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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 07:00

2012 02 25La nomination du gouvernement et l’approche d’élections législatives font prendre conscience à une partie des citoyens du contenu personnel du pouvoir dans cette 5° République.

 

La question (stupéfiante après plus de 50 ans de constitution gaulliste), est « mais alors en cas d’échec de la gauche aux législatives, le gouvernement peut être chamboulé ? »

 

Il est vrai que l’inversion chronologique du moment législatif et présidentiel semble justifier cette interrogation. En fait c’est cette interrogation qui confirme le renversement de la démocratie pied sur tête du fait qu’elle repose sur une seule tête, et tant est qu’on accepte d’appeler démocratie un régime présidentiel, autoritaire ou pas. Et tant est qu’un régime présidentiel puisse ne pas être autoritaire.

 

L’emprise des monopoles sur le pouvoir confirmée dès les début du gaullisme par l’entrée dès les années 1960,  d’un représentant d’une grande banque en tant que premier ministre, même si ce premier ministre pouvait avoir des qualités en tant que personne, l’emprise de la puissance de l’argent sur la seule capacité de pouvoir être candidat, confirment la nécessité qu’une démocratie élargie, donnant au salarié, au producteur, le droit d’intervenir sur le quoi et comment produire, déterminant ainsi la possibilité de modifier un mode de production en fonction des besoins de développement général d’une population.

 

Cela implique une rupture avec le système politique présidentiel qui ne semble pas à l’ordre du jour du président  et du gouvernement récemment mis en place. « Laisse donc les choses se mettre en place, une politique nouvelle rendre cela possible » me dit-on.

 

Admettons…. Je voudrais portant faire remarquer que c’est avec cet argument  que le président et les gouvernements de gauche n’ont jamais remis en cause le pouvoir présidentiel d’un homme et de l’argent qui le soutient ou le contraint, les deux à la fois. En sera-t-il de même aujourd’hui ?

 

Je voudrais aussi apporter un contre-argument à mes arguments : réformer la finance et le crédit pour que l’une et l’autre aille vers l’investissement productif, seul capable de développer l’emploi, la production de richesses d’usage (de valeurs d’usage) en quantité et en qualité, est la priorité car les institutions sont déterminées par la capacité de production des biens nécessaires aux humains, la capacité du mode de production qui le permet, ce dernier créant les conditions juridiques, matérielles et morales de la survie et du développement humain. Argument qui ne justifie pas l’absence de clarté (c’est le moins qu’on puisse dire) et d’actes sur le choix du régime présidentiel ou son abolition.

 

L’extinction de l’Etat au profit de l’administration des humains par eux-mêmes semble l’utopie maximum dans une société répressive mondiale. On a toujours du mal à imaginer autre chose que ce que l’on connaît et l’on subit. Et l’on ne transforme pas au futur sans prévoir et agir au présent.

 

Il est clair aussi qu’avoir chassé Sarkozy est le premier acte pour que ce régime présidentiel ne parvienne pas tout de suite au paroxysme de l’autoritarisme anti –social.

 

Cette élection présidentielle a eu entre autres mérites, de démontrer que si l’humanité à besoin de zones de production et d’échange et donc d’administration de plus en plus large, et l’Europe en est, le contexte historique économique, politique, institutionnel, philosophique, culturel au sens large, garde l’empreinte des constructions nationales instituées ou pas, qui non seulement perdurent, mais se renforcent et donnent corps à la réalité de la diversité de développement humain. C’est dans leur institution que des progrès sociaux, humains ont été conquis par la lutte.

 

Bon, mais tout cela ne doit pas nous faire oublier la tâche immédiate dans laquelle ces objectifs devraient entrer, l’élection aux législatives des 10 et 17 juin d’une majorité de gauche et de nombreux députées et députés du Front de Gauche en général et du Parti Communiste Français en particulier.

 

Pierre Assante, 17 mai 2012

 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 06:00

2012, FUGA DALL’ITALIA. La Nuova Emigrazione in ripartenza: urgente avviare un confronto per cogliere la sfida del nuovo esodo europeo 

di Rodolfo Ricci, 15 mai 2012
I  – Nel silenzio complice della maggioranza dei media italiani, sta ripartendo, anzi è già ripartito, un grande flusso di emigrazione dall’Italia. Per la verità esso non si era mai fermato, anche se poteva essere interpretato, fino al 2008, come normale mobilità soprattutto giovanile, che si registrava anche in altri paesi avanzati. Dal 2010 ad oggi, il flusso di espatri è ricominciato con quantità molto significative, di cui è possibile conoscere solo per approssimazione l’entità, visto che la gran parte dei nuovi emigrati, non si iscrive o lo fa con ritardo di diversi anni, all’AIRE, l’Anagrafe dei residenti all’estero. 

Ma alcuni dati ed alcune proiezioni lasciano intravvedere che stiamo entrando a grande velocità in una nuova fase della lunga storia dell’ emigrazione italiana nel mondo, incentivata dalle politiche di “riaggiustamento strutturale” estremamente recessive portate avanti dagli ultimi governi e intensificatesi con il Governo Monti .....

 

....Suite sur ce lien : http://cambiailmondo.org/2012/05/15/2012-fuga-dallitalia-la-nuova-emigrazione-in-ripartenza-urgente-avviare-un-confronto-per-cogliere-la-sfida-del-nuovo-esodo-europeo/

 

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 06:02

La gauche doit renouer avec l’idée de progrès

Par Amar Bellal

Fig.4Les sciences, les techniques et le progrès reviennent en force à gauche par le biais notamment des questions environnementales, de l'écologie, de l'agriculture, de l'énergie... Il nous semble donc urgent de nous réapproprier les termes du débat et de rappeler quelques idées.

La notion de progrès présente deux grands aspects : le premier appartient au champ des idées, de la politique, des valeurs (abolir l'esclavage, le travail des enfants ; éradiquer le racisme ; réduire le temps de travail, penser une sécurité sociale...) et le deuxième a une dimension scientifique et Contraintes etc...technique avec la formidable révolution industrielle survenue au 19e siècle suivie par d'autres révolutions (chimie, informatique, mécanique, physique, biochimie...). La crédibilité du projet de la gauche est conditionnée par l'alliance entre une volonté politique sur la base de ses valeurs et la « faisabilité technique » de son projet.

 

L'ambition politique sans le progrès technique : c'est être condamné à partager la pénurie.

Au Moyen Âge, l'espérance de vie ne dépassait guère les 40 ans, la mortalité infantile était très élevée, et les populations étaient à la merci de la moindre  épidémie, et ce du fait d'une médecine rudimentaire. Même une politique progressiste conduite par un monarque « éclairé », si il avait une seule fois existé dans l'histoire, n'aurait pu corriger cette réalité que de façon marginale. Plus proche de nous, l'Inde jusqu'à une période récente connaissait des famines qui décimaient des millions de personnes. La « révolution verte », avec certes des contradictions, a permis d'arrêter ce cycle infernal en introduisant des techniques modernes agricoles . Le levier de la technique au sens large (application de la science) est ici déterminant : la volonté politique seule aurait été vaine.

 

Le progrès technique sans l’ambition politique : c’est la situation que nous vivons.

Le progrès est alors surtout synonyme de nouvelles opportunités pour le capitalisme de faire des profits, sans répondre aux besoins sociaux ou aux nouveaux défis environnementaux. Les gains de productivité dus aux révolutions des biotechnologies et de l'informatique ne servent pas vraiment à diminuer le temps de travail, mais plutôt à augmenter les marges de profits à salaire et temps de travail constant ou bien à des applications militaires :la chimie et la biologie pour faire des armes chimiques et bactériologiques, le nucléaire pour propulser des navires de guerre et fabriquer des ....

 

.....Suite sur ce lien : http://storage.canalblog.com/82/90/157203/75688498.doc

 

Voir aussi :

IL FAUT SORTIR DES MATHEMATIQUES- Amar BELLAL-

Contribution (presque) sérieuse :

http://storage.canalblog.com/03/40/157203/76179145.doc

 

Illustration : schéma extrait d'un l'essai de l'auteur de ce blob "Division sexiste du travail", "Le sens de l'échange".

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 13:23

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L'Humanité, 15 mai 2012

 

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 08:14

008.JPG

DISPARESSEZLESOUVRIERS.jpg

J'ai trouvé un nouveau titre au film (1) :

"Disparaissez les ouvriers....et les militants...aussi !"

 

Et :

Que pensez-vous d'un président qui n'ayant pas encore de majorité parlementaire dit à son parti qui l'a fait élire et en principe sur un programme: "bon, voilà, je n'ai plus rien à faire avec vous, c'est moi qui décide !", et part traiter seul comme un grand avec la représentante de l'Etat capitaliste qui fait la loi sur le marché et le système financier européen ?

 

Que pensez-vous de la médiatisation sans laquelle un porte parole n'existe pas, dont il a besoin pour exister et tombe ainsi sous les conditions dans lesquelles les médias l'utilisent, à son corps défendant ou pas ? Et laisse ses mandants sans voix sinon leur expression habituelle, militante, étouffée, mais qui passe par tous les interstices possibles ? 

  

P1010153.JPGPour ma part j'en pense que c'est l'aboutissement "naturel" du capitalisme monopoliste d'Etat "encore un peu social", sa forme institutionnelle, la 5° République, sa forme actuelle portée à son paroxysme, mondialisée et informationnalisée avec ce que cela représente du point de vue de la gestion et de la crise des forces productives.

 

C'est ce capitalisme monopoliste d'Etat, sa forme actuelle portée à son paroxysme, mondialisée et informationnalisée que nous combattons pour construire un autre type de société. Et le moment approche ou comme disait Engels "....la forme capitaliste de la production interdit aux forces productives d'agir, aux produits de circuler, à moins qu'ils ne se soient précédemment transformés en capital : ce que leur surabondance même empêche. La contradiction s'est intensifiée en contre-raison : le mode de production se rebelle contre la forme d'échange. La bourgeoisie est convaincue d'incapacité à diriger davantage ses propres forces productives sociales...." (2).

 

P1010346.JPGAinsi dans toute nos batailles politique, il y a nécessité de faire progresser le salariat (dans sa diversité actuelle et sa division du travail à dépasser) dans ses capacités d'intervention théorique et pratique, dans sa capacité de gestion de la société et de sa transformation.

 

AINSI, DONNER UNE REPRESENTATIVITE AU FRONT DE GAUCHE DANS LEQUEL LES COMMUNISTES, LE P.C.F., SONT D'UN APPORT PRATIQUE, ECONOMIQUE, ET THEORIQUE CONSIDERABLE, AVEC TOUTE LA GAUCHE , UNE GAUCHE MAJORITAIRE, POUR LES LEGISLATIVES, EST ESSENTIEL !

 

Pierre Assante,  15 mai 2012.

 

(1) http://www.film-documentaire.fr/Disparaissez-ouvriers_!.html,film,32937 

(2) http://www.marxists.org/francais/engels/works/1878/06/fe18780611ab.htm

 

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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 11:40

"Apprendre à lire le mythe est une aventure singulière; c'est un art qui suppose qu'on se transforme progressivement soi-même, qu'on soit prêt à accepter totalement l'alliance apparemment facile de faits fantastiques, de traditions adaptées au besoin de chaque groupe qui les véhicule, de souhaits et d'espoirs, d'expériences et de techniques magiques - bref, un autre contenu de la notion de "réalité"."

CASSANDRE_WOLF.jpg

 

 

ET, CASSANDREEPITRE AUX CITOYENS

  

 

 

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Epître aux citoyens :

  http://pierre.assante.over-blog.com/article-epitre-aux-citoyens-8-octobre-2001-52745966.html

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13 mai 2012 7 13 /05 /mai /2012 06:38

Le 13 mai 58, les "princes de paris", les législatives, l’organisation du travail, les mentalités, les mesures economiques.

 

2012 01 15 020L’organisation capitaliste du travail (portée à son paroxysme par la crise de suraccumulation du capital et la baisse tendancielle du taux de profit), et dont la concurrence entre salariés et le chômage de masse sont un élément premier, cette organisation capitaliste du travail traverse le mode de vie et le détermine, avec les mentalités qui y sont attachées, en osmose.

 

Nicolas Sarkozy et les « princes de Paris », son « équipe politique, économique et philosophique » en sont les représentants, ils sont l’aboutissement « naturel » de cette organisation du travail, du type actuel de la production et d’échange dans un capitalisme, sa production, ses institutions mondialement informationnalisées.

 

Dans ces conditions, chasser leur chef de la présidence est un acte fort, symbolique et concret d’un début de reprise en main de notre destin, sous l’effet de la crise que nous subissons, crise induite par les contradictions de la dictature des profits boursiers contre le travail et les besoins qu’il devrait satisfaire et que le profit capitaliste mutile.

 

Chasser leur chef dans les élections qui viennent d’avoir lieu, remportées par François Hollande, la gauche et dans lesquelles les communistes ont recommencé à avoir, à travers le Front de Gauche et son représentant à ces élections présidentielles, Jean Luc Mélenchon, une influence déterminante, peut être le début d’une reprise en main de notre destin. Mais le mode de production  et d’échange, les mentalités qu’il détermine restent bien là et par là même le pouvoir des princes de Paris reste fort et ils le font bien sentir comme le fait sentir la dureté de la bataille des législatives en cours et la prégnance de ce pouvoir sur les esprits dans cette bataille.

 

2011 09 19 037Mais au fur et à mesure que nous avancerons, par des mesures économiques et de l’organisation du travail en faisant régresser l’extraction de la plus value sur ce travail, et en répondant mieux ainsi aux besoins « matériels et moraux » de l’humain,  l’affaiblissement et la transformation du mode de production et d’échange capitaliste verra la recrudescence des solidarités, leurs manifestations matérielles et morale aussi.

 

Les législatives ont une chose de plus que les présidentielles, une chose à la fois plus fondamentale dans cette reprise en main possible de notre destin, et plus difficile : il s’agit de sortir au moins en partie, au moins progressivement de la condition de mainmise du « chef de clan » sur le destin commun, que le coup d’Etat du 13 mai 1958 du Général De Gaulle avait officiellement et pratiquement instituée comme jamais et figée, et de son remplacement par une représentation allant vers une démocratie généralisée, où la démocratie de la production et des producteurs prenne le pas sur une démocratie mutilée, limitée.

 

Les répressions séculaires contre les tentatives ouvrières d’instituer une hégémonie démocratique du travail sur l’organisation de la production et des échanges en disent long sur cette mutilation de la démocratie.

 

Les législatives pourront voir sans doute les effets « lieder » se poursuivre, mais en même temps se réduire dans l’élection multipliée aux niveaux locaux, et sur la base de choix politiques et non seulement de gestion restreinte.

 

Nous n’étouffons pas seulement de la vulgarité et de l’agressivité du pouvoir des princes de Paris alliés à la domination du capital et de ses gestionnaires économiques, politiques, philosophiques, nous étouffons de l’étouffement de la solidarité entre nous par le système et sa crise, particulièrement de la crise du travail qui est le cœur de la crise matérielle et de civilisation, dans leur unité de fonction organique.

 

Gagner ces législatives, c’est pour la gauche, et son élément moteur, la gauche de transformation avec les communistes et leurs propositions économiques sur le crédit, l’investissement productif quantitativement et qualitativement, c’est ouvrir la voie à un monde plus généreux, plus solidaire, plus libre. C’est redonner couleurs et vie au drapeau rouge et au drapeau tricolore dans une concrétisation de l’aspiration à la liberté, l’égalité, la fraternité étendues à toute l'humanité, que le profit privé et massif semblait avoir éloigné définitivement de notre pensée, de notre raison, de nos « cœurs ».

 

Pierre Assante, 13 mai 2012

  

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 14:44

L’ANTICAPITALISME ROMANTIQUE et LES AVANCEES POLITIQUES

 D’AUJOURD’HUI,

si longtemps attendues, leurs limites, leurs possibilités et les dangers à écarter.

 

MARX PORTRAITLa présidentielle a été l’occasion d’une renaissance d’un espoir qui avait viré au noir.

Ce n’était pas de l’indifférence, ni de la résignation. C’était un vieillissement hennissant la mort ou une vie au ralenti dans un monde affolé de rapidité désordonnée, cohérence de la maladie PROFIT.

 

Cette renaissance de l’espoir c’est aussi celle de la téléologie, de la visée transformatrice « prédestinée », de la transformation oubliant plus ou moins la causalité, le processus dans laquelle la transformation peut se poursuivre et rejoindre des objectifs correspondant à l’espoir.

 

Donner un contenu à l’espoir ce n’est pas seulement une visée, c’est un contenu s’appropriant toutes les données de cette « réalité concrète » qui n’est pas seulement la matière saisissable par nos perceptions et nos sens et notre raison. C’est toute la matière qui nous fait, en et hors de nous, percevoir et être de cet ensemble cosmique.

 

La renaissance de l’espoir garde encore un contenu religieux, une religiosité étroite, qui fait le succès populaire de l’appel du Front de Gauche et de son candidat à la présidentielle, appel anticapitaliste romantique, auquel il faudra adjoindre un processus approfondi mais toujours populaire du contenu de l’anticapitalisme devenu construction sociale commune. Construction commune dans laquelle l’aspiration à construire le pont s’adjoint le savoir et la technique nécessaires pour le construire.  Complémentarité-unité de ce qu’Ernst Bloch désigne par « courant chaud et courant froid » du marxisme dans son « experimentum mundi » (expérience du monde) et que Georg Lukács rappelle en soulignant la différence-unité entre causalité et téléologie dans son « ontologie de l’être social », et l’économie non séparée ni assimilée à toute activité, mais en dernière instance.

 

Il est clair que le publiciste n’a plus à chasser le consommateur, ce dernier est fait prisonnier depuis longtemps. Mais la crise aidant, l’idée que la consommation est totalement tributaire de la production et du producteur qu’est le travailleur salarié qui produit de la valeur, cette idée qui avance peut aider à échapper au publiciste, publiciste de marché, de pouvoir, idéologue du capital,

 

Il est clair aussi que les progrès du Front de Gauche qui est une constellation belle mais dont les éléments utiles et divers  peuvent entrer en contradictions menaçantes, ces progrès ont été réalisés depuis que ces composantes se sont unies sur la question du travail, de l’activité humaine, de sa division, de sa précarité et son morcellement infini et la déqualification qui va avec pour la masse des travailleurs, alors que l’appareil productif et ce qu’il contient de culture n’ont jamais été aussi avancés en technique et en humanité, ensemble. Antagonisme auquel le FdG doit répondre, en osmose avec le processus social, c'est-à-dire l’humanité. Pour une étude théorique et pratique du travail, se référer à "Expérience et connaissance du travail", d'Yves Schwartz.

 

Les législatives peuvent, doivent être un moment du renforcement du contenu actif de ce mouvement anticapitaliste encore romantique en masse.

 

La question de « l’idéologie » est  chassée au canon et à la bombe comme à l’arme cachée,  par les gentils idéologues du capitalisme, qui renversent et mettent la réalité sur la tête en attribuant l’idéologie en général au méchant mouvement ouvrier pour camoufler la seule, la vraie, la leur.

 

C’est cette question de l’idéologie que pose Isabelle GARO dans son « L’idéologie ou la pensée embarquée ». Ceci n’est pas un compte rendu de cet ouvrage oh ! combien nécessaire comme l’est tout ouvrage et réflexion philosophique de fond dans les périodes de grandes  transformations et de leurs recherches d’ issues.

 

Précisant que si ceci n’est pas un compte rendu, donc pas à considérer comme un reflet de la pensée d’Isabelle, c’est toutefois une réflexion libre inspirée par son travail essentiel.

 

Pierre Assante, Vendredi 11 mai 2012

 

Sur ces questions d'aujourd'hui je posais en 2008 des questions similaires hier.

Je vous en donne copie :

 

MARX GOTHAContribution, Le 26 octobre 2008

Section du 8ème arr. de Marseille
Fédération des Bouches du Rhône

 

Les transformations psychologique, politique, économique, sont des processus qui vont de pair, globalement, dans le processus de l’humanité et des entités qui la composent.

La démocratie, le socialisme, le communisme reposent sur un effort de compréhension scientifique qui ne se résigne pas aux énigmes, même si elles existent pour l’homme et font partie de sa compréhension.

Même si les superstitions religieuses ne sont plus celles du passé, elles existent encore et les superstitions « laïques » y ont souvent succédé. Il n’est qu’à voir la superstition de masse qui accompagne les jeux d’argent de masse.

L’espérance ce n’est pas la foi superstitieuse, ni la foi tout court. Et la régression du christianisme par rapport à d’autres religions est significative d’un certain recul de la rationalité dans la société et en son sein propre, contradictoirement à mon affirmation précédente. Il y a dans le christianisme une contradiction fertile. A la fois il tend à nier les processus « physiques », « matériels » avec les « miracles » (marcher sur l’eau, ressusciter les cadavres, qui sont aussi en un sens une manifestation exaspérée de l’espérance), mais aussi, il reconnaît ces processus en tant qu’éléments « physiques » de la vie : le rite principal du christianisme original, qui a donné naissance à la communion, est le partage concret, réel, du repas, le pain et le vin.

Cette croyance au miracle ET la reconnaissance des processus matériels est une contradiction fertile dans une société clanique et patriarcale qui sort des limbes d’une inconscience ou d’une conscience qui s’exprime par des mythes. Ce n’est pas le cas dans une société qui doit organiser scientifiquement sa croissance, se gérer mondialement. L’empirisme n’est qu’une étape dans la maîtrise d’un devenir, nécessaire mais insuffisante. L’empirisme lui-même, s’il se manifeste par saccades rapides est pourtant le fruit d’une longue accumulation historique qui se manifeste d’ailleurs aussi dans les religions, sinon dans leurs superstitions mais dans leur cause et effet de structuration sociale.

Cette séparation, cette dichotomie esprit/corps est une contradiction qu’il faut dépasser pour accéder à un nouveau progrès social. Ce n’est pas qu’une question théorique. Elle se manifeste dans nos comportements, des plus « élémentaires et quotidiens » à ceux qui construisent les concepts les plus complexes dans tous les domaines (social, techniques, philosophique, scientifique). C’est une dichotomie qui nous conduit aussi à séparer les domaines d’action des domaines de recherche et en conséquence d’opposer à une synthèse réelle une erreur composée.

C’est une dichotomie qui « reflète » cette réalité massive de la mondialisation informationnelle de la production : le développement massif de l’échange et du monde des marchandises qui détermine les rapports entre les hommes, et les rapports entre les hommes sont les rapports massifs entre les choses. C’est le langage intelligible que nous parlons dont nous ne pouvons nous libérer que par le « processus matériel global de la société humaine », sur lequel nous pouvons agir mais pas avec le langage du miracle qui reste massivement le nôtre. Ne pas voir cette unité entre cette dichotomie dans la pensée et la réalité économique de notre monde c’est justement un aller-retour de cette dichotomie sur elle-même et par la même occasion, c’est rester dans des conditions d’impuissance pour changer et changer le monde en ce qu’il a besoin de changer pour survivre et se développer.

Le balancement des militants du sociétal à l’économique, de l’économique au politique est significatif de cet état de dichotomie qu’Henri Lefebvre caractérisait par le terme « structuralisme », celui de cette « école de pensée ».

On dit souvent que la réalité est plus pédagogique que tous les discours, c’est vrai et pourtant les discours font partie de la réalité et surtout ils avancent le progrès des savoirs parce qu’ils en font partie organiquement.

Les « évènements financiers » ont plus fait pour un certain « retour à Marx » que tout ce qui a pu être dit dans les réunions politiques et syndicales. Et pourtant la relation entre le discours passé et l’évènement fait que la conscience sur l’évènement ne part pas de zéro, cas absurde dans lequel il ne se passerait rien.

La crise boursière ne veut pas dire que l’échange monétaire conçu par le capitalisme est impossible ou stérile, la réalité a démontré le contraire. Elle montre les contradictions entre ce mode de production et d’échange et le stade qu’il a atteint. D’ailleurs, dans une certaine mesure, il tend à se réguler, mais il se régule relativement (et ces régulations sont précaires et aléatoires) lorsqu’il crée les prémices d’un autre mode d’échange et de production. Si l’on observe bien les évènements économico-politico-financiers, dans leur ensemble et en détail, on ne peut que constater ces prémices PAR les erreurs et les échecs du forcing des classes dominantes et de leurs équipes dirigeantes.

La richesse ou la pauvreté touchant les personnes et les classes, ce n’est pas une vision morale coupée de la science des réalités du développement « matériel » (donc aussi économique) de la société qui peuvent les résoudre. Et ces sciences sont un acquis social en développement et non une science infuse issue à partir de zéro de notre cerveau, d’un corps-soi isolé et imaginaire.

L’individualisme est lié au rapport marchand généralisé. Il est l’idéologie répressive d’une classe qui imprègne toute la société, d’un moment historique. La transformation des rapports sociaux capitalistes, c’est la création de conditions matérielles de production et d’échange qui permette de substituer les besoins « concrets » à la mesure de la valeur (voir sur cette mesure de la valeur les articles précédents). Cela ne veut pas dire que le temps de production des objets n’existera plus, mais qu’il pourra, de par la quantité et la qualité de la production des subsistances « matérielles et morales », libérer l’homme de la propriété au profit de l’usage, et l’activité être libéré du travail contraint. LIBERER L’HOMME TOUT SIMPLEMENT.

Ce en quoi le concept de processus de la démocratie avancée au socialisme et du socialisme au communisme (qui n’est d’ailleurs ni le but ni la finalité de l’humanité, mais un moment du son processus), n’étaient pas et ne sont pas des idées et des mises en politiques si mauvaises que l’on décrie tant aujourd’hui. A condition e ne pas y voir des étapes mécaniques du développement humain.

Pierre Assante
26 octobre 2008

http://alternativeforge.net/spip.php?article1754

 

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 14:16

Copie (2) de 2011 03 28 012Merci au nom des économistes atterrés pour votre invitation.

 

1. Le mouvement des atterrés

 

Quelques mots du mouvement des économistes atterrés. C’est un mouvement d’économistes, critiques contre l’économie dominante, révolté par ce qui est mis en œuvre, et qui formule des propositions, dans un perspective de véritable progrès social et humain.

 

Il compte environ 3.000 signataires, dont 900 économistes.

 

Des économistes en tant que tels s’opposent à l’idée qu’il n’y aurait pas d’alternative. Nous récusons l’idée que ce qui est fait serait justifié par la science économique, qui serait neutre, partagée et unifiée. Alors qu’il n’en est rien, que parmi les économistes, il y a tant de débats, de différences, voire de choses ignorées.

 

Nous pensons qu’il y a un enjeu d’idées essentiel. Et les économistes se sont trouvés au cœur de ce débat d’idées.

 

Nous pensons que les mesures prises au nom de cette science économique allument et développent la guerre économique et les lignes de fracture en Europe, que ces mesures approfondissent des crises déjà très graves. Et, au-delà des répits observés, préparent de plus amples crises pour demain.

 

Si solidarité il y a dans ces mesures, c’est une solidarité avec les marchés financiers !

 

Sur nos pistes de propositions alternatives, notre Manifeste initial a rencontré un énorme succès, vendu à près de 100.000 exemplaires et traduit dans plusieurs langues. Nous souhaitons le débat citoyen, l’éducation populaire, mais aussi nourrir le débat politique.

 

Notre dernier livre Changer d’économie s’inscrit dans la campagne des élections présidentielles et législatives en France et dans ses débats, avec une diversité de propositions et de sujets abordés très grande, depuis la finance, les banques, jusqu’au travail et à l’emploi, en passant par l’écologie, la protection sociale, les services publics ou la fiscalité.

 

Suite sur ce lien :

http://www.pierreassante.fr/dossier/PGE_Intervention_le_31_mars_2012.pdf

 

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 10:09

Article mis en ligne la première fois le 5 mai 2012

 

20mai10 037« De Guy Hermier... au Front de Gauche », au sujet de l’article dans « Le Monde Diplomatique »  « Que peuvent les classes moyennes, entre soumission et rébellion »

 

Quand je lis dans « Le Monde Diplomatique » le titre et l’article « Que peuvent les classes moyennes, entre soumission et rébellion », je me dis qu’il y a une dizaine d’années, je n’étais pas en retard dans mes analyses et écrits…observation pour « me rassurer » sur le futur….

 

Je pourrais ajouter une brève réflexion « De Guy Hermier... au Front de Gauche » :

 

J’ai été dès le début dans « FuturS » et j’ai fréquenté assidument les réunions avec Guy, à l’Ilot Thiars, La Rue Sainte ou la Mairie du 8° secteur. Les difficultés du PCF, dont il n’est pas pour moi question de renvoyer la responsabilité « aux autres », sont quand même héritées des propres succès du mouvement ouvrier et de l’agression-silence (les deux à la fois) que ce mouvement ouvrier a subies dans la réorganisation du travail dans le monde et ses conséquences sur les conditions de vie et de penser des salariés et de la population, à travers les institutions nationales et internationales du capitalisme.

 

L’oscillation a eu lieu, dans l’essai de réponse à l’isolement, soit dans un repliement sur l’identité ouvrière nécessaire, soit dans une dissolution dans le mouvement d’opposition-protestation au libéralisme. Pour Guy Hermier, du moins je le pense moi-même, il ne s’agissait de se figer ni sur l’une ni sur l’autre mais de faire vivre identité en mouvement et rassemblement en rapport dialectique, en osmose.

 

Le Front de gauche aujourd’hui devra se poser rapidement ces questions pour ne pas se dissoudre par la fusion mortelle de ses composantes dans un mouvement montant puis descendant faute d’une réponse scientifique forte dissoute dans un romantisme antilibéral, un conformisme anticonformiste, impulsés par la manipulation dominante (excuses pour ces formules raccourcies).

 

Il est question aujourd’hui, de façon urgente de faire coïncider colère et protestation avec conscience des mesures rationnelles nécessaires pour transformer une société en voie de dépassement de ses contradictions, mais encore en mouvement incontrôlé par elle-même dans sa masse, FN et droitisation autoritaire généralisée en donnant la preuve par la négative.

 

De la chute du « socialisme réel » au mouvement de 1995, 15 ans. Du mouvement de 1995 au vote « non au TCE » de 2005, 10 ans. Du vote « non au TCE » au Front de Gauche confirmé, 7 ans. Les « choses » s’accélèrent. De quel côté vont-elles s’affirmer ?

 

Pour ma part, sans renoncer à l’aspect mobilisateur de l’anti libéralisme romantique, qui a fait une partie de la parole de Mélenchon et du succès du FdG de mai 2012, j’insiste sur les mesures de la COMECO (Commission économique nationale du PCF)  pour la suite des évènements, mesures non pas appliquées en dogme, mais dans le mouvement de la société en France, en Europe et dans le monde, reliées à tous les mouvements en rapport dialectique que l’on isole arbitrairement, droits nouveaux du travail, institutions rénovées et en mouvement, écologie, abolition des formes nouvelles du patriarcat ….visée d’une poursuite de la civilisation, civilisation aujourd’hui malade de l’échange capitaliste « Argent-marchandise-Argent plus », qu’il faut dépasser, sans doute progressivement, mais sans attendre. Les prémices de ces transformations existantes dans la société dès à présent et dès la Libération du nazisme, étant à observer pour les poursuivre et les généraliser dans la société mondialisée et informationnalisée, antichambre possible d’une mise en commun généralisée des forces productives, de l’activité humaine dans des infinies diversités, individuelles et collectives, en tant de processus de conscientisation de la nature sur elle-même.

 

Pierre Assante, le 5 mai 2012

 

P.S. J’ai été secrétaire de section du PCF 10 ans et membre du bureau de ville de Marseille du PCF, militant et responsable de la CGT, puis du BN de la FSU, militant et responsable associatif et culturel…

Je tire ces réflexions relativement justes ou fausses de ces expériences de vies militantes, de terrain comme de recherche théorique, comme de celles de la famille, de la ville, du quartier etc…

J’essaie d’en tirer des enseignements utiles à l’action à venir. J’en fais part pour avis.

 

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8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 07:36

L'intervention de Nicolas Marchand au Conseil National du PCF du 25 avril 2012 :

 

Le 6 mai, une victoire de la gauche est possible et nous la souhaitons la plus ample possible.

Cela, la situation, la crise, la poussée d'une extrême droite désormais à l'affut du pouvoir dans une démarche de recomposition,  nous place, toute la gauche, le PS, mais nous aussi, devant le défi d'une victoire de gauche réussie.

La question principale va donc être comment faire, comment agir pour qu'il n'y ait pas une nouvelle déception qui ouvrirait la porte à un pouvoir autoritaire fascisant.

Il y a une difficulté évidente avec, dans son état actuel, le programme de Hollande.

Mais on ne peut pas se contenter de constater le problème. Ni miser sur un échec en imaginant pouvoir apparaître comme un recours.

Nous sommes, nous allons être, dans la campagne des législatives et après, devant un défi historique, vital de bataille pour faire bouger la situation, pour une perspective immédiate, des changements immédiats, pour la prise en main populaire et à gauche de mesures  conditionnant une réussite, notamment au niveau des moyens financiers, des pouvoirs et de l'Europe. Nos résultats, le nombre d'élus vont déterminer beaucoup de choses, pour une bataille qu'il faudra de toutes façons continuer……

…..Suite sur ce lien :  NM_intervCN_2012_04_25

 

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 20:47

Une victoire qui ouvre un nouvel espoir en France et en Europe

 

En élisant aujourd'hui 6 mai, François Hollande président de la République, le peuple de France s'est libéré d'un pouvoir qui l'a méprisé et agressé pendant 5 ans. Je veux dire la joie des communistes qui ont combattu sans relâche Nicolas Sarkozy et sa politique et qui ont œuvré de toutes leurs forces à cette victoire.

 

Je veux féliciter François Hollande pour son élection. Les femmes et les hommes qui se sont rassemblés sur sa candidature pour infliger à Nicolas Sarkozy la défaite qu'il méritait ont ouvert un nouvel espoir en France, et en Europe.

 

Je veux remercier les millions d'électrices et d'électeurs du Front de gauche qui ont apporté une contribution décisive à ce résultat. Sans la campagne mobilisatrice menée par le Parti communiste français et ses partenaires du Front de gauche avec leur candidat commun, Jean-Luc Mélenchon, sans les propositions de notre programme, L'Humain d'abord, sans notre engagement déterminé entre les deux tours, la victoire n'aurait pas été possible. Elle ouvre un nouveau chapitre pour notre pays.

 

Aimé Assante 1François Hollande est le premier président élu par les électrices et les électeurs de gauche depuis 24 ans.

 

Il était indispensable de mettre un terme à une présidence au service des privilégiés, prenant systématiquement pour cible le monde du travail, ses droits sociaux et démocratiques, les libertés démocratiques.

 

Il était indispensable que le co-auteur, avec Angela Merkel, d'un traité européen promettant l'austérité à perpétuité aux peuples et les plein-pouvoirs au capitalisme financier, soit désavoué par son propre peuple.

 

À tous les peuples d'Europe qui attendaient ce signe de la France, je dis : ensemble, il redevient possible de faire reculer la dictature financière qui nous menace tous ; ensemble, nous pouvons relancer le combat pour une Europe démocratique, une Europe de justice sociale, de développement solidaire et écologique.

 

Oui, ce 6 mai 2012, nous avons remporté une première bataille capitale. Un président de gauche siège à l'Élysée. La gauche doit sans tarder répondre aux urgences sociales qui n'attendront pas. Des mesures immédiates pour les salaires, pour la relance du pouvoir d'achat, pour la lutte contre le chômage et la renégociation d'un traité européen doivent être prises.

 

S'ouvre dans le même temps une nouvelle bataille, celle des élections législatives dont va maintenant dépendre la possibilité de maintenir grande ouverte la porte du changement.

 

L'Humanité18.01.08Il faut maintenant élire à l'Assemblée nationale une majorité de gauche qui soit à la hauteur de la situation et compte pour cela en son sein les députés prêts à voter les lois sociales et démocratiques sans lesquelles le changement ne sera rien.

 

Il faut de très nombreux députés qui n'aient pas une seconde d'hésitation pour abroger les lois scélérates du quinquennat Sarkozy et des dix années de droite au pouvoir.

 

Il faut de très nombreux députés pour reprendre le pouvoir sur le secteur bancaire et financier, pour mettre en place un pôle public de la banque et du crédit.

 

Il faut de très nombreux députés favorables au relèvement significatif du SMIC et des salaires, décidés à engager le retour de la retraite à 60 ans à taux plein pour tous, à interdire les licenciements boursiers, à relancer l'emploi industriel et les services publics.

 

Il faut de très nombreux députés qui aient le courage de soumettre au vote des droits nouveaux pour les salariés du public comme du privé, pour les travailleurs indépendants à l'avenir précaire, pour les jeunes qui méritent mieux que l'apprentissage à vie, pour les femmes dont les salaires sont toujours largement en deçà de ceux de leurs collègues masculins.

 

Les menaces de la droite et de l'extrême droite pour empêcher ces changements ne sont pas mortes avec la défaite de Nicolas Sarkozy. Leurs candidats aux élections législatives doivent être partout battus, et il faut barrer la route à l'entrée du FN à l'Assemblée nationale. Partout où elle a eu cette possibilité en Europe, l'extrême droite a aggravé les reculs sociaux. Il n'en sera pas ainsi en France, le PCF et ses partenaires du Front de gauche s'y engagent.

 

Ce soir, j'appelle les candidates et candidats du Front de gauche aux élections législatives à repartir partout au combat pour rassembler autour de ces objectifs l'ensemble des électrices et des électeurs qui ont permis la victoire à l'élection présidentielle.

J'appelle l'ensemble de ces électrices et électeurs, pour garantir le changement, à mettre les candidats du Front de gauche en tête de la gauche dans le maximum de circonscriptions, le 10 juin, et à en élire ensuite le plus grand nombre, le 17 juin prochain.

  

Pierre Laurent

Secrétaire national du Parti communiste français

 

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 22:10

BARBARA_PETZ2OLD.jpgle 2 Mai 2012,  Dominique Widemann, L’HUMANITE.

La liberté des échanges en climat confiné

Avec ce film brillant d’intelligence 
et de sensibilité, Christian Petzold dessine des parcours singuliers dans l’univers de l’Allemagne de l’Est.

 

Barbara, de Christian Petzold. Allemagne, 1h45. Allemagne de l’Est. 1980. Une ville de province quelconque. Barbara (Nina Hoss) est chirurgienne en pédiatrie. Soupçonnée d’avoir souhaité fuir à l’Ouest, elle se retrouve là, exilée de Berlin, sous le coup d’une mesure punitive. Barbara exerce sa profession dans l’hôpital local et fait l’objet d’une surveillance constante. Présence altière et silencieuse dont la mobilité préserve l’élan vital, Barbara est une femme en chemin. D’abord étrangère à tout ce qui l’entoure, depuis ses collègues jusqu’aux officiers de la Stasi qui la soumettent à l’humiliation des fouilles et à leurs cerbères ordinaires, en passant par l’appartement miteux qui lui est alloué, Barbara ne semble s’inquiéter que de ses patients. Son quotidien n’est alors dessiné que des lignes de la fuite, à laquelle elle n’a pas renoncé.

Son amant, un homme de l’Ouest qu’elle parvient à rencontrer furtivement, organise le grand départ. Mais à l’hôpital travaille André (Ronald Zehrfeld), médecin chef scrupuleux que Barbara attire et intrigue. Il brisera, à force d’obstination bienveillante, l’indifférence de la jeune femme, amorce d’un parcours en elle-même qui provoquera d’inattendues bifurcations.

Une intrigue digne d’un thriller

Fidèle à la puissance réflexive qui en émane et imprègne son cinéma, Christian Petzold n’analyse pas plus ses personnages qu’il ne les juge ou n’use de symboles. Il livre un tableau possible des échanges humains dans un univers donné. Il pratique à l’instar de Rembrandt avec sa Leçon d’anatomie, peinte en un temps où obscurantisme et progrès se conjuguaient. L’artiste se contraignait alors à opérer de même entre ce qu’il exposait et ce qu’il se devait de dissimuler dans l’image. La toile, reproduite dans le bureau d’André, domine le premier dialogue d’importance entre lui et Barbara. D’autres, paraissant toujours brefs, imprimeront les tournants de l’intrigue. Digne d’un thriller, elle progressera en une graduation équilibrée, de silences en suspensions, de regards en postures corporelles, en décors décrits par leurs fragments, tous effets visuels que les cadres préservent de la dispersion du sens. L’authenticité du lieu et de l’époque fonctionne de même, épurée en traits essentiels comme un tramway qui passe, le cliquetis hostile des clés d’une logeuse. Christian Petzold les étend à une forêt sans confins, à un horizon maritime violemment soulevé de tempêtes, paysages peu usités dans les représentations de la RDA.

Deux beaux portraits d’êtres humains s’ébauchent ici, soutenus par le talent de leurs interprètes. L’impulsivité de la jeunesse est confiée à Stella (Jasna Fritzi Bauer) et Mario (Jannik Schümann), deux patients qui se débattent de tout leur corps. Barbara et André ont acquis d’autres outils pour sauvegarder leur humanité profonde. Elle, depuis l’extraordinaire solitude dans laquelle l’oppression l’a jetée. Lui, par son caractère d’«honnête homme», comme on disait au siècle de Balzac, dont le Médecin de campagne lui sert de bréviaire. Leur rencontre bouleversera nombre de perspectives.

Dominique Widemann.

  

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5 mai 2012 6 05 /05 /mai /2012 06:54

  Article rédigé et diffuse le 1° avril 2009

et mis en ligne une premiere fois sur ce blog le 26 décembre 2010

   

l'activité en dialogues 0001Sur « L'activité en Dialogues, entretiens sur l’activité humaine II » et le "Manifeste pour un ergo-engagement"

Sous la direction d’Yves Schwartz et Louis Durrive

avec Nathalie Clar ; Eliza Echternacht ; Stéphanie Mailliot ; Nicole Mencacci ; Muriel Prévot-Carpentier ; Bernadette Venner ; Mariana Verissimo, ainsi que Louis Durrive ; Xavier Roth et Yves Schwartz.

Octarès Editions, 24, rue Nazareth 31000 Toulouse, France Tel : 05 61 25 78 45 –

email : info@octares.com

 

I

Plus qu’un compte rendu, ceci est un commentaire personnel à partir des concepts développés dans cet ouvrage essentiel et attendu. Pour être très bref, je commence par la fin (comme « preuve, démonstration » de la suite) et je « concentre », ce qui risque de rendre cette parole difficile…...

 

Plus la dictature de la mesure de quantité de valeur marchande se rigidifie, et se dissout dans le même temps, envahit toutes les normes, comme un gaz qui se répand avec des effets bien tangibles et bien au-delà du « travail stricto sensu », plus la mesure quantitative des besoins d’échange, de besoin tout court devient fantôme *.

Devient fantôme mais hante bien les consciences, et les corps, le corps-soi, aussi en tant que besoin de transformation sociale, de besoin de vie tout court.

Les valeurs sans mesures, mesurables « dans une autre qualité », sont ainsi la présence de la mesure quantitative des besoins dans la mesure quantitative de la valeur (exemple : tant d’habitation pour tel lieu, tant de nourriture, tant d’heures de formation sur tel champ d’un ensemble, d’une entité dans ses frontières poreuses, tant de temps pour flâner -comme dit W.Benjamin, flâner dans le travail, l’activité, flâner avec « concentration ! »-, tant d’acquis proche et lointain hérité, transformé et développé dans l’activité nouvelle, le tout dans son unité, sans dichotomie esprit-corps, tangible-symbolique).

 

Cette mesure des besoins (allant jusqu’à la distribution directe aux populations, sans monnaie) c’est bien ce qui a marqué et marque tout moment, toutes prémices de transformation progressiste des régimes politiques, sans pour cela reconstituer un quelconque « communisme primitif », mais au contraire en s’appuyant sur le progrès des moyens humains et « matériels » de production.

 

Ainsi le politique le plus réduit soit-il, devient et reste le lieu d’expression des valeurs sans mesure, le servant et le dé-servant en même temps jusqu’à ce que la vie exprime par elle-même, c'est-à-dire aussi par la volonté humaine, et les prémices d’une société qualitativement nouvelle et sa construction complexe.

Le politique, c'est-à-dire, l’expression consciente d’un processus inconscient, dont l’ergo-engagement est une pointe avancée.

 

La négation A-M-A’ (circulation élargie Argent-Marchandise-Argent’) n’est pas réductible à un retour à l’échange marchand primitif, mais fait appel aux résidus de la cité primitive et de l’artisanat, les développant dans la forme achevée d’un mode de production non marchand (manifeste sur l’ergo engagement), communiste. C’est pourtant ce type de contestation (négation simple de A-M-A’), reflet aller-retour de la production « réelle », qui domine la phase actuelle, et par conséquent aussi dans le débat politique, syndical et même ergologique,  et la « reconstruction de la gauche » passe par la négation de cette négation de même que l’ergo-engagement est lié et dépend à double sens de l’évolution politique dans ses moindres détails.

 

« L'activité en Dialogues, entretiens sur l’activité humaine II » et le "Manifeste pour un ergo-engagement, d’Yves Schwartz" sont une « plongée » qui me passionne autant pour son utilité que comme un  magnifique voyage où s’avancer lentement et avec prudence pour reconnaître le terrain à chaque pas, et s’enfoncer avec détermination le plus avant possible de ce « retour à la conscience d’acte collectif » qu’ils constituent.

 

 

II

Trois réflexions pour avancer. Et une quatrième en forme de plainte.

Réflexions sur le travail et les recherches ergologiques

 

1 Dissymétrie

 

Depuis l’intuition fulgurante de Pasteur, qui la voit dans son expérimentation sur le vivant et la cristallographie, nous savons que la dissymétrie est le fondement de la vie. Nous pouvons ajouter par extension de la généralisation de généralisation (concept de Vygotski) que la dissymétrie est l’essence du mouvement. Héraclite, Hegel,  Marx, Engels, Gramsci, H.Lefebvre, E.Bloch, W.Benjamin… et tant d’autres dans cette « classification » (etc.) l’ont les uns entre-aperçu, les autres, exposé. Lucien Sève a rapproché cette notion de dissymétrie de la notion de contradiction.

L’on sait depuis, mais c’est un savoir qui reste exposé de façon structuraliste dans la biologie ou la linguistique, que le mouvement qui tend à rapprocher la dissymétrie de la symétrie, c'est-à-dire de l’équilibre, aboutit à des mouvements plus fins, plus « ténus », et en multiple le nombre, renouvellement-reproduction-élargie de la dissymétrie. En génétique par exemple, plus les « mélanges ethniques » sont rapides et nombreux, plus la diversité génétique s’accroît, plus l’uniformisation apparente s’accompagne de diversification profonde. Il en est de même pour les langues.

En économie, le dépassement de la  suraccumulation, du mode de production,  entraînerait la diversification et la multiplication du mouvement d’échange-production (voir le schéma du manifeste de 2005 dans « La Somme et le Reste de Janvier 2006 **), et en prémisses commence à le faire dans un accouchement douloureux et dangereux.

 

2 Techniques

 

La rapidité des échanges, le renouvellement-reproduction-élargie de la dissymétrie est bien sûr indissoluble des techniques qui le rendent possible, en rapport dialectique entre technique et mode de production.

Je n’entre pas dans les détails de ce mouvement, mais par exemple les capacités de transport « matériels » et « virtuels », rapidité et quantité de mouvements,  mis en relation avec le contact et la diversification, sont des plus visibles. Ce savoir intuitif, spéculatif, empirique, demande mesures et appareils de mesure, mais semble pourtant évident.

Cette accélération n’est pas liée qu’aux techniques de « transport », mais à toutes les techniques et à leur synergie entre elle et dans l’espace tripolaire et ses dissymétries.

 

3 Compétences et ingrédients

 

Les compétences et les ingrédients de compétences, vues non comme un sujet réifié, chosifié, sont des mouvements dans le mouvement, des objets extraits, abstrait d’une réalité de l’activité pour l’observer et la comprendre. Le dissymétrique de l’ingrédient, c’est la contradiction nécessaire au mouvement, son opposition négative qui est le mal dans la religion ou la morale de classe dominante et leur vision chosifiée positive ou négative.

Dans la description actuelle des effets du capitalisme, il y a ces « constatations » qui sont incapable de voir en quoi un ingrédient « négatif » est un ingrédient à dépasser pour construire une nouvelle dissymétrie qui assure la vie humaine par la perpétuation de son mouvement

Une excellente démonstration faite par un théologien du V° siècle, peu avant la chute l’Empire Romain, (Saint) Salvien de Marseille, détaille les ingrédients négatifs de l’activité humaine de son temps qui mettent en contradiction les prélèvements sur le travail et ses conséquences sur le travail, et par lien, sur la société et son blocage (livre V de « De Gubernatione Dei »). Ce fut aussi le travail d’un Bourdieu. Lorsqu’on lit l’exposé de ces contradictions chez Salvien, on ne peut s’empêcher de voir la progression de l’exposé d’Yves Schwartz (« L’activité en Dialogues I et II », « Le paradigme ergologique ») sur les ingrédients et la plongée de plus en plus en profondeur de l’analyse de la réalité que cela entraîne avec une diversification de vue à chaque entrée en profondeur de chaque élément de compétence. Il y a une différence dans l’essence de l’exposé Schwartzien : c’est une vision non seulement pour décrire mais pour transformer, un savoir concret, dissymétrique et contradiction de l’exposé spéculatif « pur ».

 

4 Savoir

 

Savoir est douleur et solitude. Inquiétude pour soi et les autres (concept d’Ernst Bloch « Experimentum mundi », ou d’Henri Lefebvre, « Métaphilosophie »). Souffrance qu’on abandonnerait bien au profit d’un abandon de soi pour les autres. Simone Weil, Walter Benjamin l’on expérimenté pour eux. Tant d’autres aussi moins dramatiquement, heureusement. Le résultat n’est qu’interrogation. Beau résultat quand même pour les autres qui dévoile le futur, resitue les horizons personnels dans un horizon universel, qui affirme l’humanité (aux deux sens du mot) comme conscience en mouvement de la nature sur elle-même.

La dissymétrie du capitalisme c’est d’une part la mesure quantitative de la valeur d’échange et la mesure quantitative « fantôme » des besoins particulier et globaux (l’un dans l’autre) de l’individu dans l’espèce et la société. Le dépassement, c’est une mesure qualitativement nouvelle des échanges, qui induit une mesure quantitative qualitativement nouvelle, entéléchie sociale en mouvement dont le communisme développé n’est qu’un équilibre-déséquilibre nouveau.

 

Pierre Assante, 01.04.09

 

* L'essai sur "La métamorphose du travail 4" sur un site italien, Emigrazionenotizie 

http://www.emigrazione-notizie.org/download.asp?dl=198

** Revue lefebvrienne « La Somme et le Reste ».

http://www.espaces-marx.eu.org/IMG/pdf/S_R-6.pdf

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 11:49

HD.3AU9MAI2012

...Notre appel à voter HOLLANDE (...) est un acte de confiance dans la capacité du monde du travail et de la création à se mobiliser pour écrire un présent et un avenir conforme à ses espoirs...

 

 

L'EDITO ici  (2 pages sur le même PDF)

http://www.pierreassante.fr/dossier/LE%20HYARIC.HD.3AU9MAI2012.pdf

 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 23:00

!cid 4F04DF98-72DE-41BB-B047-A2258CC1F91B@BelkinLes progrès du Front de Gauche dans l’élection présidentielle, 11,11%, ont de multiples raisons.

Parmi ces raisons :

-Un travail de terrain sur les problèmes sensibles touchant la population, les salariés.

-L’effet unitaire qu’il représente dans lequel chaque parti, composante, chaque alliance et action commune dans sa diversité pratique et de pensée constitue un gage de rassemblement donc de possibilité d’efficacité et de réussite.

-Un effet crise et la volonté d’en sortir à partir de propositions économiques, institutionnelles, anthroponomiques qui donnent une confiance dans une action concrète et sérieuse qui répond dès maintenant et pour l’avenir à une issue sociale.

Il est clair que l’effet unitaire nécessaire a pris le dessus  sur la conscience nécessaire des solutions de sortie de crise même si celles-ci  commencent à prendre racine dans une partie relativement importante des électeurs. Il y a pourtant nécessité que se développe l’effet unitaire sur la base d’une construction sociale et des propositions économiques qui « tiennent la route ».

image4 0003L'effet unitaire se développera si son contenu concret répond aux attentes des populations, si rassemblement et solutions se développent et se soutiennent l'un l'autre,  d'un même mouvement.  

Car la course entre le dévoiement de la colère populaire par une alliance droite extrême-droite et le développement de la conscience des solutions économiques à prendre face à la nocivité de celles appliquées par les milieux financiers, cette course est loin d’être gagnée d'avance.  Une alliance droite extrême-droite pour un gouvernement au service des privilégiés de la haute société capitaliste hante une part importante du personnel politique de ce bord.

Battre Sarkozy en votant Hollande est indispensable ET mettre vite et bien en œuvres les mesures nécessaires à la sortie de crise économique, de travail, de production,  de civilisation, ici, en Europe et dans le monde, sont deux clefs du développement humain à venir.

Pierre Assante, le 3 mai 2012

 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 22:37

SAM_0380.JPG"Battre Sarkozy et briser la spirale austérité-récession"

 Par des économistes soutiens du Front de gauche

 

Économistes, nous avions, le 20 avril dernier, appelé à voter pour Jean-Luc Mélenchon et le Front de gauche. A l'issue du premier tour de l'élection présidentielle, pour battre Nicolas Sarkozy le 6 mai, nous mettrons un bulletin de vote François Hollande dans l'urne, sans rien lâcher de nos exigences et sans nous rallier à son programme économique. Notre appel du 20 avril, diffusé dans la presse, s'est à présent élargi à d'autres collègues économistes qui nous ont rejoints, et compte plus de 50 signataires prouvant ainsi que la dynamique du Front de gauche est en marche pour une alternative aux politiques actuelles afin de sortir de la crise.

Quel que soit le résultat du scrutin, il n'y aura pas d'état de grâce. Le futur gouvernement va être très vite confronté à la crise des dettes publiques qui n'en finit pas. A cause de la crise financière et de leur détention par les marchés financiers, l'augmentation de la plupart de ces dettes dans la zone euro a déchaîné la spéculation contre l'euro et constitue l'argument central des politiques d'austérité, ici comme dans beaucoup d'autres pays : l'endettement public mondial a cru de 45 % ces quatre dernières années, notamment parce que les États se sont portés au secours des banques. A tout moment, et sous l'effet de la spéculation qui mise d'ores et déjà sur l'éclatement de la zone euro, un risque de défaut (dette publique, une grandes banque européenne) peut survenir. La contagion sera alors immédiate. Or, à la différence de la crise de 2007-2008, les États sont devenus exsangues et, outre une profonde réforme fiscale, ne pourront donc efficacement soutenir les banques et l'activité économique qu'avec une autre intervention de la Banque centrale européenne (BCE). Les organismes créés dans l'urgence par l'Union Européenne pour faire face à cette crise (Mécanisme européen de stabilité, Fonds européen de stabilité financière) ne feront qu'aggraver la situation, puisque leurs prêts sont conditionnés à la mise en œuvre d'une austérité drastique et à la mise sous tutelle des pays par la sinistre Troïka (Fonds monétaire international, Banque centrale européenne et Conseil européen).

L'enjeu économique actuel est la confrontation majeure avec les marchés financiers, sans accepter le scénario noir d'un repli, avec un éclatement de la zone euro, une relance de la spéculation, des difficultés immédiatement accrues pour les peuples, l'enfoncement des économies les plus faibles et tous les risques d'affrontement.

Pour sortir de la crise, il faut rompre avec les dogmes des politiques d'austérité qui engendrent les cercles vicieux de la dette et de la déflation. Il faut rompre avec les dogmes de la compétitivité anti-salariale consistant à flexibiliser le marché du travail et à rogner sur les droits sociaux. Il s'agit pour les néo-libéraux de baisser les "coûts du travail" pour mieux protéger les dividendes et les prélèvements bancaires sur la richesse produite. C'est pourtant cette vision du monde qui l'a mené dans la situation extrêmement précaire où il se trouve.

Il est fondamental de briser le cercle vicieux austérité-récession qui entraîne l'Europe vers le chaos. C'est pourquoi nous nous opposons au Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), signé le 1er mars. Il ne touche pas au statut de la BCE ni à sa politique monétaire et, au contraire, les sanctuarise. Il véhicule et grave dans le marbre, avec la prétendue "règle d'or", la vision d'une Europe sans solidarité ni transfert ; où chaque nation serait individuellement tenue à l'équilibre budgétaire et, sinon, sanctionnée automatiquement. Ce traité veut verrouiller  l'intervention démocratique des peuples et empêcher toute expansion sociale, tout développement social de qualité et même toute croissance réelle nouvelle nécessaire à une réorientation de l'économie en Europe, gage d'une dynamique de reconversion écologique et d'une sortie de crise.

Pour rompre avec l'austérité, il faut battre Nicolas Sarkozy, soutien majeur du capitalisme financier, l'un des deux artisans majeurs du TSCG et de la mise sous tutelle anti-démocratique des pays les plus en crise comme la Grèce par la BCE, le FMI et le Conseil européen. Le 6 mai, nous mettrons le bulletin de vote François Hollande pour commencer à dégager l'horizon. Pour autant, il ne faut surtout pas rivaliser avec la droite dans l'application d'une prétendue règle d'or, de déficit zéro avant tout.

Nous formulons dès aujourd'hui les propositions d'une sortie par le haut visant l'expansion sociale et écologique, avec en son cœur l'emploi, les services publics et la sécurisation de tous les moments de la vie de chacun-e au lieu du chômage et de la précarité. Il faudra bien sûr une taxation des transactions financières, une séparation patrimoniale des banques de dépôt de leurs activités spéculatives, mais surtout au plus vite :

·                              Un pôle public bancaire et financier pour pratiquer un tout autre crédit aux investissements favorisant l'emploi, les salaires, la formation, le développement social et écologique et non à ceux accompagnant les délocalisations, la spéculation ;

·                              Une politique salariale favorisant l'élévation des salaires et la protection sociale, refusant les exonérations de cotisations sociales, et impulsant une baisse régulière du temps de travail pour sortir de la course au productivisme ;

·                              Une implication massive de la BCE pour racheter les dettes publiques et une réorientation de sa politique en faveur d'une sélectivité du refinancement des banques qui prêtent aux entreprises;

·                              L'ouverture du débat en Europe avec les gouvernants, les peuples, les forces politiques progressistes, les forces sociales et syndicales, pour la réorientation immédiate de la BCE et de sa création monétaire en faveur des services publics, d'une protection sociale universelle, avec un Fonds européen de développement social et écologique, et pour une nouvelle sélectivité du refinancement du crédit bancaire aux entreprises.

·                              La mise en route d'une réforme du système monétaire international, interdisant les paradis fiscaux et les produits financiers dérivés et promouvant l'idée de la monnaie comme un bien commun de l'humanité, avec, au lieu du dollar, une monnaie commune mondiale de coopération et de progrès social à partir des droits de tirage spéciaux et un FMI profondément refondé, pour une autre coopération avec le Sud et les pays émergents.

Une démocratisation profonde des choix économiques et financiers devra être engagée reposant sur la mobilisation des citoyens sur leurs lieux de travail et de vie, avec leurs institutions représentatives.

Tout cela appelle de nouvelles lois, l'abrogation de lois existantes, et une résistance pied à pied et donc, dans tous les cas de figure, l'élection en juin de nombreux députés du Front de gauche. Face aux marchés financiers, il faut de la hardiesse et du courage, des mesures précises, cohérentes, dans le rassemblement des peuples d'Europe. Il s'agit de se donner les moyens d'un chemin d'espoir.

 

Louis Adam, commissaire aux comptes ;Pierre Alary, maître de conférences, université Lille-I ; Bruno Amable, professeur des universités, université de Paris-I ;Renaut Baphèse, économiste ; Philippe Batifoulier, maître de conférences, université de Paris-X ; Nicolas Béniès, économiste, université populaire de Caen ; Eric Berr, maître de conférences, université de Bordeaux-IV ; Paul Boccara, maître de conférences honoraire, université de Picardie ; Frédéric Boccara, maître de conférences associé, université Paris-XIII ; Mireille Bruyère, maître de conférences, université Toulouse-I ;Pierre Causse, économiste ;Pierre Concialdi, économiste ; Laurent Cordonnier, maître de conférences, université Lille-I ; Gérard Coutureau, économiste, ENFA ;Yves Dimicoli, économiste, ancien membre du Conseil d'analyse économique ; Jean-Paul Domin, maître de conférences, université de Reims ; Ali Douai, maître de conférences, université de Nice ; Denis Durand, économiste ; Jean-Marc Durand, économiste ; Guillaume Etievant, économiste, expert auprès des CE ; David Flacher, maître de conférences, université Paris-XIII ; Maryse Gadreau, professeur émérite, université de Bourgogne ; Jacques Généreux, économiste, IEP, Paris ; Patrick Gianfaldoni, maître de conférences, université d'Avignon ; Jean-Pierre Gilly, professeur émérite, université de Toulouse-I ; Bernard Guibert, économiste ; Ozgur Gun, maître de conférences, université de Reims ; Jean-Marie Harribey, économiste ; Isabelle Hirtzlin, économiste, université Paris-I ; Michel Husson, économiste ; Andrée Kartchevsky, professeur des universités, université de Reims ; Pierre Khalfa, économiste ; Robert Kissous, statisticien-économiste, consultant de CE ; Dany Lang, maître de conférences, université Paris-XIII ; Pierre Le Masne, maître de conférences, université de Poitiers ; Philippe Légé, maître de conférences, université de Picardie ; Jean Magniadas, membre honoraire du Conseil économique et social ; Jérôme Maucourant, économiste, université de Saint-Etienne ; Philippe Méhaut, directeur de recherches, CNRS ; Catherine Mills, maître de conférences honoraire, université Paris-I ; Alain, Morin, économiste ; François Morin, professeur, université Toulouse-I ; Bernard Paranque, économiste ; Jean-François Ponsot, maître de conférences, CREG, université de Grenoble ; Frédéric Rauch, économiste, rédacteur en chef de la revue Economie et Politique ; Jacques Rigaudiat, économiste, ancien conseiller social des premiers ministres M. Rocard et L. Jospin ; Robert Salais, économiste, ENS Cachan ; Richard Sobel, maître de conférences, université Lille-I ;Bernard Sujobert, économiste ; Bruno Tinel, maître de conférences, université de Paris-I ; Stéphanie Treillet, maître de conférences, université de Marne la Vallée ; Franck Van De Velde, maître de conférences, université Lille-I ; Sébastien Villemot, doctorant, Ecole d'économie de Paris.

 

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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 07:51

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 17:18

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 10:47

2012-02-29-011.jpgFédération des Bouches-du-Rhône

L'agenda et le webzine du PCF 13 (n° du 29 avril 2012)

En 2012, prenez le pouvoir

 

Pierre Laurent : et maintenant, Sarkozy dehors !

Par Pierre Laurent, le 22 avril 2012

Pierre LAURENT, Et maintenant SARKOZY dehors :

http://www.pcf.fr/22944

 

L'agenda de ces prochains jours

 

·         · Lun 30 Avr 2012 (Toute la journée) Premier mai. la "vraie" réponse des salariés

·         · Lun 30 Avr 2012 - 18:00 La Haute vallée de l'Arc. Assemblée générale des communistes

·         · Mar 01 Mai 2012 - 10:30 1er mai. Le Front de lutte des retraités avec le mouvement social

       · Mar 01 Mai 2012 - 10:30 1er mai. Les communistes avec le mouvement social

·         · Mar 01 Mai 2012 - 13:00 10e arr. de Marseille. Repas citoyen

·         · Mar 01 Mai 2012 - 13:00 Aubagne. 1er mai de lutte et de solidarité

·         · Mer 02 Mai 2012 - 18:00    Port-de-Bouc. Assemblée citoyenne du Front de Gauche

·         · Lun 14 Mai 2012 - 18:00    Oganisation du Parti à l'entreprise

·         · Lun 14 Mai 2012 - 18:00     Réunion des collectifs Entreprises et Vie du Parti 

  2011 09 19 008

      ·  le  25 Mai 2012 - 18:00 Débat avec Isabelle Garo. “Idéologie et luttes d’idées aujourd’hui”

  

 ·   1er mai. Les communistes avec le mouvement social

  

L'actu Les derniers articles parus

      · Port-de-Bouc. Place au Peuple, on ne lâche rien !

            · 11ème circonscription. Le dimanche 6 mai,   battre sans appel Sarkozy

            · JC 13. Battre Sarkozy et se mobiliser pour l'avenir

            · Le Rove. 1.650 pots de muguet vendus

                                              

             ·     Le Rove. « Battre Sarkozy en votant Hollande » 

 

             ·  Virer Sakozy :  « Une œuvre de salubrité publique »

 

.....Suite sur PCF13

 

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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 08:48

Vous pouvez lire directement cet article sur le blog de René Merle :

http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-premier-mai-six-mai-104309895.html 

 

En cette veille de Premier Mai, comment ne pas penser au 1er mai 2002, où une manifestation monstre détourna la fête du travail de sa combativité sociale traditionnelle au profit d'un rejet consensuel (abstention de la droite cependant) du F.N qui se retrouvait présent au second tour... On connaît la suite. Chirac réélu les doigts dans le nez, avec les suffrages de la gauche... 

Pas de manifestation de ce type ce Premier Mai, même si la fille a fait mieux que le père. L'effet "vote utile", en siphonnant quelques points, tant à Eva Joly qu'à Mémenchon, avant et après les fameux sondages, a permis au candidat socialiste de ne pas connaître la même terrible déconvenue qu'en 2002.

Et maintenant ? Pour ma part, sans état d'âmes, je voterai Hollande.

Même si je n'oublie pas que son maître Mitterand a renforcé de façon définitive le capitalisme financier, a accepté, voire encouragé le démantèlement industriel, a réussi son opération de destruction du P.C.F. Et que Jospin a poursuivi dans la même voie des privatisations et atteintes au service public...

Même si je sais que son élection ne résoudra rien, compte tenu du "libéralisme" inhérent au P.S.

Mais au moins, elle écartera le représentant d'une droite qui montre de plus en plus son vrai visage, et elle pourra (provisoirement) aider à contenir la montée de cette énorme progression des idées d'extrême droite (qui ne manqueront pas de s'affirmer si la déception suit le vote à gauche).

L'abstention "révolutionnaire" me paraît nocive dans la mesure où elle facilite le retour du sortant, avec tout ce que cela implique de régression politique et sociale ; elle me parait stérile dans la mesure où elle ne contribue en rien à la re/naissance d'une véritable organisation de lutte pour la République démocratique et sociale, solidement appuyée sur les salariés.

Nos anciens "Rouges" ont plusieurs fois connu des dilemmes de cette sorte, sous la Seconde République, au début de la Troisième, notamment, et ils ont su accepter des compromis provisoires : voter Ledru-Rollin, voter Gambetta, et plus tard, au moment du Boulangisme puis de l'Affaire Dreyfus, soutenir des gouvernements de "coalition républicaine". Et ceci sans perdre leur âme, leur spécificité, leurs perspectives, leur autonomie organisationnelle.

René MERLE   

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 10:59

20101019 024  1er mai 2012 : Satisfaire les revendications pour le progrès social

 

Manifestation 

à Marseille 10 h 30 Vieux Port

et dans plusieurs villes  du département.

 

Dans cette période de crise en France et en Europe, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA UNEF et UNL affirment leur volonté de faire du 1er mai 2012, journée de solidarité internationale du monde du travail, une forte journée de mobilisation, de manifestations et d’expressions revendicatives pour:

-faire entendre les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d’emploi, des jeunes et des retraités, en France et en Europe;

-exprimer la défense des droits fondamentaux et des libertés partout dans le monde;

-faire reculer la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme.

Dans beaucoup de pays européens, les populations subissent des politiques d’austérité et des réformes réduisant les droits des travailleurs et leur protection sociale.

La crise ne peut être le prétexte pour remettre en cause nos systèmes sociaux. Il faut une véritable politique de croissance, prenant en compte les enjeux écologiques, qui passe par l’amélioration du pouvoir d’achat et la création d’emplois.

La pression sur les salaires et l’assouplissement des règles de licenciement ne peuvent que fragiliser la croissance économique.

S’il y a un manque de compétitivité des entreprises, elle est notamment due à la rémunération excessive du capital au détriment de l’investissement dans l’emploi, la formation, la recherche et l’innovation.

En ce 1er mai, nous voulons faire écho aux revendications portées par les salariés dans cette période de crise :

-priorité à l’emploi, en particulier des jeunes, alors que le nombre de chômeurs ne cesse d’augmenter depuis de longs mois et que les restructurations, les licenciements et les fermetures d’entreprises sont le quotidien de nombreux salariés,

-lutte contre la précarité qui touche un nombre croissant de salariés, en particulier jeunes et femmes, et provoque des situations de pauvreté intolérables ;

-la promotion des salaires et du pouvoir d’achat doit être une priorité. Il n’y a aucune raison de laisser les inégalités salariales perdurer, notamment entre les femmes et les hommes.

Nous réaffirmons avec le syndicalisme européen notre opposition à ces politiques et au nouveau traité qui, en faisant l’impasse sur la croissance, ne fera que renforcer l’austérité et la crise.

Nous voulons dans les mobilisations du 1er mai réaffirmer le besoin d’une Europe solidaire affirmant sa dimension sociale, ce qui impose de:

-développer les droits des salariés et assurer des services publics de qualité,

-mettre un terme à la concurrence sociale et fiscale entre pays de l’Union européenne qui tire les garanties des travailleurs vers le bas. Il faut une autre répartition des richesses et mettre un terme à la spéculation financière,

-faire respecter la place et le rôle de la démocratie sociale, de la négociation collective et du dialogue social.

 

La CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires, l'UNEF, l'UNL, et l’UNSA des Bouches-du-Rhône appellent les salariés, retraités , étudiants et lycéens, chômeurs du département à se mobiliser dans l'unité dans les entreprises, les services, les universités et à manifester leur refus de toute politique d'austérité et leurs exigences de progrès social.

   

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29 avril 2012 7 29 /04 /avril /2012 08:28

LUKACS2…Après avoir examiné les mouvements actifs de la société, du point de vue subjectif comme objectif, il s’agit maintenant pour nous de voir de quelle manière le mouvement social dans sa totalité objective se relie réellement aux fondements ontologiques objectifs des aliénations. Il est aisé de saisir le cœur de cette relation dans sa généralité. Puisque, ainsi que nous avons pu le voir à diverses reprises, l’évolution objective de l’être social ne se borne pas à produire du nouveau, qualitativement comme quantitativement, mais des formes et des contenus objectivement plus évolués de la vie sociale, on comprend aisément que toute nouvelle aliénation est un produit de ces progrès de l’évolution objective. Ce trait fondamental pour définir la nature de l’aliénation nous met face une fois de plus aux particularités bien connues de l’être social. Au plan immédiat, ce qui est ici le plus frappant est l’inégalité de développement. Qu’elle ne puisse s’imposer qu’à travers la création permanente de 14mai10 003 formes d’aliénations toujours nouvelles est certainement une manifestation classique de l’inégalité, en tant que caractéristique des progrès de développement. Mais ici aussi, il est nécessaire de pénétrer un peu sous la surface pour saisir ce phénomène dans son essence véritable. C’est en effet ici qu’apparaît tout à fait distinctement que l’évolution sociale, quoique chacun des actes réel qui la constituent, la déclenchent, la maintiennent en mouvement ou l’immobilisent, soit une position téléologique, ne peut, en tant que processus social, comporter aucun moment téléologique, et reste par conséquent purement causale. C’est précisément pour cette raison que les mouvements progressistes, nécessairement produits du point de vue de l’être social dans son ensemble, objectivement liés entre eux, ne doivent pas seulement présenter dans leur succession des inégalités dans leurs fondements, mais être intrinsèquement, dans leur être même, objectivement comme subjectivement de nature contradictoire….

 

Georges LUKACS, « Ontologie de l’être social » (Editions delga, 2012) qui a achevé la rédaction du dernier chapitre, celui de l’aliénation, fin du printemps 1968, comme il le fait savoir dans une lettre 25 mai  1968 à Cesare Cases.

 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 06:50

Copie de 100 1686Pour aller plus loin, et plus profondément qu'on ne le fait d'ordinaire sur l'enracinement de la "pensée Front National" et sur le travail, et pour progresser dans une action pour un "Humain d'abord" concret, et pas seulement "moral", car le moral ne peut découler que de rapports objectifs concrets, "matériels" au sens large, non "mécaniste" :

  
La crise ne peut que s'approfondir si nous ne nous acheminons pas vers un autre mode de production.
 
Ce mode de production-ci, aujourd'hui et maintenant pose l'échange à travers la valeur marchande poussée à son paroxysme. Comment alors ne pas voir croître l'idéologie basée sur une solidarité restreinte, mutilée ? Solidarité mutilée qui ouvre un rapport de guerre entre nous, partant de la "guerre des pauvres entre eux".
  
Un progrès anthropologique, humain, ne peut se mettre en mouvement qu'en mettant l'accent, en particulier dans les luttes et revendications populaires au quotidien, sur le social et non le sociétal (sans cependant ignorer l'importance de ce dernier), c'est à dire sur la production (des "biens" et des "services") "en soi" et "pour soi", d'une façon très concrète, et sur le rapport matériel et moral que représente l'échange des objets nécessaires à notre vie, le rapport de solidarité matérielle et morale que représente leur production et leur échange.
 
"C'est à travers les objets...(Marx, manuscrits, 1844) ".
 
Pierre Assante, 28 avril 2012 
 

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28 avril 2012 6 28 /04 /avril /2012 06:11

IVORRA_24.04.12_0001.jpg

LIEN SUR CET ARTICLE DE PIERRE IVORRA

http://www.pierreassante.fr/dossier/ivorra_24.04.12_0002.pdf

 

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