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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 07:00

CULTURE-FdG_0001.jpg…L’HUMANITE DES DEBATS, 8 avril 2012 : justement, doit-on intégrer de façon plus importante l’art dans l’enseignement scolaire puis en dehors de l’école, dans les entreprises par exemple ?

ALAIN HAYOT : c’est précisément ce que nous voulons lorsque nous parlons de révolutionner les rapports entre l’art et la société. Dans l’ouvrage que nous avons publié (voir photo), nous faisons des propositions afin de refonder le service public de la culture. Cela passe par de nouvelles ambitions citoyennes pour nos établissements culturels, une remise à plat de l’ensemble des dispositifs d’éducation artistique à l’école, de la maternelle à l’université, une volonté nouvelle de renouer un lien étroit dans les entreprises entre le travail, l’art et la culture, lien que nous définissons comme un droit au même titre que la formation parce qu’il contribue à l’expression de la dignité humaine et à l’exercice de la citoyenneté. La même démarche doit s’appliquer à l’urbanité et à chaque territoire, en refusant cette dichotomie imbécile entre culture de l’élite et celle du peuple. Celui-ci n’est pas dénué de culture, il est privé de parole et nous voulons la lui rendre dans un souci de fabriquer du commun car la culture est un bien commun et nécessite un véritable service public…

 

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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 00:07

Copie-de-SSA50671.JPGIl en est de la charte des langues minoritaires comme du bon usage et du mauvais usage d’un outil.

Pour ne pas, à l’instar des « gournaous », « piter » à tous les hameçons, il faut prendre un sujet reçu élaboré par d’autres et les travailler par soi-même et collectivement.

Qui veut le savoir sait que la charte des langues minoritaires, régionales que nous défendons parce que nous voulons que toute culture ait un droit égal, quelle que soit la place qu’elle ait obtenu dans l’histoire, et à partir de notre amour non aveugle pour elle, évidemment, la charte des langues minoritaires, régionales dis-je, des langues de France, de la langue d’Òc,  a été soutenue et promue aussi par ceux qui voulaient construire une Europe des régions niant les droits sociaux acquis dans le cadre des nations par le salariat et les populations. C’est un fait.

006Ce sujet a été traité et démontré très sérieusement, même si les tenants des « pour » ou des « contre » la charte ont mis, naturellement, dans leurs sacs bien d’autres préférences personnelles ou collectives que celle d’un traitement strict de la question des langues minoritaires. Mais n’est-ce pas le sort de tout débat où chacun fait entrer ce qu’il veut allant dans son sens et ses intérêts.

Cela est en premier lieu le sort des sujets d’ordre « interclassistes ». C’est le cas de la défense d’une culture traitée « en général » qui plus qu’un autre sujet peut voir la rencontre d’intérêts de classe fort différents et sans que l’on s’en avise, opposés et antagoniques.

Bon, après cette déclaration d’un amoureux et défenseur de la culture d’Òc, la mienne, grande culture où les troubadours, puis IZZO Commune de Marseilleles troubaires, et tant d’expressions d’être de chaque jour des habitants d’Òc à travers les siècles jusqu’à aujourd’hui, …et de ma « grand » Marie, ne sont pas seulement des esthétismes sectaires , mais l’expression de la vie humaine dans ce qu’elle de divers et de multiple, et dont l’existence concrète ici et maintenant, comme les traces (au sens d’Ernst Bloch) sont impossibles comme nuisibles à être effacées.

Vous trouverez dans l’article suivant qui a 10 ans, quelques éléments, sans doute à débattre contradictoirement, mais qui donne des faits sur l’exploitation d’une revendication culturelle dans les sens des dominants et des exploiteurs, et sur la destruction culturelle elle-même en cours, au même sens que la destruction sociale à laquelle nous avons assisté ces dernières années et contre laquelle nous luttons pour construire un avenir vivable.

Avoir des visions diverses et des faits divers sous les yeux ne peut qu’aider à la bataille pour la reconnaissance culturelle d’idée et de fait. Il ne s'agit pas de partager totalement (Cela ça n'existe jamais) mais de s'instruire sur des points de vues différentes.

Nous avons vu, dans les mesures de restriction et d'attaque contre l'enseignement de l'occitan, par exemple, qu'il ne suffit pas d'une loi ou d'une déclaration, mais il faut une volonté politique. Une mesure qui pourrait avoir (?) un effet effectif immédiat serait peut-être un organisme interrégional des régions d'Òc de France (projet débattu de longue date dans la commission "Dire Òc" du P.C.F.13 de 1981), sans tomber dans l'illusoire et nocif nationalisme d'Òc, pour promouvoir leurs cultures historiques, dans l'esprit d'ouverture et la coopération de l'humanité à travers tous ses acquis et activités, leurs mouvements et potentialités présents et à venir, leurs liens entre productions dites "matérielles" et "symboliques", dans leur unité. Elles ont pour cela pour dès aujourd'hui des moyens pour le faire.

 

Pierre Assante, 5 avril 2012

 

Voici l’article en question sur une partie de l'historique de la charte:

http://www.pierreassante.fr/dossier/LA_PENSEE_JUIN_2003.pdf

Et un complément, tiré de "les règles de l’art", Pierre Bourdieu, Essais, Editions du Seuil.

http://www.pierreassante.fr/dossier/BOURDIEU_LA_RENCONTRE_DE_DEUX_HISTOIRES.pdf

 

La position du FRONT de GAUCHE sur les langues et cultures :

http://www.pierreassante.fr/dossier/MELENCHON_LANGUES_REGIONALES.pdf

 

 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 06:00

ANEM_OC_HUMA-2.4.12_0002.jpgANEM_OC_HUMA-2.4.12_0001.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SUR "LA MARSEILLAISE" AVEC CE LIEN :

http://www.pierreassante.fr/dossier/LA_MARSEILLAISE_0C_2.4.12_2PAGES.pdf

 

Sur la défense et la promotion de la diversité culturelle, voir article sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-defense-de-la-culture-occitane-pour-quoi-sujet-accessoire-ou-principe-democratique-diversite-bi-100186640.html

 

La position du FRONT DE GAUCHE

sur les LANGUES ET CULTURES REGIONALES sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-langues-et-cultures-de-france-une-position-du-front-de-gauche-101790646.html

 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 05:30

Cet article a été mis en ligne sur ce blog une première fois le 19 août 2011

  IMG

DURAND-CREDIT.jpgEn ces temps de crise dite financière et boursière, revenir sur cet ouvrage est du plus grand intérêt.

Il aborde particulièrement la question du crédit, sujet brûlant s'il en est aujourd'hui. Si l'ouvrage est circonscrit au sujet du crédit il n'en aborde pas moins à travers lui la question plus large du mode de production actuel, ses limites et les perspectives de transformation.

"Il montre comment, du local au mondial, les luttes sociales et politiques pourraient imposer la mise en oeuvre de mesures concrètes pour faire reculer la domination des marchés financiers et mobiliser le crédit, afin de contribuer à rendre possible une nouvelle civilisation, libérée du chômage de masse et de l'insécurité sociale"

 

Quelques bonnes pages (pages 327 à 331, la conclusion de l'ouvrage),

UNE et quatrième de couverture : ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/DENIS_DURAND_Pages_327_331.pdf

 

Voir aussi la revue ECONOMIE ET POLITIQUE sur ce blog

 

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2 avril 2012 1 02 /04 /avril /2012 05:00

AGAMBEN.jpgConcept d’épistémicité, suite, la somme et le reste, libre commentaire n’engageant que l’auteur de ces lignes, de ce blog.

 

Revenant sur ce que j’ai développé dans mes articles sur le concept d’épistémicité du Professeur Yves Schwartz, en le priant de m’excuser si je suis hors sujet, je  condense en la formule qui suit ma « remarque », libre (et farfelue ?) « interprétation » dont j’assume la responsabilité personnelle, qui n’engage que moi-même : le « reste » est dans la « somme », et la « somme » est dans le « reste ». Ceci sur la question de l’axe de séparation des savoirs et des épistémicités comme sur tout autre mouvement humain et de la nature (1).

 

On ne peut pas non plus ne pas faire référence dans une telle réflexion, à Henri Lefebvre et à Giorgio Agamben. 

 

Le « reste » est dans la « somme », et la « somme » est dans le « reste ». Pourtant, il n’y a pas identité de la somme et du reste.

 

Par exemple, plus le temps qui reste se rétrécit, plus il condense la somme.

 

Et le temps qui reste dans un processus ne limite pas le temps ni sa somme et ouvre un processus d’une autre qualité qui possède sa propre somme et son propre reste.

 

C’est une question de fond pour tout être humain qui n’est pas résigné aux limites (qu’il ne peut pourtant que nier, sans atteindre la négation de la négation) de son espèce et de lui-même quant aux interrogations sur notre raison d’être dans notre espace-temps sur lequel nous tentons d’élargir nos connaissances. Question de fond sans réponse mais non sans intuitions qui sont une somme immensément plus « petite » que le reste.

 

Le travail spéculatif, qui repose sur un élargissement scientifique continu, c’est notre seule « arme », et l’élargissement scientifique se situe, évidemment, dans ce reste et cette somme.

 

La spéculation, et celle-ci sans doute,  peut paraître et être folle lorsqu’elle s’aventure loin des repères  « attestés ». Loin ne veut pas dire sans.

 

La connaissance la plus fine possible du processus nous permet de situer les éléments du processus de la façon la plus opérationnelle possible pour la résolution des questions que la vie nous pose pour poursuivre notre propre processus dans le processus général.

 

Les processus contiennent bien la continuité et les « sauts », au sens où l’entendait Jean Jacques Goblot pour les civilisations par exemple. La difficulté suprême de notre travail spéculatif, c’est d’une part la croyance en un unique processus repéré et donc, d’autre part, notre absence de vision des sauts de processus, notre limitation mentale d’un processus global à un processus unique, malgré la réalité d’unicité des processus. Unité des contraires et unité des processus dans le processus, et qualité différente des processus et des sauts de processus : en quelque sorte, nous ne sommes pas capable d’imaginer un processus général dans lequel le processus général apparent, qui nous apparaît, pourrait connaître lui-même des sauts qualitatifs, changer de qualité, être et devenir un processus différent et inimaginable et inimaginé.

 

Je ne voudrais pas par ces considérations plus qu’hasardeuses mettre en cause le sérieux des échanges que je peux avoir avec des chercheurs reconnus, dont l’œuvre est pleine de santé et de progrès ici et maintenant, et par là pleine de générosité et de solidarité et d’efficacité.

 

Je veux seulement repousser mes limites, ne serait-ce que par besoin et plaisir pour moi-même, dans la façon d’aborder la question des processus. Si l’on limite l’appréhension des processus aux limites de celui dans lequel nous nous mouvons, aussi ample soit-il par rapport à nos capacité d’appréhension, d’imagination, nous bornons dores et déjà l’appréhension des processus « restreints » dont nous faisons l’étude. Et nous donnons à notre concept « d’illimité » la limite d’un processus d’une qualité « donnée ».

 

Il y a donc une double menace sur la pensée, celle de la dé-adhérence « sans retour » et celle de la dé-adhérence apparente mais seulement apparente.

 

La rationalité « vrai » repose bien sur une dé-adhérence illimité liée aux besoins ici et maintenant de survie et de développement. L’exemple flagrant de la rationalité limitée est bien contenu dans la façon d’aborder la rationalité par une classe dominante, donc limitée à des besoins « restreints » et l’exemple d’envol de la rationalité est bien donné par la lutte des classes dominées.

 

Et si une classe dominée en vient à ne plus résister à une rationalité restreinte imposée par une classe dominante, c’est là que le processus général est menacé d’une maladie mortelle.

 

Nous n’avons pas le langage nécessaire à l’analyse et la description d’une telle vision des processus. Nous ne l’aurons qu’après avoir dépassé notre vision actuelle. Le langage, s’il permet les résolutions ne peuvent naître qu’après les résolutions : sommes et restes…..

 

Ce type de spéculation « ne sert-il à rien ? », pour reprendre une observation qui peut lui être faite aussi bien pour le quotidien, le « pratique », que pour la recherche, la « poïesis », l’action créatrice d’avenir, de processus.

 

Le temps connu contient toujours la spéculation comme l’accumulation des observations et de leur mise en relation dialectique, leur syncrétisme et leur synthétisation,  et cette expérience se poursuit, pratique et énigmatique….

 

Pierre Assante, 22 mars 2012

 

(1) Dans ce cas, les « savoirs » seraient la « somme » et les « épistémicités », le reste, dans le tableau du Professeur Yves Schwartz. Mais somme et reste ne sont pas un concept pour ce seul sujet, qui serait lui-même limité à un seul concept.

 

L'article précédent sur les commentaires sur les épistémicités : ici 

 

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 16:04

 

garo3-copie-1Isabelle GARO sera à Marseille le 25 mai 2012, invitée de l'association F.T.P. et de son Président, Michel CARRIERE (Former, Transformer, Partager) pour présenter ses ouvrages

 

Voir détails sur ce lien :

ici

GARO HUMA TOUBOUL 0001

GARO-HUMA-TOUBOUL_0002.jpg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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31 mars 2012 6 31 /03 /mars /2012 09:00

COLLAGE.-CARTEMBA-N--1.jpg

Il semble que nous puissions arriver, enfin, à une sorte

d'équilibre en mouvement entre une identitidé transformatrice,

opérationnelle, et un rassemblement au service de cette

transformation.

Ainsi, la question de fond, économique en dernière instance, et

essentielle, pourra prendre le dessus dans le débat et l'action, ce

qui est indispensable pour que cette action aille au-delà de la

protestation vers la transformation du mode de production, seule

issue à la crise.

L'autre question est que dans ce mouvement, l'appel au "vote

utile", partisan et démagogique contre le vote pour le

changement réel, appel qui a suivi, en réaction au succès

du rassemblement du Front de Gauche avec Jean Luc Mélelchon

à La Bastille, pourrait faire perdre tout le mouvement d'opposition

au sarkozysme.

Un appel au vote utile sans principe s'oppose objectivement à

une montée générale du mouvement et au rassemblement sur les objectifs indispensables à une

réussite du mouvement.

Mais, par la force et la montée du mouvement, ce ne sera pas le cas.

Pierre Assante, 19 mars 2012

 

"...Comme la Vie est Lente
Et comme l'Espérance est Violente..."

Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)

 

La financiarisation ne peut exister sans la production

tout en entrant en contradiction avec la production.

(voir "La métamorphose du travail")

 

En cliquant sur le site ci-dessous vous trouverez le grand rassemblement de la BASTILLE ... !!!!!

 

Illustration, Un collage de Roger FROSINI dont il nous donne les clefs lui-même :CARTEMBA 1. Pourquoi ? Parce qu’il est issu de cartons prélevés sur des CART ons d’EMBA llage de produits ordinaires du commerce: yaourts, fromages, céréales; etc... Comme quoi on peut faire du neuf avec du vieux, avec des déchets; c’est presque comme le compostage qui permet de faire un beau jardin, sans polluer; là, on obtient un brin “d’art populaire” à partir de rien du tout. Une philosophie à tirer de tout cela ? Je le pense, avec des prolongements de réflexions vers la politique, la société, la dialectique, etc..!

 

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26 mars 2012 1 26 /03 /mars /2012 09:58

10 plus gros benef. HUMA. 26.3.12

10-plus-gros-benef.-HUMA.-26.3.12_0001.jpg

 

 

 

Le

FRONTde GAUCHE et Jean Luc MELENCHON proposent de fixer la hiérarchie des salaires de 1 à 20 .

Documents et articles : HUMA du 26 mars 2012  

Si les PDG étaient au salaire maxi, Pierre IVORRA, Huma 26 mars 2012 :

http://www.pierreassante.fr/dossier/IVORRA_HUMA_26.3.12.pdf

Cahiers de doléances, Michel GUILLOUX, Huma 26 mars 2012 :

http://www.pierreassante.fr/dossier/GUILLOUX_HUMA_26.3.12.pdf

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 11:25

Copie de 000 2424Une nouvelle campagne démarre

Il n’y aura pas de grand soir mais ce fut une journée magnifique que ce 18 mars, où les rues de Paris ont vibré pour redonner à toute la France l’oxygène qui lui manquait.

Le Front de gauche a créé l’événement. Qui imaginait, il y a quelques semaines encore, une manifestation politique populaire et citoyenne aussi massive et aussi large dans cette campagne électorale conçue, dès l’origine, pour exclure toute parole populaire, tout engagement collectif, toute espérance de transformation sociale ?

Du jamais vu ! Toutes celles et tous ceux qui, par le moindre geste, ont contribué à cette réussite ont commencé ensemble à relever le défi que nous nous fixons dans cette présidentielle : permettre au peuple et à ses attentes de changement – pour décliner les paroles du chant « pas de sauveur suprême, ni dieu, ni César, ni tribun, décrétons le salut commun ! » – de s’imposer.

La Bastille ouvre un chemin de lutte et d’espoir

Aux cris de « Vite, la 6e République », la Bastille ouvre un chemin de lutte et d’espoir. Notre pays en a un immense besoin. Il souffre trop. Avec cette marche, redevient crédible l’idée que le monde du travail peut reprendre ses affaires en mains.
A droite, on avait tout prévu sauf l’insurrection démocratique, sauf ce moment de basculement où des centaines de milliers de Françaises et de Français, de femmes et d’hommes proclament : la politique c’est notre affaire, et payer pour les riches c’est fini. La mobilisation des communistes pour la réussite de cette journée exceptionnelle, joyeuse, combative, fraternelle, a été spectaculaire. C’est le fruit d’un travail militant que je veux saluer ici : le lancement à la Fête de l’Humanité, les 300 000 programmes L’humain d’abord diffusés depuis lors, les centaines d’assemblées citoyennes dans tout le pays, dans nos quartiers et aux portes des entreprises, les milliers de distributions et cette invite constante : « sans préalable d’aucune sorte, mêlez-vous-en ! »

En parcourant la place de la Nation avant le départ de la marche, j’ai pu rencontrer et féliciter nombre d’entre vous. Je profite de cette occasion pour le dire à toutes et à tous : ce travail patient, respectueux, inventif qui est le vôtre dans une campagne commune et collective est déterminant. C’est lui qui permet l’entrée en campagne à nos côtés de milliers de femmes et d’hommes engagés dans les combats sociaux, syndicaux, citoyens, associatifs dans le pays, qui n’ont plus le temps d’attendre et peuvent s’engager durablement dans la dynamique que le Front de gauche a fait naître. Cela donne aussi force et courage à ceux que vous avez investi de la responsabilité d’animer cette bataille, à Jean-Luc Mélenchon qui porte avec talent notre ambition commune, à moi-même, à nos candidates et candidats aux législatives que nous voulons voir nombreux en juin entrer à l’Assemblée nationale.

Le peuple est de retour, la gauche est de retour

La Bastille est le signe que nous avons déjà remporté une première victoire. Le peuple est de retour, la gauche est de retour.

Rien n’est acquis. La bataille va être encore rude dans les semaines à venir. Mais mesurons à sa juste valeur l’immense potentiel que nous ouvre le travail accompli.

Depuis dimanche, c’est une nouvelle campagne qui démarre. Des milliers de nos concitoyennes, de nos concitoyens impatients de se débarrasser de Nicolas Sarkozy et de sa politique restent habités de doutes sur la portée de la victoire attendue : notre vie changera-t-elle vraiment ? Aujourd’hui, la campagne du Front de gauche modifie cette situation. La victoire peut être synonyme d’espoir. Le potentiel de mobilisation du Front de gauche est ainsi devenu le meilleur atout de la gauche pour gagner et pour, ensuite, réussir. Ne nous laissons pas impressionner. On nous parle de « vote utile » ? Quoi de plus utile que le travail entrepris par le Front de gauche, et le vote pour son candidat ?

Oui, il redevient possible, non seulement d’imaginer que ce sont là les derniers jours de la droite au pouvoir, mais aussi les temps premiers d’une renaissance démocratique et d’une politique de gauche dictée non par le consensus mais par la détermination à combattre la dictature de l’argent. Oui, il redevient possible d’envisager de reprendre la main sur les richesses du pays, sur le pouvoir économique et de le soumettre aux besoins humains et sociaux.

Oui, il redevient possible d’envisager à court et moyen terme l’inversion de l’ordre établi. La portée de ce que nous construisons va bien au-delà de l’échéance présidentielle qui en est la première étape décisive. Ce que nous visons, c’est la mise en mouvement de majorités d’idées et d’action, de majorités électorales et populaires, autour d’objectifs de changement clairs, de majorités agissantes décidées à « ne rien lâcher » tant que ces objectifs ne sont pas atteints.

Oui, ces majorités d’idées et d’action sont possibles si les forces populaires s’en mêlent. Oui, peut devenir majoritaire, contre les logiques austéritaires, l’exigence d’une relance de l’activité fondée sur l’augmentation des salaires, la revalorisation nette du Smic, des retraites, des pensions. Oui, peut devenir majoritaire la nécessaire reconquête de la retraite à 60 ans pour tous financée par la mise à contribution des revenus du capital et de la spéculation. Oui, peut devenir majoritaire la proposition de nationaliser les grandes banques et de fonder un pôle public bancaire et financier en changeant le rôle de la BCE. Oui, peut devenir majoritaire l’exigence de réinvestissement massif dans les services publics. Oui, peut devenir majoritaire l’idée que travailler, étudier, se loger, se nourrir, se soigner, se cultiver sont des droits fondamentaux qui doivent être garantis à tous en toutes circonstances. Oui, peut devenir majoritaire l’exigence d’une 6e République où la participation citoyenne aux décisions politiques et économiques du pays, de l’entreprise aux institutions, sera constante, où la démocratie réelle et permanente sera la garantie de la transformation sociale. Oui, peut devenir majoritaire le principe de refondation d’une Europe sociale, démocratique et écologique. Ce sont ces majorités d’idées, ces fronts de lutte qui constituent les conditions d’une politique de gauche.

Comment mener à bien et réussir cette immense tâche ?

D’abord, en poussant le plus haut possible le vote Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle. Des milliers d’électrices et d’électeurs peuvent en prendre conscience : s‘emparer de ce bulletin de vote est le meilleur moyen de construire une victoire solide et durable sur la droite et l’extrême droite, de rendre cette victoire utile à toutes celles et tous ceux qui ont le plus besoin de changement.

Ensuite, en s’engageant maintenant beaucoup plus fortement dans la campagne pour les élections législatives. La victoire présidentielle ne sera rien si elle n’est pas garantie par une majorité parlementaire capable de voter les lois d’un changement véritable, celles qui reprendront dans les actes les rênes du pouvoir aux marchés financiers. Notre campagne des législatives peut dès maintenant donner du sens et plus de force à la campagne présidentielle. Nos candidates et candidats doivent sans attendre faire relais avec la campagne de Jean- Luc Mélenchon pour inscrire sa portée dans la durée.

Enfin, en intensifiant partout le travail de rassemblement, d’assemblée citoyenne, de mise en débat et de mise en action qui permettra aux citoyens de porter ensemble les objectifs d’une politique de changement. Jusqu’où porter ces objectifs ? Je le répète, jusqu’à leur mise en œuvre effective. Jusqu’au gouvernement ? nous questionne- t-on. Nous n’en sommes pas là. Nous aurons à en décider, collectivement et souverainement, à l’issue de ces deux campagnes, présidentielle et législatives. Notre objectif est clair : modifier suffisamment la situation pour rendre un vrai changement possible.

Pas question d’aller gouverner si la rupture avec les politiques d’austérité n’est pas au rendez-vous. A écouter nos partenaires de gauche, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir pour y parvenir. Aurons-nous la force et le temps d’imposer de tels changements à gauche d’ici fin juin ? Nous y travaillons et nous aurons à apprécier, ensemble, ce que nous avons pu, ou pas, faire bouger et comment continuer. Le Front de gauche est en mouvement. La route est engagée. Elle est belle. Ensemble, nous sommes la gauche, le cœur battant de la gauche. L’esprit de conquête doit plus que jamais être notre boussole. Je compte sur vous.

Pierre Laurent

Secrétaire national du Parti communiste français, président du Conseil de campagne du Front de gauche.

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 07:17

Jaures-copie-1.JPG  Cet article a été publié la première fois sur ce blog le 14/08/2010

Salvien de Marseille

 

Commentaires :

 

sur : DE GUBERNATIONE DEI

Livre cinquième  

 

Gennade nous dit que Salvien était prêtre à Marseille, on ne voit pas d’inconvénient à ce que De Gubernatione Dei ait été écrit dans cette ville ou dans le Midi encore romain de la Gaule….

A vrai dire, ce qui renforce l’hypothèse traditionnelle qui situe l’ouvrage entre 439 et 451, c’est qu’elle fournit aux préoccupations de l’auteur un contexte historique particulièrement éclairant….  Georges Lagarrigue.

 

SALVIEN 2 0001Ce prêtre de Marseille (peut-être moine de Saint Victor ?), est probablement originaire de Trèves, ville de naissance de Marx, 14 siècles plus tard. Il a sans doute vécu le saccage de sa ville et de sa population  par les Goths pour ensuite se retrouver à l’abbaye de Lérins, puis à Marseille.

Cet idéaliste philosophique du V° siècle a démonté dans son ouvrage religieux le mécanisme du prélèvement par l’administration de l’Empire du surproduit du travail de la terre au profit des privilégiés de l’Empire.

Trente ans après cette analyse-dénonciation, l’Empire séculaire s’écroulait….

 P.A

 

Ceci n'est pas un exposé économique mais le brouillon de 42 points d'aide mémoire à aborder et développer pour une conférence sur les aspect historiques et idéologiques du sujet, particulièrement sur cette réalité du christianisme du V° siècle mis en miroir avec l'évolution ultérieure du mode de production.

Il est aussi une réflexion sur le rapport "citoyens"/"barbares".

   

Salvien a quelque chose d'un Bourdieu de la fin d'Empire Romain.

pas d'un Marx évidemment, ç'aurait été anachronique....

Cet aide mémoire de conférence ne vaut que pour un parallèle insistant sur la nécessité d'une classe organisée politiquement pour répondre à une relève historique d'un mode de production devenu obsolète, dont il faut à la fois assurer la continuité-rupture, le dépassement (Aufhebung).

Je cite le travail de Lucien Sève qui dès les conférences de L'UNIVERSITE NOUVELLE à l'imprimerie de La Marseillaise dans les années 1960, a formé une génération de militants ouvriers à la philosophie marxiste. Nos choix de ces derniers temps ont été différents, mais il faut rendre hommage à cet éducateur populaire, son long et tenace travail.

Sur ce brouillon "Salvien de Marseille",  je procèderais évidemment différemment aujourd'hui.   

 

42 notes sur Salvien de Marseille

Mythes et métaphores chrétiens : témoignages sur la vie humaine concrète.

 

LE PRIX DES CHOSES (plan de conférence, d’exposé, à qui, pour qui ?)

Epître aux « cadres », après celle aux citoyens.

Pierre Assante, 23 JUILLET 2002.

 

1 Comment j’ai rencontré Salvien. Citation de Lucien Sève à partir de Le Goff dans « Sciences et dialectiques de la nature ». Il y a eu convergence dans l’analyse de création des forces de changement de Lucien Sève, les miennes et ma culture chrétienne d’origine.

2 Salvien de Marseille un « plus » qui n’est pas que sentimental. La ville grecque des négociants, de l’immigration permanente, immigration riche et pauvre, capitale culturelle décadente… n’y est peut-être pas pour rien. En particulier le livre V du « gouvernement de dieu ». Un théologien moraliste quelque peu sociologue.

3 Les 3 modes de réagir de la paysannerie en fin d’empire esclavagiste. La soumission (sous la protection de leurs exploiteurs) et la vente de soi-même comme esclave pour dette auprès des propriétaire de la terre , la révolte (les Bagaudes), la fuite (chez les barbares).

4 La paysannerie de fin d’empire esclavagiste, une classe qui se transforme dans une société et un mode de production qui se transforme

5 La paysannerie de fin d’empire esclavagiste, une classe sociale incapable de prendre en main collectivement la gestion de la société nouvelle.

6 Constitution d’une nouvelle classe dominante capable de gérer, les féodaux, qui se construit sur la dépendance de la paysannerie (qui devient serf en se vendant par endettement auprès des plus riches, ceux qui ont pu confisquer par la force les moyens d’accumulation du surproduit, puis par intégration au nouveau système) par rapport à la gestion.

7 Gestion de l’agriculture mais surtout de l’organisation sociale, de la répartition des richesses. (Militaire, stockage, redistribution, idéologie…)

8 Notre mode de pensée « révolutionnaire dominant », schématique : transformation de la société par une classe émergente, la bourgeoisie. Travailler l’idée de contradiction dissymétrique (antagonisme) de Lucien Sève par rapport à cette question (ce n’est pas un petit travail, qui veut le faire avec moi ? (Qui au pluriel ?).

9 Différence de fond d’une transformation sociale où émerge une nouvelle classe sociale apte à la gestion de la société.

10 La bourgeoisie, au moment de la révolution française sait gérer les nouveaux moyens de production mais aussi s’est armée d’une théorie et d’une philosophie de la gestion sociale.

11 Quelle situation en cette fin d’empire capitaliste aujourd’hui. De Salvien au communisme en passant par 1793

12 Quelle(s) classe(s) sociale(s) émergentes, quelles capacités de gestion des moyens de production, quelle théorie sociale ?

13 Retour sur l’exposé de la démocratie restreinte géographiquement et sociologiquement......

 

......Suite des "42 notes sur Salvien de Marseille" sur ce lien :

http://www.pierreassante.fr/dossier/SALVIEN.1.pdf

   

Pour ce qui est des questions économiques, je vous renvoie à

BROCHURE ECONOMIE POLITIQUE POUR DEBATS :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-economie-et-immateriel-54720642.html

 

Petit extrait du livre V de Salvien de Marseille, où il nous livre son opinion (datée, évidemment) sur les Bagaudes, les citoyens et les barbares, la fuite des citoyens chez les barbares, les prélèvements sur le travail...sur ce lien :

http://www.pierreassante.fr/dossier/SalvienEditionsDuCerfPetitExtrait.pdf

 

 

Salvien_cerf.jpgElements bibiographiques sur Salvien :

Marseille au V° Siècle, Amargier, extraits : http://www.pierreassante.fr/dossier/Amargier_extraits.pdf

 

Image ci-contre: couvertures Oeuvres.

 

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 04:00

Rodolfo RicciF.I.L.E.F. : "Fédération Italienne

des Travailleurs Emigrés et Familles".

D'autres visions diverses à connaître

venues de l'immigration italienne dans le monde et d'Italie.

 

Pour accéder à la revue, lien, link :

http://issuu.com/cambiailmondo/docs/cambiailmondo-n.1-febbraio-2012

 

L’approfondirsi della grande crisi economica che stiamo vivendo in Italia e in Europa, in particolare, ma che ha una sua dimensione globale e sistemica, pone la necessità di un ampio confronto culturale sul piano analitico e sulle prospettive di un suo superamento.

La sua vastità, il suo accavallarsi con altre dinamiche globali come quella energetica, climatica ed ecologica, induce a recepire modelli interpretativi diversi nel momento in cui i paradigmi prevalenti che hanno dominato gli ultimi decenni si sono rivelati in buona parte insufficienti a prevederne gli sviluppi e gli effetti sulle persone, sulle società e sugli ecosistemi.

E’ evidente che a seconda del luogo (fisico, culturale e di appartenenza sociale) da cui si osserva la crisi, la sua lettura, le sue cause e i suoi effetti possono contemplare esiti ed auspici differenti.

Ciò lascia supporre che un pensiero che è stato egemonico per diversi decenni si sta avviando al tramonto, anche se una formidabile struttura mediatica continua ad offrire o ad imporre modelli interpretativi mainstream che probabilmente continueranno ad avere un ampio e negativo influsso; allo stesso tempo, emergono interpretazioni e pratiche alternative che è importante confrontare e fare interagire, in una prospettiva di valorizzazione di un general intellect globale e interconnesso attraverso l’utilizzo delle nuove tecnologie di comunicazione.

Tra i potenziali luoghi di incontro e di confronto vi è quello costituito dalle collettività di orgine italiana diffuse nel mondo e dei migranti in Italia, (circa 4 milioni di Italiani all’estero, 5 milioni di immigrati in Italia da diversi paesi, oltre agli oriundi che vengono stimati in circa 60-70 milioni).

Essi costituiscono un patrimonio e un giacimento di conoscenze e di relazioni grande e significativo, anche perché, in circa un secolo di emigrazione e di immigrazione, si sono raggiunti livelli importanti – seppure insufficienti – di integrazione culturale, sociale ed economica nei rispettivi paesi e in tanti casi costituiscono settori importanti di rappresentanza politica ed istituzionale.

La FILEF, da circa 45 anni, sviluppa una azione di tutela e di rapresentanza degli italiani all’estero e degli immigrati in Italia e, in questa circostanza, intende realizzare uno luogo di valorizzazione di questo patrimonio di intelligenze diffuso in Europa, in nord e sud America, in Africa, in Asie e Australia facendolo interagire con studiosi ed operatori culturali, sociali e politici italiani in Italia.

Focus del confronto è proprio l’attraversamento della crisi e le modalità in cui nei diversi paesi ed aree si sviluppa il confronto politico e culturale per il suo superamento. Si ritiene che da tale confronto possano emergere elementi di utilità e di arricchimento al dibattito nazionale molto spesso contraddistinto da approcci italocentrici e asfittici.

Per rendere fruibile e per diffondere questo dibattito che si svilupperà da diverse prospettive territoriali e ideali, nasce “CAMBIA IL MONDO” una rivista elettronica mensile diffusa via e-mail ad un indirizzario di circa 30.000 soggetti e attraverso questo sito web aggiornato settimanalmente.

La redazione della rivista che riprende un progetto di Carlo Levi, fondatore della FILEF nel 1967, è composta da un comitato di cui fanno parte oltre a membri della FILEF nazionale (Francesco Calvanese, Francesco Berrettini, Rodolfo Ricci, Stefania Pieri, Rita Riccio, Tonino D’Orazio, Stelvio Antonini), esponenti del mondo della cultura ed operatori sociali ed istituzionali italiani.

Tra gli altri, Patrizia Sentinelli, Alfiero Grandi, Giorgio Mele, Andrea Amaro, Enrico Pugliese, Franco Ianniello, Massimo Angrisano, Agostino Spataro, Roberto Musacchio, Guglielmo Zanetta, e altri operatori sociali, culturali e dell’informazione all’estero.

I punti di interlocuzione con l’estero, a partire dalle organizzazioni aderenti alla Filef, sono:

Per l’Europa:

Zurigo (Svizzera), Friburgo, Stoccarda, Francoforte, Colonia e Berlino (Germania), Marsiglia, Lione, Lille  e Parigi (Francia), Bruxelles, Lo Louviere, Mons, Liegi  Belgio), Stoccolma (Svezia), Londra (Inghilterra), Praga (Rep. Ceca).

Per l’America Latina:

Rio de Janeiro, San Paolo, Porto Alegre, Caxias do Sul (Brasile), Buenos Aires, Rosario, Cordoba, Bahia Blanca (Argentina), Montevideo (Uruguay), Santiago (Cile), Caracas, Valencia (Venezuela).

Per il Nord America: New York (USA), Montreal, Toronto, Edmonton (Canada),

Per l’Australia: Adelaide, Melbourne, Sydney.

Per l’Africa: Il Cairo (Egitto), Tunisi (Tunisia).

Per l’Asia: Instambul (Turchia), Tokyo (Giappone).

Cambia il mondo realizzerà iniziative seminariali e convegni sia in Italia che all’estero su tutto quanto attiene alle prospettive economico-sociali ed istituzionali finalizzate all’attraversamento e al superamento della crisi, con particolare attenzione al rapporto tra sovranità nazionale, processi di integrazioni di aree continentali (Europa, America Latina), emergenza dei BRICS,  welfare e cooperazione internazionale, flussi migratori ed intercultura.

Tra le prime iniziative previste, a Colonia, in Germania (aprile 2012) e Buenos Aires e Montevideo (Febbraio 2012).

———————————————————————————————————————

Contributi dall’estero e dall’Italia al 14 febbraio 2012:

Amelia Rossi, Adriana Bernardotti, Ricardo Camporeale, Jorge Mancinelli, Silvia Garnero – Buenos Aires , Elisa Ferrero – Il Cairo , Attilio Folliero, Cecilia Laya, Mario Neri, Mimma di Giovanni – Caracas , Tito Pulsinelli – Valencia , Frank Barbaro – Adelaide , Francesco Raco, Claudio Marcello – Sydney , Marco Fedi – Melbourne , William Anselmi – Edmonton , Gino Bucchino – Toronto , Angelo Saracini – Atene , Pierre Assante – Marsiglia , Corinne Giavitto – Mulhouse , Bruna Peyrot – Nizza , Francesco Ianniello – Bruxelles , Giuseppe Bartolotta – Colonia , Maurella Carbone – Francoforte , Paola Giaculli, Edith Pichler, Massimo Demontis – Berlino , Guglielmo Bozzolini – Zurigo , Antonella Dolci – Stoccolma , Alessandro Valera – Londra , Nino Galante – Rio de Janeiro , Jean Carbonera – Caxias do Sul
Georges Bourdoukan, Vera Boni – San Paolo del Brasile , Raul Rossi – Montevideo , Giovanni Monte – Tokyo , Alessio Fraticcioli – Bangkok , ZG Karl , Daniela Ricci , Teresa Polico , Francesco Rombaldi , Marinella Correggia

 

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18 mars 2012 7 18 /03 /mars /2012 07:37

"Quelle humanité voulons-nous être ?"

Ouvrir cet article avec ce lien :

http://www.pierreassante.fr/dossier/MELENCHON_LANGUES_REGIONALES.pdf

 

 Antologia deis escrivans sociaus provençaus  *******

Note du rédacteur de ce blog, sous sa seule responsabilité :

Le Front de Gauche n'est pas un parti, mais un rassemblement qui souhaite s'élargir à un front à l'image du front populaire, pour répondre aux besoins d'expression et d'action de la population, en être l'expression démocratique, sous des formes nouvelles, en inventant en chemin et dans les luttes, avec les salariés et la population.

Il est constitué de nombreux groupes (1), dans leurs diversités.

Il a été créé et a acquis un premier soutien populaire lors des élections régionales,

à l'initiative du P.C.F., du P.G. et de la G.U.

qui en tant que composantes, et comme toutes les autres composantes du groupement d'organisations, conservent leurs identités et leurs propres organisations et expressions indépendantes, à côté de l'expression commune.

 

Pierre assante, 18 mars 2012

 

(1) Le Front de gauche réunit le Parti communiste français (PCF), le Parti de gauche (PG), la Gauche unitaire, République et socialisme, Convergences et alternative, le Parti communiste des ouvriers de France et la Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE) ;

  

******* 

 

Voir le blog Langues et Cultures de France :

http://languesculturefrance.free.fr/

 

  *******

En cliquant sur le site ci-dessous vous trouverez le grand rassemblement de la BASTILLE ... !!!!!

 http://alternatv.pcf.fr

 

*******

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17 mars 2012 6 17 /03 /mars /2012 07:22

2012-03-16-028.jpgBIZOT2.jpg Le 16 mars, l'Ostau dau Pais Marselhès a accueilli Magali Bizot pour la présentation de son dernier ouvrage :  

"Cronicas pacolinas".

Magali  a publié auparavant "Questions essencialas e autreis escrichs minusculs", présentés sur ce blog.

 

Dans "Cronicas pacolinas", il s'agit de "chroniques de la vie d’une jeune fille qui rit etmagali.jpg qui pleure, qui aime, souffre, rêve, s’enflamme, s'émerveille, se revolte, mais surtout qui se bouge, qui avance et porte fièrement ses douze ans. Ce journal pas tant intime est à lire sans modération, il touchera les jeunes, son lectorat d'origine, mais fera rire et peut-être réfléchir de dix à cent sept ans!"

Cronicas Pacolinas a obtenu le premier prix du Concours de Littérature Jeunesse de l’IEO.
Nous nous sommes aussi régalés d'une exposition de toiles et de photographies de l'auteur, et d'un concert de Misé Babilha, dont Magali Bizot fait partie (photo du groupe ci-dessus).
 Le 17 mars 2012 

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16 mars 2012 5 16 /03 /mars /2012 08:25

  Article déjà publié sur ce blog le 2 mars 2012

SCHWARTZ 1988 

Yves Schwartz,

Expérience et connaissance du travail,

Nouvelle édition augmentée d'une postface de l'auteur, «Les essentielles», 948 p., 50,00 €, en librairie le 19 janvier 2012.

 

CLIQUER  : ICI (962KB)

 

Ajouts de l’édition 2012

Bibliographie

des travaux d’Yves Schwartz . 909

I.             Ouvrages et contributions

à des ouvrages collectifs . 909

II.            Articles dans des revues et communications

à des colloques ou séminaires. 914

Postface à l’édition 2012

par Yves Schwartz . 923

Une réédition, vingt-quatre ans après :

qu’est-ce que le temps fait à l’affaire ?. 923

Un vrai rééquilibrage,

en deux moments couplés. 928

Enrichir la conceptualité marxiste

ou « aller plus loin » ? . 929

Expérience/activité : une inversion de rapports. 930

Retour à Marx. 935

Des lignes de force maintenues et renforcées . 938

Pour conclure. 941

On n’est pas seuls pour penser. 942

 

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 06:18

2012 01 15 001Oui, Mélenchon constitue un espoir raisonnable, raisonné.

 

Oui, Jean-Luc Mélenchon constitue un espoir raisonnable, raisonné.

 

Pas de ces espoirs en l’homme providentiel.

Un espoir dans une montée de rassemblement sur des objectifs sains, réfléchis, cohérents.

 

Je répèterai sans cesse qu’un des résultats positifs de ces campagnes électorales présidentielles et législatives peut être la montée d’une convergence de la protestation, du mécontentement, avec des solutions économiques en dernière instance, calculées, réfléchies, sérieuses, solutions répondant aux échecs de toutes les solutions prônées dans la hâte, la démagogie et la fébrilité, par les gérants politiques et économiques du capital.

 

Mélenchon constitue un espoir et un début de réaction par rapport aux immenses problèmes de l’humanité d’aujourd’hui : une humanité qui dans un capitalisme en fin 2012-01-15-018.jpgde course poursuit un développement sans cohérence, dilapidant les ressources de la planète, jetant les peuples les uns contre les autres, à l’inverse d’un besoin de recherche de ressources nouvelles, basée sur un développement mondial et solidaire de la recherche scientifique, technique, éthique, qui est et a toujours été la ressource première humaine : la pensée, et la pensée saine en développement.

 

Oui, Mélenchon constitue un espoir raisonnable, raisonné, à condition de poursuivre tous ensemble la réorientation de la campagne, pas par pas avec la population, entre autre pour parler des banques et de la mise à disposition des moyens d'échanges qu'elles constituent pour le développement des besoins humains "matériels et moraux", et non pas seulement des riches et de la fiscalité et éviter une tendance à prôner une Europe protectionniste. Oui, parler des riches et de la fiscalité, mais lier les injustices et les dominations aux questions de fonds qui les élimineront  : une utilisation révolutionnée du crédit, la transformation-continuité-rupture ( un "saut" disait J.J. Goblot) du mode d'échange à travers des mesures économiques favorisant la production, l'emploi, la qualification, les conditions de vie, le libre développement de l'individu condition du développement de tous, la démocratie du producteur,… (Pour résumer en quelques mots la chose, sans développer les analyses de la COMECO présentes sur ce blog). …Et aussi, les libres choix culturels acquis et développés tels que l’usage et l’égalité de valeur d’une langue vernaculaire au côté d’une langue véhiculaire, des langues et cultures de France... (Pour résumer un débat qui a lieu sur ces questions).

 

Espoir raisonnable, raisonné partant d'une vision économico-culturelle élargie,  parce qu’il reçoit ce ressaisissement face à un bipartisme libéral-autoritaire et social-libéral qui fourvoie l’humanité dans la crise, et la fourvoie parce qu’il ne peut faire autre chose que de la fourvoyer de par ses choix du mode de production basé sur l’échange « argent-marchandise-plus d’argent », qui transforme tous les échanges humains en échange de capital recherchant le profit maximum et non les besoins humains.

 

2012 01 15 002Mélenchon constitue un espoir et un début de réaction parce qu’il tente de prendre à son compte la critique de l’économie politique issue du développement du capitalisme dans ses progrès et ses impasses, que Marx a découverte et diffusée, avec et dans le mouvement de réaction saine au capitalisme, que le capitalisme a créé lui-même.

 

Je ne reviendrai jamais assez sur l’importance de l’analyse de la COMECO (commission économique du PCF), et de son travail, sans cesse en mouvement, sur cette critique et les solutions qu’elle induit. Si la montée de Mélenchon (pas de lui en tant que personne, mais du mouvement de rassemblement) devait s’éloigner de cette critique, l’espoir deviendrait illusion.

 

C’est aussi dans ce travail qui pose pour l’ensemble des activités humaines, dans leurs infinies diversités, la question économique en dernière instance, que réside l’espoir que constitue la montée de Mélenchon et les suites saines et démocratiques qu’elle peut produire.

 

Pierre Assante, 15 mars 2012

 

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10 mars 2012 6 10 /03 /mars /2012 21:50

FREF 

 

 

POUR OUVRIR LE DIAPORAMA DE PRESENTATION DU FREF, cliquer ici  ou sur le schéma ci-contre :     

http://www.pierreassante.fr/dossier/FREF_problematique.ppt

  

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 15:18

L-AMOR-E-PAS-MAI-copie-1.jpgCliquer

sur  la couverture

ci-contre:

 

Bernartz de Ventadorn l’enten

e-l  di  e-l  fai  e-l  joi  n’aten

 

Pierre Assante

 

L’amor e pas mai

ou

« Retour » du matriarcat

 

Condition féminine et dévalorisation de la femme,

Débat mariage homo.

Le « protestantisme » contre le patriarcat dans l’expression artistique et populaire.

Division du travail, un sens de l’histoire, le sens de l’échange.

Pas de changement de société sans suppression du patriarcat.

Apparence et déterminisme.

 

J’ai volé vers toi comme un enfant  vers sa mère

Sappho

 

Pour ouvrir l'ouvrage, cliquer sur le lien ci-dessous :

 http://www.pierreassante.fr/dossier/DIVISION_SEXISTE_DU_TRAVAIL.pdf

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 07:20

GARO3

garo4

Isabelle GARO à Marseille, une date à retenir dès à présent.

 

Le vendredi 25 Mai de 18 heures à 20 heures

Fédération des Bouches-du-Rhône du Parti Communiste Français

280 rue de Lyon - 13015 MARSEILLE -

T. 04.95.05.10.10 - F. 04.91.58.57.24- contact@pcf13.fr

 

Elle présentera ses ouvrages et en particulier :

le "Foucault, Deleuze, Althusser et Marx" (éditions Démopolis).

et son dernier, Marx et l'invention historique, chez Syllepse.

 

Lorsque les moments de l'histoire s'accélèrent, lorsque les crises économiques, politiques, civilisationnelles posent la question de "que changer", "comment changer", une réflexion de fond s'impose sur le mouvement des idées, leurs acteurs du devant de la scène qui ont marqué ou interprété leur époque, et ce qui en est devenu dans les périodes précédentes et actuelles.   GARO I.

garo3-copie-1C'est ce travail qu'Isabelle GARO a fait dans ses derniers ouvrages que nous vous proposons de présenter.

Il ne tranchera rien mais nous donnera des outils, des armes pour le combat de classe, les luttes populaires au quotidien, et leurs perspectives,  leur  horizon  lointain  et rapproché .

 

Cette rencontre est organisée par l'association F.T.P. "Former, Transformer, Partager" et son Président, Michel CARRIERE, qui avec Jacques GIRAUD présenteront l'auteur et la soirée. 

 

Pierre assante, 4 février 2012

 

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 07:17

 Article déjà publié sur ce blog le 2 mars 2012

DURAND_Denis_H.D.1.3.12_0001.jpg

Lire l'article complet en cliquant sur ce lien :

http://www.pierreassante.fr/dossier/DURAND_DENIS_H.D.1.3.12.pdf

 

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 10:32

2012 02 25Le déplacement mondial, de la production, des zones de forte consommation vers les zones de faible consommation et à taux de profit supérieur porte le fétichisme de la marchandise à un paroxysme qui pose problème au développement des luttes et des solutions à la crise.

 

Je crois que le déplacement mondial relatif mais massif, de la production et des forces productives des « biens matériels » au sens strict, des zones de forte consommation vers les zones de faible consommation et à taux de profit supérieur porte le fétichisme de la marchandise à son paroxysme. (1)

 

Je pense que c’est un élément important de réflexion pour l’action dans les pays « développés ».

 

D’autant que l’inconscient collectif dans les zones « pauvres » comme dans les zones « riches » ressurgit dans les consciences en tant qu’effet des dominations militaires, institutionnelles, issues des dominations économiques d’un passé récent d’un capitalisme « en pleine santé ».

 

Les zones « pauvres » de zones « riches » et leurs révoltes en témoignent aussi, inconsciemment, mais concrètement.

 

Et d’autant que les conquêtes sociales des pays développés se sont autant appuyées sur la lutte de classe dans ces pays que dans les possibilités ouvertes par ce développement inégal, d’autant plus inégal qu’il creusait les inégalités à partir du rapport de force créé par le développement inégal.

 

Et que l’inconscient et le conscient collectif des dominations seraient facteur de repliement sur ces dominations d’autant plus fort que les échecs de développement consécutifs à l’absence de décisions économiques radicales et de leurs corolaires « culturels », après les élections et les « alternances » éventuelles, seraient avérés.

 

C'est-à-dire seraient facteur d’un fascisme « irréaliste » dans l’état actuel de développement des forces productives après la révolution scientifique et technique, la mondialisation informationnelle de la production la distribution et la gestion, avec ses corolaires dans les institutions nationales et mondiales, mais « réaliste » dans le cours terme de la recherche de profit capitaliste en liaison avec des mesures de marché d’Etat.

 

La gauche et les organisations politiques et syndicales « ouvrières » butent autant sur leur « programme de Gotha » et le type d’expression et d’action qui en découle, que sur la préhension du fétichisme de la marchandise poussé à son paroxysme dans les pays de vieilles civilisations capitalistes développées. On peut même renverser la proposition analytique, c’est le fétichisme de la marchandise poussé à son paroxysme qui pousse les « programmeS de Gotha » à leur paroxysme et  handicape le développement des luttes sur des bases scientifique et leur conjonction avec les « mécontents de la crise » globale qu’ils subissent.

 

La révolution qui consiste à poursuivre le processus humain « en santé » repose bien et plus que jamais sur le développement de la conscience de la nature sur elle-même que constitue chaque humain dans et avec l’humanité.

 

Courir après une pratique qui ignore cela ne peut, à terme, qu’invalider la pratique et développer toutes les dé-adhérence malsaines de la pensée à la réalité en mouvement, leur « non retour » à la réalité en mouvement,  les idées « folles », les utopies « non opérationnelles », les régressions qui se prennent pour les évolutions nécessaires et qui sont le contraire de l’inventivité, y compris par les forces de progrès à leur corps défendant.

 

Une révolution de l’organisation du travail qui rende à l’homme producteur sa liberté créatrice, contre une division du travail aliénant et le produit de son travail et l’activité de production,

Une révolution économique qui donne les moyens d’échanges capables nécessaires à cette organisation du travail.

Une révolution politique qui rende cette révolution économique possible.

Ce sont trois mouvement de l’humanité qui ne peuvent qu’aller ensemble et leur résultante c’est bien le mouvement d’élévation continue et qualitative des capacités productives et de la conscience de la nature sur elle-même qui vont de pair.

 

Rien n’a été plus négatif que la difficulté d’apprendre de l’exploité lorsqu’elle a produit la haine d’apprendre et la haine contre « ceux qui savent ». Le développement inégal n’est pas inné, ni pour l’individu, ni pour une société donnée et ses composantes diverses et infinies. Le développement inégal est entretenu et multiplié par la partie dominante de la société et l’accaparement des richesses par cette partie de la société.

 

La haine contre ceux qui savent disparaît dès lors que le savoir est mis au service de tous, et que les savoirs de tous, tous ces savoirs-faire-et-être que tous avons souvent sans en avoir conscience, entrent en conjonction dans les luttes et le développement des solidarités objectives et subjectives.

 

Ethique, esthétique, révolution anthropologique tiennent aux capacités d’agir « en santé » de l’individu et de l’espèce, de l’espèce dans son « cosmos » et de guérir les maladies qui menacent ces santés.

 

Pierre Assante, 5 mars 2012

 

(1) Il s'agit d'agir sur la réalité telle qu'elle est et telle qu'elle est perçue et vécue par la masse des êtres humains à un moment de leur histoire et en l'occurrence de la notre aujourd'hui. Il ne s'agit pas là de deux réalités mais de la réalité tout court, et de la capacité de se constituer "l'interprète conscient du processus inconscient" dans toute la mesure des limites humaines.

 

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 08:54

garo3-copie-1« ….Nous avons vu qu’une charrue à vapeur, dont les dépenses s’élèvent à trois pence ou un quart de shilling par heure, fait autant de besogne que soixante six laboureurs coutant quinze shillings par heure. Il est important ici de faire disparaître un malentendu assez commun. Ces quinze shillings ne sont pas l’expression monétaire de tout le travail dépensé dans une heure par les soixante six hommes. Si le rapport de leur surtravail à leur travail nécessaire est de cent pour cent, les soixante six laboureurs ajoutent au produit par leur heure collective soixante six heures de travail ou la valeur de trente shillings dont leur salaire ne forme que la moitié. Or, ce n’est pas leur salaire que la machine remplace, mais leur travail.

En supposant donc que trois mille livres sterling soient le prix ou de cent soixante ouvriers ou de la machine qui les déplace, cette somme d’argent, par rapport à la machine, exprime tout le travail -travail nécessaire et surtravail- réalisé en elle, tandis que par rapport aux ouvriers elle n’exprime que la partie payée de leur travail. Une machine aussi chère que la force du travail qu’elle remplace, coûte donc toujours moins de travail qu’elle n’en remplace.

Considéré exclusivement comme le moyen de rendre le produit meilleur marché, l’emploi des machines rencontre une limite. Le travail dépensé dans leur production doit être moindre que le travail supplanté par leur usage. Pour le capitaliste cependant cette limite est plus étroite. Comme il ne paye pas le travail mais la force de travail qu’il emploie ; il est dirigé dans ses calculs par la différence de valeur entre les machines et les forces de travail qu’elles peuvent déplacer. La division de la journée de travail en travail nécessaire et surtravail diffère, non seulement en divers pays, mais aussi dans le même pays à diverses périodes, et dans la même période en diverses branches d’industrie. En outre, le salaire réel du travailleur monte tantôt au-dessus, et descend tantôt au-dessous de la valeur de sa force. De toutes ces circonstances, il résulte que la différence entre le prix d’une machine et celui de la force de travail peut varier beaucoup, lors même que la différence entre le travail nécessaire à la production de la machine, et la somme de travail qu’elle remplace reste constante. Mais c’est la première différence seule qui détermine le prix de revient pour le capitaliste, et dont la concurrence le force à tenir compte. Aussi voit-on aujourd’hui des machines inventées en Angleterre qui ne trouvent leur emploi qu’en Amérique du Nord. Pour la même raison, l’Allemagne au XVI° et XVII° siècle, inventait des machines dont la Hollande seule se servait ; et mainte invention française  du XVIII° siècle n’était exploitée que par l’Angleterre.

En tout pays d’ancienne civilisation, l’emploi des machines (2) dans quelques branches d’industrie produit dans d’autres une telle surabondance de travail, que la baisse du salaire au-dessous de la valeur de la force de travail, met ici obstacle à leur usage et le rend superflu, souvent même impossible au point de vue du capital, dont le gain provient en effet de la diminution, non du travail qu’il emploie, mais du travail qu’il paye….(1) »

Karl MARX, « Das Kapital », Chap. "Machinisme et grande industrie", 1867.

Notes du blogueur :

1) Suivent des exemples pratiques de cette analyse et une citation « Ces agents muets (les machines) sont toujours le produit d’un travail beaucoup moindre que celui qu’ils déplacent, lors même qu’ils sont de la même valeur monétaire » Ricardo.

2) On peut imaginer la transformation qualitative de la machine d’aujourd’hui, 2012, et ce en quoi elle condense toutes les propriétés des machines passées. En outre, le rapport d’aujourd’hui est infiniment plus de 100% dans les branches de pointe, même si dans la globalité de la production elle est moindre que dans ces branches. La loi joue globalement, mais joue aussi branche par branche et même groupe par groupe, évidemment. P.A.

 

"…Pour analyser l’argent et le travail, Marx met en œuvre les notions de catégorie simple, de catégorie concrète et de totalité. Dans ces deux cas, la question de l’ordre de l’analyse s’avère aussi cruciale qu’indécidable. Elle est cruciale parce qu’elle prend en charge le problème du rapport de la pensée à son objet, situé au cœur des préoccupations matérialistes de Marx. Mais elle s’avère tout aussi indécidable : elle indique seulement que les procédures de la connaissance doivent être accordées différemment à la nature de leur objet, selon qu’il est global ou parcellaire, tardif ou précoce. Marx va alors souligner les relations diverses qui existent entre ces quatre dimensions (1), esquissant l’architecture d’un espace historico-théorique d’une extraordinaire complexité. Il remarque alors :

« Ces catégories simples n’ont-elles pas aussi une existence indépendante, de caractère historique ou naturel, antérieure à celles des catégories plus concrètes ? Ca dépend. » Marx, Grundisse......."

Isabelle GARO, Marx et l’invention historique. 2011

(1) Note du blogueur : c’est ce que je me permets d’appeler « littérature cubiste » dans mes propres écrits…

 

(3) Isabelle GARO sera le 25 mai à Marseille pour présenter ses ouvrages voir lien ci-dessous :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-isabelle-garo-a-marseille-le-vendredi-25-mai-2012-une-date-a-retenir-des-a-present-98579008.html

 

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 22:07

Aficha-2012.png

Défense de la culture occitane, pour quoi :

 

sujet accessoire ou principe démocratique ?

Diversité biologique et diversité culturelle.

 

Cet article de septembre 2000 a été publié avec quelques modifications dans le journal quotidien "LA MARSEILLAISE" du 12 novembre 2000 à propos de multiples conflits dans le monde et de la "question" corse.

 

lllustrations : l' ouvrage de René MERLE, "Une mort qui n'en finit pas ?" édité par la MARPOC, 1990, et René NELLI, "Raimon de Miraval, du jeu subtil à l'amour fou", Verdier, 1979. 

 

ET l'affiche appelant à la manifestation pour la langue occitane qui a lieu chaque 2 ans et réunit des milliers d'amoureux de la langue, (20.000 il y a 2 ans) et qui cette année se tiendra à Toulouse le 31 mars.

 

Bien que  la résolution de nos problèmes soient de plus en plus influencée par des  modes de pensée dialectique, les conflits locaux et planétaires destructeurs de richesses humaines (hommes et culture humaine utiles à tous ) persistent et menacent l’existence de l’humanité.

 

Pourtant dans le domaine de la biologie, le besoin d’un équilibre écologique dans un milieu est unanimement reconnu.

 

Mais ce et/et, principe vite affirmé, difficilement contestable en l’état de nos connaissances, recèle, par sa simplification les mêmes dangers racistes ou/et les mêmes dangers de passivité qui ont engendré les horreurs humaines du passé.

 

En effet, dans un milieu donné, les espèces et les individus de chaque espèce ET sont à la fois en conflit ET sont  à la fois en complémentarité.

 

Si vous n’envisagez que le premier élément, vous faites comme Le Pen, vous « mettez les étrangers à la mer ».

 

Si vous n’envisagez que le second élément, vous faites preuve d’humanisme, mais vous ne créez pas les conditions de la complémentarité ou plutôt de l’UNITE.

 

La troisième solution, c’est non la tolérance des différences mais la compréhension des différences, leur mise en coopération, sans ignorer leur lutte pour exister, l’évolution dans le temps de leurs rapports et de leur résultante.

 

Voilà une tache bien difficile : savoir que tout objet est en conflit pour son existence, que parmi les objets existant, il y a des être humains, y compris des êtres proches, et malgré cela, ou à cause de cela, rester HUMAIN.

 

Dans les valeurs humaines dites éternelles, mais de toute façon séculaire, il y a le principe d’amour.

 

A la source  de l’amour, il y a le besoin « égoïste » de l’autre. Puis il y a la sublimation de ce besoin : le sentiment qu’a fait naître ce besoin va subsister, vivre autonomement, détaché du besoin qui lui a donné naissance.

 

Mais cette autonomie ne peut se perpétuer indéfiniment sans une nourriture. Le besoin de solidarité humaine est si ancien qu’il a entretenu, en antagonisme aux conflits destructeurs, le sentiment d’amour de l’humanité.

Il me semble que cette vision ne soit pas une vision « idéaliste judéo-chrétienne » mais un vrai raisonnement dialectique.

 

merle agonieMoi qui AIME la culture occitane, je suis émerveillé (sentiment légitime) par la beauté de la naissance de l’amour courtois dans la poésie troubadouresque.

 

J’AIME aussi beaucoup le dialogue musical de Janacek illustrant des querelles amoureuses.

 

J’AIME aussi beaucoup la tragique gravité de la sonate duo de Ravel, écrite après la mort de sa mère et de la fin de la 1° guerre mondiale : elle inaugure le chant profond, douloureux et d’un désespoir en attente contenu dans l’œuvre de Chostakovitch et qui étreint magistralement la réalité de ce siècle.

 

Savoir-faire, savoirs universitaires ou autodidactes, savoirs populaires hérités et transformés d’une génération à l’autre, exercice de ces savoirs : la définition de chacun de la culture peut représenter une de ces choses, toutes ces choses, d'autres choses  encore.

 

Clairement, que l’on ait une vision restrictive ou large de la culture, selon les individus, selon les groupes, les ensembles, les sous-ensembles, les intersections d’individus ou de groupes, nul ne peut ignorer la nécessité absolue de la  DIVERSITE CULTURELLE.

 

nelliNul ne peut ignorer non plus le rôle d’une ou de langues véhiculaires dans le développement des échanges, qu’ils soient économiques, culturels, politiques, techniques, scientifiques…..

Le développement des échanges peut aussi concourir aux lutes populaires sans lesquelles toutes les avancées dans les autres domaines risquent de ne pas aboutir à un progrès social.

 

La question est aussi d’affranchir les échanges des bases inégalitaires, dominatrices du système marchand.

 

Cela suppose non seulement une ou des langues véhiculaires mais aussi, outre la quantité des échanges, leur qualité.

 

Le débat sur l’enseignement des langues illustre bien combien nous sommes plus clairvoyants sur les choses qui nous touchent « de plus loin ».

Comment ne pas reconnaître le besoin de diversité linguistique lorsque nous paraît évidente la nécessité de diversité biologique ?

 

ET JE N’EN VIENS  ENCORE NI A LA LANGUE DOMINANTE NI A L’ESPECE DOMINANTE, l’histoire nous ayant démontré qu’il n’est pas possible pour l’humanité de dépasser tous les obstacles à son développement en même temps.

 

L'article de LA MARSEILLAISE du novembre 2000 :

http://www.pierreassante.fr/dossier/Diversite_culturelle_La_Marseillaise_nov.2000.pdf

 

Pierre Assante septembre 2000

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 16:49

2012 02 25LA CRISE DE SOCIETE, L'économie dans les batailles électorales actuelles (1).

  Quels que soient les projets et les politiques choisies, projetés, ils ne peuvent aboutir que dans une convergence des mécontentements et des solutions sérieuses, économiques en dernières instances (reposant sur l'analyse et la volonté avec son contenu "sentimental").

 

29-fevrier-2012.jpgLes échecs répétés et récents des solutions économiques choisies par le capital ont déjà un effet sur une partie de la population et l'ont incitée à rechercher d'autres voies.

 

Ce peut être cela l'aboutissement positif des batailles électorales actuelles : montée d'une forte minorité consciente des solutions économiques à mettre en œuvre dans le travail, les institutions, et l'espérance humaine. Forte minorité de conscience du processus inconscient s'appuyant sur une majorité active de protestations légitimes. Il ne s'agit pas de scinder mentalement en 2 une population, mais de distinguer des niveaux d'interventions qui sont le fait du développement inégal et non d'une  soi-disant inégalité originelle ou acquise des humains entre eux...

 

Je ne suis pas pour choisir volontairement la sortie de l'€ ni de l'Europe, mais pour leur transformation révolutionnaire, dans laquelle les nations constituées ne doivent pas disparaître.

 

Enfin, la pensée est si précaire....

 

Pierre Assante, 18 février 2012

 

(1) Cet article reprend les éléments essentiels d'un article précédent (GRECE...etc...).

 

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 16:03
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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 00:08

MAGRELLI

Suzanne B., amie de Chiara, et de moi-même, m’a offert une réédition de « Ora serrata retinae » de Valerio MAGRELLI, Editions d'une voix l'autre, CHEYNE, 2010.

Un tout petit extrait pour présenter l'ouvrage :

  MAGRELLE-2-copie-1.jpg

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Cette lecture m’a rappelé le N° de « L’ACTION POETIQUE » dirigée par Henri DELUY qui l’avait publié dans les années 1980 dans un N° sur la « jeune poésie italienne »MAGRELLI-1.jpgGALO-SILVESTRE--il--copie-1.jpg

 

Et aussi :

 

« IL GALLO SILVESTRE » , dirigée par Antonio PRETE,  contenant aussi des textes de Chiara AGOSTINI.

Ce N° de « IL GALLO SILVESTRE » 1989, publiait « LA STANZA DEL POETA » de Valerio MAGRELLI

   

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« LA STANZA DEL POETA » de Valerio MAGRELLI en cliquant ici

(8 pages sur le même fichier PDF)

 

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