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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 06:22

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Projet de document politique, Congrès du Parti de la Gauche Européenne, (* PGE, qui rassemble de nombreux partis dans tous les pays d'Europe) :

Refonder l’Europe, créer de nouvelles convergences progressistes.

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Extrait :

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Depuis le IVe congrès du PGE qui s’est tenu à Madrid en décembre 2013 et singulièrement depuis le début de l’année 2015, crises et ruptures se sont aggravées dans toute l'Europe, jusqu'à devenir pour l'Union européenne une crise existentielle. Les problèmes économiques et sociaux se sont aggravés. Cette période a associé un autoritarisme grandissant des politiques d'austérité et dans la dernière période des éléments de dislocation. Les forces politiques dominantes, qu’elles soient sociales-démocrates ou démocrateschrétiennes, sont confrontés à une impasse du modèle capitaliste libéral dans laquelle elles ont-elles-mêmes mené l’UE et à des divisions importantes au sein même de leurs familles politiques. L'avenir de l'Europe est plongé dans une incertitude croissante d'autant que la recomposition des rapports de force internationaux a des conséquences directes sur l’UE et sur la manière dont elle s’inscrit dans le monde. L’ensemble de l’édifice européen craque et peut s’effondrer. La question européenne est de nouveau posée dans son ensemble, et même dans ses fondements. Les valeurs qui prétendaient fonder l'Union européenne sont de facto réduites à néant. La différence de traitement entre des pays comme la Grèce, et ceux qui peuvent se targuer du rang de puissance régionale, tels que le Royaume-Uni, montre la violence des rapports de force, entre autres institutionnels, au sein même de l’Union Européenne. Le Brexit marque un tournant dans l’histoire de l’Union Européenne. Avant même le vote, les négociations sur le Brexit ont sanctuarisé un peu plus la pratique du dumping social dans l’Union Européenne elle-même. Le fait que pour la première fois depuis 1957 un peuple décide de quitter l’Union Européenne marque la faillite de l’Europe marchande et financière. L’échec cinglant et le refus de l’UE de traiter question des migrants en appliquant les principes de solidarité et du droit international cristallisent la faillite du modèle actuel et renforcent des tendances lourdes à la dislocation de l’UE. L’impasse et l’échec de la politique de la BCE, qui injecte encore à perte 1500 milliards d’euros d’ici mars 2017 pour le seul profit des banques et des très grandes entreprises démontrent son incapacité structurelle à envisager un autre modèle économique. On nous oppose depuis des années les dogmes des traités pour refuser les changements progressistes que nous proposons. Mais aujourd'hui, la vérité est que tout est sur la table, tous les débats sont à nouveau ouverts. Aujourd’hui, les forces du statu quo sont dépassées et celles de la réaction sont à l’offensive partout en Europe. Les courants de droite et d’extrême droite poussent en avant des solutions rétrogrades et xénophobes. La crise politique est générale. Le continent est au seuil d’un basculement qui peut conduire les peuples à se refermer sur eux-mêmes, avec tous les risques de tensions et de dislocation que cela comporte, alors que la guerre est aux portes de l’Union européenne, en Ukraine et sur les rives de la Méditerranée. Dans ce contexte, le PGE se doit d’être plus que jamais à l’offensive pour une Europe solidaire, féministe, démocratique et coopérative. Le PGE rassemble des forces diverses, communistes, socialistes, républicaines, anticapitalistes, écologistes, féministes, écosocialistes et d’autres forces démocratiques et progressistes. En cette période de lutte de classes exacerbée, il se conçoit comme un outil au service des intérêts du plus grand nombre en Europe en défendant la perspective du socialisme démocratique pour les peuples d’Europe…….

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…….SUITE SUR CE LIEN :

http://www.pcf.fr/sites/default/files/document_politique_pge_-_aout_2016-1.pdf

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Date d'élaboration du projet, août 2016.

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9 octobre 2016 7 09 /10 /octobre /2016 12:11

#CeQueDemandeLePeuple est incontournable ! Les résultats / les analyses de la grande consultation citoyenne

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#CeQueDemandeLePeuple est incontournable ! Les résultats / les analyses de la grande consultation citoyenne

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65 000 ENQUÊTES REMPLIES

400 000 PERSONNES RENCONTRÉES.

C’EST ENSEMBLE QUE NOUS POURRONS ÉCRIRE UN NOUVEAU RÉCIT COMMUN.

1 - Depuis le printemps, les militantes et militants communistes se démultiplient pour venir à votre rencontre. Ils veulent entendre vos préoccupations, vos attentes, vos idées, vos propositions. Et leur donner de l’écho. Ils veulent que le débat politique parle de vos vies et de vos espoirs. Ils veulent que la politique, trop souvent confisquée et mise au service des forces de l’argent, redevienne une propriété populaire.

2 - Cette enquête nous a aussi permis de mettre en débat des idées et nos propositions dans la société. Il y beaucoup à faire et beaucoup est possible !

3 - Cette enquête révèle un visage de la France qu’on ne voit pas dans les médias. Nous allons la faire connaître partout pour que la parole populaire donne le ton du débat politique. Continuons. Emparez-vous de cette enquête, discutez-là, débattons-là et inventons l’avenir !

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VOIR L'EMISSION EN VIDEO :

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=uWrnWqX1bbM

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 15:39

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LA SUBSOMPTION REELLE DU TRAVAIL SOUS LE CAPITAL et le "C.M.M.N.I."

Pour une vision et des actes réparateurs, pour l’affirmation et la libération

des gestes du travail

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La subsomption réelle du travail sous le capital est absolue, quel que soit le moment du processus du système capitaliste, au sens que la subsomption est toujours présente comme mode d’existence quel qu’en soit le degré relatif, et que la subsomption est toujours de même nature dépendante de la nature du système dont le fond est invariable, la vente et l’achat de la force de travail, sous quelque forme ou sous-forme, mouvement ou sous-mouvement que ce soit, y compris sous les formes qui ont tendance à échapper au système mais n’en échappent pas, dans le capitalisme monopoliste mondialisé, numériquement informationnalisé (CMMNI).

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Que dans ce capitalisme monopoliste mondialisé, numériquement informationnalisé cohabitent des formes de production et d’échange dominantes anciennes dépassées ou futures en gestation n’est pas antinomique de la persistance et la dominance de la subsomption réelle du travail sous le capital, mais au contraire confirme cette subsomption et ses contradictions.

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Certes, cela n’empêche pas de déterminer des « degrés » de subsomption, d’autant que le capitalisme est un processus qui n’est pas arrivé comme un grand soir ni ne disparaitra dans un grand soir, étant issu d’une continuité et de sauts dans la continuité du processus général de la transformation par l’homme de la nature pour subvenir à ses besoins.

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Par exemple, les luttes ouvrières, les luttes du salariat, les luttes populaires dans tous les champs d’activité humaine et les nécessités internes du système touchant de façons à la fois contradictoires et communes à toutes les classes et toutes les couches sociales dans leurs diversités, contribuent à donner mouvement interne à cette subsomption.

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Par exemple, à l’intérieur du capitalisme, le « degré » de subsomption n’est pas le même lorsque les conditions de travail et d’exploitation contribuent à rapprocher les conditions d’activité et de vie du salarié de celle de la bête et quand les luttes en agissant sur ces éléments communs et contradictoires, imposent dans le capitalisme des éléments de socialisme, de communisme tels les diminutions du temps de travail, la sécurité sociale, « les temps d’activité libre » etc.

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Les luttes anticapitalistes, quel qu’en soient le « degré » de conscience consistent justement à agir et réagir sur les variations quantitatives de la subsomption, et sur la modification de ses effets sur les taux de plus-value relative et-ou absolue et les taux de profit relatif et-ou absolu dans les contextes historiques variables du processus du capital dans le processus de l’humanité.

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Ce qui pose un nouveau problème dans la culture des jeunes travailleurs, des nouvelles conditions de l’homme producteur dans le CMMNI, c’est la difficulté pour ne pas dire l’incapacité provisoire de concevoir dans leur unité les limites de l’activité humaine dans le CMMNI et de la baisse tendancielle du taux de profit et la suraccumulation-dévalorisation du capital, conjointe, en unité, avec la baisse tendancielle d’intérêt psychologique et de productivité quantitative et qualitative de l’homme producteur, ses variations, ses diversités et particularités, toutes subsumées par le capital, indissolublement de la subsomption du travail réel sous le capital.

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L’aggravation exponentielle de la crise économique et de civilisation, en dernière instance le mouvement économique qui est de beaucoup la force la plus puissante, la plus initiale, la plus décisive mais qu’il n’y a rien ici d’absolu et que tout est relatif, contient ce double et unique mouvement des limites de la production et des limites de l’acte producteur de la personne dans le système capitaliste, limites propres au système capitaliste, étant admis et réel que tout système a ses propres limites, mais que tout système a son temps de naissance, ses contradictions, et sa mort soit par transformation dans un autre mode d’existence et-ou par la disparition totale ou partielle en tant que mode avec les humains qui l’animent.

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Dans mes contacts avec de jeunes étudiante et-ou travailleurs militants syndicaux et politiques et-ou de jeunes ergologues et philosophes, ouvriers, employés, intellectuels et-ou artistes le tout ensemble, j’ai tendance à penser que ce qui manque aux nouvelles générations, pas toujours mais très souvent, c’est la dialectique que nous a apporté une présence du marxisme, même dans ses côtés plus ou moins dogmatiques, dans notre XXème siècle, ses progrès et ses drames, mais en tout cas son avancée spectaculaire des forces productives, leurs moyens donnés aux besoins humains malgré ses culs de sac tels l’ignorance de l’écologie, ignorance dont le système par lui-même n’est pas innocent.

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Il n’y aura pas de vision et d’actes réparateurs de la libération du geste du travail et de l’activité et de sa créativité par rapport à leur naissance au paléolithique et leur aliénation dans la société de classe sans la conscience de sa subsomption sous le capital, la maladie la plus grave n’étant pas de donner un rôle unique à l’indifférence du capital vis-à-vis du travail concret, ni à la reconnaissance de la pensée dans quelque geste du travail que ce soit, mais de nier une chose ou l’autre et de ne pas lier les deux choses dans un unique mouvement.

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Comme il n’y a pas de grand soir à l’issue du capitalisme, il y a donc processus façon NEP, façon Deng Xiaoping , ou toute autre invention telle la transformation qualitative, révolutionnaire, des institutions financières locales et mondiales et de la création monétaire pour les mettre au service des besoins humains et non plus de l’échange A-M-A’ à son paroxysme, et « au passage » assurer la sécurité d’emploi et de formation pour assurer une continuité ne serait-ce que relative, puis générale du processus de production et de reproduction humaine, ce qui n’empêche hélas les douleurs plus ou moins grandes de tout processus, « grand soir ou pas », et ses bonheurs, heureusement, et petits et grands « arrangements », petites et grandes vertus accompagnant le chemin.

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" …Le caractère antinomique de la production inclut qu'elle ait des limites qu'elle veut sans cesse dépasser. D’où des crises, de la surproduction, etc. Là est son premier côté, qui fait la différence avec les modes de production précédents ; le côté positif, si l’on veut. D’autre part le côté négatif, autrement dit son caractère antinomique : production en opposition aux producteurs, et sans égard pour eux. Le producteur effectif comme pur moyen de production, la richesse matérielle comme fin en soi. Et par suite le développement de cette richesse en opposition à l’individu humain et à ses dépens…" Marx, Le Capital, Chapitre VI.

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Pierre Assante, Samedi 8 octobre 2016.

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 07:27
RAPPEL : II. Forum européen sur la voie chinoise 2016 11 oct.08:30 au 11 oct.17:30.

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11 oct.08:30 au 11 oct.17:30

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Dialogue avec la Chine sur les grands enjeux européens et mondiaux

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Pour la seconde année consécutive une journée d’études est organisée entre chercheurs et universitaires chinois et français pour poursuivre le dialogue et rechercher des réponses communes à des défis communs. Des pays comme la Chine, à la recherche d’un nouveau mode de développement, proposent de nouvelles coopérations internationales. En France et en Europe, des forces politiques et sociales réfléchissent et s’organisent pour créer un monde plus juste, plus sûr, plus humain et plus solidaire.
Dans un monde en profond bouleversement de telles rencontres d’échanges sont indispensables pour résoudre les problèmes auxquels l’humanité du XXIe siècle doit faire face.
Confronter et partager les analyses, en débattre publiquement sont les objectifs de ce forum initié en partenariat avec l’Académie des Sciences sociales de Chine, le PCF, la Fondation Gabriel-Péri, les revues La Pensée et Projet, le LEM-Lieu d'études sur le mouvement des idées et des connaissances, attac
hé au Conseil national du PCF et le journall’Humanité.

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Lieu: Espace Oscar Niemeyer - 2 place du Colonel-Fabien paris 19e

Inscription auprès de la Fondation Gabriel-Péri: inscription@gabrielperi.fr

PROGRAMME DU FORUM FRANCO-CHINOIS :

http://international.pcf.fr/92022

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 10:25
"Ils ne voient toujours ici que la cause, là que l’effet". Engels à Conrad Schmidt, 27 octobre 1890.

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« …Donc, lorsque Barth prétend que nous aurions nié toute réaction des reflets politiques, etc., du mouvement économique sur le mouvement même, il ne fait que se battre contre les moulins à vent…

…Mais je n’ai pas maintenant le temps de faire la critique de ce livre. Il faut d’abord que je sorte le troisième livre du « Capital »…

…Ce qui manque à tous ces messieurs, c’est la dialectique. Ils ne voient toujours ici que la cause, là que l’effet. Que c’est une abstraction vide, que dans le monde réel pareils antagonismes polaires métaphysiques n’existent que dans les crises, mais que le grand cours des choses se produit sous la forme d’action et de réaction de forces, sans doute, très inégales, - dont le mouvement économique est de beaucoup la force la plus puissante, la plus initiale, la plus décisive, qu’il n’y a rien ici d’absolu et que tout est relatif, tout cela, que voulez-vous, ils ne le voient pas ; pour eux Hegel n’a pas existé… »

Engels à Conrad Schmidt, 27 octobre 1890.

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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 05:59
Pierre IVORRA. L’échec lamentable du CICE.

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L’échec lamentable du CICE

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MERCREDI, 5 OCTOBRE, 2016

L'HUMANITÉ

La chronique économique de Pierre Ivorra

Dans son rapport 2016, le comité de suivi du CICE (crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi) mis en place par le gouvernement vient d’estimer probable qu’il y ait eu, grâce au dispositif de baisse des cotisations et des impôts des entreprises, « de l’ordre de 50 000 à 100 000 emplois créés ou sauvegardés sur la période 2013-2014 ». Au-delà d’une assertion aussi peu vérifiable, que constate-t-on comme évolutions ?

Selon les données du ministère du Travail, le nombre de chômeurs de catégorie A, c’est-à-dire sans activité, est passé – de mai 2012, date de l’élection de François Hollande, à la fin août 2016 – de 3,160 millions à 3,814 millions, augmentant ainsi de 20,7 %. Le nombre de chômeurs de toutes catégories a progressé de 1,160 million, soit de 26,6 %, et s’élève à 5,518 millions, contre 4,360 millions en mai 2012. François Hollande n’a pas réussi à inverser la courbe du chômage.

Le CICE a-t-il au moins permis de dynamiser l’économie française ? En fait, la croissance reste faible, baissant même au deuxième trimestre de cette année de 0,1 %. L’emploi progresse légèrement, mais l’industrie continue à en perdre. De l’aveu même du comité de suivi du CICE, il n’y a pas « d’effet observable sur l’investissement, la recherche & développement (R&D) et les exportations ». Il n’y a pas non plus d’embellie du côté du commerce extérieur. Enfin, le niveau de vie des Français stagne. Seule réussite : le taux de marge des entreprises s’est redressé, les profits réalisés rapportés à l’activité augmentent.

Cette prétendue politique de l’offre repose sur l’illusion qu’en baissant le coût du travail, en relançant les profits, on redressera l’économie. Et, au final, c’est un ratage complet. Cela d’autant que la plupart des pays européens en font autant. C’est une sorte de course de sacs où chacun essaie de faire chuter son voisin, mais, au final, où tout le monde tombe. Face à cela, certains, notamment au sein de la gauche socialiste, répliquent en y opposant la politique de la demande. Il faudrait notamment augmenter la dépense publique et les salaires. Certes, mais avec quel argent ? C’est là que le bât blesse. C’est là sans aucun doute la question clé des prochaines élections : où trouver l’argent pour engager une autre politique ? En vérité, trois choses sont à changer. Il s’agit de trouver de nouveaux financements mais pour une offre et une demande elles aussi transformées, permettant de maîtriser et de pousser en avant la révolution technologique en cours afin de répondre aux besoins sociaux et environnementaux, en permettant notamment l’accès de tous aux biens communs.

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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 18:37
Aube graphique.Madrague Mont Redon
Aube graphique.Madrague Mont Redon

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LA PENSEE MARX. LE CAPITAL. LA CRITIQUE DU PROGRAMME DE GOTHA.

Une œuvre immense accomplie dans des conditions incroyablement difficiles

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L’œuvre de Marx et d’Engels est une œuvre colossale.

Cette œuvre a été permise par un progrès convergent des sciences et des techniques en gestation depuis des millénaires. Ce progrès qui se poursuit aujourd’hui a cependant perdu relativement la nécessaire convergence : pourquoi ?

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Cette œuvre a été accomplie dans des conditions humaines difficiles : le handicap de l’hostilité des classes dominantes, les difficultés matérielles personnelles quotidiennes immenses, les accidents inhérents à toute vie humaine, ses continuités, ses « ruptures momentanées de cohérences de la personne et-ou de son environnement », ses pulsions, ses erreurs aggravées par les difficultés matérielles.

Œuvre pourtant humaniste et fondamentalement progressiste, d’une extraordinaire lucidité, elle constitue l’éclosion d’une conscience synthétique d’une construction inconsciente commune qui se cherchait depuis l’antiquité : la conscience synthétique de la construction temporelle et spatiale de la société humaine, sur le temps long, sur le processus et les causalités des états historiques non prédéterminés de la société, sur l’état présent, ses contradictions successives et la recherche de sorties successives de ces contradictions dans d’autres contradiction de niveau supérieur. Et la conscience de la téléologie d’un mouvement de la personne que le travail humain révèle, mais non de la destination future globale énigmatique de ce mouvement et de la résultante de tous les mouvements dans le mouvement de l’humanité.

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La réaction des dominants aux découvertes de Marx et d’Engels et leur diffusion auprès des classe dominées a été immédiate.

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L’écriture et la publication des trois livres du Capital est un exploit exceptionnel de l’effort physique et moral de ces deux hommes dans les conditions qui leur était imposées. Et la collaboration qu’ils ont reçue de leurs familles et du mouvement ouvrier et du salariat en général, tout neuf, si elle était immense, en particulier celle de Jenny puis de ses filles, non reconnue parce que faisant partie de la division du travail décrite et dénoncée par Marx lui-même, ne pouvait compenser les difficultés de la réalisation. Réalisation non pas finale mais initiale qu’est l’œuvre de ces interprètes conscients d’un processus inconscient qu’ils furent, sur le processus de production et de reproduction matérielle et morale de l’humanité à commencer par celles des biens matériels nécessaires à sa vie humaine.

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Marx dont la conscience synthétique anthropologique, philosophique s’est réalisée dans la compréhension de l’état encore présent aujourd’hui de reproduction de la société humaine, le capitalisme, et dans l’écriture du Capital allant de pair, a dû compléter les débuts de sa rédaction et la poursuite de la conscience des débuts de son œuvre qu’il constituait, dans d’atroces difficultés de maladie et de souffrance et sans doute de moments de désespoir. Et Engels a dû pendant plus de 10 ans mettre à jour et compléter ce travail commun titanesque avec des moyens matériels meilleurs mais bien insuffisants, et relativement isolé dans ce travail lui-même, et la force personnelle à développer pour compenser ces faibles moyens.

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Les difficultés du mouvement ouvrier et du salariat en général ont été et sont aussi la conséquence de ces conditions de naissance de sa conscience.

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On peut dire que l’état présent général de la pensée humaine est une résultante de la « pensée Marx » dans le mouvement social qui l’a faite naître, et de la contre attaque du capital qu’elle a immédiatement subie avec des moyens matériels et moraux disproportionnés de la part des dominants, ce qui se comprend vu les intérêts en jeu.

Contre attaque par le capital en « commençant » par les massacres par la bourgeoise des ouvriers et artisans la Commune de Paris, succédant aux répressions antipopulaires millénaires, en passant par les guerres mondiales et coloniales qui ont laminé des générations de militants conscients, et tant de répressions qui ne sont pas dans les livres d’histoire.

Enfin effets de la puissance de cette contre attaque par le capital, la dissolution relative des idées dans un mouvement ouvrier affaibli idéologiquement à travers les épreuves et l'illusion des "adaptations nécessaires" face aux dangers et paradoxalement aussi à ses succès, au lieu de l'approfondissement permanent de son essence.

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Pourtant, les conditions actuelles, du XXIème siècle, de la concentration capitaliste, dans la société capitaliste mondialisée, numériquement informationnalisée, le degré de productivité et de production et de surproduit atteint devrait ouvrir la possibilité d’une transformation qualitative d’une organisation sociale globalement socialisée, de partage, d’abondance, de développement durable global de la société et de la personne humaine.

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Mais les conditions subjectives ne sont pas atteintes, et la dissolution de la pensée Marx dans la pensée unique de l’hyper libéralisme et l’hyper présidentialisme de démocratie moribonde en sont la raison première. Peut-être sommes-nous près d’atteindre ces conditions subjectives ? Pourquoi pas, l’avenir le dira.

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Mais il n’y aura pas de renaissance de la société dans une sortie de crise sans une renaissance de cette conscience que les mouvements, organisations et partis de protestation et transformation sociale ont eux-mêmes en partie perdue, en partie oubliée, en partie relativement étouffée eux-mêmes involontairement ou pas, et dont ils peinent à reconstituer le corps vivant, cette conscience collective traversant les actes individuels.

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Certes tout n’est pas perdu, au sens propre. La pensée Marx n’est pas perdue mais elle doit retrouver sa pleine vivacité, son plein développement critique et actif. Les effets des crises générales du capitalisme et de civilisation constituent un terrain qui peut être favorable à cette conscience, mais non automatiquement.

Elle ne les retrouvera qu’au prix d’une volonté humaine organisée de répondre au besoin de transformation en santé en usant des nouvelles « Lumières » qu’est « la pensée Marx ».

« Lumières » libérées de la classe bourgeoise dominante réduite de plus en plus à une poignée de représentants des monopoles mondiaux et de ceux qui gravitent dans leur l’orbite pour perpétuer les lois de l’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus) qui constituent la base de notre vie à tous et des contradictions qu’il induit dans cette vie à tous.

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L’œuvre de Marx et d’Engels a trouvé une continuation dans celle de Lénine, de la Révolution d’Octobre Russe, les moyens matériels qu’elle leur a fourni et a fourni à d’excellent chercheurs et acteurs de progrès, mais aussi les déformations dogmatiques et criminelles de la dictature stalinienne et des conditions de son existence, qui ont touché aussi en partie les chercheurs et acteurs de progrès des pays dits occidentaux, capitalistes développés et coloniaux et « ex-coloniaux ».

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Le développement des grandes zones régionales mondiales d’échange et leur coopération avec les anciennes, leurs transformations communes et conjointes, la maitrise des systèmes financiers et de la création monétaire pour le service de besoins humains, contiennent le dépassement possible des contradictions et la naissance d’un autre type de développement, de son "explosion" quantitative et qualitative en santé, de la sécurité de formation et d’emploi dans le monde ouvrant la voie à l’activité humaine libérée des contraintes sociales de classe, à la créativité sans rivages.

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Pierre Assante, 5 octobre 2016.

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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 09:00
.......Marseille, toujours sur les murs
.......Marseille, toujours sur les murs

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Une double page publiée le 3 octobre 2016 :

Quelle candidature pour l’élection de 2017 ?

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Y participent : Marie-Pierre Vieu, Henri Malberg, Pierre Zarka, Olivier Mayer.

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Cette double page sera sans doute en ligne dans quelques jours.

Vous pouvez aussi acheter l’Huma en ligne ou au kiosque.

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Longues intervention développant différents points de vue leurs différence et leurs rapprochements.

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Je vous fais part d’un passage du texte d’Henri Malberg, le plus clair à mes yeux :

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« ….A cet égard je trouve l’orientation du parti communiste bonne : des propositions qui peuvent converger avec toutes les forces d’une vraie gauche et la désignation en commun d’un seul candidat à la présidentielle pour les représenter. Pour donner force à cette orientation, je pense qu’il faut choisir, le 5 novembre (Date de la tenue d'un nouveau Conseil National et d'une consultation du PCF ), un candidat communiste. Un candidat qui mènera campagne pour dégager les convergences d’une vraie gauche et pour créer les conditions d’un candidat qui lui sera commun. C’est la meilleure possibilité pour que le grand parti qu’est le Parti communiste puisse être visible et peser sur la situation. Il faut proposer aux communistes, et à tous ceux qui veulent que l’on sorte enfin de cette mélasse, et des risques encourus, d’être des militants dynamiques, porteurs d’idées et d’espoir, et unitaires. Malheureusement, à l’heure actuelle, nous sommes la seule force à avoir une telle stratégie…

…Il n’est pas de progrès et pas de démocratie dans notre pays sans mouvement populaire, sans activité des partis politiques dans leur diversité et sans gauche. Je dis à ces camarades et souvent mes amis, « laissons du temps au temps » -C’est une phrase de Mitterrand. Développons les propositions communistes.

Pendant plusieurs mois, voyons leur effet. Voyons leur retentissement. Voyons les attitudes des uns et des autres. Il reste six mois avant l’élection présidentielle, nous avons le temps de combattre. Et le moment venu, nous choisirons ce qui nous semble le plus conforme à la perspective démocratique pour laquelle nous combattons…. »

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Pour ma part je renvoie AUSSI à un précédent article perso sur « L’orientation de Waldeck Rochet à nous jours et sur le Forum sur la Chine 2016 », ainsi que sur le « projet de loi sur la sécurité de l’emploi et de la formation », sur le site d’Economie & Politique, le tout sur ce blog.

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Pierre Assante, 3 octobre 2016

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 08:52
CRISE SOCIALE : NOUS NE POURRONS TROUVER D’ISSUE A CETTE MALADIE TANT QUE REGNERA LA CONFUSION SUR SA NATURE. MARX ET "LE PROGRAMME DE GOTHA"

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CRISE SOCIALE : NOUS NE POURRONS TROUVER D’ISSUE A CETTE MALADIE TANT QUE REGNERA LA CONFUSION SUR SA NATURE.

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Oui, notre société est malade et sa maladie a de graves conséquences sur notre vie de tous les jours.

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Nous ne pourrons trouver d’issue à cette maladie tant que nous n’aurons pas une conscience claire de la nature de la maladie et d’abord tant que règnera la confusion sur ce qu’est notre société et sa nature, ce qu’est la production des biens nécessaires à la vie, ce qu’est le travail qui permet cette production.

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Lors de l’unification des partis ouvriers sociaux-démocrates allemands, et dès cette période, Marx s’alarmait de la confusion entretenue dans ces partis et les graves conséquences qu’elle contenait pour leur action transformatrice de la société.

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Il ne s’agissait pas dès lors d’une querelle théologique laïque et de gauche, mais de retrouver ses esprits, rassembler ses idées sur la réalité, au moment où la plus grande confusion y régnait, confusion empêchant de trouver une voie commune, en santé, d’une la poursuite saine, vitale, vivable du processus social.

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Malgré des avancées et des progrès, la question reste entière.

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Le « programme de Gotha », modèle de confusion en matière d’analyse sociale et de programme politique, sur lequel l’unification des partis ouvriers sociaux-démocrates allemands s’est constituée, en avance sur les autres nations européennes, y compris la France, est une tare dont les partis et mouvement progressistes sont loin d’être sortis.

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« La critique du programme de Gotha », adressée par Marx à des responsables de l’époque des partis ouvriers sociaux-démocrates allemands reste d’une actualité, d’une utilité et d’une nécessité criante.

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Bien sûr, un texte, de qui que ce soit, ne contient pas en soi la solution miracle à nos maux. D’autres textes peuvent avoir la même fonction éveilleuse et éducative.

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Cependant, de par son contexte, sa brièveté relative, son urgence dans la réponse d’un moment particulier dont nous ne sommes pas sortis, le rendent particulièrement recommandable.

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Comme toute réflexion, la réflexion sur les idées de ce texte demande travail collectif et surtout accompagnement par les plus « connaisseurs », y compris en matière de « vocabulaire », de par leur expérience militante ou scientifique, les deux ensemble, auprès ce ceux que la vie n’a pas amené à se pencher sur la question, de par les multiples autres occupations qui les ont pris.

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Cet accompagnement est urgent. Et s’il semble prétentieux de proposer cet accompagnement, c’est pourtant un devoir pour un parti communiste et ses membres, pour un parti de progrès et de transformation sociale en santé.

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Voilà dont ce texte en préambule d’une étude sérieuse réclamant temps et effort, non une étude en soi, mais pour une étude en vue d’agir sur cette maladie sociale sur laquelle ces quelques mots ont débuté.

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Pierre Assante, mardi 4 octobre 2016.

LE TEXTE SUR CE LIEN :

http://pierreassante.fr/dossier/MARX_GOTHA.pdf

Ce texte de Marx reprend des phrases du Programme de Gotha (en italique au début de chaque argument), et les commente pour préciser et éclaircir un sujet donné.

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 00:36
Pierre Laurent, ce mardi, dans l’Humanité : « Pourquoi il n’est pas trop tard pour remobiliser la gauche pour 2017 »

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Pierre Laurent, ce mardi, dans l’Humanité : « Pourquoi il n’est pas trop tard pour remobiliser la gauche pour 2017 »

SÉBASTIEN CRÉPEL

LUNDI, 3 OCTOBRE, 2016

HUMANITE.FR

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Ce mardi, dans l’Humanité, le secrétaire national du PCF s’explique sur la démarche des communistes pour les élections à venir. Rassemblement, projet, choix de candidature… Pierre Laurent livre les clés du débat.

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A quelques jours de la présentation des résultats, samedi prochain, de la « grande consultation citoyenne » menée par les militants de son parti en vue de définir un projet de gauche pour 2017, le dirigeant communiste s’exprime dans l’Humanité, ce mardi, sur « les axes pour un projet possiblement commun à toutes les forces de gauche ». C’est en effet l’ambition des communistes à laquelle « rien ne nous fera renoncer », prévient Pierre Laurent, qui explique pourquoi le PCF a fait à ce stade « le choix politique de ne pas mettre un candidat dans la discussion » pour l’élection présidentielle.

L’heure de la décision approche cependant pour les communistes, avec leur conférence nationale prévue le 5 novembre, qui formulera « les choix qui seront soumis aux communistes ». Les différentes hypothèses sur la table, celle d'une candidature communiste, la possibilité de soutenir ou non la candidature de Jean-Luc Mélenchon, le rassemblement des candidatures de la gauche en rupture avec le gouvernement et la construction du cadre collectif pour y parvenir : Pierre Laurent livre les clés du débat sur tous ces sujets.

Un fil rouge structure son propos : construire une offre politique nouvelle qui permette de « ne pas se résigner à la défaite que nous promettent chaque jour les enquêtes d’opinion si le paysage des candidatures reste ce qu’il est aujourd’hui. » « Sinon, nous assisterons à la qualification des seules forces de droite et d’extrême droite, prévient-il. Jamais les communistes ne prendront la responsabilité de banaliser une telle perspective. »

« Ce que nous avons à décider, ce n’est pas seulement d’un nom, c’est une démarche globale », souligne Pierre Laurent : projet politique, lien entre campagne présidentielle et campagnes législatives, premières initiatives en chantier… Le secrétaire national du PCF détaille comment les communistes entendent peser sur la situation actuelle pour la modifier et favoriser le rassemblement « des énergies et des idées », et isoler une éventuelle candidature du clan Hollande-Valls. Europe, « made in France », nation et « identité » : Pierre Laurent livre des propositions et pointe les convergences possibles avec d’autres forces de gauche pour faire avancer un projet commun. Des propos exclusifs à ne pas manquer ce mardi.

Sébastien Crépel

journaliste

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 07:33
Marseille, sur les murs...
Marseille, sur les murs...

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I. Il est stupide et dangereux de prétendre défaire les liens matériels et moraux qui se sont constitués par régions mondiales.

II. Forum européen sur la voie chinoise 2016. 11 oct.08:30 au 11 oct.17:30 : Dialogue avec la Chine sur les grands enjeux européens et mondiaux

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I. Lorsque je lis les écrits de Waldeck Rochet (1) sur 1968 en France, sur le rôle de la classe ouvrière et de ses alliances, sur la critique du mouvement communiste international, dans la situation du capitalisme monopoliste d’Etat etc., je ne peux qu’admirer leur justesse, relative mais profonde.

Certes, il n’y a pas là une vision approfondie de ce qu’allait produire la réorganisation mondiale du travail par le capital dans les années 1960-70 et jusqu’à aujourd’hui, dans son organisation mondiale du travail elle-même, ses institutions nationales et mondiales, les sciences et techniques numériquement informationnalisées, institutionnelles, financières et militaires à leur service, et ce qui allait échapper aux mouvements ouvriers nationaux les mieux organisés, objectivement et subjectivement, isolés, ET dans les pays du « socialisme réels » de même (et leurs tares), élément premier de leur chute.

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Mais qui peut prétendre, en tant de parti, mouvement etc. avoir eu dès 1968, dès cette période une vision globale de ce qu’est devenue notre réalité locale et mondiale de 2016 ?

Le « grand » Mitterrand, lui-même, fossoyeur d’une alliance possible de la gauche pour combattre le grand capital, n’a su qu’accompagner, et mal, les transformations du monde et l’aggravation de sa crise, qui atteint aujourd’hui un paroxysme mortel si des remèdes n’y sont pas donnés.

Ce n’est ni un homme providentiel ou une femme providentielle, ni une élection, ni hier ni aujourd’hui, qui constitueront en soi le remède en question.

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J’ai le culot de prétendre qu’il est stupide de prétendre défaire les liens matériels et moraux qui se sont constitués par régions mondiales et entre-elles, Europe et institutions européennes comprises, sans créer une catastrophe de plus, un recul Impérial de civilisation. Si la nation peut constituer un échelon parmi d’autres, par ses acquis sociaux, son travail, sa culture, en aucun cas un marché national restreint ne constituera une avancée des forces productives répondant aux besoins d’un peuple. Il n’y a pas lieu d’opposer le Km. 0 et la mondialisation, ils sont une condition du développement humain et non une incompatibilité. Si vous voulez critiquer la mondialisation, ajoutez-y le qualificatif « capitaliste » dans son hyper libéralisme et son hyper démocratie représentative capitaliste présidentielle tueuse de démocratie. Le mal n’est pas la mondialisation. La mondialisation est un processus né avec l’humanité. Nous ne vivons pas une mondialisation en général, mais une mondialisation capitaliste, une concentration monopoliste mondiale, la crise de suraccumulation-dévalorisation qui va de pair et pour le moment l’absence de remèdes du mouvement populaire pour y remédier, malgré tous les efforts des communistes et des économistes marxistes (2) pour en proposer de valables et dans le rassemblement unitaire des victimes de la crise.

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La crise générale du capitalisme, pourquoi avons-nous « oublié » cette notion et cette réalité ?

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Contrôler la BCE, la création monétaire, les institutions financières et les banques, le FMI... pour les mettre au service des besoins populaires, économiques, ergologiques, écologiques, par un grand mouvement politique européen des nations convergentes, c’est cela répondre à la crise du capital et ses remèdes. Combien de fois faudra-t-il rappeler qu’il ne s’agit pas de s’attaquer au voisin, mais au capital, pour transformer un système à bout de souffle, sur le plan de la production et de la démocratie ?

Qui est aveugle au processus de réorganisation mondiale du travail des 50 dernières années, son effet sur les peuples et sur les nations, l’avance prise par le capital sur l’organisation d’un mouvement ouvrier mondial et les alliances de ce mouvement possibles dans la transformation ne peut qu’être aspiré par l’idéologie et la vision médiatiques de la classe dominante, celle du capital monopoliste mondial imperméable aux besoins sociaux et aux diversités des activités de la personne, des peuples et de l’humanité capable de répondre à ces besoins.

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Pierre Assante, 2 octobre 2016

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(1)Waldeck Rochet, Ecrits politiques 1956-1969. Editions sociales. 1976.

Cette sélection, bien que choisie d’une manière assez orientée dans la période de direction de Georges Marchais, lequel a pris souvent sans bonheur le contre-pied de Waldeck, en particulier sur la façon de concevoir l’évolution sociologique et les alliances nécessaires de la classe ouvrière est à connaître

Cette sélection nous donne à apercevoir l’ampleur d’une analyse marxiste qui restait encore dans le mouvement communiste en France, la question de la production et de l’échange dans un système déjà en crise générale, laquelle ont été réduites par la suite à une analyse évènementielle et locale perdant le lien avec le mouvement général de l’humanité.

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(2) Ne pas manquer ce moment :

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II. Forum européen sur la voie chinoise 2016

11 oct.08:30 au 11 oct.17:30

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Dialogue avec la Chine sur les grands enjeux européens et mondiaux

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Pour la seconde année consécutive une journée d’études est organisée entre chercheurs et universitaires chinois et français pour poursuivre le dialogue et rechercher des réponses communes à des défis communs. Des pays comme la Chine, à la recherche d’un nouveau mode de développement, proposent de nouvelles coopérations internationales. En France et en Europe, des forces politiques et sociales réfléchissent et s’organisent pour créer un monde plus juste, plus sûr, plus humain et plus solidaire.
Dans un monde en profond bouleversement de telles rencontres d’échanges sont indispensables pour résoudre les problèmes auxquels l’humanité du XXIe siècle doit faire face.
Confronter et partager les analyses, en débattre publiquement sont les objectifs de ce forum initié en partenariat avec l’Académie des Sciences sociales de Chine, le PCF, la Fondation Gabriel-Péri, les revues La Pensée et Projet, le LEM-Lieu d'études sur le mouvement des idées et des connaissances, attaché au Co
nseil national du PCF et le journal l’Humanité.

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Lieu: Espace Oscar Niemeyer - 2 place du Colonel-Fabien paris 19e

Inscription auprès de la Fondation Gabriel-Péri: inscription@gabrielperi.fr

PROGRAMME DU FORUM FRANCO-CHINOIS :

http://international.pcf.fr/92022

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 06:28
A.CHASSAIGNE, voir note (1)
A.CHASSAIGNE, voir note (1)

PRINCIPES

DU PROJET DE LOI

POUR LA SÉCURITÉ DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION

Elaboré, avec la participation de personnalités, de syndicalistes, de militants associatifs, d'élues et élus.

par la Commission Economique du PCF

Présenté par les groupes Communiste Républicain et Citoyen à L’assemblée Nationale et au Sénat (1)

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La proposition de loi qui suit gagnerait en outre à être confortée par une modification de la Constitution, dans son préambule, ouvrant de fait vers une 6e République. Elle concernerait le rôle social des entreprises, les pouvoirs d’intervention des travailleurs et le rôle du crédit et des institutions financières. Avec, par exemple, les trois dispositions suivantes que le Parlement pourrait adopter:

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PRINCIPES

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1° Une vision de l’entreprise, au service de l’intérêt général « L’activité économique des entreprises de production de biens ou de services, qu’elles soient privées ou publiques, à but lucratif ou non, a pour finalités le bien-être des producteurs, la sécurité de l’emploi et de la formation, la satisfaction des besoins des citoyens, la préservation de l’environnement. Les choix de gestion des entreprises sont guidés par ces buts qui priment toute autre considération. »

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2° La démocratisation du fonctionnement des entreprises « La loi détermine les conditions dans lesquelles les travailleurs exercent un pouvoir de décision dans la gestion des entreprises et dans la détermination collective des conditions de travail, sans que le droit de propriété ne puisse primer. »

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3° Des institutions financières pour le développement et l’épanouissement humain « Le crédit est un bien commun du peuple. Les institutions financières remplissent un service public national dédié au développement économique durable et à la sécurisation de l’emploi et de la formation. »

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LIRE LE PROJET DE LOI DANS SA TOTALITÉ SUR CE LIEN :

http://www.economie-politique.org/sites/default/files/eco_po_sef_03_05_16-2.pdf

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(1) Eliane ASSASSI est Présidente du groupe CRC au Sénat.

André CHASSAIGNE, est Président du groupe CRC à l'Assemblée Nationale.

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1 octobre 2016 6 01 /10 /octobre /2016 08:03
*CLIQUER CI-DESSUS*
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SOMMAIRE :

Déclaration du PCF sur Alsthom, page 2

Chômage, les menteurs, page 5

Prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu, un choix idéologique, page 9

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http://www.economie-politique.org/sites/default/files/lettre_rapse_135.pdf

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 11:30

********CLIQUER CI-DESSUS********

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« La Philo du Prolo » http://pierre.assante.over-blog.com/ Bulletin Hétérodoxe Très Perso N° 11 Octobre 2016. THÉORIE DE LA CONNAISSANCE.

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Sommaire, pages

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1. il faut que contestation et remÈdes À LA CRISE soient portÉs par une conviction qui habite puissamment la masse dune population et remplace la conviction passée obsolète

DE SALVIEN À AUJOURD’HUI. Page. 2

2. THÉORIE DE LA CONNAISSANCE et d’abord CITATION. Page 4

RÉFLEXION DE RENTRÉE SUR NOS DIFFICULTÉS, PEURS ET HUMEURS. RECUL DU MARXISME ET ENVAHISSEMENT PAR LES OBSCURANTISMES

DU VIDE CRÉÉ. Page 6

3. Lénine

XIe CONGRÈS DU P.C. (b)R.

(27 MARS - 2 AVRIL1922). Page 8

4. HANDICAP PHYSIQUE ET HANDICAP MORAL. Page 10

5. La substitution de « Est-ce que je peux le cueillir, le chasser, le produire » par « est-ce que je peux l’acheter ». Page 11

6. RÊVE ITALIEN …Page 12

7. Opération MACRON. Page 13

8. partage d’un vrai repas, d’un repas ordinaire et quotidien (2008). Page 14

9. Recommençons par le recommencement : la marchandise (Retour sur un article de 2008). Page 15

10. De l’usage du terme mutation dans le projet de texte du congres, Mutation du Parti, mutation de la société….(2008). Page 17

11. L’INCONSCIENT. Poème. (2007) Page 18

12. DE LA QUESTION DU POUVOIR DES PRODUCTEURS (2007). Page 20

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http://pierreassante.fr/dossier/La_Philo_du_Prolo_N_11_THEORIE_DE_LA_CONNAISSANCE.pdf

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 11:26
Pierre IVORRA, Portrait de groupe du capitalisme français

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Portrait de groupe du capitalisme français

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Dans une étude récente l’Insee révèle que les 150 grands groupes multinationaux français (occupant plus de 5 000 salariés, disposant d’un chiffre d’affaires supérieur à 1,5 milliard d’euros ou d’un total de bilan supérieur à 2 milliards) réalisent en 2013 environ 55 % de leur chiffre d’affaires hors de France et y occupent une même proportion de leurs effectifs.

Mesure-t-on les conséquences économiques, financières, sociales, politiques et même écologiques d’un tel redéploiement ? Nous ne sommes plus dans la France de l’après-guerre ou même dans celle de 1968. Les multinationales françaises sont aujourd’hui pleinement insérées dans la mondialisation actuelle, celle d’un capitalisme financiarisé et secoué par une crise profonde, affectant tout son système, ayant la dimension d’une crise de civilisation. Dans le contexte de la révolution technologique actuelle, cette reconfiguration des multinationales à base française transforme singulièrement la manière de produire, les échanges intra-groupes prenant le caractère de transferts internationaux de ressources, de connaissances, de technologies, de profits, de main d’œuvre avec toutes les opérations monétaires et financières susceptibles de les accompagner.

On ne s’étonnera pas de constater que l’Union européenne est la zone d’implantation la plus importante des multinationales à base française de toutes tailles avec plus particulièrement 3 pays : le Royaume-Uni, l’Allemagne et l’Espagne. Fait remarquable, la part des salariés travaillant dans l’industrie y est bien plus forte qu’en France, atteignant en Allemagne 53,2 % des effectifs employés hors France par ces groupes, 38,6 % en Espagne, 31,9 % au Royaume-Uni, contre seulement 13,9 % dans l’Hexagone. Autre trait majeur : l’importance de l’implantation de ces multinationales aux Etats-Unis. Elles y réalisent 15,4 % de leur chiffre d’affaires hors France et y emploient 11 % de leurs effectifs internationaux, contre respectivement 9,6 % et 6,6 % en Allemagne.

Cela permet de dessiner certains des traits caractéristiques du grand capital français particulièrement avec sa forte tendance à essayer de tirer partie des atouts des autres plutôt qu’à développer suffisamment les siens, en France notamment : Il cultive l’industrie dans le pays qui en a fait sa force, en Allemagne, et les nouvelles technologies aux Etats-Unis. Enfin il utilise les pays émergents et en développement particulièrement pour accumuler des profits faciles grâce à la baisse du coût du travail. Le repliement à l’intérieur de nos frontières n’aiderait évidemment pas à changer tout ça.

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Pierre IVORRA, Chronique économique, l'Humanité, 28 septembre 2016

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29 septembre 2016 4 29 /09 /septembre /2016 10:24
Cependant la condition pour qu’un bon cuisinier puisse cuisiner dépend, en dernière instance, de ce qu’il peut avoir dans le frigo.  Crise, économie, paix et développement humain

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Cependant la condition pour qu’un bon cuisinier puisse cuisiner dépend, en dernière instance, de ce qu’il peut avoir dans le frigo.

Crise, économie, paix et développement humain.

Production et développement de l’être social.

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Certes, « passer au super marché pour remplir le frigo » est un besoin évident pour qui ne veut pas mourir de faim et appartient aux couches moyennes ou basses de la société en matière de revenu.

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La question de fond pour remplir le frigo c’est le revenu personnel nécessaire aux achats, alimentaires et tout achat en général. Mais pas seulement. La question première est la production des produits et des biens que nous achetons. S’en préoccuper ne serait pas un luxe…

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Le but d’un paysan dans une société agricole marchande majoritaire c’est la production agricole autoconsommée par lui et sa famille. Plus la production agricole en surplus qu’il va vendre pour échanger des produits qu’il ne produit pas avec ceux qui les produisent.

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La motivation première dans une société capitaliste marchande et de droit dont le statut majoritaire du producteur des biens est le salariat, ce n’est pas la production, c’est le salaire permettant d’acquérir par l’achat les biens produits.

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On comprend la différence de mentalité qui peut habiter l’homme producteur selon le type de société.

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Bien sûr il existe aussi la motivation altruiste, esthétique et éthique à produire, indépendamment du mode de production. Mais cette motivation altruiste ne peut « dépasser » celles produites par les conditions historiques, concrètes, du moment, de survie et de développement de la personne dans une société donnée. Du moins jusqu’à présent, c'est-à-dire dans des conditions de production et de conscience dans leur unité, déterminées par le mode de production présent et passé. Pour ce qui est des motivations dans le futur c’est sans doute une question essentielle qui nous est posée.

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Pour ceux qui étaient adultes dans les années 1970-80, ils se souviennent des commentaires récurrents des médias, idéologiquement motivés, mais s'appuyant sur des faits, sur la question bien réelle des libertés d’expression et de déplacement dans les pays dits du « socialisme réel » ou « de l’Est ». Les questions de logement, d’études, de recherche, etc. c’était autre chose que le « débat » médiatique n’abordait pas. Ils se souviennent aussi des critiques en matière de motivation au travail dans ces pays et même des efforts des Etats de ces pays pour créer un intéressement financier motivant une meilleure participation à la production.

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L’analyse pluridisciplinaire du travail et les chercheurs qui se penchent sur les situations de travail se sont interrogés sur une multitude de questions. La motivation dans le contexte personnel et général des situations de travail fait partie de ces questions et des réponses partielles, en mouvement à ces questions.

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Pour un marxiste, je crois, la motivation première sur laquelle peuvent se développer des motivations nouvelles qui peuvent non se substituer à la motivation première, mais prendre le pas quand s’en ouvrent des possibilités, c’est le lien matériel et psychique entre l’activité et la satisfaction des besoins.

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Pour simplifier, le chasseur du clan primitif sera d’autant plus motivé à la chasse et au perfectionnement de ses techniques de chasse que la chasse résoudra son problème de faim et au-delà de goût alimentaire.

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Pour parcourir tout l’espace des besoins, le chercheur moderne sera motivé par la résolution d’une question scientifique parce que le travail et la pensée que le travail en général développe et particulièrement le travail scientifique et même philosophique lui sera devenu un besoin, l’un motivant l’autre réciproquement.

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Mais certes, un élément indispensable peut être handicapé dans un mode de production privilégiant la production de capital pour produire des biens, cet élément handicapé c’est le lien défectueux entre les besoins généraux de production et l’organisation de leur production et l’obligation handicapante de passer par la production de capital pour produire ces biens.

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Dans mon enfance et dans toute la période du « socialisme réel », l’exemple de « grands » scientifiques là-bas et ici, ici et là-bas, comme de « grands créateurs» artistiques dont la motivation participait consciemment au progrès général de la société, au libre développement de la société permettant le libre développement de chacun, cet exemple procurait à tort ou à raison des sentiments d’admiration et des envies de copier ces exemples.

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Cet exemple touchant ( au double sens du terme) à une activité particulière, les sciences, l’art etc. n’est pas limité à ces activités particulières, mais peut être constaté dans toute activité humaine, indépendamment des hiérarchies données aux activités humaines dans une société donnée.

Certes ce type de mimétisme et donc de motivation, tendant à développer les aptitudes et les capacités de la personne, des jeunes en particulier, existe toujours et partout, sans quoi, toute la société se serait effondrée, mais est limité par les conditions d’exercice de leur activité, la production de capital à laquelle elle est asservie.

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Le lien entre activité et satisfaction des besoins, du besoin élémentaire au besoin de savoir et au besoin conscient de développement de la conscience, et le type de motivation qui en découle, doit être libéré, c’est ma conviction, de la motivation première de besoin de production de capital de notre société capitaliste, mondialisée, numériquement informationnalisée, à son paroxysme ultralibéral de sa marchandisation de toutes les activités humaines et de son hyper-représentativité présidentielle de fin de démocratie bourgeoise, mortellement malade, limitée, ignorante de la démocratie du producteur.

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Comment ?

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En rompant progressivement, dans la continuité processuelle et les sauts du développement humain, ses causalités et ses inventions, sa volonté et les nécessités, en rompant, dis-je, et disons-nous, le lien entre entre production de capital et production des biens.

En menant jusqu’au bout les capacités du capital à produire des biens et en dépassant les contradictions entre production de capital et production de biens.

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Le système d’échange repose aujourd’hui sur l’immense croissance de la mobilité du capital, sa mondialisation, sa numérisation informationnelle, laquelle repose elle-même, en action réciproque sur tous les échelons, du local au mondial, en passant par la cité, les régions, les nations, les zones régionales du monde comme l’Europe, l’immense croissance de la mondialisation du système de création monétaire et sa distribution par le système financiers (1).

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Ce n’est pas en cassant cette machine d’échange, comme les canuts auraient cassé les nouveaux métiers à tisser que nous répondrons à nos besoins. C’est en la transformant et en la mettant au service des besoins humains, du développement matériel et moral de l’humanité, quantitativement et qualitativement.

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La sécurité de l’emploi et de la formation, assurant une continuité permettant le développement et une reproduction de la vie humaine, fait partie des besoins. Ce qui ne veut pas dire uniformité des activités et des choix d’activité mais création des conditions permettant une infinie diversité et ces choix.

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La maîtrise du mouvement du capital dans le sens de placer les investissements réels et symboliques que représente la quantité réelle et symbolique que l’argent contient, passe par une transformation progressive et révolutionnaire du système financier et de la création monétaire dans un premier temps, vers un autre type de production et d’échange ou la mesure sera celle des besoins en fonction de capacités communes mais diverses données, sociales, générales de l’humanité comme personnelles dans cette humanité.

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En écrivant cela je pense fortement à Salvien de Marseille.

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Lui aussi a connu une fin d’Empire, mais sans le renouvellement en continuité relative des capacités que cet Empire et son mode de production esclavagiste, dans lequel existaient cependant aussi en masse des paysans et citoyens libres, avait créé. Un énorme trou de reconstitution de l’organisation et de forces sociale s’en est suivi.

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Nous, nous possédons les conditions de cette continuité, dans tous les domaines, économie, ergologie, anthroponomie, écologie, et sciences et techniques attachées à l’unité de ces domaines.

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Ce qui nous manque encore, c’est la conscience majoritaire des remèdes à la crise qui menace notre vie, son développement. L’économie marxiste et son développement ont a été mis sous le boisseau, car sa connaissance menaçait et menace le système, ceux qui le soutiennent, à notre différence, consciemment et qui en profitent personnellement, mais certes bien mal….

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Il est temps qu’un grand mouvement populaire et une organisation d’un grand mouvement populaire remette au centre de la crise et de notre développement humain les remèdes que la pensée économique marxiste et son développement contiennent.

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La crise générale, mondiale, c'est-à-dire les effets des contradictions du capital et la menace sur le développement humain n’ont pas comme seul remède l’analyse économique marxiste et les remèdes qu’elle propose.

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Cependant la condition pour qu’un bon cuisinier puisse cuisiner dépend, en dernière instance de ce qu’il peut avoir dans le frigo.

La répétition fréquente de mots en particulier dans une même phrase est volontaire.

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Pierre Assante, 29 septembre 2016.

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(1) Très rapidement : Il faudrait faire ici un rappel des conditions de création de la plus-value, relative et absolue, des conditions « concurrentielles » des progrès ou pas de la productivité, un rappel sur la baisse tendancielle du taux de profit sur un objet produit « compensée » un temps pour le capital (contre tendance) dans-par par l’immense augmentation de l’ensemble de la production et du profit global par rapport au profit sur un objet produit, et les activités parasitaires ( explosion de la spéculation financière parasitaire) que cette masse de production et de profit ouvrent, enfin un rappel sur la suraccumulation-dévalorisation du capital, les crises cycliques et la crise systémique.

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 16:16
CONSEIL NATIONAL DU PCF 24 septembre 2016, Rapport introductif, Pierre Dharréville, Rapport sur l'Europe, Anne Sabourin. Relevé de décisions.

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CONSEIL NATIONAL DU PCF 24 septembre 2016, Rapport introductif, Pierre Dharréville, Rapport sur l'Europe, Anne Sabourin.

Relevé de décisions.

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Rapport introductif, Pierre Dharréville

".....Sur le visage du monde, au front de nos contemporains, il y a ce pli d’inquiétude. Nous sentons le frisson qui parcourt la planète, ces rafales irrégulières qui viennent gifler et griffer nos existences entremêlées. Nous sentons que la terre se tend, qu’un grondement sourd la traverse, que des failles s’y dessinent. Nous savons plus ou moins confusément n'en avoir pas fini avec les catastrophes. Sans les nier, ni sans les augmenter, il s’agit donc de ne pas s’y résoudre. Comme l’écrivait Victor Hugo : « Tenter, braver, persévérer, c’est être fidèle à soi-même, prendre corps à corps le destin, étonner la catastrophe par le peu de peur qu’elle nous fait. » Ne pas maquiller ce pli d’inquiétude persistant, l’écouter, le comprendre, en attaquer la cause. De ce pli, faire une ride, une marque du passé. Ce pli sur nos fronts est le reflet de cette faille sur le monde que désigne Thierry Fabre, animateur des Rencontres d’Averroès. « Une faille, dit-il, est plus qu’une simple fissure, dans tout son étirement, mais elle n’est pas encore une fracture, irréparable. Il reste un monde des possibles, pour mieux nous relier. » De ce qui vient, nous ne savons pas tout, nous ne pourrons tout maîtriser, mais on nous trouvera debout, cherchant à gagner de la hauteur et de la profondeur, cherchant à agir avec d’autres, avec chacune et chacun, c’est-à-dire à faire de la politique. Avec ce qu’il faut de calme et ce qu’il faut de passion, avec ce qu’il faut de révolte et ce qu’il faut de tendresse, avec ce qu’il faut d’exigences pour aujourd’hui et ce qu’il faut d’espoirs pour demain. Dans cette faille, dans ces failles, il y a un espace pour la politique. Pour ne pas rester dans le vague, il faudrait en dire plus sur la catastrophe et……"

...SUITE SUR CE LIEN 1 :

http://www.pcf.fr/sites/default/files/rapport_cn_24_sept_2016_0.pdf

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Rapport sur l'Europe, Anne Sabourin

"....« En crise », « dans la tourmente », « en voie de dislocation », les constats alarmistes pleuvent sur l'état de la construction européenne. C'est Jean-Claude Juncker, le président de la Commission, qui en parlait le mieux, la semaine dernière, lors de son discours sur l'état de l'Union, devant le Parlement européen : « J'ai été le témoin de plusieurs décennies d'intégration européenne. [...] Mais, jamais encore, je n'avais vu un terrain d'entente aussi réduit entre nos États membres. [...] Jamais encore je n'avais vu des représentants des institutions de l'Union fixer des priorités aussi différentes, parfois en opposition directe avec les gouvernements et les parlements nationaux. C'est comme s'il n'y avait quasiment plus de point de rencontre entre l'Union et ses capitales nationales. » Le constat est juste : nous sommes entrés dans l'Europe post-crach financier de 2008, l'Europe de la crise sociale, l'Europe des chocs politiques à répétition, l'Europe qui commence à se replier. Les fondements de l'Union européenne libérale ont non seulement conduit à la crise, mais l'ont lourdement aggravée. La croissance est de plus en plus atone en Europe, mais les tendances déflationnistes sont de plus en plus à l'œuvre avec à présent un recul des prix. Ceci tandis que la croissance financière s'envole. Le monde a retrouvé en 2015 (fin 2014) le niveau de levier financier de la veille de la crise de 2007- 2008 avec des dettes quasi équivalentes. Nous sommes dans la même configuration qu'avant l'étincelle des subprimes qui a déclenché la crise financière. L'investissement tant public que privé se réduit parce que l'argent est absorbé par la finance, planqué par les multinationales et les plus riches. Des 80 milliards par mois créés par la BCE, des 1000 milliards d'évasion ou de fraude fiscale à l'échelle européenne estimés par les frères Bocquet, pas un cent n'est investi dans les outils productifs, encore moins dans les services publics. La destruction de l'industrie se poursuit – Alstom à Belfort en est un triste exemple. Mais c'est aussi le cas de Caterpillar à Charleroi et en Irlande du Nord......"

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...SUITE SUR CE LIEN 2 :

http://www.pcf.fr/sites/default/files/rapport_europe_anne_sabourin_cn_24_25_sept_2016.pdf

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Relevé de décisions :

"... . loi travail : prendre des initiatives militantes et parlementaires contre l’application de cette loi, pour une alternative de sécurisation de l’emploi et de la formation et contre la criminalisation de l'action syndicale ;

· faire grandir une grande bataille nationale pour un renouveau de notre politique industrielle, notamment ferroviaire et énergétique, en lien avec les mobilisations à Alstom, EDF,... Une délégation du PCF participera à la manifestation nationale des « Alsthommes », le 27 septembre ;

· lutte contre la finance et pour une autre utilisation de l'argent : prendre appui sur le succès du livre d'Alain et Éric Bocquet, sur le rapport parlementaire sur le CICE et sur nos propositions pour un pôle public bancaire afin de porter nos solutions alternatives ;

· mener une bataille pour des solutions humaines d’accueil des migrant-e-s et des réfugié‑e‑s ;

· prendre des initiatives pour construire un grand mouvement pacifiste après le succès de la Marche pour la paix du 24 septembre ;

· poursuivre la bataille sur la situation des communes et des services publics dans les territoires avec la préparation des Assises du 19 novembre avec Convergence des services publics et des mobilisations locales comme celle du grand marché solidaire du 14 octobre, à Grigny, pour protester contre la fermeture de l'unique grande surface commerciale de la ville.....

.......

· continuer à faire grandir des majorités populaires pour des changements de progrès à gauche, en faisant reculer les idées de droite et d'extrême droite ;

· poursuivre nos efforts de rassemblement politique pour transformer ces majorités en majorités politiques, nationale par une candidature commune à la présidentielle, et des majorités locales par l'élection de député-e-s ;

· faire le choix pour l’élection présidentielle qui permette de faire avancer ces objectifs le plus loin possible ;

· construire nos candidatures législatives avec cette même ambition, en obtenant le meilleur score national pour ces candidatures et en faisant élire le plus grand nombre possible de député-e-s communistes pour permettre la constitution d’un groupe à l’Assemblée nationale ;

· préparer les sénatoriales dans le même esprit.......

......

· Prendre de nouvelles initiatives de rassemblement sans faire de choix de candidat au 5 novembre.

· Un appel à voter Jean-Luc Mélenchon, en affirmant l'autonomie du PCF, sa démarche de rassemblement.

· Engager une candidature issue du PCF, porteuse de ses idées et de sa démarche de rassemblement......"

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Relevé de décisions, SUITE SUR CE LIEN :

http://13.pcf.fr/91811

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 08:01
Candidature Présidentielles : " DE L'AUDACE, ENCORE DE L'AUDACE...." Contribution rédigée par Yves Dimicoli, Denis Durand (membre du conseil national du PCF), Didier Le Reste (membre du conseil national du PCF), Nicolas Marchand.

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Déjà Mis en ligne une première fois sur ce blog le 22/09/2016

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DE L'AUDACE, ENCORE DE L'AUDACE...

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Contribution rédigée par Yves Dimicoli, Denis Durand (membre du conseil national du PCF), Didier Le Reste (membre du conseil national du PCF), Nicolas Marchand

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En se prononçant, en juin dernier, pour un processus de rassemblement pour l'élection présidentielle, notre 37eme Congrès a décidé ceci :

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« Les communistes travaillent pleinement à un tel processus et à y engager un-e candidat-e pour y mettre en débat nos idées et y porter notre conception du rassemblement ».

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On a déjà beaucoup tardé à appliquer cette décision. Il est maintenant urgent d'ouvrir le processus démocratique de choix du représentant du PCF.

Voyons la réalité en face : depuis plusieurs mois, notre parti multiplie les appels pour ouvrir la voie de la définition d'un socle programmatique commun vers une candidature commune à gauche, alternative à celle de F. Hollande ou de l'un de ses clones. Pierre Laurent a réitéré cet appel avec insistance pendant la Fête de l'Humanité, en présence des forces concernées. Mais au lendemain de la Fête, chacun s'étant exprimé, force est de constater que la situation est bloquée.

Dans le débat public, en matière de propositions susceptibles de répondre aux attentes populaires, on est très loin de ce qui est nécessaire face à la gravité de la situation sociale, écologique, économique et financière.

Le doute sur les promesses politiques, d'où qu'elles viennent, est énorme. Il y a une exigence de radicalité, de faisabilité et de cohérence, vis-à-vis de laquelle les sondages montrent qu'aucun candidat ne passe la rampe. L’entrée d’un-e candidat-e communiste, à disposition du rassemblement et de la gauche, permettrait d’élever le débat de propositions, pour un projet à la hauteur des urgences face à la crise systémique et de civilisation, un projet capable par son audace et sa crédibilité de remobiliser le peuple de gauche dans sa diversité, un projet en phase avec le besoin d’alternative manifestée par le mouvement social.

Il s'agit d'avancer sur des propositions précises et cohérentes.

Un socle partagé ne peut se limiter au plus petit dénominateur commun. Constater des convergences ne suffit pas, surtout si elles ne concernent que des thématiques générales sans traduction dans des dispositifs opérationnels concrets, jusqu'aux indispensables moyens nouveaux de financement. C'est la question sur laquelle ont buté toutes les expériences de gauche. En l'état, c'est ce qui manque pour transformer les convergences existantes en levier de rassemblement capable de faire le poids face à la puissance des marchés, mais aussi face à la force que pourrait donner au candidat Hollande la peur d'un second tour entre la droite et l'extrême-droite.

Il y a besoin du PCF pour apporter des propositions précises à débattre, particulièrement pour des pouvoirs citoyens sur les banques, l'euro et la BCE, les finances publiques et les entreprises, pour un très grand essor de l'emploi et des services publics, pour une production industrielle et de services ambitieuse, répondant aux exigences sociales, écologiques, de maîtrise nationale et de coopération internationale.

Notre initiative « Que demande le peuple ? » est un point d 'appui utile. Il faut la prolonger d'une grande campagne de propositions, en prise sur l'actualité et les luttes : pour cela, il nous faut un candidat.

Le chantier de la construction d'une candidature commune alternative à gauche est enrayé par ce qui fonctionne, en fait, comme un couple de forces bloquant le processus :

  • d'un côté, JL Mélenchon récuse toute idée de candidature commune ; il prend ainsi la responsabilité de la division, en rompant avec le Front de gauche. Il n'hésite pas à se réclamer du programme l'Humain d'abord, alors qu'il récuse les dispositions précises qui en font la radicalité, et poursuit une dérive nationale-populiste, qu'il serait impossible aux communistes de soutenir. La faiblesse et l’ambiguïté de ses propositions, corollaire de sa volonté de jouer sur les mécontentements, et son discours violemment anti-PS s'avèrent un repoussoir pour la grande masse des électeurs socialistes désespérés par Hollande, et contribue ainsi, en pratique, à alimenter l'abstention ou à faire grandir la crédibilité de Le Pen ;
  • de l'autre, F. Hollande peut alors espérer compter, le jour venu, sur un renfort de ces électeurs de gauche en déshérence face au risque d'un second tour se jouant entre la droite et son extrême.

La multiplication des candidatures à gauche exprime, au-delà de la compétition des « ego », le refus d’un tel blocage. Mais elle accentue l’impuissance à le lever.

Le pire, face à cela, serait de renoncer. D'où la nécessité que le PCF, qui a démontré sa disponibilité pour ne pas en rajouter à ce paysage si fragmenté, fasse avancer le débat d'idées en l'incarnant, sans tarder, dans une personnalité et des propositions à la disposition de la recherche d'une candidature commune.

Le temps presse. Alors que les candidats développent leur campagne, présentent leurs propositions, bénéficient de toute l'attention médiatique, on entend très peu la voix et les propositions d'un parti qui n'a pas de candidat. Cela accrédite l'idée que le parti communiste est voué à s'effacer en se ralliant à l'un ou l'autre des candidats. L'attentisme ne peut que nourrir cette situation dangereuse dont les conséquences seraient lourdes aux législatives, pour le mouvement social, comme pour le PCF et son existence si nécessaire, bien au-delà de 2017. La responsabilité de la direction du PCF est grande pour ne pas enfermer le parti dans cette situation, ne pas laisser s'installer le défaitisme ou la résignation.

On ne débloquera pas la situation en retardant sans cesse le moment de s'engager dans la campagne avec nos idées marquées par l’Humain d’abord, et un candidat pour les porter. Le candidat du PCF ne sera pas « un candidat de plus », il sera un candidat pas comme les autres : sa campagne donnera de l'écho, indissociablement de son objectif unitaire, à des propositions novatrices, radicales et réalistes. Elle pourra ainsi marquer le contenu d'un socle commun suffisamment cohérent, condition d'une candidature commune qu'il s'agira de continuer à favoriser dans les mois qui viennent. Et quoiqu'il arrive, elle sera utile pour l'avenir.

Dans cette période troublée, incertaine, propice au désarroi faute de perspective de progrès, l'heure est à l'audace politique qui a permis d'écrire les meilleures pages de l'histoire du PCF et de notre pays.

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26 septembre 2016 1 26 /09 /septembre /2016 10:54
***F.Boccara***
***F.Boccara***

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Est-il possible de remettre en cause la « doxa » libérale ?

Pour des avancées nouvelles des idées et des luttes

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par Frédéric Boccara, Docteur en sciences économiques .

Membre de l’exécutif national du PCF, Economiste atterré.

Membre du conseil économique, social et environnemental

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La question se pose après la publication du livre de Cahuc et Zylberberg (C&Z) qui traite de « négationnistes » les économistes atterrés, la CGT et le PCF tandis que les médias dominants ne brillent pas par leur pluralisme d’analyse économique. Et les travaux de l’AFEP ont montré que la diversité du recrutement des économistes était menacée à l’Université.

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Cette situation ne date pas d’aujourd’hui. Elle s’exacerbe. Mais l’unilatéralisme des médias choque de plus en plus. D’où le succès populaire des atterrés, militants et économistes, qui inquiète évidemment l’establishment.

Ce dernier préfèrerait que le mouvement social, le débat politique d’alternatives, à défaut de partager la « doxa » libérale, rejette d’un revers de manche toute pensée économique, tout effort de rigueur construite reliant théorie, faits et pratique ; et sombre dans le populisme. Mais se manifeste une envie de « comprendre pour accomplir » (H. Jourdain, syndicaliste de l’aéronautique et communiste). Les pensées hétérodoxes considèrent l’économie comme une science sociale et la société dans sa dimension historique. Diverse, l’hétérodoxie va de Marx à Keynes et Schumpeter, en passant par Veblen et bien d’autres. Liée aux luttes et à la créativité sociale, elle a participé de façon décisive à la sortie de la crise à la Libération et a modelé le courant révolutionnaire réaliste qui a permis en France cette issue.

L’appel de C&Z à l’épuration est inadmissible et dangereux. Mais il choque largement.

Les apories de C&Z sur la méthode ont été relevées : comment prétendre isoler un seul facteur parmi de multiples autres pour identifier un seul effet dont il serait la cause unique, en repérant des personnes totalement interchangeables ? C’est réduire la société au marché, avec des individus indépendants, et mettre de côté institutions, représentations etc. L’hétérodoxie a en commun de penser que le marché n’est pas indépassable. C’est très différent de l’amendement libéral-réaliste du marché par l’Etat son complément. L’hétérodoxie a en commun d’admettre la possibilité de crises venues de l’intérieur du système (« endogènes »). Alors que C&Z nous disent que les capitaux ne peuvent pas exiger une rentabilité excessive et folle, car sinon « la finance » s’en apercevrait à l’avance ! Le marché financier est donc omniscient ? Fausse évidence, que de se baser pour cela sur le fait qu’une ou deux années de récession sur 40 ans serait un pourcentage négligeable. Pour C&Z les entreprises n’auraient qu’un seul coût celui du travail. Est-ce scientifique d’avoir des hypothèses si loin du réel ? ! Leur base est une théorie précise, néo-classique, dans laquelle le capital produit seul sa valeur et le travail produirait seul la sienne. Incontestable ?

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Cela ne doit pas masquer le besoin de dépasser le dualisme entre doxa libérale et keynésianisme traditionnel. Particulièrement face au monde nouveau et aux défis de la crise systémique radicale. Les avancées marxistes sont au cœur de cela, avec l’équipe d’Economie & Politique et les travaux de Paul Boccara. Refoulées et méconnues, leur diffusion s’est resserrée au fur et à mesure que montait le tournant droitier du PS et le rejet du marxisme vivant jusqu’au PCF, alors que dans les années 1970, elles jouaient un rôle pivot en lien avec leur explication, toujours actuelle, de la crise. Méconnues elles marquent pourtant jusqu’au vocabulaire sur la « sécurisation » de l’emploi !

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Quelques enjeux : comment dépasser le marché du travail par une sécurité mobile d’emploi ou de formation ? l’intervention publique quelle qu’elle soit, même pour sauver les profits ? Dépasser l’opposition entre stimulation de la demande et « économie de l’offre », en articulant stimulation de la demande et autre offre. Limiter la norme financière et encadrer le taux de profit ou avancer vers de nouveaux critères de gestion des entreprises. Ne voir dans les salariés que des consommateurs potentiels par leurs salaires ou un élément-clé de l’efficacité de l’offre ? Ignorer la spécificité des services publics, de la protection sociale et des communs ? Réduire la monnaie à une quantité d’argent créée ou s’intéresser à sa destination (placements financiers versus production réelle), et donc ne pas la dissocier du conflit sur son but (être du capital ou pas) et des institutions qui la créent – banques, banques centrales – de leur règles. Ignorer la spécificité de la révolution technologique informationnelle actuelle ? Libre-échangisme versus contrôle des frontières ou quelles institutions internationale de maîtrise des échanges pour les biens communs ?

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Frédéric Boccara

Docteur en sciences économiques

Membre de l’exécutif national du PCF

Economiste atterré

Membre du conseil économique, social et environnemental

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Cet article a été publié dans l'Humanité du 26 septembre 2016 dans le cadre d'un débat sur 2 pages avec plusieurs autres économistes :

http://pierreassante.fr/dossier/Huma-Debat.jpg​

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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 11:24
************VIDEO : CLIQUER CI-DESSUS************
************VIDEO : CLIQUER CI-DESSUS************

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Video ET Pétition, Claude JORDA : ALTEO pour une production respectueuse de notre environnement.

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La Vidéo

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=pRyC4CrXacE

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La pétition

https://www.change.org/p/alteo-pour-une-production-respectueuse-de-notre-environnement

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24 septembre 2016 6 24 /09 /septembre /2016 07:31
SUR L’AFFAIRE SOCIETE GENERALE/KERVIEL.  Comprendre le rapport Justice/Système social et ses contradictions à résoudre.

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SUR L’AFFAIRE SOCIETE GENERALE/KERVIEL.

Comprendre le rapport Justice/Système social et ses contradictions à résoudre.

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Mais, souligne la cour, « quelles que soient la ruse et la détermination de l’auteur des faits, ou la sophistication des procédés employés, un tel préjudice n’aurait pas pu être atteint sans le caractère éminemment lacunaire des systèmes de contrôle de la Société générale, qui ont généré un degré de vulnérabilité élevé. »

« Cette organisation défaillante et cette accumulation de manquements, poursuit l’arrêt de la cour, ont permis la commission des délits et retardé leur détection. » Ils ont également « eu un rôle causal essentiel dans la survenance et le développement du préjudice jusqu’à un seuil critique. C’est ainsi qu’a pu se créer une situation en tout point exceptionnelle, à la fois par l’ampleur du dommage et par les risques qu’elle a fait peser sur l’ensemble de l’économie. »

« Dès lors, conclut l’arrêt, si les fautes pénales commises par Jérôme Kerviel ont directement concouru à la production du dommage subi par la Société générale, les fautes multiples commises par la banque ont eu un rôle majeur et déterminant dans le processus causal du très important préjudice qui en a découlé pour elle. »

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Trader est-il illégal ?

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Les économistes qui depuis Adam Smith et Ricardo ont étudié au XVIIIème siècle et jusqu’à aujourd’hui le capital pour le compte du système capitaliste et ses hommes, ont appelé capital productif celui qui permet dans un investissement d’obtenir plus d’argent qu’on en a investi. Un cadre législatif mouvant a été établi, dans la société marchande et de droit pour apprécier les limites dans lesquelles peuvent s’exercer l’activité spéculative comme toutes les autres activités humaines.

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Cette productivité du capital n’est donc pas le produit d’une production particulière concrète, mais indifféremment le produit d’une spéculation faite sur une production matérielle concrète et-ou une opération financière spéculative n’ayant pas comme base une production concrète de biens.

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En dernière instance, en dernier ressort, la spéculation ne pourrait exister sans une base de production de biens matériels et les services nécessaires qui permettent cette production de biens matériels.

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Mais l’existence de cette base de production des biens matériels n’est pas la préoccupation du capitaliste, du petit épargnant pauvre qui place 10 € à la caisse d’épargne populaire jusqu'aux vrais et grands capitalistes, ceux qui gèrent dans leur intérêt global un ou plusieurs monopoles industriel et-ou financier et leurs ramifications dans leur imbrication industrialo-financière. Ce qui intéresse, c’est combien cela va rapporter…

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Pour en revenir à l’usage productif d’un capital non producteur direct de bien, on comprend facilement que la spéculation et l’argent tiré de cette spéculation s’il peut être considéré comme illégitime, n’est en rien illégal dans la législation d’une société capitaliste, d’un Etat capitaliste, d’un monde capitaliste.

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Alors pourquoi juger responsable une banque ou un trader donc la spéculation a échoué ? Question absurde qui supposerait que la loi est « juste » alors qu’elle est faite pour le « meilleur » fonctionnement possible du capital (1).

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Certes, la justice, comme toute activité humaine, dans un système capitaliste est pénétrée d’une double contradiction : celle de permettre à la société de se reproduire et celle du capital de se reproduire avec la société. La contradiction entre la SATISFACTION DES BESOINS HUMAINS ET LA SATISFACTION DES BESOINS DU CAPITAL , voilà bien ce qui crée la crise de production des biens nécessaires à la vie humaine et de reproduction de la société et la crise de la justice dans cette reproduction de la société laquelle ne peut survivre et vivre sans la reproduction élargie, développée, complexifiée des biens nécessaires à la vie humaine.

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En outre, dans l’affaire Société Générale/Jérôme Kerviel, ce qui est intervenu essentiellement dans l’échec de l’opération du trader, c’est la crise financière de 2008 dans une étape de la crise générale du capitalisme, de la production capitaliste, qui a placé le capital dans l’impossibilité du moment de tirer globalement plus d’argent que l’argent investi, c'est-à-dire mis le capital, pendant toute la crise dans l’incapacité d’opérer une spéculation productive de capital, avec les inégalités des opérations, certaines continuant de produire plus ou moins de capital au détriment de celles qui en ont perdu.

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La spéculation étant donc tout à fait légale, le travail du trader tout à fait légal, en quoi un tribunal peut trouver volontairement responsable et donc coupable une partie ou une autre dans une opération de spéculation légale ?

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Ce n’est pas la première fois dans la société capitaliste que la justice se trouve confrontée à devoir juger financièrement une activité légale illégitime. Il fut un temps où la morale du capital faisant pression sur le spéculateur ruiné consistait à exiger du spéculateur la mort, c'est-à-dire le suicide.

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Nous n’en sommes plus là, enfin pour le moment, la justice du capital ayant développé des palliatifs à ses contradictions, alors que ses contradictions, avec le développement du capital mondialisé, numériquement informationnalisé, n’ont fait que grandir immensément et que la crise productive est devenu une crise mondiale de la production quantitative et qualitative nécessaire à la vie humaine, dont les crises écologique, ergologique, anthroponymique sont des parts unies dans l’ensemble de la crise, terrifiantes pour l’avenir de l’humanité.

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Le parcours de Jérôme Kerviel est exemplaire d’une prise de conscience d’une personne sur une activité du capital, le rôle qu’elle y a joué légalement dans le cadre du travail pour lequel elle a été employée et les contradictions dans lesquelles l’activité capitaliste se joue. Jusqu’où ira cette prise de conscience qui ne concerne pas que Jérôme Kerviel mais tout un chacun dans cette société qu’il faut guérir de l’échange Argent-Marchandise-Argent’ plus mortellement malade, la suraccumulation-dévalorisation du capital liée à cet échange.

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La prise conscience peut déboucher sur une prise de position gauchiste, c'est-à-dire sur l’impatience et une volonté inefficaces de transformer la société capitaliste sans créer les conditions de son évolution vers son dépassement-abolition.

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Ce n’est que par le développement de la société capitaliste, tout en combattant ses effets négatifs pour le développement humain et en trouvant et appliquant des remèdes aux causes de ces effets négatifs qu’on la dépassera dans une société en santé humaine. La NEP de 1921 volontairement avortée où la Réforme réussie de Deng Xiaoping et ses successeurs en sont des étapes, mais des étapes comportant toujours des contradictions et des crises plus ou moins dramatiques, plus ou moins criminelles, comme toute activité humaine mettant en jeu des intérêts fortement contradictoires si on considère le mouvement de la société dans son ensemble

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Dans les étapes de ce dépassement, la maîtrise populaire, politique et juridique de l’usage du système financier et monétaire en Europe et dans le monde sous l’impulsion d’un grand mouvement populaire dans ce sens, et à travers la recherche de sécurité d’emploi et de formation assurant la stabilité relative mais suffisante de la personne dans celle de la société, cette maîtrise est essentielle.

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Dit sous une autre forme, il s’agit de la maîtrise du mouvement du capital "redevenant" à partir des possibilités et réalités déjà existantes, relativement, provisoirement et artificiellement par volonté politique, mais évidemment non vraiment, "mesure pure", idéale, d’échange stricto sensu, en attendant une transformation qualitative radicale du mode d’échange et de production en qualité et en abondance dans un processus que ce processus de maîtrise initialisera, en assurant mieux l’investissement dans les activités nécessaires aux besoins humains d’existence et de développement. (ouf !)

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C’est ni plus ni moins un processus à la fois « socialement naturel » et « forcé » tout en respectant les rythmes possibles consentis des personnes productrices et des peuples producteurs, de sortie progressive et radicale du système et de son principe d’échange Argent-Marchandise-Argent’ plus qui a permis un temps le développement de la productivité et de la production nécessaire à la vie humaine, et qui est arrivé à terme au paroxysme et à obsolescence et au besoin d’un autre type de développement et de civilisation, en quantité et en qualité.

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C’est un saut social dans la continuité sociale, en qualité et en santé, qui comme tout saut social fait appel à la volonté sociale, mélange d’effort et d’habitude, de dé normalisation de l’état antécédent - re normalisation dans l’état nouveau, états micros et macro, qui dépasse l’état présent d’une mentalité et l’état présent de la société.

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Pierre Assante, 24 septembre 2016.

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(1) Comprendre les cas de duplicité morale et juridique des classes dominantes dans l'histoire :

"....Admettons que, dans la manière de concevoir la marche de l'histoire, on détache les idées de la classe dominante de cette classe dominante elle-même et qu'on en fasse une entité. Mettons qu'on s'en tienne au fait que telles ou telles idées ont dominé à telle époque, sans s'inquiéter des conditions de la production ni des producteurs de ces idées, en faisant donc abstraction des individus et des circonstances mondiales qui sont à la base de ces idées. On pourra alors dire, par exemple, qu'au temps où l'aristocratie régnait, c'était le règne des concepts d'honneur, de fidélité, etc., et qu'au temps où régnait la bourgeoisie, c'était le règne des concepts de liberté, d'égalité, etc. Ces “concepts dominants” auront une forme d'autant plus générale et généralisée que la classe dominante est davantage contrainte à présenter ses intérêts comme étant l'intérêt de tous les membres de la société. En moyenne, la classe dominante elle même se représente que ce sont ses concepts qui règnent et ne les distingue des idées dominantes des époques antérieures qu'en les présentant comme des vérités éternelles. C'est ce que s'imagine la classe dominante elle-même dans son ensemble. Cette conception de l'histoire commune à tous les historiens, tout spécialement depuis le XVIII° siècle, se heurtera nécessairement à ce phénomène que les pensées régnantes seront de plus en plus abstraites, c'est-à-dire qu'elles affectent de plus en plus la forme de l'universalité. En effet, chaque nouvelle classe qui prend la place de celle qui dominait avant elle est obligée, ne fût-ce que pour parvenir à ses fins, de représenter son intérêt comme l'intérêt commun de tous les membres de la société ou, pour exprimer les choses sur le plan des idées : cette classe est obligée de donner à ses pensées la forme de l'universalité, de les représenter comme étant les seules raisonnables, les seules universellement valables...."

L'idéologie allemande, Marx et Engels.

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P.S. Les répétitions de mots sont volontaires, les phrases tarabiscotées non....

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 22:39
Pierre IVORRA : La vraie gauche a besoin d’Europe.

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La vraie gauche a besoin d’Europe

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Tout en essayant de donner le sentiment de ne pas y toucher, nos libéraux et sociaux-libéraux européens sont en train de faire imploser la construction européenne. En nourrissant le chômage, la précarité, en ruinant les protections sociales, en minant les services publics, en affaiblissant le tissu industriel, en monopolisant les ressources des banques en faveur de la croissance financière des capitaux, en pratiquant des politiques discriminatoires et souvent xénophobes, en muselant l’expression populaire ils nourrissent un peu partout les réactions de rejet. Ils favorisent la montée en puissance de la droite extrême et de néofascistes dans nombre de pays.

Déjà, le Royaume-Uni a pris la porte de sortie et l’on ne peut exclure d’en rester là. D’autres pays, en Europe centrale et de l’Est notamment, prennent des mesures en totale contradiction avec les principes européens fondateurs, notamment en érigeant des barrières contre les réfugiés.

Les politiques mises en œuvre par les chefs d’Etat et de gouvernement alimentent dans chacun des pays membres et entre eux, dans les périphéries de l’Union également, des germes d’affrontements économiques, sociaux et même militaires. Il suffit de se rappeler ce qui s’est passé dans l’ex-Yougoslavie ou ce qui a lieu actuellement en Ukraine. En Allemagne, certaines forces, y compris au sein des partis au pouvoir et pas seulement à l’extrême droite, caressent le rêve d’une construction européenne délestée de son flanc sud, repliée autour des konzerns, redevenue pleinement une zone mark.

Dans un tel contexte, on mesure l’urgence d’une relance de l’Europe sur de tout autres bases. On peut même penser que l’on ne reconstruira pas la gauche en France autour de propositions de transformation apportant des réponses efficaces aux difficultés des salariés et des populations sans élaborer un projet commun de reconstruction de l’Europe. Cette rénovation de la maison commune est une nécessité pour la France. Au sein de l’Union, pour que les rattrapages puissent se faire, il faut rééquilibrer les relations entre les pays membres et la puissante Allemagne, entre le nord et le sud, entre la France et certains de ses voisins.

L’on a aussi besoin d’une Europe rénovée si l’on veut s’émanciper enfin de la domination des multinationales des Etats-Unis, coopérer de manière efficace avec la Chine et les pays émergents, aider le sud à rattraper ses retards. On ne peut avoir pour seule ambition de taxer Google, l’Europe, et la France avec, doivent œuvrer en faveur d’une maîtrise partagée, sociale, solidaire et écologique des nouvelles technologies.

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Pierre IVORRA. L'humanité, 21 septembre 2016.

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 14:42
ÉLECTIONS, CRISE, THÉORIE ET PRATIQUE, SOUVERAINISME.  MARXISME ENCORE.  Sur la mise aux fers du matérialisme dialectique et de l’économie politique marxisteS.

ÉLECTIONS, CRISE, THÉ​ORIE ET PRATIQUE, SOUVERAINISME.

MARXISME ENCORE.

Sur la mise aux fers du matérialisme dialectique et de l’économie politique marxisteS

Comprendre un processus social est essentiel pour trouver une voie capable de satisfaire les besoins de vie et de développement humain.

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Le souverainisme caché et-ou honteux prêt à resurgir à gauche pendant ou après les élections, et avec le soutien électoral éventuellement obtenu, on a compris, si on veut bien y réfléchir qu’il est sans issue.

L’exemple de la Grèce et d’autres en Europe et ailleurs qu’en Europe, a montré que face aux monopoles mondiaux, la BCE à leur service, la commission européenne idem, c’est d’une autre politique de l’Europe en tant que zone mondiale de développement et d’échange que nous avons besoin, c’est cela qui ouvrirait des possibilités et rien d’autre.

Maitriser politiquement le crédit, la création monétaire, les institutions financières pour les arracher des mains de la classe dominante est la tache du jour ouvrant la voie à une autre société, une autre civilisation du partage et l’abondance dans le respect de notre « maison nature ».

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Le souverainisme est un retour absurde parce qu’impossible, à 50 ans et plus en arrière au temps encore des marché nationaux, organisés nationalement par les monopoles sous le pouvoir gaulliste, dont nous pouvons avoir la nostalgie (pas moi) mais qui est révolu dans la mondialisation capitaliste numériquement informationnalisée, les relations, les imbrications qu’elle a instituées, qu’on ne peut détruire purement et simplement sans un écroulement total de la société. La vie connaît des sauts mais est une continuité, et ne part pas de zéro.

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Il s’agit de mener la mondialisation jusqu’au bout, en respectant les rythmes des personnes et des peuples et surtout en la mettant au service des personnes et des peuples et non plus des monopoles financiers, industriels, agricoles et leur fusion financière qui précipite la suraccumulation-dévalorisation du capital et qui handicape de plus en plus l’investissement matériel et humain producteur des biens nécessaires à la vie : qui handicape la vie.

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Autre chose est de s'appuyer sur le développement de la production du local au mondial en fonction des besoins humains en passant par la personne, la commune, la région, la nation et l’Europe, et les points d’appui historiques d’organisation et de droits, de savoirs et de transmission qui s’y sont constitués et s’y constituent. Cela est le contraire du souverainisme et c’est développer le travail humain nécessaire à la vie à partir des hommes, des lieux et des cohérences existantes ou à développer.

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Un mouvement cohérent, même relativement petit peut entraîner un grand mouvement. Petit n’est pas synonyme de faible. Par contre un mouvement incohérent, qui n’a pas de sens, qui tire à hue et a dia ne peut être que faible en résultats et au contraire produira des contre-résultats. L’économie marxiste est un courant fort, qui part de l’effort de connaître la production telle qu’elle est et telle qu’elle peut être pour satisfaire la vie matérielle des humains sur laquelle peuvent reposer les valeurs morales, l’organisation de la société matérielle et spirituelle en unité et en relation dialectique, en aller-retour simultané (L’emploi de ce mot « spirituelle » ne veut pas dire dans ce cas que l’esprit existe en dehors de la matière).

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La mise aux fers du matérialisme dialectique et de l’économie politique marxisteS par les Etats et les appareils idéologiques d’Etat capitalisteS et leur dogmatisation et dissolution relativeS dans les Etats du « socialisme réel » et une partie du mouvement ouvrier est UNE des causes de l’incohérence relative mais mortifère de l’état du monde actuel.

Certes, même dans ces conditions, des progrès ont eu lieu sur le plan scientifique, social, producteur, mais progrès limités par un cadre structuraliste et non synthétique de l’évolution de la conscience de l’humanité sur son propre mouvement.

Les Appareils idéologique d’Etat, à contrario de l’appréciation Althussérienne, comportent une double fonction contradictoire, despotique et démocratique, réactionnaire et conservatrice d’une part, mais progressiste d’autre part, au corps défendant des classes dominantes, dans les limites aujourd’hui dramatiques et visibles mais non vues par tous, du système d’échange A-M-A’, l’École étant un exemple des plus éclairant de cette double fonction.

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Les cadres de production et de gestions, confrontés à la crise dans les entreprises sont de plus en plus aptes à se rapprocher d’une critique de l’économie politique actuelle. Leur jonction avec les travailleurs ouvriers et de toutes catégories en lutte pour l’emploi et le revenu salarial et social et différé est à l’ordre du jour au sein d’un mouvement de protestation et de prise de conscience des solutions et remèdes à la grave maladie actuelle du développement dans celle du capitalisme à son paroxysme hyperlibéral, et de la démocratie hyper présentative à l’agonie en corollaire.

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Les derniers articles du blog sur le marxisme essayaient d’approfondir la chose. Le bulletin d’octobre de « La philo du Prolo » sera consacré à cette question de LA THEORIE DE LA CONNAISSANCE » avec un aspect de ma propre évolution, comme tout un chacun.

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Le débat entre les différentes visions du monde et comment le changer doit retrouver la confrontation pacifique, respectueuse et fraternelle si possible avec le marxisme (sous son appellation ou sous une autre, mais mieux vaut sa propre appellation), MARXISME sans lequel la crise globale de civilisation ne peut, à mon avis, trouver issue.

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Pierre Assante, 20 septembre 2016

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P.S. La répétition de mots est volontaire.

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17 septembre 2016 6 17 /09 /septembre /2016 13:30
La chronique économique de Pierre Ivorra : quelles armes les autorités publiques vont-elles pouvoir disposer en cas de nouveau krach financier?

CHRONIQUE DE PIERRE IVORRA

Les dirigeants en panne de solutions ?

MERCREDI, 14 SEPTEMBRE, 2016

L'HUMANITÉ

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La chronique économique de Pierre Ivorra : quelles armes les autorités publiques vont-elles pouvoir disposer en cas de nouveau krach financier?

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À la suite de la crise financière de 2008 et de la récession, les banques centrales des grands pays capitalistes ont baissé sensiblement les taux d’intérêt de l’argent qu’elles prêtent aux banques commerciales et racheté à tour de bras des titres de dettes publiques et privées. Elles ont ainsi tenté d’administrer un formidable massage cardiaque à l’ensemble de l’économie. L’objectif essentiel est de pousser les banques commerciales à réinjecter ces crédits en direction des entreprises et des particuliers.

Dans certains pays, des prêts sont même devenus sans intérêts, voire avec des taux négatifs, c’est-à-dire que les banques paient pour qu’on leur emprunte de l’argent. Pour endiguer l’incendie et faire repartir la croissance, les instances publiques européennes ont ainsi innové et se sont assises sur les dogmes de Maastricht. Cette politique monétaire n’a pourtant pas l’effet escompté. La croissance reste poussive. À l’opposé, dans la dernière période, les marchés boursiers sont repartis à la hausse. L’abondance des liquidités et la faiblesse du rendement des obligations publiques incitent les spéculateurs à se rabattre sur le marché des actions, en France sur le CAC 40.

La machine explosive est ainsi remise en place: faible croissance, montée des dettes publiques et privées, prurit spéculatif, auxquels s’ajoutent maintenant des politiques monétaires de moins en moins efficientes, qui en arrivent même à pédaler dans le vide. Les milieux économiques et financiers en viennent à se demander de quelles armes les autorités publiques vont-elles pouvoir disposer en cas de nouveau krach financier: elles ont presque tout utilisé déjà. Autrement dit, en cas de nouvel infarctus du système bancaire et financier, que vont donc pouvoir faire les dirigeants politiques et les banquiers centraux, qu’ils n’ont déjà fait?

La semaine dernière, le G20 a invoqué timidement la nécessité d’activer les dépenses publiques « là où c’est possible », pour compléter la politique monétaire. Comme pour le rachat des titres de dette publique par les banques centrales, on a là une petite partie de la solution. Les politiques monétaire et budgétaire ont un rôle essentiel à jouer, mais pour être efficaces, elles doivent être à portée d’intervention des élus, des salariés, des populations afin d’être utiles à l’emploi, au développement plutôt qu’à la finance et à la prospérité du capital.

Si les banques françaises prêtent à Alstom pour licencier en France et se développer aux États-Unis, le crédit est mal utilisé car on crée de la monnaie en Europe, mais on booste la croissance outre-Atlantique, pas ici.

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 10:10

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Il faut que contestation et remèdes À LA CRISE soient portés par une conviction qui habite puissamment la masse d’une population et remplace la conviction passèe obsolète

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DE SALVIEN À AUJOURD’HUI.

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Aujourd'hui : le besoin de transformation-dépassement du capitalisme dominant, le capitalisme mondialisé, informationnellement numérisé et hyperlibéralisé.

 

LE RAPPORT ENTRE POLITIQUE ET CROYANCE. L'IDÉE DU SAUVEUR. Une société ou la personne ne peut vivre de son travail et de sa production, est une société condamnée au déclin et à la chute, et que cela se manifeste par le déclin moral.

Les tentatives marginales de commerce alternatif numérique, mondialisé ou local (Economie contributive, participative, monnaies alternatives... etc.) finalement dépendantes ou carrément récupérées puis utilisées massivement par le capitalisme dominant contiennent et l’illusion d’échapper à ce capitalisme dominant, et le besoin sain d’une transformation-dépassement du capitalisme et sa forme hyperlibérale.

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Salvien de Marseille (Vers 440), prévenait de la chute de l’Empire Romain, et soulignait qu’une société ou la personne ne peut vivre de son travail et de sa production, est une société condamnée au déclin et à la chute, et que cela se manifeste par le déclin moral. Cette difficulté grandissante de vivre de son travail se manifeste dans le mouvement paysan actuel, mais aussi dans le chômage ouvrier et employé, salarié en général ou le travail partiel imposé et les revenus insuffisants pour vivre. Elle se manifeste aussi dans le handicap et le sous emploi dans la recherche fondamentale et appliquée indispensable au développement et dans toute activité humaine qui veut se mettre au service non de l'argent mais des besoins humains.

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Le besoin de transformation-dépassement du capitalisme dominant, le capitalisme mondialisé, informationnellement numérisé et hyperlibéralisé, c'est-à-dire où toute activité humaine est soumise à vente-achat, ce besoin grandit au fur et à mesure que le système s’approche d’un paroxysme invivable.

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Mais un paroxysme invivable ne constitue pas la solution en soi à son dépassement dans un système nouveau et capable de poursuivre en santé le processus de développement de l’homme dans le développement de la société.

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Encore faut-il que soient prises des mesures aptes à créer cette société nouvelle, ce système nouveau. En cela Salvien nous donne à penser, d’une façon quasiment instinctive avec les mots et la morale de son temps, qu’il ne suffit pas de contester, qu’il ne suffit pas de trouver les remèdes, mais qu’il faut enfin que contestation et remèdes à la crise soient portés par une conviction, une foi en quelques sorte qui habite puissamment et passionnellement la masse d’une population et remplace la foi passée obsolète.

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La masse d’une population c’est aujourd’hui celle de l’humanité mondialisée.

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Les remèdes, c’est la mise au pas et au service des besoins humains du système financier et du système monétaire, qui sont un même corps et qui constituent l’outil d’échange de la production humaine, et qui doivent passer de l’accumulation-suraccumulation privée de l’outil d’échange, le capital, à celui d’une mesure en extinction de la valeur marchande et à une abondance qualitative le permettant.

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On ne sort des rails que lorsqu’un besoin d’en sortir devient impérieux et que les humains deviennent capables de gouverner le navire vers une nouvelle voie, vers la mer apaisée et ouverte, loin du naufrage.

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C’est dire que le besoin pressant de notre période n’est pas le sauveur suprême (1) mais le remède, le programme concret, matériel et moral, et partagé, d’une gestion saine de la société.

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Il y a quelque chose de religieux dans cette aspiration au Sauveur. Ainsi contradictoirement, le recours à l’autoritarisme comme à la théologie de la libération, pourtant de contenus très différents, sont souvent liées à la personnalisation, à l’idée du Sauveur.

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Dieu peut être l’abstraction qui va concrétiser notre demande de réponse à nos besoins et nos désirs inassouvis (Prière) face à l’anankè naturelle et l’anankè sociale contenues dans l’interrogation existentielle face à l’inconnu de notre demeure, l’univers perceptible macro et micro.

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Dieu peut être ainsi et à la fois la représentation abstraite d’une domination humaine, hors de portée et de connaissance, étrangère à notre environnement intime, représentant la monarchie royale et/ou marchande, la marchandise elle-même et son fétichisme, le système social « reconnu » comme « naturel » et « éternel », mais aussi leurs « vertus », un consensus, c'est-à-dire ce en quoi ils nous permettent de vivre au quotidien, en subsistances « matérielles et morales ». (1)

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Ainsi quand ces « vertus éternelles » nous semblent corrompues, c’est à elles qui devraient être transformées et dépassées en santé que nous faisons appel, c'est-à-dire en un « retour » au passé de ces vertus et aux pouvoirs qui les personnifiaient, c'est-à-dire le sauveur.

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Pour l’exemple, dans l’aspiration au Sauveur, il y a eu l’attente d’un Roi d’Israël, et dans l’attente d’un roi juste et efficace, le souvenir d’Alexandre Le Grand, entretenu par l’élite dominante en faisait partie, les historiens en ont attesté, se mêlant à l’attente abstraite de justice face à l’occupation romaine et la corruption d’une organisation religieuse sclérosée et répressive et de la société marchande locale et méditerranéenne en expansion et e
n crise.

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Il en est aujourd’hui comme d’hier. Le lent mouvement de la conscience en témoigne. Et la confiance dans les possibilités de transformation saine, plus ou moins lent, plus ou moins rapide, en accumulation quantitative et en sauts qualitatifs (Quelquefois brutaux, Révolution marchande d’Athènes, révolution capitaliste française, et bien d’autres pour ne pas s’en tenir à 2 exemples restrictifs) ne doit pas en souffrir si nous ne voulons pas qu’elle s’éteigne, la confiance, avec les possibilités qu’elle ouvre. « …Les idées, en s’emparant des masses deviennent une force matérielle… ».

La différence entre Salvien (2) et aujourd'hui, s'est une conscience élargie possible que la société marchande à ses débuts n'était pas apte à développer mais que la société marchande à sa fin, le capitalisme mondialisé numériquement informationnalisé, ses capacités productrices et ses contradictions à leur paroxysme peuvent permettre, car il n'y a possibilité de transformation d'un processus donné que si ce processus arrive à son extrémité. Ce qui ne veut pas dire qu'il faille attendre la fin d'un processus pour agir sur ce processus, l'action étant la condition de son mûrissement et de la transformation qualitative sociale.

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Pierre Assante, 8 septembre 2016

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(1) Dieu peut être toutes ces représentations abstraites à la fois et en même temps. Seule la conscience des rapports sociaux, du mode de production et d’échange, peut remplacer positivement cette représentation abstraite dans laquelle le besoin et les actes concrets matériels et moraux de survie et de développement sont voilés, limités à une transformation de l’abstraction de la réalité et non de la réalité elle-même. Mais bien sûr un réalisme peut cohabiter avec un idéalisme philosophique, et un idéalisme philosophique avec son contraire, c'est ce qui se produit le plus souvent dans une société de classe à abolir, même s’il ne peut remplacer un matérialisme dialectique non dogmatique, ouvert à l’échange humain, à l’activité générale, multiple et infiniment diverse de l’humanité et de la personne humaine.

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(2) VOUS TROUVEREZ SUR LE BLOG PLUSIEURS ARTICLES SUR SALVIEN DE MARSEILLE ET DES EXTRAITS DU LIVRE CINQUIEME, Chap. "Les exilés de l'impôt" de son "DE GUBERNATIONE DEI" qui décrit la situation des citoyens romain paysans libres et pauvres de Marseille et d'ailleurs écrasés par leurs dettes auprès des grands propriétaires terriens, qui ont le choix entre se vendre comme esclave à ces derniers, se révolter dans "LES BAGAUDES" ou aller chercher dans l'exil chez les barbares (Goths et autres) déjà installés dans des parties de l'Empire, "l'humanité qu'ils ne trouvent plus comme citoyens romains dans l'Empire".

SALVIEN n'est pas un économiste, mais un moraliste (Sa morale de son temps est confrontée à une réalité sociale scandaleuse, ce qui est une situation assez courante somme toute ) et un grand théologien historique conscient des tares qui minent sa société et la conduit à la faillite. Il semble qu'il ait fui le sac de Trèves (En Germanie d'alors qui vit naître Marx 15 siècles plus tard) par les Goths, rejoint le monastère des Îles de Lérins puis, Marseille comme prêtre, sans doute. On aimerait aussi imaginer qu'il ait pu fréquenter l'abbaye de Saint Victor (ce magnifique lieu construit au V° siècle, celui de Salvien, reconstruit au XI°) comme moine...

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