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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 16:59

ECO&PO JAN FEV 2011Première petite note dans le débat politique aujourd'hui.

Au-delà des intéressantes études approfondies sur l'évolution « matérielle et morale » de la classe ouvrière, des différentes composantes du salariat en France et dans les pays développés, une remarque d'importance, une évidence souvent sous estimée : la classe ouvrière, le salariat de main d'oeuvre, de production des biens dits matériels au sens strict est loin d'avoir disparu. Elle s'est au contraire considérablement accrue.

Combien d’ouvrières, d'ouvriers, dans les pays émergeants, Chine etc. aujourd’hui, par rapport au nombre d'ouvriers des 30 glorieuses des pays développés des démocraties bourgeoises ? La répartition de la classe ouvrière dans le monde s'est modifiée. Sa culture de même. Cette culture a été en partie et provisoirement "dissoute et modifiée" par cette nouvelle répartition et par la généralisation de l'échange capitaliste (A-M-A')  et la conséquence de cette généralisation sur les mentalités.

Mais son rôle demeure central de même que la nécessité de son organisation internationale avec et dans l'organisation du salariat, dans et par le travail et ses évolutions, dans et par les organisations de luttes et de transformation du salariat et de ses alliés.

L'analyse de l'impérialisme, du capital monopoliste, de ses conflits pour le partage du monde, de ses tentatives souvent réussie d'y impliquer sa main d'oeuvre et ses exploités reste valable.

Si les moyens de production et les forces productives (humains et machines) ont changés "matériellement et moralement" de par l'informationnalisation mondialisée, les lois tendances du capital restent les mêmes et mises en œuvre dans la recherche du profit privatisé (« profit privatisé », c’est une tautologie), tant que le mode de production capitaliste ne sera pas dépassé sous l'action des classes qui en subissent les conséquences négatives, dans le processus inconscient et conscient, particulièrement la classe ouvrière stricto sensu.

L’organisation mondiale du prolétariat, dans ses multiples composantes géographiques, culturelles, politiques... reste indispensable à toute transformation en santé du processus de l’humanité.

Poursuivre un travail de longue haleine et de courage sur cette question est essentiel.

Le temps viendra où coïncideront l'action politique et revendicative au quotidien et ce travail communiste de fond qui vont de pair, où sinon nous nous trouverons plus démunis que nous nous sentons dans les périodes difficiles comme aujourd'hui.

Voir les 3 articles "Travail, où en est-on ?", "Encore sur le travail" et "déqualification, jusqu'où irons-nous,  publiés dans PCF13, rubrique "Aussi"

Pierre Assante, 5 mai 2011.

Deuxième petite note dans le débat politique aujourd'hui : Dépasser la vision franco française du salariat et nourrir de cette nouvelle vision les luttes

On peut dire que malgré les avancées des com-préhensions humaines, nous connaissons un recul relatif des conditions globales de synthèse des conditions de transformation sociale. Il y a, paradoxalement, relative dilution de la com-préhension du général dans la com-préhension du particulier, au mauvais "profit" du second sur le premier au lieu d’une vision unitaire dialectique. Plus que jamais nous baignons et dans un programme de Gotha et dans les limites étroites des solutions franco-française, quand le paysage social est plus que jamais l’imbrication internationale des conditions de production et de vie. Bien sûr on part toujours de ce qui est, du donné historique. La nation constitue donc toujours un élément relativement fort du processus, mais un élément fort qu’il ne s’agit pas d’isoler d’un contexte et des inégalités de développement dans l’unité du développement mondial humain. C’est avant tout le mouvement des cultures, au sens large (et donc évidemment aussi les arts) de toutes les activités humaines en interaction, leurs frontières relatives et ultra poreuses, qui caractérisent les « donnés » historiques locaux, nationaux, personnels. Dans ce contexte, une vision mondiale des classes et couches sociales et de la classe ouvrière de main d’œuvre de production au sens strict, ses conditions d’exploitation et de lutte, ses perspectives générales dans le processus concret de développement des forces productives et leurs conséquences dans le mode de vie et les alliances qu’elles peuvent susciter, est centrale parce que reflétant bien, peu, ou pas une approche de la réalité en mouvement.

 

L’idée fausse de la prépondérance de la communication ou des institutions sur l’organisation du travail et de l’activité humaine dans leur processus un, handicape et la conscience que nous avons sur le processus humain et sur l’importance de la communication et les institutions elles-mêmes. C’est le processus concret des forces productives, les moyens de nos subsistances et l’action de l’économie en dernière instance sur l’ensemble des activités « matérielles et morales » unes, que nous devons com-prendre.

De la même façon que l’exploitation capitaliste (et « même » la guerre impérialiste) a mis femmes et enfants au travail et permis, contradictoirement, avec les luttes pour le pain et la justice, de donner (par exemple) un début d’indépendance à la femme, le processus d’exploitation dans l’impérialisme capitaliste mondialement informationnalisé ouvre des formes d’activités et des conditions nouvelles d’activité qui contiennent les prémices avancées de la libération du travail, au-delà de toute indépendance humaine relative vis-à-vis des contraintes de classe et naturelles au sens propre.

 

La vision franco française du salariat, de la classe ouvrière, de son poids numérique et idéologique limité à la France bien qu’essentielle à la compréhension de la situation française ne peut se suffire à elle-même. Le contexte numérique et idéologique mondial des classes sociale et de la classe ouvrière est l’élément en dernière instance d’une vision opérationnelle.

Pierre Assante, 21 mai 2011

 

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 15:20

Marx Engels Religion

Notre ami Pierre Bachman nous dit dans son article sur les totalitarismes mis en ligne le 31 mars 2011:

 

« Le totalitarisme, ou plus exactement les totalitarismes, se caractérisent toujours par des modes de pensée ayant des points communs même si les systèmes qui en découlent ont des objets et des formes différents. Examinons trois cas :

 Le fascisme ou le national-socialisme : un ordre « naturel » s’imposerait aux hommes. De façon schématique il découlerait du « darwinisme social ». Il s’agirait alors de respecter les « lois de la nature » et les hiérarchies en résultant. Ce modèle s’appuie sur une pseudo science : « le naturalisme ». Alexis Carrel, Français prix Nobel de médecine, en a été l’un des fondateurs.
 Le communisme soviétique impose comme règle suprême la « construction du socialisme ». Le droit des gens, la loi, ne doivent jamais être un obstacle à cette construction. Ce modèle s’appuie sur une pseudo science : « le socialisme scientifique » codifié par le parti d’avant-garde ou plus exactement son chef. Le PCF en a été pendant longtemps imprégné avant de rejeter la notion de « modèle ».
 Le christianisme se réfère à la vérité divine, révélation qui s’imposerait aux hommes. Ce modèle s’appuie sur une philosophie qui prétend à une certaine logique scientifique : la théologie. Lorsque l’on déroge aux prescriptions de la « révélation » inscrite dans les canons de l’église on devient hérétique et l’on subit l’excommunication ».

 

Afin de ne pas tronquer le débat, j’invite les lecteurs à se reporter à l’article de Pierre en son entier : http://www.bdr13.pcf.fr/Reflexion-de-Pierre-Bachman.html

 

Ma contribution-réponse :

 

Une remarque d’abord. Je n’ai pas vocation à répondre à toutes les interventions de mes camarades. Elles partent toutes d’un souci de réflexion pour l’action.

Cependant celle-ci me paraît remettre trop en cause la raison de l’existence d’un parti communiste et au contraire aller dans le sens de son inutilité au profit d’une nouvelle voie social démocrate au goût du jour.

 

Je ne veux pas être long. On trouvera dans nombre de mes écrits l’analyse sur laquelle je m’appuie, à tort ou à raison, pour critiquer l’article de Pierre.

 

Un totalitarisme ou son contraire ce n’est pas d’abord un choix moral. Il est avant tout le produit d’une histoire et en particulier d’un état des choses dépendant en dernière instance d’une situation économique qui fait partie de cette histoire.

 

Le totalitarisme et sa théorisation ce n’est pas quelque chose qui flotte dans les airs en dehors de toute condition matérielle. Par exemple citer "le communisme soviétique" sans faire la différence entre la construction bolchevique, le rapport de forces qu’ont du affronter à l’origine les communistes russes, dans cette situation historique donnée dont leur culture propre faisait partie, et répondait entre autre à une répression locale et internationale de la classe ouvrière et du mouvement ouvrier, me paraît pour le moins insuffisant. Et se revendiquer d'une "libération" d’une science déterministe (si j’ai bien compris) et finalement de la science (de l’expérience du moment) propre du mouvement ouvrier ce qui ne peut qu’aboutir au déni de la science tout court, ce n’est pas créer les conditions d’actes efficaces partant de la réalité à transformer, du processus inconscient à tenter d’être l’interprète, le mieux possible, dans la diversité des interprétations.

 

Pour ce qui est du christianisme et des religions, Marx et Engels en disaient autres choses, partant de son « histoire primitive » ou de la « guerre des paysans », etc. je ne m’étends pas, toujours par souci de brièveté.

 

Quand au nazisme, qui a duré 13 ans et qui a été battu  par la violence répondant à sa violence mais apparemment pas "complètement" par les idées, ou du moins pas par un dépassement des conditions économiques « en dernière instance » qui l’ont engendré, il y a à parier qu’on ne le combattra pas en dénonçant seulement son totalitarisme.

   

Un totalitarisme ou son contraire ce n’est pas un choix moral, mais bien sûr ils contiennent un choix moral. Que la lutte pour abolir le totalitarisme passe aussi par un choix moral ne fait aucun doute. Mais cette place du choix moral dans l’argumentaire de Pierre ressemble plus à une lutte des idées « au-dessus » de la matière, et finalement d’ordre religieux transposé à la politique « de gauche » qu’à un engagement rationnel (lequel comporte aussi de la solidarité, de la morale, il n’y a pas à opposer ces choses).

 

J’ai d’autant plus de conviction à dire cela, que nous, je, sommes souvent pris au piège d’un mode de penser qui finalement relève plus de l’idéologie dominante et de l’anti communisme dans lequel nous baignons et qui nous fait nous excuser des fautes des autres, des fautes des dominants et des conséquences de leurs réactions aux luttes de libération, leur inhumanité (comme disait Babeuf de la Révolution Française) et leurs limites historiques.

 

La science n'exclue ni les affirmations, ni leur révisions, et la philosophie qui ne peut avoir le statut d'une science exacte, parce que plus que ou autant que tout autre savoir du moment elle dépend de toutes les sciences en mouvement et de leur interaction entre elle et l'ensemble des activités humaines et de la nature en interdépendance aussi (ceci pour l'écologie) , des interrogations existentielles du moment et de l'histoire humains, lesquels, en dernière instance dépendent des moyens du moment de survie et de développement de l'humanité, dans sa précarité et son espérance.

 

Ce qu'on peut dire de Marx (et certains autres communistes, Lénine compris sur son analyse de l'impérialisme et les choix organisationnels qui en découlaient) sur la question de la théorie et du totalitarisme qu'on lui reproche souvent, naïvement ou mal intentionnellement, c'est qu'il est parti de la réalité hic et nunc (ici et maintenant, pour lui), et que cette réalité comporte de nombreux traits communs dans le mode d'échange et de production aujourd'hui, bien plus que dans les totalitarismes dont il est question. Le marxisme est issu (pour faire vite) de l'expérience Prussienne ("L'idéologie Allemande"), de l'expérience de la Révolution Française et de ses suites Européennes, de l'observation du développement capitaliste anglais et mondial et ses conséquences ("Das Capital", "La situation de la classe ouvrière en Angleterre"...). Il est indéniable que ces situations concrètes particulières ont eu une influence sur le développement des théories ouvrières, dans leurs diversités géographiques et sociologiques. Mais ces influences ne peuvent, à mon sens contribuer à analyser les totalitarismes dans une origine commune, ni hors du temps et des processus sociaux, pas plus aujourd'hui qu'hier.

 

Gramsci ou Ernst Bloch, ou Walter Benjamin ont pu observer le développement des fascismes à la suite de Marx et ont donc pu aller au delà des observations de Marx ou d'Engels. Mais leur vision n'est pas "une révision déchirante". C'est un constat de ce que peut ou pourrait développer une autre forme de démocratie que la démocratie bourgeoise. "Continuons le combat"!

 

Pierre Assante, Mercredi 11 mai 2011

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 09:14

marx.ch.VI 0001L’expression de Marx en prenant en compte non un objet réifié mais dans son mouvement dans son unité (c'est-à-dire sous de multiples aspects et réalités en mouvement) en fait un langage complexe. Certains diront embrouillé, compliqué, incompréhensible s’ils n’essaient pas d’y démêler cette diversité et ce mouvement contenu dans la même phrase. Marx, dans son expérience de vie, sa situation d’observation, le développement de ses propres capacités de compréhension du réel à l’échelle humaine, reste encore indépassé dans l'analyse de "l'essence" du capital malgré la poursuite du processus du mode de production capitaliste (entre autre sa mondialisation informationnalisée) depuis sa mort, dans son processus productif global, c'est-à-dire dans les forces productives « matérielles et morales » dans leur unité en mouvement.

 

Cette difficulté de lecture n’en gomme pas la nécessité, ni la nécessité d’un langage qui se place dans une expression dialectique de la réalité (1), et dont nous devons poursuivre l’usage si nous ne voulons pas régresser.

 

Travail productif et improductif

(Extrait du Chapitre VI du livre 1 de « « Das Capital », brouillon inédit qui vient d’être re publié en français en 2010 par la GEME, 285 pages, 12 €)

 

….Le procès de travail capitaliste n’abolit pas les déterminations universelles du procès du travail. Il engendre produit et marchandise. Sous ce rapport demeure productif le travail qui s’objectalise en marchandises, en tant qu’unité de valeur d’usage et de valeur d’échange. Mais le procès du travail n’est que le moyen pour le procès de valorisation du capital. Est donc productif le travail qui se présente sous forme de marchandise particulière, mais qui, si nous considérons une marchandise particulière, constitue dans une de ses parties aliquotes du travail impayé ou à considérer le produit global, constitue dans une partie aliquote de la masse globale des marchandises uniquement du travail impayé, autrement dit un produit qui ne coûte rien au capitaliste.

Est productif  le travailleur qui fournit du travail productif, et productif est le travail qui crée immédiatement de la survaleur, c'est-à-dire qui valorise le capital.

MARX PORTRAITSeul l’esprit borné du petit bourgeois qui prend pour absolue la forme capitaliste de la production, et y voit donc sa seule forme naturelle, est capable de confondre la question de savoir ce que sont travail productif et travailleur productif  du point de vue du capital avec celle du travail productif en général, et par suite de se satisfaire de cette réponse tautologique que tout travail est productif qui de façon générale produit, et dont un produit, une quelconque valeur d’usage, en bref un résultat résulte.

Seul est productif le travailleur dont le procès de travail = le procès productif de consommation de la capacité de travail –du porteur de ce travail- par le capital ou le capitaliste.

En résultent deux choses :

Premièrement : dès lors qu’avec le développement de la subsomption réelle du travail sous le capital, autrement dit du mode spécifiquement capitaliste de production, ce n’est plus le travailleur pris à part mais de plus en plus une capacité de travail socialement combinée qui fait effectivement fonctionner le procès global de travail, et que les diverses capacités de travail qui s’assemblent pour former la machine productive en son ensemble participent sous des modes très variés au procès immédiat de la marchandise – ou mieux ici : à la fabrication du produit, l’un travaillant davantage avec la main, l’autre davantage avec la tête, l’un comme directeur, ingénieur, spécialiste technique, etc., l’autre comme contremaître le troisième travailleur manuel direct, ou même simple manœuvre, ils deviennent de plus en plus des fonctions de la capacité de travail sous le concept immédiat de travail productif et ses porteurs sous celui des travailleurs productifs, à ranger de façon générale comme travailleurs directement exploités par le capital et subordonnés à son procès de valorisation et production.

A considérer le travailleur collectif en quoi consiste l’atelier, son activité combinée se réalise materialiter de façon immédiate en un produit collectif qui est en même temps une masse collective de marchandises, où il est parfaitement indifférent de savoir si la fonction du travailleur pris à part, lequel n’est qu’un élément de ce travail collectif, est plus proche ou plus éloigné du travail manuel immédiat. Et par suite : l’activité de cette capacité collective de travail est son immédiate consommation productive par le capital, ce qui veut donc dire procès d’autovalorisation du capital, production immédiate de survaleur, et par là, comme on aura à le développer plus loin, sa transformation immédiate en capital.

Deuxièmement : les déterminations plus précises du travail productif résultent par elles-mêmes des traits caractéristiques du procès de production capitaliste. En premier lieu le possesseur  de la capacité de travail fait face au capital, au capitaliste en tant que vendeur de cette capacité, et pour user d’une expression dont nous avons vu qu’elle était irrationnelle, en tant que vendeur de travail vivant, non de marchandise C’est un travailleur salarié. Là est la première présupposition. Mais en second lieu, introduits par ce procès provisoire qui relève de la circulation, sa capacité de travail et son travail incorporés de façon immédiate au capital en tant que facteur vivant de sa production, ils deviennent eux-mêmes l’une de ses parties constitutives, partie variable qui en vérité non seulement pour une part conserve les valeurs du capital avancé, pour une part les reproduit, mais en même temps les augmente et par le seul fait de créer de la survaleur, se transforme en valeur valorisante, en capital. Ce travail s’objectalise immédiatement dans le procès de production en tant que grandeur fluente de valeur.

D’un côté, la première condition peut être remplie sans la seconde. Un travailleur peut être salarié, journalier, etc. C’est toujours possible lors même que fait défaut le second moment. Tout travailleur productif est salarié, mais pour autant, tout salarié n’est pas travailleur productif…

Karl Marx, le Chapitre VI, Editions Sociales, GEME, 12 €. 285 pages.

 

(1) C'est-à-dire sous la « fonction » d’épistémicité (voir le terme et l’analyse en cours d’Yves Schwartz sur les épistémicités) relevant de la forme la plus consciente, au niveau de la personne, du groupe et du processus humain de l’activité d’expression et de débat de valeur (« valeur » au sens d’usage et pas seulement marchande dans son unité en mouvement à dépasser).

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 18:08

  yvorra

 

 

 

Pour ouvrir le texte de Pierre Ivorra,

Cliquer :

 

ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Ivorra_monnaie_pays_emergents.10.05.11.pdf

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 17:57

College-Huma-09-05-11.jpgÉditorial - le 9 Mai 2011

Éditorial par Michel Guilloux

Pensée unique, collège inique

Puisque l’on ne peut y aller franchement, alors « expérimentons ». Telle semble être la devise du ministre de l’Éducation nationale. Il est vrai que l’on voit mal Luc Chatel annoncer un beau jour qu’il est pour le travail des enfants, n’a rien à faire de l’échec massif des rejetons des classes populaires et que la seule chose qui lui importe serait de faire entrer à toute force son ministère dans les clous de l’austérité budgétaire voulue par son président pour le compte des grands milieux d’affaires. Pourtant, que ne serait-ce plus véridique. Alors, comme on ne peut s’attaquer de front au collège unique pas plus que de revenir pour l’instant sur l’âge légal de 16 ans pour mettre les enfants au travail, le gouvernement y va par «petites touches».

Introduire une nouvelle évaluation en fin de 5e. Créer des classes « préparatoires » à l’enseignement professionnel et à l’alternance dès la 3e et dès 14 ans... Tout cela serait «expérimenté» donc, en quelques endroits, dès la rentrée prochaine. Pour «permettre la réussite de chacun». De parcours «individualisés» en actions «autonomes» des établissements scolaires, c’est bien l’ambition affichée par l’éducation nationale, gratuite, laïque et républicaine de sélection des meilleurs par la promotion de tous qui est minée. Comme pour l’ensemble de la politique menée par l’État UMP, le constat d’une réalité dégradée par cette action même depuis des années sert de prétexte à l’accélération de la casse sociale.

À l’entrée en 6e aujourd’hui, un enfant d’ouvrier a deux fois plus de probabilités de passer par une structure de type Segpa, trois fois si ses parents sont au chômage, que celui d’un cadre ou de professions libérales. Ces derniers voient la représentation de leur progéniture quasiment doublée entre l’entrée au collège et la fin du lycée. La reproduction des inégalités sociales ne date pas d’aujourd’hui mais on assiste à un durcissement de celles-ci, dont un indicateur peut être, depuis 2006, la baisse de la durée moyenne de scolarisation à 18 ans. Comment croire que l’on va lutter contre l’échec scolaire, qui frappe les mêmes couches sociales dès la fin de l’école primaire, lorsque le bilan de la droite ne connaît que la soustraction: dizaines de milliers de postes d’enseignants supprimés à chaque rentrée, pour cause d’orthodoxie budgétaire néolibérale; réseaux d’aide aux élèves en difficulté, les Rased, sacrifiés; baisse du nombre d’adultes non enseignants à tous les niveaux; recours massifs à des étudiants en CDD, jetés dans les classes sans formation.... On n’en finit pas d’énumérer ce qui s’avère être un jeu de massacre qui se concentre dans les quartiers populaires. Ainsi les écoles et collèges de Seine-Saint-Denis vont accueillir 3 000 enfants en plus à la prochaine rentrée et le ministère supprime 60 postes d’enseignants!

Face à cette « ambition » d’éjecter le plus tôt possible et le plus d’enfants d’établissements surchargés et en déshérence, les forces de gauche sont face à leurs responsabilités. Dans le débat présidentiel qui s’est désormais ouvert, suivra-t-on peu ou prou cette voie, sous couvert des orientations en vogue de l’OCDE au FMI ? Là comme ailleurs, il s’agit de se doter des moyens, humains, financiers et démocratiques, d’une ambition de formation la plus élevée possible, y compris professionnelle. Pour notre jeunesse, pour le pays et pour peser sur ces choix, onze mois de débats ni l’avis de chacun ne seront de trop.

Michel Guilloux

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 21:46

MARX-PORTRAIT.jpg« Si tu supposes que l’homme [générique] devient humain et que son rapport au monde devient un rapport humain, tu ne peux échanger que l’amour contre l’amour, la confiance contre la confiance, etc. Si tu veux jouir de l’art, il te faudra être un homme ayant une culture artistique ; si tu veux exercer  de l’influence sur d’autres hommes, il te faudra être un homme pouvant agir d’une manière réellement incitative et stimulante sur les autres hommes. Chacun de tes rapports à l’homme –et à la nature- devra être une manifestation déterminée, répondant à l’objet de ta volonté, de ta vie individuelle réelle. Si tu aimes sans susciter l’amour réciproque, c'est-à-dire si ton amour, en tant qu’amour, ne suscite pas l’amour réciproque, si par ta manifestation vitale en tant qu’homme aimant tu ne te transformes pas en homme aimé, ton amour est impuissant et c’est un malheur » Karl. Marx, manuscrits de 1844.

 

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9 mai 2011 1 09 /05 /mai /2011 06:50

2011-05-06-002.jpg« Universalité humaine et resingularisations culturelles.

Extrême concentration du temps des processus, distension à l’infini des temps-pour-comprendre : c’est le magnifique paradoxe d’une des entrées dans l’activité humaine, qu’il n’est pas facile de préserver de toute dérive.

Les processus d’anticipation pertinents, pour le neurophysiologue, sont de l’ordre de « quelques millisecondes » dit Berthoz : oui, si l’on ne va pas jusqu’à l’infinitésimal de l’activité, comme nous n’avons nous-mêmes cessé de le répéter et cela sans disposer de l’extraordinaire confirmation de laboratoire, on risque peut-être de rater l’essentiel de celle-ci ; et c’est en effet ce qui arrive souvent dans le champ des sciences sociales. Mais ce jeu introduit dans l’infiniment petit temporel interdit paradoxalement de penser qu’un quelconque protocole de laboratoire, une quelconque modélisation parviendra à cerner le sens de ce qui se joue dans ces millisecondes. Si on parle des buts du « soi », c'est-à-dire de ce qui importe fondamentalement, et qui nous donne sans doute les clefs pour comprendre l’historicité des configurations humaines, alors, il faut certes sortir du laboratoire, et articuler sur l’infiniment bref, des horizons de durée très variable, dont certains sont aux antipodes de ces millisecondes….. »

« Où et comment couper ?                          

 …..La perplexité posée par ce « continuum discontinu » entre le soi des neurobiologistes et le soi de l’anthropotechnologue ou le soi de l’analyste des dramatiques de l’usage de soi industrieux dans le monde capitaliste contemporain est une troisième entrée pour le même problème : l’activité y est partout chez elle, tout en se déployant en des régimes de vie qui la font apparaître en des formes extrêmement différentes requerrant des principes d'explications propres…. »

« Faire son métier ?

 …..Chaque pôle a besoin de ressources du savoir, pour développer ses entreprises, ses renormalisations, ses valeurs propres. Mais cette mise à disponibilité des savoirs s’ordonne pour chacun d’eux selon des contenus, des formes, des temporalités largement différentes. De ce fait, les métiers du savoir, s’ils sont demandés, happés, au sein de cet espace tripolaire, sont aussi inégalement tiraillés entre les trois pôles (1) : inégalement, surtout dans la mesure où le pole I, celui des gestions du travail, faute de visibilité suffisante, faute de processus socratique à double sens, a du mal à mettre en mots sa demande de savoir, à faire connaître ce en quoi l’essai de satisfaire cette demande est un ingrédient majeur des dramatiques de renormalisation, qu’il en détermine largement l’ampleur et la vigueur…. »

Yves Schwartz, Le paradigme ergologique, conclusions.

1 Pôle des gestions, pôle du marché, pôle de la vie citoyenne (politeia)

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 18:11

2011-05-08-031.jpgIMG-copie-6.jpg

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 06:57

Les-Cercles-Chabert.jpgDans cet ouvrage, l'auteur présente le panorama d'une forme de sociabilité marseillaise aujourd'hui.

 

Un tout petit extrait sur "Le Grand Cercle": le Cercle du Littoral Sud.

   

ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Les_Cercles_Pierre_Chabert_Extrait.pdf

 

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 12:31

Y.Schwartàtransformer2Travail :

Où en est-on ?

Contribution de Pierre Assante.

6 novembre 2010

On en est aux constats. On en est aux effets et à confondre effets et causes :

Accidents du travail, inégalités salariales hommes-femmes, chômage, déqualification, précarité et si l’on entre dans le détail on fait le catalogue : logement, transports, santé, école, recherche, justice, sécurité, culture, institutions, services publics, etc.…

Tant que l’on ne situe pas chaque question de société dans le processus de production, dans le travail, ces questions de société restent dans un sociétal incohérent.

Suite : http://www.bdr13.pcf.fr/Ou-en-est-on,12524.html

 

Encore sur le travail :

Contrat social et ergologie

Contribution de Pierre Assante.

21 octobre 2010

Essayons de faire un résumé lapidaire, en formules, du tournant de l’histoire de notre temps.   1. Les Lumières (courant philosophique du XVIII° siècle, encyclopédistes etc. et sa pratique dans la révolution française) ont re-mis à jour le besoin de liberté de la personne, ce qu’on peut dire autrement : besoins d’initiative créatrice pour répondre aux besoins nouveaux du processus des forces productives inaugurant le capitalisme…..

Suite : http://www.bdr13.pcf.fr/Contrat-social-et-ergologie.html

 

Déqualification, jusqu’où irons-nous ? :

Note de Pierre Assante

Texte écrit pour le « journal UNATOS FSU » n° 86

31 décembre 2010

La " mission éducative ", a été garante des conditions d’exercice du travail et de ses droits pour les personnels Technique Ouvrier et de Service (TOS) des établissements scolaires.

Pendant de nombreuses années, les personnels de maintenance, d’entretien, d’accueil, de restauration, d’assistance scientifique ont eu dans les établissements d’enseignement, des statuts spécifiant leurs missions, une " formalisation " précise de leurs carrières. C’était le résultat de longues luttes syndicales pour la reconnaissance de leur travail et des droits qui en découlaient....

Suite : http://www.bdr13.pcf.fr/Note-de-Pierre-Assante,12995.html

 

Aimé Assante 1

 Petite note dans le débat politique du PCF aujourd'hui.

Au-delà des intéressantes études approfondies sur l'évolution « matérielle et morale » de la classe ouvrière, des différentes composantes du salariat en France et dans les pays développés, une remarque d'importance, une évidence souvent sous estimée : la classe ouvrière, le salariat de main d'oeuvre, de production des biens dits matériels au sens strict est loin d'avoir disparu. Elle s'est au contraire considérablement accrue.

Combien d’ouvrier dans les pays émergeants, Chine etc. aujourd’hui, par rapport au nombre d'ouvriers des 30 glorieuses des pays développés des démocraties bourgeoises ? La répartition de la classe ouvrière dans le monde s'est modifiée. Sa culture de même. Cette culture a été en partie et provisoirement "dissoute et modifiée" par cette nouvelle répartition et par la généralisation de l'échange capitaliste (A-M-A')  et la conséquence de cette généralisation sur les mentalités.

Mais son rôle demeure central de même que la nécessité de son organisation internationale avec et dans l'organisation du salariat, dans et par le travail et ses évolutions, dans et par les organisations de luttes et de transformation du salariat et de ses alliés.

L'analyse de l'impérialisme, du capital monopoliste, de ses conflits pour le partage du monde, de ses tentatives souvent réussie d'y impliquer sa main d'oeuvre et ses exploités reste valable.

Si les moyens de production et les forces productives (humains et machines) ont changés "matériellement et moralement" de par l'informationnalisation mondialisée, les lois tendances du capital restent les mêmes et mises en œuvre dans la recherche du profit privatisé (« profit privatisé », c’est une tautologie), tant que le mode de production capitaliste ne sera pas dépassé sous l'action des classes qui en subissent les conséquences négatives, dans le processus inconscient et conscient, particulièrement la classe ouvrière stricto sensu.

L’organisation mondiale du prolétariat, dans ses multiples composantes géographiques, culturelles, politiques... reste indispensable à toute transformation en santé du processus de l’humanité.

Poursuivre un travail de longue haleine et de courage sur cette question est essentiel.

Le temps viendra où coïncideront l'action politique et revendicative au quotidien et ce travail communiste de fond qui vont de pair, où sinon nous nous trouverons plus démunis que nous nous sentons dans les périodes difficiles comme aujourd'hui.

Voir les 3 articles "Travail, où en est-on ?", "Encore sur le travail" et "déqualification, jusqu'où irons-nous,  publiés dans PCF13, rubrique "Aussi"

Pierre Assante, 5 mai 2011.

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 10:42
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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 10:03

 2011-05-01-016.jpg....analysé dans L'Humanité arrive en Parlement :  

 

  Attention, 2 pages sur le même fichier.

 

 

Cliquer :

 

 

ici

 

 

                     http://www.pierreassante.fr/dossier/PROJET_DE_LOI_CONSTITUTIONNELLE.pdf

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 17:43

yvorraLa chronique de Pierre Ivorra. 26 Avril 2011

Marx, les rapports sociaux, les règles de marché et la crise du capitalisme

On parle beaucoup du «risque systémique» en évoquant les possibilités de défaillance de banques pouvant se transmettre à l’ensemble du système. Comme le faisait remarquer il y a peu l’anthropologue marxiste Maurice Godelier lors d’une interview (*), la crise de 2007-2008 a fait redécouvrir à certains l’existence du système capitaliste. «Depuis vingt ans, remarque-t-il, les sciences sociales tendaient à regarder ailleurs. »

Dans le domaine économique, Marx s’est affirmé comme l’un des premiers penseurs systémiques dans le sens moderne de l’expression. Un système, c’est plus que la simple somme de ses parties, c’est un tout constitué de l’ensemble de ses éléments plus l’ensemble des relations qui relient ces éléments entre eux et le système à son environnement. Un homme, c’est davantage que l’addition de jambes, d’une tête, de bras…

Marx a d’abord pensé le capitalisme comme un ensemble de structures à étages: l’infrastructure économique, les rapports de production, la superstructure juridique, idéologique… Dans le Capital, il va plus loin en montrant que les relations entre les éléments du système économique sont régies par un régulateur: les règles du marché, et la principale d’entre elles, le taux de profit.

Il introduit un troisième élément, ce que Paul Boccara appelle le «mode opératoire technique et social» qui fait référence aux technologies mises en œuvre, au type de productivité, d’organisation du travail. C’est ainsi que le capitalisme s’est développé avec la technologie de la machine-outil, la machine remplaçant la main de l’homme. Si l’on récapitule, on peut considérer qu’un système économique est un tout constitué de structures, d’un mode opératoire technique et social et d’un type de régulation et qu’une crise systémique, une crise de tout le système, est à la fois une crise de ces éléments et de leur totalité. Prendre en compte cette évolution de Marx, de l’analyse des structures à celle du mode de fonctionnement du système, n’est pas sans portée politique. Si l’on ne voit que le face-à-face entre capitalistes et salariés sans s’intéresser à ses effets sur l’ensemble du système, sur les technologies, les règles du système, on risque fort de ne revendiquer au mieux qu’un partage plus juste des richesses. Si l’on veut changer et le système et de système, on est alors contraint à la fois de transformer les structures et d’introduire d’autres règles, un autre régulateur que le taux de profit.

 

(*) Entretien avec Maurice Godelier, anthropologue, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), l’Économie politique, 49, janvier2011)).

Pierre Ivorra

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 13:00

IMG-copie-5.jpg

 

Lire l'intervention de Georges Snyders : ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Snyders_Huma_3mai2011.pdf

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 07:51

voir l'article en bas de page après cette introduction en "leitmotiv" : Fig.4L'abandon du marxisme ou un "marxisme faible" laissent peu d'espoir dans l'immédiat à l'aboutissement des luttes populaires.

Pour donner une issue à ces luttes, il ne s'agit pas d'un retour au marxisme circonscrit aux oeuvres premières, considéré comme achevé, à un marxisme dogmatique. Il ne s'agit pas non plus d'un néo marxisme, mais d'une continuité du marxisme en tant qu'il est un effort de compréhension du mode de production capitaliste dans son développement, sa crise, ses contradictions à dépasser, profits/besoins, travail contraint socialement/libre activité....

L'abandon du marxisme ou un "marxisme faible" laissent peu d'espoir dans l'immédiat à l'aboutissement des luttes populaires. Mais dans le même temps cet inaboutissement provisoire accroît les contradictions internes du mode de production, sa crise et son blocage, et les tentatives de débouché à la crise par la guerre impérialiste.

Le marxisme décrié par la société de classe est pourtant une grande avancée en acte de la connaissance de l'humain sur lui-même, de la société sur elle-même, des voies possibles de son autocréation "en santé"

Continuons notre modeste travail :

   

"La métamorphose du travail", page 59 :

 

14mai10 00359

 

Au sujet des « nouveaux marxistes »

 

Les difficultés des « jeunes Marxistes »ou « nouveaux marxistes » d’aujourd’hui ne tiennent pas à leur capacité de dénormaliser-renormaliser la « pensée Marx ». Elles tiennent au contexte dans lequel ce processus de dénormalisation-renormalisation a lieu.

 

A l’origine, la pensée Marx se développe à un moment précis, celui qui, historiquement, suit la révolution française dans lequel la bourgeoisie révolutionnaire (elle-même dans un contexte général et mondial), vient de créer, pour ses propres besoins, le citoyens actif, c'est-à-dire la personne qui agit dans le cadre collectif pour la construction de son devenir.

 

Le contexte actuel, très différent,  est la poussée à son paroxysme du processus décrit par Marx d’inversion des termes de l’échange, de par la circulation sanguine de la société constituée par le capital et dont la formule vivante est Argent-Marchandise-Argent, A-M-A’.

 

Ce contexte tend à transformer de citoyen actif en citoyen passif, c'est-à-dire en consommateur qui

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n’intervient pas dans les choix productif et a l’illusion d’intervenir sur les choix de consommateur. La confusion entre libéralisme économique et démocratie, qui s’est emparée de nos âmes tient du même processus, confusion contre laquelle l’on se défend, quelquefois, mais qui en fait, est bien présente dans nos compromis et compromissions.

 

Nous, diraient les « jeunes marxistes », s’ils faisaient un manifeste, sommes aussi ces citoyens à tendance passive, parce que il n’est pas dans le pouvoir d’une personne d’échapper au contexte social dans lequel il vit, si ce n’est d’une façon abstraite, ce qui n’est pas rien, parce qu’une des  propriétés essentielles de l’humanité est cette capacité à l’abstraction dans la construction de son devenir.

 

Le savoir n’est pas une chose immobile dont on doit rechercher la perfection, mais un outil répondant à cette définition anthropologique lefebvrienne donc marxiste de l’humain : il est quotidien, mimétique, poïétique, il doit assurer sa survie à chaque instant en imitant ce qu’il a appris à faire, en faisant « inconsciemment et consciemment » ce qu’il doit faire de nouveau pour assurer cette survie, cette capacité « inconsciente » s’appuyant sur l’accumulation collective-individuelle des savoirs. La

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connaissance partielle du présent éclaire la compréhension accumulée du passé et le sens du devenir possible, en développant le conscient, part de la mémoire volontaire et involontaire qui agit dans son unité sur les choix de chaque geste humain.

 

La grande force du marxisme originel, que les « nouveaux marxistes » sont en train de casser, c’est l’adaptation de sa pensée à la question de la survie dans le contexte où cette pensée naît.  Le « raffinement » de la pensée qui perd ses bases vitales au profit des correctifs nécessaires est un phénomène courant dans les périodes de perte de combativité, d’instinct de survie.

 

Le progrès des savoirs est indéniable. La connaissance de l’humain et de son environnement a fait des pas de géant. Mais le découpage de ces savoirs et l’erreur composée qui en résulte est totalement liée au paroxysme du mode de production et de son corollaire A-M-A’ et le citoyen passif. Il est totalement exclu que l’humanité réponde aux impératifs de son devenir sans répondre par le marxisme à la question de la production sous tous ses aspects. L’écologie, le féminisme, ne peuvent échapper à cette question : que produire, comment produire, quelle démocratie des producteurs.

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Passer par pertes et profits les bases essentielles du marxisme, le remettre en cause au profit d’une « vision fine », c’est aussi nier massivement toutes les autres connaissances sectorielles telles celles de l’évolution des espèces ou celles de la psychanalyse ou les découvertes récentes sur la micro biologie ou la micro physique ou l’astrophysique,  etc.

 

Tout ce qui peut nous paraître avoir été étranger au marxisme originel de par l’état des connaissances qui ont présidé à sa naissance ne l’est en fait pas tant que ça, surtout et parce que le marxisme originel a une vitalité opérationnelle sur une réalité qui est toujours la notre : le capitalisme, son évolution, ses limites.

Par exemple, la question de la mondialisation est bien présente chez Marx et ses observations traitent bien d’une réalité en mouvement bien mieux que beaucoup de visions actuelle figées, inopérantes, partielles, allergiques à toute synthèse.

 

Quand Marx a répondu aux questions de l’exploitation après être passé par ce que la bourgeoisie des lumières a créé de plus avancé en matière de réflexion sur l’humain, il n’a rien inventé dans l’observation du capital : plus value, taux de profit, baisse tendancielle, reproduction du capital dans sa complexité (1). Il n’a fait que décrire ce dont dépendait le quotidien des

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êtres humains dans le lieu et le moment historique qu’il vivait.

 

Nos philosophes antiques avaient le sens de l’opérationnel plus aigu que le notre actuellement, parce que le mode de production était plus vital au moment où ces philosophes se sont exprimés. Et ce sont ces moments de vitalité, « d’instinct social de survie » qui ont fait les grandes œuvres exprimant un présent. Certaines œuvres de « regret », de « nostalgie » sont grandes par leur évocation de ces moments mais provoquent l’aspiration à une reproduction-répétition qui ne peut plus être.

 

4 septembre 2007

Pour ouvrir l'essai en entier cliquer : ici

 

L'article sur PCF13 : http://www.bdr13.pcf.fr/Contribution-de-Pierre-Assante,4692.html

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2 mai 2011 1 02 /05 /mai /2011 03:21

L'abandon du marxisme ou un "marxisme faible" laissent peu d'espoir dans l'immédiat à l'aboutissement des luttes populaires.

Pour donner une issue à ces luttes, il ne s'agit pas d'un retour au marxisme circonscrit aux oeuvres premières, considéré comme achevé, à un marxisme dogmatique. Il ne s'agit pas non plus d'un néo marxisme, mais d'une continuité du marxisme en tant qu'il est un effort de compréhension du mode de production capitaliste dans son développement, sa crise, ses contradictions à dépasser, profits/besoins, travail contraint socialement/libre activité....

L'abandon du marxisme ou un "marxisme faible" laissent peu d'espoir dans l'immédiat à l'aboutissement des luttes populaires. Mais dans le même temps cet inaboutissement provisoire accroît les contradictions internes du mode de production, sa crise et son blocage, et les tentatives de débouché à la crise par la guerre impérialiste.

Le marxisme décrié par la société de classe est pourtant une grande avancée en acte de la connaissance de l'humain sur lui-même, de la société sur elle-même, des voies possibles de son autocréation "en santé"

Continuons notre modeste travail :

 

2011 01 11 008Citation :

« …d’autre part, ce développement des forces productives (qui implique déjà que l’existence empirique actuelle des hommes se déroule sur le plan de l’histoire mondiale au lieu de se dérouler sur celui de la vie locale), est une condition pratique préalable absolument indispensable, car, sans lui, c’est la pénurie qui deviendrait générale, et, avec le besoin, c’est aussi la lutte pour le nécessaire qui recommencerait et l’on retomberait fatalement dans la même vieille gadoue. Il est également une condition pratique sine qua non, parce que des relations universelles du genre humain peuvent être établies uniquement par ce développement universel des forces productives et que, d’une part il engendre le phénomène de la masse « privée de propriété » simultanément dans tous les pays (concurrence universelle), qu’il rend ensuite chacun d’eux dépendant des bouleversements des autres et qu’il a mis enfin des hommes empiriquement universels, vivant l’histoire mondiale à la place des individus vivant sur le plan local. Sans cela : 1° le communisme ne pourrait exister que comme phénomène local ; 2° les puissances des relations humaines elles-mêmes n’auraient pu se développer comme puissances universelles et de ce fait insupportables, elles seraient restées des « circonstances » relevant de superstitions locales, et 3° toute extension des échanges abolirait le communisme local. Le communisme n’est empiriquement possible que comme l’acte « soudain » et simultané des peuples dominants, ce qui suppose à son tour le développement universel de la force productive et les échanges mondiaux étroitement liés au communisme.

Le communisme n’est pour nous ni un état qui doit être créé, ni un idéal sur lequel la réalité devra se régler. Nous appelons communisme le mouvement réel  qui abolit l’état actuel. Les conditions de ce mouvement résultent des prémisses actuellement existantes…. »

Marx, « l’idéologie allemande »

Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

 

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 20:20

Rodolfo Riccidi Rodolfo Ricci

Ieri, mentre Gheddafi parlava alla televisione libica proponendo l’ennesima apertura alla trattativa e il cessate il fuoco (cosa che i media italiani e occidentali hanno sapientemente nascosto negli ultimi due mesi), gli aerei della Nato, compresi quelli italiani, bombardavano nei dintorni della TV cercando di beccare il rais.

Oggi hanno continuato nella loro opera certosina per tentare di centrare il leader della rivoluzione libica del ‘69 ed hanno ucciso il suo figlio più giovane e quattro nipotini (ma che bravi !).


Il problema della Nato è che sono impantanati nell’ennesima impresa criminale e pensano che l’unica possibilità di risolvere il problema sia l’eliminazione dell’avversario.

(Cosa del tutto sbagliata anche se provvisoriamente redditizia dal punto di vista mediatico, come insegna l’Iraq).

L’avversario riottoso delle grandi potenze è quello che ha portato la Libia (la scatola di sabbia) a diventare il paese più evoluto del continente africano, quello con il miglior welfare, con i migliori servizi e con il migliore PIL pro-capite, solo di poco inferiore alla media vera dei paesi europei...........

 

..............Suite : ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/LIBIA%20_ITALIA_VARIAZIONI_SUL_TEMA_NEL_GIORNO_DEL_1_MAGGIO.pdf

Et sur le site d'Emigrazione notizie :

http://www.emigrazione-notizie.org/articles.asp?id=415

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 07:11

14mai10 003Réflexion partisane. Élections présidentielles, législatives. Bases fragiles du débat dans le PCF comme dans la société en général.

 

« Le Parti » n’est pas « le » responsable des difficultés dans laquelle il se trouve.

Le PCF c’est une interaction entre les personnes qui le composent, entre adhérents, entre adhérents et dirigeants, et entre ces adhérents et dirigeants et la société dont ils font partie.

 

Pour faire court, les rapports aux objets nécessaires à la vie sont le rapport entre les humains. Le rapport aux objets, au fur et à mesure que le capitalisme devient la règle générale de l’échange dans le monde, est un rapport marchand mondial et non un rapport de solidarité à la fois « matérielle et morale » entre les hommes, entre l’humanité et elle-même.

 

Le fond de la crise matérielle et morale est là, et non l’irresponsabilité d’un tel ou d’un tel.

 

Cependant, cette réalité sociale fait que « le Parti » s’est fortement vidé de son contenu, de même que la société s’est appauvrie dans sa totalité par rapport à ses capacités de développement. Cet appauvrissement « de l’intérieur » est essentiellement ce qui crée les conditions des retards et des disparitions des partis communistes, qu’ils changent de nom (« d’étiquette »), ou qu’ils le conservent.

 

Berlinguer photoLa dissolution du PCI (Parti Communiste Italien) est de cet ordre. Toutes les conditions ont été réunies pour qu’à un point de son histoire, la disparition d’un de ses principaux dirigeants, isolé malgré ses capacités, qualités et prestige exceptionnels, déclanche la fin du processus d’auto dissolution (1) ; à la fois sous les coups de boutoir de l’adversaire de classe et sous la pression des luttes et ambitions internes au parti, « libérées » par cette disparition.

 

Une de ces pressions a été celle des résultats électoraux en baisse après une forte montée. La peur, l’argument  des pertes électorales, liées en partie à l’état des pays du « socialisme réel » a été essentielle dans la décision de disparition du PCI par auto dissolution et transformation en parti social démocrate puis en parti libéral démocrate (PDS puis PD).

 

JAURESC’est la raison pour laquelle je me prononce pour une candidature communiste sérieuse, celle de Chassaigne par exemple et non pour une candidature « socialiste de gauche » de plus minoritaire, celle de Mélenchon. Alliances oui,  confusion non, pour les présidentielles comme pour les législatives.

 

Nier qu’un choix soit aujourd’hui dramatique à prendre serait absurde. Pourtant avant tout choix la question est de maintenir une force politique qui puisse tendre à être garante d’un « minimum » de cohérence à partir d’une vision sociale où la question du travail, de son organisation locale, nationale et mondiale soit centrale ; vision déterminant et les choix stratégiques et les choix idéologiques (2), (3).

 

Pierre Assante, 25 avril 2011

 

(1)     Il y a quelque chose de commun entre l’assassinat des Jaurès (1914) à la veille de la guerre impérialiste et la disparition de Berlinguer (1985) au moment de l’extension de l’impérialisme mondialement informationnalisé.

(2)     Ce point de vue se veut respectueux du débat, malgré sa réalité dramatique. Y a-t-il la place pour une telle orientation dans un autre choix ? Peut-être : à condition que ces « fondamentaux » en soient contenus, ce qui est central et le plus difficile car les bases en sont loin aujourd’hui.

(3) Pietro Ingrao, à voir absolument ("S'indigner ne suffit pas"):   http://www.alibertieditore.it/?pubblicazione=indignarsi-non-basta

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 10:06

bnUnatosCliquer : ici 

 

ou sur la UNE (couverture ci-contre) 

regions-atos-87.jpgPoids du journal : 10,8 MB

http://www.pierreassante.fr/dossier/regions_atos_87_10.8MB.pdf





20101201-004.jpg 28avr10-025.jpg20101201-017.jpg

20101201-012.jpg

 

 

 20101201-005.jpg20101201-003.jpg

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 06:25

AVEC LE Professeur Y.CHWARTZtravail et ergologie 0001La motivation ? Oui, c’est un concept en effet très ambigu qui a beaucoup cours en psychologie, en psychologie du travail, en management, en gestion et cela donne la clef à tout. « Soyez motivés ». C’est vrai que cela a quelque chose d’un peu ridicule : « soyez motivés ».

Mais c’est un peu ridicule pourquoi ? Si l’on trouve que c’est risible, il faut se demander pourquoi. Parce qu’on a l’impression que la motivation, c’est quelque chose qui est « dans » la personne, qui dépend d’elle : il faut qu’elle se travaille elle-même à être motivée et du coup, ça ira mieux pour tout le monde et pour elle.

Comme très souvent d’ailleurs, dans les relations que nous avons, les relations qu’ont les hommes entre eux et notamment dans le champ du travail, et encore plus du travail marchand avec les critères qui lui sont propres, on essaye de neutraliser quelque chose qui fait toujours problème. C’est, je dirais, le champ des débats de norme, qui s’oriente à des valeurs.

Une forme de neutralisation, c’est de faire de la motivation une espèce de caractère psychologique interne à la personne, sans voir que derrière la motivation il y a un lien entre des personnes et des milieux où elles ont à vivre leur vie et à exercer leur activité. Et il faut tenir les deux ! De ce point de vue-là, la motivation ne relève pas uniquement de la personne. C’est aussi la question du Recherches internationale 46 1965milieu où elle a à agir, où on la fait agir. Et donc la question de la motivation regarde aussi bien vers le milieu, pose aussi bien des questions à la personne qu’au milieu auquel elle est confrontée. S’il y a baisse ou « insuffisance de motivation », c’est un va-et-vient entre les deux pôles qui est en question. C’est beaucoup trop facile d’en oublier un pour essayer, si je puis dire, de « psychologiser » cette question.

Y.Schwartàtransformer2C’est la raison pour laquelle nous disons précédemment : il n’y a pas exécution mais usage. Personnellement, j’ai été conduit à proposer l’idée que toute activité -tout travail- est toujours usage. Usage de soi, mais avec cette dualité à la fois simple et en même temps très compliquée, qui est usage de soi « par soi » et par d’autres. Et c’est précisément parce qu’il y a à la fois ces deux moments, ou ces deux polarités de l’usage, que tout travail est problématique -problématique et fragile- et comporte un drame.

« Un usage de soi par soi, usage de soi par d’autres ». L’usage de soi par d’autres, d’une certaine manière, c’est le fait que tout univers d’activité, d’activité de travail, est un univers où règnent des normes de toutes sortes : encore une fois, qu’elles soient scientifiques, techniques, organisationnelles, gestionnaires, hiérarchiques, qu’elle renvoient à des rapports d’inégalité, de subordination, de pouvoir : il y a tout cela ensemble.

paradigme SchwartzLorsque nous disons que chacun essaye de se vivre comme centre d’un milieu, avec toutes les réserves nécessaires, cela signifie qu’on entre dans un milieu où les contraintes sont très fortes. On ne fait pas ce qu’on veut -très, très loin de là- et chacun le sait bien. Au point qu’on a eu tendance, dans la culture et les sciences sociales, à uniquement envisager l’usage de soi par les autres, par d’autres, c'est-à-dire à ne supposer ou à n’évoquer que le monde de contraintes, en pensant que cela suffisait pour comprendre l’activité……

Yves Schwartz, « Travail et Ergologie, entretiens sur l’activité humaine », Editions Octarès, Ouvrage collectif.

 

Une étude personnelle sur le "Travail Non Qualifié" : ici

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 10:32

BOCCARADeux articles pour aller dans le même sens, il me semble,  

que l'article précédent de ce blog:

le besoin de voir au delà de la superficie, de l'apparence...

  

Pierre Ivorra ici

 

Michel Guilloux ici

 

 

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/GUILLOUX.19.04.2011_HUMA.pdf

http://www.pierreassante.fr/dossier/IVORRA.19.04.2011.HUMA.pdf

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19 avril 2011 2 19 /04 /avril /2011 08:00

....essentiels, parce que la surdité à la crise, c'est à dire la suffisance à n'en voir que la superficie, rendent essentiels.

Pasolini l'avait saisi dans l'évolution sociale de son temps.

Micro-commentaire obligatoire mais inutile.

Pierrot, 19 avril 2011.

 

Theoreme.Pasolini.Extrait.jpgEnquête sur la sainteté

Enquête sur la donation de l'usine

    

 

     ici

 

 

et une "conclusion personnelle" de 2006 :

 

   ici

 

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/theoreme_pasolini_2extraits.pdf

http://www.espaces-marx.net/IMG/pdf/S_R-6.pdf

 

"Et ne dites pas que vous ne voulez plus rien savoir, que vous êtres découragés.

Tout cela est arrivé parce que vous n'avez rien voulu savoir".

Giacomo Olivi,

fusillé la veille de la Libération.

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 11:46

ARMANAC 2011LA CANÇON DEI CANUTS. Article en Òc et chanson Traduite en Òc.

 

La cançon dei Canuts es pas un resumit de la condicion umana d’ara, n’es son essència. Demandan pas l’equitat, demandan l’egalitat. E per aquò la disparicion de la classa que domina e determina l’alienacion dau trabalh productor, dau trabalh dau productor.

 

D’en premier, s’adrèiça a aquelei que carrejan e impausan dins la societat umana la simbolica dau mode de produccion. Non pas lo crestianisme mai la gleisa : « Per cantar Veni Creator Avetz besonh de casuble d’aur, n’en tèissem per vautres, grands de la gleisa e nautres, paures Canuts avèm ges de camisa »........

  Traduction :

La Chanson des Canuts n’est pas un résumé de la condition humaine d’aujourd’hui, s’en est son essence…

Ils ne demandent pas l’équité, ils demandent l’égalité.

Et pour cela la disparition de la classe qui domine et détermine l’aliénation du travail producteur, du travail du producteur.

Elle s’adresse d’abord à ceux qui véhiculent  et imposent dans la société humaine la symbolique du mode de production. Non pas le christianisme mais l’Eglise : « Pour chanter « veni creator » il vous faut de beaux  habits d’or, nous en tissons pour vous gens de l’Eglise et nous pauvres Canuts n’avons pas de chemise »…

L'article complet : ici

 

 http://www.pierreassante.fr/dossier/Les_Canuts_3_pages.pdf

 

Cet article a été revu par mon ami Glaudi Barsotti

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17 avril 2011 7 17 /04 /avril /2011 09:51

l'activité en dialogues 0001Le travail militant dans les collèges et lycées

Éléments pour une approche ergologique de l’activité syndicale

 

Jean-Philippe KUNEGEL

Sous la direction de Renato DI RUZZA, Professeur

Université de Provence

Mémoire soutenu pour l’obtention du

Master d’Ergologie le 20 septembre 2010

 

Extrait :

……Le syndicalisme enseignant, dans ses pratiques et ses stratégies, doit s’adapter aux mutations de la société et particulièrement à la réorganisation de l’Etat à l’oeuvre depuis 25 ans : la décentralisation, la déconcentration, aujourd’hui la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP)… De nouvelles manières de militer sont à imaginer dans l’Education nationale et s’inventent au quotidien, à tous les niveaux d’intervention. Le SNES - FSU, syndicat majoritaire de la profession, n’y échappe pas. Malgré les difficultés de syndicalisation auxquelles il est confronté comme l’ensemble des organisations, son implantation reste relativement solide avec un taux de syndicalisation d’environ 20 %, ancrage nettement plus important que dans les autres secteurs de la Fonction publique ou dans le privé. C’est aussi la seule organisation en mesure de proposer une structuration en sections syndicales d’établissements dans la majorité des  collèges et lycées. L’activité militante au sein des sections d’établissement du SNES sera au coeur de ce mémoire……

Pour lire ce mémoire dans son intégralité cliquer :   ici

http://www.pierreassante.fr/dossier/Memoire_jphk_complet.pdf

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Published by Pierre Assante - dans Travail et philosophie
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15 avril 2011 5 15 /04 /avril /2011 06:33

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Vygotski a étudié avec son équipe comment se forme l'accumulation des capacités de conceptualisation chez les groupes d'enfants en particulier dans la scolarité.  

Le vais me permettre une "simplification" dangereuse de ses observations, à partir de laquelle on peut débattre, réfléchir, et avancer tout en la remettant en cause et en s'en servant en même temps.

Un vêtement « n'existe pas », c'est une abstraction. Un pantalon, une veste oui. Bien que "pantalon" ce soit aussi une abstraction, Magritte nous l'a expliqué avec son tableau "ceci n'est pas une pipe", mais une représentation d'une pipe par un dessin (et ajoutons : par une parole).

 

Bien ! Donc cette abstraction qu'est un vêtement est une généralisation à travers laquelle l'abstraction se construit dans la tête de l'enfant.

Il y a les concepts simples, de la vie quotidienne de l'enfant et de l’adulte, puis il y a les concepts scientifiques que je dirais généralisations de généralisations et Vygotski évoque des « systèmes de concepts » en mouvement, en processus, pour les concepts scientifiques. Concepts scientifiques qui deviendront le lot de tout un chacun dans une société où le mode de production permettra et le « temps libre » et « l’abondance » faisant qu’il n’y aura plus de frontière entre travail et activité libre, qu’ils seront « confondus ».

 

En ce sens on pourrait faire un « parallèle » entre les crises systémiques de différentes natures.

 

L'activité à 3 pôlesLes neuropsychologues observent l'accumulation dans les capacités cérébrales etparadigme Schwartz constatent, comme Vygotski la réorganisation permanente de la mémoire et de ses relations internes qui permet d'accumuler d'une façon croissante par une transformation en qualité, des "regroupements de regroupements » d'ensembles de mémoire pour utiliser une image (ce n'est qu'une image). Ainsi il y a cette énorme croissance possible parce que les éléments et les éléments d'éléments "prennent moins de place" (c'est toujours qu'une image). Yves Schwartz montre aussi comment progresse la croissance des capacités par la "dénormalisation -renormalisation des normes et "l'activité à 3 pôles".

 

Fig.4Dans cette croissance des "éléments" il y a évidemment croissance des échanges qui en permettent le mouvement, donc l'existence.

 

Tout cela pour faire non une comparaison mécanique mais un parallèle avec les croissances, toute les croissances, du "particulier" au "général", par exemple la croissance de la production mondiale, ou la croissance de la conscience de la personne et de la personne dans, avec, son espèce humaine. Cette dernière croissance étant la conscience de la nature sur elle-même que sont l'humanité et la personne dans l'humanité.

  Contraintes etc...

J’ai fait une autre « comparaison » sur la transformation qualitative de la croissance de la production des « biens matériels » à travers l’informatique et entre le premier grand ordinateur à lampes à incandescence qui occupait un immeuble et l’ordinateur portable d’aujourd’hui

 

Mes propos sont approximatifs et livrés ce matin « de mémoire ». Ils se veulent une réflexion sur la croissance pour dire que l'idéeBOCCARA de croissance contestée par les objecteurs de croissance qui ne tient pas compte des besoins de transformation qualitative n'a pas de sens. C'est penser la croissance dans un système immuable. Par contre penser la croissance infinie dans le système actuel sans transformation qualitative est mortel et c'est ce qui apparaît dans la crise de civilisation actuelle. Cette constatation ne peut se suffire à elle-même. Au-delà de cette observation superficielle, il faut penser la réalité du mode de production en profondeur, ses mouvements et ce en quoi ses mouvements contiennent les « éléments » de transformation qualitative capables d’être mis en œuvre par la conscience humaine et qui sont porteurs de la poursuite en santé du processus humain, du processus de l’humanité.

Cela c'est aussi le travail de la critique de l'économie politique qui le développe. Dans sa vision à long terme comme dans le mouvement ici et maintenant de l'économie. "Maitriser et commencer à dépasser les marchés" vers une révolution anthroponomique,  nous propose Paul Boccara dans sa recherche et sa pratique de l'économie et de la politique.

 

Pierre Assante, 15 avril 2011

 

Le schéma sur l'échange-production est tiré de mon "Manifeste" publié par "La somme et le reste " Revue lefebvrienne en ligne animée par Armand Ajzenberg.

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