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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 09:51

l'activité en dialogues 0001Le travail militant dans les collèges et lycées

Éléments pour une approche ergologique de l’activité syndicale

 

Jean-Philippe KUNEGEL

Sous la direction de Renato DI RUZZA, Professeur

Université de Provence

Mémoire soutenu pour l’obtention du

Master d’Ergologie le 20 septembre 2010

 

Extrait :

……Le syndicalisme enseignant, dans ses pratiques et ses stratégies, doit s’adapter aux mutations de la société et particulièrement à la réorganisation de l’Etat à l’oeuvre depuis 25 ans : la décentralisation, la déconcentration, aujourd’hui la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP)… De nouvelles manières de militer sont à imaginer dans l’Education nationale et s’inventent au quotidien, à tous les niveaux d’intervention. Le SNES - FSU, syndicat majoritaire de la profession, n’y échappe pas. Malgré les difficultés de syndicalisation auxquelles il est confronté comme l’ensemble des organisations, son implantation reste relativement solide avec un taux de syndicalisation d’environ 20 %, ancrage nettement plus important que dans les autres secteurs de la Fonction publique ou dans le privé. C’est aussi la seule organisation en mesure de proposer une structuration en sections syndicales d’établissements dans la majorité des  collèges et lycées. L’activité militante au sein des sections d’établissement du SNES sera au coeur de ce mémoire……

Pour lire ce mémoire dans son intégralité cliquer :   ici

http://www.pierreassante.fr/dossier/Memoire_jphk_complet.pdf

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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 06:33

 VYGOTSKI.jpg

 

Vygotski a étudié avec son équipe comment se forme l'accumulation des capacités de conceptualisation chez les groupes d'enfants en particulier dans la scolarité.  

Le vais me permettre une "simplification" dangereuse de ses observations, à partir de laquelle on peut débattre, réfléchir, et avancer tout en la remettant en cause et en s'en servant en même temps.

Un vêtement « n'existe pas », c'est une abstraction. Un pantalon, une veste oui. Bien que "pantalon" ce soit aussi une abstraction, Magritte nous l'a expliqué avec son tableau "ceci n'est pas une pipe", mais une représentation d'une pipe par un dessin (et ajoutons : par une parole).

 

Bien ! Donc cette abstraction qu'est un vêtement est une généralisation à travers laquelle l'abstraction se construit dans la tête de l'enfant.

Il y a les concepts simples, de la vie quotidienne de l'enfant et de l’adulte, puis il y a les concepts scientifiques que je dirais généralisations de généralisations et Vygotski évoque des « systèmes de concepts » en mouvement, en processus, pour les concepts scientifiques. Concepts scientifiques qui deviendront le lot de tout un chacun dans une société où le mode de production permettra et le « temps libre » et « l’abondance » faisant qu’il n’y aura plus de frontière entre travail et activité libre, qu’ils seront « confondus ».

 

En ce sens on pourrait faire un « parallèle » entre les crises systémiques de différentes natures.

 

L'activité à 3 pôlesLes neuropsychologues observent l'accumulation dans les capacités cérébrales etparadigme Schwartz constatent, comme Vygotski la réorganisation permanente de la mémoire et de ses relations internes qui permet d'accumuler d'une façon croissante par une transformation en qualité, des "regroupements de regroupements » d'ensembles de mémoire pour utiliser une image (ce n'est qu'une image). Ainsi il y a cette énorme croissance possible parce que les éléments et les éléments d'éléments "prennent moins de place" (c'est toujours qu'une image). Yves Schwartz montre aussi comment progresse la croissance des capacités par la "dénormalisation -renormalisation des normes et "l'activité à 3 pôles".

 

Fig.4Dans cette croissance des "éléments" il y a évidemment croissance des échanges qui en permettent le mouvement, donc l'existence.

 

Tout cela pour faire non une comparaison mécanique mais un parallèle avec les croissances, toute les croissances, du "particulier" au "général", par exemple la croissance de la production mondiale, ou la croissance de la conscience de la personne et de la personne dans, avec, son espèce humaine. Cette dernière croissance étant la conscience de la nature sur elle-même que sont l'humanité et la personne dans l'humanité.

  Contraintes etc...

J’ai fait une autre « comparaison » sur la transformation qualitative de la croissance de la production des « biens matériels » à travers l’informatique et entre le premier grand ordinateur à lampes à incandescence qui occupait un immeuble et l’ordinateur portable d’aujourd’hui

 

Mes propos sont approximatifs et livrés ce matin « de mémoire ». Ils se veulent une réflexion sur la croissance pour dire que l'idéeBOCCARA de croissance contestée par les objecteurs de croissance qui ne tient pas compte des besoins de transformation qualitative n'a pas de sens. C'est penser la croissance dans un système immuable. Par contre penser la croissance infinie dans le système actuel sans transformation qualitative est mortel et c'est ce qui apparaît dans la crise de civilisation actuelle. Cette constatation ne peut se suffire à elle-même. Au-delà de cette observation superficielle, il faut penser la réalité du mode de production en profondeur, ses mouvements et ce en quoi ses mouvements contiennent les « éléments » de transformation qualitative capables d’être mis en œuvre par la conscience humaine et qui sont porteurs de la poursuite en santé du processus humain, du processus de l’humanité.

Cela c'est aussi le travail de la critique de l'économie politique qui le développe. Dans sa vision à long terme comme dans le mouvement ici et maintenant de l'économie. "Maitriser et commencer à dépasser les marchés" vers une révolution anthroponomique,  nous propose Paul Boccara dans sa recherche et sa pratique de l'économie et de la politique.

 

Pierre Assante, 15 avril 2011

 

Le schéma sur l'échange-production est tiré de mon "Manifeste" publié par "La somme et le reste " Revue lefebvrienne en ligne animée par Armand Ajzenberg.

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 12:00

BROCHURE ECO ET PO persoSi l’on observe les évènements d’aujourd’hui, qui conditionnent notre accès aux ressources pour assurer notre quotidien, on se rend compte que malgré le « mûrissement » des phénomènes décrits par Engels et Marx, les tendances à leur reproduction ne peuvent que se renouveler. Les lois de reproduction du capitalisme, les contradictions, par exemple, entre le « capital achevé » et le « capital inachevé » (souvent concrétisées par la révolte sans effet de la petite bourgeoisie) perdurent au stade actuel, parce qu’en se renouvelant sans cesse le capital retrouve  ses différentes formes d’évolution anciennes propres, auxquelles s’ajoutent des formes nouvelles, jusqu’à épuisement de sa poussée productive. Cet épuisement se manifeste en partie par la stérilisation de plus en plus grande de son activité productive. Cet épuisement peut déboucher sur une transformation sociale créatrice parce que la vie a besoin de renouvellement, ou une stagnation-régression-mort de civilisation. Cela dépend de l’intervention consciente collective de l’acteur social qu’est la personne humaine…

Pierrot Assante, 23 avril 2007

renvoi à... : ici

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 11:11

mihiere1.jpgCelui qui croyait au ciel,

celui qui n'y croyait pas...

Aragon

 

J'ai connu "Milou", aumonier catholique du lycée où je venais d'étre embauché "garçon de labo" à 19 ans (1).

C'était à l'occasion de la création du "Comité de Paix" de St Loup à Marseille.

On y trouvait surtout des militantes et militants chrétiennes et communistes.

 

A cette occasion nous étions entrés en amitié et en confidence et nous connaissions ses douleurs de chrétien engagé, douleurs surmontées mais douleurs quand même.

 

Un geste qui caractérise cet homme intègre et généreux. Dans sa petite chambre de son minuscule appartement, une seule et unique décoration, une reproduction de Cézanne de la Ste Victoire (Lo Venturi en Òc). Nous nous y rencontrions pour organiser les activités du comité. Cette fois là, il s'agissait d'organiser une séance de cinéma à Pont de Vivaux pour la paix au Vietnam.

- Victor, agent de lycée, secrétaire de la cellule du Lycée, militant au comité de paix : "il est beau ce tableau !".

- Milou: "Il te plait ?"

-Victor: "oui".

Copie de Mihière2Milou le décroche sur le champ : "Tiens, prends-le !".....

 

Voilà un petit moment "sans importance".

 

Nous avons suivi son départ douloureux mais accepté, vers une encore nouvelle vie (il en a eu beaucoup).

J'apprends par ce livre la suite et "l'avant", car c'est un homme vrai et  modeste, qui ne s'était pas raconté à nous sur tant de moments, et qui Se livre dans Ce livre qu'il présentait il y a quelques jours à la librairie "Des livres et nous" à St Loup à Marseille.

 

(1) après quelques expérience ouvrières, agricoles, "métallurgiques" et de côtoiement de la vie d'une grande famille marseillaise en étant coursier à tout faire.

 

"Tous les chemins ne mènent pas à Rome"

Emile Mihière

L'Harmattan, 15,50 €

 

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 12:20

Réponse à un ami sur

« le travail présent dans la soumission sociale ».

 

Illustrations : voir notes.

 

Copie de 000 2412Bien sûr, nous ne sommes plus dans la révolution industrielle stricto sensu. Même si des formes anciennes et des formes nouvelles de production cohabitent, le capitalisme s'est informationnalisé et mondialisé d'une façon généralisée, les deux choses étant intriquées.

Le virtuel et le symbolique y ont pris donc une place énorme dans l'activité humaine et dans l'activité salariée évidemment.

 

Cela se traduit par la quantité de profit réalisé sur le travail vivant et la quantité de travail mort dans le travail vivant et la baisse tendancielle du taux de profit qui en découle et l'accélération de la crise systémique actuelle idem. C’est cependant dans les nouvelles formes de l’industrie que sont produits les biens matériels nécessaire à notre existence. « les subsistances » comme diraient nos révolutionnaire de 1793, mais pas seulement dans ce sens.

 

2011-04-13-001.jpgLe salariat n'est pas uniforme, il a des composantes dont la classe ouvrière de production au sens strict et à l'intérieur de cette classe la "classe ouvrière de production" au sens strict, et  encore à l'intérieur celle de "main d'oeuvre" au sens strict.

 

Il y a eu décision politique au niveau de la Trilatérale dès les années 1970, puis de du G7 puis du G8 et aujourd'hui du G20 (mis en place en France dès Giscard -raison du lâchage par Giscard des gaulliste historiques- et de ses contradictions actuelles avec l'entrée des pays émergents) dans la répartition de la production donc du salariat, donc de ses composantes, des cadres de "haute gestion" en passant par l'encadrements-exécutions jusqu'à la classe ouvrière "de main d'oeuvre".

 

Du temps de Marx ne se posaient pas les problèmes en ces termes, d'où le vague des termes "prolétariat", travailleurs", classe ouvrière". C'est aujourd'hui, dans "l'impérialisme capitaliste d'aujourd'hui" que se pose cette remise à jour de la pensée du salariat et de la pensée de son organisation locale et mondiale.

 

2011-04-13-009.jpgCeci ne contredit cependant pas la "base de l'analyse" de l'exploitation capitaliste, le rôle de la production stricto sensu, le contenu "symbolique" de l'objet produit, la culture qu'il contient dans son usage comme dans sa fabrication, qu'il soit un "bien matériel" comme un "bien moral", ce qui est une dichotomie conceptuelle nécessaire à l'analyse, à la compréhension de la production. Et qu'il soit un bien matériel, élément de base qui va pouvoir être mesuré en temps de travail moyen socialement nécessaire à sa fabrication et sa vente "péréquée" au niveau mondial et monopoliste, ou un bien "symboliques", un service, qui va prendre à la marchandise "matérielle" sa valeur pour être produit et échangé, et ceci d'autant plus que la "production matérielle sera grande" et que la productivité et l'intensité du travail seront proportionnellement grands.

 

Dans la critique du programme de Gotha, Marx prend  par l'humour les lassaliens qui affirment que le travail crée les richesses.

Bien sûr "dans le vague" on peut le dire.

Mais il précise que c'est la force de travail qui crée la richesse, la richesse en tant que valeur d'échange et son accumulation dans le marché.

cac 40 huma 25.02.11Cette force de travail,  la dépense des muscles, du cerveau, du système nerveux ne peut se mesurer en W (mesure physique du travail), car dans l'échange marchand, on ne mesure pas cette valeur d'usage de la marchandise travail, mais sa valeur d'échange par le temps de travail moyen socialement nécessaire à la production des produits qu'elle consomme (après les autres phénomènes du marché je ne développe pas, je l'ai un peu fait dans les articles précédents de ma "Métamorphose du travail"), force de travail, marchandise qui "perd" elle aussi sa valeur d'usage au profit de sa valeur d'échange laquelle est "indifférente" à la qualité particulière du travail (fabriquer un meuble plutôt qu'un ordinateur, le taux de profit primant sur la valeur d'usage, voir aussi "le fétichisme de la marchandise" pour ce qui est des mentalités induites. Sa valeur d'usage elle la retrouve une fois sortie du marché, par exemple la table dans la salle à manger.

 

La marchandise force de travail, même si elle a des propriétés propres, est une marchandise dans l'échange A-M-A'. Si comme Robinson je me fabrique tout seul une flûte avec une canne que j'ai coupée avec un galet "naturel", cette force de travail là est bien une valeur d'usage. Valeur d'usage si je la mets en oeuvre sans la vendre, sans l'échanger, et non si je la laisse au repos (bien qu'elle n'ait jamais de repos, à la différence du wagon qui pourrit en gare et donc n'a plus de fonction de transport pas plus qu'une autre en l'état et n'est ni une valeur d'usage ni une marchandise.

 

La confusion existe lorsqu'on veut simplifier la question de la plus value en la limitant à un ouvrier et à un produit, ce qui est pourtant utile et nécessaire de faire dans un début de pédagogie. Cet exemple qui vaut pour le taux de profit, ne vaut Marx Engels Religionpas si on le transpose mécaniquement à tout le fonctionnement du marché, de la production, de l'échange, des services, des institutions, de la culture, dans leur ensemble mondial, leur unité mondiale, qui ne sont cependant pas des tranches de saucisson, car ils "fonctionnent" comme fonctions d'une unique fonction, l'humanité dans la nature. Comme activité, processus de conscience de la nature sur elle même.

 

Ainsi, séparer la critique de l'économie politique de la philosophie et l'anthropologie donne le mécanicisme des communismes grossiers et leurs pratiques que nous payons si cher et que nous continuerons à payer dans les expériences à venir car seule un mode de production à maturité prend le pas sur le mode de production précédent. Et l’action politique humaine dans l’action humaine générale est un élément de maturation qui ouvre les possibles de la transformation « en santé » de la personne et de l’espèce.

 

Pierre Assante, 13 avril 2011

 

1) Le "bricolage", résurgence "culturelle" de l'artisanat, et, ou, supplétif de l'artisanat en temps de difficulté financière des ménages...

2) Usine Legré Mante, seule et premiere productrice d'acide tartrique à partir des résidus de la viticulture, abandonnée récemment par son groupe industriel et financier et les notables de droite au profit d'un projet immobilier, jetant 50 ouvriers à la difficile recherche d'un emploi (suite des évènements ?)

3) vestiges de la première industrialisation des quartiers sud de Marseille du temps des "maones" (péniches marseillaises de mer transportant à l'origine les malons -maloun-, en français les tommettes).

4) tableau des bénéfices 2010 du CAC40 paru dans l'Humanité.

5) Choix de textes de Marx et d'Engels sur la religion dans lequel on trouve des éléments sur le rapport entre la conscience,  l'idéologie et le mode de production.

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13 avril 2011 3 13 /04 /avril /2011 08:31

Editorial par Michel Guilloux, 12 avril 2011, L'HUmanité

  IMG-copie-4.jpgÉditorial : le faux-nez de la licorne

Le chanoine de Latran en rêvait, le chef de l’état l’a fait : la France sous son règne, il la veut désormais en fille aînée de l’OTAN. Certes, il consent à partager ce rôle en une position gémellaire avec le locataire du 10 Downing Street mais, depuis hier, champagne! On peut pavoiser à l’Élysée et laisser tomber le masque. Il y a quelques jours encore, Paris indiquait que « la France ne participe pas à l’assaut ». Hier, des «sources diplomatiques» faisaient savoir de même et sans rire à l’Agence France presse que les forces spéciales n’y étaient pour rien, tout le mérite de cet épilogue devant revenir aux hommes d’Alassane Ouattara. L’affreux Laurent Gbagbo est arrêté et c’est bien grâce à l’intervention de la force Licorne sous la bannière de l’ONU. Entre temps, plus de 500 000 ivoiriens croupissent, réfugiés, aux frontières du pays, la population d’Abidjan n’a plus à manger et, avis à qui serait tenté de choisir son «bon» et son «méchTalon de ferant» dans cette affaire, demeure le spectre du massacre de Duékoué. Une seule chose est certaine: Bolloré, Total, Bouygues et autres France Télécom peuvent respirer; comme le disait un politologue à un quotidien économique, voilà quelques jours, « les investisseurs français ont de beaux jours devant eux en Côte d’Ivoire ».

Ah, les beaux jours... En moins d’un mois, notre pays est engagé dans deux guerres. Ceux qui hier, y compris à gauche, soutenaient l’intervention du bras tricolore armé de l’atlantisme en Libye, commencent à trouver celle-ci plus embarrassante. Elle ne l’est pas moins que le risque d’enlisement de la première, décrétée pour faire passer au second plan la voix des peuples de Tunisie et d’Égypte. Le choix délibéré de donner la priorité au bombardement d’un régime à bout de souffle dans un pays où l’idée de nation fait moins florès que dans les autres de la région, a laissé toute latitude à la dégradation mortifère de la situation en Côte d’Ivoire, traînant depuis l’élection présidentielle. De quelle «légitimité» le nouvel homme fort d’Abidjan ainsi propulsé au pouvoir réel pourra-t-il jouir, dans son pays, aux divisions plus qu’explosives, comme dans la région, qui ne l’est pas moins? Là où la force de la politique devrait primer, le président de la République et ses amis du G8 ont délibérément opté pour la politique de la force.

Avec la Libye, l’Organisation des Nations Unies a réitéré le précédent de 1998 de la guerre atlantiste à la Serbie, au prétexte du Kosovo. Avec la Côte d’Ivoire, l’ONU ne sort pas grandie de devenir la chambre d’enregistrement des cibles de l’Empire et de l’un de ses deux chiens de garde. On mesure dans cette instance le poids non-négligeable de la France: négatif ici par contraste à la position prise en 2003 contre la guerre du pétrole en Irak. Pas plus que le pouvoir n’a daigné laisser débattre de ces questions un Parlement, pourtant fort majoritairement acquis à sa cause, il n’entend, avec ses «Alliés» laisser les Africains maîtres d’une histoire, dans laquelle, il est vrai, il estime qu’ils ne sont pas entrés. Le mépris dans lequel sont tenus les peuples comme leurs intellectuels ou leur instance de dialogue régional, l’Union africaine, en Libye comme en Côte d’Ivoire, ne restera pas sans trace; pas plus qu’il ne peut servir la moindre solution, politique comme humanitaire. De la Libye à la Côte d’Ivoire, on ne peut que persister à penser, avec Rony Brauman, que «Jamais des bombardements n’ont permis d’installer la démocratie ou de pacifier un pays». Qu’ils aient ou non le faux-nez d’une licorne.

La priorité au bombardement du régime à bout de souffle de Khadafi pour détourner l’attention des mouvements des peuples arabes a laissé toute latitude à la dégradation mortifère de la situation en Côte d’Ivoire.

Par Michel Guilloux

L'illustration "Le talon de fer", de Jack London, est ajoutée par l'auteur du blog. Ce n'est pas un commentaire.

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 08:43

Le fascisme, c’est un capitalisme qui ne se contente plus des libertés que le libéralisme lui donne

 

 

Copie de 000 1493Il ne suffit pas de se déclarer antifasciste. Comme pour le racisme, le machisme, etc., il faut savoir ce que c’est. Par exemple se déclarer non macho et ne pas partager les tâches ménagères, sauf cas rare d’extrême impossibilité, est une déclaration d’anti-machisme de pure forme. De même se déclarer anti-fasciste et s’accommoder de l’emprise du capital dans tous les domaines de la vie, c’est être le voleur qui crie au voleur, le criminel qui accuse la victime. Dans cette réalité le rapport des « couches moyennes» aux «subalternes », les oppositions entre dominés résultant de la division du travail, c’est fondamental.

 

Jouer avec le mot fascisme c’est jouer avec le feu. Alerter d’un danger doit être à la fois un cri et une mesure à ne pas dépasser sous peine de l’effet inverse à celui recherché.

 

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Le fascisme, c’est un capitalisme qui ne se contente plus des libertés que le libéralisme lui donne. Qui ainsi tord ses propres lois économiques et institutionnelles. Chacun peut connaître, s’il le veut bien, les tractations qui ont eu lieu entre les N.A.Z.I. et le patronat allemand pour permettre l’accession d’Hitler au pouvoir, et sans lesquelles il n’y serait pas parvenu. Tordre ses propres lois économiques et institutionnelles c’est une pente et un processus qui peut devenir incontrôlable et peut s’accentuer rapidement d’une façon vertigineuse. Le Second Empire est un coup d’État qui survient dans une phase ascendante de l’accumulation capitaliste qui n’est pas encore dans une phase de crise aigue de suraccumulation et de dévalorisation du capital. Le coup d’État actuel utilise des formes qui évoquent ce coup d’État. Mais il a lieu dans une réorganisation non d’un marché national en processus avancé de mondialisation (celui de Napoléon III), mais d’un marché mondial en phase terminale et en crise aigue de suraccumulation et de dévalorisation du capital.

 

Le fascisme, en tant que « variété » de mode de production (un sous-mode du capitalisme) dans le mode de production capitaliste et ses institutions, a des formes historiques diverses. Elles n’ont pas été les mêmes en Allemagne, en Italie ou en Argentine, etc..

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Copie de 20100825 003L’outil de la privation des libertés, prison, torture, camps, sont les outils historiques du fascisme. Le libéralisme qui a besoin de se dépasser ne se contente pas de rompre ses propres règles, il en crée de nouvelles qui vont s’opposer par le volontarisme à sa propre réalité. Le nazisme a régné 12 ans. C’était le temps nécessaire à la vie de cette forme de réponse du capitalisme à sa crise, et aux destructions nécessaires à ce type de réponse. Ç’aurait pu se passer de façonS différentes. Rien n’est pré-déterminé. Nécessité et liberté sont contenues l’une dans l’autre, ne sont pas des abstraction, mais des processus. Mais l’entrée en guerre du capital contre de nazisme, même si elle comporte aussi des éléments humains de solidarité et d’initiative populaire, comme dans tout évènement humain, a été déterminée en dernière instance par les besoins propres du capital. Lequel se serait bien accommodé dans cette affaire de la destruction cette forme pervertie d’opposition à sa domination que constituait le pouvoir stalinien. Lequel pouvoir stalinien d’une façon ambiguë et contradictoire comportait aussi une construction économique tendant à soutenir un mouvement social de remplacement de la mesure de la valeur des marchandises par la mesure des besoins. En tant qu’héritier dévoyé et criminel du mouvement « d’abolition de l’état des choses existant ». Mouvement qui pouvait se poursuivre non

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par l’effondrement de l’Union Soviétique, mais par sa démocratisation, n’en déplaise aux « croyants » de son impossibilité. Possibilité découlant de ses origines de départ, origines saines. Origines scientifiques et humanistes, humanistes et scientifiques.

 

Ainsi, l’outil de la privation des liberté, prison, torture, camps, outils historiques du fascisme n’est indispensable qu’en tant qu’outil historique à ce type de domination dans ces conditions historiques. Ces outils historiques peuvent être substitués par d’autres outils historiques, et cela dépend essentiellement du degré historique de développement technique du capital. Et la privation de liberté peut ainsi prendre d’autres formes qui permettent au capital de créer les conditions économiques propre au fascisme, c'est-à-dire les conditions d’un capitalisme qui ne se contente plus des libertés que le libéralisme lui donne. Qui ainsi tord ses propres lois économiques et institutionnelles.

 

Les techniques d’étouffement des initiatives populaires sont arrivées aujourd’hui à un degré de perfectionnement inouï. D’autres ont développé la description de ces techniques, je ne le ferai pas ici.

L’opposition à « l’esprit d’entreprise » ne peut plus, en ce moment, s’exprimer que par une ghettoïsation de l’opposition soit dans des formes minoritaires de

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l’opposition claire, scientifique, au capital, (à l’opposé d’un « programme de Gotha » ressuscitant sans cesse) soit dans cette une « ghettoïsation majoritaire » encore plus significative de la crise, consistant à un retrait massif de la politique et une résignation aussi massive des populations qui s’expriment par le NON. Phénomène contraire à la tradition issue de la révolution française.

 

Ainsi vouloir répondre par le rassemblement de la gauche de la gauche et non par une vague de fond de toutes les forces populaires, avec, mais aussi au-delà des appareils, est absurde. Et une vague de fond ne peut se construire que par une réponse au capital, c'est-à-dire non par un sentiment empirique de ses effets, mais en exprimant en quoi et par quoi la crise est insoluble sans une transformation qualitative de l’organisation du travail, de la production, des institutions devant les coordonner. De la cohérence du travail au niveau de la personne et au niveau de la cohérence globale du travail, en rapport dialectique. (1)

 

Ceci est le rôle d’un parti communiste, non en opposition avec les autres forces allant dans le sens de la construction de cette vague de fond, mais en complémentarité, avec son rôle spécifique

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indispensable. Ceci n’est pas une vision étroite « d’avant-garde » qui dirige les autres. C’est la vision de la transmission par les éléments les plus avancés de la société qui se regroupent pour assurer moyens et cohérence à cette expression. Ainsi recourir aux « fondamentaux » et les développer est essentiel, sans quoi rassembler les éléments les plus avancés ne serait qu’une formule.

 

Le libéralisme a besoin de se dépasser et tente de se dépasser, mais son dépassement n’est possible que dans un autre mode de production, ce que ses représentants et gestionnaires ignorent et que le salariat doit savoir.

 

Pierrot Assante, 8 août 2008,

http://alternativeforge.net/spip.php?auteur362

 

 

8Août10 001Note du 4 juillet 2008

(1)L'histoire de l'humanité a vraiment commencé il y a 1,5 millions d'années avec l'homo habilis qui produit pour la première fois un outil : le galet aménagé.

 

Les prémisses de l'agriculture qui apparaissent il y a 12000 ans environ terminent le premier cycle essentiel d'un vivant qui utilise la nature "telle quelle" et un

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vivant qui transforme la nature pour assurer son existence.

 

Le vivant subit et pratique la domination. La contradiction entre la survie d'une espèce et celle de l'individu dans l'espèce, et la contradiction entre espèces, est une contradiction motrice essentielle de la survie du vivant.

 

Mais la domination de classe est une loi "naturalo-sociale" et non une loi simplement "naturelle". Elle apparaît avec la capacité humaine de produire un surproduit, c'est à dire plus que l'individu n’a besoin pour survivre d'une façon élémentaire, et donc avec la possibilité d'accumuler.

 

L'histoire de l'humanité est l'histoire de son travail. Et l'histoire des classes sociales est l'histoire de l'accaparement par les classes dominantes au détriment des classes du travail.

 

Pour qu'il y ait transformation des modes de domination, il faut que les lois-tendances qui déterminent le travail dominé à un moment historique, entrent en contradiction avec l'organisation du travail au point de le stériliser et de menacer la survie globale du couple dominants-possédants/producteurs dans son

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ensemble. C’est cette contradiction mortelle que produisent les lois de cette phase ultime de l’accaparation qu’est le mode de production capitaliste. Pour que cette affirmation ne reste pas empirique Marx et ses successeurs ont étudié quantitativement la production, les échanges, en Angleterre puis dans le monde et en ont tiré les tendances qui les régissaient et continuent de nous régir, malgré les transformations quantitatives qui se sont produites depuis le XIX° siècle. Il ne s’agit pas là chez Marx de « déterminisme » mais d’action par la connaissance approfondie du couple liberté-nécessité comme processus.

 

La prise de pouvoir de la bourgeoisie au détriment des féodaux montre qu'une classe dominante se substitue à une autre lorsqu'elle a acquis les capacités de gérer l'ensemble social, économiquement, politiquement, culturellement. Tout ceci n'est pas séparé et forme une unité de "fonctionnement".

 

Il est des fois où une classe dominante en faillite ne trouve pas face à elle une classe suffisamment organisée pour se substituer à elle. C'est le cas à la fin de l'Empire romain (lire le livre V de "De gubernatione Dei" de Salvien ecrit vers 430, quelque

 

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30 années avant la chute de l’Empire Romain). Ce peut être le cas à la fin de l'empire du capital.

 

La force qui a les capacités virtuelles de se substituer à la classe capitaliste c'est le salariat. Encore faut-il qu'il ait acquis pratiquement les aptitudes à le faire.

 

La dictature du prolétariat, chez Marx, ce n'est pas la dictature à la Staline, mais l’orientation donnée par le salariat à toute la société, à l’opposé de la dictature de la bourgeoisie, ses guerres et ses misères, pour qu'il substitue à la domination de classe une domination du travail, non de l'ordre de la répression mais de l'ordre de l'organisation de la production, dans l'atelier, le bureau, le commerce, le champ, dans une recherche de cohérence globale. Cela suppose un rapport de force qui se traduise aussi dans le mouvement de pensée, élément de l’unité du mouvement humain dans son ensemble. Ensuite il ne faut pas imaginer une organisation artisanale du travail qui est notre vision courante et populaire de l’atelier, du champ etc, mais celle que permettent les techniques développées par le capitalisme dans la grande production (manufactures, industrialisation mécanique, industrialisation informatisée..) et  des techniques qui pourraient se développer et s’appliquer massivement si la

 

168

 

suraccumulation capitaliste n’entrait pas en contradiction avec leur développement.

 

Le centralisme démocratique de Lénine, ce n’est pas la dictature militaire et policière de Staline, c'est les capacités « matérielles » de donner au salariat une cohérence à son mouvement de libération.

 

La différence entre la révolution bourgeoise et la révolution prolétarienne, c'est qu'en se substituant à une classe dominante elle crée les conditions de la disparition des dominations de classe. C'est ce que Marx appelle l'extinction de l'Etat et l'apparition d'une administration commune, d'une démocratie généralisée à toute la société.

 

La condition de cette troisième transformation fondamentale dans l'histoire de l'humanité, après le premier outil et la première production par la transformation de la nature, est l'organisation de la production des richesses dans des conditions où la richesse individuelle n'entre pas en contradiction avec la richesse commune, c'est à dire que l'usage se substitue à la propriété. C’est bien l’affaire de générations et non d’un grand soir. Mais il y a des étapes et des obstacles à franchir, évidemment, et c’est ce qui fait tout l’intérêt de la vie humaine.

169

La révolution informationnelle, l'explosion inégalée des capacités productives qu'elle contient en puissance, globalisée, démocratisée, offre au salariat cette possibilité de la production et de l'usage des richesses dans ces conditions.

 

Elle offre dans le même temps à l'humanité de devenir la "conscience de la nature sur elle-même", en mouvement avec un mouvement sain sur et de la nature, c'est à dire la garantie la plus grande de son existence, de son processus, imprévisible dans sa globalité mais saisissable dans son quotidien, et dans son « principe espérance ».

 

Ainsi la question de l'organisation du travail, de sa cohérence au niveau de l'individu comme de l'ensemble productif est le coeur de la transformation sociale. C'est sur cette question des capacités de l'organisation du travail par le salariat que se jouent ses capacités de transformation sociale, et par la même des possibilités de la transformation du travail en libre activité.

 

La grande production automatisée ne peut exister dans le mode de production capitaliste que comme prémisses du mode de production communiste. Pour exister elle doit concentrer les profits mondialisés du travail de main d’œuvre.

170

 

La masse de la production permet l’augmentation globale des profits mais la baisse tendancielle du taux de profit est la contradiction insurmontable de la mondialisation capitaliste.

De même l’État en voie de mondialisation, dont la partie visible se concrétise dans  les institutions internationales économiques et juridiques, ne peut exister dans le mode de production capitaliste que comme prémisses mutilés d’une cohérence mondiale du travail, de la démocratie généralisée, de la suppression de l’État lui-même.

Cet Etat « mondialisé » et l’automatisation d’une partie de la grande production ont pour condition le drainage des capitaux par le premier et son accaparement à titre privé dans la financiarisation sans laquelle aucun profit ne peut se réaliser par la production.

La mondialisation du capital de type « féodal » est l’antichambre du communisme.

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12 avril 2011 2 12 /04 /avril /2011 07:47

Assante Pierre

Section du 8ème arr. de Marseille
Bouches du Rhône

TOUS LES ARTICLES CI-DESSOUS ONT ETE PUBLIES

PAR LE SITE : PCF13

 

 Je n'ai plus rien à dire de....(allusion à Karl Kraus) : CLIQUER SUR LES TITRES

(exemple : "la forme Parti", "sur le texte2", "CRISE DE LA PRODUCTION ! ET RIEN D'AUTRE", "Contribution de Pierre Assante" 1, 2, etc...)

TOUS CES ARTICLES ONT ETE PUBLIES PAR LE SITE PCF13

 

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11 avril 2011 1 11 /04 /avril /2011 09:43

 

JAURESLes nouvelles générations n'ont pas connu, en général, sauf pour les jeunes qui se sont intéressés à l'histoire du mouvement ouvrier, les débats qu'ont connus les social-démocraties nationales et internationale autour des années 1900...., réflexion sur le Conseil National du PCF des 8 et 9 avril 2011 et texte de la résolution plus bas

 

Les grandes interventions de Jaurès, Guesde, Lénine et bien d'autres personnalités de ce mouvement en sont des exemples. Le blog de René Merle en donne de nombreuses.

Les conditions d'aujourd'hui semblent nous amener à reprendre ce débat qui précéda la guerre de 1914, guerre qui influa la suite des évènements et en particulier l'orientation et les divisions du mouvement ouvrier à partir d’un élément déterminant,  son indépendance ou non vis à vis de l'impérialisme capitaliste dont les contraintes pesaient et pèsent encore évidemment sur toute la société.

La crise structurelle, son approfondissement et son accélération est la raison de ce débat dans la recherche de solutions, d'action, de rassemblement.

Nous sommes passés de la pensée unique (qui n'était pas unique mais formatée socialement dans son expression générale en ce sens) à la pensée dissoute. C'est une nouvelle cohérence et une orientation que ce débat recherche. Il semble aussi qu'il faille pour les nouvelles générations passer par cette nouvelle expérience et ce débat pour rejoindre cette cohérence. Ainsi il nous faut sans cesse apprendre et réapprendre de l'expérience.

Lénine lettre de loinCette tendance à la cohérence ne trouvera son plein épanouissement que par la recherche de la mise en commun des forces humaines dans la production nécessaire à sa survie et à son développement qui est, passant par un autre moyen de produire et d'échanger, le développement de la conscience de la nature sur elle-même : l'humanité dans la personne humaine et dans l'espèce humaine. Cette recherche a besoin d’un « interprète conscient du processus inconscient » (Citations de F.Engels). Cela s’appelle un parti. Nous l’avons. A nous qu’il traverse cette période de renouvellement sans sombrer (ce n'est ni ne fut jamais facile ni parfait, quoi d’étonnant).

Cette mise en commun, c'est le communisme. Je donne ci-dessous un texte du PCF dans ce moment de débat et de grande confusion atteint par la société française et mondiale en crise dans laquelle nous nageons. Mon souci étant d'informer d'un processus et ma préoccupation est que ce processus aille dans le sens de cet objectif, le communisme, un communisme non pas esthétique, mais un communisme concret tel que défini précédemment à partir de la transformation du mode de production, et les moyens matériels et moraux pour atteindre cet objectif.

Ce texte est un instant du processus. Il comporte des dangers et des ouvertures. Les dangers tiennent, à mon avis au contenu de l’ouverture qui ne précise pas assez les conditions du rassemblement (c’est mon point de vue). La candidature communiste est plus claire en ce sens, bien qu’elle-même ait à préciser et les conditions du rassemblement à court terme et les voies possibles à expérimenter à long terme.

Le rapport de forces sur le choix des candidatures sera déterminant dans le débat pour le contenu des candidatures aux présidentielles comme aux législatives. Il ne s’agit donc pas de « laisser les choses aller comme elles vont », mais de choisir, de décider des orientations comme des compromis nécessaires allant dans le sens de ces orientations. La présence du PCF et sa visibilité sont nécessaires ; le texte semble en donner quelques éléments de garantie, mais ce n’est qu’un texte. Un rapport de force démocratique ce n’est pas la guerre, c’est la confrontation et la coopération tout à la fois.

Pour ma part le rapport à l’analyse sur les questions économiques et celui de la commission économique du PCF donne une certaine mesure du contenu possible du rassemblement et du compromis.

Pierre Assante, 11 avril 2011

J'ai choisi ces illustrations : Jaurès et l'Humanité, Lénine copie du manuscrit de "Lettres de loin" *(donnée sur ce blog), appel de Pierre Laurent PGE, Denis Durand auteur d'"un autre crédit estt possible" membre de la Coméco et signataire de l'appel pour la candidature d'André Chassaigne (c'est aussi mon cas).

  

20100907 004PCF, Conseil national des 8 et 9 avril 2011 :

Résolution adoptée

Vote :  Pour 87  Contre 30  Abstentions 9

 

9 avril 2011

Le Conseil national s’est réuni les 8 et 9 avril. Il a tiré le bilan des élections cantonales. Compte tenu du niveau de l’abstention, les résultats de ces élections ne peuvent conduire à des projections hâtives sur les futures échéances politiques. Les grands traits de la situation qui en découlent sont cependant clairs : notre pays est plongé dans une crise et une instabilité politiques inédites, qui appellent des réponses alternatives fortes à gauche. Faute de cela, les dérives droitières, voire d’extrême-droite, risquent de s’accélérer.

Dans cet objectif, les bons résultats du Front de gauche nous incitent a poursuivre la démarche engagée avec nos partenaires pour crédibiliser un chemin pour sortir la France de la crise et réussir le changement.

Nous vivons, depuis 2008 et la crise financière mondiale, une situation politique exceptionnelle : Nicolas Sarkozy n’a fait qu’enfoncer la France dans cette crise et a fragilisé l’économie nationale en sacrifiant la production des richesses aux intérêts du capitalisme financier. Notre peuple souffre mais n’a pas renoncé à l’espoir : les résistances continuent d’être massives et multiformes. A l’échelle européenne, le pacte de l’euro + constitue une machine de guerre contre les travailleurs, les services publics et la souveraineté des Etats. Au plan international, Sarkozy engage notre pays dans des aventures guerrières, contraires au rôle positif que pourrait jouer notre pays.

Comment ouvrir dans cette situation le chemin d’une alternative avec nos concitoyens ?

C’est à cela qu’il convient de consacrer toute notre énergie et notre créativité politique.

Alors que la gauche n’apparaît pas capable de s’unir sur la politique de changement attendue par les Français, le Front de gauche est pour nous la meilleure chance de relancer la gauche et de contribuer à son rassemblement pour gagner une majorité de gauche à la hauteur de ces attentes.

L'urgence de refonder l'EuropeDans le contexte des échéances de 2012, le Conseil national identifie deux conditions de la réussite :

 La première est que se conclue entre toutes les forces actuelles du Front de gauche un accord à la hauteur des défis posés par la situation politique actuelle,un accord qui permette à chacune, et toutes ensemble, de s’engager pleinement dans la bataille, où chacun soit respecté et où le Parti communiste tienne toute sa place.

Après l’adresse aux communistes adoptée en janvier, la délégation du PCF a acté avec nos partenaires un texte portant sur notre ambition politique. Des discussions sont aussi engagées sur le programme partagé et sont résumées dans un document de travail provisoire. Ces textes sont soumis à l’appréciation des communistes et doivent être enrichis, évalués puis validés par la Conférence Nationale. Nos ambitions pour les élections législatives sont également partie intégrante des choix que nous voulons arrêter en juin sur les échéances de 2012 et sont elles aussi débattues nationalement. Elle doivent se poursuivre en intensifiant les échanges avec les fédérations, avec les communistes dans les circonscriptions, et ouvrir dès maintenant le débat sur les candidatures en plaçant la parité des candidatures titulaires ainsi que l’ouverture au monde du travail et aux forces citoyennes engagées à nos côtés au cœur de nos objectifs.

 La deuxième condition de la réalisation de notre ambition politique est que le Parti communiste investisse pleinement la démarche du Front de Gauche, avec toute l’énergie, l’esprit d’initiative et de rassemblement dont il est capable, comme viennent encore de le montrer les cantonales, après la bataille des retraites et bien d’autres avant.

Nous devons ambitionner une campagne du Front de Gauche 2012 qui mette au cœur du débat politique les choix de la future majorité législative pour battre la droite et l’extrême droite et sortir la France de la crise. Nous pouvons mener une campagne qui s’appuie sur des centaines de candidat-es qui portent l’objectif d’ouvrir les portes du pouvoir au peuple pour en faire l’acteur du changement : 1200 voix pour porter nos objectifs de transformation sociale et exprimer la diversité et la force collective de notre rassemblement. L’objectif essentiel sera d’aboutir à un groupe du front de gauche où la composante communiste sera renforcée pour mieux répondre aux attentes de la population.

IMGDans cet objectif, le Conseil national verse au débat des communistes les propositions suivantes :

1) Construire des fronts autour des grandes urgences sociales : la lutte contre la précarité, pour le logement, l’école, la santé, les transports, l’égalité femmes hommes, contre les discriminations. Nous proposons en particulier un front contre la vie chère, pour l’augmentation des salaires, des retraites et des minima sociaux ; autour de grandes réformes sans lesquelles le changement sera impossible : maîtrise publique bancaire, renouveau industriel et technologique, construction d’une 6ème République, planification écologique. Nous proposons notamment un front contre le pacte euro+ et pour une autre Europe avec l’organisation d’un meeting du Front de gauche et du PGE le 3 mai à Paris.

2) Travailler à l’élargissement de la dynamique du Front de gauche en mobilisant l’engagement citoyen d’une part croissante des forces vives du pays à travers des assemblées citoyennes ou sous toute autre forme : en construisant dès maintenant des dynamiques de débats, d’ateliers, d’actions, de mobilisations. Nous pourrions par exemple créer des ateliers législatifs pour élaborer avec les citoyens dans les circonscriptions des propositions de lois qui répondent aux attentes populaires.

3) C’est avec cette ambition de déploiement populaire du Front de gauche que le conseil national a instruit la question de la candidature à l’élection présidentielle.

Quatre candidatures sont soumises au débat des communistes, celles d’André Gérin, d’Emmanuel Dang Tran, d’André Chassaigne et de Jean-Luc Mélenchon. Compte tenu de l’engagement très majoritaire des adhérents dans la stratégie du Front de gauche, nous considérons que l’essentiel de la discussion des communistes porte déjà sur le choix entre ces deux dernières candidatures.

Le conseil national invite les communistes à faire leur choix non pas en soutien à une personnalité car aucune de ces deux candidatures à elle seule ne clôt l’accord d’ensemble mais au regard de deux critères politiques :
-une volonté, celle d’aboutir à un accord qui permette à la dynamique que nous avons initiée de franchir une étape décisive en 2012

-une exigence claire, celle que le choix d’une candidature respecte les objectifs que nous exprimions dans l’adresse aux communistes adoptée début janvier. Elle est pour nous conditionnée à la conclusion d’un accord d’ensemble satisfaisant nos objectifs politiques, un accord qui garantisse le respect d’engagements collectifs, la diversité de notre rassemblement, et la place de notre Parti.

Le processus de préparation de la conférence Nationale est désormais ouvert.

Nous versons au débat des communistes l’ensemble des éléments issus de ce Conseil National :

L’introduction au débat de Pierre Laurent, secrétaire national de notre Parti, les analyses et les opinions qu’elle contient,en particulier celle qu’il exprime sur la candidature à la Présidentielle, la discussion qui a suivi, les textes discutés avec nos partenaires, l’adresse, toujours d’actualité, que le Conseil national a adressé aux communistes en janvier.

Nous appelons dès maintenant à la tenue d’assemblées générales de communistes pour mener un débat le plus large possible permettant la participation de toutes les adhérent-e-s.

Ces réunions doivent faire l’objet de compte rendus envoyés à la Présidence du Conseil National . La présidence mettra en place une commission, représentative de la diversité des opinions exprimées, chargée de récolter ces procès verbaux , de les mettre à la disposition de tous les communistes, ainsi que tous les éléments qui les aideront à formuler leur choix, notamment les argumentaires explicitant le sens des différentes candidatures..

Chaque fédération décidera de la forme la plus efficace que pourra prendre la mise en commun départementale de ces discussions.

Nous avons en effet besoin de l’apport et de l’implication de tous les communistes, dans un débat serein et responsable, pour que nos décisions soient élaborées collectivement et que chaque adhérent se retrouve dans les décisions qui seront prises.

Les fédérations devront veiller à envoyer des délégations à la conférence nationale représentatives de la diversité de leurs débats, sur la base d’une proposition de représentation conforme à nos statuts : des délégations élues par les conseils départementaux que nous proposons de fixer à 3 délégué-e-s par département plus 1 par tranche de 5OO, l’ensemble des membres du Conseil National qui sont délégué-e-s de droit, et des délégations des parlementaires communistes, dans lesquelles nous proposons qu’ils soient tous et toutes présentes.

La conférence nationale serait ainsi composée de 800 délégué-e-s environ, à jour de leurs cotisations.

Cette conférence nationale des 3, 4 et 5 juin, après débat instruit à partir de tous ces éléments d’appréciation, élaborera le bulletin de vote comportant la proposition de candidature pour l’élection présidentielle et les adhérents se prononceront en toute souveraineté les 16, 17 et 18 juin sur cette proposition.

 

*   Lettre de loin, Lénine, 7 mars 1917 - Le blog de pierre.assante ...

pierre.assante.over-blog.com. Lundi 28 mars 2011 1 28 /03 /Mars /2011 09:19 ... Lenine_lettre-de-loin.jpg Lettre de loin, Lénine, 7 mars 1917 (liens en ...
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10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 09:13

LEIS AMICS DE MESCLUM

 

ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, MERCREDI 27 AVRIL 2011, LA BOUILLADISSE (B-du-R)

 

Car(a) Amic(ga),

 

René MerleNotre prochaine assemblée générale se déroulera le MERCREDI 27 avril 2011, à partir de 14 h, dans la salle de la mairie de La Bouilladisse, à l’invitation de Monsieur Andrieu Jullien, maire de cette commune, et de Francés Pellissier, ancien maire, ancien conseiller général. L’assemblée générale sera précédée d’une séance de travail. Vous trouverez joints à cet envoi les documents relatifs à notre activité pour l’année écoulée et celle en cours.

 

La puissance de l’argent sur les moyens d’information est devenue quasi absolue sur l’humanité dans tout son espace et tout son temps. Les quelques petits moyens d’expression qui tentent d’être indépendants reprennent les mêmes informations pour tenter d’intéresser leurs publics et les mouvements populaires sont rapidement récupérés. Pendant combien de temps encore car il  existe une capacité humaine de création et de réaction à ses maladies ? Mais la crise de suraccumulation des capitaux fait se rapprocher les cycles et donc les crises. La prochaine se produira-t-elle en 2015 ? Un autre type d’échange  et de production sera donc nécessaire : il est à construire.

Les attaques de la mainmise de l’argent arrivent de toutes parts. Par le « bas » en réduisant les acquis dans les collectivités locales, les services publics, la société civile. Par les « hauts » avec les institutions européennes qui servent à drainer les capitaux vers les monopoles.

Antologia deis escrivans sociaus provençausLa culture occitane est un mouvement de la vie humaine, utile, nécessaire, riche. Il est légitime qu’on agisse pour ce mouvement dans le travail, la gestion, les institutions, sans séparer le plaisir d’une entité humaine à sa culture. Mais là aussi nous subissons la récupération depuis des décennies.

Ainsi la Charte des Langues Régionales ou Minoritaires nous vient des européanistes qui souhaitent que cela amène le regroupement des ethnies par-dessus les nations et les acquis populaires des luttes nationales. Le renforcement de l’exploitation du travail s’est concrétisé lors des dernières élections cantonales avec les velléités du capital pour une alliance UMP-FN. Il y a deux façons  de réagir à cela : soit par opportunisme en se cachant et en cachant aux autres les récupérations culturelles, soit par le courage de dire la vérité et de se battre pour la culture d’Oc dans le cadre de la bataille pour la démocratie.

Une Charte des Langues Régionales démocratique a toute sa place dans la bataille pour la reconnaissance de l’unité humaine dans sa diversité et le recherche de la santé de l’humanité. Ceux qui piteraient aux hameçons de la récupération culturelle par le capital peuvent se renseigner sur les diverses interventions qui ont inauguré et suivi l’évolution de la Charte : il suffit de se renseigner, elles sont publiques.

Mise en garde utile ET pour défendre notre culture ET pour se garder d’un interclassisme dont on peut mesurer les dangers. Et répondre aux détracteurs de la culture d’Oc qui prétextent ses douleurs pour les aggraver : « Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage ».

 …/…

 

RÉUNION DE TRAVAIL

 

À l’occasion de cette réunion, nous évoquerons les projets réalisés despuis le début de l’année 2010, ceux actuellement en cours de réalisation, et les propositions pour l’avenir.

 

·         Armanac de Mesclum : établir le nombre exact d’armanacs de chaque année publiés depuis 1995 qui demeurent disponibles (Joanina Dugas).

·         Armanac de Mesclum 2011 : résultat des ventes (Joanina Dugas).

·         Armanac de Mesclum 2012 : adressez rapidement les textes à Glaudi Barsotti ; les derniers  doivent parvenir avant le15 juillet.

·         Concours « Enfance Jeunesse en Langue d’Oc » : résultats et préparation.

·         Concours « Escriure en Lenga d’Òc » : résultats 2010/2011 (remise des récompenses à Nîmes, dans le cadre de l’Universitat Occitana d’Estiu, au mois de juillet) ; lancement du concours 2011/2012.

·         État des subventions : résultat et obtention pour l’Armanac (Joanina Dugas,  Tonin Ollès), ainsi que pour l’association.

·         Participation à « Mesclum ».

·         Émissions à des radios associatives: (Joseta David, Tonin Ollès).

·         Dictée en Langue d’Oc : organisée en collaboration avec la section des B-du-R de l’Institut d’Estudis Occitans et le Centre Regionau d’Estudis Occitans-Provença, avec l’aide de la commune de Septèmes-les-Vallons, se déroulera le samedi 28 janvier 2012.

·         Toponymie : où en est-on ? (Joseta David, Cristian Sourri, Tonin Ollès).

·         Site « Mesclum » sur internet : vos impressions, suite à donner (Joan-Glaudi Latil).

·         Questions diverses.

 

Cotisation : 10 € (o mai qu’aquò se volètz !), c’est le moment de vous mettre à jour si ce n’est dejà fait pour 2011 ; chèques à l’ordre Leis Amics de Mesclum, à adresser à dòna Joanina Dugas, 52, allée de la Grande Bastide Cazauls, 13012 Marseille, t. 04 91 93 27 35.

 

N’oubliez pas le site Leis Amics de Mesclum : http://www.amesclum.net ; vous y trouverez « un fais d’entre-senhas » !

 

LEIS AMICS DE MESCLUM, « LA MARSEILLAISE », 17, cours Honoré d’Estienne d’Orves, B.P. 1862, 13222 Marseille Cedex 01 ; contacts : Pèire Assante (04 91 73 24 93, p.assante@wanadoo.fr ), Ramond Bizot (04 91 49 07 47), Tonin Ollès (04 94 34 23 56) 

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9 avril 2011 6 09 /04 /avril /2011 07:54

Ce regard sur le réel ne peut être, avant tout que celui de « comment dans le passé et le présent les humains ont créé et créent leurs subsistances » :

 

LE OUI ET LE NON

 

 

14mai10 003Regarder l’histoire dans les yeux, pour comprendre le réel, passé et présent, pour construire un avenir.

 

 

Ce regard sur le réel ne peut être, avant tout que celui de « comment dans le passé et le présent les humains ont créé et créent leurs subsistances ».

 

Ce cacher les yeux devant les erreurs et les crimes de l’histoire est une réaction enfantine qui caractérise ce que Kundera appelle « l’insoutenable légèreté de l’être », mais que j’attribuerai plutôt à un moment de l’histoire humaine où la masse des dominés est privée de son histoire par un jugement moral imposé et construit à partir des besoins propres des dominants.

 

La réalité de la création des subsistances dans les ex pays socialistes, les difficultés et les incapacités, sont bien dans la réalité de l’histoire humaine et de cette réalité particulière où des humains ont tentés, dans des circonstances précises de cette histoire, de subvenir différemment à ces subsistances. Différemment parce que autrement que dans la ligne historique d’une société divisée en classes depuis des millénaires.

 

S’étonner qu’une telle expérience ait subi le poids des mentalités passées, la reproduction des mêmes comportements, l’influence des mêmes mécanismes de production, de gestion, de la circulation des marchandises relève de la naïveté ou de la manipulation.

 

La question utile est au contraire de comprendre ce en quoi l’expérience a connu un échec « final » (et des réussites partielles), mais sans penser que tout ça doive passer par les pertes et profits, c'est-à-dire comme si notre présent n’était pas marqué par notre passé et n’avait pas à construire dans la continuité de notre passé, mais différemment.

 

Outils, techniques, rapports humains sont liés dans la création de nos subsistances.

 

Mondialisation informationnelle, outil de la « pensée artificielle » sont les outils de subsistance de notre présent.

Comment mettre ces outils au service de rapports nouveaux dans notre histoire humaine, de rapports correspondant mieux à nos aspirations naturelles qui sont de vivre notre nature humaine, dans ses acquis biologiques et psychologiques, ses instincts qui sont le temps long de l’espèce humaine et ses cultures qui en sont à la fois les temps longs, courts et « immédiats ». Vivre mieux, c'est-à-dire être capable de dépasser les blocages des moments qui font nos douleurs en cultivant ceux qui font nos bonheurs, sachant que douleur et plaisir sont la manifestation des besoins de survie de l’espèce, et que l’humain est capable de développer un autre plaisir, qui est un plaisir de conscience  et de développement des capacités intellectuelles, qui est d’agir sainement pour la survie.

Sainement, c'est-à-dire en maintenant la santé de l’espèce, sachant que l’espèce ne peut créer sans expérimenter, et chaque individu expérimente, ce qui veut dire que la santé de l’espèce est faite de la résultante d’une multitude de comportements. Une des illusions des ex-pays socialistes était que, quant à la santé de l’espèce, ou de la communauté nationale, ou du et des groupes sociaux sensés être représentés, les comportements devaient s’aligner sur un modèle décidé arbitrairement sain.

 

Mais revenons en aux outils de création de nos subsistances.

Nous pouvons prendre tous les pouvoirs que nous voulons, construire toutes les théories possibles et imaginables, toutes les spéculations ne nous serviront à rien si nous n’organisons pas la production, la distribution de nos subsistances, si nous n’organisons pas l’échange de nos travaux, l’échange de nos activités.

 

Nous ne pouvons faire table rase de la réalité dans laquelle nous produisons déjà nos subsistances. D’autant que la complexité de la société dans laquelle nous avons abouti ne supporterai aucune « remise à zéro ». On peut toujours imaginer une destruction reconstruction, mais sauf les fous le souhaitent, même si elle peut se produire par une crise la plus énorme que l’humanité ait à connaître et à laquelle elle ne survivrait sans doute pas.

 

L’apocalypse, le jugement dernier hante depuis des millénaires la conscience humaine. Cette conscience sait bien que son développement du moment a été acquis sur des bases en contradiction (le positif et le négatif, les forces contraires dans un même mouvement) avec un développement général. Elle en tire des intuitions qu’elle transforme en superstitions porteuses toutefois, et virtuellement, de transformations.

 

En même temps la conscience humaine rêve d’une continuité dans le développement, continuité développant en douceur des transformations mettant en harmonie les besoins individuels et les besoins généraux, ce qui est possible, certainement, mais qui dépend des choix individuels et collectifs d’organisation et d’emplois des outils le permettant.

 

Mondialisation informationnelle, outil de la « pensée artificielle » sont les outils de subsistance de notre présent, sont des outils qui donnent des moyens comme jamais d’ouvrir cette ère nouvelle de l’humanité.

Mais ils ne l’ouvriront pas automatiquement. Entre la « nécessité » et le « libre arbitre », l’humain s’est toujours cru en devoir d’obéir. Ces outils nous donnent un choix : obéir parce que nous ne pouvons maîtriser individuellement une gestion générale, ou décider parce que ces outils nous donnent la possibilité de l’intervention individuelle et collective. La première solution, c’est la notre, à présent, et elle nous fait apparaître une vision et une perspective catastrophique de notre avenir, et de toute façon les NON à toutes les politiques réelles, appliquées, nous en font apparaître le rejet.

 

La deuxième solution c’est celle tentée par le christianisme,  la révolte des paysans allemands, la Commune de Paris, les pays socialistes, dans des conditions qui ont été des moments de vie de l’humanité, quelle qu’ait été cette vie, mais dont la forme n’a pas abouti aux objectifs imaginés, mais qui demande et une continuité et une construction différente.

 

Les cadres de la gestion capitaliste sont à la fois les gestionnaires de la domination et de l’injustice et les gestionnaires de nos subsistances sans lesquelles nous aurions disparu. Nier leur gestion c’est enfantin. L’espoir ne se construit pas sur la négation mais sur le dépassement. Une fois de plus, la gestion enfantine de la contestation nous montre que nous nous cachons les yeux devant l’histoire, passée et présente. C’est bien les gestionnaires d’un autre type de développement que nous devons être, en prendre la responsabilité, et agir dans la réalité et pas seulement dans le rêve. Le rejet sans analyse des ex pays socialistes est de cet ordre du refus de la gestion, du refuge dans l’imaginaire, dont de l’incapacité de construire le nouveau.

 

Si nous revenons aux économistes empiriques du XIX° siècle, nous constaterons à quel point les dogmes du libéralisme nous ont privé d’esprit critique par rapport à  leur esprit critique. Mais notre développement ne passe pas par un retour à l’économisme empirique, et encore moins à la pensée économique libérale qui est une régression encore plus grande du savoir, de la recherche appliquée. D’ailleurs, le patronat, lui, a fait sienne l’analyse marxiste, mais pour ses buts propres

 

Le jugement dernier ne consiste pas à mettre chaque homme dans une balance, divine ou non. Le jugement dernier consiste à développer notre savoir et nos capacités à gérer en commun, et à mettre les outils de production nouveaux au service de cette gestion en commun, si tant est que nous le voulions, et le rendions possible.

 

Chaque parole contribue à construire ou à détruire. Le NON peut être constructeur comme destructeur. Le OUI peut être actif ou soumis.

 

Nous sommes entre un « non » et un « oui » hésitants, paresseux, impuissants. Comment les transformer, comment les rendre « opérationnels » ?

 

Sans mettre tout le monde dans le même panier, certains de ceux qui prônent aujourd’hui l’ouverture sont ou descendent de ceux qui ont soutenu inconditionnellement, consciemment ou involontairement, la fermeture dirigée par Georges Marchais. Les années 60 ont été des années d’extraordinaire ouverture. Le Comité Central d’Argenteuil de 1966 en est un témoignage. Le triptyque mondial, quel que soit son alignement sur leur idéologie respective en témoigne aussi : Khrouchtchev, Jean XXIII, Kennedy.

 

Le retour de Brejnev, la résistance de Waldeck Rochet à ce retour illustré par l’affaire tchécoslovaque et sa disparition au profit de Georges Marchais est significatif. Le mouvement de mise à l’écart, de départ, d’affaiblissement idéologique et numérique du communisme français et dans le monde a une double cause : l’aptitude du capitalisme à s’adapter et intégrer les populations, y compris les plus pauvres à son mode de circulation, donc de survie de la société (je résume à A-M-A’, voir les articles précédents) ET l’inaptitude conjointe des forces qui s’y opposent.

 

Les évènements quasi conjoints de 1968, mouvement social en France et dans le monde, remise au pas de la démocratisation tchécoslovaque nous montrent la fin d’une période de rapport des forces progressiste et positif dans son mouvement « matériel et moral » d’ensemble des peuples, issu de la lutte et de la victoire, de la libération du nazisme. Denis Kessler, responsable du MEDEF nous  fait d’ailleurs le portrait à l’envers (mais le capital met tout sur la tête et il s’agit de remettre les choses sur leurs pieds) des avancées de la Libérations : Services Publics, démocratisations partielles et limitées mais réelles du travail et des institutions, accès pour un plus grand nombre et vers le  « pour tous » de meilleures conditions « matérielles et morales » de vie, respect concret de  la vie, respect concret de la personne humaine.

 

L’ouverture prônée à corps et à cri dans la période Marchais par une majorité divisée (pour ne pas dire opposée entre elle) du bureau politique du PCF (Hermier, Poperen, Fiterman etc.) n’a abouti qu’à une distanciation et une dissolution vis-à-vis de la cohérence d’une politique de lutte du salariat dans une alliance la plus large possible correspondant à la réalité mouvante des couches sociales en fonction de l’évolution des moyens de production.

 

Il ne s’agit pas de juger tel ou tel militant, tel ou tel groupe, et soi-même, de les (nous) mettre sur la « balance divine », pour leurs actes passés ou présent, mais d’être apte à critiquer une position, critique au service de tous pour agir autrement et mieux.

 

Abandon de la dictature du prolétariat. Abandon, OUI, si conçue et exécutée comme une répression militaire et policière ; NON comme abandon d’une cohérence, d’une hégémonie démocratique du salariat dans la démocratie socialiste vers le communisme, dans un élargissement et une généralisation de la démocratie à toute la société.  Marx concevait ce terme de « dictature du prolétariat », peut-être à tort dans les mots employés, mais dans une juste distorsion contraire, s’opposant à une pensée superficielle et dominante sur la démocratie,  comme le contraire de la dictature d’une organisation du travail du « que produire et comment produire », organisé sur un mode monarchique, entrée dans les esprits comme un mode de faire de droit divin, indépassable, incontestable.

 

L’ouverture a plus que jamais raison d’être, mais pas au détriment d’une position de classe et d’alliance.

Nous sommes passé de la pensée unique à la pensée dissoute, du « globalement positif » à « pertes et profit » des expériences humaines se réclamant de la transformation sociale, de l’espoir à la résignation, des illusions à la pensée plate.

 

L’ouverture proposée aujourd’hui par notre société et qui se retrouve dans les organisations et les mouvements de pensée spéculatifs, qui sont notre lot, et par les mêmes qui n’en voulaient pas lorsque le PCF et le mouvement communiste étaient en situation de force pour la faire, n’est pas une ouverture, mais le passage d’une pensée unique à une pensée dissoute.

 

Ce phénomène est  général dans la société française et dans le monde. Mais ce phénomène est aussi le signe de l’usure générale du mode de production, rejeté par les NON d’une démocratie limitée mais qui s’exprime par les peuples, elle-même usée, de leur besoin de transformation.

 

Donc, perspective aussi d’explosion, de dissolution, de pourrissement, ET/OU de transformation en chantier. A nous d’y voir suffisamment clair pour que les choix soient actifs, créatifs, constructeurs.

 

Finissons par cette autre parenthèse, pourtant essentielle : la « conquête de l’espace » qui contribua un moment au prestige et au rayonnement de l’Union Soviétique, ne doit pas être considérée comme une anecdote. Elle ouvrait la voie à des techniques de transformation des moyens de production eux-mêmes porteurs de transformation du mode de production, d’évolution « saine » de la production, saine au sens donné précédemment, dans laquelle entre  la question de l’écologie, par exemple, mais pas seulement celle-là, une multitude d’autres en particulier liées aux questions dites « subjectives » et «symbolique », aux arts, etc., à toutes les formes particulières de rapport social dans les rapports sociaux.

 

Encore fallait-il que cette « conquête de l’espace » la démocratie ouvrière, la démocratie des producteurs et du salariat s’en nourrisse pour créer les conditions et l’organisation objective et subjective (c’est un mouvement uni et unique) d’un autre mode de production.

 

Ceci n’est pas une position « datée », mais au contraire remise à jour sans abandon.

 

Pierre Assante, 1er décembre 2007

 

L'ESSAI ENTIER :

http://www.pierreassante.fr/dossier/BLOG_LA_METAMORPHOSE_DU_TRAVAIL_5.pdf

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 21:27

CANGUILHEMLa Libye, la Palestine, la Côte d’Ivoire, le Japon, le nucléaire, la guerre, le partage du monde….., et ce que cela pourrait, devrait nous inspirer !

 

Les choses sont embrouillées dans les têtes, mais me semblent assez claires dans la réalité.

 

Bien sûr, la réalité est complexe, il ne faut pas la réduire au « saisissable » et aux apparences.

C’est pourtant ce que font souvent ceux qui se réclament de la recherche de la complexité contre ceux qui recherchent tout simplement à survivre eux et leur espèce humaine, solidairement.

 

De quelle maladie souffrons-nous ?

 

Le partage du monde par les puissances impérialistes ne s’est pas arrêté avec la guerre de 1914-1918. Il s’est poursuivi par tous les moyens, par la guerre économique, par des pactes actant des rapports de force provisoires et par la guerre tout court, et le plus souvent par procuration, c'est-à-dire en faisant se combattre les peuples dominés au profit des capitalismes dominants.

 

Il ne faut pas croire que ces actes par procuration seront éternels et que les peuples des impérialismes dominants n’en sont pas menacés.

 

Dans ces guerres, l’opportunisme qui consiste soutenir un impérialisme au nom de l’humanitaire ou du soutien à un peuple dominant ou dominé a toujours des conséquences immédiates ou à moyen et long terme bien plus graves humanitairement.

 

La seconde guerre mondiale de 1939-1945 a « allié » deux formes d’intervention impérialiste : celle du partage du monde et celle de la destruction directement par la guerre puis par les conséquence de ses destructions humaines, des forces créatives de l’humanité allant dans le sens de la coopération et à contre sens du mode de production et d’échange basé sur la concurrence et le profit personnel.

 

Imaginez que nous nous comportions entre nous, directement comme se comportent les entreprises industrielles et financières, c'est-à-dire dans la guerre du profit, des délocalisations, des destructions de fait des forces productives ! Heureusement au niveau de la personne, bien que cette guerre nous traverse profondément, le sens de la solidarité humaine qui est une des données de l’évolution de l’espèce nous permet de continuer à vivre et à survivre.

 

Les westerns où les bons finissent par gagner c’est du cinéma. La loi du profit, c’est la loi du plus fort à l’échelle planétaire, les indiens en savent quelque chose, tout comme les palestiniens et bien d’autres victimes collectives ou isolées.

 

Lénine dans les années précédant les révolutions russes de 1917 menait le débat contre cet opportunisme, démontrant en quoi le soutient des social démocraties nationales à leurs impérialismes respectifs affaiblissait les forces de transformation du monde vers la paix et la coopération. Le massacre de la guerre de 1914 a été un élément essentiel de la militarisation du mouvement de libération, du mouvement du prolétariat et de la division du salariat en couches concurrentes ralliées à des tendances et des partis incarnant cette division.

 

L’unité basée sur un rassemblement artificiel d’organisations concurrentielles et non  sur les intérêts commun des diverses couches du salariat créées par la division du travail c’est non seulement illusoire mais périlleux pour tous les peuples.

 

Les rapports de forces catastrophiques qui ont été hérités de la guerre,  ont pesé sur l’ensemble du monde, de son organisation, du travail y compris dans les tyrannies se réclamant du communisme. Tyrannies qui entre parenthèses n’ont pas eu qu’un effet négatif car, à l’instar des tyrannies grecques, elles représentent une tentative de transitions dramatiques entre des dominations de classe et  des transformations progressistes et agissent sur le milieu d’exploitation interne et externe à elles.

 

Kautsky, et d’autres, représentait cette alliance entre un fraction provisoirement majoritaire du salariat et les intérêts des puissance impérialistes. Pour sa part, il tentait d’établir une position centriste et centrale dans le débat, mais en prêtant de fait le flanc à cette compromission historique majeure car elle persiste à constituer un des obstacles essentiels à une transformation progressiste et pacifique du monde humain.

 

En ce sens la lecture des œuvres de Lénine est d’une pédagogie lumineuse et complète celle de l’analyse et de la l’action de Marx et d’Engels. Il ne s’agit pas d’en revenir au dogme scolastique du marxisme léninisme. Il s’agit de comprendre le mieux possible la marche du monde et des moyens d’action pour sortir de sa préhistoire qui pèse dramatiquement sur notre quotidien. Il faudra aussi se débarrasser du mythe d’un capitalisme humain et d’un communisme inhumain. Se sera la meilleure façon de ne pas poursuivre l’inhumain du capitalisme et des tyrannies se réclamant du communisme.

 

Le débat actuel a dépassé le stade de la construction d’un mouvement ouvrier, il en est avant tout à celui de sa division en fonction des couches du salariat qu’il prétend représenter et aux compromissions, trahisons et régressions qui en découlent. Le capitalisme a obtenu une victoire majeure des années 1970 à aujourd’hui en intégrant une majorité des couches salariées des pays impérialistes dominants à l’idéologie qui découle du drainage des capitaux vers les monopoles, de l’organisation internationale du travail y correspondant et des modes de vie quotidienne y correspondant. Cette victoire n’est ni éternelle ni irréversible.

 

Les transitions ont toujours été des moments périlleux qui ont souvent entériné des « retours en arrière meurtriers ». La transition qui se présente à nous et qui constitue à modifier les conditions de l’échange en intervenant sur le mouvement du capital en rapport avec les forces de production, transition que je soutiens avec les économistes progressistes d’où qu’ils soient, et à laquelle s’oppose le capital par tous les moyens, comporte aussi les mêmes dangers, car la visée ultime d’un mode de production est bien la coopération des entités productives et non la concurrence et la guerre économique même « atténuée » dont l’issue est toujours violemment destructrice de vie à tous les sens du terme.

 

La coopération ne peut être in fine que l’échange et l’abondance qualitative de l’échange que la division du Japon meurtri, de l’Afrique en guerre, du chômage partout (je n’énumère pas tout évidemment) éloignent de notre conscience. C’est pourtant l’effort de maintien de cette visée et l’action pratique pour la réaliser, qui est la seule arme pour arrêter les régressions, progresser et aller vers la tâche historique et biologique de l’humanité, le processus de conscience de la nature sur elle-même qu’elle incarne.

 

Pierre Assante, 3 avril 2011

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 13:24

BROCHURE ECO ET PO persoL’illusion comptable du profit

Contrairement aux apparences lorsqu’on regarde « la course du soleil », la terre tourne sur elle-même, et non le soleil autour de la terre.

Une autre apparence nous donne l’illusion que le profit est tiré d’une transaction où la vente est effectuée à un prix supérieur à celui de l’achat. Cela c’est de la comptabilité. Seul le travail incorporé dans une marchandise lui confère une valeur supérieure. Et si les prix sont effectivement et extraordinairement  variés lorsqu’on contrôle les étiquettes, cela nous conduit à l’illusion précédente sur la loi de réalisation du profit. Bien sûr, pour un produit ou sur une production particulière et le groupe financier qui le produit, le profit dépend en partie de sa capacité de jouer sur les prix en fonction de situations particulières diverses.

 

Vérification des lois du profit sur un temps long et un espace géographique important

Mais si l’on fait le bilan de l’ensemble des échanges dans le monde sur un temps long, et que l’on en tire des moyennes,  la valeur moyenne correspond au prix moyen, les profits moyens correspondent à la moyenne de la masse des profits, ce qui est une tautologie.  La masse des valeurs des transactions de toutes sortes  correspond à la masse des valeurs produites, et ce qui est ponctionné d’un côté, d’une façon ou d’une autre, prend à une marchandise ce que l’autre cède. Le travail est incorporé à une marchandise, travail présent et travail passé, cristallisé, en fonction du temps de travail social moyen sur la durée et dans le marché mondial, nécessaire à sa production. Quand aux services, on peut considérer soit qu’il sont incorporés, soit que la marchandise lui cède de sa valeur dans l’échange social, ce qui est les deux faces d’un même mouvement.

 

La composition générale du marché

La totalité des valeurs marchandes et la totalité des prix dans le monde et sur une durée coïncident. L’ensemble des transactions dans la production et la finance dans le monde et sur une durée correspond à l’ensemble des valeurs produites. Quand à l’équivalent monnaie, transaction monnaie virtuelle informatisée de l’échange macro ou monnaie palpable de l’échange micro, ou opérations de création monétaires destinée à agir sur les conditions de l’échange, la distance qui s’est établie entre la valeurs or, marchandise commune véhiculaire de la valeur, et la valeur symbolique virtuelle est un élément de plus dans l’obsolescence croissante de la mesure de la valeur, qui si elle se rigidifie pour conserver le système, se dissout dans le même temps. Cette rigidification dissolution est à la fois combattue par le capital et utilisée par lui en fonction de ses capacités d’adaptation à ses propres contradictions. Mais sur le fond, elle exprime une aspiration quasiment biologique de tout le corps social à procéder au dépassement de la mesure qualitative de la valeur d’échange marchand par une transformation qualitative passant par la mesure des besoins que manifestent inconsciemment les désirs sociaux. Retour complexe, civilisé et généralisé dans l’abondance à la valeur d’usage primitive répondant au besoins concrets, libérés de l’aliénation marchande du producteur « libre » qui doit vendre sa force de travail, donc aliéner sa propre activité, l’intimité de son être.

 

Vente et achat

La vente est aussi achat. Car la circulation de la marchandise n’est pas simple, elle est intégrée à une masse d’échanges simultanés, passés, présents et dans un certain sens, futurs, puisqu’il y a des contrats qui précèdent la production et que toute marchandise, dans ces cycles spirales est à la fois objet de vente et objet d’achat jusqu’à ce qu’elle soit convertie en objet « d’usage pur », ce qui en fait n’est qu’une représentation et non une réalité car dans tout système marchand, l’usage d’un objet contribue à la vie humaine dont l’activité est  insérée dans le système d’échange marchand elle-même, et donc continue à s’intégrer à la valeur marchande par sa valeur d’usage aliénée. Sur cet aspect, la contradiction est qu’il n’y a pas pour l’échange et sa mesure, de mesure des activités sans mesure  de capital, ce qui est une contradiction dans l’activité et pour l’activité, puisque le capital nie ainsi une partie de l’activité qu’il ne peut pas mesurer. Hors comme cette activité « mise à l’abandon » est nécessaire à la vie, cela conduit à mettre à l’abandon une partie de la vie et la menacer de mort par maladie, perte de santé dûe à un manque vital.

 

Création du profit

Alors comment est incorporé le travail et réalisé le profit ? Sur la part du travail non payée au salarié producteur. Salarié au sens large, puisque la production de chaque marchandise, dans une économie capitaliste mondialisée, correspond au travail de multiples individus et groupes producteurs dont les activités sont imbriquées d’une façon complexe, inextricable et énigmatique sur le plan de ce qui est non mesurable dans l’activité humaine. Imaginez qu’on paye à un ouvrier le prix des voitures qu’il fabrique : quel salaire il obtiendrait ! Mais il ne suffit pas de penser que si l’on intègre le travail de tous ceux qui ont contribué dans tout le processus à la fabrication des voitures, alors on leur paye l’intégralité de leur travail. Hélas non, ce n’est pas le cas pour plusieurs raisons : d’abord parce qu’une part du produit devrait être affecté à l’ensemble du maintien et du développement humain, ce qui revient à dire aussi de nouveau  qu’il y aurait intégration de l’ensemble de l’activité pour la construction d’une voiture et l’évaluation juste de la valeur de la marchandise-travail de l’ouvrier, ce qui n’est  le cas que dans une économie socialiste à construire, transition à un système d’échange du travail libéré de la valeur. Mais surtout parce si l’on imagine l’ensemble des échanges, on voit bien qu’on ne peut cumuler à chaque vente-achat un prix additionnel pour cumuler un profit, ce qui entraînerait une croissance infinie, au sens mathématique, des prix. C’est bien donc sur la part du travail non payé au producteur salarié que se réalise le profit.

 

Profit et application des progrès techniques aux besoins humains.

C’est la raison de l’incapacité du capital à poursuivre une automatisation généralisée et sa propension à maintenir des activités de main d’œuvre là où elle est à bas coût. Automatisation ne veut pas dire robotisation de l’humain, cela veut dire libération d’une grande part de l’activité contrainte au profit d’une participation humaine à l’ensemble des sujets actuellement réservés à une minorité, en particulier sur le plan de la recherche, c'est-à-dire de l’approfondissement de la conscience humaine, ce que l’on appelle humanisation de la nature et naturalisation de l’homme, mais ceci est un autre sujet. Un autre sujet, mais aussi le sujet premier parce que l’essence humaine, sa vie, n’existe que par le développement de ce qui est proprement humain.

 

Composition du capital et baisse tendancielle du profit.

Le profit est un rapport entre le capital investi en machines et autres éléments (capital constant) plus celui investi dans les salaires (capital variable) et le capital résultant à la fin de l’opération après l’échange de la marchandise. La différence entre la valeur créée et le salaire s’appelle la plus value ou survaleur. Le rapport entre la totalité du capital investi et le capital obtenu est le profit. On comprend que le profit étant obtenu grâce à la part du travail non payée au salarié, plus la part du capital en machine est grand, plus le profit tend à diminuer sur un produit donné. Bien sûr, la masse du profit peut quand même augmenter en fonction de l’augmentation de la masse des produits obtenus par ces investissements en machines de plus en plus sophistiquées. C’est le phénomène de suraccumulation et de baisse tendancielle du taux de profit.

 

Le « choc technique » camouflé sous le « choc pétrolier » giscardien.

Mais là où la suraccumulation du capital devient facteur de blocage structurel, c’est quand elle entre dans une crise qui dépasse la crise cyclique parce que l’évolution du processus de production entre en collision avec une transformation des forces productives incompatible avec les lois du capital. C’est le cas aujourd’hui parce que la révolution scientifique et technique des années 1970 arrive à maturité de pleine mise en pratique et que par conséquent nous assistons à une possibilité de diminution galopante du besoin en main d’œuvre productrice de plus value. Le capital à la fois a besoin de ce processus et entre en antagonisme avec ce processus et ne trouve comme solution que la dévalorisation du capital par sa destruction pure et simple, le phénomène de financiarisation ne pouvant se perpétuer que s’il s’accompagne par ailleurs de production….

 

 

Sur l’activité non mesurable.

Cette activité non mesurable dont il est question plus haut, c’est justement ce qui n’est pas pris en compte dans le système capitaliste, et plus la production s’intensifie, plus l’activité non mesurable prend de l’ampleur et c’est une des raisons fondamentales des contradictions du système et de la crise. Et plus cette part devient immesurable, incommensurable, plus entre en crise la mesure de quantité de valeur marchande pour mesurer les échanges, au point de mettre en péril et bloquer les échanges. Cela se traduit par un phénomène trivial, celui d’appauvrir les consommateurs au point qu’ils ne puissent plus consommer par rapport à l’accumulation du capital tiré du profit. Ainsi le capital se reconvertit en partie à la spéculation et contribue à nouveau à un appauvrissement consécutif à l’appauvrissement de l’appareil productif.

 

Vous avez dit « décroissance » ?

Sur la décroissance, une remarque. C’est la décroissance de l’échange marchand qu’il faut viser, et son remplacement progressif par l’échange de travail à travail par des accords entre nations, entités productrices à tous les niveaux et une coordination rendant cohérent  l’échange à partir de la cohérence du travail  au niveau de la personne, ce qui est totalement lié. Les suicides au travail en disent quelque chose. La cohérence passe par une sécurité emploi formation, un pôle public du crédit, étapes vers une généralisation de l’échange de travail à travail dans la grande production, et de son corollaire dans les mentalités : rapport de l’homme à l’objet produit devenant le rapport de l’homme à l’homme, coopération sur une base d’égalité et de respect, corollaire de l’autonomie relative de la pensée et de l’autonomie relative des sentiments partant des conditions matérielles qui les enfantent.

 

Quelle organisation du travail ?

Les moyens existent pour une telle organisation et c’est les techniques nouvelles et l’explosion des possibilités productives qui en donnent les moyens. Imaginez un parc informatique avec des ampoules à filament comme les premiers ordinateurs. Cela aurait envahi le monde si cela avait été possible. Mais c’est la transformation de la qualité de la production et non seulement de la quantité qui a résolu le problème et permis à une masse d’habitants de cette terre, bien que d’une façon inégale, guerrière et meurtrière à tous points de vue, de pouvoir y accéder.

 

La question de l’échange.

L’échange en fonction des besoins, et la qualité des besoins, et leur résolution non autoritaire est la clef de la crise.

Peut-on dire qu’il y a des lois du capital ? On dit aussi lois tendances. Comment peut-il y avoir des phénomènes rigides en matière de société alors qu’à la différence de la physique ou la biologie, la vie humaine comporte la pensée et le choix ? Simplement parce que plus l’échange se développe, et plus les échanges sont multiples, imbriqués mondialement les uns dans les autres, plus la règle libérale de la concurrence s’affirme et crée des règles de la mesure de l’échange en fonction du travail incorporé. Les prix de monopoles, ou les accords politiques sur les prix ne contredisent pas cette loi, et d’ailleurs la bataille de la « concurrence libre et non faussée » menée par les institutions d’Etat du capital est la preuve de ce besoin du capital, même si il contrevient à cette règle dans les cas où cela convient aux féodalités industrialo financières, qui se livrent aussi sur le plan juridique, à cette bataille.

 

Les limites des règles que le capital se donne.

Le fait même que les règles que le capital se dicte ne lui conviennent plus, c’est aussi un témoin de la crise et de l’obsolescence de la mesure de la quantité de valeur marchande et qu’il faut passer à l’échange de travail à travail ce qu’on appelle simplement le communisme, qui n’est pas la fin des contradictions, ni de  l’histoire ni du mouvement de la vie, mais négation de la négation de la richesse en tant qu’accumulation privée, et de la propriété au profit de l’usage, « aufhebung » (dépassement-continuité) dans une richesse « d’une autre qualité », mais toujours richesse concrète.

 

Capital et échec de l’échange.

Et l’échec de l’échange de travail à travail des expériences passées, plus qu’un échec dû à l’autoritarisme que nous condamnons à juste titre est celui d’expériences menées dans des conditions ou les forces productives ne permettaient pas cette généralisation, alors que le processus européen et mondial actuels nous y conduisent, bien que nous combattions aussi à juste titre les mesures qu’il contient et qui tendent à perpétuer le système de la valeur qui ne fonctionne plus et qui pousse à accroître sans cesse la destruction des richesses produites et des droits qui y sont liés.

 

Sur les échecs de tentatives d’autres formes d’échange.

Les expériences passées ne sont pas passées, elles ne sont pas circonscrites géographiquement par des frontières étanches. Elles font partie d’un processus global, historique, mondial dont tous les effets restent potentiellement et effectivement présents dans notre présent et notre avenir. Le choix consiste à influer sur une réorientation du processus qui ne soit ni un retour blocage ni une machine incontrôlable sans freins. La santé, c’est cela la survie, le développement, la vie, qu’elle soit collective ou individuelle. Santé et non pas uniformité ni normes fossilisées. Normes oui, mais en mouvement sain laissant la place à l’initiative, la diversité, la cohérence.

Un bon ingénieur doit avoir une vision synthétique de son œuvre et non une addition de visions parcellaires. Mais une fois que cette démarche anime le mouvement de sa pensée et de ses actes d’ingénieur et de citoyen, l’expérience et la connaissance de son travail particulier ne sont pas indifférentes à l’œuvre à accomplir. Ainsi l’engagement militant est sans objet s’il consiste à séparer une synthèse normalisée, ne serait-ce que pour un temps bref, de la continuité de l’acte particulier à accomplir. C’est pourtant ce qui se passe dans l’opportunisme politique, qu’il soit de droite ou de gauche. Il est de fait désolidarisé de son but et exprime finalement un égoïsme non dépassé, une incapacité de rendre poreuses les frontières entre les besoins propres du corps-soi et ceux de la société dans son environnement naturel, une incapacité à saisir l’unité des besoins individuels et sociaux.

 

Production, échange, politique, choix individuels.

Il y a dans chaque acte humain, son unité,  cette fonction politique qui habite toutes les fonctions dans un rapport dialectique entre elles, comme le sont les fonctions biologiques qui ne fonctionnent pas les unes sans les autres et forment une fonction unique globale. Il en est de même lorsqu’on ajoute la fonction « penser » de l’humain qui fait du minéral la vie consciente. J’ai choisi l’exemple facilement visible de l’ingénieur qui doit rendre opérationnelle sa culture à la réponse d’un besoin. J’aurais pu aussi prendre celui du musicien, qui me plaît beaucoup, mais toutes les activités sont des exemples.

 

Pierre Assante, 8 novembre 2009.

http://pierre.assante.over-blog.com/ext/http://www.pierreassante.fr/dossier/petit_rappel_economie_politique_elementaire.pdf

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 13:23

....di Rodolfo Ricci 

Rodolfo Ricci

Nei miei anni in Germania ho conosciuto il contorto sentimento di colpa      intergenerazionale che affligge il popolo tedesco dalla fine della seconda guerra mondiale.
Un sentimento di colpa che in quanto “italiani brava gente” non ci ha minimamente toccato, (pur essendo stati complici della catastrofe delle guerra fino al 1943), in grazia della successiva sollevazione antifascista di tanti giovani partigiani che ci lasciarono la pelle e che ci ha redento di fronte a noi stessi e al mondo.
Eppure siamo stati i primi ad usare le armi di sterminio di massa (gas) contro i popoli africani inglobati nell’Impero (Libia,Somalia e poi Etiopia e Eritrea) e, successivamente alla convinta condivisione delle leggi razziali e alla partecipazione all’olocauso, ci siamo macchiati di delitti terribili in Albania, in Grecia e in Jugoslavia.......

.....suite : ici

http://www.emigrazione-notizie.org:80/news.asp?id=8664

 

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 12:51

 

Et si les gardiens de villas provençales seIMG-copie-3 révoltaient ?

  Emmanuelle Heidsiek

L'auteure d' "Il risque de pleuvoir" explore un monde férocement cool où l'exploitation ne prend pas de vacances dans une fiction drôle et cruelle.

  (Alain Nicolas, l'Humanité, 24 mars 2011)

  

 Vacances d'été

 

 

 

Editions Léo Cheer/Laureli,

116 pages, 16 € 

  Suite ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Emmanuelle_Heidsieck_Huma.24.03.11.pdf

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 12:18
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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 08:48

Talon de fer....,directeur du Forum Africain des alternatives, dénonce une offensive néocolonialiste :

cliquer

 

ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Cote_d_Ivoire_Demba_Dembele-HUMA.7.4.11.pdf

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6 avril 2011 3 06 /04 /avril /2011 14:59

Fukushima.jpg

Si (avec des si !?) "Nous" n'avions pas inauguré l'ère atomique par les massacres d'Hiroshima et de Nagasaki et leurs dizaines de  milliers de morts civils, hommes, femmes et enfants, pendant et après les bombes, mais par une coopération humaine mondiale de recherche sur les ressources énergétiques, nucléaires y compris, nous n'en serions par aux "appels d'offre" pour construire des centrales "au plus bas prix" d'entente monopoliste rognant sur la sécurité. Les avancées technologiques ont montré des capacités humaines énormes d'invention et d'innovation et pourtant sur cette question, comme pour toutes les questions centrales du développement humain, les réalisations et projets collectifs sont soumis à la pénurie par les féodalités qui se partagent le monde et les profits.

Il faut mettre en commun, il n’est pas trop tard, c'est notre seule ressource comme ce mot l'indique : "communisme". Impossible ? L'histoire de l'humanité a vu bien de transformations étonnantes qui semblaient impossibles aux générations précédentes.

Quel communisme ? Vous trouverez bien des propositions collectives et des réalisations déjà entamées dans la vie d'aujourd’hui citées dans ce blog. Pessimisme et optimisme se partagent notre pensée en ce temps de montée de guerres et de catastrophes sociales.

Revenons-en au principe espérance, au quotidien comme à l'horizon.

Pas à un principe espérance béat sans changements, sans « vagues », sans courage et sans responsabilités, mais à celui qui fait appel, à l’effort de savoir et d’agir. Aux savoirs de toutes sortes, populaires, savants, professionnels, « ludiques », au savoir des lois de production et d’échanges du capital et de son dépassement, savoir à la portée de toute bonne volonté que veut tenter de réussir : être citoyens c’est être ingénieurs de la transformation sociale. P.A.

 

2 articles ci-dessous :



TEPCO, trente ans de mensonges,

Dominique Sicot, L'humanité Dimanche : ici (2 pages en PDF)

http://www.pierreassante.fr/dossier/Tepco_Japon_D.Sicot.pdf

"Pour travailler là-bas, il faut être prêt à mourir",

Paul Jobin, Anne Roy, l'Humanité, 5 avril 2011 : ici (lien de l'HUMA)

http://humanite.fr/05_04_2011-pour-travailler-%C3%A0-fukushima-il-faut-%C3%AAtre-pr%C3%AAt-%C3%A0-mourir-469314

 

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2 avril 2011 6 02 /04 /avril /2011 07:36

Europe, littérature occitaneUne vieille tradition des classes dominantes est de récupérer par tous les moyens à leur disposition les mouvements et les aspirations populaires.

Par tous les moyens, organisation du travail, médias et idéologie, institutions démocratiques, armée et police…, le tout dans un seul mouvement d‘action et de réaction, car un despotisme ne peut exister que s’il exerce une fonction nécessaire, même si cette fonctions est exercée d’une façon despotique

Cet article qui aborde cette stratégie par le capitalisme au sujet de la CULTURE d’ÒC, n’est qu’un exemple. Un autre exemple, immédiatement plus dramatique est la tentative bien avancée de récupérer les mouvements populaires méditerranéens actuels. La réalité de cette stratégie peut être décrite dans tous les domaines de l’activité humaine. Jusqu’à quand peut-elle se perpétuer ?

 

L'illustration (ci-contre) de cet article, c'est la couverture de cette magnifique revue littéraire "EUROPE" née au lendemain de la tuerie de 14-18 et de l'aspiration des peuples européens à la paix et à la construction d'une société de coopération et de générosité.

 

OUI A LA CULTURE D’OC, NON A SA RECUPERATION

 

Talon de ferLa puissance de l’argent sur les moyens d’information est devenue quasi absolue sur l’humanité dans tout son espace et tout son temps.

Les quelques petits moyens d’expression qui tentent d’être indépendants reprennent les mêmes informations pour tenter d’intéresser leurs publics.

 

Ainsi les mouvements populaires sont rapidement récupérés, re-travaillés selon un mode à la Tancrède (tout changer pour que rien ne change).

 

Pendant combien de temps encore ? Je crois à la capacité humaine de création et de réaction à ses maladies. Mais la crise de suraccumulation des capitaux qui s’accélère de plus en plus depuis 40 ans, et qui a connu une nouvelle accélération très forte en 2008 (illustrée entre autre par la crise des subprime et aujourd’hui les banqueroutes de la Grèce ou du Portugal, etc..), fait se rapprocher les cycles de Kondratiev (de 10 ans environ mais de moins en 2008, raccourcissement correspondant à l’explosion de l’accumulation par l’explosion des nouvelles capacités productives), et rendre cette progression cumulative. Au rythme de ces cycles d’accumulation, sans en modifier les causes, les années 2015-2017 verront l’incapacité du capital à circuler, et donc les échanges nécessaires à la vie humaine se bloquer « à la romaine » ? Un autre type d’échange et de production sera donc nécessaire, et les « étapes » (d’ordre économique et financier sous-tendu d’une visée philosophique) pour y accéder à construire, si nous ne le faisons pas d’ici là.

 

La mainmise de l’argent sur l’information a suivi le cheminement des attaques contre les acquis populaires à l’intérieur des démocraties bourgeoises.

Ces attaques arrivent de toutes part. Par « le bas » en réduisant les acquis locaux, dans les municipalités, les départements et régions, dans toutes les entités d’activités humaine et leurs représentations institutionnelles (services publics, entreprises, « société civile »). Et par « les hauts » : institutions européennes que l’on pouvait THIBAULT.SARKOZI.L'Humanité18.01.08espérer répondre à une cohérence et coopération dans le monde, mais qui servent en premier lieu à drainer les capitaux vers les monopoles, ce que faisait l’Etat, mais qui « ne suffit plus » pour ces derniers qui réorganisent et le travail et la gestion au niveau mondial pour procéder à ce drainage.

 

La culture occitane est comme toutes les cultures un mouvement de la vie humaine, utile, nécessaire, riche, vivifiant. Qu’on agisse pour ce mouvement dans le travail, dans la gestion, dans les institutions, sans séparer « le plaisir d’une communauté, d’une entité humaine à sa culture, de la vie dans toutes ses activités et son unité », quoi de plus légitime ? Mais savez-vous que là aussi, la récupération à la Tancrède nous la subissons depuis des décennies (bien avant, la fameuse « divine surprise » pétainiste sur la langue provençale ou bretonne en témoigne).

 

Savez-vous que la charte des langues régionales ou minoritaires nous vient des super européanistes qui souhaitent  que ce mouvement amène le regroupement des ethnies par-dessus les nations et les acquis populaires des luttes nationales ? Elles viennent de l’initiative de l’UFCE (fondée en 1949) née d’initiatives de la très extrême droitière région autrichienne de Carinthie. L’itinéraire de cette charte nous pouvons le suivre à travers ces méandres des projets de droite et d’extrêmes droites qui se sont concrétisés avec les derniers avatars des élections cantonales et les velléités du capital d’une alliance UMP-FN pour répondre à la crise et aux besoins du capital de renforcer l’exploitation du travail. Il y a deux façon de réagir à cette réalité : soit par opportunisme en se cachant et en cachant aux autres les London-Strunskyrécupérations culturelles et leurs dangers, soit par le courage de dire la vérité et se battre pour la culture d’Oc dans le cadre de la bataille pour la démocratie, et pas celle qui se restreint chaque jour plus aujourd’hui, malgré le progrès des luttes…

 

Bien sûr, une charte des langues régionales démocratique a toute sa place dans la bataille pour la reconnaissance de l‘unité humaine dans sa diversité et la recherche de la santé de l’humanité pour poursuivre son riche processus.

 

Pour ceux qui seraient un peu « gournau » pour « piter » aux hameçons de la récupération culturelle par le capital, il y a les éléments des diverses interventions qui ont inauguré et suivi l’évolution de la charte. Il suffit de se renseigner, elles sont publiques.

 

Mise en garde utile me semble-t-il ET pour défendre notre culture ET pour se garder d’un interclassisme dont on peut aujourd’hui, sans gros efforts, mesurer les dangers. Et répondre à tous les détracteurs de la culture d’Oc qui prétextent de ses douleurs pour les aggraver. « Quand on veut tuer son chien, on dit qu’il a la rage… ». On peut adjoindre à cet article, un autre proverbe qui lui convient «  Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté… »

 

Pierrot Assante, vendredi 1er avril 2011

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29 mars 2011 2 29 /03 /mars /2011 07:31

Copie de 20100825 003A 5 ans d’intervalle, ces deux textes se répondent l’un à l’autre.

Deux facettes complémentaires d’une même réalité et des contradictions qui la meuvent.

 

Mais Il y a du mal à comprendre qu'on ne décide pas des évènements, qu'il n'y a pas un plan, un mode d'emploi prescrit des évènements...et pourtant qu'il faut une volonté et une orientation...(je crois)...

 

LE CHAMP GENERAL (déjà publié sur ce blog) :

L’humanité a cette tendance à considérer comme un antagonisme la réalité matérielle de sa composition biologique et la réalité subjective des sentiments.

C’est au contraire cette contradiction féconde qui réalise l’humanité.

Cette fécondité est liée à l’impossibilité d’atteindre la connaissance pleine de cette contradiction, bien que la conscience de cette contradiction contienne pleinement cette réalité contradictoire.....

.....suite en cliquant :  ici

http://www.pierreassante.fr/dossier/LE_CHAMP_GENERAL.pdf

 

L'ECONOMIE POLITIQUE (déjà publié souvent sur ce blog) :

1 L’illusion comptable du profit

Contrairement aux apparences lorsqu’on regarde « la course du soleil », la terre tourne sur elle-même, et non le soleil autour de la terre.

Une autre apparence nous donne l’illusion que le profit est tiré d’une transaction où la vente est effectuée à un prix supérieur à celui de l’achat. Cela c’est de la comptabilité. Seul le travail incorporé dans une marchandise lui confère une valeur supérieure....

 .....suite en cliquant :  ici

http://www.pierreassante.fr/dossier/petit_rappel_economie_politique_elementaire.pdf

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 15:25

L'Humanité18.01.08La nouvelle guerre initiée par la trilatérale, mise en place en France par Giscard d'Estaing, symbolisée et dirigée par Reagan, Thatcher, …Berlusconi...Sarkozy...et leurs appareils de pouvoir, économiques, militaires, idéologiques,

Cette guerre épuise le monde impérialiste et le monde tout court au même titre que la grande guerre de 1914-1918 a épuisé les coalitions impérialistes qui se sont affrontées.

Cette guerre crée les conditions de radicalisation de la contestation du système capitaliste et de la constitution d'une opposition constructive à ce système.

P.A. 28 mars 2011

 

3 articles datés :

 

Le capitalisme, en Chine comme ailleurs ne peut créer une accumulation primitive du capital        que par une exploitation forcenée…..

……La démocratie ne peut reposer que :

1) sur une richesse de la société

2) une participation des producteurs et des citoyens aux décisions sur « que produire et comment produire »….

Suite : http://alternativeforge.net/spip.php?article1065

 

Il n’y a pas d’ouverture sans identité pour un parti, un mouvement, un rassemblement, et pas d’identité sans ouverture, cette idée commence à progresser.

Suite : http://www.bdr13.pcf.fr/Contribution-de-Pierre-Assante,5304.html

 

La société française et mondiale connaît une crise d’incohérence énorme et mortelle…

La démocratie du travail, c’est la question essentielle qui doit accompagner toutes les autres

Suite : http://www.bdr13.pcf.fr/Contribution-de-Pierre-Assante,5605.html

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 23:28

   la-somme-et-le-reste-N-6.jpg

Maintenant, LA ressource humaine

 

  

MANIFESTE

Un peu de vision universelle éloigne du quotidien,

beaucoup de vision universelle rapproche du quotidien

 

 

Nous sommes 6,5 milliards d’individus de l’espèce humaine.

 

Notre ressource c’est notre cerveau. Ce cerveau qui a traversé la perception, la double anticipation, de son environnement de cueilleur, de chasseur, pêcheur, agriculteur, dans son espace immédiat, restreint, et toutes les structures sociales, leur symbolique, les rapports sociaux correspondants.

Cet espace immédiat s’est considérablement élargi avec la « révolution industrielle » et aujourd’hui la « révolution informationnelle » généralisée et mondialisée. De « plus grand que ses œuvres », l’homme peut devenir « plus petit que ses œuvres ». ......

.....Suite: ici 

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/MANIFESTE...pdf

http://www.espaces-marx.net/IMG/pdf/S_R-6.pdf

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/2/48/95/06/La-Somme-et-le-Reste/S-R-6.pdf

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 22:58

En observant, avec l’éclairage de nos échanges, la réalité d’aujourd’hui (cliquer sur ces mots). Ce que connaissent les peuples en mouvement, c'est la crise qui nous touche aussi dans les entités développées, avancées économiquement, et qui s'ajoute à leur misère, à toutes les misères, et mettent en mouvement de nouvelles couches sociales, particulièrement là où les forces productives (les humains et leur conditions "matérielles et morales" de production) évoluent de façon à le permettre. Mais c’est un processus de libération généralisé. Fig.4

Sur les mouvements qui agitent en ce moment les peuples, particulièrement ceux de Méditerranée, et les interventions qu’ils suscitent de la part des nations capitalistes dominantes, pour "tout changer pour que rien ne change", relire, comparativement et sans « calque » de deux moments d’histoire : « L’impérialisme et la scission du socialisme », Vladimir Oulianov dit Lénine, 1916.

Ce qui distingue, entre autre, je crois, cette période de la notre, c'est l'accroissement des capacités (de la classe ouvrière et du salariat dans sa diversité) de l'autogestion dans le "que et comment produire"

Cet accroissement est permis par l'évolution des forces productives depuis la naissance de l'impérialisme de monopoles décrit par Lénine.

L'accroissement des capacités d'autogestion qu'il faut mettre en oeuvre et qui demeurent en attentel'ergolologie "de classe", (c'est à dire la connaissance de l'organisation du travail pour sa transformation à partir de la santé de l'activité humaine) en est un des outils. 

L'organisation taylorienne de l'activité humaine, propre à l'organisation capitaliste du travail, est le modèle qui répond aux lois du profit, à sa baisse tendancielle et la suraccumulatio-dévalorisation du capital et qui s'étend de la production stricto sensu vers y compris les services et les  activités de gestion financière de drainage des capitaux vers les monopoles.

Sortir de cette organisation taylorienne, c'est s'attaquer et transformer une organisation du travail basée sur le profit et malade du profit. Les suicides au travail  sont la partie visible de l'iceberg, celle encore relativement moins visible étant la maladie générale du développement humain qui trouvera son issue dans l'organisation révolutionnaire du salariat, l'autogestion du "que et comment produire". Evidemment, cette autogestion ne peut se passer d'une cohérence générale de la production humaine dans sa diversité.

Suite : ici

Petite suite d'une "soirée Marx de formation" du PCF 13008 chez l'Amie Josette

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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 08:36

BlochErnst Bloch : que retiens-tu de nos dernières conversations ? Quel écho de ma voix dans vos têtes ? 

  

Pierrot : Je retiens que le capitalisme c’est l’explosion quantitative des capacités de production humaine et le communisme l’explosion qualitative des capacités de production humaine. Bien sûr quantité et qualité existent dans tout processus, mais c’est pour caractériser les éléments du débat et de la réalité actuelle qui l’induit.

Quantité et qualité existent dans tout processus. Dans celui de l’histoire biologique humaine, dans l’histoire du travail, de la transformation de la nature par le travail, comme dans le processus cérébral dans l’histoire de l’humanité et dans l’histoire de l’enfant et de la personne. Tout cela « fonctionne » en unité, ce sont des « fonctions » dans la « fonction globale ».

 

Ernst Bloch : Oui, Il n’y a pas d’autre voie que celle de la qualité, dans ces divers et multiples mouvements, dans les diverses et multiples entités humaines. Comment en arrives-tu à cette vision ? Comment lies-tu l'étude de de la baisse tendancielle du taux de profit, la contradiction qu'elle constitue et que comportent dans le même temps toutes les mesures que le capital prend pour contrecarrer sa suraccumulation , avec l'action pour satisfaire les besoins de développement humain ?

  14mai10 003

Pierrot : En observant, avec l’éclairage de nos échanges, la réalité d’aujourd’hui (cliquer sur ces mots). Ce que connaissent les peuples en mouvement *, c'est la crise qui nous touche aussi dans les entités développées, avancées économiquement, et qui s'ajoute à leur misère, à toutes les misères, et mettent en mouvement de nouvelles couches sociales, particulièrement là où les forces productives (les humains et leur conditions "matérielles et morales" de production) évoluent de façon à le permettre. Mais c’est un processus de libération généralisé.

 

Ernst Bloch : Quel plaisir d’avoir écrit ! Mais je l’ai fait pour qu’ils existent ces dialogues. Je te remercie de ne pas en faire un monologue.

 

Pierrot : Je te remercie aussi. C’est la continuité de la vie humaine, de la conscience de la nature sur elle-même qu’elle fait exister, comme tu le dis si bien en dialoguant toi-même avec Karl Marx.

 

Ernst Bloch : Il y a unité du processus dans ses diverses « fonctions » et entités humaines, il y a aussi continuité du processus dans les transformations qualitatives. « Faire du passé table rase », il s’agit là de faire table rase de l’exploitation mais pas de l’histoire humaine. La continuité est d’autant plus évidente que le processus se complexifie et que cette complexité n’admet pas de retour en arrière. Les moratoires  sont ou des façons d’avancer dans le processus ou des destructions du processus, l’un ou l’autre, et l’un et l’autre, c’est le travail de la contradiction, mais en aucun cas des arrêts sur image. D’ailleurs « chaque présent » est un mouvement qui contient la complexité en mouvement, le mouvement de la complexité. Par exemple, des « pôles démocratiques du crédit », locaux, nationaux, internationaux, mondiaux, peuvent participer du processus de dépassement de la mesure quantitative de l’échange et à l’abondance qualitative que cette transformation exige. A chacun selon son travail puis à chacun selon ses besoins, comme l’on disait à juste titre.

  20101208 013

Pierrot : Oui, nous avons besoin d’imaginer une autre qualité du développement (cliquer sur ces mots) et non celle du  développement actuel du capital, « Das Kapital » nous en donne bien des voies pour imaginer autrement à partir de la réalité du moment et de ce qu’elle contient du temps-espace universel…

L’emprise de l’échange Argent-Marchandise –plus d’Argent de notre vie quotidienne détermine nos mentalités, pèse sur nos mentalités, et de plus en plus. Mais la crise de l’échange capitaliste et sa mesure sur laquelle nous devons agir dans un processus volontaire et progressif nous fait entrevoir, imaginer comment agir différemment dans cette continuité. On peut imaginer une autre qualité du développement seulement à partir de réalités présentes que cet échange A-M-A’ nous voile. Et tenter d’agir dans et par une « expression consciente du processus inconscient ».

 

Ernst Bloch : J’espère que nous continuerons ce dialogue, qui est d’ailleurs un « multilogue généralisé », quand ton, votre, observation de la suite du processus social éveillera d’autres échos de ma voix et d’autres voix et de la tienne, pour continuer à agir. N'oublie pas non plus la nécessité du "courant chaud" !

Affectueusement à vous tous.

Ernst.

 

Pierre Assante, 26 mars 2011

 

* sur les mouvements qui agitent en ce moment les peuples, particulièrement ceux de Méditerranée, et les interventions qu’ils suscitent de la part des nations capitalistes dominantes, pour "tout changer pour que rien ne change", relire, comparativement et sans « calque » de deux moments d’histoire : « L’impérialisme et la scission du socialisme », Vladimir Oulianov dit Lénine, 1916.

Ce qui distingue, entre autre, je crois, cette période de la notre, c'est l'accroissement des capacités (de la classe ouvrière et du salariat dans sa diversité) de l'autogestion dans le "que et comment produire"

Cet accroissement est permis par l'évolution des forces productives depuis la naissance de l'impérialisme de monopoles décrit par Lénine.

L'accroissement des capacités d'autogestion qu'il faut mettre en oeuvre et qui demeurent en attente, l'ergolologie "de classe", (c'est à dire la connaissance de l'organisation du travail pour sa transformation à partir de la santé de l'activité humaine) en est un des outils. 

L'organisation taylorienne de l'activité humaine, propre à l'organisation capitaliste du travail, est le modèle qui répond aux lois du profit, à sa baisse tendancielle et la suraccumulatio-dévalorisation du capital et qui s'étend de la production stricto sensu vers y compris les services et les  activités de gestion financière de drainage des capitaux vers les monopoles.

Sortir de cette organisation taylorienne, c'est s'attaquer et transformer une organisation du travail basée sur le profit et malade du profit. Les suicides au travail  sont la partie visible de l'iceberg, celle encore relativement moins visible étant la maladie générale du développement humain qui trouvera son issue dans l'organisation révolutionnaire du salariat, l'autogestion du "que et comment produire". Evidemment, cette autogestion ne peut se passer d'une cohérence générale de la production humaine dans sa diversité.

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 12:00

Lenine_lettre-de-loin.jpgLettre de loin, Lénine, 7 mars 1917 (liens en couleur).

 

La première révolution engendrée par la guerre impérialiste mondiale a éclaté. Cette première révolution ne sera certainement pas la dernière.

La première étape de cette première révolution, plus précisément la révolution russe du I° mars 1917, est terminée, à en juger par les maigres informations dont on dispose en Suisse. Cette première étape ne sera certainement pas la dernière de notre révolution.

Comment a pu se produire ce « miracle », qu’en 8 jours seulement  -laps de temps indiqué par M.Milioukov dans le télégramme fanfaron qu’il a adressé à tous les représentants de la Russie à l’étranger- se soit effondré une monarchie qui durait depuis des siècles et s’était maintenue contre vents et marées pendant les trois années de grandes batailles de classe livrées par l’ensemble du peuple entre 1905 et 1907 ?

Ni la nature ni l’histoire ne connaissent de miracles ; mais chaque tournant brusque de l’histoire, et notamment chaque révolution, offre une telle richesse de contenu, met en jeu des combinaisons si inattendues et si originales de formes de lutte et de rapports entre les forces en présence que, pour un esprit vulgaire, bien des choses doivent paraître miraculeuses.

Il a fallu, pour que la monarchie tsariste pût s’effondrer en quelques jours, le concours de tout un ensemble de conditions d’une portée historique mondiale. Indiquons les principales.

Si le prolétariat russe n’avait pas pendant trois ans, de 1905 à 1907, livré de grandes batailles de classe et déployé son énergie révolutionnaire, la deuxième évolution n’aurait pu être aussi rapide, en ce sens que son étape initiale n’eût pas été achevée en quelques jours. La première révolution (1905) a profondément ameubli le terrain, déraciné des préjugés séculaires, éveillé à la vie politique des millions d’ouvriers et des dizaines de millions de paysans, révélé les unes aux autres et au monde entier toutes les classes (et les principaux partis) de la société russe quand à leur nature réelle, quand au rapport réel de leurs intérêts, de leurs forces, de leurs moyens d’action, de leurs buts immédiats et lointains……

 

*****************

Après un tel texte, j'ose cette petite note : Ce qui distingue, entre autre, je crois, cette période de la notre, c'est l'accroissement des capacités (de la classe ouvrière et du salariat dans sa diversité) d''autogestion dans le "que et comment produire"

Cet accroissement est permis par l'évolution des forces productives depuis la naissance de l'impérialisme de monopoles décrit par Lénine.

L'accroissement des capacités d'autogestion qu'il faut mettre en oeuvre et qui demeurent en attente, l'ergolologie "de classe", (c'est à dire la connaissance de l'organisation du travail pour sa transformation à partir de la recherche de la santé de l'activité humaine) en est un des outils P.A.

voir : Une crise d'incohérence

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