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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 06:11

PRESENTATION DU RECUEIL « L’INDIFFERENCE »

 

L'indifférenceCe recueil d’article poursuit la réflexion sur l’activité humaine commencée dans notre précédant essai « La métamorphose du travail »

 

Il ne s’agit pas d’analyser dans le détail les transformations techniques du travail avec l’introduction de la révolution des sciences et des techniques des années 1970 à nos jours, mais d’en constater les effets, d’en tenter la synthèse et de la comparer avec l’analyse de base de Marx et d’Engels du système capitaliste dans sa jeunesse triomphante pour vérifier la permanence de cette analyse : le travail comme marchandise et sa « métamorphose », à l’instar de l’argent en capital.

 

Henry Lefebvre, Walter Benjamin, Ernst Bloch, ont poursuivi l’approfondissement du marxisme. De ses visées transformatrices. Ces articles en sont imprégnés.

 

Mais à l’instar des réponses faites par les marxistes à leurs détracteurs dans l’esprit non de polémique stérile, mais du débat qui participe à la lutte au quotidien que mène le salariat et ses alliés pour se libérer de l’exploitation, cette réponse essaie de saisir comment une certaine  « vision » de ce quotidien participe au voile jeté par l’aspect immédiat et superficiel que développe la classe dominante à travers la puissance des moyens techniques à sa disposition, et « tout simplement » à travers le mode de vie que le système impose dans sa phase actuelle.

 

Tout cela n’est pas essentiellement différent des situations du XIX° siècle, mais s’est au contraire accentué. En « sautant par-dessus » Marx pour éviter de sembler participer à une attitude dogmatique et-ou à un soutien aux crimes qui s’en sont réclamés, mais en fait pour échapper au couvercle de plomb posé par le capital sur toute parole libératrice, de nombreux auteurs ont voulu « reconstruire de zéro » l’analyse sociale.

 

Dans ces conditions, ces auteurs ont abouti, comme le disait Marx à propos de Proudhon, non à une synthèse mais à une erreur composée.

 

La recherche ergologique, c'est-à-dire la recherche pluridisciplinaire sur tous les aspects de l’activité humaine de travail utilisant l’éventail, la totalité des champs des sciences, ouvre un nouveau champ « pratique » pour passer de la spéculation et de l’empirisme à la démonstration, ce que Marx et Engels font en passant de leurs premières œuvres sur la critique de l’économie politique à « Le Capital », qui allie concepts des révolutions philosophique, anthropologique et critique quantitative et qualitative du capitalisme, et en propose une synthèse en mouvement, en évolution.

 

Cette synthèse en mouvement et en évolution n’est que le "reflet" de la réalité en mouvement, du « moment réel qui abolit l’état actuel ».

 

Yves Schwartz a été l’initiateur de ce travail de recherche sur le travail, l’ergologie, puis le « rassembleur » des efforts de recherche pluridisciplinaire. Son ouvrage « Le paradigme ergologique ou un métier de philosophe », puis les ouvrages collectifs sur « l’activité en dialogue » font passer la réflexion spéculative vers les constat « physiques », leur synthèse.

 

Nos réflexions s’inspirent beaucoup de ces recherches, non pour les « dogmatiser », mais pour contribuer à les mettre au service des luttes au quotidien et de la construction d’un devenir « sain » comme le dirait Yves Schwartz. Et aussi pour contribuer à ce qu’elles ne soit pas dévoyées et instrumentalisées, comme le système tente toujours de le faire chaque fois qu’il sent dans une pointe avancée de sa critique une menace contre son existence.

 

L’indifférence

Recueil d’articles choisis, ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/L_indifference_472KB.pdf

SOMMAIRE

PAGES

 

3 CRISE DU CAPITALISME ET TRAVAIL

quelques idées sur la crise nécessaires pour en chercher l’issue.

6 Métaphore sur la

suraccumulation/dévalorisation

du capital

9 Organisation politiques, organisations syndicales, organisation du travail, ergologie, quelles relations, quels besoins ?

Sur le Manifeste pour un ergo-engagement d’Yves Schwartz

12 Pas d’ergologie sans conscience du processus du particulier au général.

15 Choses essentielles et simples 

18 DECROISSANCE

20 .Ainsi vont les choses, c’est quand elles n’existent plus que ce qui leur fait suite, longtemps après, nous fait remonter JUSQU’A elles.

Et nous entrevoyons alors les choses nouvelles en comprenant par leur relation avec ce qu’elles étaient avant leur transformation.

(5 articles)

22 De la dialectique à l’économie en passant par la politique politicienne, pour résumer « clairement» tout en perdant la saveur des choses et un peu de leur substantifique moelle.

25 REPUBLIQUE DES CONSEILS

26 « L’humanité c’est la conscience de la nature sur elle-même »

28 REPONSES A….. Septembre 2009

30 Théorie et pratique : sur le mode d’échange, la valeur et les luttes.

32 Petit rappel d’économie politique élémentaire

37 L’appétit de l’esprit 1

41 L’appétit de l’esprit 2

42  « Aquí’s l’automna d’un monde vielh »

« Voici l’automne d’un vieux monde »

45 CRITIQUE OUVERTE DU CONCEPT DE DECROISSANCE

Et sur l'utilité du débat que lance ce concept

47 Pour agir socialement

51 Donner envie dit-on aujourd’hui

55 La circulation internationale

58 Au sujet de : QU’EST-CE QUE CETTE JEUNESSE QUI SE MAINTIENT DANS LE NON-AGIR ?

59 Quand les « masses » se « barbarisent » ? :

62 Communication.

 

Suite  sur ce lien : http://www.pierreassante.fr/dossier/L_indifference_472KB.pdf

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 20:55

    Mars 2009

Francette Lazard 6/6 ici

Partie 1 : http://www.dailymotion.com/video/x8l1y3_francettelazard1_news


Partie 2 : http://www.dailymotion.com/video/x8l22r_francettelazard2_news


Partie 3 : http://www.dailymotion.com/video/x8l272_francettelazard3_news


Partie 4 : http://www.dailymotion.com/video/x8l2fy_francettelazard4_news


Partie 5 : http://www.dailymotion.com/video/x8l2kn_francettelazard5_news


Partie 6 : http://www.dailymotion.com/video/x8lccz_francettelazard6_news

 

2 textes :

 

premier texte :

http://bessac.typepad.fr/files/textefrancettelazard.pdf

 

Deuxième texte :

1. Lucidité et illusion.

".......Les uns et les autres dans ce colloque nous pouvons apprécier, avec le recul du temps, la part de lucidité et la part d’illusion que nous avons portées, dans la diversité de nos engagements, de nos responsabilités, de nos activités.

Je m’exprime ici à partir des expériences et des réflexions liées à une activité militante exercée dans la durée d’une vie, avec des responsabilités dans la direction du PCF durant quatre décennies…Depuis mon adhésion à l’adolescence et mes études d’histoire, jusqu’à mon statut actuel, je garde une même motivation, puisée naguère dans la lecture du Manifeste communiste : celle d’une possible « intelligence révolutionnaire du réel ». 

Cette motivation sera le fil conducteur de mon investissement au sein de la section économique du PCF dans les années 60, puis dans la presse communiste dans les années 70. Elle s’exprime dans l’ambition que propose en 1979 l’acte fondateur de l’Institut de Recherches Marxistes : « comprendre les années 80 ». ......"

suite de l'extrait ci-dessus:

http://www.gabrielperi.fr/Des-mutations-anthropologiques  

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 08:17

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"...On pourrait considérer qu'il s'agit là d'un hommage du vice à la vertu et d'une reconnaissance tardive du rôle du travail, mais l'intention est tout autre..."

Pierre Yvorra, L'Humanité, 1° mars 2011, voir article en bas de page.

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yvorra.jpg....Ainsi de la marchandise qui a les qualités matérielles d’un objet particulier, comme tout objet, mais qui a l’importance de subvenir à des besoins de production et de reproduction de la personne et de la société *, dans leur unité, par l’échange.

 

L’étude des conditions de l’échange partant et de la valeur d’usage de l’objet et de la VALEUR, qui désigne la qualité de l’échange de l’objet, est indispensable à la compréhension de la suite de l’exposé de « Le Capital ». La pédagogie sur « la marchandise » est donc prioritaire pour  toute formation militante, pour toute formation tendant à découvrir les limites du capitalisme dans le développement humain *, les transformations qualitatives nécessaires au processus de l’humanité et les moyens de poursuivre le processus.

 

Cette étude de la marchandise nous emmène de repère en repère, de représentation et représentation du mode d’échange, et aboutit à la constatation de l’obsolescence croissante de la mesure quantitative de la valeur, et à l’idée et la réalité d’un mode d’échange qui tend à bloquer l’échange et donc cette « circulation du sang » qu’est l’échange lequel passe par le capital, argent privé destiné à se reproduire et s’accumuler, mais aussi transporteur de l’échange social dans le capitalisme généralisé, comme le sang transporte l’oxygène dans tout le corps....". Pierre Assante, 12 juillet 2010 

 

Suite de ce texte : ici

   yvorra.travail.europe

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 01:01

decembre 2009 : Anarchisme et communisme

 

Angela DavisLes questions « théoriques » ne sont pas étrangères aux difficultés d’union du mouvement populaire, y compris sur le plan électoral. Elles peuvent contribuer à donner un contenu fort et efficace au Front de Gauche.

 

Dans les écoles du parti communiste on développait l'idée qu'il n'y avait pas de différence (1) entre communisme et anarchie, mais que les anarchistes de parti n'imaginaient pas d'étapes pour accéder au communisme, à la différence des communistes. S’en souvient-on ? En fait les « anarchisants » ne faisaient pas la liaison marxiste entre niveau de développement des forces productives et niveau d'organisation sociale, des inégalités et-ou dissymétries fonctionnelles de développement, du lieu principal d'intervention en fonction des analyses de ces inégalités.

 

Cela n’a guère changé.

C'est bien là la question marxiste de l'intervention de l'économique en dernière instance. Ce qui n'empêche pas Marx de finir son introduction à la critique de l'économie politique par la question de l'art. Ce qui montre qu'il ne réduit pas le problème à l'économie et qu'au contraire il lie toutes les activités humaines comme une unité et une diversité, ce qui dans un esprit non dialectique (qui ne comprend pas l'existence de la contradiction dans l'existence du mouvement)  peut paraître incompatible. C'est contradictoire au sens hégélien mais compatible au sens pratique, à tous les sens, ce qui ne veut pas dire faire abstraction de la lutte des contraires.

 

Dans mes réunions, je fais cette métaphore simpliste, mais parlante : si vous entrez dans votre cuisine, que vous êtes le meilleur cuisinier qui soit, mais que vous n'avez pas les ingrédients nécessaires, vous ne pourrez préparer aucun repas. Ce qui est une image sur l'intervention de l'économie et dernière instance, et qui n'empêche pas, même en situation de pénurie de posséder les qualités morales de cuisinier d'une fonction virtuelle puisque non opérationnelle dans ce cas. Ou au contraire, en situation d’abondance de cuisiner sans être la pointe avancée de la théorie culinaire. L’élitisme côtoie souvent la revendication d’égalité. Et il est hélas question de ne pas considérer l’autre comme son semblable, sous prétexte de ses différences.

 

Il faut donc que les forces productives soient développées en même temps que le projet social, et non dissociés comme ce fut le cas dans l'histoire volontariste qui cohabite chez l'homme aux côtés et dans l'histoire "réelle".

Si le projet a été bafoué dans le "socialisme réel", on oublie souvent ce lien entre le développement des forces productives et projet et capacités de projet en fonction de ces forces productives (et dans développement il y a toute la création humaine dans toutes ses fonctions "intégrées"). Ce qui conduit à la fois à ignorer qu'à toute étape de développement, il faut étudier les possibilités de "bifurcations" progressistes, que rien n'est à condamner mécaniquement (2), et que les solutions ne naissent pas de l'indignation superficielle de la réaction droitière à laquelle on adhère parfois, mais de la critique "scientifique" constructive. Ce n'est pour moi un mot ringard. Ni une formule fossilisée.

 

Pierre Assante, le 6 décembre 2009

 

http://www.emigrazione-notizie.org/downloads.asp?id=198

 

http://www.emigrazione-notizie.org/public/upload/LA_METAMORPHOSE_DU_TRAVAIL_Pierre_Assante.pdf

 

(1)"qu'il n'y avait pas de différence entre communisme et anarchie", au sens qu'il y a un objectif final commun entre les anarchistes et les communistes (ce qui est différent de l'anarchie et du communisme), le communisme, c'est à dire l'abolition des classes sociales, de l'exploitation capitaliste, de l'Etat, organisation de domination de classe.

Diffèrent les moyens d'y aboutir, évidemment, ce que j'essaie d'expliquer dans la suite de ce court article.

 

(2) http://classiques.uqac.ca/classiques/Marx_karl/contribution_critique_eco_pol/critique_eco_pol.doc#Livre_2_introduction

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 08:23

De la métaphore du fruit qui mûrit à la mondialisation (1),

En passant par Marx, Feuerbach, une réflexion tout à fait « pratique ».

 

congrès 2009« La dure cristallisation du quotidien nous met en demeure

de rejeter les transformations illusoires (par l’art ou l’image)

et de transformer effectivement le quotidien. » Henri Lefebvre.

 

« Face au pôle de la cité et au pôle du marché,

un pôle de l’activité, sans lequel l’homme serait hors-jeu

et l’histoire regardée comme une mécanique. » Yves Schwartz.

 

…….La métaphore utilise l’image d’un phénomène connu pour tenter de décrire une nouvelle représentation de la réalité. Elle ne peut ainsi qu’avoir les défauts dont parle Alain Duparquet (2) et contre lesquels il nous met en garde. Une métaphore ne peut se suffire à elle-même et elle a besoin d’autres métaphores (3) qui la contredisent et attaquent la question traitée sous des angles différents.

……..Soit on considère les écrits de Marx comme un dogme, surtout si on les ignore ; soit comme une vision des possibles (ce qu’il déduit de sa « méthode d’investigation dialectique »). Ce qui n’empêche pas, le contraire est impossible, un « jugement de valeur ».

La vision de l’action sur la société décrite dans « L’idéologie allemande », partie « Feuerbach », en particulier les pages 63-64 des Editions sociales, 1968, est citée souvent limitée au passage « Le communisme n’est pour nous…existant » (page 64)..

Il est clair que la partie qui suit et surtout celle qui précède touchent à l’idée que le communisme est une transformation MONDIALE. Cela a toujours gêné les partis nationaux parce que la culture populaire populiste n’envisageait pas le communisme comme un processus de la mondialisation, mais un état des choses dépendant du « grand soir » (4)..

Ainsi renoncer au grand soir équivalait, équivaudrait, à renoncer à toute action révolutionnaire. Pour reprendre la métaphore du fruit qui mûrit, sa négation par son « pourrissement », sa « négation de sa négation » par l’arbre, on ne peut atteindre une maturité sans que le processus de maturation ait eu lieu. On peut accélérer le processus avec d’ailleurs le danger de détruire le fruit par maladresse. Mais on ne peut en faire abstraction. La maturation d’un fruit n’a qu’une voie unique lorsqu’elle réussit (observation empirique). Un processus social a certainement des bifurcations bien plus nombreuses et complexe (observation militante de nombreuses générations), si l’on s’en tient à cette métaphore.

La question de Marx n’est pas « quelle recette pour faire le communisme ? », mais : quelle intervention humaine dans le processus (5), quel processus, ajustement de l’intervention humaine au fur et à mesure de la vérification ou-et de l’infirmation de la prospective et de l’action sur le processus. Et on peut dire aussi, abandon éventuel de la vision acquise et de l’action entreprise à un moment historique sur le processus. Lénine en a donné l’exemple, à contrario de ses successeurs.

Ceci dit, comme tous les humains, lorsque Marx pense et agit (c’est un même mouvement, un rapport dialectique de plus !), il dé-adhère sur un temps du « sujet concret », pas par spéculation gratuite, mais pour répondre à un besoin propre qui dépend de la  transformation sociale elle-même. Et il le fait avec une grande aptitude à penser ces questions.

Si je m’en tiens à mon propre jugement de valeur, dans ce moment de ma propre histoire, laquelle fait partie de l’histoire humaine, comme tout un chacun, ce passage sur « Feuerbach » (6) est à mettre en relation aujourd’hui dans toutes les expériences de la vie. Cela me paraît un besoin collectif de premier ordre dans notre période historique (pardonnez ces répétition voulues, ça vaut marqueur !).

 

Une parenthèse (et non une critique) sur une erreur que le vocabulaire de Marx entraîne par l’usage de l’adjectif « matérialiste » qu’il accole souvent, par exemple à « conditions d’existence matérielles ». Les conditions d’existence sont les conditions d’existence. Elles ne peuvent être que matérielles. La pensée est matérielle. Gramsci avait un vocabulaire plus serré, c’était une période d’acquis plus avancée du marxisme par rapport à ses interlocuteurs. Il en est de même des adjectifs « concret » et « abstrait ». Tout est concret, et le concept d’abstrait peut être utilisé pour différencier, dans des « études de cas », par exemple pour une idée qui n’a pas eu d’effet « tangible », ou-et qui n’est encore qu’un objet de l’imagination ; il n’en est pas de même de la représentation mentale d’un objet existant lui-même tangible, et de la pensée elle-même qui n’est pourtant pas tangible (sauf vaguement à l’IRM depuis peu, mais pas pour le premier venu). Mais cette parenthèse demande un meilleur développement, plus de clarté (ce qui n’est pas facile lorsqu’on « simplifie » de cette façon) ; ce n’est là qu’une petite mise en garde et dont l’objet restera éternellement ouvert au fur et à mesure de l’extension des connaissances. Et Marx adressait par écrit pour la première fois (connue) ces pensées aux autres humains. Il devait donc utiliser le vocabulaire existant avant sa découverte, qui pouvait être compris et qui, entre nous, n’a guère changé depuis (7), dans ce domaine, pas plus que les rapports de productions n’ont changé en ce qui concerne les rapports stérilisants de domination.

Soit nous acceptons l’état de choses, pensant qu’il peut rester immuable sans dommage pour notre vie quotidienne, notre santé (au sens large) dans la société. Soit nous partageons l’idée que sans mouvement la bicyclette tombe (et ça s’avère vrai même lorsqu’elle semble immobile !).

Nous ne développons les services publics que si nous développons la conscience qu’ils sont une propriété collective, qu’ils sont notre propriété. Mais nous développons cette conscience d’abord par la pratique (le terme de « pratique » commence à être plus précis mais garde encore cette double confusion). Autre illustration : l’union, l’alliance (politique, familiale etc.)…n’est ni une addition ni une fusion, et leur conception ne résulte pas du syncrétisme. L’union c’est un rapport social, un mouvement qui entraîne une multitude de mouvements et un « mouvement résultante ». Dans cette mobilité, l’intelligence humaine intervient dans les choix, sur les choix et les nécessités.

 

L’amour de l’intervention humaine est l’amour des humains, des autres et de soi-même. Il se manifeste dans la solidarité « concrète » (obligé d’utiliser ce terme imprécis pour une question très précise) comme dans le sentiment de solidarité. Reprenons donc cet énoncé de Marx sur la « mondialisation », ces fameuses pages 63-64, relisons un peu plus de Marx, et des écrits et commentaires actuels de toutes opinions avec ça en tête, et « rencontrons-nous » pour construire ce qui dans le « mouvement social » participe non au grand soir, mais à la maturation sociale, aux processus vitaux, pour soi et pour les autres.

Cette vision est optimiste pas seulement au sens « moral », mais au sens « concret », celle de la réalité qui nous donne vie.

Une maturation générale (qui n’est pas la fin des processus, ça c’est une autre question, ou plutôt la même mais un peu plus loin de notre portée), passe par une multitude de maturations ; les siennes propres à l’individu, l’activité humaine est d’abord celle de chacun. Produire la vie c’est produire les bases « matérielles » de la vie. Les bases de la vie humaine contiennent, dans leur unité humaine mouvante, (pas en addition mais en unité du corps et en unité de la société humaine et en unité des deux) celles de l’existence « minérale, atomique », celles de la vie animale, et celles propres à l’humain dont la complexité et la diversité de souffrent aucunes réductions.

Disons plus simplement : le communisme reste une interrogation. La vie entière est une interrogation. Nous ne pouvons pas vivre (vivre, c'est-à-dire ne pas mourir),  sans nous interroger à chaque instant sur les choix de nos gestes quotidiens et sur les conditions générales qui peuvent  les induire. L’état de guerre généralisé, nous pouvons le considérer comme l’opposé de la mise en commun, l’opposé de la mise en cohérence commune des l’activités humaines. Dès ses premières « conclusions » à partir de sa « méthode d’investigation dialectique » (terme de Marx pour son ouvrage‘le Capital’ ), Marx a mis en relation  l’idée de communisme et celle de mondialisation. Cette interrogation nous impose celle des choix « pratiques »

 

Pierre Assante, Marseille, 17 août 2006.



Notes :

(1) Nouvelle démonstration du mondialisme capitaliste : l’achat d’une société chinoise par SEB et ses suppressions d’emplois. Une étude d’ouverture privée d’une mine de charbon avec sa centrale électrique dans la Nièvre à renforts de milliards d’euros alors que des milliards d’euros sont engloutis par l’ennoyage à Gardanne, malgré l’opposition et les luttes des mineurs, de la population, des syndicats et de la mairie communiste (concurrence et rentabilité capitaliste !). Pourtant, « Le communisme n’est empiriquement possible que comme l’acte « soudain » et simultané des peuples dominants, ce qui suppose à son tour le développement universel de la force productive et les échanges mondiaux étroitement liés au communisme », Karl Marx,L’idéologie Allemande, Feuerbach .

(3) « La dure cristallisation du quotidien nous met en demeure de rejeter les transformations illusoires (par l’art ou l’image) et de transformer effectivement le quotidien. Henri Lefebvre », Métaphilosophie.

(4) Et parce que sur un espace « économique » national vaste, un état des échanges pouvait laisser penser qu’il constituait un « monde » en soi, en attendant la maturation conjointe dans les autres espaces humains de notre terre

(5) « Face au pôle de la cité et au pole du marché, un pole de l’activité, sans lequel l’homme serait hors-jeu et l’histoire regardée comme une mécanique. Yves Schwartz », Travail et Ergologie.

(6) En voici un tout petit extrait pour mettre en goût ceux qui ne l’ont pas lu : « …d’autre part, ce développement des forces productives (qui implique déjà que l’existence empirique actuelle des hommes se déroule sur le plan de l’histoire mondiale au lieu de se dérouler sur celui de la vie locale), est une condition pratique préalable absolument indispensable, car, sans lui, c’est la pénurie qui deviendrait générale, et, avec le besoin, c’est aussi la lutte pour le nécessaire qui recommencerait et l’on retomberait fatalement dans la même vieille gadoue. Il est également une condition pratique sine qua non, parce que des relations universelles du genre humain peuvent être établies uniquement par ce développement universel des forces productives et que, d’une part il engendre le phénomène de la masse « privée de propriété » simultanément dans tous les pays (concurrence universelle), qu’il rend ensuite chacun d’eux dépendant des bouleversements des autres et qu’il a mis enfin des hommes empiriquement universels, vivant l’histoire mondiale à la place des individus vivant sur le plan local. Sans cela : 1° le communisme ne pourrait exister que comme phénomène local ; 2° les puissances des relations humaines elles-mêmes n’auraient pu se développer comme puissances universelles et de ce fait insupportables, elles seraient restées des « circonstances » relevant de superstitions locales, et 3° toute extension des échanges abolirait le communisme local. Le communisme n’est empiriquement possible que comme l’acte « soudain » et simultané des peuples dominants, ce qui suppose à son tour le développement universel de la force productive et les échanges mondiaux étroitement liés au communisme.

Le communisme n’est pour nous ni un état qui doit être créé, ni un idéal sur lequel la réalité devra se régler. Nous appelons communisme le mouvement réel  qui abolit l’état actuel. Les conditions de ce mouvement résultent des prémisses actuellement existantes…. »

J’ajouterai qu’un mouvement humain est affaire de générations humaines, et que l’intervention individuelle de « maturation » dans la collectivité des mouvements a des effets pour l’individu, dans lesquels le libre arbitre a une autonomie relative, mais une autonomie dont dépendent et qui dépendent de l’envie et le plaisir de vivre.

(7) Qu’il soit question de l’usage populaire ou de l’usage philosophique de ces mots, la question se pose. Le débat sur « travail concret » et « travail abstrait » semble en témoigner.

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 17:20

BOCCARAPoussée démocratique historique en Tunisie et affrontements sur les perspectives. Paul Boccara

Nous publions ici une interview de Paul Boccara, né en Tunisie et qui a milité comme étudiant aux côtés de l’ancien Parti Communiste Tunisien, avant de s’installer en France à 20 ans. Il y est intervenu tout particulièrement en 1998, à l’Université d’été de l’ « Association Club Mohammed Ali de la culture ouvrière » sur les enjeux de sécurisation de l’emploi et de la formation et des propositions pour le partenariat euro-méditerranéen en Tunisie et au Maghreb (intervention reprise dans Transformations et Crise du capitalisme mondialisé. Quelle alternative ? 2009, p326-342). Lors de cette Université d’été, il avait pu discuter avec certains leaders du mouvement actuel.

Question : La chute de Ben Ali en Tunisie constitue-t-elle une révolte ou un révolution ?

 C’est bien plus qu’une simple révolte, avec l’immense mobilisation populaire de décembre 2010 et janvier 2011 qui a entraîné la chute de la dictature de Ben Ali, installée depuis longtemps, la montée des exigences démocratiques, sociales et culturelles nouvelles, l’onde de choc jusqu’en Egypte et au delà. On pourrait parler de révolution politique avec la visée d’un nouveau régime.

Cependant, on ne peut pas parler de révolution sociale. S’il y a sans doute un potentiel de transformations fondamentales de portée révolutionnaire, les enjeux des changements à venir, au- delà d’une simple démocratisation et de quelques améliorations sociales, restent très ouverts. Il convient plus particulièrement de souligner l’importance des forces en place, économiques et politiques, pour une adaptation et des changements a minima et notamment les orientations conservatrices ou néolibérales de plusieurs ministres du nouveau gouvernement actuellement en charge des affaires.... ...la suite : ici

http://storage.canalblog.com/90/81/157203/62203708.doc

(extrait de blog ANR-PCF http://anrpcf.canalblog.com/)

Un DVD vient de sortir : UN FILM DE 70 MINUTES : Paul Boccara. L'œuvre

Pour en savoir plus, un DVD de 4 heures d'interview de Paul Boccara sur son oeuvre est mis en vente à l'occasion de la soirée du 3 mars à 19 h siège du PCF, Colonel Fabien, Paris. Celui-ci y développe les thèmes suivants:

Introduction

Une élaboration au-delà de Marx (1961 – 2007)

I. MOMENTS EN ÉCONOMIE,

1) Essentiel et phénoménal : le capital de Marx, moment réduit d'un processus inachevé (1961)

2) La suraccumulation – dévalorisation du capital et le capitalisme monopoliste d'État (1963 – 1966)

3) Les cycles longs et la crise du capitalisme monopoliste d'État (1967 – 1970)

4) Régulation du système économique et transformation du système (1971)

5) Des critères de gestion d'efficacité sociale (1978 – 1985)6

6) La révolution informationnelle (1983 – 1995)

7) Nouveaux crédits, monnaie commune mondiale, révolution monétaire (1983 – 1997)

8) Une sécurité d'emploi ou de formation (1996 – 2002)

9) Dépassement des marchés, services et bien communs de l'humanité (2002 – 2007)

II. MOMENTS EN ANTHROPONOMIE

10) théories systémiques et anthroponomie (1975 – 1986)

11) le libéralisme, ses dimensions et ses stades (1987 – 2007)

12) la crise de la civilisation occidentale et le défi nouvel civilisation (2003 – 2007)

Réalisation, sons, images, Aude et Olivier Servais

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 10:02

cac 40 huma 25.02.11

 

LIRE l'Edito de

Michel GUILLOUX

et les pages 1 à 4 dans l'édition d'aujourd'hui

 

 

Une réponse "personnelle", une analyse, des solutions :

 

14mai10 003ici

 

 

 

 

 

   

Une brochure d'économie politique élémentaire :

 

BROCHURE ECO ET PO persoici

 

  et

 

ici

 dividendes huma 25.02.11 0001

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 16:52

WALTER JENJAMIN"L'oeuvre d'art à l'époque de sa reproductibilité" est le titre d'un article essentiel de Walter Benjamin.

 

Cet article débute par une citation de Paul Valéry de 1934 dont voici une phrase : "...Il y a dans tous les arts une partie physique qui ne peut plus être regardée ni traitée comme naguère, qui ne peut plus être soustraite  aux entreprises de la connaissance et de la puissance moderne. Ni la matière, ni l'espace, ni le temps ne sont depuis vingt ans ce qu'ils étaient depuis toujours. Il faut s'attendre à de si grandes nouveautés..."

 

Quelle vision si anticipatrice, pour nous qui avons vu cette reproductibilité exploser avec l'informationnalisation !

 

La vision de Benjamin, partant de l'art, va bien au-delà, comme lorsque Marx situe l'art dans le contexte général, c'est un essai de syntèse de sa vision du processus humain dans sa totalité sensible. La reproductibilité de l'art est aussi le développement des techniques de reproductibilité de tous les produits humains. Dans l'aliénation de l'activité et les libérations dont les temps ouvrent les portes.

 

Il en est de même pour le développement de cette question dans l'article de Walter Benjamin de 1939 (dernière version, à l'orée de l'apogée de la domination hitlérienne sur l'Europe) et qui débute ainsi :

 

"...lorsque Marx entreprit l'analyse du mode de production capitaliste, ce mode de production était à ses débuts. Marx orienta ses analyses de telle sorte  qu'elles reçurent valeur de pronostic. Il remonta aux rappots fondamentaux de la production capitaliste et les représenta de telle façon  qu'ils révélèrent ce qu'on pouvait encore, dans l'avenir, attendre du capitalisme. La conclusion fut qu'on pouvait en attendre une exploitation renforcée des prolétaires, mais finalement aussi l'instauration de conditions qui rendent possible sa propre supression..."

 

Et s'achève ainsi :

 

"...Au temps d'Homère, l'humanité s'offrait en spectacle aux dieux de l'Olympe; c'est à elle-même aujourd'hui qu'elle s'offre en spectacle. Elle s'est suffisamment aliénée à elle-même pour être capable de vivre sa propre destruction comme une jouissance esthétique de tout premier ordre. Voilà l'esthétisation de la politique que pratique le fascisme. Le communisme y répond par la politisation de l'art..."

 

 

...la suite : ici (7 pages extraites de l'article)

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Bloch_l_oeuvre%20d_art_a_l_epoque_de....pdf

 

Pierre Assante, 24 février 2011

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 07:51

afganistan_paix.jpgOn ne peut condamner et combattre à juste titre les massacres des dictateurs et être indifférents aux bombardements en tapis des villages afgans en 2001 au prétexte de saisir un Ben Laden qui court toujours. Et ce qui s'en suit et toutes les guerres du capital partout dans le monde aujourd'hui.

 

Beaucoup de comédie politicarde pour des intérêts capitalistes qui nous trompent de moins en moins. Les yeux et les esprits s'ouvrent. Mais encore beaucoup de division pour régner.

 

Que d'argent gaspillé au lieu de le mettre au service du développement des femmes et des hommes ! Et que de profit pour la finance que ces guerres. Que de questions sociales et d'inégalités de toutes sortes à résoudre par ce développement !

 

Le paix partout ! Arrêter les massacres partout ! Sans quoi la guerre nous rattrapera tous et partout. Assez de répression de quelque sorte que ce soit aux aspirations populaires de mieux vivre qui augmentent parce que la crise du capitalisme touche de plus en plus de nations et les couches de plus en plus larges des populations qui viennent renforcer l'accumulation des misères et des mécontentements des plus pauvres et du salariat dans sa diversité, "fer de lance" d'une véritable démocratie.

 

Tout changer pour que rien ne change ? NON : transformer un mode de production qui s'appuie sur les dictatures politiques et financières, sur les conservatismes les plus aliénants.

 

Renforcer les représentations populaires dans les assemblées existantes et à créer, c'est le début et le complément et l'expression des luttes. Il ne faut pas manquer ces rendez-vous électoraux jusqu'ici manipulés par le capital bien sûr, mais que nous pouvons transformer en une véritable construction de démocratie généralisée en introduisant la démocratie du "que et comment produire".

 

Pierre Assante, 24 février 2011.

 

Sondage effectué du 9 au 14 février 2011

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 07:49

Quelle sont les limites de Marx ?

Evidemment celles de son temps, comme tout un chacun.

Par exemple, il n'a pas pu évaluer exactement les effets "matériels et moraux" d'une automatisation poussée, d'une informationnalisation mondiale poussée du mode de production et d'échange. Bien que les rapports qu'il a décrit entre l'humain et son mode de production vont bien au-delà de notre conscience collective d'aujourd'hui, et sont valables pour les rapports entre l'humain et son mode de production aujourd'hui.

Mais généralement, les limites qui sont attibuées à Marx sont celles que les auteurs de ces attributions ont en eux-même, et en général bien en deça des libertés de voir que Marx possédait avec ses capacités d'analyse de son présent et ses anticipations.

 

Cyrano0Cliquer ici

 

http://pierre.assante.over-blog.com/article-cher-pierrot-62993068.html

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 07:13
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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 06:49

huma.21.02.11.Hamdy.jpgLa patiente bataille des consciences

Syndicaliste, membre du Parti Communiste Egyptien (toujours interdit), Hamdy Hossein revient sur la part du mouvement social dans la révolution

 

Cliquer ici

 

ou ci-dessous :

http://www.pierreassante.fr/dossier/Egypte_syndicalisme_Huma.21.02.11.pdf

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 09:28

Goblot civilisation« …Mais la défense de la démocratie ne peut se contenter du maintien des institutions démocratiques en l’état.

 

Qui n’avance pas recule. La démocratie du travail, du droit du travail, du pouvoir des producteurs sur le « que produire et comment produire », peut seule répondre à un élargissement de la démocratie et répondre aux attaques mortelles qu’elle subit aujourd’hui… »

 

Certains ont cru voir, en particulier dans le milieu anarchiste (pour qui j’ai le plus grand respect, quelles que soient mes critiques), une défense du stalinisme dans cette contribution de décembre 2007. Il s’agit du contraire. Il s’agit d’une analyse le condamnant. Condamnation non abstraite, mais dans la réalité historique, dans le mouvement de l’histoire de l’humanité et ses moments réels.

 

Lorsqu’on lit les œuvres complètes de Lénine, on peut aborder cette lecture soit comme un culte quasi religieux, soit un énorme témoignage d’un moment historique à étudier d’une façon critique.

 

14mai10 003De ce moment historique, on peut constater, d’abord, les données historiques d’un évènement énorme dans l’histoire de l’humanité. Ensuite les limites historiques de cet évènement. Enfin le contenu de ces limites historiques, en particulier la relative mais forte assimilation du matérialisme dialectique et du matérialisme historique par le mouvement bolchevik, et la relative superficialité et insuffisance de la connaissance et mise en pratique de la critique de l’économie politique dans son aspect « dur », théorique et mathématique le plus poussé ; si cette constatation n’est pas fantaisiste de ma part, l’état économique de la Russie de l’époque pourrait en être une explication.

 

Le niveau de développement économique et les caractéristiques culturelles d’un peuple, dans toute sa diversité et toutes ses composantes ne sont pas des éléments séparés, ne connaissent pas une frontière et procèdent d’une unité. Unité qui fonctionne dans celle de l’humanité entière.

 

N’oublions pas non plus que Lénine lui-même a critiqué après coup, avant sa mort, la trop forte russification du mouvement ouvrier international. Cette critique interne valant pour la critique générale.

P.A., 21 février 2011

 

Question de démocratie :

Contribution de Pierre Assante

Section du 8ème arr. de Marseille


17 décembre 2007

 

Faisons court.

 

Pour répondre à des questions encore fréquentes aujourd’hui, y compris dans l’assemblée des secrétaires de section du 8 et 9 décembre : qu’est-ce qui caractérise le stalinisme ?

 

Un conception déterministe de l’histoire accompagnée, paradoxalement, d’une « fin justifie les moyens » destinée à atteindre les fins « déterminées » et justifiant souvent d’autres ambitions. D’où les goulags puis les hôpitaux psychiatriques. Mettons toutefois en mémoire, et en face, les morts et destructions des guerres impérialistes, celles des politiques colonialistes, celles des répressions ouvrières et le gaspillage monumental du travail et des forces humaines en France et dans le monde aujourd’hui, que nous devrions soumettre à l’évaluation de nos concitoyens.

 

Le PCF a-t-il été stalinien ?

 

Tous les historiens objectifs, (De Gaule y compris, pour l’anecdote) diront que la marque première de ses choix politiques reposent sur l’humanisme, la démocratie, le poids de sa participations aux institutions pour faire peser des orientations de classe dans les politiques nationales, communales, et la combinaison de l’action dans les institutions et l’action de masse.

 

Ce qui ne veut pas dire que « la fin justifie les moyens », ou à l’opposé l’illusion d’un « effet automatique et plus grand qu’en réalité de la participation aux institutions » n’aient pas marqué des moments importants de la politique du PCF. Par exemple dans une centralisation non démocratique, excessive (mais pas systématique) des décisions, plutôt qu’une cohérence basé sur le "rassemblement" des observations et des initiatives.

 

Les critiques officielles ou officieuses des soviétiques dans la période stalinienne et Brejnévienne sur « la mollesse » du parti communiste français témoigne de la différence du PCF comme d’autres partis communistes, le parti italien par exemple.

 

A contrario, les « réformes internes » du PCF ont plus porté sur une dissolution des principes et du vocabulaire contesté que sur une reconstruction critique (2).

 

Le léninisme est-il stalinien ?

 

Pour Lénine, comme pour Trotski, mais avec des analyses différentes (1), il n’y a pas une conception déterministe de l’histoire ni « une fin justifie les moyens ». Il y a un énorme affrontement déjà mondial de forces humaines s’opposant dans les idées et les faits, affrontement dans lesquels il faut faire des choix et prendre des décisions d’action, violente y compris, par nécessité quand cela le demande et non par principe.

 

Nous avons eu la chance en Europe (en général), au moment du Front Populaire de 1936, puis depuis l’après guerre de 39-45, de bénéficier des retombées crées par le rapport de forces des ces monstrueuses batailles. Préserver la démocratie et la paix aujourd’hui passe par la défense de ce rapport de forces bien mis à mal par la chute des « pays de l’Est », l’adaptation du capital à la mondialisation informationnelle, le recul de l’analyse marxiste, l’intégration des élites scientifiques et gestionnaires à la « politique de l’actionnariat, de la bourse des valeurs, des grandes féodalités financières qui se partagent et privatisent le monde ».

 

Mais la défense de la démocratie ne peut se contenter du maintien des institutions démocratiques en l’état.

 

Qui n’avance pas recule. La démocratie du travail, du droit du travail, du pouvoir des producteurs sur le « que produire et comment produire », peut seule répondre à un élargissement de la démocratie et répondre aux attaques mortelles qu’elle subit aujourd’hui.

 

Pierre Assante, 17 décembre 2007

 

(1) relire par exemple, « matérialisme et empiriocriticisme » ou les « cahiers philosophiques » d’Oulianov, tomes 14 et 38.

 

(2) La critique constructive d’un Henri Lefebvre par exemple est hélas restée dans le silence et les oubliettes, particulièrement après les évènements de 1968 et dans la période des années 70, après le départ de Waldeck Rochet, et leur suite, les années 90 de la chute des « pays socialistes » et de la reprise en mains du rapport de force aboutissant pour nous, aujourd’hui au sarkozisme.

 

http://www.bdr13.pcf.fr/Contribution-de-Pierre-Assante,5333.html

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 07:45

14mai10 003

Assemblée Nationale des communistes

des 8 et 9 décembre 2007 :

Contribution de Pierre Assante

Pierre Assante
Section du 8ème arr. de Marseille


14 décembre 2007

L’assemblée nationale des Secrétaire de Section des 8 et 9 décembre 2007 a bien montré que le PCF n’était pas mort. Mais il n’y avait pas besoin de cela pour le savoir. La qualité, le contenu de sa presse et pourtant sa diffusion insuffisante, par exemple, montre que s’il n’était pas victime, à l’initiative des pouvoirs et du patronat, d’ostracisme dans cette société, son rayonnement serait bien plus important. Le parti communiste et le travail subissent le même sort, parce qu’ils son liés dans leur existence propre.

Pour en revenir à l’assemblée nationale de La Défense, on peut faire une constatation. Les positions des uns et des autres ont subi un bougé positif : les tenants de l’ouverture parlent d’identité et les tenants de l’identité parlent d’ouverture. Ce qui veut dire que l’idée qu’il n’y a pas d’ouverture sans identité pour un parti, un mouvement, un rassemblement, et pas d’identité sans ouverture, cette idée commence à progresser.

En schématisant on pourrait constater
- que les partisans de « la dissolution » se réfèrent à l’histoire, et à une histoire relativement évènementielle, même si les évènements auxquels ils se réfèrent sont d’une importance significative dans l’évolution humaine
- que les tenants du « maintien du parti » se réfèrent à une analyse économique montrant que les lois du capitalisme et sa crise excluent toute autre issue que celle dont le parti est porteur, et lui seul, même si la question des alliances est nécessaire.

Quelques semaines avant les évènements de Mai 68, Henri Lefebvre écrit un article qui éclaire ces questions mais dont ni les uns ni les autres n’ont tenu compte, Lefebvre ayant été écarté du parti en 1959, tout en restant profondément communiste.

Cet article (1), est une analyse faisant référence à la forme, la fonction et la structure du capital. J’en donne ici les références, et laisse à chacun le soin de s’en approprier ou pas. Ne pouvant citer 30 pages, j’en donnerais seulement le « fond », l’idée, qui illustre mon propos sur les visions divergentes dans le PCF.

L’idée de fond, qui s’accompagne d’une étude approfondie des livres du « Capital » de Marx, est qu’on ne peut avoir une vision politique sans aborder simultanément l’aspect historique, économique et philosophique profondément imbriqués dans le fonctionnement de la société.

Histoire, économie, conception de la vie, sont totalement inséparables, forment une unité en mouvement, forment la société en elle-même.

Lefebvre nous dit : « …Ainsi, dès le début du "Capital", (I,II,III), Marx annonce qu’il va faire ce que l’économie bourgeoise n’a même pas essayé ; il va fournir la genèse de la monnaie et du rôle de l’argent dans la circulation des marchandises. Si la connaissance rencontre une structure et l’analyse, elle a pour but de montrer comment s’est formée cette structure : comment le devenir et l’histoire l’ont créée…. »

« …malgré l’influence considérable du marxisme en France, cette conception n’a jamais été complètement assimilée… »

Peut-être cette assimilation incomplète explique aussi et la chute de cette influence et nos déboires, explique en partie, la partie essentielle étant la force du capital, le vrai, dans cette guerre d’idées et de faits.

Ceci qu’est qu’un début dans l’article de Lefebvre, il développe par la suite :
- la structure du devenir
- la structure de la société
- la valeur d’échange
- structure du capitalisme

Il conclut, et dans sa conclusion je cite :

« En premier lieu, les trois notions, forme, fonction, structure, doivent s’utiliser également, au même titre, pour analyser le réel. En second lieu, elles permettent de saisir des stabilités provisoires et des équilibres momentanés. En troisième lieu, elles révèlent un contenu à la fois développé, impliqué et dissimulé dans les formes, structures, fonctions analysées. A travers l’emploi logique de ces concepts pour l’analyse, s’atteint un mouvement plus profond du réel : le mouvement dialectique de la société et de l’histoire…… »

Espérant donner à chacun l’envie de poursuivre cette réflexion, et que cette réflexion soit utile.

Pierre Assante, 14 décembre 2007

(1) L’homme et la société, N°7, 1° trimestre 1968.

http://www.bdr13.pcf.fr/Contribution-de-Pierre-Assante,5304.html

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 06:33

Reprise de la note d'un article précédent 

sur le Chapitre VI de "Das Kapital" de Marx (du Vendredi 18)  

 

marx.ch.VI 0001Marx nous a habitués à des sommes synthétiques propres à la pensée dialectique développée qui est la sienne. Mais ce chapitre VI est une telle somme synthétique si condensée, qu’il faut bien la connaissance du développement de Das Kapital pour la saisir mieux. C’est peut-être la raison essentielle ou une raison essentielle de sa non publication dans l’édition du livre I... Ce condensé permet un survol profond d’un ensemble « visionnaire » que la société de notre temps est loin d’avoir assimilé et sur lequel il nous faut revenir sans cesse pour ne pas « décrocher » d’une vision critique de par l’état de subordination où nous tient cette société ; cela tant que ce mode de production et d’échange ne sera pas dépassé.

Les dernières pages (De « mystification du capital » à la fin) de ce chapitre VI (qui ne sont pas sur l’extrait de ce blog), de ce brouillon, où Marx peut se "laisser aller" au-delà de la "démonstration pédagogique rationnelle", nécessaire, obligatoire, est assez extraordinaire et entrent tout à fait dans une vision dialectique -ergologique- de l'activité. Elles montrent à quel point Marx est loin des schématisations (même s'il a dû comme tout un chacun y tomber parfois lui-même, par "la force des choses") qui ont fait l'objet de sa pensée dans les aléas du processus d'organisation du prolétariat. Organisation qui se poursuit avec et « en berliguerparallèle » à la réorganisation ininterrompue du travail dans la production mondiale, et les grandes sources de main d’œuvre grandes productrices de plus-value, en unité avec les secteurs plus développés technologiquement et scientifiquement des forces productives.

Car la classe ouvrière au sens strict continue de croître globalement, même si son poids relatif diminue dans le salariat dans les pays les plus développés qui peuvent d’ailleurs être en passe de perdre leur « avance de développement", contradiction du "développement inégal". Et le salariat de se généraliser, même et surtout dans la précarité qu’entraîne le développement du capital et d’un rapport de force provisoirement mis à mal par cette réorganisation générale mondialisée, antichambre possible du 1844communisme, de la conscience humaine collective développée, généralisée.

La "capitalisation" de l'activité y a un double et unique sens : à la fois "l'accumulation" et la "naturalisation", comme au sens par exemple d'une l'image de "naturalisation administrative", à laquelle on n'échappe pas d'une façon ou d'une autre, quelques soient nos rapports "matériels et moraux" à la chose lorsqu'on appartient de gré ou de force à une entité, avec les contradictions internes isolées ou générales de cette "accumulation-naturalisation", contradiction niant une vraie naturalisation, celle de l'homme avec la nature et celle de la nature dans l'homme...et non une naturalisation au capital.

bloch principe espéranceEn ce sens, il y a là une démonstration de la continuité de la pensée marxiste avec les manuscrits de 1844..., les Thèses sur Feuerbach..., L'introduction de 1859..., Le Capital..., il y a processus de pensée dans lequel l’anthropologie matérialiste fait base aux « sciences dures » contenues dans « Le Capital » et qui en font une démonstration (comme l'affirme Marx) succédant à un empirisme qui a déjà donné toute sa vision concrète et aussi toutes les aspirations et le principe espérance qu’il contient. En ce sens ce chapitre est aussi une part forte du courant chaud de "Le Capital »

Pierre Assante, 18 février 2011

Voici 12 pages extraites de la présentation (les 4 premières) et du texte de Marx, traduit selon des critères expliqués dans l’ouvrage, et qui évidemment ne sont pas neutres, comme tout acte humain :  ici

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 10:50

C.C.1980Entendre un militant déclarer que le travail n’est pas une marchandise et se faire applaudir abondamment dans une large assemblée me parait impertinent.

 

Souhait que le travail ne soit plus une marchandise ? Je le partage.

 

Le travail a une double qualité, en tant que valeur d’usage, particulière certes, et en tant que valeur d’échange. De cette contradiction naît d’aliénation de l’activité humaine.

 

Transformer la réalité implique-t-il de la connaître ? Il a-t-il « tromperie » de ne pas la dire ? Comprend-t-on le travail, son organisation et sa transformation informationnalisée et mondialisée sans ce préalable développé ?

 

Je m’entends répondre : ce n’est pas dans le débat théorique mais dans le processus des luttes des salariés que réside la résolution de cette contradiction.

 

Bon ! Certes ! Bon ! Certes ! Les luttes locales, nationales, internationales, dans leurs interactions.

 

Quelquefois je considère, et cela depuis longtemps, sans doute à tort, mais c'est un sentiment passager, que ma cotisation (je suis entré dans ma 48 ème année de cotisation) n’est pas une adhésion mais seulement une contribution financière aux luttes que mon parti, son journal (l'HUMA, excellent journal !), contribuent à aider, à animer.

 

Voir

"La Somme et le Reste"

N°10 page 25 ici et N°12 page 7 ici

 

Pierre Assante, 20 février 2011

P.S. je ne partage pas le point de vue de Sylvain Sangla sur le travail d'Isabelle Garo, que j'aime beaucoup, ce qui fait partie du débat général, de "l'ouverture" et des "identités".

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 09:59

marx.ch.VI_0001.jpgIntéressante édition qui nous permet de suivre la pensée-Marx dans son évolution, dans le processus de construction conceptuelle sur le capital.

C'est la seule partie conservée de l'ultime manuscrit préparatoire à la rédaction de DAS KAPITAL.

Entre autre, des passages qui donnent des éléments supplémentaires sur « travail productif » et « travail improductif ». Attention, il ne s’agit pas là de formules à appliquer comme un calque sur l’analyse de « l’objet travail », mais de voir comment Marx imagine les différentes « fonctions travail » dans le processus de production et d’échange des biens « matériels et moraux » produits de l’activité humaine dans le capitalisme *. « Correspondance » complexe entre le mode de production et ce qu’il induit dans la réalité concrète du producteur, du possédant du capital et du vendeur de la force de travail, dans leur unité et les différents angles de vision et leur synthèse.

 

Voici 12 pages extraites de la présentation (les 4 premières) et du texte de Marx, traduit selon des critères expliqués dans l’ouvrage, et qui évidemment ne sont pas neutres, comme tout acte humain :  ici

http://www.pierreassante.fr/dossier/Marx_ch.VI_extrait12pages_639KB.pdf

Pierre Assante, Vendredi 18 février 2011

jan10 001Note : * Marx nous a habitués à des sommes synthétiques propres à la pensée dialectique développée qui est la sienne. Mais ce chapitre VI est une telle somme synthétique si condensée, qu’il faut bien la connaissance du développement de Das Kapital pour la saisir mieux. C’est peut-être la raison essentielle ou une raison essentielle de sa non publication dans l’édition du livre I... Ce condensé permet un survol profond d’un ensemble « visionnaire » que la société de notre temps est loin d’avoir assimilé et sur lequel il nous faut revenir sans cesse pour ne pas « décrocher » d’une vision critique de par l’état de subordination où nous tient cette société ; cela tant que ce mode de production et d’échange ne sera pas dépassé.

Les dernières pages (De « mystification du capital » à la fin) de ce chapitre VI (qui ne sont pas sur l’extrait de ce blog), de ce brouillon, où Marx peut se "laisser aller" au-delà de la "démonstration pédagogique rationnelle", nécessaire, obligatoire, est assez extraordinaire et entrent tout à fait dans une vision dialectique -ergologique- de l'activité. Elles montrent à quel point Marx est loin des schématisations (même s'il a dû comme tout un chacun y tomber parfois lui-même, par "la force des choses") qui ont fait l'objet de sa pensée dans les aléas du processus d'organisation du prolétariat. Organisation qui se poursuit avec et « en parallèle » à la réorganisation ininterrompue du travail dans la production mondiale, et les grandes sources de main d’œuvre grandes productrices de plus-value, en unité avec les secteurs plus développés technologiquement et scientifiquement des forces productives.

Car la classe ouvrière au sens strict continue de croître globalement, même si son poids relatif diminue dans le salariat dans les pays les plus développés qui peuvent d’ailleurs être en passe de perdre leur « avance de développement", contradiction du "développement inégal". Et le salariat de se généraliser, même et surtout dans la précarité qu’entraîne le développement du capital et d’un rapport de force provisoirement mis à mal par cette réorganisation générale mondialisée, antichambre possible du communisme, de la conscience humaine collective développée, généralisée.

 

La "capitalisation" de l'activité y a un double et unique sens : à la fois "l'accumulation" et la "naturalisation", comme au sens par exemple d'une l'image de "naturalisation administrative", à laquelle on n'échappe pas d'une façon ou d'une autre, quelques soient nos rapports "matériels et moraux" à la chose lorsqu'on appartient de gré ou de force à une entité, avec les contradictions internes isolées ou générales de cette "accumulation-naturalisation", contradiction niant une vraie naturalisation, celle de l'homme avec la nature et celle de la nature dans l'homme...et non une naturalisation au capital.

 

En ce sens, il y a là une démonstration de la continuité de la pensée marxiste avec les manuscrits de 1844, les Thèses sur Feuerbach, etc., il y a processus de pensée dans lequel l’anthropologie matérialiste fait base aux « sciences dures » contenues dans « Le Capital » et qui en font une démonstration (comme l'affirme Marx) succédant à un empirisme qui a déjà donné toute sa vision concrète et aussi toutes les aspirations et le principe espérance qu’il contient. En ce sens ce chapitre est aussi une part forte du courant chaud de "Le Capital »

P.A.,18 février 2011

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 07:25

Heidsieck roman

Ce roman publié en 2008 met en scène les manoeuvres des assurances privées pour s'emparer de la Sécurité Sociale, les mentalités des hauts cadres de ces assurances privées adhérent au système qui les nourrit grassement, la mise au placard des cadres "ancien style" non organiquement acquis à cette privatisation...

C'est à l'ordre du jour....

 

Une vidéo que j'ai trouvée sur le net donnant un commentaire d'Emmanuelle Heidsieck peut être vue en cliquant ici ou ici

Mes excuses pour les publicités qui vont avec.

 

Un autre roman est annoncé en mars 2011, je n'en connais pas la teneur, mais nous l'attendons impatiemment

Vacances d’été Emmanuelle Heidsieck

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 10:45

2011-02-15.jpg

  Cliquer : 

ici 

 

« Lire c’est boire* et manger. L’esprit qui ne lit pas maigrit comme le corps qui ne mange pas »

Victor Hugo

 

*avec grande modération pour l'alcool mais pas pour la lecture....

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 08:25

Que savez-vous de nos vies en miette ?

4 pages à lire absobument dans l'Humanité d'aujourd'hui.

 

2011-02-15-002.jpg

Il n'y a pas d'activité humaine qualifiée, de production des biens et des services indispensables à notre vie sans métiers dits "non qualifiés". Expression qui donne la mesure du mépris subi par ces personnels.

 

« L'ignorance » par la société de cette masse de travailleuses, travailleurs, qui ne sont  reconnus en rien, est mortelle pour l’activité humaine et ce n'est pas un hasard s’ils connaissent par contre la précarité en masse.

 

La société doit s'acheminer rapidement vers l'abolition d'une division du travail basée sur le marché du travail, sur la mesure qualitative de la valeur, sur la mesure marchande et plus précisément capitaliste de la valeur.

 

Cette division qui correspondait à des modes de production de pénurie est entrée avec la mécanisation, l'automatisation de la production, l'échange, la gestion mondialisés dans une capacité d'abondance dans laquelle elle (la division de classe du travail) est devenue totalement anachronique.

 

Les mesures économiques, institutionnelles, culturelles que doivent prendre les forces de transformation sociale ne peuvent être que des transitions vers cet objectif sans quoi elles seront un échec.

 

Il n’y a pas d’autre voie que ce progrès, même si il doit se décliner dans la diversités, la multiplicité des possibilités et des cultures, et sinon seule une destruction massive des forces productives par des régressions de toutes sortes peuvent « résoudre », si l’on peut dire, la contradiction du mode de production et d’échange actuel.

 

Pierre Assante, le 15 février 2011

 

Lire aussi :  sur les T.O.S. et une traduction accompagnée d'une petite biographie

 

Un des articles sur le blog de Ixchel Delaporte : ici 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 08:58

Berlinguer couvertureMême tempéré de lois sociales conquises par les luttes s’appuyant sur les besoins généraux de développement de la société et des humains,  le droit monarchique du propriétaire de l’usine, du bureau, du commerce, de la terre, des transports, des services quasi privatisés par l’emprise du capital ou directement re-privatisés, etc.,  droit monarchique qui va jusqu’à vendre les salariés avec l’entreprise lorsqu’il le juge bon,  est un énorme anachronisme.

 

Pourtant autant le concept de démocratie bourgeoise, restreinte, est ancré dans les esprits des sujets, autant ce concept et sa pratique sont eux-mêmes restreints dans la réalité d’aujourd’hui, son mouvement économique et social,

 

et le concept de démocratie élargie au producteur salarié, à la production et l’échange des biens « matériels et moraux » est réprimé de même que tout individu et toute organisation qui la réclame. Réprimé par tous les énormes moyens à la disposition du capital, de ses propriétaires et gestionnaires.

 

14mai10 003Ainsi « le bon sens » qui devrait prévaloir sur le droit monarchique du propriétaire qui lui permet de décider quasiment seul au mépris de ses salariés et en fonction de ses intérêts d’ordre post féodal.

 

Ainsi va l’idéologie dominante qui est celle de la classe dominante.

 

JAURESAinsi "l’aspiration" à un retour imposible au passé grandit d'un "despotisme juste", et avec elle toutes les idées réactionnaires, conservatrices et antidémocratiques qui paradoxalement servent aux "avancées" moderne du capitalisme, aux méga profits privés, à la casse des institutions locales, nationales et mondiales de régulation sociale qui au lieu d’être renforcées et transformées sont détruites ou rendues sans effet, sans vie.

 

Ainsi se pose toujours, dans tout mouvement populaire : quelle représentation du mouvement par quelle organisation du peuple et donc aussi et surtout celle des salariés et de leurs alliés en général et intellectuels et gestionnaires en particulier. Donc la question des partis, de leurs fonctionnement, de leur expression consciente dans le mouvement, dans le processus inconscient, la conscience d’une réalité ne naissant que par un processus qui analyse ce qui s’est passé et même ce qui vient de se passer, et qui ouvre les hypothèses d’action possible sur le futur.

 

Pierre Assante, 14 février 2011

http://pierre.assante.over-blog.com/article-la-metamorphose-du-travail-5-50419110.html

http://pierre.assante.over-blog.com/ext/http://www.hmalberg.typepad.fr/

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 08:00
Y.Schwartzàtransformer1Initiative nationale du Front de Gauche :

La place du travail

 Télécharger

Initiative national du Front de Gauche dans le cadre du projet partagé sur le thème : « face à l’exploitation, au chômage et à la précarisation, comment changer la place du travail. »

Avec la participation de :
- Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF
- Jean-Luc Mélenchon, co-Président du Parti de Gauche
- Christian Picquet, Responsable national de Gauche Unitaire

Ce sera l’occasion pour les trois dirigeants politiques de soutenir l’ensemble des candidats du Front de gauche aux élections cantonales dans les Bouches-du-Rhône.

 

Au World Trade Center
Marseille

Mercredi 16 février de 18h30 à 22h30

L'album de photos de la rencontre ici

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 07:59

BROCHURE ECO ET PO persopar Henri Malberg

 

ici

 

 

"...Le Parti Communiste est une grande formation politique du pays.

 

Il n'est pas "opéable".

 

Moins que jamais en ce moment, où le capitalisme montre sa limite historique..."

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/malberg_huma_14.02.11.pdf

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 05:59

paget2006.jpgL'Institut de Recherches de la FSU a publié, sous la direction de Denis PAGET, "Aventure commune et savoirs partagés".

 

Cet ouvrage, rétrospectivement, nous fait voir que la politique actuelle en matière d'école, mais pas seulement, n'est pas née avec l'actuel "président de la république", mais qu'au contraire celui-ci met en oeuvre des projets réactionnaires de longue date réduisant l'éducation à une pratique étroite répondant à des intérêts privés étroits ignorants des besoins de développement général de l'humain et de son processus dans notre moment historique.

 

PAGET2Et ce faisant, il illumine aussi rétrospectivement des pistes pour mettre en oeuvre dans l'éducation  la réponse à ces besoins.

 

Ainsi, cet ouvrage, éclaire sur la question de l'éducation ce que la crise générale et son "volet" financier nous a révélé recemment. Aussi est-il d'autant plus important de le rediffuser, d'en débattre, d'utiliser, de "critiquer" au sens scientifique et de développer ses données pour le combat d'aujourd'hui.

 

Deux pages

extraites de cet ouvrage : ici

 

voir aussi : http://institut.fsu.fr/-college-commun-college-humain-.html

Le collège est un lieu anxiogène qui inquiète les familles, les jeunes professeurs et les élèves. Le collège, ou plutôt les collèges, car ce niveau de la scolarité est soumis à un véritable « apartheid » scolaire, en totale contradiction avec les idéaux républicains de l’école française. Ce livre explore les origines des difficultés. Il propose des solutions précises pour créer un collège réellement commun.

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11 février 2011 5 11 /02 /février /2011 19:56

La chaîne et la trame du tissage social

Y.Schwartàtransformer2La trace de la main et l’objet herminette du néolithique.

dimanche 10 décembre 2006, par Pierre Assante

Une contribution pour mettre l’accent sur la relation entre l’effet de réseau humain et la complexité du travail

J’utilise dans ce texte la métaphore développée par Yves Schwartz sur le travail sur métier à tisser : la trame constituant la norme de l’activité et la chaîne l’activité à partir de la norme. En imaginant l’évolution de la norme elle-même et bien sûr les variations, la créativité de l’activité à partir de la norme elle-même en mouvement.

 

"C’est en découvrant l’anatomie de l’homme que nous comprenons celle du singe" dit approximativement (je résume !) Marx. C’est-à-dire que dans le phénomène ultérieur, plus avancé, que l’on vit, nous pouvons comprendre les phénomènes précédents et éclairer en retour les possibles du devenir. « C’est en voyant le fonctionnement du capital que nous pouvons comprendre la rente foncière », dit-il. Les bifurcations de la société, comme leurs résultats sur notre mode de pensée, nous les considérons comme des phénomènes éternels (phénomènes physiques de longue durée comme le lever du soleil chaque matin) ou au contraire que tout peut être changé d’un claquement de doigts parce que nous l’avons voulu ainsi.

Le rôle de la propriété, il nous faut la comprendre dans ses manifestations d’aujourd’hui pour comprendre quel rôle elle a joué dans le développement de la société. Il ne s’agit pas seulement de la propriété des grands moyens de production, mais de l’usage de tout ce que l’espèce humaine produit (production-échange). C’est le choix de l’usage des objets produits qui fait de la propriété une richesse sociale ou un handicap social. Marx souligne le rôle positif de la richesse, il ne la condamne pas. Il s’en prend à la propriété, non à la richesse, il souligne qu’échange est production, production et rapports sociaux, essence de l’humain.

La dévalorisation du travail gagne à ce point du terrain et fait le lit d’une sorte de coup d’état que nous préparerait autoritairement ou en douceur les prochaines élections présidentielles dont la candidature de Nicolas Sarkozy est un révélateur puissant. Et à laquelle il nous faut répondre, chacun à notre façon, en fonction de nos propres activités.

La réponse de Revuz Trémolières (Travail et Ergologie, Y. Schwartz et Louis Durrive, Collectif, Editions Octarès) sur la question de nécessité (besoin) et désir sur la question du travail répond à ce détournement des travaux de recherche des ergologues qui a gagné y compris partiellement des organisations ouvrières.

Je regrette de ne pas avoir assez insisté jusqu’à présent sur cet aspect de réponse à la question du désir, question juste et sérieuse mais aussi tarte à la crème facile et qui répond tout à fait aux besoins d’un patronat et d’un Etat qui réorganise le travail en fixant, figeant des hiérarchies sociales dans la pratique du travail et dans les têtes (et l’encadrement et les salaires), qui normalise cette pensée (le consommateur libre et le producteur soumis) dans le vécu au travail et dans toute l’activité.

La trame, de plus en plus, les pouvoirs concrets et abstraits du patronat et de l’Etat nous en imposent la forme parce qu’ils possèdent les techniques pour les construire avec nous à notre corps défendant. Ce n’est pas nouveau, mais c’est tellement plus efficace et terriblement plus efficace pour leurs choix qu’il fut un temps. Nous lisons chaque jour ou entendons des déclarations de ce patronat et de cet Etat dénonçant la précarité ou l’insuffisance de la recherche dans le même temps où ils retirent les moyens d’y remédier et créent ceux de les aggraver.

L’évolution du capitalisme, son affranchissement des forces « physiques » humaines, de la dextérité « artisanale » et de la parcellisation de la conceptualisation de la production ont libéré un temps les forces productives. Mais cet « affranchissement » a aussi libéré le pouvoir du capitalisme du contrôle et de l’initiative du producteur-consommateur, il a libéré le capital de la production ou du moins d’un lien immédiat avec la production qui évitait de couper celle-ci des moyens qui la permettent, ce qui est la raison d’une crise qui va s’accélérer, s’amplifier. On ne peut laisser aller les choses sous peine d’un effondrement social. Cette crise doit être l’occasion de construire une alternative à un mode de production entré en contradiction violente avec lui-même.

La question des grands moyens de production : peut-on tolérer qu’un premier ministre de gauche, par rapport aux licenciements de Michelin réponde « qu’un Etat ne peut pas tout », ce qui est en un sens, partiellement, vrai, mais qu’il considère que cette affirmation comme une réponse a refermé la question et n’a pas été sans conséquence sur la suite des évènements. Ce type de comportement ouvre la voie à la même réponse à toutes les autres questions sur l’équilibre « naturel » et « social » (qui sont la même chose) de la planète.

La question des grands moyens de production, oui, mais pas seulement. L’humanité, la personne humaine ne peut échapper à un questionnement sur la propriété. Y renoncer par opportunisme ne comporte pas moins de danger que la politique dite de « partageux ». Se cacher le visage devant la réalité qu’est la propriété au XXI° siècle ne nous éclaire pas sur cette trace de la main, son rôle, son usage, son essence. Les réformes de l’enseignement ont d’ailleurs buté sur l’opposition du concept d’usage, oppositions doublement conservatrices des réformateurs mal intentionnés comme des défenseurs du système éducatif et de ses acquis positifs qui campent sur ces acquis . Il y a un lien essentiellement fort entre cette trace de main et l’enseignement, détourné par les promoteurs-« simplificateurs » du « nouvel apprentissage » ou des « socles » scolaires.

Dans l’action quotidienne, le travail quotidien, l’action sociale et revendicative... il y a la réponse à ces questions à condition qu’elle soit liée à cette vision que l’humain est en une seule réalité « quotidien, mimétique, et poïétique » (Henri Lebebvre), sans mutilation d’une part de cette réalité. Les « simplificateurs » qui trouvent leur intérêt à courte vue à cette simplification sont au pouvoir. « Donner tout le pouvoir à l’activité humaine », est-il suffisamment complexe pour illustrer ou exprimer une volonté de remède à la maladie ? Certainement pas. Mais partir de là pour remplir en commun le contenant de cette formule (Jaurès disait qu’il faut se méfier des formules), sans doute. Mon réseau d’aiguilles aimantées achève son mouvement par un retour au même équilibre, comme le dit justement Janine Guespin. Seule une action sur le dispositif peut le transformer et une action consciente (collective en ce qui concerne la société) peut le transformer pour atteindre un but particulier. Action consciente du réseau sur lui-même.

Pierre Assante

Marseille, le mardi 5 décembre 2006

Illustration : un débat sur le travail organisé avec Yves Schwartz par l'association FTP.

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