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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 18:27
Publié la première fois le 20 novembre sur ce blog
 
REPONSE à A.D.
 
1) Le rapport de force sera construit par des mouvements ouvriers et populaires tel celui contre la loi El Khomri débouchant sur des propositions politiques, comme en 1946 pour la Sécurité Sociale par exemple, aujourd'hui la Sécurité de l'Emploi et de la Formation, un autre usage de la création monétaire, du système financier, du crédit bancaire. La Grèce DEVRAIT nous avoir appris beaucoup sur la nécessité d'un mouvement européen face à la BCE au FMI et à la Commission Européenne et son Parlement encore majoritairement ultra libéral. On ne sort pas d'une crise sans relancer la production des biens nécessaires à la vie humaine
 
2) Qui est ce "vous" que tu emploies ? Pour ma part, j'avais choisi Chassaigne il y a 5 ans, et je n'étais pas le seul.
 
3) Ce n'est pas la faiblesse économique du programme de Mélenchon qui pose le problème essentiel, c'est celle qui existe parmi certains communistes et cégétistes (sans parler d'autres partis, syndicats ou mouvements) qui n'ont pas compris que la crise dans laquelle nous sommes entrés n'est pas celle de 1929 ou de 1966, mais une crise de fond des structures du capital monopoliste mondial et que tout pouvoir politique le paiera fort cher s'il n'emploie pas les remèdes adéquats pour réduire et combattre la suraccumulation des capitaux, j'espère que tu comprends cela.
 
4) J'ai combattu contre les camarades sectaires incapables de faire le choix, la différence  entre le pire et le moins pire, et je l'ai payé dans la période Marchais par mon exclusion des responsabilités, donc je sais que l'union est un combat, mais aujourd'hui il ne s'agit plus de cela.
 
5) Il ne s'agit pas aujourd'hui de choisir le moins pire mais de constituer une résistance petite mais aussi grande que possible, à un affaissement inexorable, lent ou rapide de l'économie et de la démocratie ici et dans le monde
Cette résistance construisant notre capacité de comprendre la nature de la crise aujourd'hui et de nous donner les moyens pour en expliquer les causes, ce qui est impossible avec Mélenchon compte tenu de ses options actuelles, de communiquer le contenu et les remèdes.
 
6) J'ai adhéré en 1963. Je n'ai jamais connu une situation où le PCF, entrainant la CGT ou le contraire, soit aussi près ou de la disparition ou du redressement. Se contenter d'une opposition au mauvais est suicidaire à long ou court terme
 
7) Ce n'est pas un saut dans l'inconnu que propose le (encore petit) rassemblement que nous avons intitulé "un choix clair" mais un sursaut qu'on voudrait bien faire en commun, mais que les autres (pas tous) refusent pour le moment, même si nous avons été majoritaires dans la Conférence Nationale du 5 novembre 2016. On ne fait pas l'amour tout seul, sinon il est stérile. C'est bien à cette stérilité que nous condamnerait le choix Mélenchon. ET c'est quand le difficile est passé que l'on trouve des alliés qui viennent au secours de la victoire, ce n'est pas nouveau.
 
8) MERCI pour ton message, ça fait toujours plaisir de débattre avec les amis qui se posent des questions comme je m'en pose, car il n'y a pas de clairvoyance innée ni donnée.
Bises
Pierrot
 
PS Je suis malade depuis juillet et je ne m'en sors pas, j'essaie quand même d'écrire et de rencontrer par internet ou dans le quartier le plus de camarades et amis possible.
 
Le message de A.D.
 
Pierrot,
 
l'union est un combat, si nous ne parvenons pas à une candidature commune nos propositions seront encore plus inaudibles,
 
Je suis d'accord sur l'analyse de la faiblesse du projet économique de la France insoumise, qui est aujourd'hui représentée par des déçus du PS, du PCF et pas mal de gauchistes anti communistes avec une forte représentation du corps enseignant et très peu de militant des entreprises.
 
Vous semblez découvrir que Mélenchon est social démocrate comme son maitre à penser Mitterrand, Léon Blum ou Anne Hidalgo. 
 
La véritable question est quel rapport de force construisons nous pour que nos propositions économique soient reprises par un front populaire du 21eme siecle majoritaire
 
A. D. qui a refusé la candidature de Mélenchon en 2012

Le lien :
 
Pierre

 

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 17:12

Frédéric BOCCARA : Réponse à Pierre LAURENT

 

Être utile à notre peuple, c’est détromper, rassembler, mobiliser face aux défis du capital financier

 

Les arguments développés dans le texte que Pierre Laurent a mis en ligne sur son blog  (ici   http://www.pierrelaurent.org) méritent débat, c’est le moins que l’on puisse dire. Ils ne sont pas la simple répétition de ce qui s’est débattu jusqu’ici.

 

On y lit sous la plume du secrétaire national : « il y a mieux à faire [qu’un candidat communiste] en engageant tout de suite nos forces pour une nouvelle étape ». Telle est bien la question dont les communistes doivent être informés : il s’agit d’engager une « nouvelle étape », que celle qui consiste pour le parti communiste à présenter un candidat. Ceci alors même que la conférence nationale, formée de délégués de chaque fédération et instance plus que légitime, a pour l’instant donné son avis à 55,6% en faveur d’un candidat communiste.

Quelle est cette « nouvelle étape » qui nous est annoncée dans ce texte, alors même que ne l’avons pas décidée à notre congrès ?

 

- Premièrement, le grand écart voire l’incohérence. Dire que l’on  appelle à voter pour Jean-Luc Mélenchon « tout en se lançant dans une campagne autonome affirmant nos propositions et notre démarche de rassemblement » est une affirmation qui n’engagerait que nous. Ce n’est pas le résultat d’un accord avec JLM. Ce n’est pas parce que l’on affirme que nous mènerons une campagne autonome qu’elle le sera en appelant à voter JLM. Cette affirmation évite le débat crucial qui est : est-ce viable ? Est-ce lisible ? Et c’est là que les choses se corsent. D’abord, un peu de bon sens. Appeler à voter JLM, cela signifie dire aux gens que nous rencontrons : « votez JLM », cela veut même dire gagner des voix. Alors on va le faire, tout en disant que nous ne sommes pas d’accord  avec lui sur sa vision des étrangers et de l’Europe, par exemple ? Sur la CSG ? Dans sa conception du pouvoir ? Dans cette hypothèse, ensuite, notre temps de parole médias est décompté parmi celui accordé à JLM et ses soutiens. Alors pour intervenir à la télévision ou à la radio, il faudra faire comment ? Demander l’autorisation à Jean-Luc ?
Sur le fond, depuis 5 ans c’était l’enjeu : développer une campagne et des initiatives autonomes, repérables, audibles et lisibles. Nous n’avons pas réussi à faire cela, ou plutôt cela n’a pas été fait, malgré des annonces de campagne. Qui peut croire que maintenant, dans les conditions de lisibilité les plus mauvaises nous arriverions à le faire ?
En psychanalyse, dire une chose et faire le contraire, c’est très connu, cela s’appelle une injonction paradoxale. Cela rend fou et paralyse ! Je ne veux pas cela pour le combat communiste ni pour mon Parti.

 

- Deuxièmement, répondre aux enjeux essentiels par un calcul électoral. L’essentiel, c’est ce qui se joue politiquement, dans la phase historique actuelle. La victoire de Trump, le Brexit, la montée des extrêmes-droites le soulignent mais aussi le remodelage de la direction du PS tandis que la masse des électeurs de gauche et des couches salariés (populaires et au-delà) sont en désarroi.

Tu as raison d’insister sur l’élection de D. Trump, sur la candidature E. Macron, sur l’opération de brouillard massif sur la responsabilité de la finance. Tu pourrais y ajouter Marine Le Pen qui, malgré un virage verbal sur les services publics, assène sa thématique nationaliste et celle du « coût de l’immigré » pour mieux masquer le « coût du capital » et le rôle actuel de la BCE en faveur du capital financier. C’est le levier massif pour détourner « la colère populaire ». Comme le dit Léopold Sédar Senghor, le raciste est quelqu’un qui se trompe de colère. Tu aurais pu ajouter aussi le défi de modernité réelle, lié aux formidables révolutions en-cours, technologique et informationnelle, écologique, monétaire, démographique, que le capital financier prétend relever en se parant des atours de la modernité. Ceci alors que nous voulons porter la recherche dune autre mondialisation, et celle d’une nouvelle civilisation commune à toute l’humanité.

L’ennemi commun, il nous faut le nommer. C’est le capital financier, pas le travailleur détaché, ni l’Allemagne. Et l’enjeu essentiel qui se joue est celui de la domination du capital financier, aussi bien en France qu’en Europe et dans le monde, y compris en Chine même. Cet enjeu, Jean-Luc Mélenchon l’ignore totalement ! Il lui substitue la dénonciation d’une « Europe allemande » et la revendication d’un « indépendantisme français ». Voilà qui exonère le capital financier. Ceci alors qu’il va redoubler dans son combat, à partir de la forteresse US pompe aspirante et refoulante des capitaux financiers du monde entier. Il faut voir aussi le défi réel majeur qu’il y a derrière : emploi, services publics, capacités de chacun, biens communs. Le faire percevoir, et faire monter la conscience et les exigences populaires là-dessus.

 

Ton argument pour refuser, alors, une candidature communiste est pour le moins saugrenu : pas un mot des idées à travailler et à faire avancer à l’occasion de la campagne. La crédibilité d’un candidat dans les sondages (mais sur quoi ? l’indépendantisme français de JLM sans un mot sur la finance ?) serait la seule boussole.
Pourquoi ton argument principal, après ces attendus (Trump, Macron, le néo-libéralisme), est-il un raisonnement disons tactique, à base de calculs purement électoraux ? De crédibilité sondagière (s'il fallait se fier aux sondages, le Brexit n’aurait pas lieu, D. Trump aurait perdu et A. Juppé serait arrivé en tête, JP Chevènement aurait été au second tour de la présidentielle de 2002) ? Je ne suis pas d’accord. Il nous faut travailler nos idées auprès des gens et stimuler les luttes. La présidentielle est un levier pour cela. Mais il faut aussi ne pas pousser les gens à aller dans le sens contraire à nos idées sur des questions aussi fondamentales que l’internationalisme, ni vers une posture hyper délégataire. Il faut les détromper. Oui, dans ces « temps déraisonnables », comme le dit le poème, il nous faut à la fois rassembler et détromper !

Précisément, Fillon, que personne n’attendait, a construit son succès à la primaire de la droite sur un repérage enraciné dans les tréfonds du pays et de notre histoire ainsi que sur une expression précise et rigoureuse des pires choix de la droite réactionnaire. Face à ce danger, on a besoin, pour rassembler la gauche, d’une repérabilité et d’une bataille de fond sur les objectifs, les moyens, les pouvoirs nécessaires à une alternative répondant à ce que demande le peuple. Le Parti communiste est un pivot, il peut parler avec toutes et tous pour mener cette bataille, il n’a pas le droit de la déserter en laissant le terrain de la campagne présidentielle à des discours démagogiques flirtant avec le populisme et le nationalisme.

 

- Troisièmement, déformer. Pourquoi prétendre que l’option d’un candidat communiste ne serait pas une option claire ? Pourquoi sous-entendre un retrait impossible ? L’incohérence est pourtant du côté de mettre en avant le « rassemblement » de toute la gauche véritable et de soutenir jlm qui est une candidature qui refuse le rassemblement. Elle est de prétendre appeler à voter pour quelqu’un (jlm) dès le premier tour tout en ne partageant pas son programme sur des axes majeurs. L’option 2 est claire en revanche. C’est celle d’un candidat communiste pour « porter dans le débat nos propositions et notre démarche de rassemblement ». En même temps elle tient compte, d’une part, de la résolution adoptée par 94% des délégués à la conférence nationale, à savoir une option stratégique pour le rassemblement le plus large à gauche, et d’autre part du caractère très mouvant de la situation et de la présidentielle. Et donc cette candidature peut se retirer « si la situation l’exige », « sur la base d’un accord politique », pour une candidature « d’alternative à l’austérité telle que nous le proposons » et « après consultation des communistes », c’est à dire sous leur contrôle. Au contraire, l’option 1, c’est être entraîné dans la stratégie « du pire » qui est celle de Jean-Luc Mélenchon : laisser advenir le pire croyant en tirer les marrons. Le PCF a toujours refusé cette posture, et à juste titre, comme l’ont montré les années 1930.

- Enfin un mot sur un point qui n’est pas évoqué dans ce texte. J’entends beaucoup dire que nous n’aurions pas la force militante de mener une campagne présidentielle pour un candidat communiste ouvert. Mais par contre, nous aurions la force militante pour mener une campagne autonome ? Avec Jean-Luc Mélenchon mais malgré lui et malgré les médias ? Une incohérence de plus.

 

En conclusion, pour reprendre ta formule, cher Pierre, « les choses sont pour moi de plus en plus claires » : tout se passe comme si tout avait été construit depuis longtemps en fonction de cette seule option d’appeler à voter Jean-Luc Mélenchon. Sinon pourquoi ne pas avoir respecté le vote du congrès en appliquant, par exemple au lendemain de la fête de l’Huma, les deux faces de la décision suivante indiquant que « les communistes travaillent pleinement à un tel processus [de candidature commune] ET à y engager un-e candidat-e pour y mettre en débat nos idées et y porter notre conception du rassemblement » ? (80% des congressistes ont voté en faveur de cet amendement, que j’ai énoncé moi-même en séance et que tu as accepté en séance au nom de la commission des amendements).

Les choses sont pour moi de plus en plus claires, un chantage est fait à la légitimité du secrétaire national : ne pas aller dans son sens remettrait en cause sa légitimité. Et d’ailleurs, comment pourrait-il soutenir une option qui irait dans le sens la disparition du parti, lui qui en est secrétaire national ? Mais il peut se tromper et aller dans la mauvaise voie, de bonne foi. Cette histoire, subliminale, de légitimité ce n’est pas le sujet. Le sujet c’est le débat, la décision de femmes et d’hommes libres, informés et responsables.

Car c’est bien la sauvegarde du PCF, non pas un appareil qui n’existe que chez ceux qui connaissent bien peu le PCF, mais ses idées, sa force, son organisation au service d’un peuple, ce qu’il représente dans toute la gauche comme force repérable, constante et tenace dans cette France et dans cette Europe.

 

Le sursaut est possible, les délégués des fédérations à la conférence nationale, les jeunes membres de notre parti, des syndicalistes et des intellectuel-lle-s ont confiance dans le communisme et dans le parti communiste français. C’est une force qui peut aller loin.

 

21 novembre 2016

http://fredboc.unblog.fr/2016/11/21/reponse-a-pierre-laurent/

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 16:24
Laisser ouverte
la porte
du rassemblement !
 

Si l’on doit retenir une leçon de l’élection de Trump, c’est que le capitalisme rend les sociétés malades. En l’absence d’alternative forte de gauche, de solutions immédiates de portée systémique pour améliorer la vie des gens, les électeurs choisissent le repli sur soi, l’égoïsme, l’individualisme et la haine de l’autre.  Cela vaut pour les USA comme pour la France.

Cette situation inquiète sur la possibilité d’un succès du FN en France. Il questionne la stratégie à adopter pour faire reculer l’extrême droite et battre la droite.

Il nous faut offrir une alternative crédible au tout-marché, à la finance toute puissante qui génère des océans de pauvres, d’exclus et de laissés pour compte. Façonnée par des contenus crédibles, ciment d'un rassemblement large à gauche, elle constitue le socle d'un processus à vocation majoritaire capable de déjouer les pronostics d’un second tour Droite/FN. C'est pourquoi il faut laisser largement ouverte la construction de ce rassemblement, en se donnant les moyens  de le pousser jusqu'au bout.

 

Dans ce contexte, les communistes vont voter pour savoir qui représentera leurs idées à l’élection présidentielle. La conférence nationale a fait un choix clair à plus de 55 % pour engager une candidature communiste dans la bataille du rassemblement.

L'option 2 - Présenter une candidature communiste porteuse de rassemblement - est la seule option qui laisse réellement la porte ouverte à ce rassemblement politique indispensable que nous souhaitons. Dans ce choix, il est en effet envisagé que soit réexaminée la situation politique si les conditions du rassemblement s’ouvrent enfin.

 

Par sa posture, Mélenchon n’offre pas de possibilité de dépasser le cadre de la France insoumise, son nouveau parti. Il ferme toute possibilité de rassemblement à gauche à vocation majoritaire, par principe. Ce rassemblement étant selon lui contraire au rassemblement du peuple. Et, les conditions d’intégration de la France insoumise aux législatives sont un repoussoir à rassemblement : la charte que doivent signer les candidats subordonne leur liberté de parole d'élu aux choix de la France insoumise.

Choisir l’option 1 nous condamnerait donc à acter l’échec du rassemblement, nous enfermerait dans le cadre de propositions de la France insoumise, et nous  paralyserait dans la poursuite de nos efforts pour débloquer la situation à gauche y compris après les échéances électorales. Elle ferait de notre engagement une participation de témoignage inféodée à Jean-Luc Mélenchon.

Choisir l’option 2 nous semble donc plus en cohérence avec la résolution adoptée à  94% par la conférence nationale et plus à même de fédérer les communistes.. Elle fait du rassemblement à vocation majoritaire un objectif politique du combat contre le risque d'un second tour droite/FN à la présidentielle. Elle place au cœur du rassemblement un pacte d'engagements communs, permettant d'ouvrir une perspective politique d'espoir, et elle laisse des marges de liberté aux communistes dans cette bataille politique.

 

La décision que nous prendrons influencera fortement la construction des candidatures et des programmes aux législatives. Nous contenterons nous d’un rassemblement autour de Mélenchon, qui présentera malgré tout des candidats France insoumise partout, y compris contre nos députés sortants, ou travaillerons nous les conditions d’un rassemblement plus large dans chacune des 577 circonscriptions comme cela se prépare activement dans nos fédérations ? D’autant que nos députés ont un bilan précieux, preuve de l’utilité de nos élus. Nous pouvons nous appuyer sur cette action pour fédérer la gauche d’alternative.

Le vote des 24, 25 et 26 novembre est donc important. Nous appelons les communistes à poursuivre sereinement le débat, et à voter. Nous sommes évidement satisfaits que la conférence nationale ait majoritairement et clairement soutenu l’option 2 (55.7%), celle d’une candidature communiste de rassemblement. Nous appelons les communistes à conforter par leur vote cette orientation. Quel que soit le choix finalement adopté, nous nous rassemblerons pour qu’il soit mis en œuvre. L’unité des communistes est notre bien commun.

Secrétaires départementaux signataires :

Thibaut Bize (Doubs) ; Alain Baché (Landes) ; Sandra Blaise (Vosges) ; Alain Bolla (Var) ; Mahama Compaoré (Calvados) ; Raphaël Debu (Rhône) ; Yann Del Rio (Savoie) ; Jean-Marc Durand (Drome) ; Nelly Faton (Jura) ; Alain Guilbert (Corrèze) ; Aurélien Guillot (Mayenne) ; Jacky Hénin (Somme); Pierre Lacaze (Haute-Garonne) ; Cédric Lattuada (Marne) ; Gérard Matterra (Haute-Marne) ; Pierre Miquel (Puy-de-Dôme),Yannick Monnet (Allier) ; Alain Pagano (Maine et Loire) ; Marie Hélène Pouget-Chauvat (Creuse) ; Sébastien Prat (Cantal), Frédéric Rauch (Lot et Garonne) ; Bora Yilmaz (Meurthe-et-Moselle) .

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 08:13

Le programme de la « France insoumise » : des choix contraires à ce pour quoi nous combattons

 

Cette note résulte d’un travail réalisé par la commission économique du PCF. Elle a été rédigée par Frédéric Boccara, Gisèle Cailloux, Sylvian Chicote, Yves Dimicoli, Denis Durand, Jean-Marc Durand, Nicolas Marchand, Catherine Mills, Alain Morin, Roland Perrier, Frédéric Rauch, Alain Tournebise.

 

 Le programme de la « France insoumise » de Jean Luc Mélenchon c'est :

1 Un programme qui emprunte à L’Humain d’abord mais c’est pour lui tourner le dos

2 Des logiques contraires à nos objectifs de lutte et de rassemblement pour la transformation sociale

3 Des contradictions qui condamneraient à l’impuissance toute politique se réclamant de la gauche.

OUVRIR CE LIEN OU SONT DEVELOPPES CES 3 POINTS :

http://pierreassante.fr/dossier/leproblemecestleprogramme-def.pdf

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La commission économique du PCF a mené un examen du programme de Jean-Luc Mélenchon, dont le détail, exposé point par point au regard des sept axes de rassemblement proposés par le PCF, peut être consulté sur le site de la revue Economie et politique (http://www.economie-politique.org/93807)

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 08:06

CHRONIQUE DE Pierre IVORRA

Trump et le risque de krach

MERCREDI, 16 NOVEMBRE, 2016

L'HUMANITÉ

 

La chronique de Pierre Ivorra. "Comment en effet Trump pourra-t-il financer la relance de l’économie du pays, augmenter les dépenses tout en réduisant les recettes, notamment fiscales?"

Difficile de savoir ce que Trump va faire dans le détail, l’on peut cependant deviner le sens général de ce que devrait être son action. Son élection est par certains aspects l’expression d’une prise de conscience populaire – confuse, réactionnaire, certes, se trompant de cibles, mais néanmoins réelle – de la crise de la domination des États-Unis sur le monde, du déclin de l’empire américain. Et, en réaction à cela, contrairement à ce qui est dit, on ne devrait pas assister à un simple repliement frileux. Il est probable que lui-même, son administration, Wall Street, les multinationales essaieront de relancer la guerre économique, financière et monétaire à l’échelle planétaire, en mariant protectionnisme renforcé aux frontières et agressivité forcenée et dominatrice à l’extérieur.

Depuis les années 1970, avec le détachement du dollar de sa parité en or, les dirigeants états-uniens utilisent l’arme monétaire. Dans la mesure où le billet vert est la monnaie commune mondiale, le pivot du système monétaire international, il est accepté partout. Le monde en a besoin pour développer ses relations commerciales, il ne peut s’en passer pour l’instant. Les dirigeants états-uniens tirent parti de cette situation en émettant des tombereaux de dollars afin de jouer un rôle essentiel dans la révolution technologique en cours et aussi pour faciliter l’expansion de leurs multinationales. D’où une balance des paiements lourdement déficitaire. On se souvient de la fameuse phrase d’un secrétaire d’État américain: « Le dollar est notre monnaie et votre problème. » Et c’est effectivement de plus en plus un très gros problème pour toute l’humanité.

Comment en effet Trump pourra-t-il financer la relance de l’économie du pays, augmenter les dépenses tout en réduisant les recettes, notamment fiscales? On peut penser qu’il va essayer de mettre à contribution les pays alliés, les forcer par exemple à prendre en charge certaines dépenses militaires, mais pourra-t-il éviter de faire marcher la planche à billets, d’émettre de grandes quantités de dollars et, en compensation, tenter d’attirer les capitaux internationaux par un relèvement des taux d’intérêt? La banque centrale des États-Unis (la FED) y songe depuis un moment. Là est le danger et pas seulement pour le peuple américain. Dans une économie mondiale qui croule sous les dettes publiques et privées, qui a elle aussi besoin de nouveaux financements, où l’on se dispute les capitaux, la hausse des taux d’intérêt des nouveaux prêts risque de provoquer l’effondrement de la valeur des anciens prêts. Ce ne serait rien d’autre qu’un nouveau krach.

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 17:35

ENSEMBLE, POUR LE RASSEMBLEMENT ET L'UNITÉ !

 

Contribution commune de Frédéric Boccara, Christian Picquet, Marine Roussillon, membres du Comité Exécutif National, Amar Bellal, Hélène Bidard, Raphaël Debû, Denis Durand, Jean-Marc Durand, Jacky Henin, Pascal Joly, Pierre Lacaze, Fabienne Lefebvre, Didier Le Reste, Annie Lévy-Cyferman, Gisèle Malaval, Yannick Monnet, Monique Nironi, Alain Pagano, Franck Périllat-Bottonet, Raphaelle Primet, Dominique Satgé, Adrien Tiberti, Catherine Vieu-Charrier, Bora Yilmaz, membres du Conseil National du PCF

 

L’élection de Donald Trump aux États-Unis résonne comme un avertissement contre toute tentation populiste ou nationaliste. L’enfoncement dans la crise économique et sociale et le discrédit des élites politiques nous conduisent dans le mur. En 2017, les forces de progrès peuvent se trouver marginalisées pour longtemps. L’extrême droite peut même accéder au pouvoir. Face à cette situation, certains appellent à la résignation et au vote «utile», ignorant le dégoût d’une part croissante de la population. Les communistes, eux, ne se résignent pas. Nous l’avons dit lors de notre conférence nationale: nous voulons être à l’offensive pour empêcher la droite et l’extrême droite de conquérir le pouvoir, rassembler tous ceux qui luttent contre l’austérité en travaillant à des candidatures communes, et sortir notre pays de la crise.

Pour que ce choix se traduise au plus vite par des actes, la conférence nationale a, par un vote nettement majoritaire (1), proposé aux communistes de désigner un candidat issu de leurs rangs, porteur de nos propositions et de notre démarche de rassemblement, à l’élection présidentielle de 2017.

Si ce choix, rendu nécessaire par la gravité de ce qui se joue et porté par la majorité des délégués, est adopté par les communistes le 26 novembre, il permettra de rassembler le parti dans l’action. Les militants, les sympathisants, tous ceux pour qui le PCF est un point de repère, longtemps désorientés par une stratégie trop floue ou illisible, retrouveront ainsi le chemin du débat et de l’action.

Une candidature communiste, c’est la garantie d’une démarche collective : une candidature portée par des militant-e-s, des élu-e-s, présent-e-s dans les luttes et aux côtés des populations au quotidien. Nous ne voulons pas d’un candidat qui se « libère » des partis. Notre parti est une force ; il permet à chacun d’entre nous de se faire entendre et d’être à l’écoute des autres. Quel que soit notre candidat, il sera UN parmi d’autres : c’est ce qui le rendra capable de porter les exigences populaires, c’est ce qui le rendra légitime pour travailler au rassemblement le plus large possible.

Quelle que soit l’issue des élections à venir, nous aurons besoin d’un parti communiste fort pour résister aux offensives réactionnaires et reconstruire une perspective de progrès en France. Avec une candidature communiste, le PCF pourra enfin se mettre en ordre de bataille.

La proposition de la conférence nationale de désigner une candidature issue de nos rangs préserve l’avenir des idées communistes et de notre parti, mais aussi celui de la gauche et du pays.

Portées par un candidat, nos propositions, si indispensables à la construction d'une alternative crédible, comme notre stratégie de rassemblement gagneront en visibilité. Si demain, dans les débats sur la crise économique , on entendait un communiste dire qu’il est possible d’éradiquer le chômage en affrontant le capital, en prenant le pouvoir sur l'argent; si dans les débats sur les migrants, un communiste faisait résonner les mots de paix, de solidarité, d’humanité, en les reliant à l'exigence d'un grand essor des services publics; si dans la guerre incessante des ego, on entendait un communiste parler, contre le présidentialisme,  de rassemblement, de démocratie, de pouvoirs réels des salariés et des citoyens … quel bien cela ferait au débat public, à la France, à l'Europe ! Face à la montée de débats identitaires, et après les grandes mobilisations contre la loi El Khomri,  nous avons besoin d’un candidat capable de porter une analyse de classe et de rassembler le salariat. Jean-Luc Mélenchon, qui va jusqu’à récuser le clivage droite-gauche, ne peut pas être ce candidat.

Le choix d'une candidature communiste n’obère pas nos capacités de réussite aux législatives. Si nous choisissions Jean-Luc Mélenchon, nous ferions campagne pour un candidat qui se prépare à nous opposer ses représentants dans chaque circonscription. Pour faire élire le plus grand nombre de député-e-s communistes, toutes les voix compteront. Choisissons la cohérence et la clarté.

Ce choix préserve l’avenir de la gauche, face à une direction du PS qui l'enterre. Dans une situation politique qui bouge très vite, ce choix laisse au parti la possibilité de continuer à œuvrer au rassemblement le plus large possible sur un projet de progrès. Comment pourrions-nous poursuivre dans cette voie en nous ralliant à un candidat qui récuse l’idée même de rassemblement ? Jean-Luc Mélenchon, par sa posture solitaire, hypothèque toute perspective majoritaire. Choisir sa candidature, ce serait renoncer à construire un large rassemblement à gauche.

Une candidature communiste n’est pas une candidature de plus à gauche ! Elle est la seule aujourd’hui à pouvoir porter la vision d’une gauche rassemblée sur des contenus de progrès, à faire avancer ce qu’il y a de commun à tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans les trahisons du gouvernement et aspirent à une candidature de convergence.

Aujourd’hui, notre pays semble dans une impasse. Pour sauvegarder les intérêts du patronat et d’une minorité au pouvoir, le peuple risque de se voir imposer un scénario dont il ne veut pas. Pour en finir avec l’idée que rien ne peut changer, faisons entendre une voix nouvelle, une voix qui sera celle de tous ceux qui ne se résignent pas à la victoire de la droite, de l’extrême droite et de leurs projets réactionnaires, de tous ceux qui veulent donner un avenir à la France. La voix d’un candidat communiste.

contact : choixclair@gmail.com

(1) 55,69 % pour l'option 2 (candidature communiste) -  44,31 % pour l'option 1 (vote Mélenchon)

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 10:56

A un ami militant italien, R.R. :

 

Il y a un rapport dialectique entre conditions économiques et évolution des institutions.

Mais les institutions dépendent de l’économie et non le contraire. On a souvent tendance à inverser causes et effets.

Les réformes institutionnelles dans le Monde,  l’Europe libérale et ses Nations, découlent du besoin économique du capital monopoliste mondial d’ouvrir la porte à des changements législatifs actuels ou futurs, ou autres moyens, permettant de pallier à sa crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et de poursuivre ses activités de drainage de la plus-value (survaleur) , de profit, vers les groupes monopolistes mondiaux et leur domination sur l’organisation du travail.

La priorité pour le capital, c'est la collecte de la plus-value (survaleur) et ses réformes institutionnelles en sont le moyen.

Renzi n'est pas "méchant", le capital n'est pas "méchant". Le capital, avec l'aide de Renzi et autres, défend ses intérêts économiques au détriment de l'intérêt général des humains et de l'humanité

Cet aspect n’apparaît pas ou peu dans le débat pour le NON en Italie, comme  pour le NON en France en 2005, bien que le débat soit plus avancé ici, et cela n’aide pas à comprendre les raisons des réformes de Renzi en Italie, comme des réformes Macron et El Khomri en France etc...

Baci e abbracci

Pierre, 17 novembre 2016

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 05:37

CONTRE LES FASCISMES, celui de Trump, ceux d’aujourd’hui et ceux d’hier

POUR UN RASSEMBLEMENT CLAIR : S’appuyer sur les avancées des forces productives et les possibilités de civilisation d’abondance et de qualité qu’elles permettraient

NON LE FASCISME NEST PAS LE NOUVEAU CAPITALIME,

Le nouveau capitalisme c’est le capitalisme mondialisé, monopoliste et numérisé, son substrat vivant de production de base mécanisé et d'extraction de base de plus-value  et ses superstructures en construction de la gestion mondiale.

Le fascisme c’est la volonté de l’impossible retour au passé et la phase destructrice qu’elle ouvre.

 

1) les forces de transformation du capitalisme (à double sens, à l'intérieur de celles qui veulent l’abolir, par exemple les mouvements ouvriers révolutionnaires,  comme à l'intérieur de celles qui le transforment sans l’abolir, exemple les forces de la mondialisation monopoliste numérisée, qui s'épaulent et se confrontent contradictoirement dans la lutte de classe qui fait mouvoir le processus d'ensemble) ne peuvent être majoritaires, et elles travaillent avec le plus d’effets divers et possibles les contradictions de l'état du moment de la société et de ses représentants majoritaires. Il y a toujours difficulté de distinguer causes et effets d’autant qu’ils sont en rapports dialectiques.

 

2) Les fascismes et les fascistes sont un produit du capitalisme mais n'ont jamais représenté ni hier ni aujourd'hui un nouveau capitalisme, mais l'ancien ou celui en état de dépassement, même si le fascisme des capitalismes dépassés emploient ou pas les techniques les plus modernes.

 

Le fascisme ne peut se servir des techniques les plus modernes dans le même sens que le capitalisme le plus avancé car il développerait des forces productives en contradictions avec ses objectifs de retour au passé contre le nouvel establishment contre lequel il se trouve en révolte.

Dans Les Damnés le nazisme pense dominer et abattre les nouveaux monopoles. En fait et in fine c’est bien eux qui l’ont abattu. Et je ne sais si le film est allé jusqu’à ce point puisque nous n’y voyons que la fin de ces dynasties, leur humiliation et leur viol.

 

3) Il est « amusant » de voir des communistes « unitaires » ou formellement « démocratiques », c'est-à-dire sociaux démocrates sans le vouloir ou en le voulant,  reconstituer eux-mêmes autour de Mélenchon ce qu’ils ont condamné avec raison du « parti guide ».  Dans la tradition inconsciente dont ils sont imprégnés de longue date, ils reconstituent la guide mécanique d’un parti sur le peuple, loin de la conception gramscienne d’hégémonie de classe conquise par le rôle que cette classe joue dans la société à un niveau de son processus de développement. Soit on gère les cités, les pays, les zones mondiales de développement et le monde en fonction des besoins humains, soit "demain on rase gratis" comme le promet tout mouvement contestataire sans solutions économiques sérieuses. Attristant de voir y tomber des communistes les plus inféodés à cette période dont Georges Marchais a été un représentant caractéristique. Les membres du BP de l’époque en recherche en gésine d’issues, de compréhension des nouvelles situations, pourtant en majorité interne, se sont fait isoler et battre. Lénine, jugé pourtant par certains comme « vétéro » n’ayant plus rien à nous apprendre, a toujours accepté les collaborations des différences, les cas de Zinoviev et Kamenev  en étant l’exemple le plus connu. Lire aussi son testament. Se souvenir aussi du Pape et de Galilée en se disant qu’on n’a pas vu ça que dans l’inquisition : eppur si muove, ce n’est pas le soleil qui tourne autour de la terre, mais la terre qui tourne sur elle-même…

 

Les plus dogmatiques ne sont pas ceux qui sont montrés du doigt et qui défendent une organisation capable de rassembler non sur le vague, mais dans une direction autre que celle de ce capital le plus avancé, tout en s’appuyant sur les avancées des forces productives et les possibilités de civilisation d’abondance et de qualité qu’elles permettraient.

 

Pierre Assante, 15 novembre 2016.

 

LIRE : Un Fonds de développement économique, social et environnemental pour les services publics en Europe

http://www.economie-politique.org/92873

 

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 05:25

OVIDE ECRIT A SON AMOUR, SA FEMME DONT IL EST SEPARE. Poète romain proche de la cour d’Auguste, appartenant donc à la classe dominante des propriétaires d’esclaves, non des pires cependant sur le plan des rapports humains, a été exilé par ce dernier aux limites sauvages de l’Empire sur la Mer Noire où il ne retrouve plus rien de son monde, de sa culture, de ce qui a fait sa vie. Lettre déchirante. An 8 de notre ère. Il y a-t-il déjà là quelque chose d'un Desnos "primitif", malgré un égocentrisme de classe dominante ?

 

Si par hasard tu es surprise que ma lettre soit écrite par une main étrangère, c'est que j'étais malade, malade aux extrémités du monde, et presque désespérant de ma guérison. Te figures-tu quelle est ma situation dans cet affreux pays, au milieu des Sarmates et des Gètes ? Je ne puis supporter le climat, ni m'accoutumer à ces eaux ; le sol même éveille en moi je ne sais quels dégoûts ; point de maisons commodes, point d'aliments convenables à un malade, personne qui applique à me soulager l'art du dieu de la médecine, nul ami qui me console et oppose le charme de la conversation aux heures trop lentes à s'écouler. Je languis, épuisé, aux dernières limites et chez les derniers peuples du monde habité ; et, dans cet état de langueur, tous les objets qui me manquent se retracent à mon souvenir. Mais tu les domines tous, chère épouse, et tu remplis à toi seule plus de la moitié de mon cœur. Lorsqu'absente, je te parle, c'est toi seule que ma voix appelle ; chaque nuit, et chaque jour après elle, m'apporte ton image ; on dit même que, dans mes égarements, ton nom sortait sans cesse de ma bouche en délire. Lors même que mes forces m'abandonneraient, et qu'un vin généreux ne pourrait plus ranimer ma langue collée à mon palais, à la nouvelle de la venue de ma bien-aimée, je revivrais à l'instant, et l'espérance de te voir me prêterait des forces.
Je suis donc ici entre la vie et la mort; et toi peut-être là-bas, oublieuse de ce qui me touche, tu passes agréablement tes jours. Mais non, chère épouse, je le sais, je l'affirme, tes jours sans moi ne peuvent s'écouler que dans la tristesse.
Si pourtant les années que le sort m'a comptées sont révolues, si ma fin est réellement si prochaine, ne pouviez-vous, grands dieux, épargner une vie à son terme, permettre au moins que je fusse inhumé dans ma patrie, soit en différant mon exil jusqu'à ma mort, soit en précipitant celle-ci pour prévenir mon exil ? Naguère encore je pouvais avoir vécu sans tache, et c'est pour que je meure exilé qu'on a prolongé mes jours.
Je mourrai donc sur ces bords inconnus et lointains, et l'horreur de ces lieux ajoutera à l'horreur du trépas. Ce n'est pas sur mon lit accoutumé que reposera mon corps languissant; je n'aurai personne pour pleurer à mes funérailles ; je n'aurai pas ma bien-aimée pour arrêter un instant mon âme fugitive avec ses baisers mêlés de larmes, personne pour recueillir mes dernières volontés, pas même une main amie pour clore, après un dernier appel à la vie, mes paupières vacillantes ; enfin, privé des honneurs funèbres, privé des honneurs d'un tombeau et des larmes d'autrui, mon corps sera confié à la terre de ce pays barbare.
Sans doute qu'à ce récit tu sentiras ton esprit s'égarer, et frapperas de tes mains tremblantes ta chaste poitrine ; sans doute que tu 'étendras inutilement tes bras vers ces contrées, et qu'inutilement encore tu appelleras à grands cris ton malheureux époux ! Mais non ; ne meurtris pas ainsi ton visage, et n'arrache pas tes cheveux, car ce n'est pas la première fois, âme de ma vie, que tu m'auras perdu. En quittant ma patrie, j'étais déjà mort, tu le sais, et cette mort fut pour moi la première et la plus 
cruelle. Maintenant, si tu le peux, mais tu ne le peux pas, tendre épouse, réjouis-toi de voir finir mes maux avec ma vie. Ce que tu peux, du moins, c'est d'alléger tes maux par ton courage à les supporter ; et depuis longtemps ton cœur n'est plus novice dans ces sortes d'épreuves. Plût au ciel que l'âme pérît avec le corps, et qu'aucune partie de mon être n'échappât à la flamme dévorante ! Car si l'âme, victorieuse de la mort, s'envole dans l'espace, et que la doctrine du vieillard de Samos soit véritable, une ombre-romaine sera condamnée à errer éternellement parmi les ombres Sarmates, étrangère au milieu de ces mânes barbares.
Fais transporter à Rome mes cendres dans une urne modeste, afin que je ne sois pas exilé encore après ma mort : personne ne peut t'en empêcher. Une princesse thébaine a fait jadis ensevelir, en dépit des ordres d'un roi inhumain, son frère égorgé. Mêle à mes cendres des feuilles et de la poudre d'amomum, et dépose-les ensuite près des murs de la ville ; puis, pour arrêter un instant les regards fugitifs du passant, inscris, en gros caractères, sur le marbre du tombeau : "Ci-gît le chantre des tendres amours, Ovide, qui périt victime de son génie. Passant, si tu as jamais aimé, ne refuse pas de dire : Paix à la cendre d'Ovide !"
C'en est assez pour mon épitaphe ; mes œuvres seront pour moi un monument plus illustre et plus durable, et, malgré le mal qu'elles m'ont fait, je m'en repose sur elles du soin d'assurer à leur auteur un nom et l'immortalité.
Pour toi, porte sur ma tombe des présents funèbres; répands-y des fleurs humides de tes larmes ; quoique mon corps soit alors réduit eu cendres, ce reste épargné par le feu sera sensible à ta piété.
J'aurais encore beaucoup à écrire ; mais mon haleine épuisée et ma langue desséchée ne me laissent plus la force de dicter ; reçois donc, c'est peut-être ma dernière parole, cet adieu en échange duquel je ne puis, hélas ! Recueillir le tien.

 

Traduction de Philippe Remacle

 

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 11:12

Comment réindustrialiser la France ?

la chronique économique de pierre Ivorra. 9 novembre 2016

Il est nécessaire d’instaurer une sécurité de l’emploi et dela formation.

 

Alcatel-Lucent, groupe franco-américain, n° 4 mondial de l’industrie des télécoms et des réseaux avalé par le finlandais Nokia; Alstom énergie, croqué par l’américain General Electric; Lafarge, l’un des plus importants cimentiers mondiaux, lourdement endetté à la suite d’opérations de croissance externe, qui se réfugie en Suisse sous l’aile faussement protectrice de son homologue helvète, Holcim; le parapétrolier Technip, qui fait le Brexit à l’envers et s’installe à Londres sous la tutelle du texan TFC… Et maintenant, ce sont les chantiers navals de Saint-Nazaire qui sont en péril, menacés par la faillite de leur principal actionnaire sud-coréen. Notreindustrie fout le camp!

 

L’industrie française perd des forces de manière accélérée mais, attention, cela ne signifie pas forcément que les grands groupes industriels et leurs puissants actionnaires s’affaiblissent sur l’échiquier mondial. Ainsi, Renault produit quatre fois plus de véhicules au-delà de nos frontières. Au total, la France est le cinquième pays du point de vue du stock d’investissements directs à l’étranger, c’est-à-dire des fonds servant à créer ou à contrôler des sociétés dans d’autres pays. Elle est ainsi très près du Japon et pas si loin de l’Allemagne. On ne sait pas assez que le premier secteur représenté dans cette mondialisation échevelée, rythmée par la recherche du taux de profit le plus élevé, est celui de l’industrie manufacturière (29 %), devant les activités financières et d’assurance (25 %).

 

Comment inverser ce mouvement destructeur? Il faudrait commencer à substituer à une inscription dans la mondialisation favorable au capital, une autre, favorable au travail. On n’y arrivera pas en édictant des oukases ou en tapant du poing sur la table. Ni même seulement en planifiant l’ordre des choses, même s’il faut le faire. Le projet de loi du PCF visant à instaurer une sécurité d’emploi et de formation s’inscrit dans une démarche nouvelle. Il vise à instaurer une régulation en utilisant trois leviers: le progrès social, humain, écologique, comme objectif et stimulant avec l’éradication du chômage et la promotion de la formation: l’argent, le crédit utilisés de manière sélective en faveur de la croissance efficace, de la recherche, de la formation, des services publics, de l’environnement et de l’emploi, plutôt que de la finance; l’initiative politique, la démocratie, stimulées par des droits nouveaux des salariés et des populations. Cela permettrait de créer progressivement les bases de relations internationales fondées sur la coopération, plutôt que sur la concurrence.

 

MERCREDI, 9 NOVEMBRE, 2016

L'HUMANITÉ

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 10:36

 

Tu es invité(e) à participer à la prochaine réunion de la commission économique qui aura lieu

Mardi 15 novembre à 18 heures 30, salle 27

L’ordre du jour sera le suivant :

« Mettre en œuvre les choix de la conférence nationale : un Parti communiste à l’offensive dans la campagne présidentielle avec sept axes pour rassembler autour d’un pacte d’engagements communs ».

 F. Rauch

 

L’affiche :

Un pacte d’engagements communs pour la France.

Edition 5 novembre 2016.

La version publique sera finalisée à partir des remarques des délégué-e-s.

Ecrivez à : projet2017@pcf.fr

 

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11 novembre 2016 5 11 /11 /novembre /2016 20:11

Publié la première fois sur ce blog le

01/09/2016.

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RÉFLEXION DE RENTRÉE SUR NOS DIFFICULTÉS,

PEURS ET HUMEURS.

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RECUL DU MARXISME

ET OCCUPATION (DU VIDE CRÉÉ)

PAR LES OBSCURANTISMES.

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Allons directement aux objections : oui, tout mouvement de pensée engendre des dogmatismes. Mais combattre un dogmatisme par la suppression d’un mouvement de pensée, voilà ce que sont arrivés en grande partie à nous persuader ceux qui ont intérêt à limiter les mouvements de pensée.

L’abandon d’une référence au marxisme fait partie de ce désarmement du mouvement populaire dans ses revendications politiques et sociales.

Certes ce désarmement est arrivé au moment où il était de plus en plus difficile de mener une bataille particulière pour un contenu théorique à la bataille générale politique et sociale et culturelle.

Cette concomitance ne justifie pas les abandons, mais au contraire fait la démonstration des conditions historiques de l’erreur de ces abandons.

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Vider des dogmatismes les concepts, n’est pas une tâche théorique séparée des conditions générales des luttes et du processus social. Les dogmatismes naissent des difficultés à mener les luttes et à les faire aboutir, s’enracinent dans ces difficultés et conduisent à des reculs dans les reculs.

Les dogmatismes s’enracinent ainsi dans les résistances aux progrès de la société et renforcent les conservatismes qui habitent y compris et surtout les modernités qui naissent dans la société et qui peuvent être les moteurs du progrès social.

On le voit aujourd’hui dans les conceptions et l’usage de la révolution scientifique et technique, l’informationnel numérisé et mondialisé usé contre le développement de la société, le libre développement de chacun dans le libre développement de tous, alors qu’il peut être le facteur d’un développement de la personne et de la société jusqu’ici inégalé en possibilités et en puissance.

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Le marxisme découvre le système d’échange « Argent-Marchandise-Argent’Plus », la suraccumulation de capital qu’il entraîne et sa contradiction avec le développement des besoins humains. Ce mouvement de pensée développe conjointement la conscience de l’homme sur lui-même et sur la nature qui est « sa maison ».

Il est un outil incomparable de progrès, un outil encore indépassé par aucun autre mouvement de pensée, quelle que soit l’importance des nouvelles connaissances indispensables à la vie humaine en matière scientifique partielle ou générale, d'économie, de sociologie, d’ergologie, d’écologie etc. lesquelles peuvent trouver dans l’outil élément d’aide au progrès de leur connaissance, en relation réciproque.

Cet outil est indépassé car il est un outil de synthèse, qui permet la tâche principale de la pensée humaine, le rassemblement des conditions dans lesquelles agir en santé pour résoudre, partant de la connaissance de l’instant passé à court et long terme, d’envisager et conceptualiser les possibles futurs pour les mettre en œuvre, conceptualisation sans laquelle aucune réalisation humaine n’est possible, comme l’indique « le lit de Platon ».

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Cet outil est indépassé, d’autant que la conscience de l’homme sur lui-même et sur la nature est un processus infini qui ouvre à l’humanité les conditions possibles de poursuivre son processus vital, sa croissance indispensable à sa survie, sa croissance quantitative et surtout qualitative sans laquelle toute croissance devient impossible et conduit à la crise, l’arrêt du développement, la mort du processus et du corps individuel et social, contenu-contenant du processus évidemment.

Le matérialisme dialectique ne condamne à aucun renoncement d’hypothèse, d’utopie, de rêverie. Il est un outil non pour expliquer dans sa totalité l’univers et sa finalité, mais pour comprendre la part qui nous est accessible et les nécessités en mouvement dans lesquelles nous devons rechercher nos solutions de survie et de développement.

Pour schématiser un peu bêtement, mais tout les schémas sont un peu bêtes et réducteurs et contiennent des métaphores instructrices mais limitées : la connaissance de la pesanteur nous évite de nous précipiter dans le vide sans aucun appareil, sachant que nous allons y perdre la vie ou la santé.

Cette comparaison un peu stupide, mais juste dans une pratique circonscrite, il faut évidement la replacer dans une réalité sociale qui elle est bien plus complexe et qui demande bien plus que la simple connaissance de la pesanteur, et de plus dont la complexité progresse d’une façon exponentielle qui demande des « réajustements » qualitatifs, c'est-à-dire des réductions-concentration infinies de ses composants et des systèmes de composants.

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Le recul du marxisme et du matérialisme dialectique et son abandon plus ou moins profond par les forces sociales se réclamant de la transformation en santé et en progrès de la société, n’a aucunement contribué à la progression qualitative du contenu des autres mouvements de pensée. Au contraire il a cédé la place au déni de la science en tant qu’outil de résolution progressif des difficultés humaines à vivre, et de fil en aiguille, il a contribué à l’envahissement dans le vide créé, des obscurantismes les plus régressifs, les plus profonds, les plus violents et destructeurs.

Certes, les luttes pour le pain, la paix et les roses ne se contentent pas des outils théoriques, elles sont une pratique quotidienne et collective d’actes en réaction aux difficultés et en particulier celles crées par les dominations sociales, politiques, culturelles. Mais mettre en opposition des outils de compréhension de la réalité et la lutte pour la transformation des réalités relève de la soumission aux conditions idéologiques imposées aux dominés par les dominants.

L’ostracisme médiatique, culturel et politique qui pèse sur le PCF et toute prise de position par lui ou par d’autres révélant le rôle actuel du système financier et monétaire et le besoins de sa nécessaire et indispensable transformation-métamorphose au service des besoins humains et non de son autoreproduction mortelle de la suraccumulation du capital, cet ostracisme fait partie des conditions de domination et de l’étouffement de l’esprit de critique, de combat et de construction que le marxisme, son développement processuel contient.

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Ceci dit, il s’agit, après tout préambule de se mettre au travail pour apprendre ce que la production, l’échange et leur gestion peuvent bénéficier du marxisme, pour sortir de la crise et construire la suite en santé. Apprendre n’est pas seulement un effort, mais une satisfaction par ce que cela permet de réaliser.

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Pierre Assante, 1er septembre 2016.

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 22:35

Trump, la revanche d'un certain capitalisme rétrograde.

L'alliance d'une volonté populaire traditionnelle face aux difficultés de vivre, et d'une volonté d'une fraction du capital d'un impossible et mythique retour en arrière dans l'histoire. Tentative pleine de danger dans la reconquête des marchés et d'un repartage du monde déjà en l'état actuel bien porteur de guerre économique, sociale, militaire :

 

FINALEMENT

Finalement, Trump, c’est essentiellement la revanche d’un capitalisme « national » dépassé contre le capital financier monopoliste mondial moderne et ses techniques de production, d’échange de communication numérisées avancées que le vieux capitalisme ne maîtrise plus et qu’il souhaiterait maîtriser par l’intermédiaire de l’Etat.

Ca me rappelle Berlusconi pour le style, mais plus menaçant et plus grand du fait de sa position dans l’impérialisme dominant. Ca me rappelle aussi le discours du Talon de Fer de Jack London aux capitalistes moyens en révolte

Revanche d’un capitalisme national dépassé s’appuyant sur les victimes populaires nationales de la mondialisation capitaliste qui perdent leurs niveau de vie, entrent en situation de misère et ne retrouvent plus les repères idéologiques et mystiques et surtout l’organisation du travail de cette période passée plus faste.

Finalement il y a eu convergence de ce capital « national » conservateur de son mode d’existence et d’exploitation et de l’opinion populaire conservatrice exploitée en crise de subsistances, sur le rejet des élites, et dialectiquement en interaction, réaction de défense des élites d’un establishment puissant réactionnaire et craintif, dos au mur malgré sa puissance et ses capacités, parce que ne maîtrisant  pas non plus comme il le souhaiterait son propre processus de développement et d’exploitation de la force de travail.

Finalement, ce rejet commun dans une alliance capital-travail contre les milieux privilégiés « installés » dans la modernité du capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, est à la fois dangereux dans ce que ça peut donner comme agressivité supplémentaire dans la compétition mondiale, la concurrence pour la conquête d’un marché  clos, sans nouveaux débouchés occupés, mais aussi accroître les contradictions du capital sur lesquelles construire une alternative.

NON ?????

Pierre Assante, 9 novembre 2016

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 05:50

2 choses, entre tant d’autres.

 

1) Tout nouvel échec de tout pouvoir, de tout gouvernement à venir quel qu’il soit ne peut qu’aggraver la crise et les conditions de cette aggravation.

 

L’espoir, est dans la conscience des solutions économiques en mettre en œuvre, en premier lieu, ici, en Europe et dans le monde. Il faudra bien, enfin, que les échecs nous enseignent quelle voie prendre.

 

La France et l’exemple liquidateur du P.D. italien (Partito Democratico actuel, issu de la dissolution du PCI et d'une fusion avec une partie de la Démocratie Chrétienne) est à méditer. A un certain niveau de crise, on ne sort pas des difficultés en bricolant l'ancien mais rendant le nouveau efficace. Historiquement, le nouveau en Italie aujourd'hui ce n'est pas le P.D. , mais toujours le P.C.I. (Parti Communiste Italien), ce qu'il était : reconstruire un outil de transformation sociale est  plus difficile que de le faire évoluer.

 

Idem pour la France et le P.C.F., ne pas jeter le bébé avec l'eau du bain, mais lui donner vie dans la réalité d'aujourd'hui, le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, sa crise et les solutions pour en sortir.

 

2) Lorsqu’on observe ce qui se passe autour de nous et dans le monde, notre environnement naturel et social, et nous avec, comment s’y retrouver dans tout ce fouillis pour tenter de résoudre nos problèmes quotidiens de vie et de survie ?

 

Une réponse qui ne résout rien, mais qui aide un peu :

Chaque chose est aussi son contraire, et toutes les choses constituent une unité et en même temps sont autonomes, relativement, les unes des autres, dans cette unité. Chaque chose mène sa vie et toutes les choses vivent les unes par rapport aux autres. Solidarité indivisible et autonomie relative.

 

Cela veut dire que des forces contradictoires, une opposée à une autre, action et réaction, se combattent à l’intérieur d’un même objet, que tout objet est en mouvement et que les contradictions se résolvent par la transformation de la chose et des forces contraires qu’elle contient en une nouvelle chose, la transformation se faisant soit par celle des deux forces contraires soit par l’élimination d’une des deux forces et la transformation de celle qui subsiste : contradiction ou antagonisme.

 

Sachant que le nouveau est fait du passé, de ce qu’il contient du passé, et de ce qu’il contient des possibles à venir.

 

Cette « révélation biblique », à la différence de la Bible ne contient pas une vérité révélée, mais une observation pouvant aider une compréhension  de notre environnement et de nous-mêmes dans cet environnement général.

Dieu n’a pas crée la terre en 6 jours et ne s’est pas reposé le septième, ce n’est pas une réalité. La pesanteur OUI, même si nous ne pouvons, de par nos faibles capacités de notre individu dans notre espèce, qu’en constater l’existence. Enfin, nos constatations scientifiques nous ont permis des choses assez extraordinaires. A nous d’en trouver un usage social en santé.

 

-la lutte des peuples du monde, leurs convergences et leur alliance pratique, et pour nous en France en Europe et dans le monde, une révolution pour transformer progressivement et radicalement le système financier local, national, européen et mondial, le système monétaire et institutionnel (BCE, FED, FMI, ONU, G7, G20....),

 

-la création monétaire, l’usage du crédit, et créer un système de sécurité de l’emploi et de la formation, prélude à un mode de production échappant progressivement au type d’échange Argent-Marchandise-plus d’Argent (A-M-A’), source de la crise de suraccumulation du capital, et de ses « remèdes » consistant au développement de l’austérité, des conflits armés, de l’appauvrissement progressif et général et de plus en plus rapide de la société humaine, malgré les immenses moyens scientifiques et techniques qu’elle a développés et qui pourraient être utilisés en santé pour répondre aux besoins humains.

 

Pierre Assante, lundi 7 novembre 2016,

jour anniversaire de la révolution d’Octobre et de naissance de Théo.

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7 novembre 2016 1 07 /11 /novembre /2016 01:04

La chronique économique de Pierre Ivorra.

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"Aujourd’hui, ce sont les marchés financiers qui tiennent le haut du pavé, disposant de 74 % des actions."

Le carnet de commandes du groupe Airbus est plein, il approche les 1000 milliards d’euros, mais sa politique de l’emploi sonne plutôt creux: l’avionneur a perdu près de 7500 emplois depuis 2013. Aujourd’hui encore, l’état-major envisage un plan de restructuration pour baisser le coût du travail sur ses sites, notamment dans le Sud-Ouest. Le recours à l’emploi précaire ne serait plus suffisant, il faudrait « dégraisser » à nouveau les effectifs. Comment expliquer une telle contradiction?

À l’aube des années 2000, les gouvernements français, allemand et espagnol contrôlaient largement la majorité du capital de l’avionneur, aujourd’hui, ce sont les marchés financiers qui tiennent le haut du pavé, disposant de 74 % des actions. Ils ont la mainmise sur les titres et ils veulent que cela leur rapporte. Le dividende par action s’en est ressenti : entre 2000 et 2015, période au cours de laquelle a été réalisée l’ouverture au privé, il est passé de 0,50 euro à 1,30 euro, augmentant ainsi de 160 %! Tel est le principe qui régit ce monde des affaires : pour que le capital prospère, la bête doit trimer.

Ce « trou d’air » social et ce prurit financier qui nuisent à l’efficacité du groupe, sont une parfaite illustration de l’état d’une industrie française aujourd’hui pilotée par les règles de la valeur actionnariale. Entre 1980 et 2014, l’industrie française a perdu 2221000 emplois. Certes, sous l’impulsion notamment de la révolution informationnelle, des emplois ont été transférés dans les services, mais malgré tout, le déclin est réel. Les mouvements de baisse ont été les plus accentués à deux moments: après 1980 (– 15,3 % entre 1980 et 1990), lorsque le gouvernement Fabius a ouvert l’économie française aux mouvements de la finance mondialisée et durant la période qui a succédé au krach financier de 2007-2008 (– 9,3 % entre 2007 et 2010).

Comment enrayer puis inverser un tel processus? Le mouvement populaire a déjà en ce domaine une expérience certaine. L’histoire a bien montré que l’entrée du capital public, si nécessaire soit-elle à l’occasion, ne suffit pas pour changer les choses en profondeur et de manière durable. Ainsi l’échec des nationalisations de 1982 ne tient-il pas pour beaucoup, à la fois à l’insuffisance de l’action des salariés pour changer les critères de financement et de gestion des entreprises et à l’étroitesse des pouvoirs pour faire prévaloir de telles transformations? Nos sociétés, notre économie sont confrontées à une mutation technologique sans précédent qui ne peut être profitable à l’humanité que si l’on met l’esprit de rapine en déroute.

 

Pierre IVORRA

MERCREDI, 2 NOVEMBRE, 2016

L'HUMANITÉ

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 18:16
Bonsoir
 
La Conférence Nationale du PCF vient de faire et de décider de soumettre aux communistes un choix clair, comme le demandait la contribution "pour un choix clair" (lien plus bas)
Elle n'a pas retenu l'idée de différer toute décision; elle a adopté un bulletin de vote qui propose 2 options: soit soutenir JL Mélenchon; soit engager un candidat communiste pour porter nos propositions et poursuivre nos efforts de rassemblement. Elle a voté sur ces deux options et s'est prononcée à la majorité pour le choix d'une candidature communiste:
Voici les résultats du vote:
votants: 535
exprimés: 519
pour soutenir Mélenchon: 218
pour engager une candidature communiste: 274
 
Notre intervention collective a été très utile. La mobilisation doit maintenant continuer, s'amplifier, dans le parti jusqu'au vote.
Nous vous ferons rapidement des propositions pour la nouvelle étape vers le vote des communistes qui sera décisif.
 

Ci-joint (Lien ci-dessous, texte de 'Pour un choix clair" et signatures,) le récapitulatif des signatures enregistrées, non compris les "like" que nous ne nous sommes pas autorisés à transformer en signatures quand cela n'a pas été précisé, mais qui ont contribué au rassemblement qui vient de déboucher sur cette première et importante étape.

http://pierreassante.fr/dossier/Pour_un_choix_clair_mise_a_jour_05112016.pdf

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 15:26

Certes, un candidat aux présidentielles capable de rassembler des électeurs de gauche et de prolonger ce rassemblement pour les législatives ne serait pas de reste.

 

Ce qui ne serait pas de reste non plus est d’avoir conscience des solutions à mettre en œuvre pour sortir de la crise, pour relancer la production en quantité et en qualité des biens nécessaires à la vie humaine, production dont la crise se répercute sur l’emploi, sur les ressources des salariés et de la majorité de la population qui a de plus en plus de mal à s’en sortir.

 

Ceci ne peut que s’aggraver si le candidat et le mouvement populaire qui le portera ne porte pas aussi les solutions à l’issue de la crise. C’est en ce sens que réside le besoin d’un candidat communiste, et des solutions économiques pouvant porter l’ensemble des activités humaines.

 

Les solutions avancées par les économistes communistes de la ComEco (Commission économique du PCF) constituent un corps d’éléments important. Ils reposent sur le contrôle et la maîtrise du système bancaire et financier, de la création monétaire et du crédit, de la sécurité de l’emploi et de la formation vers la construction d’un autre type de système social rompant progressivement et radicalement avec l’échange humain mondial basé sur l’accumulation du capital. Le capitalisme monopoliste mondialisé, informatiquement informationnalisé, ce monde dans lequel nous vivons aujourd'hui, il nous faut le comprendre et le changer.

 

Tout nouvel échec de tout pouvoir à venir quel qu’il soit ne peut qu’aggraver la crise et les conditions de cette aggravation. L’espoir, est dans la conscience des solutions économiques en mettre en œuvre, en premier lieu, ici, en Europe et dans le monde. Il faudra bien, enfin, que les échecs nous enseignent quelle voie prendre.

 

Il ne s’agit pas non plus de comprendre pour comprendre. Il s’agit de comprendre le monde pour le transformer, lui rendre une santé qu’il perd à grande vitesse et qui entraîne dans la maladie et la pénurie les êtres humains, les individus.

 

C’est dans la recherche de cette voie et non dans un soutien à des aventures personnelles qui ont caractérisé et caractérisent encore le climat électoral depuis des décennies, qu’un espoir et une conscience pourront ce lever, petits au «départ » mais grandissant au fur et à mesure d’une action politique allant dans le sens de ces solutions

 

 S’isoler par des jugements tranchants ne nous sert pas. Par contre il y a lieu d’exposer comme nous le faisons nos solutions face à des semblants de solutions.

Dans les angoisses compréhensibles des camarades sur les élections, sur le Parti, il y a l’incompréhension que le capital a très bien compris, lui, que son arme essentielle, alliée au bâton,  est de nous réduire au silence, par un moyen ou par un autre.

 

Devenir un PD (Partito Democratico issu de la dissolution du PCI - Parti Communiste Italien) à l’italienne tout en gardant notre sigle PCF, c'est-à-dire en ayant l’illusion que notre juste effort de le garder, que j’approuve, suffit à nous assurer son contenu,  est un danger que nous courrons. De plus un petit PD à la remorque de trains incertains malins ou stupides, qui iraient vers des voies de garage en nous entraînant avec les électeurs, les salariés, les citoyens et immigrés, femmes et hommes, jeunes et vieux…..Car il est plus facile e casser que de construire, de flatter que d’expliquer.

Faute de rassemblement sur un contenu, donner un sens, une direction peut être un début pour un rassemblement avec contenu.

C’est comme ça, il y a longtemps que le parti a prêté le flanc aux attaques du capital en faisant travailler les militants sans les nourrir. Les idées nourrissent les idées. La disette de formation vient de loin. Pour ma part j’ai « fait » à 21 ans l’école fédérale sur le thème du CME (Capitalisme Monopoliste d'Etat), promotion Maurice Thorez, une boussole qui m’a servi une vie.

 

J’ai été et suis à cheval entre l’Italie et la France, j’ai assisté aux derniers meetings de Berlinguer au moment du « sorpasso » et à la dissolution du PCI. Drôle de contradiction ! La première cause de cette dissolution a été la faiblesse idéologique de ses dirigeants, et une réussite apparente et fragile, plus que leurs ambitions, Berlinguer, étant finalement isolé dans son propre parti, malgré sa popularité et son prestige et celui de son parti. Encore aujourd’hui et plus qu’hier l’économie marxiste est une inconnue pour la plupart des anciens et nouveaux militants de la « gauche alternative italienne ». Il y a encore plus qu’ici un refus du savoir pour construire, et même de la construction répondant aux besoins à satisfaire. La culture artistique et littéraire italiennes, magnifiques, souffrent pourtant d’un traitement hiérarchique au détriment de la culture scientifique, entre autre, ce qui n’empêche que l’Italie aient aussi de grands espaces scientifiques théoriques et pratiques, mais c’est cette hiérarchie entretenue par les dominants qui handicape une synthèse politique collective. Le Parti intellectuel collectif de Gramsci s’est brisé sur le substrat du retard économique, entre autre. Le PCI (Parti Communiste Italien) s’est construit sur un fort capital agaricale sur lequel s’est appuyé le fascisme et un capital industriel concentré mais relativement faible. Ce n’est qu’en 1946 que le référendum a tourné la page de la monarchie.

 

Sur  les questions économique le militants « moyen » du  PCF peut se considérer un aigle sur cette question. Ce qui ne m’empêche pas d’estimer et d’aider en réciprocité les militants italiens, leurs actes, leurs mobilisations, ni d’exprimer mes réserves sur leurs contenus et visées.

 

La vision d’un rassemblement sans contenu reste encore la préoccupation morale majeure à laquelle répondre.

Tout cela dit sans oublier nos propres insuffisances, personnelle et collective. L’échec des fausses solutions peut contenir la recherche et la mise en pratiques de vraies. Mais rien n’est certain, et comme le dit notre texte « POUR UN CHOIX CLAIR », pour résumer, les dangers sont certains, pour le parti et pour la société, mais le désespoir n’est pas permis.

 

Je viens de rentrer de l’hôpital avec une grande amélioration pour mes douleurs et ma santé :

Le paradis !

Pardonne-moi  de te faire témoin encombrant à distance de mes réflexions. BONNE CONFERENCE.

 

Faire siphonner une fois de plus un électorat communiste déjà affaibli par un homme et un mouvement providentiel ne résoudra aucun problème, mais les aggravera. Il n’y a pas de solution électorale idéale, aujourd’hui moins que jamais, mais il y a des choix plus ou moins porteurs de catastrophes....ou de santé !

 

Pierre Assante, 05/11/2016 15:20:15

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 12:54

DOCUMENT-PROPOSITION (lien d'ouverture après le sommaire)

Un développement tout à fait nouveau des services publics est crucial pour répondre aux aspirations des peuples européens, sortir des politiques d’austérité, contrecarrer les tendances déflationnistes liées à l’utilisation de la révolution informationnelle au service de la rentabilité financière, et ouvrir une issue à la crise de civilisation dont l’impasse actuelle de la construction européenne est une manifestation.

 

Qu’il s’agisse d’environnement et de transition énergétique, de sécurité, de justice, de santé, de formation, de recherche, ou de tout ce qui concourt au développement des capacités humaines, la réalisation de ces objectifs exige un développement considérable de l’emploi public et de la formation des agents chargés des services publics, ainsi que des investissements matériels et de recherche qui doivent l’accompagner.

L’état actuel de l’économie européenne et mondiale démontre que ce n’est pas possible si les gestions d’entreprises et les politiques publiques continuent d’être à la merci des marchés financiers. Il existe une alternative : mobiliser la création monétaire, particulièrement celle des banques centrales nationales et de la Banque centrale européenne qui, ensemble, constituent l’Eurosystème, sous forme de prêts à long terme et à taux d’intérêt réduits (0 % voire moins pour les projets les plus efficaces au regard de critères économiques, sociaux et environnementaux).

Ce financement monétaire doit être réservé à des projets de développement des services publics démocratiquement élaborés, décidés, et contrôlés dans leur réalisation, de façon décentralisée dans les différents États de l’Union européenne. Cette condition serait réalisée par la création d’un Fonds de développement économique, social et environnemental solidaire européen, ci-après désigné comme « le Fonds ».

Son financement serait assuré par la réorientation d’une partie des milliards d’euros que l’Eurosystème injecte actuellement sur les marchés financiers au rythme de 80 milliards par mois. Son organisation créerait les conditions d’une intervention directe des citoyens et de leurs représentants locaux, régionaux, nationaux et européens sur les décisions en vue de partager les moyens d’une maîtrise nationale et populaire de ces décisions.

Cette proposition peut être mise à l’ordre du jour immédiatement, sans attendre une modification des traités européens, qui sera en tout état de cause nécessaire à terme. Elle peut être portée devant les instances communautaires par un ou plusieurs gouvernements dans une démarche conjointe pour sortir des impasses actuelles de la construction européenne en contribuant à la refonder. Répondant de façon réaliste aux exigences qui naissent de la crise sociale, elle peut contribuer à rassembler des forces importantes en France et en Europe, et à donner aux luttes sociales et politiques la force d’imposer une alternative radicale et réaliste aux politiques néolibérales d’austérité, en ouvrant une nouvelle voie de progrès partagé.

Sommaire et page

Résumé 4

1 Un financement monétaire pour le développement des services publics. p.6

1.1 Le développement de nouveaux services publics, réponse aux tendances déflationnistes du capitalisme financiarisé en crise. p.6

1.2 Les dépenses pour les services publics sont des « dépenses d’avenir » p.6

1.2.1 « Investir » dans les services publics, ce n’est pas seulement accumuler du capital fixe p.6

1.2.2 Critères p.7

1.3 Un endettement public légitime p.7

1.4 L’argent de la BCE pour les européens p.8

1.4.1 Les marchés financiers : des institutions fondamentalement contraires au développement des services publics p.8

1.4.2 Le crédit bancaire : un enjeu de pouvoir face à la financiarisation p.9

1.4.3 La création de monnaie par la banque centrale : un levier puissant qu’on peut retourner contre les marchés financiers p.10

2 Une nouvelle institution : un Fonds de développement économique, social, écologique, solidaire européen p.11

2.1 Donner du pouvoir aux citoyens p.11

2.1.1 Des institutions locales, régionales et nationales pour la sélection des projets à financer p.11

2.1.2 Organisation institutionnelle du Fonds p.11

2.2 Modalités d’intervention du Fonds p.12

2.3 Mode de financement p.12

2.4 Quel volume de création monétaire mobiliser pour le financement du Fonds ? p.17

2.5 Lien avec les autres aspects de la politique économique p.17

3 Quelles conditions politiques pour la mise en place du Fonds ? p.19

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ACCEDER AU DOCUMENT EN CLIQUANT SUR CE LIEN du site d'ECONOMIE et POLITIQUE (Schémas, explications etc.) 

http://www.economie-politique.org/sites/default/files/note_fdese_04_0.pdf

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30 octobre 2016 7 30 /10 /octobre /2016 06:27

Ces documents (ci-dessous en lien) donnent à réfléchir sur la première construction d'un Etat ouvrier et paysan, (après celui de la Commune de Paris, fort différente concernant le niveau de développement et la composition sociale et culturelle) correspondant au développement économique et sociologique particulier d'un pays, la Russie de 1917. Ils complètent le débat sur la NEP (Nouvelle Politique Economique) qui fixait un rythme plus lent et plus progressif d'accumulation capitaliste vers une société socialiste, adapté à l'évolution de l'économie et la mentalité paysanne russe intégrant les besoins de la paysannerie au besoins de développement industriel, en alliance entre classe ouvrière, salariat en général et paysannerie d'un pays majoritairement agricole.

Evidemment cette réflexion ne peut être calquée à une société comme la notre, en 2016, le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé (et ses formes anciennes qui perdurent massivement dans l’industrie de main d’œuvre, en particulier dans pays et zone mondiales en développement nouveau où le capital tire les bases de la plus value et du profit), ses différentes couches de salariés et leurs rôles propres, le développement des services, les ressources et moyens dégagées par l’explosion des forces productives, leurs techniques, leurs cultures dans leur unité et complémentarité.

Cependant la visée progressiste, le réalisme et l'inventivité révolutionnaire attentive aux hommes et à leur besoin de subsistances matérielles et morales, de cohérence et d’organisation sociale qu'ils contiennent ne sont pas étrangères à nos préoccupations d'aujourd’hui.

Pierre Assante, dimanche 30 octobre 2016

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LIRE CES DOCUMENTS EN CLIQUANT SUR CE LIEN :

https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1922/12/vil19221229.htm

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La Lettre au Congrès, connue sous le nom de « testament », fut dictée par Lénine les 23-26 décembre 1922. Le « Supplément à la lettre du 24 décembre 1922 » fut dicté le 4 janvier 1923.
Cette lettre, ainsi que celles sur l' « Attribution de fonctions législatives au Gosplan » et sur « La question des nationalités ou de l' « autonomie », a des traits communs avec les derniers articles de Lénine ayant la portée d'un programme, tels que les « Feuillets de bloc-notes », « De la coopération », « Sur notre révolution. (A propos des notes de N. Soukhanov) », « Comment réorganiser l'Inspection ouvrière et paysanne. (Proposition faite au XIIe Congrès du parti) », « Mieux vaut moins, mais mieux ». Ces articles furent dictés par Lénine en janvier-mars 1923 et publiés à la même époque dans la Pravda.
Lénine estimait indispensable de porter la « Lettre au congrès », après sa mort, à la connaissance du Congrès du parti. Selon le désir de Lénine, elle fut lue devant les délégués du XIIe » Congrès du Parti qui se tint du 23 au 31 mai 1924.
Le XIIe Congrès décida à l'unanimité de ne pas publier cette lettre, car elle était adressée au congrès et n'était pas destinée à la presse. Par décision du XVe Congrès du P.C.(b) qui eut lieu du 2 au 19 décembre 1927, elle fut en partie publiée dans le Bulletin du Congrès n° 30.
Par décision du C.C. du P.C.U.S., les délégués du XXe Congrès prirent connaissance des lettres de Lénine mentionnées plus haut ; puis elles furent envoyées aux organisations du parti et ensuite publiées, en 1956, dans la revue Communiste n° 9. Elles furent également éditées en brochure à très fort tirage et incluses dans le 36e tome de la 4e édition desŒuvres de Lénine. (Note des éditions du Progrès).
Autre traduction d'une partie de la lettre.

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LIRE CES DOCUMENTS SUR CE LIEN :

https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1922/12/vil19221229.htm

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 22:51

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1848-2017

 

1848 : un énorme mouvement populaire secoue l’Europe.

 

Les bourgeoisies veulent s’émanciper de la Sainte Alliance, la paysannerie s’émancipe dans le bouleversement de la manufacture et de la grande industrie et y trouve en même temps les conditions inhumaines de la nouvelle exploitation, le profit capitaliste, et les femmes d’ouvriers avec leurs enfants de même.

 

Marx et Engels et le mouvement dont ils sont des représentants éminents, en tant que témoins et interprètes de ce bouleversement, vont être avec les militants qui se sont révélés en nombre, l’expression consciente d’un processus inconscient, nécessaire à la réponse et à la lutte contre cette exploitation et pour une société la dépassant dans le futur.

 

C’est un bouleversement du même ordre et d’un niveau encore plus grand, en quantité et en qualité, que nous sommes en train de vivre. Nous passons des capitalismes nationaux mécanisés à un capitalisme monopoliste mondial, numériquement informationnalisé.

 

Cette révolution mondiale de l’appareil productif, du mouvement de transformation extrêmement rapide de l’organisation de la production, de l’échange et du travail qui y correspond est un bouleversement sans précédent de la vie humaine.

 

C’est donc d’un mouvement populaire du type de 1848 auquel il nous faut nous attendre en Europe et dans le Monde, à la mesure de l’accroissement gigantesque de la population, de la production, des échanges, des moyens techniques, institutionnels, militaires, idéologiques de notre époque, de cette décennies des années 2010-2020, par rapport à 1848.

 

Le bouleversement a connu des prémices au milieu des années 1960 et au début des années 1970 et en ce sens le mouvement de 1968 n’est pas dû qu’aux revendications anthroponomiques et salariales, elles en font partie. De ces prémices, le capital a su le premier tirer parti. Il vient aux peuples de faire de même pour une libération de toute l’humanité.

 

Serons-nous capable de constituer une organisation capable d’exprimer consciemment le processus inconscient de notre temps, comme l’ont fait les marxistes, malgré leurs défauts et insuffisances inévitables, le mouvement ouvrier et populaire d’alors, expression sans laquelle aucune cohérence transformatrice en santé ne peut, sans aucun doute, se former.

 

Certes, après les avancées nationales des bourgeoisies nationales s’appuyant sur le mouvement ouvrier et populaire, le reflux et la répression contre celui-ci a brisé ce qu’aurait pu constituer un processus de progrès et de développement linéaire. Mais on sait que le cours de l’humanité ne procède pas comme cela et que dans tout mouvement où coexiste des classes sociales à intérêts différents, l’affrontement de ces intérêts est inévitable.

 

Cependant, le processus a procédé, et de révolte et répressions de 1851, en Commune de Paris et d’ailleurs, en révolutions d’Octobre, en Fronts Populaires, en Libération du nazisme et de compromis plus favorables au salariat, en libération anticoloniales, l’humanité se trouve aujourd’hui à la tête de moyens immenses de possibilités de développement, si tant est qu’elle soit capable de se les rapproprier en commun, en santé et solidarité et de mettre à bas la confiscation à laquelle procède les 1% de la nouvelle classe dominante.

 

Quelques jours après l’élaboration et la publication du Manifeste du Parti Communiste de 1848 écrit pour la Ligue des Communistes éclatent dans toute l’Europe les mouvements de 1848. Ce n'est pas un hasard. Le lien n’est pas à démontrer. Certes, il n’y a pas d’automatisme social mais il y a relation dialectique entre toutes les formes et forces de mouvement de transformation sociale, de mouvement de la société.

 

Dans le mouvement complexe de classes et de couches sociales différentes, aux intérêts divers et/ou aussi opposés, le Manifeste voit et dit « qu’un spectre hante l’Europe, le communisme ». Il hante aujourd’hui le Monde. Et plus encore qu’alors, car le communisme constitue un besoin aujourd’hui incontournable pour l’état actuel des forces productives dont les humains sont la constituante première, non seulement parce qu’elles sont en osmose et unité leur outil de vie et de développement, mais parce que l’outil est leur invention, leur production et l’expression concrète de leur être, du contenu de leur activité dans toute son ampleur diverse et illimitée.

 

Serons-nous capables de cela ? Par exemple quelle sera la réaction des autorités chinoises, et des autres autorités mondiale vis à vis de la Chine, cette autorité pas seul élément de mouvement cohérent, car il n’y pas que l’autorité comme  outil de cohérence dans une société, quelle sera la réaction de cette autorité, alors que la Chine, de par ses capacités productives et leur type nouveau de développement, constitue un élément essentiel de stabilité en mouvement ascendant de la production des ressources et de subsistance de l’humanité ?

 

Le besoin d'une autre qualité de l'autorité n'est qu'une transition vers l'autonomie de la personne humaine, de l'individu dans l'espèce en tant qu'être social dans son environnement universel.

 

Le besoin de communisme est  proportionnel et plus, à l'ampleur grandissante de la stupidité des acteurs médiatiques, de gestion et d’organisation issus de la « nouvelle petite et moyenne bourgeoisie » et ses satellites  plus ou moins nombreux qui n’osent même pas, dans leur respect des « grands dominants monopolistes qui leur assurent pauvre qualité de subsistance», prononcer le mot « communisme » croyant ainsi enterrer un passé révolu et l’assurance de ses petits intérêts menacés face à l'immense intérêt général qui sera aussi ses intérêts intelligemment compris.

 

Les cadres de production et de gestion seront avec la classe ouvrières mondiale de production de base des biens de consommation courante, les fers de lance d’une transformation-dépassement de ce capitalisme monopoliste, mondialisé, numériquement informationnalisé par ce qu’ils sont au cœur de la production des subsistances de l’humanité et de ses contradiction à résoudre.

 

1848 : un énorme mouvement populaire secoue l’Europe.

 

1917 : le premier Etat communiste s’essai et échoue à travers difficultés, crimes relatifs aux crimes du monde, et convulsions relatives aux convulsions du monde, mais fait l’expérience de produire relativement autonomement de la loi de la valeur marchande.

 

2017 et .... : un énorme mouvement populaire secoue l’Europe et le monde. Les prémices d’une organisation de la sécurité de l’emploi et de la formation, de la maîtrise des institutions financières et monétaires pour les mettre au service des besoins humains, d’une nouvelle organisation du travail partant de la personne permettant leur progressive et infinie satisfaction, de l’usage d’elle par et pour elle-même, de l'usage son énergie et sa créativité par et pour elle-même vers la cohérence générale de l’entité locale productive et de sa globalité mondiale de production, apparaissent….

 

Utopie ? Oui mais aussi besoin incontournable. Les deux en tant que réalisme et objectif à atteindre.

 

Pierre Assante, 28 octobre 2016

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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 01:15

la chronique économique de Pierre Ivorra. 

Ce sont les  difficultés et le poids des dettes qui risquent d’être partagés. 

Le gouvernement met actuellement en œuvre une nouvelle potion austéritaire à l’encontre des hôpitaux publics. Il crée des groupements hospitaliers de territoire, fédère les établissements d’un espace géographique, mutualise leur gestion et leur trésorerie, en profite pour fermer des services ici ou là, avec l’objectif de réaliser 400 millions d’euros d’économie. Cela crée évidemment des tensions, des oppositions au sein des personnels. Ainsi, les salariés du centre de Château-Gontier, en Mayenne, craignent le regroupement avec l’hôpital de Laval, qui est en déficit cumulé. Les hôpitaux varois, eux-mêmes pas très gaillards, sont fédérés autour d’un établissement lourdement endetté, celui de Sainte-Musse, à Toulon.

Au bout du compte, ce sont les difficultés et le poids des dettes qui risquent d’être partagés. Il faut mesurer en effet l’état de dégradation de notre système de santé. Le dernier bilan publié par l’organisme statistique du ministère de la Santé et des Affaires sociales indique que le résultat financier des hôpitaux publics est négatif de 1,1 milliard d’euros !

L’hôpital de Roanne serait proche de la faillite, ceux de Saumur, de Fougères, d’Ajaccio, de Vierzon, de Laval, de Sarrebourg, de Toulon, de Guingamp, d’Hyères, de Pontoise… sont en grande difficulté. L’hôpital, tout neuf, Sud-Francilien, à Corbeil-Essonnes, s’est retrouvé totalement à découvert avant même d’avoir ouvert, victime d’un contrat léonin avec Eiffage. Même si cet accord a été dénoncé, l’opération a mis les comptes de l’établissement dans l’ultraviolet. Même la situation financière de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris « demeure fragile », de l’aveu même de la Cour des comptes.

De tels regroupements, dans la mesure où ils visent moins à créer des synergies qu’à rogner tout ce qui peut l’être, ont un effet désastreux sur l’offre de soins à la population et exercent une pression très forte afin de rentabiliser au maximum les activités, pour notamment faire face à la dette, payer de lourds intérêts aux banques. Tel service est ainsi menacé car il ne « rapporte pas assez ». C’est la Cour des comptes, institution publique « marinée » dans le libéralisme pur jus, qui, face aux risques que fait courir la course désespérée des hôpitaux à l’endettement afin d’assurer leur service, demande au gouvernement, en 2014, à ce que seuls « les projets permettant aux établissements publics de santé d’atteindre un taux de marge d’au moins 8 % » puissent avoir recours à l’emprunt.

Diafoirus, réveille-toi, sort des limbes, ils sont en train d’appliquer ton remède miracle : la purge !

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 03:39

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Il y aura une réponse à la déliquescence du Parti Socialiste, des partis de la droite dite classique (LR, etc.), de la société, mais ce ne sera pas la réponse du FN, ni d’un sauveur « à gauche » qui fait don de soi.

 

La réponse est une réponse collective portant un programme de sortie de crise et de construction d’un autre système social qui domine  et réforme et révolutionne le système monétaire et financier, ses institutions nationales, européennes et internationales pour les mettre au service des besoins des humains, de la société, au service d’une sécurité d’emploi et de formation permettant une continuité vivable à la vie des personnes, de la société, de la production des biens matériels et moraux nécessaires à la vie humaine.

 

Les communistes,  ont entamé cette action, sur la base de leur formation transformatrice de longue date, et d’un retour des possibles de cette transformation, à l’intérieur de leur Parti en tant que force de transformation en santé, et en tant que force de rassemblement de toute la société, dans sa diversité et pluralité, pour ces objectifs de révolution progressive du système financier, économiques, social, culturel.

 

Cette information, destinée aux décisions des instances de décisions et de propositions du PCF, j'en fais part, comme le font tant d’autres. Elle constitue une bonne nouvelle pour tous ceux qui veulent se rassembler, rejeter les discours démagogiques électoraux et agir en santé vers  une construction commune de sortie de crise et de société solidaire, prospère, une sortie d’une mentalité de la finance du chacun pour soi et du tous contre tous au profit des monopoles mondiaux et de leur système, le capitalisme monopoliste, mondialisé, numériquement mondialisé.

 

Ce n’est ni le progrès technique, ni une cohérence globale sur le plan régional-national-européen-mondial dans son unité, de la cité et du travail, qui met notre vie, notre quotidien en danger. C’est leur usage malsain par la finance, par le capital, qui est le contraire, l'opposé dangereux d'une mise en commun saine, solidaire.

 

Voici l’information concernant les instances du PCF, information dont l’intérêt n’échappera à personne, adhérent, sympathisant et tout citoyen de toutes opinions, français et du monde et le lien pour y accéder :

CHOIX CLAIR, proposition et débat destiné aux adhérents du PCF à l’occasion de la Conférence Nationale du PCF du 5 Novembre 2016 sur ce lien :

http://pierreassante.fr/dossier/Pour_un_choix_clair_de_la_Conference_Nationale_du_5_novembre_mise_a_jour_26102016.pdf

Cette information est disponible sur facebook avec les mises à jour des adhérents pcf signataires.

 

Pierre Assante, 27 octobre 2016

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26 octobre 2016 3 26 /10 /octobre /2016 07:21

LA THEORIE EST NECESSAIRE MÊME POUR UNE ELECTION LEGISLATIVE

ET PRESIDENTIELLE.

Adresse du 21 octobre 2016 

AUX CITOYENS 

et aux communistes, entre autres

 

La déliquescence du Parti Socialiste et de son gouvernement, il l’a créée lui-même, et pas d’aujourd’hui. Vouloir, en alliance avec le grand patronat réduire les forces des communistes a créé les conditions pour un affaiblissement de toute la gauche et sa déliquescence actuelle.

 

Mais tout est possible s’il existe une force pour commencer à aller dans un sens réparateur et transformateur, révolutionnaire. Cette force c’est nous. Et les évènements liés à une nouvelle aggravation à venir de la crise peut conduire beaucoup d’habitants de cette ville, de cette région, du  pays et de l’Europe à marcher avec nous, ensemble ou côte à côte.

 

Mais faisons un détour apparemment inutile et compliqué, qui ne sera pas immédiatement évident : comprendre ce qu’est le travail abstrait c’est comprendre la nature de notre société, la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui depuis plus de deux siècles, le capitalisme, et aujourd’hui le « capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé »…

...Pourquoi préciser la nature d’aujourd’hui du capitalisme : parce que la connaissance de sa nature nous évite de nous faire enfumer par les médias qui professent l’idéologie dominante et nous empêchent de voir clair dans l’orientation de nos luttes, nous empêchent de les rendre efficaces, et de constituer des rassemblements qui puissent attaquer la droite et le capital là où ça lui fait mal et ou ça ouvre des transformations susceptibles de répondre aux besoins populaires, aux besoins humains.

 

Pourquoi croit-on que Marx et Engels, qui ont été à la création du mouvement ouvrier et ont lutté toute leur vie pour sa jonction avec le mouvement populaire, pourquoi croit-on, dis je, qu’ils aient passé des décennies de leur vie à travailler à comprendre des notions théoriques sur le capital et le travail si ce n’est pour donner un contenu à cette lutte et pour rendre cette lutte efficace.

 

La notion de travail abstrait est une notion essentielle.

L’esclave est exploité et fournit le produit de son travail en surplus de ses besoins élémentaires à son maitre qui l’accumule, et accumule des richesses dont il ne restitue qu’une partie aux besoins de survie et de développement de la société.

Le serf, le paysan attaché à la terre du seigneur gère son lopin librement mais doit aussi donner au seigneur le produit de son travail en surplus de ses besoins élémentaires à son maitre qui l’accumule, et accumule des richesses dont il ne restitue qu’une partie aux besoins de survie et de développement de la société.

Le salarié, et particulièrement l’ouvrier producteur des biens de basses nécessaires à la vie humaine, par contre ne travaille pas directement pour produire sa propre consommation, même si évidemment son travail va permettre de produire des biens nécessaires à la société : L’ouvrier et le salarié en général travaillent pour obtenir un salaire. Il est en principe libre de sa personne mais il doit vendre sa force de travail au capitaliste qui lui achète à des conditions que le rapport de force capital-travail détermine.

 

La découverte de Marx et d’Engels c’est : comment dans le capitalisme on produit et on échange les biens nécessaires à la vie humaine, ce que n’avaient pas compris les économistes bourgeois tel Adam Smith ou Ricardo dont les travaux servaient de base au patronat du XIXème siècle.

 

Tout d’abord, à la différence du serf ou de l’esclave, le travailleur libre du capitalisme ne peut exister qu’à un certain niveau des forces productives, de mondialisation etc.

 

La suite on sait….les écoles élémentaires, fédérales  et centrales du PCF enseignaient comment se forme la plus value, le profit, leur taux, la suraccumulation du capital, les crises sociales et de civilisation qui sont liées à double sens à baisse tendancielle du taux de profit, les phénomènes la contrecarrant par la croissance quantitative de la production et du profit global n’empêchant pas in fine la crise de suraccumulation et la dévalorisation conjointe du capital. La crise de suraccumulation-dévalorisation du capital intervient en dernière instance dans l’ensemble des conditions de l’activité humaine mais est déterminante en matière de causes et de conséquences sur la suite du processus humain. Et elle intervient négativement.

 

Le travail abstrait est un quantité qu’on mesure en temps de travail et dont l’expression concrète est la valeur de la force de travail payée en monnaie (monnaie sous quelque forme que ce soit) au salarié plus la plus value conservée par le capitaliste ( il faut  aussi expliquer par qui et comment le capitalisme et le capitaliste est représenté aujourd’hui dans la mondialisation et la numérisation informationnelle).

Le travail est abstrait sous plusieurs aspects. Abstrait parce que ce n’est pas un travail particulier, une dépense d’énergie humaine qualifiée pour produire un objet précis, mais une mesure de temps utilisé pour échanger une marchandise contre une autre, y compris la marchandise force de travail que le patron achète au salarié et que le salarié lui vend dans un même temps, même s’il est payé au mois et qu’il fait l’avance. Abstrait parce qu’il n’est pas lié directement à la motivation de produire de la part du salarié producteur mais à l’obtention d’une valeur monétaire correspondant historiquement à la valeur de sa force de travail lui permettant de se procurer les biens nécessaires au renouvellement relativement élargi de cette force de travail. Relativement car la confiscation au salarié de son produit, des gestes de son produit, et la réduction de la culture individuelle du salarié pour produire, induit une restriction de l’élargissement matériel et moral du renouvellement de l’individu salarié producteur et de la société pour laquelle il produit.

C’est là toute la contradiction qui permet l’accumulation capitaliste dans la circulation de la marchandise-capital, accumulation conduisant par cette contradiction à la suraccumulation et la dévalorisation du capital, sur le plan de la masse des capacités de l’individu comme de la quantité du capital utilisable et utilisé pour le développement social.

Bien sûr, il n’y a pas de travail abstrait sans travail concret, sans une production par le travailleur d’un objet précis, concret, des gestes, des concepts, des techniques et des cultures qui le permette.

 

Quel que soit le type d’organisation du travail dans le capitalisme, de l’usine locale à la concentration monopoliste mondiale en passant par le travail dit participatif d’uber, la suraccumulation-dévalorisation du capital et ses crises cycliques et systémiques de longue durée est la maladie inévitable du capitalisme.

On ne peut réduire puis supprimer le phénomène de suraccumulation-dévalorisation du capital qu’en détournant dans un premier temps par des reformes du système monétaire, financier et bancaire le flux du capital de l’investissement spéculatif jusqu’a le rendre à un usage total aux besoins humains.

Un tel détournement demande une volonté et une mise en œuvre politique qui ne peut venir que des luttes populaires poussant à ces réformes en fonction des besoins populaires non satisfaits qui s’expriment, et qui s’expriment en agissant en premier lieu dans les lieux de production des biens matériels stricto sensu, là ou exerce et produit la classe ouvrière, ici, en Europe et dans le monde.

 

A chaque grande mobilisation populaire revendicative et politique, ensemble, le rôle propre de la classe ouvrière, l’alliance de toutes les catégories de salariés, et de tous les alliés de toute la population apparaît clairement. Le rôle des ouvriers pour impulser les manifestations et rapport de force contre la loi el Khomri est apparu clairement aussi.

Mais le rôle des cadres de production et de gestion, confrontés à la crise de leurs entreprises est déterminant dans cette alliance.

 

Aucun candidat ne prenant en partie ou en totalité ces éléments ne pourra qu’accompagner la crise, accompagner l’austérité, accompagner le recul de civilisation. C’est ainsi. La volonté d’un candidat ne s’insérant pas dans un mouvement revendicatif s’appuyant sur une telle analyse fera ce qu’ont fait les majorités de gauche depuis Mitterrand, majorité sur lesquelles les communistes ont tenté d’agir pour modifier les orientations réformistes.

 

C’est une longue histoire, depuis le programme de Gotha dont nous ‘avons pas le temps de parler, mais qui date du XIXème siècle.

Exiger autre chose qu’une récupération des voix du PCF hier par Mitterrand et le PS et aujourd’hui par un allié issue du PS dont il a gardé la théorie, même s’il exprime inutilement des colères et des dénonciations sans solutions, qui fait route seul et pour lui, n’est pas un caprice, c’est un besoin.

Un besoin d’autant que la crise n’est plus celle de 1984 ou de 1995, mais une crise généralisée, mondialisée qui menace notre société et nous-mêmes d’effondrement. Une loi pour une sécurité de l’emploi et de la formation, un usage de la Banque Centrale Européenne pour un usage de la monnaie et de la création monétaire répondant aux besoins populaires, une démocratisation des institutions européennes en les séparant des lobbies financiers, tout cela est un besoin pressant difficile et aléatoire, mais dans l’état du mouvement politique, nous sommes aujourd’hui les seuls à aller dans le sens de ce  besoins.

 

Certes, nous n’y arriverons pas seuls, mais on ne peut imaginer une alliance organique sans cette orientation, une alliance dans laquelle nous ne jetions pas des millions d’électeurs dans une voie de garage comme cela c’est passé, à notre corps défendant, et même vers un précipice.

La déliquescence du Parti Socialiste et de son gouvernement, il l’a créée lui-même, et pas d’aujourd’hui. Vouloir, en alliance avec le grand patronat réduire les forces des communistes a crée les conditions pour un affaiblissement de tourte la gauche et sa déliquescence actuelle. Et au-delà, donné parole à ce qui restait de plus inconséquent et de plus menaçant, les radicalismes obscurantistes de tous bords.

Mais tout est possible s’il existe une force pour commencer à aller dans ce sens. Cette force c’est nous. Et les évènements liés à une nouvelle aggravation à venir de la crise peut conduire beaucoup d’habitants de cette ville, de cette région, du  pays et de l’Europe à marcher avec nous, ensemble ou côte à côte.

                                                              

Les Verts condamnent l’exploitation de la Terre. Or l’être humain ne saurait produire quoi que ce soit pour vivre si ce n’était en usant des produits de cette terre, des produits de l’univers, en les exploitant. La question n’est pas l’exploitation de la Terre ni celle de la croissance, mais celle d’une exploitation capitaliste productiviste, celle d’une croissance sans transformation qualitative réductrice des volumes techniques et exploités (exemple positif de la miniaturisation informatique et des possibilités non exploitées qu’elle ouvre), liée à l’accumulation du capital dans le « système d’échange Argent-Marchandise-Argent plus » qui est incompatible à long terme, c'est-à-dire maintenant avec la vie sur cette terre dont il est question, et en premier lieu l’exploitation de l’homme par l’homme qui elle n’est pas ou n’est plus une nécessité pour produire, mais une menace pour lui-même.

 

Pierre Assante, 21/10/2016 14:52:27 

                      

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 07:09

Les activités humaines, dans leurs multiplicités et diversités peuvent entrer en crise ou être en santé pour de multiples causes et conséquences, séparément, par groupes ou globalement.

Mais il est une crise qui en dernière instance, les paralyse toutes : la crise économique, la crise de la production des subsistances nécessaires à la vie, en relation dialectique avec toutes les activités.

 

On peut résumer la crise économique aujourd’hui par la suraccumulation du capital qui n’arrive plus à s’employer à un taux suffisant ce qui entraine une dévalorisation globale du capital, la guerre économique qui s’en suit entre groupes monopolistes, et la recherche de nouvelles sources de profit.

 

Les nouvelles sources de profit sont recherchées par les groupes monopolistes dans un repartage du monde sous la forme de guerre froide ou chaude et par un drainage insensé des capitaux dans tous les secteurs d’activités, y compris les plus essentiels à la vie. Ceci en usant de tous les éléments de la révolution scientifique et technique, la globalisation capitaliste, son organisation mondialisée numériquement informationnalisée, et à l'intérieur de cela la révolution conservatrice de l'organisation du travail imbriquée à la révolution technique.

 

Une fois qu’on sait ça, on peut mieux comprendre l’ensemble des informations et des réalités qui nous parviennent et que sinon nous vivons dans la confusion.

 

On peut aussi mieux comprendre le besoin impérieux de la maitrise politique et démocratique sur la BCE, sur la création monétaire, son usage pour répondre aux besoins humains et la nécessité d’une bataille populaire de classe pour construire les institutions capables de cette maitrise. La sécurité d’emploi et de formation est le pivot d’un renouveau du développement que peut permettre cette nouvelle maitrise de la finance (1).

 

Je dis cela et je ne suis pas le seul, mais nous ne sommes pas majoritaires à le dire et à vouloir le faire. Une fois dit, on peut se sentir soulagé relativement par la conviction d’avoir tenté ce qu’il faut tenter, ce qui ne prémunit pas des douleurs personnelles et collectives.

 

Le contenu  cohérent d’un mouvement est une garantie relative mais ouverte de ses réussites ; le contenu incohérent, de ses échecs.

 

La France et sa population dans sa diversité, qui fut une fois (et encore malgré tout) grande puissance économique occidentale avancée, grande puissance coloniale, insérée dans le système impérialisme dominant et le rapport de force international d’après guerre mais aussi héritière d’un grand mouvement populaire de transformation sociale dans lequel se sont à la fois alliées et combattues des classes sociales antagonistes pendant la révolution des XVIIIème et XIXème siècles et jusque dans les prémices de transformation du système (Front Populaire, Libération de 1945-47 etc.), leurs acquis.

 

Cette France ne sait plus comment aborder le déroulement nouveau de l’histoire. Mais outre ses propres particularités historiques, elle n’est pas la seule à connaître les difficultés de cette transition difficile à réussir, elle est insérée dans une transformation globale du monde dont l’issue est incertaine.

 

La crise économique mondiale, la « solution » austéritaire adoptée et ses dramatiques manifestations nationales, les bouleversements des modes travail et de vie et des évolutions scientifiques et techniques conjointes induisent le besoin d’une grande zone de développement et d’échange que constitue l’Europe dans le monde, et les consultions qui vont s’amplifier dans l’année qui vient, et les années à venir sont dues à la fièvre provoquée par cet ensemble de transformations à surmonter qui ont à trouver une issue.

Le diktat du système financier, de la BCE et du FMI qui met à exécution la fermeture des robinets de l’argent, de la monnaie nécessaire à l’échange, à l’acquisition des biens nécessaire à la vie chaque fois qu’une voie démocratique se manifeste chez un peuple d’Europe (et du monde), la Grèce en étant un exemple majeur à ce jour, pèsent énormément lourd dans le processus d’issue à la crise et de transformation en santé de l’organisation sociale.

 

Respect de la continuité d’un processus national dans ses multiples activités composées de l’activité des personnes concrètes, dans la construction d’une Europe confédérale démocratique, qui pour le moment est fédérale, autoritaire et rejetée, ont des difficultés à cohabiter, et pourtant là est sans doute l’issue, conjointement bien sur avec la transformation du système social de production et d’échange obsolète.

 

L’hyperlibéralisme, l’hyperreprésentativité présidentielle et la mort démocratique qu’elle induit, la crise et le rationnement induits par le renflouement du taux de profit au service des monopoles mondiaux, des « nouvelles féodalités mondiales, se confrontent aux besoins de transformation du mode de production et du mode de vie correspondant à cette transformation, portés positivement par l’aspiration à la liberté d’activité de la personne et son développement et négativement par la tentation d’extrême droite d’un retour en arrière pour retrouver « le paradis perdu » instrumentalisé politiquement vers la politique des monopoles capitalistes mondiaux et leurs « solutions » financières.

 

Une transformation sociale en santé doit s’appuyer sur la protestation des victimes du système et conjointement, sur une progression programmée organiquement de la jonction du mouvement populaire de protestation et de capacité de gestion de sortie de crise. Il ne s’agit pas d’appliquer mimétiquement d’anciennes formules qui ont nourri le mouvement ouvrier et populaire. Il s’agit de connaître et de comprendre ce qu’il faut changer dans le système tel qu’il est pour le dépasser dans un autre mode d’échange et de production viable et vivable.

 

Parmi les conséquences des contradictions du système d’échange basé sur l’accumulation du capital (A-M-A’), il y a entre autre l’incapacité, par la course au profit capitaliste, de mettre en cohérence l’accumulation de production des moyens de production et celle des moyens de consommation, incohérence qui précipite encore plus rapidement la crise de suraccumulation du capital, sa dévalorisation et son besoin de drainage des capitaux sur toutes les activités, y compris les plus indispensable à la vie. On ne peut investir dans la modernisation des machines sans une cohérence entre la production et la consommation, sa quantité et sa qualité. En résumé, de mettre en cohérence recherche et développement, production, consommation dans un processus de réajustement permanant et en lien dialectique avec la multiplicité et la diversité des activités humaines, « sociales, politiques, économiques et culturelles ».

 

Lourde tache qui ne peut être possible que dans une démocratie du citoyen et du producteur inséparables, et qui parte de la personne vers le global en passant pas tous les « lieux » et toutes les « étapes » (espace-temps) de la création des subsistances « matérielles et morales »

 

Ce type de problème, il faudra que le mouvement populaire et ouvrier trouve en ses composantes, des cadres de production et de gestion aux producteurs individuels et leurs qualification, une cohérence globale relative mais progressive des capacité de gérer les pays et le monde.

 

L’expérience et la connaissance du travail, l’ergologie, une vision anthroponomique,  et les voies vers leurs possibilités de processus en santé, cela ne viendra pas sans un effort de renouvellement de nos savoirs théoriques et pratiques et d’un rejet du tout-protestataire qui a marqué le vieillissement d’un type de conception et de pratique de « la révolution ».

 

Pierre Assante, lundi 24 octobre 2016

 

(1) http://www.economie-politique.org/

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19 octobre 2016 3 19 /10 /octobre /2016 16:57

Publié sur ce blog le 17/10/2016 12:36

 

Conférence Nationale du 5 novembre

POUR UN CHOIX CLAIR

contribution collective

TEXTE ET PREMIERS SIGNATAIRES

à la suite du texte.

contact : choixclair@gmail.com

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Face à la menace qui pèse sur notre pays, face au risque de voir s’imposer les programmes ultra-réactionnaires de la droite et de l’extrême droite, et disparaître durablement les forces de progrès, les communistes ont décidé en juin dernier de construire un large rassemblement « de toutes celles et ceux qui ne veulent pas se résigner aux renoncements de ceux qui gouvernent, qui ne veulent pas de la droite et de l’extrême droite, qui espèrent contribuer à une société plus égalitaire, plus juste et fraternelle, qui veulent faire émerger une alternative à l’austérité libérale ». Où en sommes-nous ? L’évolution du débat politique confirme l’urgence de ce choix. Et pourtant, nous ne parvenons pas à construire ce rassemblement populaire et à faire émerger une candidature qui puisse lui donner une traduction politique lors de la prochaine élection présidentielle.

 

Comment sortir de l’impasse ? Menons en grand le débat sur les propositions, en rencontrant toutes les forces de progrès disponibles pour construire un projet d’avenir pour la France, sur la base des résultats de la consultation citoyenne. Mais comment faire avancer un programme sans un candidat ou une candidate, qui soit son porte-parole auprès des citoyens, et que ceux-ci puissent appuyer, sauf à leur donner à penser qu'il s'agit d'une cartouche à blanc ? Notre conférence nationale doit prendre une décision sur la candidature aux présidentielles.

 

Dans le cas contraire, on irait vers une Conférence nationale invitée à décider d'attendre jusqu'à fin janvier, date de la primaire du PS, pour seulement continuer, voire amplifier avec une pétition, notre posture de rassemblement.

Cette démarche, sans candidat, n'est-elle pas dangereuse ? Ne nous enferme-t-elle pas dans le piège du ralliement, à l'un ou à l'autre, et de l'effacement ?

 

Jusqu'en janvier, en effet, les candidats déclarés vont développer leur campagne électorale, alors que le parti communiste, si louables soient les intentions et propositions qu'il cherchera à porter, risque fort de rester inaudible sur ses idées, sans levier pour peser dans le rapport de force politique médiatique, et de contribuer à installer comme un fait accompli l'absence du PCF de la campagne présidentielle.

 

La conférence nationale doit réaffirmer notre stratégie de rassemblement. Mais elle doit aussi aller de l’avant et faire un choix : pensons-nous, comme le défendent quelques camarades, que le ralliement à Jean-Luc Mélenchon et à sa conception étriquée du rassemblement est maintenant la seule solution possible ? Ou bien choisissons-nous de proposer une candidature issue de nos rangs pour porter nos propositions, poursuivre jusqu 'au bout nos efforts de rassemblement, retirant le cas échéant notre candidat pour une candidature commune? Les communistes doivent pouvoir, sans tarder, se prononcer et choisir l’une de ces deux options.

 

Il n’y a pas de solution idéale. Mais la candidature de Jean-Luc Mélenchon n’est plus, aujourd’hui, une candidature de rassemblement. Le « populisme de gauche » n’apporte pas de solutions réelles à la crise. Un ralliement par défaut à cette candidature risque de démobiliser durablement les militants, avec des conséquences importantes sur nos campagnes, sur nos résultats aux législatives et sur nos capacités à mener les batailles dont notre peuple aura besoin dans les années à venir.

 

Une candidature issue de nos rangs, engagée dans la campagne pour porter nos propositions et poursuivre en grand nos efforts de rassemblement, peut au contraire faire bouger la situation à gauche. En donnant une visibilité nouvelle à nos propositions et à notre démarche, en permettant la mise en mouvement des militants, elle peut changer la donne du débat politique dans le pays et donner une nouvelle chance à la construction d’un rassemblement politique. Elle serait aussi un atout pour entrer le plus tôt possible dans la campagne des législatives, avec des candidatures à parité qui donnent à voir le visage du PCF d’aujourd’hui, pour gagner le plus grand nombre possible d’élu-e-s utiles au peuple.

 

Premiers signataires :

 

Joël Allain (Bas-Rhin), Albert Ancona (Pyrénées Orientales), Serge Arla (Pyrénées Atlantiques), Pierre Assante (Bouches du Rhône), Daniel Bachelet (Saône et Loire), Paule Ballut (Hts de Seine), Paul Barbazange (Hérault), Jean-Marc Barès-Crescence (Hte Garonne), Thierry Barre (Val-de-Marne), Philippe Barrière (Hautes-Pyrénées), Jean-Pierre Basset (Drôme), Patrice Beaupin (Yonne), Colette Becquet (Nord), Serge Bédrines (Paris), Amar Bellal (Paris), Dominique Ben (Nord), Maryline Bénard (Hérault),Hélène Bidard (Paris), Claude Billard (Loiret), Thibaut Bize (Doubs), Jean-Jacques Blanc (Hauts-de-Seine),Frédéric Boccara (Hts-de-Seine), Paul Boccara (Val-de-Marne), Alain Bolla (Var), Béatrice Bonneau  (Paris), Gilles Bontemps (Loire-Atlantique), Serge Borgnard  (Ille-et-Vilaine), Alain Bouchez (Lot et Garonne), Alain Boussard (Doubs), Julien Brugerolles (Puy de Dôme), Erwan Briand  (Paris), Gisèle Cailloux (Hts-de-Seine), Jean-Louis Cailloux (Hts de Seine), Michel Cerutti (Lot et Garonne), Jean Chambon (Rhône), Claude Chapet (Seine-Saint-Denis), Claudine Charfe  (Hts-de-Seine), JC Chazottes  (Hte-Garonne), Yannick Cheneau (Loire-Atlantique), Mahama Compaoré (Calvados), Christian Cordelier (Paris), Nicolas Cossange (Hérault), Pierre Daspre  (Var), Christian Debout (Nord), Yann Del Rio (Savoie), Michel Demolder (Ille-et-Vilaine), Philippe Denis (Loire-Atlantique), Roland Desloges (Val-de-Marne), Yves Dimicoli (Paris), Jean-François Dirringer (Seine-et-Marne), Denis Durand (Paris), Jean-Marc Durand (Drôme), Jean-Louis Durand (Vienne), Roland Farré (Hte-Savoie), D. Fourmy  (Hte-Garonne), Jean Robert Franco (Paris), René Fredon (Var), Pascal Gabay (Paris), Jean-Michel Galano (Paris), Jean-Michel Gama (Essonne), Benoit Garcia (Gironde), Alain Gautheron (Eure), Alain Glemet (Var), C. Gourmelin (Moselle), Roger Grévoul (Gard), Odile Grosgeorge (Val-de-Marne), Gilles Grosgeorge (Val-de-Marne), Aurélien Guillot (Mayenne), Jean-Claude Guionie (Corrèze), Florian Gulli (Doubs), Stéphane Guyard (Calvados), Jean-Pierre Hapiot (Nord), Yvan Hart (Seine-et-Marne), Alain Hénault (Hts-de-Seine), Jacky Henin (Somme), Philippe Himber (Var), Paul Huttl (Var), Pierre Ivorra (Var), Alain Janvier (Seine-et-Marne), Jean-Marie Jegou (Var), Pascal Joly (Val-de-Marne), Robert Kissous (Hérault), Victor Laby  (Paris), Pierre Lacaze (Hte-Garonne), Eliane Lacombe (Hts-de-Seine), Anne Lafaurie (Val-de-Marne), Bernard Lamirand (Oise), Françoise Landois (Pyrénées Atlantiques), Claude Laridan (Rhône), Guy Lazar (Doubs), Pascale Lebreton (Hts-de-Seine), Jean Le Duff (Ille-et-Vilaine), Fabienne Lefebvre (Val-de-Marne), Michèle Leflon (Ardennes), Sylviane Lejeune (Essonne), Gérard Le Puill (Hts-de-Seine), Didier Le Reste (Paris), Christophe Lime (Doubs), Yvette Lucas (Pyrénées Orientales), Gisèle Malaval (Aube), Henri Malberg (Paris), Roger Maly (Nord), Mitra Mansouri-Guilani (Paris), Nasser Mansouri-Guilani (Paris), Nicolas Marchand (Val-de-Marne), Georges Mati (Paris), Thierry Méot (Paris), André Meyer (Hts-de-Seine), Catherine Mills (Paris), Jérôme Moinet (Paris), Arsène Montarou (Sarthe), Raymond Monteil (Val-d’Oise), Alain Morin (Essonne), Geneviève Morin (Essonne), Jean-Pierre Morvan (Essonne), Marie-France Nardot (Lot et Garonne), Monique Nironi (Var), Bruno Odent , Alain Pagano (Maine et Loire), Nicole Pasquier (Val-de-Marne), Michel Pedussaud (Hte-Garonne), Franck Périllat (Val-de-Marne), Roland Perrier (Essonne), Christian Picquet (Haute-Garonne), Hervé Poly (Pas-de-Calais), Jean-Jacques Porcheron (Val-de-Marne), Fabienne Pourre (Val de Marne), Jean-Claude Pradeau (Yvelines), Raphaelle Primet (Paris), Yves Quignon (Nord), Yvon Quiniou (Vendée), Yvon Quintin (Nord), Jean Rabaté, Frédéric Rauch (Lot et Garonne), Denis Recocquillon  (Val-de-Marne), Jean-Pierre Richard (Doubs), Jacquy Rivoalan  (Ille-et-Vilaine), Catherine Robineau (Hts-de-Seine), Marine Roussillon (Paris), Alain Saint Patrice (Rhône), Evelyne Saliba (Paris), Roger Saliba (Paris), Pascal Sancere (Hérault), Dominique Satgé (Hte-Garonne), Guy Schmaus (Hts-de-Seine), Jean Solbes (Hérault), Michel Sturaro (Hts-de-Seine), Jean-François Téaldi  (Alpes-Maritimes), Evelyne Ternant (Doubs), Jacques Thomas  (Val-de-Marne), Adrien Tiberti (Paris), Franca Tord (Hérault), Yvon Touil (Val-de-Marne), Rémi Troadec (Loire-Atlantique), Catherine Vieu-Charrier (Paris), Maurice Wannepain (Nord), Marcel Zaidner  (Val-de-Marne), Ludovic Zanolin (Hts-de-Seine),

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Texte de préparation à la Conférence Nationale du 5 novembre du PCF.

contact : choixclair@gmail.com

 

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