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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 06:25
Contre la suppression de l'échelle mobile. 1984, 1 million à Rome (4).

 

DE L’OBSERVATION À LA CONSTRUCTION ÉCONOMIQUE ET SOCIALE

 

De l’observation du système économique et social dans lequel nous vivons, notre cerveau peut tirer des abstractions, des concepts, des systèmes de concepts, des catégories que l’on peut « rassembler » synthétiquement et qui formeront une représentation dialectique, synchronique et diachronique de ce mouvement. Cette représentation, ce pensé, peut être fixée un instant par la parole, l’écriture. C’est à partir de cette « fixation » que peut se constituer ou pas un dogmatisme si l’observation permanente ne remet pas en question permanente ce qui est durable et ce qui est fugace, et de toute façon en mouvement processuel positif ou négatif par rapport aux besoins de développement en santé, c’est-à-dire en mouvement pérenne.

Il se forme des représentations de ce qui constitue des permanences relatives et des transformations partielles rapides dans ces permanences relatives. Et il y a aussi des synthèses qui croient représenter le mouvement de la réalité et qui font consciemment ou inconsciemment un tri idéologique confortant des besoins et des intérêts partiels -limités dans de temps, en contradiction avec la nécessité du moment de survie et de développement de l’espèce, de l'humanité en tant que constituant de l’univers-, d’un groupe humain et non d’un besoin plus général sur lequel reposerait l’existence humaine.

Car comme tout existant, le mouvement du système économique et social dans lequel nous vivons est un mouvement, un mouvement global constitué d’une multitude de mouvements dont les nôtres, en tant qu’individus, tous les individus de l’espèce humaine, relativement autonomes mais non indépendants du mouvement général.

Des exemples de « catégories » tirées abstraitement de notre observation, c’est le travail, ou la plus-value, ou la monnaie etc…

Elles sont des reflets et mouvements dans le cerveau de réalités dans le mouvement concret de la société.

Une catégorie est constituée d’une synthèse de concepts créés par l’observation d’une part du mouvement général que l’on va rassembler en représentation générale, elle-même en mouvement si l’on poursuit l’observation. L’observation donne une vision empirique qui sera transformée en connaissance scientifique si l’on met en relation l’observation à partir de l’accumulation historique de longue durée des connaissances partielles ou générales.

Lorsqu’un système économique et social et les forces productives (1) qui permettent la production des biens matériels et moraux nécessaire à l’homme et à son développement entrent en contradiction  au point de bloquer de façon menaçante le mouvement de la société, se développent aussi des projets de transformation. Les cerveaux humains élaborent collectivement, en associations constituées ou en relations informelles, des constructions mentales précédant des constructions concrètes possibles, comme le menuisier imagine dans son cerveau les pièces et les agencements et les mouvements du travail qui vont constituer le meuble dont il projette la fabrication.

Ce fut le cas avec « les lumières » du XXVIIIème siècle lorsque le système économique et social de la monarchie absolue issue de la féodalité entrait en contradiction insoluble avec le mouvement de développement de la part de l’humanité que constituait le peuple français d’alors, et ses divisions régionales historiques. Ces Lumières héritaient des avancées de la bourgeoisie et de ses constructions mentales issues de ses constructions sociales concrètes, leurs développements industrieux, scientifiques, philosophiques de la « Renaissance » en Europe des XVème et XVIème siècles.

La pensée Marx de même lorsque les contradictions du système capitaliste et de la révolution bourgeoise entraient rapidement en contradiction sur deux points de la constitution systémique de la production et des institutions de la bourgeoisie :

-La contradiction entre la recherche de plus-value et le capital variable -le salaire et le revenu social du vendeur de sa force de travail (2).

-La contradiction entre l’accumulation du capital dans l’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus) et le besoin de renouvellement de la société, c’est-à-dire la part de restitution suffisante des richesses produites nécessaires à ce renouvellement. Ce que nous exprimerions aujourd’hui par un critère du rapport P/V (Profit/Capital) en contradiction avec un critère du rapport VA/CMF (Valeur Ajoutée/Capital Matériel et financier). Cette contradiction arrive à maturité, c’est-à-dire en situation de produire ce blocage de l’échange des biens à travers la circulation du capital ; et cette « maturité » coïncide et accompagne la révolution scientifique et technique, numérique, biologique et chimico-physique et ses capacité productives immenses par rapport aux limites du système économique et social obsolète.

Ces deux contradiction, ces deux antagonismes, n’en font qu’une. Elles sont issues toute deux de l’achat de la force de travail, du rapport social inégal que contient l’achat de la force de travail entre le capital qui possède des conditions de production et les besoins sociaux. L’accumulation sur la base de l’échange A-M-A’ et le besoin de renouvellent élargi de la société humaine sont en contradiction antagonique. Elle se concrétise par la suraccumulation-dévalorisation du capital (3) et son incapacité croissante de poursuivre, à travers le mouvement du capital, le mouvement d’échange et donc de production des biens nécessaires à la vie humaine.

Cette contradiction peut-elle être résolue dans la transformation du système économique et social ? Certainement. A deux conditions :

-Que la contradiction devienne telle que le mouvement de la société en soit gravement affecté.

-Que se constitue un mouvement objectif et subjectif de construction, de reconstruction, de « Novum ».

Ces deux conditions en constituent une troisième, un Parti rassemble des forces sociales assez larges numériquement et idéologiquement, initiant puis constituant ce Novum.

Pierre Assante. 16/04/2020 05:43:23.

(1) hommes, techniques, machines, cultures scientifiques, « populaires », philosophiques, savoirs et savoir-faire, esthétique et éthique).

(2) Une transition vers l’abolition de l’achat-vente de la force de travail, c’est la loi SEF (droit à la Sécurité d’emploi et de Formation) des économistes communistes.

(3) Le capital constant accumulé (le travail mort cristallisé et ses capacités productives) et le capital immobilier, mobilier et  financier ne trouvent plus à se valoriser en se réinsérant dans le circuit du mouvement général du capital : la suraccumulation du capital handicape sa valorisation. La contradiction Besoins sociaux/Valorisation du capital, c’est l’excès de capital, concret et abstrait, de représentation des richesses concrètes produites par rapport à la représentation des richesses à reproduire de façon élargie. En fait une révolution qui ne serait pas un bouleversement provisoire, mais une étape dans la construction d’un autre système, en santé, comporte la mise en œuvre re-générationnelle des représentations qui portent et soutiennent les échanges et les conditions en santé de l’échange. Ainsi est faite la société humaine : rien de réalisable sans un mouvement en santé, progressiste, de courte, moyenne et longue durée sans un mouvement des représentations, de la personne et de la société, de soi-même et de l’entité collective, conjointement, en miroir et aller-retour de l’observation consciente de l’activité que constitue la « double anticipation », et en processus.

(4) Les syndicats italiens unis, CGIL en tête et le PCI en force politique ouvrière d'organisation et de soutien, avaient obtenu une échelle mobile des salaires. Le gouvernement "pentapartito"  de Bettino Craxi, socialiste, excluant le PCI, en accord et en accompagnement de la Confindustria, l'a supprimé en 1984....

 

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 20:37

L'art de LA PEDAGOGIE

c'est celui de répétition.... Il faut du temps, dit-on....

 

La crise de la répartition, c'est la crise

de la production et de son mode,

CRISE DE LA PRODUCTION !

ET RIEN D'AUTRE.

Contribution au congrès de Décembre 2008 du Pcf

Pierre Assante

 

L'apparence des choses est trompeuse.

Et nous sommes trompés par nos sens.

Pour deux raisons.

Une raison naturelle : les conséquences, dans le mouvement qui se présente à notre observation, sont plus évidentes que les causes.

Les causes sont « lointaines », ce sont les conséquences qui sont immédiatement apparentes à notre vue, à nos sens, à nos sentiments ;

Une raison sociale : résoudre nos besoins quotidiens passe par l'échange. Cet échange est déterminé par la marchandise. Et la marchandise par l'argent.

La substitution du besoin et du désir par la quantité de valeur inverse les rapports sociaux et l'inversion des rapports sociaux entraîne l'inversion de la représentation que nous nous faisons de la réalité.

Pour le militant, c'est à dire celui qui recherche les solutions à la question sociale, cela fait des partis une pépinière de petits Proudhon et de petits Lassalle, non de synthèse mais « d'erreur composée ».

Un exemple « mécaniste », une métaphore, pour donner une idée de l'inversion des causes et des effets : un moteur est « mort ». Il est usé.

La cause est l'USURE. NON ! La cause est le mouvement de chaque instant qui a entraîné l'usure. L'usure qui est une réalité apparaît comme une cause alors qu'elle est un effet, une conséquence du mouvement. C'est dans le mouvement, son observation, son étude, que l'on peut dominer la question de l'usure et à quel moment on peut encore « réparer » et à quel moment « remplacer ».

Mais une société ne se répare ni se remplace comme un moteur. Elle est une construction continue parce qu'elle est une « construction BIOLOGIQUE » et une « construction pensante ». C'est-à-dire que l'humain s'auto-crée et s'auto-transforme.

La crise n'est pas « financière ». C'est une crise de la PRODUCTION. Nous inversons causes et effets en croyant le contraire. Les « lois d'usure du capital » sont contenues dans « Le Capital » de Marx qui a pu observer dans des conditions meilleures que nous ces lois. Conditions meilleures pour plusieurs raisons : proximité de leur formation, « virginité » de l'observation. « L'état de besoin » des théoriciens dominants les rend soumis au capital. Ils sont de plus au même titre que chaque humain soumis à cette « inversion des sens ».

La représentation de la société à partir du mouvement de consommation coupé de la production est significative. Cette inversion s'étend à tous les domaines. La représentation des institutions prend le pas sur celui de la production. Dans les esprits, ce n'est plus la production qui détermine les institutions mais le contraire. Tout est imaginé comme si toutes les activités humaines étaient indépendantes de la production, comme si elles étaient des fonctions indépendantes de la fonction générale de production. Comme si production de symbole était indépendante de production dite « matérielle », comme si la production de symboles n'était pas une fonction de la fonction générale de production. Et le dogmatisme de la production qui a marqué le mouvement ouvrier n'est que le reflet inversé de cette même dichotomie.

La « métamorphose » du parti, sa « mutation » est du même ordre. Elle tente de répondre au dogmatisme par un retour à l'inversion commune, dominante.

Je ne vais pas ré-écrire ici « l'introduction à la critique de l'économie politique » de 1857 et encore moins « Le Capital ». Je veux simplement décrire l'état de confusion du mouvement du salariat, du mouvement des producteurs stricto sensu et du mouvement populaire en général. Tout peut naître de cet état de confusion. Mais cet état de confusion n'est pas sans danger évidemment, d'autant plus que les moyens d'auto-destruction de l'humanité sont devenus terrifiants tant sur le plan de l'organisation sociale que sur ses capacités de destruction physique.

Evidemment, il y a un rapport dialectique entre toutes les fonctions de la société, toutes les activités. Mais la reproduction élargie de l'humanité ne peut se faire que par la fonction globale de production , la production dite « matérielle » étant à la fois « au centre » et « à la périphérie » , le « témoin » et le « moteur » . La « fonction symbolique » est dans la « fonction de production d'objets ».

La hiérarchie entre « le symbolisme » et le « matériel » est une fonction elle-même. Elle découle de la division sociale du travail elle-même sous-tendue par l'accumulation privée des richesses, par la propriété privée des moyens de production.

Le mode de production et d'échange est un mouvement. Il est l'existence même de la société humaine. Il ne peut subir ni de métamorphose ni de mutation génétique. Pas plus que les éléments qui le composent, partis compris.

Chaque élément est en rapport dialectique avec les autres, chaque « fonction » avec les autres, entre elles, et toutes avec la « fonction » globale. Cette présentation des fonctions elles-mêmes est une abstraction nécessaire à la pédagogie mais en tant qu'abstraction, une simple vue de l'esprit ne représentant pas une réalité autre que cette représentation. Elle est utile et fait partie de la « production symbolique » indispensable à la « production matérielle ».

Il y a quelque chose non d'inhumain (l'inhumain étant dans l'humain) mais d'indécent chez les nantis de la production symbolique.

Résoudre la question de la répartition des richesses, c'est d'abord résoudre la crise de la production. J'ai tenté d'expliquer, avec et après d'autres, en quoi consiste cette crise dans « Métamorphose du travail 3 ». Il y a dans le « cri » lancé sur la répartition des richesses, l'ignorance de la création des richesses, des lois qui de moteur du développement des forces productives ont fait du capitalisme un frein au développement des forces productives , tant en quantité qu'en qualité .

La confusion entretenue soit dans la sous-estimation de la classe ouvrière dans le salariat soit dans sa sur-estimation est du même ordre. Il n'y a pas uniformité dans le salariat, pas plus que dans toute chose, et toute chose de la vie humaine. Il y a une fonction globale et des fonctions sans existence indépendante. Toutes dépendent l'une de l'autre, sont l'une dans l'autre. Mais une chose est tangible si on veut bien la toucher, c'est le rôle de la marchandise en tant qu'objet fabriqué, en tant que valeur d'échange marchande en système capitaliste.

Contourner cette réalité, c'est s'allier objectivement au capital, renoncer au mouvement qui abolit l'état actuel des choses du système capitaliste. C'est reconstituer sans cesse le programme de Gotha qui a paralysé le mouvement du prolétariat, même si le prolétariat a trouvé des chemins indépendamment de ce programme. C'est être des Lassalle et des Proudhon, faire des erreurs composées impuissantes et non des synthèses opérationnelles.

Libérer le travail. Rendre une cohérence à l'activité de la personne en la libérant non des nécessités mais des contraintes sociales de classe par une cohérence globale de l'activité humaine, dans sa multiplicité et sa diversité -diversité multiple-. Abolir le salariat et la domination sexiste, les divisions sociales du travail. Abolir la mesure quantitative de l'échange au profit du besoin. Repérer les « finalités en mouvement ». Humaniser la nature, naturaliser l'humain. Libérer le mouvement de prise de conscience de la nature sur elle-même qu'est l'humanité.

Les droits de l'homme, ce n'est pas seulement le type de rapports qu’on a avec les autres ou que l’on aimerait que les autres aient avec soi. Les droits de l'homme c'est la capacité d'agir librement ensemble, de contribuer librement à l'activité humaine. Avoir ce droit c'est avoir tous les autres, droit un et indivisible. Idéal démocratique d'une révolution bourgeoise qui s'est brisé sur la propriété en niant l'usage. L'usage élargi à la richesse pour tous. Le mouvement ouvrier a élargi relativement cette possibilité en rétablissant partiellement des droits indépendamment des inégalités naturelles comme la maladie, avec la sécurité sociale, par exemple.

Dans d'autres domaines aussi. Mais aucune de ces avancées n'est allée jusqu'à la démocratie du travail, celle qui rejette la domination du « que produire et comment produire », domination liée à la propriété privée et au salariat.

La démocratie est liée non seulement aux institutions, mais au travail et à la production, et le mode de production détermine le type d'institution. Si le domaine d'activité est privé, aux mains d'intérêts privés, la démocratie ne peut être que tronquée, limitée, sujette à reculs à tout instant. Dans chaque recul il y a aggravation de la crise de la production.

La démocratie est née de la Cité, la mondialisation méditerranéenne, l'artisanat. L'artisanat est une forme supérieure d'alliance du cerveau et de la main. Le mode de production athénien antique a porté une classe marchande dominante avec des alliés historiques. La révolution française de même. Dans les deux, les travailleurs des techniques artisanales jouent un rôle-clef. Dans les deux le lien entre le travail, la démocratie, les techniques de production est évident. Dans la révolution française, la fédération nationale des cités va donner à la prise de pouvoir révolutionnaire un marché national.

Le rôle des techniques informationnelles, qui n'élimine pas les autres mais les domine, la dissolution relative des marchés nationaux au profit d'une féodalité industrialo-financière mondialisée, la transformation du salariat qui en découle, doivent donner des formes nouvelles aux droits de l'homme, les rapprochant de droits véritablement universels, celui de la démocratie de la production, le communisme qui ne sera toutefois qu'une finitude en mouvement illimité.

Une réflexion pour une nouvelle organisation du travail, une cohérence entre la personne et l'activité globale de production, et l'activité globale de production doit passer par une réflexion sur l'artisanat. Il ne s'agit pas de nier l'industrialisation et sa forme informatisée mais de lui donner une qualité nouvelle dans ce rapport entre l'homme et la nature, l'artisanat étant un « modèle » instructif.

Le 10 décembre 2008.

http://www.bdr13.pcf.fr/CRISE-DE-LA-PRODUCTION-ET-RIEN-D.html

https://pierreassante.fr/dossier/CRISE_DE_LA_PRODUCTION_TOUT.pdf

 

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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 07:05

 

ANALYSE POUR COMPRENDRE

 

Denis DURAND le 13 avril 2020

Austérité : la BCE aurait l’antidote, les dirigeants européens préfèrent propager le virus de la finance

 

Les ministres des Finances des 27 pays de l’Union européenne sont contents d’eux. Ils ont éclaté en applaudissements à la suite de leur dernière réunion, ce jeudi 10 avril. En vérité, il n’y avait vraiment pas de quoi – du moins si on se place du point de vue des 400 millions d’habitants de l’Unions européenne, et non pas du point de vue du capital. À quoi ont-ils donc abouti ?

Ils ont adopté trois dispositifs et renvoyé l’étude d’un quatrième au Conseil européen qui réunira les chefs d’États et de gouvernements le 23 avril :

  • les États membres consacreront 25 milliards d’euros à garantir des prêts accordés aux entreprises par la Banque européenne d’investissements (une institution financière publique dont le capital est possédé par les États membres de l’UE). La BEI pourra ainsi prêter 200 milliards d’euros… avec de l’argent qu’elle empruntera sur le marché financier ;
  • les États apporteront 25 autres milliards en garanties à la Commission européenne pour qu’elle complète le financement des dispositifs de chômage partiel. Ces garanties aideront la Commission… à emprunter, à cet effet, 100 milliards sur le marché financier ;
  • le Mécanisme européen de stabilité sera autorisé à avancer au total 240 milliards (sur les 410 mis à sa disposition par les États européens), sous la forme de lignes de crédit accordés aux pays qui peineraient à financer les immenses dépenses indispensables pour faire face à l’épidémie et à la mise à l’arrêt de l’économie. Ces avances sont limitées à 2 % du PIB du pays bénéficiaire, soit par exemple 36 milliards pour l’Italie – peanuts ! aux yeux d’un diplomate cité par Le Monde. Le but n’est pas de dépenser réellement cet argent mais… de rassurer les marchés, encore eux, sur la solvabilité de l’Italie, de l’Espagne, de la France.

Toutes ces mesures ont donc un point commun : l’obsession d’inspirer confiance aux « marchés ». Sur ce point, la doctrine des ministres des Finances européens n’a pas changé depuis 2008.

Il faut en particulier souligner que le « Mécanisme européen de stabilité » est tout sauf un instrument de solidarité entre Européens. Il a été constitué en réponse à la « crise grecque » en 2013, sous la condition expresse de n’accorder ses aides que si les pays « bénéficiaires » se lancent dans de lourdes mesures d’« ajustement » macroéconomique, c’est-à-dire d’austérité budgétaire et de restriction des droits des travailleurs : c’est exactement ce qu’il faut éviter aujourd’hui ! Et c’est pourtant ce que la réunion du 10 avril a réaffirmé, malgré les objections des ministres italiens et espagnols…..

 

......LA SUITE SUR CE LIEN :

https://pierreassante.fr/dossier/Denis_DURAND_13.04.2020.pdf

 

 

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 IL N’Y AURA PAS .....

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 21:12

Adresse du parti communiste aux salarié·e·s

Le monde du travail est en première ligne pour affronter une crise sanitaire d’une ampleur inédite. Infirmières, éboueurs, caissières, agents de nettoyage, dockers, cheminots, fonctionnaires territoriaux, ouvrier·e·s de l’industrie agro-alimentaire, médecins, livreurs..., salariés du public comme du privé, c’est vous qui maintenez la France debout, c’est vous qui êtes en première ligne face au péril. Hier ignorés, parfois pointés du doigt comme des privilégiés, vous êtes aujourd’hui nos héros ordinaires, célébrés par tous.

Et pourtant, sans attendre, le gouvernement prépare les Français, et particulièrement ceux qui sont au front, à de nouvelles politiques d’austérité. Il prend aussi appui de l’épreuve actuelle pour attaquer encore le droit du travail.

Pour les communistes, tout doit d’abord être fait pour protéger les salariés. Les mettre à l’abri de l’épidémie en cessant les activités non indispensables d’une part, en mettant d’autre part tous les moyens de protection à la disposition de celles et ceux qui doivent continuer à travailler, dans la production et dans les services publics. Mais les protéger également dans leurs droits, contrairement à ce qu’autorisent les ordonnances gouvernementales, en mettant en cause les droits à congés ou en allongeant gravement la durée du travail pour ne citer que ces exemples.

Des années durant, on a désigné votre travail comme un coût qu’il fallait à tout prix réduire pour être « compétitif », pour permettre de satisfaire aux exigences de rentabilité de grands actionnaires jamais repus de dividendes. Des années durant, les gouvernements successifs ont affaibli vos services publics au nom d’objectifs comptables, contraires à l’intérêt général et dégradant sans cesse vos conditions de travail. Jamais ils n’ont écouté les salariés alertant sur les conséquences de leurs décisions.

Le pouvoir actuel porte lui-même de lourdes responsabilités dans la situation dramatique à laquelle est confronté notre pays.

Il a amplifié les politiques d’austérité au nom de la prétendue nécessité de baisser des dépenses publiques, d’affaiblissement des services publics (et particulièrement de l’hôpital public). Il a accompagné et justifié les abandons industriels, de cadeaux à la finance et aux grandes fortunes qui ont lourdement affaibli notre pays au moment où il doit affronter l’épidémie actuelle. Notre pays est devenu incapable de fabriquer les protections indispensables, les traitements et les matériels médicaux. Le gouvernement s’est aussi attaqué à vos droits de salariés, jusqu’à supprimer les CHSCT, décision dont on voit aujourd’hui l’absurdité.

Oui, tous les moyens doivent être mobilisés immédiatement, ceux des plus riches et ceux des multinationales, ceux des banques et des assurances, pour que notre société, une des plus riches du monde, protège ses salariés, du public comme du privé.

Vous pouvez compter sur les communistes, sur leurs élus et leurs militants, partout dans le pays, pour défendre votre santé comme pour défendre vos droits, comme nous l’avons fait pendant le mouvement sur la réforme des retraites ou depuis des années pour défendre le budget de l’hôpital public.

Le capitalisme n’a plus d’avenir. Et vous pouvez compter sur le Parti communiste pour mettre fin aux politiques libérales qui ont tant abîmé nos services publics et notre industrie, abandonné la recherche, privilégié la concurrence européenne, car il est temps de promouvoir un autre modèle économique respectueux de l’être humain et de la nature.

Préparons les jours heureux dans les entreprises et les services publics, exigeons immédiatement :

-La garantie à chacun de 100 % de ses revenus, 100 % de ses congés, RTT ou CET.

-La mobilisation de 10 milliards pour l’hôpital public, pour répondre à l’urgence et commencer la reconstruction de notre système de santé.

-La mobilisation de tout le système bancaire pour défendre le maintien de l’emploi et des salaires, pour la reconquête industrielle, pour le développement de tous les services publics et la transition écologique, et pas, comme après 2008, pour reprendre des activités spéculatives.

-Une nouvelle démocratie dans l’entreprise pour que les salariés pèsent réellement sur les choix de gestion, qui ne peuvent plus être mis entre les mains de ceux qui ne recherchent que la rentabilité financière.

Oui, il n’est pas trop tôt pour combattre efficacement la crise sanitaire et la catastrophe économique et sociale qui vient.

Il n’est pas trop tôt pour inventer et construire tous ensemble une autre logique où l’argent n’est plus une finalité pour quelques nantis mais bien un levier pour l’épanouissement de tous.

Vous pouvez compter sur les communistes pour y travailler avec vous. 

xxx

Signez la pétition nationale qui rencontre un énorme succès : "Des milliards pour l'hôpital, pas pour le capital !" avec plus de 100 000 signataires en 10 jours.

https://www.change.org/p/emmanuel-macron-des-milliards-pour-l-h%C3%B4pital-pas-pour-le-capital-covid-19-france-et-hopitalpascapital

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 07:15

 

CULTURE DE MORT !

 

« Avec l’intention » de, ou « sous prétexte de », prendre un sage recul sur l’événement, la lecture publique sans commentaires de Céline, raciste assassin, par des gens de culture se voulant indépendants du poids d’un présent malade, renaît au milieu de la catastrophe : culture de mort !

Les magnifiques discours sans débouchés concrets qui se tiennent sur l’historique constat des malversations politiques du capital et ses manifestations économiques : culture de mort !

Les sourires entendus sur « ce qu’on savait et qu’on ne disait pas » sur la finance : culture de mort !

Les dénonciations sans solutions concrètes, opérationnelle, de dépassement du blocage économique de la circulation des biens-marchandises-capital : culture de mort !

Les indignations entre soi des « sages » contre les corrompus ou les inconscients : culture de mort !

La « contemplation » sans but et l’élucubration stérile : culture de mort !

*

MAIS,

Mais comprendre et échanger sur ce qui peut dépasser les blocages,

Mais Voir Ce Qui dans les multiples et diverses Activités Humaines freine et empêche leur développement et Comment,

Imaginer et commencer à agir.

Mais Projeter et Expérimenter,

Mais être Bienveillant mais sans Opportunisme,

Résister à ce que l’on croit futile et sans effet sur la Santé Sociale et Personnelle,

Ne pas confondre et chosifier Economie et Vie,

Voir qu’en  dernière instance, l’économie, c’est les Moyens des Activités Humaines, les Idées et des Sentiments, des Sensations Comprises et Cultivées quand elles portent la santé.

*

ET affirmer que la « suraccumulation-dévalorisation du capital » est le Nœud de la Crise, des crises, des Pénuries de toutes sortes aujourd’hui et à venir menaçant notre survie, ce n’est ni rébarbatif ni incompréhensible ni prétentieux ni pédant, ni sans Passion de Vie.

*

Trouver les Remèdes au dépassement de la Loi du taux de profit pour rendre et donner Santé aux activités non lucrative abandonnées sur les rails des voies de garage du capital,

Les Remèdes pour :

La Santé physique et morale,

L’Energie Nourriture de la Vie,

Les Rapports Sains de l’homme à la nature,

Les rapports sains de l’Homme avec Lui-même,

La Conquête de l’Univers comme conquête Amoureuse et Respectueuse entre Deux qui ne font qu’Un.

*

Non l’indépendance mais l’Autonomie Relative, la Solidarité, la Coopération de l’homme avec Lui-même, de la nature avec Elle-même,

La « négation de la négation » des Conflits et non leur Ignorance et leur Négation Mentale Stupide.

Mais La Contemplation pour Agir,

La « Déadhérence Conceptuelle » qui voyage à l’Infini pour pouvoir vivre dans ce Fini Relatif de la vie humaine,

Le souffle de l’Esthétique au service d’une Ethique de Développement et de Conscience.

S’inclure dans un Nous, étant Relativement Autonomes.

C’est cela croyons-nous la culture de vie.

*

Pierre Assante. 13/04/2020 06:45:35.

 

 

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 16:14
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Conjoncture :

de chocs en chocs,

tout un système en cause

 

 

 

 

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12 avril 2020 7 12 /04 /avril /2020 06:55
Terre vue au microscope...

 

RAISON-POÉSIE. Le « loin » et le « près »

 

Pour aller plus loin, il faut regarder de plus près. Connaitre le réel dans ses détails, ses structures complexes. Avoir un regard synthétique des multiples et divers mouvements observables.

Pour regarder de plus près il faut s’éloigner physiquement et mentalement du réel, concevoir ce qui n’existe pas encore et qui peut exister, déadhérer du réel, capacité de l’espèce humaine qui est capable de concevoir avant de réaliser.

Le « loin » et le « près », c’est un même mouvement, un même processus du réel, et voir et réaliser c’est une part de ce processus du réel.

Il se peut qu’existe sur terre, un monde humain dont la circulation des biens entre les hommes ne repose plus sur la circulation monétaire, sur la base de la mesure de la valeur abstraite en fonction du temps de travail inclus dans la production des biens.

Il se peut que l’humanité sorte de cette adolescence où l’on ne maîtrise pas bien sa vie parce qu’on ne maîtrise pas encore suffisamment les données de l’adulte en tant qu’espèce, et ses repères relatifs et provisoires de vie. Mais aussi quelle belle et dangereuse expérience que celle de cette humanité adolescente en recherche, instable et en pleine construction-invention de sa stabilité du moment, du temps large des générations successives de cette adolescence.

Il se peut que, triste hypothèse, quelque catastrophe naturelle ou sociale prévisible ou imprévisible détruise la moitié ou plus de l’humanité. Il se peut aussi que l’humanité, avec ses forces restantes, la puissance physique-créatrice des forces productives restantes, et le nouveau développement des forces restante, continue de lancer des fusées et crée d’extraordinaires techniques quotidiennes, conquière l’espace et la connaissance de l’espace et de l’infinitésimal de l’espace et les connaissances synthétiques en croissance exponentielle infinies de soi-même, de la conscience de la nature sur elle-même en processus qu’est une espèce, un être pensant.

Il se peut que nous soyons capables de voir nos actes dans le miroir de notre vie, pas notre petite vie, mais notre vie d’être social, collective et autonome à la fois, sa relativité immense et merveilleuse.

Savoir et poésie sont de la même nature et non mondes séparés.

Il n’y a pas de Raison sans Déadhérence conceptuelle scientifique et esthétique.

L’éthique indispensable à tout processus pensant-physique - pensant-physique sinon non existant -, est constituée de l’unité des mouvements esthétiques et scientifiques et son aboutissement éthique, une éthique en mouvement-construction infinie.

In fine, l’éthique et son mouvement c’est l’essence de l’ensemble des rapports sociaux et celle de l’homme par conséquent, en unité.

Pierre Assante. 12/04/2020 06:31:26.

 

 

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11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 07:17

 

L’urgence de la transformation-reconstruction

 

Tout d’abord, je renvoie à Economie et Politique Janvier-Février 2020, à L’article d’Yves Dimicoli et à celui de Nicolas Marchand (1)

Ensuite, je renvoie aux mesures palliant à la dramatique crise sanitaire, elle-même incluse dans la monstrueuse et catastrophique crise économique que la crise sanitaire voile.

Mesures financières, création monétaire de crise des banques centrales, tout cela est indispensable. Il aurait d’ailleurs fallu que cette création monétaire précède la crise et que l’usage de cette création monétaire aille aux besoins humains, leur développement et leur complexification au lieu d’aller à une accumulation du capital et la guerre économique qu’elle alimente en relation réciproque, accumulation qui a atteint depuis les années 1970 un point de blocage progressif des échanges des biens, du mouvement, du processus en santé du cycle de la production-consommation-production élargi, en quantité-qualité.

Je ne sais si cela est bien clair dans les têtes.

Une chose est peut-être plus simple à comprendre :

Il ne peut pas y avoir un écart grandissant durable trop important entre production de valeur monétaire et production de valeur marchande et d’usage, dans le double aspect des marchandises qui sont à la fois du capital et des biens de consommation nécessaires ou pas à la vie de la personne et de l’humanité.

L’écart entre production monétaire et production de valeur d’usage mesurée en valeur marchande est un moyen de tirer la production-consommation vers le haut, à condition que l’écart ne conduise pas à la rupture, comme un élastique que l’on tend trop et qui craque.

Une des conditions pour que cet écart ne conduise pas à la rupture est le rapport entre la production de richesse et celui de la restitution d’une part des richesses à la production des richesses. Dans notre système cela voudrait dire que la part nécessaire de la Valeur Ajoutée, des richesses supplémentaires produites soit restituée, dans le cycle productif, aux moyens de production. Il s’agit de fait d’une croissance non pas figée, mais relativement équilibrée et dont l’équilibre relatif soit régulé sous peine de se retrouver au point catastrophique où nous sommes parvenus.

Une mesure politique conduisant à une régulation économique progressive pour atteindre cet « équilibre relatif » (2), c’est une proportionnalité relative choisie, dans le cycle de production, entre la Valeur Ajoutée (Nouvelles richesses créées) et le réinvestissement d’une part plus importante de Valeur Ajoutée dans les moyens de production et de consommation (3).

En fonction des résultats envisagés, prescrits,  et des résultats obtenus et du jugement de valeur sur le résultats prescrits et obtenus, il s’agit de trouver les ajustements, les « réglages économiques » permettant la meilleure réponse possible aux besoins humains, et pour parler d’écologie, aux besoins conjoints et réciproques de la vie humaine et de la vie de la planète, et au-delà de la conquête universelle à laquelle aspire le progrès humain, physique et moral, la conscience.

La constitution du système capitaliste, et encore plus dans sa phase mondialisée, numérisée, financiarisée est en totale contradiction avec cet équilibre relatif. Son but économique est l’accumulation qui conduit à la suraccumulation bloquante du cycle de renouvellement, et ce but économique contraint le système à des palliatifs qui ne peuvent avoir d’effets positifs à long terme, ni aujourd’hui à court terme.

Nous ne sortirons, comme le décrit Yves Dimicoli de la crise économico-sanitaire que par le haut : la transformation progressive et rapide du système économique et social actuel.

Dans le système capitaliste de recherche d’accumulation de capital comme but final et permanent, le travail est en crise. Il est en crise parce que le travail lui-même ou plutôt la force de travail est une marchandise. Qui veut vivre doit vendre sa force de travail au propriétaire du capital. Cet achat-vente prend aujourd’hui des formes nouvelles, tout en conservant ses propriétés d’origine. Elle touche les salariés et les non-salariés puisque le capital s’approprie de multiples façons de cette force de travail, y compris dans-et-de la « libre entreprise » petite ou moyenne, entre autre l’auto-entrepreneur et l’ubérisation, c’est-à-dire le travail non contractuel.

Face à la motrice « accumulation » qui anime le capital, une autre motrice doit intervenir : les besoins humains mis à mal par le système. Les besoins humains, réduits, dévoyés, malades de l’argent et la rencontre d’une crise catastrophique d’aujourd’hui, dans leur union négative, peuvent accoucher d’une action transformatrice en santé des hommes et de leur système. Des luttes sociales,  un contenu transformateur et l'apprentissage de la mise en oeuvre de ce contenu, non successifs mais conjoints, c'est la tâche du XXIème siècle des humains, dès à présent.

La maladie du travail est essentielle car c’est la force de  travail qui permet de produire les biens élémentaires et complexes, en unité, nécessaires à la vie humaine. L’achat de la force de travail et les conditions d’exercice de l’activité de la personne sont en opposition dont l’ampleur fait partie de la crise de renouvellement de la société, de la régénération humaine.

L’analyse pluridisciplinaire des situations de travail et les concepts scientifiques et philosophiques à laquelle elle conduit n’est pas un supplément d’âme à la reconstruction sociale élargie. Je me permets souvent de le répéter faute de trouver une correspondance à cette demande.

De grands repères sont à mettre en relation entre des chercheurs qui ont marqué l’économie et l’ergologie et dont la pensée a été alimentée par l’ascèse philosophique et historique : Paul Boccara et Yves Schwartz. Ce n’est pas pour faire du prosélytisme, encore une fois, c’est une question de repères nécessaires.

Pour finir, ce que l'on peut redouter le plus, c'est une crise énergétique car le développement quantitatif et qualitatif de l'énergie est le moyen de donner les moyens de répondre à toutes les autres crises possibles. Evidemment développer l'énergie dépend de l'organisation économique de la société humaine.

Pierre Assante. 11/04/2020 06:40:10.

(1) Liens sur ces documents :

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/03/economie-et-politique-mobilisee-face-a-la-crise-sanitaire-et-economique.et-n-786-787.html

http://pierre.assante.over-blog.com/2020/04/non-a-la-rethorique-consensuelle-du-jour-d-apres.nicolas-marchand.html

 https://www.economie-et-politique.org/2020/03/31/conjoncture-de-chocs-en-chocs-tout-un-systeme-en-cause

Je renvoie aussi à « Travail et usage de soi », Yves Schwartz :

http://pierre.assante.over-blog.com/2016/12/travail-et-usage-de-soi-yves-schwartz-la-suite-sur-ce-lien-19mb-et-acceder-en-cliquant-ici-ou-sur-le-lien-ci-dessous-a-30-titres-sel

(2)  Un mouvement ne peut être qu’en déséquilibre sinon il n’y a ni mouvement, ni existant. L’équilibre n’est qu’une tendance conduisant à la santé du mouvement, elle-même en mouvement et en déséquilibre. La maladie c’est un déséquilibre trop important qui détruit le mouvement.

(3) En fait, non pas le « communisme » contraint et vulgaire du système soviétique, qui a porté malgré tout des avancées économiques relatives et limitées,  malgré et contre le drame stalinien,  mais une construction communiste de liberté : un rapport « équilibré » dans cycle élargi, entre V.A. (Valeur ajoutée dont revenus du travail) et Capital Matériel et Financier conduisant, avec une croissance des capacités productrices immenses de la mondialisation numérisée, à une libération de ce rapport lui-même au profit d’une administration directe de hommes par eux-mêmes.

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 09:44
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...Réfléchir à l’avenir, c’est en quelque sorte, il me semble, réfléchir aux problèmes présents, les causes présentes de notre gestion sociale et les effets sur chacune, chacun de nous.

Les évènements, crise sanitaire et crise économique en tête, nous démontrent que plus une société est complexe, plus l’économie est développée, plus se pose la question de la sécurité sous toutes ses formes, sanitaire, mais pas seulement...

23/03/2020 08:06:20.

 

 

 

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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 19:57

 

CONCURENCE LIBRE ET NON FAUSSEE. CRISE SANITAIRE DANS LA CRISE ECONOMIQUE ET DE CIVILISATION.

 

La distorsion entre la loi de la « concurrence libre et non faussée » qui est la clef de voûte de la « constitution européenne » de 2005, ET la pratique d’usage du capital dans la crise du coronavirus, est flagrante. Cette distorsion montre la contradiction, dans un moment d’urgence de besoins de la population ET du capital lui-même, entre la concurrence libre et non faussée et ces besoins.

Européen je suis et européen heureux d’avoir voté NON en 2005 et en 1994 au traité de Maastricht pour les mêmes raisons.

L’Europe est un échelon pertinent de la coopération dans la mise en commun des efforts humains sur l’ensemble de notre petite planète. Là où le bât blesse, c’est que l’E.U. est une construction libérale dont de principe d’investissement des efforts des hommes pour répondre à leurs besoins, investissement en travail mort cristallisé comme en travail vivant, est subordonné au calcul du taux de profit, du rapport P/C (Profit/Capital) au point de sanctionner et neutraliser qui déroge à ce critère.

Les tenants intelligents et capables de la collaboration de classe, c’est-à-dire de la soumission de l’homme, et particulièrement du vendeur de sa force de travail, au capital et sa loi incontournable du plus fort, ont su répondre au moins en partie aux urgences du confinement et du ravitaillement et de la consommation d’urgence aussi. Certes il en allait aussi de leurs intérêts de classe pour que leur système ne s’écroule pas. Mais ils ont été capables de le faire, jusqu’à présent.

La dérogation à la règle de la concurrence libre et non faussée n’est pas, dans la crise sanitaire, une exception. La guerre rude et dure entre les grands groupes financiers et industriels, les firmes multinationales entre elles, et contre-avec les entités industrieuses moyennes et petites connaissent bien d’exceptions à la loi de la concurrence libre et non faussée au profit des concentrations capitalistes les plus puissantes, et au-delà des lois des Etats nationaux. Les firmes multinationales ont une puissance capitaliste supérieure à celle des Etats et ce sont elles qui déterminent la politique des Etats et leurs dirigeants eux-mêmes. Ce en quoi l’on voit à quel point en est réduite la démocratie élective et représentative des Etats.

Cette digression nécessaire faite, il s’agit de rechercher les principes d’une société dont l’organisation économique et les besoins convergeraient. Cette convergence est un mouvement, c’est-à-dire une recherche permanente de convergence dans le mouvement. Et l’on sait la complexité du mouvement de la société qui est constituée du mouvement de la masse des humains qui le constituent, leurs pensées, leurs choix, et non pas des machines sans opinion ni sans jugement de valeur. Rechercher ces principes ce n’est pas une fin en soi. Il faut ensuite une application collective et intelligente de ces principes, du particulier au général, et souvent c’est dans le particulier que les principes échouent. Mais cela n’est pas en opposition avec la nécessaire recherche des principes. Mettons-nous bien en tête le sens de ce mot « Principe » pour comprendre la démarche.

Concurrence libre et non faussée et loi impérative du critère P/C, ne répondent pas aux besoins humains, et pas seulement dans la crise sanitaire. Avant la crise sanitaire, la crise économique était déjà au point d'éclater quelques mois ou semaines après, comme elle a éclaté maintenant, accélérée par la pandémie. La sortie de crise, le capital la voudra sur les principes de la « concurrence libre et non faussé » à sa sauce et le critère P/C. C’est-à-dire que le redémarrage de la totalité des forces productive, machines, techniques, hommes et leurs cultures, savoirs et savoir-faire devront reprendre sur le principe de l’accumulation capitaliste, donc sur l’économie au sens de l’épargne des moyens nécessaires à la vie humaine. C’est le propre d’une phase finale d’un cycle économique,  d’une phase de crise finale d’un cycle économique, l’excès d’épargne financière qui épargne les moyens concrets et sous-consommation par rapport aux capacités des forces productive dans une période historique de développement donnée.

Parmi l’épargne financière et l’ économie capitaliste il y a une épargne de moyens concrets qui réduit un besoin fondamental dans une période de révolution scientifique et technique qui est la nôtre : la recherche fondamentale et appliquée correspondant au niveau atteint par le développement des forces productives, correspondant à cette révolution scientifique et technique, numérique, biologique et des connaissances des particules, des connaissances astronomiques…, et leur mouvement à développer et rassembler, en processus synthétique et complexification permanents.

Cette réduction relative de la recherche impacte l’ensemble des activités et besoins humains. Aussi bien la modernisation des moyens de production que les moyens de consommation et leur équilibre relatif en mouvement dont ils ont besoin dans le processus productif et la réponse aux besoins humains en croissance et complexification, en quantité-qualité, pas en « décroissance » chère à l’air un temps bien orienté sur le maintien des inégalités profitables.

Qu'est-ce que nous proposons ? Et à ce "nous" chacun peut s’inclure, d’où qu’il vienne du point de vie et de vue des jugements de valeurs passées et leur transformations dans le mouvement de la société et des idées qui la meuvent. Nous proposons non pas une étatisation des choix et de leur mise en œuvre, mais un marché régulé par des lois qui garantissent cette régulation. Quelle régulation ? Que la demande ne soit pas dirigée d’en haut, mais par le consommateur, ce qui veut dire que le consommateur, en fonction de ses choix oriente individuellement et collectivement les forces productives dont il est lui-même partie. MAIS AUSSI que la loi garantisse l’investissement humain et matériel d’une orientation en fonction des besoins auquel le critère P/C ne peut répondre. De tels principes pourraient aller, par hypothèse bien réfléchie et expérimentée, vers un développement des moyens humains tels qu’ils permettraient de modifier la vente-achat de la force de travail jusqu’à l'extinction des travaux contraints et le développement général du libre choix des activités répondant aux besoins de l’individu dans ceux de la société.

Une étape dans ce processus serait la prépondérance du rapport VA/CMF (Valeur Ajoutée -la production supplémentaire, la valeur créée supplémentaire- par rapport au Capital matériel et Financier) sur le rapport P/C, c’est-à-dire une législation incitant par l’intérêt même des personnes et du système en transformation, une plus grande part, croissante, de Valeur Ajoutée restituée à la circulation du capital, c’est-à-dire des marchandises et des biens nécessaires à l’être humain.

Ces principes ne sont pas un « mécanisme ». Il dépendent de la volonté des hommes, donc des actions et des luttes qu’il faut mener contre le système actuel et ses défenseurs. Les partisans du libéralisme tenant le discours de « l’après » crise sanitaire nous concoctent un maintien des rescriptions salariales, des revenus populaires directs et indirects à minima pour renflouer le taux de profit dans le « redémarrage » économique et sa poursuivre. Leur ignorance feinte ou réelle -en tout cas concrète par rapport à leurs intérêts propres de capitalistes- de la crise de baisse tendancielle du taux de profit et de suraccumulation-dévalorisation est telle, qu’elle leur cache ce que contient de chute vertigineuse pour toute la société, cette maladie à guérir de la suraccumulation du capital qui ne trouve plus à rentrer dans le circuit de production et d’échange, de par les lois du système, celles de l’échange A-M-A’ parvenue à son paroxysme et son obsolescence.

« L’après crise » sanitaire qui est aussi la poursuite de l’immense crise financière dans la crise générale du capitalisme financiarisé-numérisé-mondialisé sera l’entrée dans des luttes populaires et du salariat en premier lieu pour contester les restrictions relatives ou absolues et pour donner à ces luttes un contenu transformateur de la société, en santé sur tous les plans, écologie comprise.

Pour conclure, oui rechercher et mettre en œuvre des principes nouveaux de développement, mais aussi développer les capacités de mettre en œuvre concrètement ces principes. En cela le pire est le gauchisme qui poursuit un objectif de justice et-ou de raison mais le fait capoter par incapacité de cette mise en œuvre et du processus d’expérimentation et d’aller-retour entre le projet et la pratique pour les rendre opérationnels par rapport au but recherché. En cela je reviens, contre vents et marées à l’ergologie et à l’analyse pluridisciplinaire des situations de travail : comment imaginer la participation des hommes à la transformation de la société et à leur auto-création sans développer la connaissance intime que leur histoire d’humains a créée par le travail et qui constitue le mouvement, le processus de l’activité de la personne et dans la société, l’être social, le corps-soi qui le constitue. La « double anticipation » est un concept ergologique parmi d’autres que ne peuvent ignorer ceux c’est-à-dire tous les humains, qui ont la prétention de jouer un rôle, dans leur propre destin individuel et collectif.

Pierre Assante. 09/04/2020 06:48:11.

 

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9 avril 2020 4 09 /04 /avril /2020 19:19
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VIDEO : HOMMAGE MAGNIFIQUE A UNE INFIRMIERE EN EHPAD de Seine-Saint-Denis par MARYAM MADJIDI, écrivaine, PRIX GONCOURT du premier roman 2017.

LE LIEN :

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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 10:07

 

IL Y A L'APPARENCE DES CHOSES ET PUIS IL Y A LA REALITE, PLUS COMPLEXE QUE LES APPARENCES.

UNE SOCIETE HUMAINE N'EST PAS UNE MACHINE

 

Nous sommes peut-être au bord de l'invention d'une sociÉtÉ NOUVELLE.

TEXTE COMPLET.

Pierre Assante. 06/04/2020 05:29:22

Une société ne peut vivre sans organisation économique, sans organiser les relations qui lui permettent de produire ce qui lui est nécessaire de consommer pour vivre et se développer, sans organiser les échanges permettant cette consommation.

La consommation humaine c’est un échange d’énergie naturelle et transformée par le travail, de mouvement, et pour une espèce pensante, la pensée est aussi une consommation d’énergie, un mouvement, un échange avec les autres humains, la société, la nature, l’univers, une production-consommation-échange du processus de conscience de la nature sur elle-même qu’est l’homme.

Dans cette crise générale, l’économie est suspendue dans le vide, la société par la même occasion, et l’être social, l’individu, par la même occasion.

Mais l’économie est-elle vraiment suspendue dans le vide ? Il y a un mode de production et d’échange, mondialisé, financiarisé, numérisé. Il poursuit son existence, les règles qu’il a établies dans les relations de production-consommation,  le critère du rapport Profit sur Capital (P/C). En même temps, ces règles qui sont maintenues explosent. C’est en ce sens que j’ai parlé de « capitalisme de guerre » vers une possible démocratie avancée promue par les luttes sociales, ouvrant la voie à un nouveau mode de production et d’échange en santé pour le processus humain.

Une partie de la production économique se poursuit qui permet une alimentation des besoins sociaux. Une autre partie, dans le confinement mais surtout dans l’explosion de la crise économique, vit sur des réserves, réserves physiques, concrètes et réserves des savoirs en partie gelées mais non détruites, et de conscience et réserves d’abstraction et de systèmes de concepts, de catégories mentales en mouvement, d’abstractions en transformations.

La pensée, la conscience, produits du travail de l’origine à aujourd’hui, de la horde au clan, de la nation à la mondialisation, n’est pas une chose figée, elle contient le mouvement, le mouvement humain, social, c’est-à-dire la capacité d’invention, d’imagination d’un non-encore-existant à créer pour survivre, vivre, se développer.

Cette capacité se condense en réserves d’alternative à mettre en œuvre en réponse aux besoins humains, leur développement, leur complexification. Dans la crise économique de suraccumulation-dévalorisation du capital, aggravée par la pandémie et les mesure sanitaires à prendre,  crise économique qui met la circulation du capital, donc des biens qu’il transporte, en grande difficulté, et en difficultés qu’on peut estimer irréversibles dans le système, l’invention d’un autre mode de production et d’échange ne peut naître progressivement ou rapidement, que de la mise en œuvre urgente et résolue, décidée, de cette réserve d’alternative.

On peut penser, que malgré les atteintes que le profit lui a porté, cette réserve d’alternatives s’est développée sous les cendres et est suffisante pour cette naissance. Dire « sous la cendre » est une image intempestive, puisque nous sommes sur des charbons ardents. Les alternatives ne fonctionnent toujours qu’en excès ou n’existent pas. Elles sont en relations multiples et infinies, entre elles dans leur propre infinité, relations qui créent de nouvelles alternatives et de nouvelles relations.

*

Revenant à notre point de départ, nous avons donc une société dont le moteur est le profit, mais qui le met en partie entre parenthèses dans la crise économique et la pandémie,  dans une partie de son activité pour répondre à la pandémie et son lien avec la crise économique, sans en abandonner le principe P/C, ni en abandonner le fait et qui dans ce fait, en partie, par secteurs, mais en osmose entre les multiples et différentes activités productrice et consommatrices, PRODUIT sans profit, dans l’objectif de le réaliser...

Nous sommes peut-Être au bord, malgrÉ les menaces, de l'invention d'une sociÉtÉ NOUVELLE. Les circonstances nous placent "entre deux». C'est lÀ oÙ l'on va voir quelles sont nos rÉserves d'alternative.

Ces réserves d’alternatives se manifesteront dans les luttes répondant aux besoins humains et aux revendications que ces besoins humains suscitent. Et bien sûr, dans les luttes du salariat qui est au cœur des contradictions entre les besoins et les profits capitalistes.

La vente-achat de la force de travail pose à l’invention, à la mise en œuvre des alternatives la double question du concret et de l’abstrait. C’est une évidence pour qui ne sépare pas le corps de la pensée, pour qui reconnaît les propriétés propres de l’espèce humaine, sa capacité de déadhérence conceptuelle. La réduction d’une conception des luttes et de leur organisation faisant abstraction du contenu abstrait de l’acte humain, c’est-à-dire maniant négativement l’abstraction, ne peut que stériliser les luttes qu’il pense promouvoir.

Il n’y a pas de dichotomie, de séparation possible entre travail concret et travail abstrait. Et si le travail se caractérise dans la société capitaliste qui le mesure en temps et en valeur marchande, par une abstraction, une société dépassant cette mesure au profit de valeurs sans dimension permises par un développement numérisé et automatisé de la production quantitative et qualitative, usera aussi d’une abstraction : une abstraction d’un niveau qualitativement supérieur.

*

Pour en revenir À nos moutons, l’entre deux qui consiste à produire toujours selon l’efficacité perdue du rapport P/C et de mettre sous la contrainte  de la crise générale, le capital, et ses entités de produire sans taux de profit immédiat propre grâce à une production monétaire ex nihilo des banques centrales le « renflouant à court terme » ouvre une possibilité de construction nouvelle.

Dans la crise, les concentrations massives du capital et en même temps la diversification-éclatement des entités productrices petites et moyennes absorberont le capital de ces dernières au profit des firmes multinationales. Et en même temps cette concentration tend à un « capital unique » que le capital ne peut réaliser que par sa transformation-disparition. La concentration capitaliste du capital mondialisé-financiarisé, numérisé, c’est la concentration terminale du capital, c’est comme disait Lénine, mais à une échelle globale l’antichambre non du socialisme, mais du communisme, même si le processus, comme tout processus comporte des paliers et des sauts.

En parlant de paliers, la crise générale contient la crise financière et la crise financière une crise boursière, le palier de la crise boursière sera sans doute de courte durée et sans doute l’onde actuelle à deux mois... rend le terme à deux mois, donc peut-être en mai, conjonction économico-sanitaire probable ou pas ? Mais quelles que soit l’hypothèse la question est de s’y préparer.

*

Les mesures économiques prises par le pouvoir de production et d’administration pour résoudre la crise, le sont inconsciemment à partir d’une pratique intuitive. Intuition limitée par la conformation de la pensée au système. Et pourtant il s’agit d’une intuition contradictoire qui contient, un mouvement irréversible et à son corps défendant,  contre sa propre existence de dominant en fin d’existence.

Le mouvement ouvrier, du salariat sera-t-il en mesure de récolter les fruits dans cette dramatique et mortifère bataille de la société contre et pour elle-même ? Il est seulement question d’éviter des dérapages trop dangereux, de penser et d’agir.

L’inquiétude des milieux d’affaire sur les limites de la création monétaire, de sa masse en croissance et de sa perte de contrôle en vue, sont une manifestation de l’inconscient affolé de la classe dominante sur l’impossibilité de sortie de crise sans transformation-dépassement du système.

*

Pierre Assante. 06/04/2020 05:29:22.

 

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8 avril 2020 3 08 /04 /avril /2020 08:56

 

Non à la réthorique consensuelle du

« jour d'après »

Nicolas Marchand

 

En pleine crise sanitaire, l'urgence de traiter d'un sujet fait consensus, de droite à gauche : « le jour d'après ». 

Macron a lancé l'idée : « le jour d'après ne ressemblera pas aux jours d'avant »

Selon Les Echos (6/4/20), les députés LREM vont engager de façon informelle « une réflexion sur l'après, le jour d'après » a indiqué Gilles Le Gendre.

Dans le même journal on apprend qu'une soixantaine de députés « issus de l'aile gauche de LREM, du Modem, du groupe Liberté et Territoires ou encore du PS et d'EELV » ont lancé une plateforme baptisée « le jour d'après ». Yannick Jadot plaide pour un « Grenelle du monde d'après ». Et à gauche le sujet est aussi mis l'ordre du jour, en vue de débats et de rencontres.

Il y a un point commun à ces démarches: l'impasse sur la nature double de la crise en cours, sanitaire et économique, sur l'arrivée d'une crise sans précédent. Même les interventions du Pcf sont prises dans ce consensus.

Pourtant le train de la crise sanitaire cache à peine le train de la crise en voie d'explosion sur le plan économique, social, politique, sa dimension mondiale, le train de « sang et de larmes » pour les peuples que préparent les capitalistes du monde et leurs pouvoirs.

Dans une analyse détaillée et prospective de la situation (1), Yves Dimicoli parle de  « tsunami », prévoyant un « choc sans précédent pour les économies occidentales », un choc « systémique ... entraînant le risque d'une récession de plusieurs points ... Douze ans après la crise financière, la crise actuelle (sanitaire et économique pour l'heure, avec des effondrements financiers partiels en attendant un collapsus financier plus global), n'est pas une simple répétition de ce qui s'est passé en 2008. Elle est potentiellement beaucoup plus dommageable, l'économie mondiale, et en particulier, celles des pays de l'OCDE, ayant été très gravement abîmée par l’exacerbation de la domination des capitaux financiers qu'ont engendrée les tentatives de réponses capitalistes à l'épisode de 2008. »

Yves Dimicoli alerte sur l'austérité renforcée que prépare le gouvernement français, sur la situation des Etats-Unis, où « une gigantesque sur-accumulation de capitaux matériels et surtout financiers est prête à exploser », au Moyen-Orient et en Afrique, « où une catastrophe se prépare. »

« Tout semble indiquer, conclut-il, que l'on va vers des convulsions violentes. Le déclenchement d'un super krach pourrait faire basculer le monde entier dans une dépression durable dont la conjuration exigera des luttes pour des changements très profonds ».

On ne peut pas dire qu'on n'est pas prévenus. D'autant que le Manifeste adopté par le dernier Congrès du Pcf avait repris à son compte, l'anticipation de Paul Boccara concernant « la crise qui vient ». Maintenant elle est là. Il est urgent de le réaliser ; c'est de grande conséquence politique.

Le pouvoir et les forces du capital préparent l'appel à verser « du sang et des larmes » pour le capital, sous couvert de « la faute au virus », comme dans les années 70, « la faute au pétrole».

Et, sans avancée de transformation radicale du système, sur l'utilisation de l'argent, le rôle des banques jusqu'à la BCE, une maîtrise sociale sur les chaines mondiales d'activité et de valeur des multinationales pour répondre aux besoins des populations, et des pouvoirs des travailleurs pour changer les critères de gestion des entreprises, la gauche inscrira ses réponses dans la même logique ou s'y résignera.

Les travailleurs, les peuples paieront très cher, et personne ne les aura alerté ? Personne n'aura posé les bases de la résistance, et dans la résistance les bases de l'issue ? Dans ce cas, c'est le désarroi qui prédominera, ouvrant la voie au pire.

En France, Macron et le gouvernement ont, sous couvert de la crise sanitaire, mis en place par ordonnances des règles de régression sociale et de répression, prêtes à l'emploi contre les salariés et les luttes. Cela appellerait une protestation beaucoup plus forte, une alerte qui ne peut prendre sens qu'associée à l'alerte sur la crise qui vient, plutôt qu'au discours si rassurant sur «  le jour d'après ».

Plutôt que participer à nourrir des illusions sur « le jour d'après », plutôt qu'appeler à préparer « les jours heureux », et à « reconstruire » comme si on était à, la veille d'une nouvelle Libération, comme si on n'allait pas vers un cataclysme mondial, économique, social, politique, et qui sait, militaire, face auquel il faut préparer la résistance, n'est-il pas urgent que le parti communiste alerte sur « la catastrophe imminente et les moyens de la conjurer », et organise la bataille, dans les conditions possibles aujourd'hui, avec des moyens d'action, des idées et des slogans forts et rassembleurs, tel ceux portés par la pétition « des milliards pour l'hôpital, pas pour le capital » en voie de dépasser les 100 000 signataires ? N'est-il pas urgent de réfléchir tout de suite aux modalités des mobilisations qui vont être nécessaires, et aux réponses à porter, au delà de l'urgence, bref à l'organisation de cette nouvelle résistance ?

Pour moi, c'est cela la responsabilité du PCF, le rôle de mobilisation qu'il devrait jouer, sans crainte d'être un peu en avance sur ce dont les gens ont conscience, en même temps que ses militants se dévouent sans compter pour la solidarité.

Jouer ce rôle distinguerait le Parti communiste, le ferait sortir de l'ombre dont nous avons affirmé la volonté de sortir. Cela donnerait une très grande force à un candidat communiste à l'élection présidentielle, dont cela permettrait de faire reconnaître la nécessité, avec son originalité de vision et de proposition.

Dans cette situation, face à des risques considérables,  il y a un défi, peut-être historique, pour le Parti communiste, s'il parvient à être à la hauteur, à penser et à agir en parti révolutionnaire.

Mais l'histoire ne repasse pas les plats. Il y a urgence à se ressaisir.

(1)  https://www.economie-et-politique.org/2020/03/31/conjoncture-de-chocs-en-chocs-tout-un-systeme-en-cause

 

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7 avril 2020 2 07 /04 /avril /2020 07:37
Sur un mur de Palerme : "Haussez la voix contre le racisme"

 

STATISTIQUES  DU BLOG de Mars 2020

POUR LE MOIS DE  MARS  2020

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6 avril 2020 1 06 /04 /avril /2020 06:13
________Article dédié à mon ami Georges Pedrono.

RÉDUCTION DE L'ARTICLE :

"Nous sommes peut-être au bord, malgrÉ les SÉRIEUSES menaces, de l'invention d'une sociÉtÉ NOUVELLE".

 

Une société ne peut vivre sans organisation économique, sans organiser les relations qui lui permettent de produire ce qui lui est nécessaire de consommer pour vivre et se développer, sans organiser les échanges permettant cette consommation (1).

Dans cette crise générale, l’économie est suspendue dans le vide, la société par la même occasion, et l’individu de même. Mais l’économie est-elle vraiment suspendue dans le vide ? Il y a un mode de production et d’échange, mondialisé, financiarisé, numérisé. Il poursuit son existence et les règles qu’il a établies dans les relations de production-consommation,  le critère du rapport Profit sur Capital (P/C). En même temps, ces règles qui sont maintenues explosent. C’est en ce sens que j’ai parlé de « capitalisme de guerre » vers une possible démocratie avancée promue par les luttes sociales, ouvrant la voie à un nouveau mode de production et d’échange.

Une partie de la production économique se poursuit qui permet une alimentation des besoins sociaux. Une autre partie, dans le « confinement » mais surtout dans l’explosion de la crise économique, vit sur des réserves, réserves physiques, concrètes, de subsistance, et réserves de savoirs et d’invention du non-encore-existant, en partie gelées mais non détruites. Ces réserves sont mises énergiquement et massivement en mouvement, mais un mouvement en même temps limité dans son ampleur par les limites du système lui-même.

La crise économique de suraccumulation-dévalorisation du capital, aggravée par la pandémie et les mesures sanitaires à prendre,  met la circulation du capital, donc des biens qu’il transporte, en grande difficulté.

Revenant à notre point de départ, nous avons donc une société dont le moteur est le profit, mais qui le met entre parenthèses dans une partie de son activité pour répondre à la pandémie et son lien avec la crise économique, sans abandonner le principe P/C : il le suspend, il  PRODUIT sans profit, pourtant dans l’objectif de le réaliser.......

Nous sommes peut-Être au bord, malgrÉ les menaces, de l'invention d'une sociÉtÉ NOUVELLE. Les circonstances nous placent « entre deux». C'est lÀ oÙ l'on va voir quelles sont nos rÉserves d'alternative.

Les réserves d’alternatives se manifesteront dans les luttes répondant aux besoins humains et aux revendications que ces besoins humains suscitent. Et bien sûr, dans les luttes du salariat de production, de gestion, de formation, de recherche, qui est au cœur des contradictions entre les besoins humains et les profits capitalistes. La vente-achat de la force de travail pose à l’invention, à la mise en œuvre des alternatives, la double question du concret et de l’abstrait. Le travail se caractérise dans la société capitaliste par sa mesure en temps et en valeur marchande, par une abstraction. Une société dépassant cette mesure au profit de valeurs sans dimension permises par un développement numérisé et automatisé de la production quantitative et qualitative, usera aussi d’une abstraction : une abstraction d’un niveau qualitativement supérieur.

Pour en revenir À nos moutons, l’entre deux qui consiste à produire toujours selon l’efficacité perdue du rapport P/C et de mettre le capital sous la contrainte  de sa propre crise générale : ses entités physiques produisent sans taux de profit immédiat propre grâce à une production monétaire ex nihilo des banques centrales le "renflouant" à court terme. Dans la crise, les concentrations massives du capital et en même temps la diversification-éclatement des entités productrices petites et moyennes absorberont encore plus le capital de ces dernières au profit des firmes multinationales. Et en même temps cette concentration tend à un « capital unique » que le capital réel ne pourrait réaliser que par sa transformation-disparition. La concentration capitaliste du capital mondialisé-financiarisé-numérisé, c’est la concentration terminale du capital, c’est comme disait Lénine, mais à une échelle globale l’antichambre non du socialisme, mais du communisme, même si le processus, comme tout processus comporte des paliers et des sauts.

Les mesures économiques prises par le pouvoir et le capital pour résoudre la crise, le sont inconsciemment à partir d’une pratique intuitive. Intuition limitée par la conformation de la pensée au système. Et pourtant il s’agit d’une intuition contradictoire qui contient un mouvement irréversible et à son corps défendant,  contre la propre existence de dominant du capital en fin d’exercice.

Le mouvement ouvrier, du salariat, sera-t-il en mesure de récolter les fruits dans cette dramatique et mortifère bataille de la société contre et pour elle-même ? Il est évidemment  question d’éviter des dérapages trop dangereux, de penser et d’agir.

L’inquiétude des milieux d’affaire sur les limites de la création monétaire, de sa masse en croissance et de sa perte de contrôle en vue, sont une manifestation de l’inconscient affolé de la classe dominante sur l’impossibilité de sortie de crise sans transformation-dépassement du système.

*

Pierre Assante. 06/04/2020 05:29:22.

 

(1) La vie humaine, c'est un échange d'énergie matérielle, "physique et mentale" en unité.

 

LE TEXTE LONG ORIGINAL :

https://pierreassante.fr/dossier/NOUS_SOMMES_AU_BORD_DE_L_INVENTION_D_UNE_SOCIETE_NOUVELLE.pdf

 

« On verra que le monde nourrit depuis longtemps le rêve d’une chose dont il lui suffit maintenant de prendre conscience pour la posséder réellement ».  Marx, lettre à Ruge, 

 

Lettre de Karl à Pierre :  http://pierre.assante.over-blog.com/article-lettre-de-k-a-p-55277418.html

 

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5 avril 2020 7 05 /04 /avril /2020 10:54

 

La solidaritÉ financiÈre de l’Union EuropÉeNne, face au covid19 est-elle possible ?

EUROBONDS OU fONDS SUR D’AUTRES CRITÈRES D’UTILISATION ET DE GESTION ?

 

La solidarité financière de l’U.E., face au covid19 est-elle possible ?

Certainement.

Face au covid19 et d’une façon généralisée dans tous les domaines du développement des pays et du développement humain « tout simplement ».

L’article 123.2 de la « Constitution Européenne »permet de créer des Fonds alimentés par la BCE pour financer des besoins nationaux, par exemple. Mais nous avons dépassé ce stade. Les mesures d’urgence ont fait exploser, pour l’instant, et jusqu’à quand, les réglementations européennes et nationales, locales à plus forte raison. Ce « jusqu’à quand » veut dire que « l’après » pourra-t-il de nouveau s’y soumettre ou faudra-t-il révolutionner le mode de production et d’échange et ses institutions autoritaires ?

La première réponse de Christine Lagarde, présidente, libérale « par force », de la BCE a été de rejeter la demande des pays du Sud de l’Europe concernant de taux du loyer de l’argent (Spread). Les dettes du Sud sont grevées, aggravées par le taux d’intérêt ; les pays du Nord, l’Allemagne (pas son peuple, le capital) en particulier ayant le taux le plus bas et même négatif (On n’est jamais si bien servi que par soi-même) en fonction des règles libérales, de la concurrence libre et non faussée, qui prête aux riches, puisqu’ils peuvent « rembourser », puisqu’ils créent eux-mêmes la dette des pauvres. Le développement inégal est le levier sur lequel c’est appuyé le capital pour sa domination, dans le colonialisme, comme dans le néocolonialisme et les dominations « modernes » en tout genre.

C’est une règle du capital : la puissance économique dominante impose sa loi, que ce soit pour les Etats, les entreprises petites, moyennes et de tailles intermédiaires écrasées par les firmes multinationales, et ces dernières entre elles, celles qui sont les plus fortes dans le système capitaliste, qui ont le plus fort potentiel en capital. Le capital impose sa loi aussi sur les zones mondiales de développement (1), ce qui explique le comportement de Trump et ses sanctions internationales diverses.  Et avoir le plus fort potentiel en capital veut dire la capacité d’accumuler le capital non en fonction des besoins humains mais du taux de profit, du rapport Profit/Capital (P/C). Nous avons vu comment cette accumulation du capital conduit à la suraccumulation mondialisée et freine et bloque sa propre circulation et donc celle des biens nécessaires à la vie humaine. Nous voyons dans l’éclatement de la crise actuelle l’illustration des entraves à la circulation à l’échange, donc aux besoins humains.

Des économistes italiens de renom ont lancé la proposition insistances d’Eurobonds, emprunts au niveau européen ( de l’U.E.) à usage des Etats et entités de réponse aux besoins, rapidement renommés Coronabonds, puisque c’est dans ce domaine de la santé, des malades et des morts qu’apparaît l’urgence des besoins. Cette proposition a suscité le refus des pays du Nord, exprimé violemment par les Pays-Bas, « porte-parole » de la finance et de l’exportation des konzerns. Des excuses ont suivi, assorties de la proposition de prêts destinés à la crise sanitaire, financière, économique et « tout simplement » de production. Reconnaitre une crise de production serait reconnaître une crise du système. Mieux vaut pour les médias et les pouvoirs qui les dominent mettre tout sur le dos du covid19, ça évite de faire monter les protestations contre le système, et étouffer les solutions remettant en cause le critère  capitaliste d’investissement du rapport P/C. A quoi il faut lier le droit à la Sécurité d’Emploi et de Formation sans quoi il n’y a pas de réponse durable aux besoins par la production humaine et celle de la personne dont elle dépend (2).

Nous avons déjà dit la proposition de révolutionner ce critère par celui du rapport de la Valeur Ajoutée/Capital Matériel et Financier qui équivaut à augmenter la part des richesses produites destinée au réinvestissement industriel, agricole et social, culturel.

Certes les aides d’urgences sont à prendre, mais rien ne remplacera des critères permettant un progrès de la quantité et de la qualité de production. Et cela pour la reconstruction et le développement humain d’après crise, mais dès à présent. Pas d’autre réponse durable sans cela.

C’est en quoi les propositions d’Eurobonds n’ont rien de révolutionnaire, et même ressortent de l’économie bourgeoise orthodoxe la plus conservatrice. S’ils étaient mis en œuvre il faudrait bien leur donner un usage qui évite le gaspillage financier, les détournements parasites, et par la même occasion des efforts et du travail humain, de la solidarité et de l’efficacité de nouveaux critères en fonction direct des besoins sociaux, des besoins humains, leur développement-complexification.

L’Union Européenne, l’U.E. peut être et doit devenir une entité de regroupement démocratique des efforts des peuples qui la constituent, nationaux comme immigrés. L’isolement nationaliste est le contraire d’une mondialisation humaniste, démocratique qui ne peut reposer que sur une transformation du système, et des critères économiques du système sur lesquels repose la production matérielle et morale de survie et de développement en qualité de l’espèce humaine, de sa conscience, de sa créativité en santé.

Pierre Assante.05/04/2020 10:10:54.

(1) à laquelle résiste la Chine dans son propre développement capitaliste régulé, sorte d’immense NEP.

(2) propositions de la commission économique du Pcf.

 

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4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 08:58

 

Non, la juste adhÉsion aux mesures de confinement et de solidaritÉ face À la crise sanitaire n’est pas une adhÉsion au pouvoir et au systÈme.

 

Le pouvoir hausse le ton et se présente en père fouettard contre ce qu’il présente comme une atteinte à la solidarité, à l’union face à la crise sanitaire.

Par cela il souhaite provoquer une adhésion générale au gouvernement et au-delà aux choix qui ont été les siens sur les retraites, le chômage, l’organisation du travail, la politique sanitaire et sociale en général.

Pourtant les mesures d’urgence incontournables qu’il doit prendre contredisent les orientations qui ont été les siennes depuis le début du quinquennat et qui ont été caractérisées par des coupes sombres sur l’ensemble des besoins sociaux.

 

Dans le même temps, il assortit aux mesures sociales d’urgence, pour le futur, des mesures et une orientation politique d’acceptation accrue de la soumission des salariés au pouvoir patronal, celui du CAC 40 et de Wall Street…,  ce que dans le vocabulaire syndical et politique de progrès on appelle la « collaboration de classe ». La contestation de cette  collaboration de classe n’est pas une position imbécile de refus de contribuer à l’effort social, comme certains veulent nous la présenter. La contestation de la collaboration de classe, c’est au contraire une volonté de construire d’autres critères de production et d’échange des biens nécessaires à la vie humaine, parmi lesquels le bien que constitue le travail lui-même.

L’orientation du « système Macron » et de ceux qui l’ont précédé depuis de nombreuses années, est soumise à un critère de gestion des entreprises, de l’Etat et du monde dans le système actuel, qui assèche progressivement et gravement la réponse aux besoins sociaux.

 

La pénurie devant laquelle se trouvent les hôpitaux, et que tout le monde dénonce, en général avec courage mais pour d’autres avec hypocrisie, en est une illustration flagrante.

 

Mais pas seulement les hôpitaux. Il s’agit de toutes les activités humaines dans leur diversité qui ne répondent pas à ce critère du Profit dont le choix d’investissement est le rapport qu’il existe entre le Profit et le Capital, P/C.

Sans revenir sur l’ensemble des mesures proposées par les économistes communistes, rappelons celles concernant une production monétaire de la Banque Centrale Européenne alimentant des Fonds financiers, de leur gestion démocratiquement contrôlés et régulée,  et d’un critère de gestion différent, celui du rapport VA/CMF :

 

Valeur Ajoutée, c’est-à-dire la production supplémentaire dont les salaires / Capital Matériel et Financier.

 

Pour résumer d’une façon plus illustrative et moins théorique, mais sans la théorie, nous ne pourrions pas tenir ces propos ni ces propositions, il s’agit de restituer plus de valeur créée à l’investissement productif et producteur, ce qui libérerait progressivement d’une sur-accumulation du capital devenue une entrave à son propre renouvellement, à sa propre circulation, donc à la production et la circulation des biens nécessaires à la vie humaine.

 

Dans la situation de confinement des personnes, et des collectivités sanitaire et sociales, les besoins d’une autre orientation politique et économique et la lutte des salariés a plus de difficulté à s’exprimer. Pourtant elle s’exprime quand même dans une forme d’organisation de résistance sociale aux critères du capital, leur réalité et leurs effets mortifères sur la vie quotidienne.

Cette résistance sera saluée par les générations futures qui verront dans la génération présente le barrage à la déstructuration sociale de la politique libérale mondiale à laquelle participe ce gouvernement-ci.

 

La reconstruction sociale passe par des choix radicalement différents des choix actuels. Dans l’opinion publique, cela apparaît de plus en plus comme une évidence.

 

À la sortie de crise sanitaire se posera encore plus fort la question de la crise économique et des solutions politiques pour en sortir et pour hâter une reconstruction en belle et bonne santé sur d’autres critères économiques sociaux, culturels.

Pierre Assante. 04/04/2020 08:24:16.

 

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4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 07:22

Pierre IVORRA : La Crise sanitaire et, surtout la crise économique, financière et sociale soulignent l’importance du rôle joué par les banques centrales.

Chronique dans "L'humanité " du Mercredi 1er avril.

Ce n'est pas un poisson ou alors, un gros poisson.

 

Sainte BCE protégez-nous !

La Crise sanitaire et, surtout la crise économique, financière et sociale soulignent l’importance du rôle joué par les banques centrales. C’est particulièrement vrai pour deux d’entre elles, les plus importantes, la Banque centrale européenne (BCE), mère nourricière de l’euro, et par la Réserve fédérale des Etats-Unis, grande prêtresse du roi dollar. Ce sont elles qui, au travers de leur capacité à créer de la monnaie, autrement dit de l’argent rendent possible l’activité économique dans leur espace national et même à l’échelle internationale. Au-delà, on peut mesurer le caractère vital pour nos économies des systèmes bancaires et du crédit. Dans ces circonstances cataclysmiques, l’on comprend que tous nos partisans de la concurrence « libre et non faussée », banquiers et dirigeants de grands groupes, puissent se tourner vers cette institution super-étatique qu’est une banque centrale : « Notre dame qui êtes au ciel des marchés, protégez-nous, donnez-nous de l’argent liquide pour survivre ! »
Quand il y a le feu aux coffres-forts, tout ce beau monde en oublie ses principes. Le traité de Maastricht interdit à la BCE de racheter directement des titres de dettes publiques, qu’à cela ne tienne ! elle les achète indirectement et à tour de bras aux banques et aux trésoreries des multinationales. Nos libéraux regardent ailleurs, pourtant telle est la réalité : Pour éviter l’effondrement du marché des dettes publiques et privées et permettre aux gouvernements de soutenir massivement l’activité économique, les grandes banques centrales rachètent certes des deux mains des obligations d’entreprises mais aussi des titres d’Etat à des tiers. C’est ainsi que la BCE a décidé il y a peu d’engager un programme d’urgence de rachat d’obligations privées et publiques de 750 milliards d’euros. L’hypocrisie en carnet de chèques !

Le mouvement populaire de contestation du capitalisme ne peut se désintéresser de ces affaires. Dans la crise, à notre sens, il est décisif qu’il prenne à son compte cette idée essentielle : les banques centrales sont un lieu décisif de pouvoir économique, social et aussi politique. Mais là, pour obtenir une réorientation de la politique monétaire de ces institutions, on voit bien que la nationalisation ne servirait à rien car ce sont déjà des institutions publiques. Il s’agirait plutôt pour que l’argent aille à l’emploi utile, aux salaires, aux services publics, de changer la trajectoire, les priorités, bref les critères d’attribution de cet argent déversé par les banques centrales en direction des banques commerciales, des grands groupes et des Etats.

 

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 19:59
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COVID-19. SOLIDARITE AVEC LES IMMMIGRES.

Un article ITALIEN d’Enrico PUGLIESE et de

Rodolfo RICCI.

« IL MANIFESTO » du 3 Avril 2020.

 

 

Traduction française sur ce lien :

https://pierreassante.fr/dossier/Solidarite_pour_les_emigrants_Il_Manifesto_Pugliese_Ricci.pdf 

 

PandÉmie.

Les nouveaux émigrants italiens perdent leur travail dans les secteurs essentiels. Les pays, l’UE ne devaient pas les exclure sur la base de leur résidence officielle ou de leur insertion dans les organismes sociaux locaux. Ainsi il est nécessaire qu’en Italie les aides prévues par les décrets en vigueur n’excluent pas les travailleurs étrangers, y compris ceux employés au noir ou dans des conditions d’irrégularité.

Peut-être on n’a pas réfléchi assez sur cette question. Peu ont parlé de l’angoisse  des éloignés de leur maison.    ̶   étudiant, ouvrier précaire, ou employé également précaire  ̶   confiné dans un petit logement......

.......Forse su questo non si è riflettuto abbastanza. Pochi hanno parlato dell’angoscia per un congiunto lontano da casa – studente, operaio precario, o impiegato parimenti precario – confinato in un alloggio piccolo e affollato.

Tra tanta solidarietà nazionale che abbiamo osservato – e soprattutto osservato decantare – è mancato uno sforzo di solidarietà interregionale. Non sappiamo se si poteva fare diversamente. E certo bisognava scoraggiare le partenze incontrollate Ma di certo potevano essere seguiti migliori e più umani criteri.

Con tutto ciò ben più grave è la situazione per gli italiani che stanno all’estero. Tra di loro c’è una componente di dimensione non esattamente stimabile (ma pari almeno a un milione di persone) costituita da quella che è definita solitamente “la nuova emigrazione italiana”. Si tratta di giovani (e meno giovani) a diverso livello di istruzione e qualificazione caratterizzati da una situazione analoga nel mercato del lavoro. Siano essi camerieri, commessi di attività commerciali, impiegati in istituti di ricerca, collaboratori di studi di archistar per loro la condizione precaria è la norma. E al lavoro precario regolato si aggiunge anche all’estero il lavoro nero.

La stragrande maggioranza di questi nuovi emigranti vivono in quattro o cinque paesi europei. E fino a tempi molto recenti hanno vissuto la loro esperienza migratoria come una sorta di emigrazione interna. Si partiva senza passaporto, si conosceva o si imparava presto la lingua. E il lavoro, per quanto precario, era migliore di quello che si poteva trovare a casa, ammesso che se ne trovasse qualcuno……

.......SUITE SUR CE LIEN :

https://ilmanifesto.it/solidarieta-per-gli-emigranti-solidarieta-per-gli-immigrati/

 

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 14:48

 

 

SUR LE SITE ITALIEN « CAMBIAILMONDO », «CHANGE LE MONDE »

Nuovo articolo su cambiailmondo

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COVID-19: DOPO LA “GUERRA SANITARIA”.

di cambiailmondo

di Pierre Assante

Qualunque siano le difficoltà per superare la crisi sanitaria, vi è e vi sarà la necessità di rilanciare la produzione e lo scambio dei beni necessari per la nostra vita. La crisi sanitaria ha accelerato e aggravato la crisi economica e finanziaria (1) che era in atto già prima dell'arrivo della pandemia. […]

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 08:34
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COVID19

UN LONG et important DOCUMENT DU Parti Communiste Français sur le COVID19, la question sanitaire et sociale. 

ici

 

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 00:19

 

APRÈS LA « GUERRE SANITAIRE ».

 

Quelles que soient les difficultés à surmonter la crise sanitaire, le besoin de relancer la production et l’échange des biens nécessaires à notre vie se pose et se posera.

La crise sanitaire a précipité et aggravé la crise financière et économique (1).  La croissance et l’accumulation du capital constant, fixe, le haut niveau technologique, industriel et numérique, et l’hyper croissance du capital financier qui vont de pair, ont conduit, dans le système, ces dernières années, à une explosion de la baisse tendancielle du taux de profit, et une suraccumulation-dévalorisation du capital induisant la difficulté de se réinvestir au taux suffisant pour lui, pour sa circulation élargie (2).

L’augmentation de l’exploitation du travail, une extraction plus grande de plus-value et l’augmentation de son taux ne suffira pas pour répondre à cette baisse tendancielle du taux de profit et a peu de chance d’être acceptée sans broncher par les salariés et les populations qui en subiront les conséquences par contrecoup. C’est donc bien par des réformes de structures du capital et du système qu’il s’agit de relancer la machine sociale et la satisfaction des besoins sociaux. Il s’agit de prélever une plus grande part  de la valeur ajoutée produite (valeur des marchandises produites et des salaires) pour la réinvestir. Cela veut dire passer progressivement et radicalement et le plus rapidement possible du critère de gestion à partir du  taux P/C (profit sur capital) au critère de gestion VA/CMF (Valeur ajoutée sur Capital matériel et financier) (3).

La revalorisation du capital par la destruction de capital constant par la dernière guerre mondiale ne peut avoir lieu dans les mêmes proportions et avec le même effet dans la crise sanitaire qui aggrave la crise financière et de production (4).

La dévalorisation du capital continuera (5).

Par contre le fait de pouvoir investir une plus grande part de la valeur ajoutée permettrait d’augmenter la capacité productive, l’efficacité du travail tout en faisant progresser les revenus, relativement au niveau de « redémarrage économique » possible d’après la crise actuelle, et dans l’état avancé des techniques et des sciences et de la formation, du potentiel des forces productives  dont la qualité acquise ne va pas s’évaporer en quelques mois.

Le haut niveau de compétence et d’équipement reste un acquis dans les pays d’économie avancée du capitalisme mondialisé, financiarisé, numérisé. Et d’ailleurs le refus systémique du capital de dépasser le critère P/C est une décision politique mondiale des états nationaux et de l’Etat mondial dominant. Il ne faut pas attendre que le capital renonce de lui-même à sa guerre économique de profit et de pouvoir d’accumulation contre le salariat et entre firmes multinationales elles-mêmes.

L’après immédiat et relatif de sortie de crise économique et sanitaire ce sera un moment de luttes développées dans lesquelles donner aux acteurs d’un mouvement populaire, ouvriers, salariés, cadres de production, de gestion, de formation et de recherche, les moyens intellectuels et matériels de sortie de crise systémique, et de construction et de relance sur la base de critères de progrès, et d’organisation en santé du travail, parmi lesquels un droit de sécurité d’emploi et de formation qui est la base du travail et des capacités productrices humaines.

Pierre Assante. 02/04/2020 23:30:42

Notes pour aller au-delà du constat et de l’explication de base :

(1) Suraccumulation et croissante exponetielle de la finaciarisation s’limentent mutuellement.

(2) En août déjà « La Repubblica » notait sur plusieurs pages le signe annonciateur qu’est le taux des Bonds US à 10 ans inférieur à ceux à deux ans. Les taux négatifs de prêts la BCE pour relancer encore dès la rentrée le taux de profit de production, la productivité du capital, en chute était un autre élément prouvant l’aggravation de la crise (Réunion des banques centrale à du 24 au 26 août 2020 à Jackson Hole). La guerre économique USA-Chine, soutenue par  Trump et son « national-développement » contre une coopération internationale est un effet de la crise économique et des difficultés du capital pour se revaloriser, plus qu’une cause.

(3) La valeur ajoutée c’est les richesses nouvelles produites, salaire compris.

Le salaire, la valeur de la force de travail est bien un produit du  travail dans et par la transformation d’une richesse première, naturelle ou déjà produite. Valeur du salaire et  valeur du nouveau produit plus la valeur de tout ce qui contribue à cette production forment la Valeur Ajoutée.

(4) La composition organique du  capital lors du compromis historique des conquêtes sociales de 1945-47 et celle d’aujourd’hui ne sont pas comparables. Le capital des industries mécaniques et de main d’œuvre massive n’avaient pas les mêmes besoins pour se valoriser que le capital de la révolution scientifique et technique numérique du XXIème siècle.

(5) La relance keynésienne des 30 Glorieuses, après une période de sous consommation et de sur-épargne, n’est plus possible. Nous sommes de nouveau structurellement aujourd’hui en période de sur-épargne et sous consommation relatives (pour le moment) de longue durée liée à la composition organique élevée du capital et non de cycle décennal.

 

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