......"

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...SUITE SUR CE LIEN 2 :

http://www.pcf.fr/sites/default/files/rapport_europe_anne_sabourin_cn_24_25_sept_2016.pdf

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Relevé de décisions :

"... . loi travail : prendre des initiatives militantes et parlementaires contre l’application de cette loi, pour une alternative de sécurisation de l’emploi et de la formation et contre la criminalisation de l'action syndicale ;

· faire grandir une grande bataille nationale pour un renouveau de notre politique industrielle, notamment ferroviaire et énergétique, en lien avec les mobilisations à Alstom, EDF,... Une délégation du PCF participera à la manifestation nationale des « Alsthommes », le 27 septembre ;

· lutte contre la finance et pour une autre utilisation de l'argent : prendre appui sur le succès du livre d'Alain et Éric Bocquet, sur le rapport parlementaire sur le CICE et sur nos propositions pour un pôle public bancaire afin de porter nos solutions alternatives ;

· mener une bataille pour des solutions humaines d’accueil des migrant-e-s et des réfugié‑e‑s ;

· prendre des initiatives pour construire un grand mouvement pacifiste après le succès de la Marche pour la paix du 24 septembre ;

· poursuivre la bataille sur la situation des communes et des services publics dans les territoires avec la préparation des Assises du 19 novembre avec Convergence des services publics et des mobilisations locales comme celle du grand marché solidaire du 14 octobre, à Grigny, pour protester contre la fermeture de l'unique grande surface commerciale de la ville.....

.......

· continuer à faire grandir des majorités populaires pour des changements de progrès à gauche, en faisant reculer les idées de droite et d'extrême droite ;

· poursuivre nos efforts de rassemblement politique pour transformer ces majorités en majorités politiques, nationale par une candidature commune à la présidentielle, et des majorités locales par l'élection de député-e-s ;

· faire le choix pour l’élection présidentielle qui permette de faire avancer ces objectifs le plus loin possible ;

· construire nos candidatures législatives avec cette même ambition, en obtenant le meilleur score national pour ces candidatures et en faisant élire le plus grand nombre possible de député-e-s communistes pour permettre la constitution d’un groupe à l’Assemblée nationale ;

· préparer les sénatoriales dans le même esprit.......

......

· Prendre de nouvelles initiatives de rassemblement sans faire de choix de candidat au 5 novembre.

· Un appel à voter Jean-Luc Mélenchon, en affirmant l'autonomie du PCF, sa démarche de rassemblement.

· Engager une candidature issue du PCF, porteuse de ses idées et de sa démarche de rassemblement......"

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Relevé de décisions, SUITE SUR CE LIEN :

http://13.pcf.fr/91811

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 08:01
Candidature Présidentielles : " DE L'AUDACE, ENCORE DE L'AUDACE...." Contribution rédigée par Yves Dimicoli, Denis Durand (membre du conseil national du PCF), Didier Le Reste (membre du conseil national du PCF), Nicolas Marchand.

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Déjà Mis en ligne une première fois sur ce blog le 22/09/2016

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DE L'AUDACE, ENCORE DE L'AUDACE...

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Contribution rédigée par Yves Dimicoli, Denis Durand (membre du conseil national du PCF), Didier Le Reste (membre du conseil national du PCF), Nicolas Marchand

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En se prononçant, en juin dernier, pour un processus de rassemblement pour l'élection présidentielle, notre 37eme Congrès a décidé ceci :

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« Les communistes travaillent pleinement à un tel processus et à y engager un-e candidat-e pour y mettre en débat nos idées et y porter notre conception du rassemblement ».

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On a déjà beaucoup tardé à appliquer cette décision. Il est maintenant urgent d'ouvrir le processus démocratique de choix du représentant du PCF.

Voyons la réalité en face : depuis plusieurs mois, notre parti multiplie les appels pour ouvrir la voie de la définition d'un socle programmatique commun vers une candidature commune à gauche, alternative à celle de F. Hollande ou de l'un de ses clones. Pierre Laurent a réitéré cet appel avec insistance pendant la Fête de l'Humanité, en présence des forces concernées. Mais au lendemain de la Fête, chacun s'étant exprimé, force est de constater que la situation est bloquée.

Dans le débat public, en matière de propositions susceptibles de répondre aux attentes populaires, on est très loin de ce qui est nécessaire face à la gravité de la situation sociale, écologique, économique et financière.

Le doute sur les promesses politiques, d'où qu'elles viennent, est énorme. Il y a une exigence de radicalité, de faisabilité et de cohérence, vis-à-vis de laquelle les sondages montrent qu'aucun candidat ne passe la rampe. L’entrée d’un-e candidat-e communiste, à disposition du rassemblement et de la gauche, permettrait d’élever le débat de propositions, pour un projet à la hauteur des urgences face à la crise systémique et de civilisation, un projet capable par son audace et sa crédibilité de remobiliser le peuple de gauche dans sa diversité, un projet en phase avec le besoin d’alternative manifestée par le mouvement social.

Il s'agit d'avancer sur des propositions précises et cohérentes.

Un socle partagé ne peut se limiter au plus petit dénominateur commun. Constater des convergences ne suffit pas, surtout si elles ne concernent que des thématiques générales sans traduction dans des dispositifs opérationnels concrets, jusqu'aux indispensables moyens nouveaux de financement. C'est la question sur laquelle ont buté toutes les expériences de gauche. En l'état, c'est ce qui manque pour transformer les convergences existantes en levier de rassemblement capable de faire le poids face à la puissance des marchés, mais aussi face à la force que pourrait donner au candidat Hollande la peur d'un second tour entre la droite et l'extrême-droite.

Il y a besoin du PCF pour apporter des propositions précises à débattre, particulièrement pour des pouvoirs citoyens sur les banques, l'euro et la BCE, les finances publiques et les entreprises, pour un très grand essor de l'emploi et des services publics, pour une production industrielle et de services ambitieuse, répondant aux exigences sociales, écologiques, de maîtrise nationale et de coopération internationale.

Notre initiative « Que demande le peuple ? » est un point d 'appui utile. Il faut la prolonger d'une grande campagne de propositions, en prise sur l'actualité et les luttes : pour cela, il nous faut un candidat.

Le chantier de la construction d'une candidature commune alternative à gauche est enrayé par ce qui fonctionne, en fait, comme un couple de forces bloquant le processus :

  • d'un côté, JL Mélenchon récuse toute idée de candidature commune ; il prend ainsi la responsabilité de la division, en rompant avec le Front de gauche. Il n'hésite pas à se réclamer du programme l'Humain d'abord, alors qu'il récuse les dispositions précises qui en font la radicalité, et poursuit une dérive nationale-populiste, qu'il serait impossible aux communistes de soutenir. La faiblesse et l’ambiguïté de ses propositions, corollaire de sa volonté de jouer sur les mécontentements, et son discours violemment anti-PS s'avèrent un repoussoir pour la grande masse des électeurs socialistes désespérés par Hollande, et contribue ainsi, en pratique, à alimenter l'abstention ou à faire grandir la crédibilité de Le Pen ;
  • de l'autre, F. Hollande peut alors espérer compter, le jour venu, sur un renfort de ces électeurs de gauche en déshérence face au risque d'un second tour se jouant entre la droite et son extrême.

La multiplication des candidatures à gauche exprime, au-delà de la compétition des « ego », le refus d’un tel blocage. Mais elle accentue l’impuissance à le lever.

Le pire, face à cela, serait de renoncer. D'où la nécessité que le PCF, qui a démontré sa disponibilité pour ne pas en rajouter à ce paysage si fragmenté, fasse avancer le débat d'idées en l'incarnant, sans tarder, dans une personnalité et des propositions à la disposition de la recherche d'une candidature commune.

Le temps presse. Alors que les candidats développent leur campagne, présentent leurs propositions, bénéficient de toute l'attention médiatique, on entend très peu la voix et les propositions d'un parti qui n'a pas de candidat. Cela accrédite l'idée que le parti communiste est voué à s'effacer en se ralliant à l'un ou l'autre des candidats. L'attentisme ne peut que nourrir cette situation dangereuse dont les conséquences seraient lourdes aux législatives, pour le mouvement social, comme pour le PCF et son existence si nécessaire, bien au-delà de 2017. La responsabilité de la direction du PCF est grande pour ne pas enfermer le parti dans cette situation, ne pas laisser s'installer le défaitisme ou la résignation.

On ne débloquera pas la situation en retardant sans cesse le moment de s'engager dans la campagne avec nos idées marquées par l’Humain d’abord, et un candidat pour les porter. Le candidat du PCF ne sera pas « un candidat de plus », il sera un candidat pas comme les autres : sa campagne donnera de l'écho, indissociablement de son objectif unitaire, à des propositions novatrices, radicales et réalistes. Elle pourra ainsi marquer le contenu d'un socle commun suffisamment cohérent, condition d'une candidature commune qu'il s'agira de continuer à favoriser dans les mois qui viennent. Et quoiqu'il arrive, elle sera utile pour l'avenir.

Dans cette période troublée, incertaine, propice au désarroi faute de perspective de progrès, l'heure est à l'audace politique qui a permis d'écrire les meilleures pages de l'histoire du PCF et de notre pays.

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 10:54
***F.Boccara***
***F.Boccara***

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Est-il possible de remettre en cause la « doxa » libérale ?

Pour des avancées nouvelles des idées et des luttes

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par Frédéric Boccara, Docteur en sciences économiques .

Membre de l’exécutif national du PCF, Economiste atterré.

Membre du conseil économique, social et environnemental

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La question se pose après la publication du livre de Cahuc et Zylberberg (C&Z) qui traite de « négationnistes » les économistes atterrés, la CGT et le PCF tandis que les médias dominants ne brillent pas par leur pluralisme d’analyse économique. Et les travaux de l’AFEP ont montré que la diversité du recrutement des économistes était menacée à l’Université.

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Cette situation ne date pas d’aujourd’hui. Elle s’exacerbe. Mais l’unilatéralisme des médias choque de plus en plus. D’où le succès populaire des atterrés, militants et économistes, qui inquiète évidemment l’establishment.

Ce dernier préfèrerait que le mouvement social, le débat politique d’alternatives, à défaut de partager la « doxa » libérale, rejette d’un revers de manche toute pensée économique, tout effort de rigueur construite reliant théorie, faits et pratique ; et sombre dans le populisme. Mais se manifeste une envie de « comprendre pour accomplir » (H. Jourdain, syndicaliste de l’aéronautique et communiste). Les pensées hétérodoxes considèrent l’économie comme une science sociale et la société dans sa dimension historique. Diverse, l’hétérodoxie va de Marx à Keynes et Schumpeter, en passant par Veblen et bien d’autres. Liée aux luttes et à la créativité sociale, elle a participé de façon décisive à la sortie de la crise à la Libération et a modelé le courant révolutionnaire réaliste qui a permis en France cette issue.

L’appel de C&Z à l’épuration est inadmissible et dangereux. Mais il choque largement.

Les apories de C&Z sur la méthode ont été relevées : comment prétendre isoler un seul facteur parmi de multiples autres pour identifier un seul effet dont il serait la cause unique, en repérant des personnes totalement interchangeables ? C’est réduire la société au marché, avec des individus indépendants, et mettre de côté institutions, représentations etc. L’hétérodoxie a en commun de penser que le marché n’est pas indépassable. C’est très différent de l’amendement libéral-réaliste du marché par l’Etat son complément. L’hétérodoxie a en commun d’admettre la possibilité de crises venues de l’intérieur du système (« endogènes »). Alors que C&Z nous disent que les capitaux ne peuvent pas exiger une rentabilité excessive et folle, car sinon « la finance » s’en apercevrait à l’avance ! Le marché financier est donc omniscient ? Fausse évidence, que de se baser pour cela sur le fait qu’une ou deux années de récession sur 40 ans serait un pourcentage négligeable. Pour C&Z les entreprises n’auraient qu’un seul coût celui du travail. Est-ce scientifique d’avoir des hypothèses si loin du réel ? ! Leur base est une théorie précise, néo-classique, dans laquelle le capital produit seul sa valeur et le travail produirait seul la sienne. Incontestable ?

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Cela ne doit pas masquer le besoin de dépasser le dualisme entre doxa libérale et keynésianisme traditionnel. Particulièrement face au monde nouveau et aux défis de la crise systémique radicale. Les avancées marxistes sont au cœur de cela, avec l’équipe d’Economie & Politique et les travaux de Paul Boccara. Refoulées et méconnues, leur diffusion s’est resserrée au fur et à mesure que montait le tournant droitier du PS et le rejet du marxisme vivant jusqu’au PCF, alors que dans les années 1970, elles jouaient un rôle pivot en lien avec leur explication, toujours actuelle, de la crise. Méconnues elles marquent pourtant jusqu’au vocabulaire sur la « sécurisation » de l’emploi !

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Quelques enjeux : comment dépasser le marché du travail par une sécurité mobile d’emploi ou de formation ? l’intervention publique quelle qu’elle soit, même pour sauver les profits ? Dépasser l’opposition entre stimulation de la demande et « économie de l’offre », en articulant stimulation de la demande et autre offre. Limiter la norme financière et encadrer le taux de profit ou avancer vers de nouveaux critères de gestion des entreprises. Ne voir dans les salariés que des consommateurs potentiels par leurs salaires ou un élément-clé de l’efficacité de l’offre ? Ignorer la spécificité des services publics, de la protection sociale et des communs ? Réduire la monnaie à une quantité d’argent créée ou s’intéresser à sa destination (placements financiers versus production réelle), et donc ne pas la dissocier du conflit sur son but (être du capital ou pas) et des institutions qui la créent – banques, banques centrales – de leur règles. Ignorer la spécificité de la révolution technologique informationnelle actuelle ? Libre-échangisme versus contrôle des frontières ou quelles institutions internationale de maîtrise des échanges pour les biens communs ?

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Frédéric Boccara

Docteur en sciences économiques

Membre de l’exécutif national du PCF

Economiste atterré

Membre du conseil économique, social et environnemental

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Cet article a été publié dans l'Humanité du 26 septembre 2016 dans le cadre d'un débat sur 2 pages avec plusieurs autres économistes :

http://pierreassante.fr/dossier/Huma-Debat.jpg​

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 11:24
************VIDEO : CLIQUER CI-DESSUS************
************VIDEO : CLIQUER CI-DESSUS************

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Video ET Pétition, Claude JORDA : ALTEO pour une production respectueuse de notre environnement.

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La Vidéo

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=pRyC4CrXacE

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La pétition

https://www.change.org/p/alteo-pour-une-production-respectueuse-de-notre-environnement

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 07:31
SUR L’AFFAIRE SOCIETE GENERALE/KERVIEL.  Comprendre le rapport Justice/Système social et ses contradictions à résoudre.

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SUR L’AFFAIRE SOCIETE GENERALE/KERVIEL.

Comprendre le rapport Justice/Système social et ses contradictions à résoudre.

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Mais, souligne la cour, « quelles que soient la ruse et la détermination de l’auteur des faits, ou la sophistication des procédés employés, un tel préjudice n’aurait pas pu être atteint sans le caractère éminemment lacunaire des systèmes de contrôle de la Société générale, qui ont généré un degré de vulnérabilité élevé. »

« Cette organisation défaillante et cette accumulation de manquements, poursuit l’arrêt de la cour, ont permis la commission des délits et retardé leur détection. » Ils ont également « eu un rôle causal essentiel dans la survenance et le développement du préjudice jusqu’à un seuil critique. C’est ainsi qu’a pu se créer une situation en tout point exceptionnelle, à la fois par l’ampleur du dommage et par les risques qu’elle a fait peser sur l’ensemble de l’économie. »

« Dès lors, conclut l’arrêt, si les fautes pénales commises par Jérôme Kerviel ont directement concouru à la production du dommage subi par la Société générale, les fautes multiples commises par la banque ont eu un rôle majeur et déterminant dans le processus causal du très important préjudice qui en a découlé pour elle. »

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Trader est-il illégal ?

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Les économistes qui depuis Adam Smith et Ricardo ont étudié au XVIIIème siècle et jusqu’à aujourd’hui le capital pour le compte du système capitaliste et ses hommes, ont appelé capital productif celui qui permet dans un investissement d’obtenir plus d’argent qu’on en a investi. Un cadre législatif mouvant a été établi, dans la société marchande et de droit pour apprécier les limites dans lesquelles peuvent s’exercer l’activité spéculative comme toutes les autres activités humaines.

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Cette productivité du capital n’est donc pas le produit d’une production particulière concrète, mais indifféremment le produit d’une spéculation faite sur une production matérielle concrète et-ou une opération financière spéculative n’ayant pas comme base une production concrète de biens.

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En dernière instance, en dernier ressort, la spéculation ne pourrait exister sans une base de production de biens matériels et les services nécessaires qui permettent cette production de biens matériels.

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Mais l’existence de cette base de production des biens matériels n’est pas la préoccupation du capitaliste, du petit épargnant pauvre qui place 10 € à la caisse d’épargne populaire jusqu'aux vrais et grands capitalistes, ceux qui gèrent dans leur intérêt global un ou plusieurs monopoles industriel et-ou financier et leurs ramifications dans leur imbrication industrialo-financière. Ce qui intéresse, c’est combien cela va rapporter…

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Pour en revenir à l’usage productif d’un capital non producteur direct de bien, on comprend facilement que la spéculation et l’argent tiré de cette spéculation s’il peut être considéré comme illégitime, n’est en rien illégal dans la législation d’une société capitaliste, d’un Etat capitaliste, d’un monde capitaliste.

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Alors pourquoi juger responsable une banque ou un trader donc la spéculation a échoué ? Question absurde qui supposerait que la loi est « juste » alors qu’elle est faite pour le « meilleur » fonctionnement possible du capital (1).

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Certes, la justice, comme toute activité humaine, dans un système capitaliste est pénétrée d’une double contradiction : celle de permettre à la société de se reproduire et celle du capital de se reproduire avec la société. La contradiction entre la SATISFACTION DES BESOINS HUMAINS ET LA SATISFACTION DES BESOINS DU CAPITAL , voilà bien ce qui crée la crise de production des biens nécessaires à la vie humaine et de reproduction de la société et la crise de la justice dans cette reproduction de la société laquelle ne peut survivre et vivre sans la reproduction élargie, développée, complexifiée des biens nécessaires à la vie humaine.

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En outre, dans l’affaire Société Générale/Jérôme Kerviel, ce qui est intervenu essentiellement dans l’échec de l’opération du trader, c’est la crise financière de 2008 dans une étape de la crise générale du capitalisme, de la production capitaliste, qui a placé le capital dans l’impossibilité du moment de tirer globalement plus d’argent que l’argent investi, c'est-à-dire mis le capital, pendant toute la crise dans l’incapacité d’opérer une spéculation productive de capital, avec les inégalités des opérations, certaines continuant de produire plus ou moins de capital au détriment de celles qui en ont perdu.

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La spéculation étant donc tout à fait légale, le travail du trader tout à fait légal, en quoi un tribunal peut trouver volontairement responsable et donc coupable une partie ou une autre dans une opération de spéculation légale ?

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Ce n’est pas la première fois dans la société capitaliste que la justice se trouve confrontée à devoir juger financièrement une activité légale illégitime. Il fut un temps où la morale du capital faisant pression sur le spéculateur ruiné consistait à exiger du spéculateur la mort, c'est-à-dire le suicide.

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Nous n’en sommes plus là, enfin pour le moment, la justice du capital ayant développé des palliatifs à ses contradictions, alors que ses contradictions, avec le développement du capital mondialisé, numériquement informationnalisé, n’ont fait que grandir immensément et que la crise productive est devenu une crise mondiale de la production quantitative et qualitative nécessaire à la vie humaine, dont les crises écologique, ergologique, anthroponymique sont des parts unies dans l’ensemble de la crise, terrifiantes pour l’avenir de l’humanité.

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Le parcours de Jérôme Kerviel est exemplaire d’une prise de conscience d’une personne sur une activité du capital, le rôle qu’elle y a joué légalement dans le cadre du travail pour lequel elle a été employée et les contradictions dans lesquelles l’activité capitaliste se joue. Jusqu’où ira cette prise de conscience qui ne concerne pas que Jérôme Kerviel mais tout un chacun dans cette société qu’il faut guérir de l’échange Argent-Marchandise-Argent’ plus mortellement malade, la suraccumulation-dévalorisation du capital liée à cet échange.

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La prise conscience peut déboucher sur une prise de position gauchiste, c'est-à-dire sur l’impatience et une volonté inefficaces de transformer la société capitaliste sans créer les conditions de son évolution vers son dépassement-abolition.

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Ce n’est que par le développement de la société capitaliste, tout en combattant ses effets négatifs pour le développement humain et en trouvant et appliquant des remèdes aux causes de ces effets négatifs qu’on la dépassera dans une société en santé humaine. La NEP de 1921 volontairement avortée où la Réforme réussie de Deng Xiaoping et ses successeurs en sont des étapes, mais des étapes comportant toujours des contradictions et des crises plus ou moins dramatiques, plus ou moins criminelles, comme toute activité humaine mettant en jeu des intérêts fortement contradictoires si on considère le mouvement de la société dans son ensemble

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Dans les étapes de ce dépassement, la maîtrise populaire, politique et juridique de l’usage du système financier et monétaire en Europe et dans le monde sous l’impulsion d’un grand mouvement populaire dans ce sens, et à travers la recherche de sécurité d’emploi et de formation assurant la stabilité relative mais suffisante de la personne dans celle de la société, cette maîtrise est essentielle.

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Dit sous une autre forme, il s’agit de la maîtrise du mouvement du capital "redevenant" à partir des possibilités et réalités déjà existantes, relativement, provisoirement et artificiellement par volonté politique, mais évidemment non vraiment, "mesure pure", idéale, d’échange stricto sensu, en attendant une transformation qualitative radicale du mode d’échange et de production en qualité et en abondance dans un processus que ce processus de maîtrise initialisera, en assurant mieux l’investissement dans les activités nécessaires aux besoins humains d’existence et de développement. (ouf !)

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C’est ni plus ni moins un processus à la fois « socialement naturel » et « forcé » tout en respectant les rythmes possibles consentis des personnes productrices et des peuples producteurs, de sortie progressive et radicale du système et de son principe d’échange Argent-Marchandise-Argent’ plus qui a permis un temps le développement de la productivité et de la production nécessaire à la vie humaine, et qui est arrivé à terme au paroxysme et à obsolescence et au besoin d’un autre type de développement et de civilisation, en quantité et en qualité.

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C’est un saut social dans la continuité sociale, en qualité et en santé, qui comme tout saut social fait appel à la volonté sociale, mélange d’effort et d’habitude, de dé normalisation de l’état antécédent - re normalisation dans l’état nouveau, états micros et macro, qui dépasse l’état présent d’une mentalité et l’état présent de la société.

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Pierre Assante, 24 septembre 2016.

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(1) Comprendre les cas de duplicité morale et juridique des classes dominantes dans l'histoire :

"....Admettons que, dans la manière de concevoir la marche de l'histoire, on détache les idées de la classe dominante de cette classe dominante elle-même et qu'on en fasse une entité. Mettons qu'on s'en tienne au fait que telles ou telles idées ont dominé à telle époque, sans s'inquiéter des conditions de la production ni des producteurs de ces idées, en faisant donc abstraction des individus et des circonstances mondiales qui sont à la base de ces idées. On pourra alors dire, par exemple, qu'au temps où l'aristocratie régnait, c'était le règne des concepts d'honneur, de fidélité, etc., et qu'au temps où régnait la bourgeoisie, c'était le règne des concepts de liberté, d'égalité, etc. Ces “concepts dominants” auront une forme d'autant plus générale et généralisée que la classe dominante est davantage contrainte à présenter ses intérêts comme étant l'intérêt de tous les membres de la société. En moyenne, la classe dominante elle même se représente que ce sont ses concepts qui règnent et ne les distingue des idées dominantes des époques antérieures qu'en les présentant comme des vérités éternelles. C'est ce que s'imagine la classe dominante elle-même dans son ensemble. Cette conception de l'histoire commune à tous les historiens, tout spécialement depuis le XVIII° siècle, se heurtera nécessairement à ce phénomène que les pensées régnantes seront de plus en plus abstraites, c'est-à-dire qu'elles affectent de plus en plus la forme de l'universalité. En effet, chaque nouvelle classe qui prend la place de celle qui dominait avant elle est obligée, ne fût-ce que pour parvenir à ses fins, de représenter son intérêt comme l'intérêt commun de tous les membres de la société ou, pour exprimer les choses sur le plan des idées : cette classe est obligée de donner à ses pensées la forme de l'universalité, de les représenter comme étant les seules raisonnables, les seules universellement valables...."

L'idéologie allemande, Marx et Engels.

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P.S. Les répétitions de mots sont volontaires, les phrases tarabiscotées non....

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 22:39
Pierre IVORRA : La vraie gauche a besoin d’Europe.

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La vraie gauche a besoin d’Europe

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Tout en essayant de donner le sentiment de ne pas y toucher, nos libéraux et sociaux-libéraux européens sont en train de faire imploser la construction européenne. En nourrissant le chômage, la précarité, en ruinant les protections sociales, en minant les services publics, en affaiblissant le tissu industriel, en monopolisant les ressources des banques en faveur de la croissance financière des capitaux, en pratiquant des politiques discriminatoires et souvent xénophobes, en muselant l’expression populaire ils nourrissent un peu partout les réactions de rejet. Ils favorisent la montée en puissance de la droite extrême et de néofascistes dans nombre de pays.

Déjà, le Royaume-Uni a pris la porte de sortie et l’on ne peut exclure d’en rester là. D’autres pays, en Europe centrale et de l’Est notamment, prennent des mesures en totale contradiction avec les principes européens fondateurs, notamment en érigeant des barrières contre les réfugiés.

Les politiques mises en œuvre par les chefs d’Etat et de gouvernement alimentent dans chacun des pays membres et entre eux, dans les périphéries de l’Union également, des germes d’affrontements économiques, sociaux et même militaires. Il suffit de se rappeler ce qui s’est passé dans l’ex-Yougoslavie ou ce qui a lieu actuellement en Ukraine. En Allemagne, certaines forces, y compris au sein des partis au pouvoir et pas seulement à l’extrême droite, caressent le rêve d’une construction européenne délestée de son flanc sud, repliée autour des konzerns, redevenue pleinement une zone mark.

Dans un tel contexte, on mesure l’urgence d’une relance de l’Europe sur de tout autres bases. On peut même penser que l’on ne reconstruira pas la gauche en France autour de propositions de transformation apportant des réponses efficaces aux difficultés des salariés et des populations sans élaborer un projet commun de reconstruction de l’Europe. Cette rénovation de la maison commune est une nécessité pour la France. Au sein de l’Union, pour que les rattrapages puissent se faire, il faut rééquilibrer les relations entre les pays membres et la puissante Allemagne, entre le nord et le sud, entre la France et certains de ses voisins.

L’on a aussi besoin d’une Europe rénovée si l’on veut s’émanciper enfin de la domination des multinationales des Etats-Unis, coopérer de manière efficace avec la Chine et les pays émergents, aider le sud à rattraper ses retards. On ne peut avoir pour seule ambition de taxer Google, l’Europe, et la France avec, doivent œuvrer en faveur d’une maîtrise partagée, sociale, solidaire et écologique des nouvelles technologies.

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Pierre IVORRA. L'humanité, 21 septembre 2016.

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 14:42
ÉLECTIONS, CRISE, THÉORIE ET PRATIQUE, SOUVERAINISME.  MARXISME ENCORE.  Sur la mise aux fers du matérialisme dialectique et de l’économie politique marxisteS.

ÉLECTIONS, CRISE, THÉ​ORIE ET PRATIQUE, SOUVERAINISME.

MARXISME ENCORE.

Sur la mise aux fers du matérialisme dialectique et de l’économie politique marxisteS

Comprendre un processus social est essentiel pour trouver une voie capable de satisfaire les besoins de vie et de développement humain.

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Le souverainisme caché et-ou honteux prêt à resurgir à gauche pendant ou après les élections, et avec le soutien électoral éventuellement obtenu, on a compris, si on veut bien y réfléchir qu’il est sans issue.

L’exemple de la Grèce et d’autres en Europe et ailleurs qu’en Europe, a montré que face aux monopoles mondiaux, la BCE à leur service, la commission européenne idem, c’est d’une autre politique de l’Europe en tant que zone mondiale de développement et d’échange que nous avons besoin, c’est cela qui ouvrirait des possibilités et rien d’autre.

Maitriser politiquement le crédit, la création monétaire, les institutions financières pour les arracher des mains de la classe dominante est la tache du jour ouvrant la voie à une autre société, une autre civilisation du partage et l’abondance dans le respect de notre « maison nature ».

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Le souverainisme est un retour absurde parce qu’impossible, à 50 ans et plus en arrière au temps encore des marché nationaux, organisés nationalement par les monopoles sous le pouvoir gaulliste, dont nous pouvons avoir la nostalgie (pas moi) mais qui est révolu dans la mondialisation capitaliste numériquement informationnalisée, les relations, les imbrications qu’elle a instituées, qu’on ne peut détruire purement et simplement sans un écroulement total de la société. La vie connaît des sauts mais est une continuité, et ne part pas de zéro.

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Il s’agit de mener la mondialisation jusqu’au bout, en respectant les rythmes des personnes et des peuples et surtout en la mettant au service des personnes et des peuples et non plus des monopoles financiers, industriels, agricoles et leur fusion financière qui précipite la suraccumulation-dévalorisation du capital et qui handicape de plus en plus l’investissement matériel et humain producteur des biens nécessaires à la vie : qui handicape la vie.

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Autre chose est de s'appuyer sur le développement de la production du local au mondial en fonction des besoins humains en passant par la personne, la commune, la région, la nation et l’Europe, et les points d’appui historiques d’organisation et de droits, de savoirs et de transmission qui s’y sont constitués et s’y constituent. Cela est le contraire du souverainisme et c’est développer le travail humain nécessaire à la vie à partir des hommes, des lieux et des cohérences existantes ou à développer.

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Un mouvement cohérent, même relativement petit peut entraîner un grand mouvement. Petit n’est pas synonyme de faible. Par contre un mouvement incohérent, qui n’a pas de sens, qui tire à hue et a dia ne peut être que faible en résultats et au contraire produira des contre-résultats. L’économie marxiste est un courant fort, qui part de l’effort de connaître la production telle qu’elle est et telle qu’elle peut être pour satisfaire la vie matérielle des humains sur laquelle peuvent reposer les valeurs morales, l’organisation de la société matérielle et spirituelle en unité et en relation dialectique, en aller-retour simultané (L’emploi de ce mot « spirituelle » ne veut pas dire dans ce cas que l’esprit existe en dehors de la matière).

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La mise aux fers du matérialisme dialectique et de l’économie politique marxisteS par les Etats et les appareils idéologiques d’Etat capitalisteS et leur dogmatisation et dissolution relativeS dans les Etats du « socialisme réel » et une partie du mouvement ouvrier est UNE des causes de l’incohérence relative mais mortifère de l’état du monde actuel.

Certes, même dans ces conditions, des progrès ont eu lieu sur le plan scientifique, social, producteur, mais progrès limités par un cadre structuraliste et non synthétique de l’évolution de la conscience de l’humanité sur son propre mouvement.

Les Appareils idéologique d’Etat, à contrario de l’appréciation Althussérienne, comportent une double fonction contradictoire, despotique et démocratique, réactionnaire et conservatrice d’une part, mais progressiste d’autre part, au corps défendant des classes dominantes, dans les limites aujourd’hui dramatiques et visibles mais non vues par tous, du système d’échange A-M-A’, l’École étant un exemple des plus éclairant de cette double fonction.

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Les cadres de production et de gestions, confrontés à la crise dans les entreprises sont de plus en plus aptes à se rapprocher d’une critique de l’économie politique actuelle. Leur jonction avec les travailleurs ouvriers et de toutes catégories en lutte pour l’emploi et le revenu salarial et social et différé est à l’ordre du jour au sein d’un mouvement de protestation et de prise de conscience des solutions et remèdes à la grave maladie actuelle du développement dans celle du capitalisme à son paroxysme hyperlibéral, et de la démocratie hyper présentative à l’agonie en corollaire.

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Les derniers articles du blog sur le marxisme essayaient d’approfondir la chose. Le bulletin d’octobre de « La philo du Prolo » sera consacré à cette question de LA THEORIE DE LA CONNAISSANCE » avec un aspect de ma propre évolution, comme tout un chacun.

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Le débat entre les différentes visions du monde et comment le changer doit retrouver la confrontation pacifique, respectueuse et fraternelle si possible avec le marxisme (sous son appellation ou sous une autre, mais mieux vaut sa propre appellation), MARXISME sans lequel la crise globale de civilisation ne peut, à mon avis, trouver issue.

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Pierre Assante, 20 septembre 2016

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P.S. La répétition de mots est volontaire.

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 13:30
La chronique économique de Pierre Ivorra : quelles armes les autorités publiques vont-elles pouvoir disposer en cas de nouveau krach financier?

CHRONIQUE DE PIERRE IVORRA

Les dirigeants en panne de solutions ?

MERCREDI, 14 SEPTEMBRE, 2016

L'HUMANITÉ

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La chronique économique de Pierre Ivorra : quelles armes les autorités publiques vont-elles pouvoir disposer en cas de nouveau krach financier?

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À la suite de la crise financière de 2008 et de la récession, les banques centrales des grands pays capitalistes ont baissé sensiblement les taux d’intérêt de l’argent qu’elles prêtent aux banques commerciales et racheté à tour de bras des titres de dettes publiques et privées. Elles ont ainsi tenté d’administrer un formidable massage cardiaque à l’ensemble de l’économie. L’objectif essentiel est de pousser les banques commerciales à réinjecter ces crédits en direction des entreprises et des particuliers.

Dans certains pays, des prêts sont même devenus sans intérêts, voire avec des taux négatifs, c’est-à-dire que les banques paient pour qu’on leur emprunte de l’argent. Pour endiguer l’incendie et faire repartir la croissance, les instances publiques européennes ont ainsi innové et se sont assises sur les dogmes de Maastricht. Cette politique monétaire n’a pourtant pas l’effet escompté. La croissance reste poussive. À l’opposé, dans la dernière période, les marchés boursiers sont repartis à la hausse. L’abondance des liquidités et la faiblesse du rendement des obligations publiques incitent les spéculateurs à se rabattre sur le marché des actions, en France sur le CAC 40.

La machine explosive est ainsi remise en place: faible croissance, montée des dettes publiques et privées, prurit spéculatif, auxquels s’ajoutent maintenant des politiques monétaires de moins en moins efficientes, qui en arrivent même à pédaler dans le vide. Les milieux économiques et financiers en viennent à se demander de quelles armes les autorités publiques vont-elles pouvoir disposer en cas de nouveau krach financier: elles ont presque tout utilisé déjà. Autrement dit, en cas de nouvel infarctus du système bancaire et financier, que vont donc pouvoir faire les dirigeants politiques et les banquiers centraux, qu’ils n’ont déjà fait?

La semaine dernière, le G20 a invoqué timidement la nécessité d’activer les dépenses publiques « là où c’est possible », pour compléter la politique monétaire. Comme pour le rachat des titres de dette publique par les banques centrales, on a là une petite partie de la solution. Les politiques monétaire et budgétaire ont un rôle essentiel à jouer, mais pour être efficaces, elles doivent être à portée d’intervention des élus, des salariés, des populations afin d’être utiles à l’emploi, au développement plutôt qu’à la finance et à la prospérité du capital.

Si les banques françaises prêtent à Alstom pour licencier en France et se développer aux États-Unis, le crédit est mal utilisé car on crée de la monnaie en Europe, mais on booste la croissance outre-Atlantique, pas ici.

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 10:10

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Il faut que contestation et remèdes À LA CRISE soient portés par une conviction qui habite puissamment la masse d’une population et remplace la conviction passèe obsolète

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DE SALVIEN À AUJOURD’HUI.

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Aujourd'hui : le besoin de transformation-dépassement du capitalisme dominant, le capitalisme mondialisé, informationnellement numérisé et hyperlibéralisé.

 

LE RAPPORT ENTRE POLITIQUE ET CROYANCE. L'IDÉE DU SAUVEUR. Une société ou la personne ne peut vivre de son travail et de sa production, est une société condamnée au déclin et à la chute, et que cela se manifeste par le déclin moral.

Les tentatives marginales de commerce alternatif numérique, mondialisé ou local (Economie contributive, participative, monnaies alternatives... etc.) finalement dépendantes ou carrément récupérées puis utilisées massivement par le capitalisme dominant contiennent et l’illusion d’échapper à ce capitalisme dominant, et le besoin sain d’une transformation-dépassement du capitalisme et sa forme hyperlibérale.

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Salvien de Marseille (Vers 440), prévenait de la chute de l’Empire Romain, et soulignait qu’une société ou la personne ne peut vivre de son travail et de sa production, est une société condamnée au déclin et à la chute, et que cela se manifeste par le déclin moral. Cette difficulté grandissante de vivre de son travail se manifeste dans le mouvement paysan actuel, mais aussi dans le chômage ouvrier et employé, salarié en général ou le travail partiel imposé et les revenus insuffisants pour vivre. Elle se manifeste aussi dans le handicap et le sous emploi dans la recherche fondamentale et appliquée indispensable au développement et dans toute activité humaine qui veut se mettre au service non de l'argent mais des besoins humains.

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Le besoin de transformation-dépassement du capitalisme dominant, le capitalisme mondialisé, informationnellement numérisé et hyperlibéralisé, c'est-à-dire où toute activité humaine est soumise à vente-achat, ce besoin grandit au fur et à mesure que le système s’approche d’un paroxysme invivable.

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Mais un paroxysme invivable ne constitue pas la solution en soi à son dépassement dans un système nouveau et capable de poursuivre en santé le processus de développement de l’homme dans le développement de la société.

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Encore faut-il que soient prises des mesures aptes à créer cette société nouvelle, ce système nouveau. En cela Salvien nous donne à penser, d’une façon quasiment instinctive avec les mots et la morale de son temps, qu’il ne suffit pas de contester, qu’il ne suffit pas de trouver les remèdes, mais qu’il faut enfin que contestation et remèdes à la crise soient portés par une conviction, une foi en quelques sorte qui habite puissamment et passionnellement la masse d’une population et remplace la foi passée obsolète.

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La masse d’une population c’est aujourd’hui celle de l’humanité mondialisée.

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Les remèdes, c’est la mise au pas et au service des besoins humains du système financier et du système monétaire, qui sont un même corps et qui constituent l’outil d’échange de la production humaine, et qui doivent passer de l’accumulation-suraccumulation privée de l’outil d’échange, le capital, à celui d’une mesure en extinction de la valeur marchande et à une abondance qualitative le permettant.

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On ne sort des rails que lorsqu’un besoin d’en sortir devient impérieux et que les humains deviennent capables de gouverner le navire vers une nouvelle voie, vers la mer apaisée et ouverte, loin du naufrage.

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C’est dire que le besoin pressant de notre période n’est pas le sauveur suprême (1) mais le remède, le programme concret, matériel et moral, et partagé, d’une gestion saine de la société.

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Il y a quelque chose de religieux dans cette aspiration au Sauveur. Ainsi contradictoirement, le recours à l’autoritarisme comme à la théologie de la libération, pourtant de contenus très différents, sont souvent liées à la personnalisation, à l’idée du Sauveur.

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Dieu peut être l’abstraction qui va concrétiser notre demande de réponse à nos besoins et nos désirs inassouvis (Prière) face à l’anankè naturelle et l’anankè sociale contenues dans l’interrogation existentielle face à l’inconnu de notre demeure, l’univers perceptible macro et micro.

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Dieu peut être ainsi et à la fois la représentation abstraite d’une domination humaine, hors de portée et de connaissance, étrangère à notre environnement intime, représentant la monarchie royale et/ou marchande, la marchandise elle-même et son fétichisme, le système social « reconnu » comme « naturel » et « éternel », mais aussi leurs « vertus », un consensus, c'est-à-dire ce en quoi ils nous permettent de vivre au quotidien, en subsistances « matérielles et morales ». (1)

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Ainsi quand ces « vertus éternelles » nous semblent corrompues, c’est à elles qui devraient être transformées et dépassées en santé que nous faisons appel, c'est-à-dire en un « retour » au passé de ces vertus et aux pouvoirs qui les personnifiaient, c'est-à-dire le sauveur.

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Pour l’exemple, dans l’aspiration au Sauveur, il y a eu l’attente d’un Roi d’Israël, et dans l’attente d’un roi juste et efficace, le souvenir d’Alexandre Le Grand, entretenu par l’élite dominante en faisait partie, les historiens en ont attesté, se mêlant à l’attente abstraite de justice face à l’occupation romaine et la corruption d’une organisation religieuse sclérosée et répressive et de la société marchande locale et méditerranéenne en expansion et e
n crise.

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Il en est aujourd’hui comme d’hier. Le lent mouvement de la conscience en témoigne. Et la confiance dans les possibilités de transformation saine, plus ou moins lent, plus ou moins rapide, en accumulation quantitative et en sauts qualitatifs (Quelquefois brutaux, Révolution marchande d’Athènes, révolution capitaliste française, et bien d’autres pour ne pas s’en tenir à 2 exemples restrictifs) ne doit pas en souffrir si nous ne voulons pas qu’elle s’éteigne, la confiance, avec les possibilités qu’elle ouvre. « …Les idées, en s’emparant des masses deviennent une force matérielle… ».

La différence entre Salvien (2) et aujourd'hui, s'est une conscience élargie possible que la société marchande à ses débuts n'était pas apte à développer mais que la société marchande à sa fin, le capitalisme mondialisé numériquement informationnalisé, ses capacités productrices et ses contradictions à leur paroxysme peuvent permettre, car il n'y a possibilité de transformation d'un processus donné que si ce processus arrive à son extrémité. Ce qui ne veut pas dire qu'il faille attendre la fin d'un processus pour agir sur ce processus, l'action étant la condition de son mûrissement et de la transformation qualitative sociale.

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Pierre Assante, 8 septembre 2016

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(1) Dieu peut être toutes ces représentations abstraites à la fois et en même temps. Seule la conscience des rapports sociaux, du mode de production et d’échange, peut remplacer positivement cette représentation abstraite dans laquelle le besoin et les actes concrets matériels et moraux de survie et de développement sont voilés, limités à une transformation de l’abstraction de la réalité et non de la réalité elle-même. Mais bien sûr un réalisme peut cohabiter avec un idéalisme philosophique, et un idéalisme philosophique avec son contraire, c'est ce qui se produit le plus souvent dans une société de classe à abolir, même s’il ne peut remplacer un matérialisme dialectique non dogmatique, ouvert à l’échange humain, à l’activité générale, multiple et infiniment diverse de l’humanité et de la personne humaine.

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(2) VOUS TROUVEREZ SUR LE BLOG PLUSIEURS ARTICLES SUR SALVIEN DE MARSEILLE ET DES EXTRAITS DU LIVRE CINQUIEME, Chap. "Les exilés de l'impôt" de son "DE GUBERNATIONE DEI" qui décrit la situation des citoyens romain paysans libres et pauvres de Marseille et d'ailleurs écrasés par leurs dettes auprès des grands propriétaires terriens, qui ont le choix entre se vendre comme esclave à ces derniers, se révolter dans "LES BAGAUDES" ou aller chercher dans l'exil chez les barbares (Goths et autres) déjà installés dans des parties de l'Empire, "l'humanité qu'ils ne trouvent plus comme citoyens romains dans l'Empire".

SALVIEN n'est pas un économiste, mais un moraliste (Sa morale de son temps est confrontée à une réalité sociale scandaleuse, ce qui est une situation assez courante somme toute ) et un grand théologien historique conscient des tares qui minent sa société et la conduit à la faillite. Il semble qu'il ait fui le sac de Trèves (En Germanie d'alors qui vit naître Marx 15 siècles plus tard) par les Goths, rejoint le monastère des Îles de Lérins puis, Marseille comme prêtre, sans doute. On aimerait aussi imaginer qu'il ait pu fréquenter l'abbaye de Saint Victor (ce magnifique lieu construit au V° siècle, celui de Salvien, reconstruit au XI°) comme moine...

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 06:36
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Les organisations syndicales de salarié-e-s et de jeunesse CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL appellent les salarié-e-s, privé-e-s d’emploi, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, retraité-e-s à se mobiliser massivement le 15 septembre contre la loi Travail. POUR LA CARTE: CLIQUER SUR L'AFFICHE CI-CONTRE

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 11:57

Clientélismes urbains

Gouvernement et hégémonie politique à Marseille

Cesare Mattina, Presses de Sciences Po.

 

"....Il nous parait important de préciser dans quel sens nous utilisons ce concept, à l'origine gramscien, d'hégémonie politique. L'hégémonie est pour Antonio Gramsci toute forme d'action politique entreprise  par une classe  ou un groupe vis-à-vis d'un autre au cours de l'histoire, ne pouvant pas uniquement reposer sur la coercition, mais comportant un pouvoir d'attraction. Selon Gramsci, le terrain privilégier de construction de l'hégémonie est l'idéologie qui doit se fonder sur la capacité à conquérir sur l'adhésion à un projet politique et culturel et à faire converger des classes intellectuelles fondamentales pour convaincre le plus grand nombre de groupes sociaux. Au sein de la réflexion longue et complexe sur le rôle des intellectuels dans la société italienne (et en particulier dans le Mezzogiorno), Gramsci remarque que l'hégémonie d'un groupe social s'exerce dans la société civile au sein d'organisations privées telles que l'Eglise, les syndicats, les partis, les écoles et d'autres lieux de direction culturelle. A la différence de l'idée évidemment prescriptive de Gramsci, liée à la nécessité pour son parti communiste de construire une alliance des groupes et des classes sociales formant "le bloc historique" pour la conquête révolutionnaire des institutions, notre analyse s'inscrit d'abord dans un but de connaissance scientifique du réel. En nous inspirant de la réflexion gramscienne, nous nous inscrivons dans une analyse des interrelations entre la société urbaine (formée de groupes et de classes sociales) d'une part, et d'autre part les pouvoirs institutionnels (municipaux en particulier) dépositaires des ressources matérielles et symboliques de distribution contribuant à ces prestiges sociaux..."

Cesare Mattina, Clientélismes urbains, page15.

 

Attribuer un emploi public, un logement social, un permis de construire, des places en crèche ou un simple titre honorifique est une prérogative des collectivités locales. Loin d'être anodines, ces redistributions de biens publics, matériels ou symboliques, à des individus, des familles, des groupes religieux, des personnalités sont une des modalités du gouvernement de la ville.

À partir de l'exemple de Marseille, Cesare Mattina montre comment, dans une ville souvent qualifiée de corrompue, le clientélisme urbain a essentiellement profité aux classes moyennes et petites/moyennes en ascension sociale. Depuis les années Defferre, il a permis aux mêmes groupes sociaux et professionnels, choisis, voire construits — employés des collectivités locales, élites associatives communautaires et de quartier, notables des professions libérales, etc. —, de constituer un « bloc social historique », pour reprendre les termes d’Antonio Gramsci.

Croisant dossiers d’archives inédites, entretiens, observation ethnographique, articles de presse et données statistiques, cet ouvrage propose, au-delà du folklore de la « marseillologie », une vision à la fois précise et distanciée d’une des manières de gouverner une ville.

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 08:23
Non, l’effondrement du « socialisme réel » n’est pas qu’un phénomène interne propre, c’est la conséquence aussi et avant tout d’une crise mondiale globale qu’il nous faut traiter incessamment.

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L’apparence est souvent si évidente qu’elle cache la réalité : le soleil tourne-t-il autour de la terre ou la terre sur elle-même ? Il a fallu beaucoup d’efforts à tout un peuple pour admettre la réalité scientifique et ce qui en découlait, les moyens des progrès techniques et culturels du développement matériel et moral de l’humanité.

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Non, l’effondrement du « socialisme réel » n’est pas qu’un phénomène interne propre, c’est la conséquence aussi et avant tout d’une crise mondiale globale.

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Les contradictions internes du système basé sur l’accumulation du capital, qui a permis des progrès immenses, contient aussi ses limites et ces limites contiennent l’incapacité de poursuivre un développement de la production nécessaire à la vie humaine, quantitativement et qualitativement.

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Toute crise de civilisation contient et est contenue dans les limites de développement des subsistances.

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L’effondrement du « socialisme réel » qui est l’effondrement d’une tentative de sortir d’un système mondial d’accumulation des capitaux qui conduit à la suraccumulation-dévalorisation paralysante du capital est une part de l’effondrement global du système, même s’il a ses raisons propres qu’on peut utilement analyser.

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Cet effondrement a permis l’accélération d’un autre effondrement par un usage unilatéral de la force et l’autoritarisme d’un impérialisme dominant inclus et à l’avant-garde de la crise globale du système, les Etas Unis, leur impact négatif sur les institutions internationales de tentative de régulation, ONU, FMI, Trilatérale, G7, G7, G20…..

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La crise rampante de cohérence mondiale, touchée par l’effondrement du « socialisme réel », et la domination forcée de l’impérialisme dominant a en commun un moment clef d’un tournant « définitif » d’une accélération de la crise de cohérence vers un précipice proche : l’intervention de BUSH fils en Irak et la désorganisation mondiale qui a suivi ce tournant et qui va jusqu’aux conséquences profondes de dé-civilisation, et le terrorisme diffus, matériel et moral, frère-ennemi, inculte et atroce d’une domination à la culture profondément malade, mortelle à double sens, en aller retour des causes aux conséquences.

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On peut dire que « l’aide » de Bush père à la chute de l’URSS et de son système international et celle de Bush fils à l’éclatement d’une relative, précaire, temporaire cohérence des ressources énergétiques du Moyen Orient et du monde et de toutes les ressources matérielles et morales par contre-coup, ont été des éléments fondamentaux de la crise morale généralisée du monde, s’appuyant sur la crise mondiale du système et ses « remèdes » mortels, l’accélération de l’hyperlibéralisme ou toutes les activités humaines s’achètent et se vendent et ou l’hyper représentativité personnelle finit de détruire la démocratie limitée des révolutions bourgeoises, progrès d’un temps, inadaptées aujourd’hui dont Trump et autres sont les tristes illustrations au paroxysme de la crise économico-civilisationnelle.

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L’accomplissement de la démocratie tient à son élargissement à la démocratie de l’homme producteur dont nous sommes encore loin et dont le monde à tendance à l’éloignement au moment où ce besoin devient impérieux.

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Certes ce tableau noir n’est pas sans issue possible positive, saine, de développement nouveau de l’humanité. J’en ai dit, à l’instar et l’instigation de la ComEco, dont il est question souvent dans mes articles, ce en quoi une réforme radicale et progressive des systèmes financiers et monétaires pouvait ouvrir une voie à cette santé et ce développement nouveau, à commencer par un système de sécurité d’emploi et de formation vers une société de production d’abondance quantitative et qualitative, de libre activité, de libération progressive du travail contraint.

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Il faudra donc que l’humanité, telle qu’elle est, avec les moyens et les outils dont elle dispose, et une immense concertation mondiale de leur utilisation, entame une révolution copernicienne, comme celle sur la rotation apparente du soleil et celle sur la rotation réelle de la terre sur elle-même, concernant ce moyen d’échange qui est comme la langue d’Esope la meilleure et la pire des choses : l’Argent devenu Capital.

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La paix et le développement, nous les voulons et agirons tant qu’il faut et qu’il est possible.

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Je renvois par avance à un article écrit et programmé pour le 15 septembre : « De Salvien à aujourd’hui » : mais qu’il faut enfin que contestation et remèdes à la crise soient portés par une conviction, une foi en quelque sorte qui habite puissamment et passionnellement la masse d’une population et remplace la foi passée obsolète.....

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Pierre Assante, 13 septembre 2016

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 18:31
CLIQUER CI-DESSUS POUR OUVRIR LE DIAPORAMA et FAITES DÉFILER LES PHOTOS EN CLIQUANT SUR LES FLÈCHES DE CÔTÉ.
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La Fête de l'Humanité 2016 en images

Les concerts, les débats, les spectacles, la vie dans les allées... Vivez la Fête de l'Humanité de cette année, presque comme si vous y étiez ! Photo des élèves de l'école CE3P.

Et Pierre LAURENT, Secrétaire National du Parti Communiste Français (P.C.F.) et Président du Parti de la Gauche Européenne (P.G.E.) et Patrick LE HYARIC, Directeur de l'Humanité au meeting de la fête de l'Humanité 2016.

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http://www.humanite.fr/diaporamas/politique/la-fete-de-lhumanite-2016-en-images-615420​

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ET D'AUTRES ARTICLES SUR LA FÊTE SUR CE LIEN :

http://www.humanite.fr/etiquettes/fete-de-lhumanite-2016

http://www.humanite.fr/​

Pierre LAURENT, Secrétaire National du Parti Communiste Français (P.C.F.) et Président du Parti de la Gauche Européenne (P.G.E.) et Patrick LE HYARIC, Directeur de l'Humanité au meeting de la fête de l'Humanité 2016.

Pierre LAURENT, Secrétaire National du Parti Communiste Français (P.C.F.) et Président du Parti de la Gauche Européenne (P.G.E.) et Patrick LE HYARIC, Directeur de l'Humanité au meeting de la fête de l'Humanité 2016.

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 00:29
..............VIDEO........CLIQUER CI-DESSUS.........
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Fête de l'Humanité 2016 -

Discours aux personnalités du monde associatif, syndical, culturel et politique.

Samedi 10 septembre 2016 - Stand national des communistes

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https://youtu.be/OXLmZ52YlwQ

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 07:41
Pierre IVORRA : Un nouvel ouvrage de Paul BOCCARA, écrit en collaboration avec Catherine MILLS,  et le rendez vous d'Economie et Politique à la fête de l'Humanité, tout le programme.

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Paul Boccara revient sur la crise de la civilisation occidentale. Il l’analyse dans ses deux dimensions, économique et anthroponomique, et appelle à la dépasser.

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Ce nouvel ouvrage de Paul Boccara, écrit en collaboration avec Catherine Mills, reprend le fil d’une de ses contributions antérieures, l’une des plus originales, celle présentée en 2010 à l’occasion d’une audition au Conseil économique, social et ­environnemental (1). Il y montrait que la crise systémique actuelle du capitalisme mondialisé et financiarisé est plus qu’une crise économique, il s’agit d’une crise de civilisation, celle de la civilisation occidentale mondialisée. Elle touche tous les aspects de la vie humaine et pose la question « de sa transformation complète » pour aller vers « une civilisation de toute l’humanité ». Le tisserand des idées reprend donc le fil, mais pour mieux travailler la maille, aller plus loin dans sa réflexion.

En premier lieu, il entend montrer que le fil remonte bien haut dans l’histoire de la pensée: « On retrouve, écrit-il, chez un très grand nombre d’auteurs importants, à propos de la civilisation, des références aux trois caractères ou composantes: les rapports ­sociaux, les techniques matérielles, la culture. » Cela a été particulièrement le cas à partir du XIXe siècle et jusqu’à nos jours. Comme à son habitude, Paul Boccara met ses pas dans la pensée de Marx, mais pour aller plus loin, en prenant notamment en compte tout l’apport de penseurs contemporains.

Fort de ce parrainage historique, il considère qu’« un système global civilisationnel » est constitué de « deux sous-systèmes sociaux fondamentaux, se conditionnant réciproquement », d’une part, « le système économique, de transformation de la nature extérieure en produits » et, d’autre part, « le système anthroponomique (2) de transformation de la nature humaine, pour la régénération humaine, biologique, informationnelle et sociétale ». Dans la crise systémique actuelle, ces deux sous-systèmes sont eux-mêmes en crise. C’est à partir de cette crise globale et des « risques majeurs d’éclatement d’un surendettement et d’une suraccumulation encore plus graves » qu’en 2007-2008 que l’auteur avance « des éléments sur une autre économie mondialisée de dépassement du capitalisme » avec des propositions telles que la sécurité d’emploi et de formation, les nouveaux pouvoirs des travailleurs, la maîtrise de l’argent et du crédit.

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Transformations sociétales entre homme et femme

Cette crise de civilisation appelle tout autant l’élaboration de propositions pour « une autre anthroponomie de ­dépassement du libéralisme mondialisé » avec des transformations sociétales concernant les rapports entre les hommes et les femmes, les jeunes et les adultes, les personnes âgées, et le ­développement des services publics permettant ces transformations. L’humanité parviendra-t-elle à créer une nouvelle civilisation de toute l’humanité ou, avec l’exacerbation des conflits et des dominations que l’on constate, va-t-on vers une fermeture et un déclin de la civilisation occidentale? Les risques d’effondrement sont d’autant plus réels que l’humanité est menacée dans son existence par le réchauffement climatique. Ce qui permet à l’auteur de souligner « la portée systémique radicale des transformations climatiques et son potentiel de rassemblement des luttes sociales et politiques ». Le fil est ainsi renoué entre mouvements sociaux et sociétaux.

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(1) « La crise systémique: une crise de civilisation. Ses perspectives et des propositions pour avancer vers une nouvelle civilisation ». Texte publié par la Fondation Gabriel-Péri.(2) Qui concerne les domaines autres que l’économie.

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PIERRE IVORRA, LUNDI, 8 AOÛT, 2016, L'HUMANITÉ

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Le rendez vous d'Economie et Politique à la fête de l'Humanité, tout le programme sur ce lien :

http://www.economie-politique.org/

Et pour le livre,

Dimanche 14 h Village du Livre Pour une nouvelle civilisation, l’ouvrage de Paul Boccara (Éditions du Croquant) Catherine Mills, animation Bruno Odent

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 07:36
A propos d’une intervention de Paul BOCCARA  Congrès du PCF de février 1982

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DE 1981 A AUJOURD’HUI, LA QUESTION DE LA TRANSFORMATION SOCIALE FACE A LA CRISE ET SON AGGRAVATION DE TYPE CATASTROPHIQUE.

A propos d’une intervention de Paul BOCCARA

Congrès du PCF de février 1982

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Les élections présidentielles et législatives de mai 1981, les luttes ouvrières et populaires qui les ont accompagnées ont permis l’installation d’un gouvernement de gauche, à majorité PS et à participation PCF.

Certes, depuis la signature du programme commun de la gauche, en 1972, fruit de décennies d’initiatives et de luttes politiques du PCF pour un accord et son contenu, la situation en 1981 avait changé, les difficultés d’agir dans le cadre d’une nation et d’un marché national s’étaient complexifiées et sans doute agrandies par rapport à l’état du rapport de force politique et idéologique.

La mondialisation, sous l’impulsion de la trilatérale (Etats-Unis-Japon, Union Européenne, élargie plus tard au G7 etc. ,contemporaine de la signature du Programme Commun de la Gauche, ce qui n’est pas un hasard), son déploiement politique, militaire et économique dans la révolution scientifique et technique et l’initiation d’une organisation mondiale conjointe nouvelle du travail, plus un certain tassement physique et idéologique des forces populaires sous le gouvernement Giscard et trilatérale conjoints, ont créé des conditions sans doute plus défavorables à la lutte pour l’établissement d'une « Démocratie avancée ouvrant la voie au socialisme » dans un pays, visée des communistes français.

Dans ces conditions, du moins ce que je crois être ces conditions, a lieu le 24ème Congrès du PCF en février 1982, c'est-à-dire moins de 8 mois après la victoire électorale de la gauche et les mesures sociales limitées mais certaines, prises rapidement, voici quelques mots extraits arbitrairement de l’intervention de Paul Boccara, responsable historique de la commission économique du PCF (Dont j'ai présenté ici le dernier ouvrage, "Pour une nouvelle civilisation", 2016 *) et grand théoricien de l'économie marxiste, concernant entre autre les propositions économiques du parti, extraits qui illustrent encore aujourd’hui, je crois, les tâches essentielles pour une transformation sociale de progrès :

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« …En effet les propriétaires du capital veulent continuer la même gestion, désastreuse pour le pays, d’abord dans les entreprises privées qui restent si importantes. Et même dans les entreprises nationalisées, anciennes et nouvelles, la pression de l’environnement capitaliste et les habitudes acquises, l’insuffisance du renouvellement des dirigeants, tout pousse à une gestion qui ne développera pas une nouvelle croissance sans luttes acharnées.

Or, si cela ne change pas de façon substantielle, dans les entreprises et d’abord bien sûr dans les entreprises publiques, alors la politique de changement et d’issue à la crise ne pourra réussir…

….

….Sur quoi s’appuyer pour commencer à imposer, dans une certaine mesure, d’autres critères, à côté des critères patronaux dans la gestion ?

Tout d’abord dans les entreprises nationalisées. Le but officiel n’est plus la rentabilité financière privée, et on peut s’appuyer sur les droits nouveaux des travailleurs dans la gestion et pas seulement au niveau des conseils d’administration.

Dans les entreprises privées, on peut s’appuyer sur le système bancaire nationalisé, étendu, sur les aides publiques quand il y en a, sur l’intervention des comités locaux de l’emploi, sur les responsabilités sociales nouvelles à imposer aux entreprises et sur les droits nouveaux des travailleurs à développer dans la pratique….

…..

…Quelles autres économies ? Quels autres critères mettre en avant pour faire reculer la gestion actuelle qui enfonce dans la crise. Nous avons démontré la validité, pour sortir de la crise actuelle [Les économistes communistes ont montré déjà à cette époque, l’aggravation de la crise dès le milieu des années 1960], des principes d’un nouveau type de croissance de la productivité, cherchant à économiser sur le travail passé accumulé en moyens matériels de production, en s’appuyant sur le développement des hommes, des qualifications et de la recherche. Mais des principes généraux ne suffisent pas !....

….

….Quand on parle de comptabilité et de gestion dans les luttes, on entend répondre parfois : il ne faut pas entrer dans les finasseries des patrons, il faut être politique ! Se battre pour l’emploi et produire français, ça suffit. Mais c’est être bien plus politique aujourd’hui de la faire en se mêlant, même un peu seulement pour commencer, des comptes de l’entreprise….

….On nous dit aussi : parler de la gestion, n’est pas être trop loin de la masse des travailleurs ? Mais c’est le contraire qui est vrai. Les arguments patronaux sur les coûts portent non seulement sur les cadres mais sur beaucoup d’autres travailleurs, sur les ouvriers…. »

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Paul Boccara, février 1982.

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On comprend sans doute les raisons de mon choix de ces extraits. On comprend aussi que c’est la lecture complète de ce type d’interventions de communistes, économistes ou pas qu’il faudrait faire. C’est une leçon d’histoire, d’économie, de société et de civilisation pour la pratique d’aujourd’hui que cela peut constituer.

Mais ce petit extrait, rapide à lire peut mettre en appétit sur la question de la transformation sociale progressiste, partant de la réalité telle qu’elle est, dans son processus, et non d’une vision imaginaire qui est souvent, toujours, un handicap encore immense aujourd’hui, mais qui n’est pas insurmontable sous l’effet de la crise générale du système et des réflexions et des actions qu’elle peut nous inspirer, aux communistes et à tout un chacun.

Pierre Assante, 1er septembre 2016

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* Avec la collaboration de Catherine MILLS.

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 07:27
Pierre IVORRA. L’urgence d’une radicalité du bonheur.

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L’urgence d’une radicalité du bonheur

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La vie économique, sociale et politique en cette rentrée prend une drôle d’allure. Étrange période. Même les sociaux-libéraux n’hésitent plus à annoncer que les Français vont devoir faire ceinture. Ils nous assurent que, pour que ça aille mieux, il nous faut aller plus mal. À l’extrême droite et même de plus en plus à droite, on affirme que le salut passe aussi par l’abaissement de certains, de ceux qui n’ont pas la même couleur de peau, la même religion, les mêmes vêtements ou qui n’habitent pas le même quartier. Ces médications-là ne sont même pas dignes de celles d’un médecin de Molière. Leur radicalité est assassine, c’est celle du malheur.

Tout au contraire, le monde a besoin d’une radicalité du bonheur. Pour que ça aille mieux, il faut que la France, les Français, l’Europe, le monde, l’humanité voient leur situation s’améliorer. Il faut pouvoir vivre mieux, éradiquer la misère, le chômage. Affirmer cela, ce n’est pas nier la gravité de la situation, une gravité d’ailleurs sous-estimée délibérément par la plupart des dirigeants. C’est parce que, en Europe et en France, la croissance n’arrive pas à décoller, parce que le chômage se maintient à un niveau insupportable, parce que les banques italiennes ploient sous les créances douteuses et menacent tout le système bancaire européen, parce que le Brexit va accentuer la guerre économique et financière sur le continent, parce que, dans nombre de pays émergents et développés, l’endettement privé et public atteint à nouveau des sommets, parce que les dirigeants des États-Unis continuent à vouloir dicter leur loi au reste du monde, parce que nombre de peuples souffrent de malnutrition, de la famine et de la guerre, parce que le terrorisme tue au Nord et au Sud, parce que les désordres climatiques nous menacent déjà qu’il nous faut adopter, mettre en œuvre, des mesures qui s’attaquent à la source même des problèmes.

La seule purge qui vaille est celle qui dégonflera les marchés financiers. S’il y a une sélectivité à avoir, c’est celle qui rendrait plus coûteux le financement des opérations financières destinées à faire toujours plus de fric et qui, à rebours, permettrait d’orienter un argent abondant et bon marché vers les activités de recherche, la création d’emploi, l’élévation des qualifications, les services publics, l’amélioration des niveaux et de la qualité de vie, la maîtrise des nouvelles technologies, la préservation des équilibres climatiques. Cela suppose aussi de réduire le pouvoir des puissants et de donner enfin droit de cité à ceux qui jusqu’à présent sont restés dans l’ombre. Là est la véritable radicalité.

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La chronique économique de Pierre Ivorra

l’Humanité, 7 septembre 2016.

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 07:45
Il faut que contestation et remèdes À LA CRISE soient portés par une conviction qui habite puissamment la masse d'une population et remplace la conviction passée obsolète :  DE SALVIEN de Marseille (vers 440) à AUJOURD’HUI (2016-2017)

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Il faut que contestation et remèdes À LA CRISE soient portés par une conviction qui habite puissamment la masse d'une population et remplace la conviction passée obsolète

DE SALVIEN À AUJOURD’HUI.

Aujourd'hui : le besoin de transformation-dépassement du capitalisme dominant, le capitalisme mondialisé, informationnellement numérisé et hyperlibéralisé.

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Les tentatives marginales de commerce alternatif numérique, mondialisé ou local (Economie contributive, participative, monnaies alternatives... etc.) finalement dépendantes ou carrément récupérées puis utilisées massivement par le capitalisme dominant contiennent et l’illusion d’échapper à ce capitalisme dominant, et le besoin sain d’une transformation-dépassement du capitalisme et sa forme hyperlibérale.

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Salvien de Marseille (Vers 440), prévenait de la chute de l’Empire Romain, et soulignait qu’une société ou la personne ne peut vivre de son travail et de sa production, est une société condamnée au déclin et à la chute, et que cela se manifeste par le déclin moral. Cette difficulté grandissante de vivre de son travail se manifeste dans le mouvement paysan actuel, mais aussi dans le chômage ouvrier et employé, salarié en général ou le travail partiel imposé et les revenus insuffisants pour vivre. Elle se manifeste aussi dans le handicap et le sous emploi dans la recherche fondamentale et appliquée indispensable au développement et dans toute activité humaine qui veut se mettre au service non de l'argent mais des besoins humains.

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Le besoin de transformation-dépassement du capitalisme dominant, le capitalisme mondialisé, informationnellement numérisé et hyperlibéralisé, c'est-à-dire où toute activité humaine est soumise à vente-achat, ce besoin grandit au fur et à mesure que le système s’approche d’un paroxysme invivable.

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Mais un paroxysme invivable ne constitue pas la solution en soi à son dépassement dans un système nouveau et capable de poursuivre en santé le processus de développement de l’homme dans le développement de la société.

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Encore faut-il que soient prises des mesures aptes à créer cette société nouvelle, ce système nouveau. En cela Salvien nous donne à penser, d’une façon quasiment instinctive avec les mots et la morale de son temps, qu’il ne suffit pas de contester, qu’il ne suffit pas de trouver les remèdes, mais qu’il faut enfin que contestation et remèdes à la crise soient portés par une conviction, une foi en quelques sorte qui habite puissamment et passionnellement la masse d’une population et remplace la foi passée obsolète.

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La masse d’une population c’est aujourd’hui celle de l’humanité mondialisée.

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Les remèdes, c’est la mise au pas et au service des besoins humains du système financier et du système monétaire, qui sont un même corps et qui constituent l’outil d’échange de la production humaine, et qui doivent passer de l’accumulation-suraccumulation privée de l’outil d’échange, le capital, à celui d’une mesure en extinction de la valeur marchande et d’une abondance qualitative le permettant.

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On ne sort des rails que lorsqu’un besoin d’en sortir devient impérieux et que les humains deviennent capables de gouverner le navire vers une nouvelle voie, vers la mer apaisée et ouverte, loin du naufrage.

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C’est dire que le besoin pressant de notre période n’est pas le sauveur suprême (1) mais le remède, le programme concret, matériel et moral, et partagé, d’une gestion saine de la société.

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Il y a quelque chose de religieux dans cette aspiration au Sauveur. Ainsi contradictoirement, le recours à l’autoritarisme comme à la théologie de la libération, pourtant de contenus très différents, sont souvent liées à la personnalisation, à l’idée du Sauveur.

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Dieu peut être l’abstraction qui va concrétiser notre demande de réponse à nos besoins et nos désirs inassouvis (Prière) face à l’anankè naturelle et l’anankè sociale contenues dans l’interrogation existentielle face à l’inconnu de notre demeure, l’univers perceptible macro et micro.

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Dieu peut être ainsi et à la fois la représentation abstraite d’une domination humaine, hors de portée et de connaissance, étrangère à notre environnement intime, représentant la monarchie royale et/ou marchande, la marchandise elle-même et son fétichisme, le système social « reconnu » comme « naturel » et « éternel », mais aussi leurs « vertus », un consensus, c'est-à-dire ce en quoi ils nous permettent de vivre au quotidien, en subsistances « matérielles et morales ». (1)

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Ainsi quand ces « vertus éternelles » nous semblent corrompues, c’est à elles qui devraient être transformées et dépassées en santé que nous faisons appel, c'est-à-dire en un « retour » au passé de ces vertus et aux pouvoirs qui les personnifiaient, c'est-à-dire le sauveur.

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Pour l’exemple, dans l’aspiration au Sauveur, il y a eu l’attente d’un Roi d’Israël, et dans l’attente d’un roi juste et efficace, le souvenir d’Alexandre Le Grand, entretenu par l’élite dominante en faisait partie, les historiens en ont attesté, se mêlant à l’attente abstraite de justice face à l’occupation romaine et la corruption d’une organisation religieuse sclérosée et répressive et de la société marchande locale et méditerran
éenne en expansion et en crise.

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Il en est aujourd’hui comme d’hier. Le lent mouvement de la conscience en témoigne. Et la confiance dans les possibilités de transformation saine, plus ou moins lent, plus ou moins rapide, en accumulation quantitative et en sauts qualitatifs (Quelquefois brutaux, Révolution marchande d’Athènes, révolution capitaliste française, et bien d’autres pour ne pas s’en tenir à 2 exemples restrictifs) ne doit pas en souffrir si nous ne voulons pas qu’elle s’éteigne, la confiance, avec les possibilités qu’elle ouvre. « …Les idées, en s’emparant des masses deviennent une force matérielle… ».

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La différence entre Salvien et aujourd'hui, s'est une conscience élargie possible que la société marchande à ses débuts n'était pas apte à développer mais que la société marchande à sa fin, le capitalisme mondialisé numériquement informationnalisé, ses capacités productrices et ses contradictions à leur paroxysme peuvent permettre, car il n'y a possibilité de transformation d'un processus donné que si ce processus arrive à son extrémité. Ce qui ne veut pas dire qu'il faille attendre la fin d'un processus pour agir sur ce processus, l'action étant la condition de son mûrissement et de la transformation qualitative sociale.

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Pierre Assante, 8 septembre 2016

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(1) Dieu peut être toutes ces représentations abstraites à la fois et en même temps. Seule la conscience des rapports sociaux, du mode de production et d’échange, peut remplacer positivement cette représentation abstraite dans laquelle le besoin et les actes concrets matériels et moraux de survie et de développement sont voilés, limités à une transformation de l’abstraction de la réalité et non de la réalité elle-même. Mais bien sûr un réalisme peut cohabiter avec un idéalisme philosophique, et un idéalisme philosophique avec son contraire, c'est ce qui se produit le plus souvent dans une société de classe à abolir, même s’il ne peut remplacer un matérialisme dialectique non dogmatique, ouvert à l’échange humain, à l’activité générale, multiple et infiniment diverse de l’humanité et de la personne humaine.

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Vous trouverez des articles sur Salvien de Marseille sur ce blog.

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 21:49
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« La Philo du Prolo »

http://pierre.assante.over-blog.com/

Bulletin Hétérodoxe Très Perso

N° 10 Septembre 2016

16 articles.

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ÉMOTIONS, SUBLIMATION.

Pierre Assante

Septembre 2016

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Les sentiments, comme les émotions et comme les idées naissent de conditions historiques de la société et de la personne et acquièrent une autonomie relative par rapport à ces conditions.

Les émotions ne sont pas un accident du développement de l’espèce humaine, elles en font partie dans une unité des propriétés ontogénétiques et phylogénétiques, leurs éléments constituant multiples, infinis et divers, leurs résultantes énigmatiques du moment, leur dépendance globale et leurs autonomies relatives.

Les émotions ont un rôle dans le développement de l’espèce comme l’usage des concepts "quotidiens" ou "savants", dans leur unité, leur dépendance et leurs autonomies.

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http://pierreassante.fr/dossier/La_Philo_du_Prolo_N_10_EMOTION_SUBLIMATION.pdf

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SOMMAIRE, PAGES.

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A. DEVENIR, juin 2016

I. MODERNITE DU CAPITALISME. Page 2

II. LA RÉSISTIBLE ASCENSION DU « LOW COST »

ET L’IRRÉSISTIBLE MOUVEMENT

DU PROGRÈS POUR TOUS. Page 3

III. Et L’ECONOMIE CONTRIBUTIVE (1) EST-ELLE UNE COURSE AU PROFIT OU UNE COURSE AU PROGRES DE L’HUMANITE ? . Page 4

IV. LES RESERVES D'ALTERNATIVE.

Comprendre les difficultés de la société en général, celle de la politique, celle d’un parti de transformation sociale en santé. Page 5

V. SHEMA 1 : DEVENU et DEVENIR : Développement, Production Qualitative. Schéma inspiré librement des concepts ergologiques du Professeur Yves SCHWARTZ. Page 6

VI. SHEMA 2 : Tableau « Un sens de l’histoire », extrait de l’essai « Division sexiste du travail, résidu ou mode de gestion ? » P. Assante, 2004. Page 7

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B. ÉMOTIONS, SUBLIMATION.

Choix de textes du blog Mars-Août 2016

VII. CONDITIONS MATERIELLES ET MENTALITES. Page 8

VIII. ÉMOTIONS, SUBLIMATION. Page 9

IX. MOINS MAIS MIEUX. Page 10

X. COMPRENEZ-MOI. Page 11

XI. LE COURANT FROID ET LE COURANT CHAUD SE REJOIGNENT !. Page 13

XII. OPPORTUNISME ET HYÉRARCHIE DE LA TRANSMISSION . Page 14

A L’INTÉRIEUR DE L’HUMANITÉ.

XIII. MOINS MAIS MIEUX. LE CERVEAU OUTIL DE SYNTESE. ENCORE LES MAITRES DU TEMPS. QUE QUOI COMMENT PRODUIRE. Page 15

XIV. IL FAUT SAVOIR CELA A CHAQUE MOMENT DE SA VIE. Page 17

XV. L’USURPATION DES IDEES. Page 18

XVI. FRANCE ET EUROPE PROGRES OU DECLIN ? Page 19

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POUR LIRE ce N° 10, cliquer sur ce LIEN ci-dessous ou sur l'image de la UNE ci dessus :

http://pierreassante.fr/dossier/La_Philo_du_Prolo_N_10_EMOTION_SUBLIMATION.pdf

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 19:09
Contribution au débat sur la candidature aux présidentielles. Frédéric Boccara, Jacky Hénin, Pierre Lacaze, Christian Picquet, Marine Roussillon.

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Contribution au débat sur la candidature aux présidentielles

Pour un pacte d’engagements communs,

la gauche a besoin d’une candidature communiste

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Frédéric Boccara, membre de l’exécutif national du PCF, fédération des Hauts-de-Seine

Jacky Hénin, membre du CN du PCF, fédération de la Somme

Pierre Lacaze, membre du CN du PCF, fédération de la Haute-Garonne

Christian Picquet, membre de l’exécutif national du PCF, fédération de la Haute-Garonne

Marine Roussillon, membre de l’exécutif national du PCF, fédération de Paris

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Les grands axes de propositions pour la France énoncés par Pierre Laurent dans son discours de clôture à l’université d'été des 26, 27 et 28 août derniers à Angers constituent une base de rencontres entre le PCF et tous ceux qui, à gauche (forces politiques, syndicales et associatives), cherchent une alternative aux politiques d'austérité, et pour élaborer un pacte commun en vue des élections présidentielle et législatives.

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Oui, un travail collectif est nécessaire et possible pour que, en lien avec les exigences de contenu dictées par la profondeur de la crise et par les prochaines aggravations qui s’annoncent, soit recherché un candidat commun pour la prochaine élection présidentielle dans une démarche de rassemblement portant à la fois sur cette élection et sur les législatives. Et cela en respectant les forces organisées, au lieu de prétendre s'émanciper des partis afin d'endosser le costume de « l'homme providentiel ». Poursuivons notre stratégie de rassemblement en l’ancrant mieux encore sur les contenus et en la rendant audible et repérable.

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SUITE SUR CE LIEN :

http://pierreassante.fr/dossier/Tribune_sur_presidentielles.pdf

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