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23 janvier 2011 7 23 /01 /janvier /2011 09:52

bloch principe espérance......La nature nous fait part de ses besoins, et des nôtres par la même occasion, àparadigme Schwartz travers ce nous sommes capables de ressentir à notre « niveau de développement » historique.

Et c’est bien là que se situe la limite humaine, tant dans ses sciences, leurS composanteS et résultantE, et les intuitions qui en découlent

 

Et c’est aussi là un rôle "contraint" de la philosophie spéculative, philosophie que le marxisme tente de dépasser mais à laquelle il doit bien avoir recours car ses bases, ET la critique de l’économie politique destinée non à seulement comprendre le monde mais à le transformer, comme les bases de la production humaine, ET la « visée » qui en découle (: le processus de la conscience de la nature sur elle-même que constitueWALTER JENJAMIN l’humanité), peuvent dépasser ces limites historiques mais les ont comme existant dans « l’ici et maintenant », ce qui est un « élément » de la « nécessité ».

 

Vygotski 0001Et ces limites historiques nous les voyons clairement en face de nous (et il faut les intégrer comme conscience enrichissante de la vie) dans l’infini de la nature accessible à nos sens (y compris nos sens aidés d’outils humains), l’infini "géographique", astronomique, micro physique et microbiologique, en particulier dans ce monde univers du corps et du cerveau et de la société, ensemble, infini de ce corps-soi qui fait l’objet de l’ergologie et de son travail pluridisciplinaire.

 

Il y a donc un lien étroit entre ergologie et marxisme, en particulier ou par exemple, celui d’un Ernst Bloch qui justement réforme et révolutionne la philosophie spéculative en partant du marxisme et de sa pluridisciplinarité consciente, résultante,  et la fait progresser au-delà de cette spéculation.

Pierre Assante, dimanche 23 janvier 2011

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 08:25

eco & poRapport de Yves Dimicoli sur la conjoncture présentée à la dernière réunion de la commission économique. Pour en faciliter la lecture ce rapport a été présenté sous la forme de trois articles :

 

L'Europe et l'euro au cœur des enjeux systémiques mondiaux Page 1

QUE FAIRE FACE À LA CRISE DE L'EURO?                                                              Page 9

OÙ EN EST-ON DANS LA CRISE DES DETTES PUBLIQUES ET DE L’EURO?   Page 14

 

Les textes, Cliquer ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Yves_Dimicoli_COMECO.pdf

 

Métaphore comparative.

A l’instar de Jaurès, je pense que les différents courants de la révolution française on joué un jeu positif dans le processus révolutionnaire de la bourgeoisie.

Je crois aussi, sans être mécaniste ou stalinien, que tout processus emmenant une transformation du mode de production et d’échange peut passer par des « étapes » (*). Et à chaque « étape », si le processus s’approfondit, peuvent correspondre des concepts économiques, politiques, philosophiques minoritaires puis  majoritaires, dans les couches « animatrices de la contestation et de la transformation »  et dans la masse de l’entité humaine et ses composantes diverses où se déroule le processus.

Je crois que les mesures économiques allant vers le tarissement du drainage des capitaux par les institutions nationales et internationales au profit des monopoles économico financiers sont indispensables pour entrer dans un processus de production et d’échange basés sur les besoins humains.

Pour faire une métaphore comparative entre processus du mode de production bourgeois et processus d’une démocratie généralisée du « que, comment, pour quoi produire », mais une image n’est qu’une image, nous avons peut-être passé le moment de Necker, mais nous n’en sommes pas encore à La Gironde, ni à La Montagne : la crise du mode de production a créé les conditions d’un processus de la conscience collective du besoin de sa sortie, mais pas encore des conditions scientifiques de sa sortie et des mesures populaires y correspondant.

P.A., vendredi 21 janvier 2011

(*)continuité et bonds qualitatifs, négation et négation de la négation, mesure discrète et mesure quantique …

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 05:38

Nous étions des êtres vivants.

Nathalie Kupermankuperman_couv-jpg magloire.jpg 

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 09:34

20101012 021"L’assistance scientifique" que constituent les PTL (Personnels techniques de laboratoire de l’enseignement secondaire) est d’une grande importance pour l’enseignement des sciences. En France elle est « unique », car l’enseignement scientifique est prodigué dans tous les établissements sans exceptions, et qui dit importance de l’enseignement des sciences dit personnels nécessaires à cet enseignement.

 

Pour savoir où va une profession, il est nécessaire de connaître son histoire. Les militants PTL de la FSU, premier syndicat de la FPE et de l’école au sens large, peuvent lucidement la faire mais là n’est pas notre propos.

 

Salaires, formations, degré d’intervention, là résident la reconnaissance d’une profession. Mais là ne sont pas les critères des pouvoirs qui se sont succédés ces dernières années. Leur orientation a plutôt été d’accompagner et d’impulser un mouvement consistant à la réduction du nombre d’élèves suivant un enseignement scientifique, et d’aller vers que qui se passe dans pas mal de pays, c'est-à-dire la concentration de cet enseignement dans le supérieur, au prix évidemment de la réduction du personnels dans le secondaire. La « bosse des math » et ses résultats en France par exemple est reconnue dans le monde, et les maths ne sont pas le premier sujet de conversation dans les familles. D’où le rôle de l’école en matières scientifiques.

 

Depuis le plan Langevin Wallon et la libération, nous savons que le progrès scientifique repose sur une masse importante d’élèves ayant accès dès l’enfance aux sciences, ce qui les prépare tous, quelque soit leur milieu d’origine à ce savoir qu’on l’on aborde pas dans la vie quotidienne comme on peut aborder d’autres connaissances.

 

Depuis plus de dix ans, et surtout avec la LOLF (loi budgétaire sur la répartition des postes, pour résumer la chose), les postes n’apparaissent plus dans les bleus du budget de la même façon. Les prévisions en sont floues et noyées dans la complexité des « tractations » à la pénurie.

 

Dans un premier temps, les postes post-bac (classes préparatoires) ont été séparés des postes enseignement secondaire. Sachant les orientations de concentrer l’enseignement scientifique dans le supérieur, cela a fait « tilt » dans notre tête.

 

Depuis plusieurs années, nos rencontres et négociations ministérielles posent la question de passage des PTL du secondaire dans le statut du supérieur (ITRF ex ITARF), avec le débouché des indemnités du supérieur et le débouché en A (ingénieurs y compris par promotions internes) que ce statut est le seul à proposer dans l’Educ.

 

Mais la situation dans le supérieur est en train de se dégrader avec les budgets comme ailleurs, les postes en A sont l’alouette dans le pâté de cheval, les mobilités, mutations, demandées et souhaitées réduites, la transparence de l’avancement localisée avec l’autonomie chère à Pecresse et Sarkozy : une fois de plus pénurie et inégalités.

 

Cependant dans le tableau de la situation des PTL, le débat sur le passage au statut du supérieur n’est pas à négliger. Il s’accélère dans les ministères ( le projet de décret est prêt) et les syndicats, et la décision sera prise sans consultation des personnels et en tout cas sans la connaissance de tous les tenants et aboutissants.

 

Le choix du statut doit être un choix démocratique des personnels, quel qu’il soit in fine, et aller dans le sens d’un élargissement et d’une défense de l’enseignement scientifique à tous les niveaux de l’école, car de cet élargissement dépendent et les postes et la qualification des PTL et l'avenir du pays.

 

manif unatos femmesAussi il faut informer plus précisément les PTL et leur demander de se tenir alertés de toute décision qui les concerne maintenant et dans l'avenir. Les décisions qui les concernent, concernent toute d’école au sens large, les élèves comme les enseignants, et tous les personnels TOS dont l’accès à ces professions et la formation continue reste ou peut redevenir une porte pour la qualification de l’ensemble des personnels, dans leurs fonctions ou dans de nouvelles fonctions.

 

Sans rêver, rappelons qu’aujourd’hui des enseignants d’autres matières que les sciences demandent officieusement des aides en matière technique pour leurs enseignements. N’y a-t-il pas là la preuve que les métiers techniques peuvent avoir une grande importance dans le développement des enseignements et le développement des activités qui créent les richesses dans les pays et les communautés humaines.

 

La vision de plus en plus étriquée et la marche à reculons des pouvoirs, qu’ils justifient à tort par une crise qu’ils ont eux-mêmes créée, réduit la production des richesses et par la même celle de la population, à commencer par les acteurs de l’enseignement scientifique que sont les PTL.

 

Mais évidemment le décret de transfert des PTL dans le supérieur concerne aussi tous les personnels enseignants, tous les élèves et toute la collectivité dans notre pays et en Europe. Le pouvoir tentera sur cette nouvelle « réforme » d’opposer les personnels entre eux, les disciplines d’enseignement entre elles, les enseignements primaire, secondaire et le supérieur entre eux.

 

En ayant une vision à long terme du processus initié par le gouvernement et le capital, et en ayant une vision à long terme des besoins humains en matière d’enseignement et de développement de l’appareil productif humain et technique, nous ferons échec à cette orientation de régression sociale.

 

Pierre Assante, 20 janvier 2011

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 09:08

Y.Schwartàtransformer2Il ne suffit pas de constater l’existant, mais il faut aussi de repérer ce qui naît dans le processus que nous constatons au présent.

 

Sans cela, le mouvement communiste, social, populaire,  ne peut qu’être un mouvement protestataire contre un aboutissement malade. Nécessaire mais insuffisant.

 

Tout ce qui naît de l’homme est humain. Mais c’est en agissant sur la croissance de ce qui naît que nous pouvons agir sur la santé de ce qu’elle sera. Sur la santé de ses moyens d’existence, sur la santé des forces productives, humaines, scientifiques et techniques, de la production humaine. C'est ce que nous dit la recherche sur le travail, je crois.

 

Le mouvement populaire a eu dans les dernières décennies après la guerre, pour de multiples raisons, une dizaine d’années de retard sur l’action sur le nouveau. Dans le même temps, la classe dominante et ses gestionnaires ont eu le temps et les moyens d’orienter le nouveau dans le sens de ses intérêts.

 

P.A., 20.01.2011.

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 00:00

René MerleSuite à l’article Liens, Pierre Assante m’écrit : « […] la forme la plus courante de l'anti-marxisme est l'indifférence, l'incrédulité. L'indifférence est de toute façon la forme de penser et d'être la plus courante de ce que le capital a réussi à développer ces dernières décennies, et par le mode de vie et de travail, ce qui va ensemble, et, en liaison avec le mode de vie,  par sa force de frappe médiatico-financière. »

Tant il est vrai en  effet que, prenant possession des cerveaux et des cœurs, le mode de vie de la société capitaliste, et son idéologie, opposent à ce qui demeure d’engagements collectifs, jugés aliénants, une apologie de l’individualisme et de l’intérêt personnel, présentés en garants de notre liberté alors qu’ils en sont les étrangleurs.

Mais quid alors du puissant, bien qu’inabouti, mouvement de protestation contre la réforme des retraites ? Retour du collectif ?

Fort intéressante à ce sujet est la mini-polémique déclenchée par l’autocollant « Je lutte des classes », produit par le collectif « Ne pas plier », qui fleurissait dans les dernières manifestations.

Dans un article récent (L’Humanité, Libération), la directrice du mensuel Regards, Clémentine Autain, y voit la modernité de l’articulation entre le «je» et le «nous». Alors que le projet d’émancipation collective porté jadis par le mouvement ouvrier a disparu avec l’émiettement de la classe ouvrière, et le déclin des organisations politiques qui s’en réclament, à sa manière, ce message symboliserait un processus de reconstitution d’une unité du «peuple», dans la quête conjointe de l’autonomie individuelle et de l’épanouissement collectif.

À l’inverse, d’autres militants ne voient dans la diffusion de ce badge qu’une affirmation ludique, et gratuite. Affirmation bien éloignée de la dure réalité de la lutte des classes (il n’est que de voir l’extrême difficulté pour des travailleurs mal rémunérés, et menacés dans leur emploi, de faire grève, ne serait-ce qu’un jour… Pour ne pas parler des précaires). Et affirmation bien éloignée également de la réalité de la fameuse « conscience de classe » : le sentiment d’injustice qui a poussé dans la rue des millions de manifestants, aux statuts sociaux fort divers, ne semble pas, pour l’heure à tout le moins, se cristalliser dans le désir d’un changement politique sur des « positions de classes ». En témoigne à l’évidence la prudence du front syndical à ne pas orienter la protestation du fameux et quelque peu indéfinissable « mouvement social » vers une crise politique.

À tout le moins, quelle que soit l’appréciation que l’on peut porter sur le mouvement, il est clair que le mur de l’indifférence s’est fissuré.

http://merle.rene.over-blog.com/article-je-lutte-des-classes-61526334.html

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 08:26

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EPILOGUE (suite)

……..La compensation à la baisse tendancielle du taux de profit par l’augmentation de la production a trouvé un relais moderne dans les techniques de reproductibilité. Mais le parasitisme du profit n’a pas de frontière, et en s’emparant de ces techniques dans son optique, sa philosophie, il ajoute un élément sans borne à ses contradictions économiques, scientifiques, morales, qui minent son essence, les rapports sociaux de classe basés sur lui-même, ce profit. Le profit pas au sens moral, le profit au sens économique du capitalisme. Mais le sens moral en découle et alimente cette politique sans issue autre que la transformation du mode de production.

Est-il utile de rappeler ici encore la question de l’organisation du travail qui est au cœur de ces rapports de classe, dans la question du « que produire, comment produire ». La reproductibilité en grand, est la conséquence de la révolution scientifique et technique, informationnelle, inaugurée par le capitalisme moderne. Cette reproductibilité en grand a été accélérée par la concurrence pendant des décennies avec le « camp socialiste », quel qu’il ait pu être, dans ses acquis sociaux, dans ses horreurs, dans ce choc énorme qu’a été le siècle passé. Elle a été accélérée conjointement par les moteurs et freins internes du capitalisme.

L’organisation du travail doit à la fois bénéficier des techniques de reproductibilité les plus développées et développées indéfiniment dans le cadre d’une révolution dans la qualité d’une production utilisant sans les épuiser toutes les ressources humaines et naturelles (des biens dit matériels et des biens dits symboliques) et de l’aptitude artisanale de l’humain au travail, pour libérer ce travail, le rendre à l’activité créatrice de la personne. Cela semble totalement utopique, mais répétons le, l’imagination de nos « élites » est si pauvre qu’elle n’est capable que de projeter sa vision figée, glacée du présent, dans un monde futur. Se libérer de l’emprise de ces élites c’est un processus qui dépend des modifications quotidiennes induites par les activités humaines, par les choix quotidiens qu’elles impliquent, et par leur résultante en aller retour : les transformations économiques.

Pierre Assante, 26 Août 2007

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 19:58

Hugo.Orientales.jpgPréface de « feuilles d’automne », Victor Hugo :

une vie qui reconnaît son évolution et continue par la suite de la reconnaître dans la poursuite de son oeuvre. (lien sur le texte d'Hugo en bas de page)

  

Une vie humaine est une part de la nature qui contribue avec son espèce au processus de la conscience de la nature sur elle-même. Considérer autrement la personne humaine est un aveuglement sur soi-même qui généralisé conduit à un aveuglement de l’espèce et de son devenir possible. Les conséquences d'un tel aveuglement sur la brève vie d’une personne (mais trace indélibile) en sont immenses et négatives (dès ici et maintenant) pour sa santé « matérielle et morale » qui est une, la santé de tous et de la nature qui environne l’humain elle-même.

 

Les classes dirigeantes actuelles sont aux antipodes de cette conception.

 

Une conception philosophique est totalement liée à une conception sociale. C’est dans cette globalité de la pensée d’une classe que réside une idéologie. Seule une libération des antagonismes de classe par l'extinction des classes sociales plus ou moins rapide, et donc celle des dominations de classe et les modes de production et d’échange qui les induisent peuvent conduire de l’idéologie à la conscience humaniste collective.

 

Pierre Assante, 17 janvier 2011

 

Pour lire la préface de Victor HUGO,

 

cliquer :  ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Feuilles_d_automne_preface.pdf

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 07:21

  2011-01-11-008.jpg   Das_Kapital_-Livre_Troisieme_Troisieme_Section_E.S-copie-1.jpg

 

 

 

*cliquer :

 

 ici

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 07:58

BraudelResterait à expliquer cette conjoncture multiséculaire qui surgit à souhait pour éclairer le processus difficile autrement à saisir. Mais c’est là une tâche pour l’histoire générale, le jour où l’on disposera d’une telle histoire (si elle se constitue) comme on dispose d’une géographie générale. L’ennui, c’est que, dans les sciences humaines comme dans les sciences exactes, une explication une fois avancée, même bien établie –ce qui n’est pas notre cas- réclame sa propre explication, et ainsi de suite. Dire que la récession du haut Moyen Age n’est que la lente détérioration de l’économie-monde sous-jacente à la fortune matérielle de Rome, c’est admettre qu’en tant qu’économie-monde, en tant que réalité économique, Rome aura survécu longtemps à la chute politique de l’Empire. Gros problème de survivances ! Le cadre  économique de Rome n’est pas seul à se maintenir et, en somme, à nous surprendre. La société romaine a laissé en place, pour des siècles encore sa hiérarchie et son enfer esclavagiste. Et que dire de sa culture, de la latinité qui s’est transmise jusqu’à nous ? L’Europe, et la France au milieu de l’Europe, n’en finissent pas de se débattre dans l’héritage de Rome.

« L’identité de la France, Les hommes et les choses », Fernand Braudel.

 

Braudel dans cet ouvrage et ses ouvrages,  aborde aussi l’héritage du croissant fertile, de la Grèce, des interactions générales. J’ai choisi ce passage pour le concentré qu’il représente, il me semble.

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 07:52

bloch principe espérance« Au stade bourgeois capitaliste atteint par l’histoire la pensée qualitative de la mesure joue au demeurant un rôle moindre et l’on assiste bien plutôt à la séparation du qualitatif et du quantitatif rétrogradant le qualitatif au rang de donnée subjective soi-disant peu fiable. Les choses se sont passées de telle façon qu’en vertu de la mesure exclusivement quantitative du profit toutes les qualités de la valeur d’usage ont été uniformisées par le quantum non qualitatif de la valeur d’échange ; quand à la valeur d’usage elle n’apparaît plus que dans la publicité, sous forme de cliché fallacieux. Marx a décrit ce processus de quantification comme le devenir-marchandise des  choses et des hommes. A cette démarche quantifiante répondit l’approche mécaniste dont le calcul, jetant aux orties tous les contenus qualitatifs, connut un essor formaliste d’une telle ampleur que même le quantum, jugé en somme trop qualitatif, se vit répudié ; à sa place intervinrent des formules purement fonctionnelle. Pour les remplacer il faudrait un type de mesure en accord avec des contenus dialectiques animés et avec leurs quanta qualitatifs, c’est çà dire des figures catégorielles –un type de mesure qui inclurait aussi au premier chef l’hostilité du nouveau avec le statisme. Car ce statisme ne pourra être effectivement liquidé que par une nouvelle forme de mesure n'obéissant plus à un critère déjà donné mais au critère d’une valeur qui est en souffrance dans la dialectique….. »

Ernst Bloch, Experimentum Mundi, p. 147.

 

Dans ses manuscrit de 1844, les thèses sur Feuerbach, « Le capital » non dans sa forme « achevée » qui n’existe pas, mais dans son retour sur lui-même à partir des « concepts-réalités de base » sur la production, la marchandise, le temps de travail, « l’unité organique de la diversité de l’activité humaine »,  Marx tente de définir un dépassement de la « philosophie  spéculative » (et un « humanisme-naturalisme ») telle qu’elle se présente en son temps, et après une longue élaboration historique multi millénaire.

En lisant les travaux d’Yves Schwartz et en essayant de comprendre la démarche ergologique, en la « voyant » à l’oeuvre, il me semble qu’avec elle, ce dépassement entre dans sa phase de maturité, sa réalisation concrète, sa vraie naissance. Elle entre dans une période à la fois plus « sage » et surtout opérationnelle.

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 07:49

Bloch« ….Jamais le moyen ne se rapporte seulement à lui-même, sinon on ne pourrait même pas en parler. Ce vers quoi il est tourné agit avec lui, même si cela se fait ou semble se faire sans intention expresse, ou si l’on ne découvre cette intention que plus tard. Aussi le moyen et la fin sont-ils non seulement  des concepts interdépendants mais la relation qui existe entre eux est à ce point finalisée que le moyen et la médiation se recouvrent largement. Dans d’autres cas, là ou la médiation fait défaut –et notamment la médiation économique au sein de la société- les fins manquent leur destin et demeurent abstraites. Le moulin à bras a engendré la société féodale, la machine à vapeur la société capitaliste : c’est toujours l’état de développement des forces productives qui détermine une société donnée et ses possibilité de transformation révolutionnaire. Que cette médiation vienne à manquer, ou que l’on en tienne pas compte, alors se produit, au lieu d’un bouleversement qui semble après coup avoir été un bond, un simple putsch, un vain et bref embrasement….

….Le putsch anarchiste néglige les buts immédiats, il les survole avec le dilettantisme de l’impatience ; le réformisme, lui, nie et même trahit à force d’être conscient des buts à court terme, ce que ces derniers recèlent de fins lointaines. L’étude théorique de la base doit donc se mettre au service de l’état major de la révolution au lieu de glisser dans l’économisme des buts immédiats. Ce qui veut dire que les horizons et les étincelles de leur pré-apparaître doivent être visibles dans tout but immédiat…..

…..La théorie révolutionnaire ne mérite donc ce titre que lorsqu’elle se consacre à cette médiation des buts immédiats et du but ultime, et son manuel se nomme alors Le Capital – avec tous les horizons de l’humanisation. Le but lointain est ici la construction d’une société sans classe. Son but ultime, transgressant toutes les limites, est cependant le visage dévoilé d’un monde dans lequel le sujet n’est plus aux prises avec un objet qui lui est étranger. ….

……la médiation économique et sociale des tendances agissantes, le mouvement lui-même…..se dirigent vers ce but au prix de bien des détours et de bien des erreurs, mais au bout du compte, ainsi que le montre dans la médiation le bond dialectique, en obéissant à l’invariance d’une orientation….. »

 

Extrait de « Experimentum mundi (Expérimentation du monde), question, catégories de l’élaboration, praxis », Ernst Bloch, Payot, Traduction de Gérard Raulet.

 

La suite du texte, pour résumer schématiquement, développe les arguments contre le déterminisme mécaniste.

Aujourd’hui nous héritons de la machine mais aussi d’une généralisation de la mondialisation que permettent les techniques informationnelles et de reproductibilité généralisée.

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16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 06:58

Le communisme est la forme nécessaire et le principe énergétique du futur prochain, mais le communisme n'est pas en tant que tel le but du développement humain, - la forme de la société humaine.

 

1844A partir de ce titre extrait du texte de Marx on peut imaginer tout le développement de l’œuvre d’Ernst Bloch. Mais il faut se souvenir que Bloch connaissait parfaitement les découvertes de base de Marx en matière de critique de l’économie politique : plus value, baisse tendancielle du taux de profit, mesure quantitative de la valeur (1)….. , et non comme des formules mais comme abstractions tirées de la réalité complexe, infinie et énigmatique des échanges humains et restituées à la pratique opérationnelle d’action de transformation sociale consciente. Voir ci-dessous une demi page en allemand et la traduction en français de la même citation.

 

(1) Lorsqu’une partie des intellectuels et l’intellectuel collectif que constitue l’organisation  politique du salariat, conjointement à l’approfondissement et mise à jour de la science, enseigneront massivement, auront le courage d’enseigner ces données de base sans craindre d’être « ringards », et non leurs seules recherches personnelles, leur discours deviendra compréhensible et nous serons près des solutions politiques auxquelles nous aspirons.

 

Citation du texte allemand et au-dessous en français :

 

« Indem aber für den sozialistischen Menschen die ganze sogenannte Weltgeschichte nichts anders ist als die Erzeugung des Menschen durch die menschliche Arbeit, als das Werden der Natur für den Menschen, so hat er also den anschaulichen, unwiderstehlichen Beweis von seiner Geburt durch sich selbst, von seinem Entstehungsprozeß. Indem die Wesenhaftigkeit des Menschen und der Natur, indem der Mensch für den Menschen als Dasein der Natur und die Natur für den Menschen als Dasein des Menschen praktisch, sinnlich anschaubar geworden ist, ist die Frage nach einem fremden Wesen, nach einem Wesen über der Natur und dem Menschen – eine Frage, welche das Geständnis von der Unwesentlichkeit der Natur und des Menschen einschließt – praktisch unmöglich geworden. Der Atheismus, als Leugnung dieser Unwesentlichkeit, hat keinen Sein mehr, denn der Atheismus ist die Negation des Gottes und setzt durch diese Negation das Dasein des Menschen; aber der Sozialismus als Sozialismus bedarf einer solchen Vermittlung nicht mehr; er beginnt von dem theoretisch und praktisch sinnlichen Bewußtsein des Menschen und der Natur als des Wesens. Er ist positives, nicht mehr durch die Aufhebung der Religion vermitteltes Selbstbewußtsein des Menschen, wie das wirkliche Leben positive, nicht mehr durch die Aufhebung des Privateigentums, den Kommunismus, vermittelte Wirklichkeit des Menschen ist. Der Kommunismus ist die Position als Negation der Negation, darum das wirkliche, für die nächste geschichtliche Entwicklung notwendige Moment der menschlichen Emanzipation und Wiedergewinnung. Der Kommunismus ist die notwendige Gestalt und das energische Prinzip der nächsten Zukunft, aber der Kommunismus ist nicht als solcher das Ziel der menschlichen Entwicklung – die Gestalt der menschlichen Gesellschaft. » Marx, 1844.

 

Bloch.jpg« Mais, pour l'homme socialiste, tout ce qu'on appelle l'histoire universelle n'est rien d'autre que l'engendrement de l'homme par le travail humain, que le devenir de la nature pour l'hom­me ; il a donc la preuve évidente et irréfutable de son engendrement par lui-même, du proces­sus de sa naissance. Si la réalité essentielle de l'homme et de la nature, si l'homme qui est pour l'homme l'existence de la nature et la nature qui est pour l'homme l'existence de l'hom­me sont devenus un fait, quelque chose de concret, d'évident, la question d'un être étranger, d'un être placé au-dessus de la nature et de l'homme est devenue pratiquement impossible - cette question impliquant l'aveu de l'inessentialité de la nature et de l'homme. L'athéisme, dans la mesure où il nie cette chose secondaire, n'a plus de sens, car l'athéisme est une néga­tion de Dieu et par cette négation il pose l'existence de l'homme; mais le socialisme en tant que socialisme n'a plus besoin de ce moyen terme. Il part de la conscience théoriquement et pratiquement sensible de l'homme et de la nature comme de l'essence. Il est la conscience de soi positive de l'homme, qui n'est plus par le moyen terme de l'abolition de la religion, comme la vie réelle est la réalité positive de l'homme qui n'est plus par le moyen terme de l'abolition de la propriété privée, le communisme. Le communisme pose le positif comme néga­tion de la négation, il est donc le moment réel de l'émancipation et de la reprise de soi de l'homme, le moment nécessaire pour le développement à venir de l'histoire. Le communisme est la forme nécessaire et le principe énergétique du futur prochain, mais le communisme n'est pas en tant que tel le but du développement humain, - la forme de la société humaine. » Marx, 1844

 

La question n'est pas tant sur l'athéisme, bien que ça le resitue, mais sur le fait que le communisme et la société communiste n'est qu'un outil nouveau dans l'humanisation de la nature et la naturalisation de l'homme, (l'humanisme, et non cet « humanisme » de classe qui est notre modèle actuel) que l'homme crée et non un but.

 

Commencer par les fins c'est peut-être cela : ne pas prendre l'outil pour le but et ne pas faire de l'outil le but, ce qui éviterait peut-être de se perdre dans l'action destructrice ou au contraire dans l'inaction. Une question de santé collective, en quelque sorte, sans normes rigides opprimantes, ni "sans foi ni loi".

 

Au quotidien, c'est sans doute une question militante, plus instinctive que pensée, pour ce que nous sommes aujourd'hui en tout cas.

  

Pierre Assante, 5 novembre 2009.

http://www.emigrazione-notizie.org/downloads.asp?id=198

 

http://www.emigrazione-notizie.org/public/upload/LA_METAMORPHOSE_DU_TRAVAIL_Pierre_Assante.pdf

 

« ….En résumé : les causes, bien qu’elles ne doivent pas être exagérées en un sens mécaniste, sont, dans les choses, les présupposés d’une réalisation possible qui ne s’accomplit pas sans l’intervention du sujet. C’est ainsi que le capitalisme développe en son sein les conditions d’un passage révolutionnaire au socialisme, mais on n’y trouve certes  pas d’emblée les causes de ce passage. Car les conditions se contentent de créer une atmosphère chargée dans laquelle le facteur subjectif, dont l’activité est ce qui déclenche effectivement le nouveau, doit apporter le soucis impérieux des fins s’il veut rester dans la ligne du travail révolutionnaire et atteindre ainsi un résultat réellement révolutionnaire. Conjointement il est tout aussi impérieux que l’excédent par lequel toute possibilité dépasse le donné, y compris celui du résultat révolutionnaire, ne se voie pas congédié ni même affaibli. Il demeure dans l’histoire humaine comme dans la nature extérieure à l’homme l’océan des possibilités toujours ouvertes puisqu’aussi bien il n’est que le conditionnement partiel de la réalisation, ouvert dans ses tendances et dans sa latence. La force persistante du facteur révolutionnaire subjectif doit donc être instruite et guidée, non seulement par une étude préalable des causes au sein de l’ordre à changer mais plus particulièrement par la recherche de conditions nouvelles préparant la réalisation de l’ordre utopique concret qu’il exige –un être finalement semblable à l’utopie. Au niveau politique –mais pas uniquement à ce niveau- cela signifie une mobilisation croissante des causes existantes et la création de causes nouvelles ; cette création ne se fera toutefois  pas par une révolution politique placée sou le signe du mauvais infini mais par l’effectuation à la fois causale et finale d’un résultat révolutionnaire. La transmission causale et finale ne s’y fige nullement sous l’effet d’une nécessité réifiée, elle reste processuelle et sa seule loi est d’être traversée par la dialectique, sans qu’il soit aucunement question d’arrêt ou de la nécessité inéluctable de lois prétendument éternelles, de lois d’airain auxquelles nous devrions conformer les « cercles » de notre existence….. »

Extrait de « Experimentum mundi (Expérimentation du monde), question, catégories de l’élaboration, praxis », Ernst Bloch, Payot, Traduction de Gérard Raulet.

 

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 20:34

Prima parte: Le strategie di contenimento della crisi e l'accordo Pomigliano-Mirafiori

A.D. 2011: per la fine del neoliberismo in Italia e in Europa

di Rodolfo Ricci


Gli ultimi eventi economici e sociali italiani con i deprimenti annessi parapolitici che li accompagnano, consentono di prefigurare alcuni possibili scenari futuri. Sono scenari contraddittori se non opposti e il loro esito, lontano dall’essere predeterminato, è legato essenzialmente, come nella teoria dei giochi, all’abilità e alla volontà dei giocatori.

Berlinguer photoTrattandosi di giocatori sociali, ciò presuppone che l’identità (POLITICA) dei contendenti sia chiara. Al momento questo pare darsi solo su una parte della scacchiera (quella dei poteri dominanti, i quali secondo una secolare e sperimentata abitudine all’ opacità, sanno celarsi sotto diverse forme, di governo e di opposizione), mentre da un’altra parte sta faticosamente incedendo il tentativo di una ricomposizione a tappe forzate del soggetto sociale “lavoro” ormai completamente precarizzato, un processo incentivato dalla crescente miseria indotta dalla crisi.

Questo tentativo non è senza difficoltà, visto che sono molte le figure che ambiscono a rappresentare la miseria attuale e futura, alcune in buona fede - ma con scarsi mezzi a disposizione e ancora dentro una crisi che dura dal crollo del socialismo reale -, altre in mala fede o quantomeno, nel migliore dei casi, incorrendo in una grave incapacità di comprensione della posta in gioco effettiva...

...Suite de l'article : http://www.emigrazione-notizie.org/articles.asp?id=395

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 09:04

Article publie le 28 fevrier 2008

http://www.bdr13.pcf.fr/Contribution-de-Pierre-Assante,5780.html?var_recherche=developpement%20inegal

 

Cet article publié sur le site PCF 13 en février 2008 (lien ci-dessus), a été repris dans "La métamorphose du travail" recueil mis en ligne sur le site de "Travail et Démocratie", le site de " Emigrazione Notizie" et sur ce blog.

 

Il est aussi en page 106 du recueil ci-dessous

 

14mai10 003Le capital ne se valorise que s’il peut jouer sur sa partie variable, c'est-à-dire sur la main d’œuvre, le travail salarié.

Il ne peut donc réaliser l’automatisation poussée d’une production que s’il a d’autre part un appoint et un transfert d’une production faisant appel à de la main d’œuvre. Ainsi le développement inégal lui est indispensable car seul ce développement inégal géographique et social peut maintenir la production à main d’œuvre suffisante à la valorisation.

Les transferts de valeur (marchande), la multiplicité et la variété de ces transferts voilent cette réalité, pourtant évidente pour qui veut s’y pencher.

 

Les « pays émergents » vont, dans les décennies à venir, refuser que les pays « développés » continuent de gérer les bourses des valeurs, les techniques et le monde alors que le capital transfère la production hors des frontières des pays développés, en faisant de ces pays émergents les vrais maîtres du jeu. Ce sera la là meilleure démonstration de la question de la valorisation du capital qui devrait alors avoir recours à une guerre généralisée pour survivre, si on peut appeler survivre l’issue d’une éventuelle guerre. E.Berlinguer pointait cette question dès 1971 (1).

 

L’automatisation généralisée au marché mondial est en contradiction mortelle pour le marché capitaliste car elle met en cause ses lois de développement.

 

Le développement inégal a été DEJA analysé dans « Impérialisme, stade suprême du capitalisme », il y a près d’un siècle. Cette donnée a pris aujourd’hui une dimension généralisée et hypertrophiée et c’est la raison des difficultés et de l’impasse du capitalisme pour entrer dans une nouvelle phase d’adaptation. L’automatisation généralisée est la clef de la libération du travail (2).  

 

L’organisation du travail sur la base d’une automatisation généralisée est la clef de l’humain universel pour qui le temps est dégagé pour une activité libre, un développement de la personne, l’explosion de la créativité et le développement durable. Pourquoi ne pas appeler ça par son nom : le communisme.

Il faut développer les données évoquées ci-dessus,  d’un développement et d’un exposé scientifique qui réclame le passage par « la critique de l’économie politique, le Capital ».

La démocratie du travail par laquelle passe la transformation du « que produire et comment produire » (3), c'est-à-dire l’organisation micro et macro du travail, est donc bien la seule alternative au développement humain, autour de laquelle doivent s’organiser l’ensemble des activités humaines, la sauvegarde de la paix et le respect du prochain basé sur l'égalité sociale. On ne peut considérer l'humanité figée dans une situation immuable, ce qui reviendrait à la condamner à mort.

 

Pierre Assante, le 27 février 2008

 

Notes :

 (1) Le capital agit à la fois dans le cadre des nations mais aussi globalement. Cela transforme de rôle des nations dont le centre n’est plus le marché national mais la position dans et sur le marché mondial. Il n’y a pas affaiblissement des nations et de l’État, mais transformation de leur rôle et adaptation aux transformations du capital. Evidemment, cela suppose une législation conforme à ces transformations du capital. C’est bien la raison des bouleversements politiques de Reagan, Tatcher, Buch, Berlusconi, Sarkosy, et de toute politique libérale. Mais, contradiction : le capital veut et ne veut pas rayer l’histoire parce qu’elle le sert et le dessert en même temps, et cette contradiction n’est pas une autre contradiction que celle de la baisse tendancielle du taux de profit : c’est la même.

 

(2) Libération, pas de la production, libération du travail ! C'est-à-dire qu’on ne supprime pas le travail, on le rend libre, ce qui est différent. La distinction est une distinction de taille qui révèle les contraintes inhérentes aux rapports de classes. Le partage d’un repas par des hommes empreints par la lutte pour la solidarité transformé en hostie par l’institution contient tout ce que la dichotomie esprit/corps est induite par les rapports inégaux, que l’institution des dominants se réclame de la religion ou de la laïcité, dans ce cas la laïcité de classe qui est un retour à la domination religieuse. Il est significatif que la rencontre de la philosophie grecque avancée des commerçants antiques, de la lutte contre l’esclavage et la colonisation avec un mouvement populaire « de base », ait engendré un dieu avec un corps d’homme et les conséquences de ce corps d’homme. Les débats théologiques ont d’ailleurs immédiatement porté sur la constitution matérielle de ce dieu. Le débat a été rapidement tranché par l’institution au détriment du corps, et celui de « supprimer l’esclavage ou le rendre plus doux » par le maintient des dominations de classe, ce qui est la même chose : nier le corps. Il en est de même de la dichotomie « critique de l’économie politique/action politique d’émancipation humaine » et « critique de l’économie politique/rapports homme-femme » ou « critique de l’économie politique/rapports de subalternité décideurs-exécutants ». Trouver gonflant le travail dit théorique est de cet ordre de la dichotomie induite par les lois économiques de développement dans un système d’échange hiérarchisé. Ignorer ces lois, c’est la conséquence de l’imprégnation de cette domination sur l’ensemble de la société. Nier le corps, c’est aussi nier les techniques, évidemment.

 

(3) Cette expression est aussi une expression employée par Enrico Berlinguer. Créer, c’est marcher sur la corde raide. Il fut un temps on appelait ça ne tomber ni dans l’opportuniste de gauche ni dans l’opportunisme de droite. Mais on a vu comment cette formule a été utilisée pour justifier des positions dominantes contre les critiques au sens scientifique du terme (les critiques, pas les manœuvres politiciennes). Créer, c’est une situation de bel inconfort, de fidélité et d’infidélité, d’héritage des autres et de soi-même et de transformation saine de l’héritage. On mesure à quel point trancher dans cet inconfort pour stabiliser une réflexion, une situation, en réduisant les horizons à un horizon limité, est un conformisme mortel en voyant ce que les italiens du « Parti Démocratique » issu du PCI ont fait. Tenir les deux bouts consiste à ne pas opposer « l’horizon lointain » et « l’horizon immédiat », mais les rendre complémentaires en les unissant. Sombrer dans un seul aspect d’une question, d’un acte, ne pas « tenir les deux bouts de l’acte », avec tout ce qu’il y a « entre ces deux bouts » est une habitude humaine que l’on retrouve dans tous les groupes y compris ceux qui se réclament de la transformation sociale, habitude qui induit les querelles stériles, les divisions, les haines internes.

 

Cet article publié sur le site PCF 13 en février 2008, a été repris dans "Métamorphose du travail" recueil mis en ligne sur le site de "Travail et Démocratie" le site de " Emigrazione Notizie" et sur ce blog.

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 07:27

Le Département d’Ergologie de l’Université de Provence organise cette année un séminaire public sous forme de trois séances, les Vendredi 11/02, 8/04, 6/05.

travail et ergologie 0001 

Le matin, 9H-12H, questions en débat posées dans le cadre du développement de la démarche ergologique, préparées par le Séminaire Doctoral.

L’après-midi, 14H-17h, conférence d’une personnalité  invitée.

 

Lieu (sauf contre indication) : salle B 134, Centre d’Aix-en-Provence.

 

Vendredi 11 Février :

Copie de P1000280Matin : recensement d’un certain nombre d’interrogations et de questions théoriques, à tester et travailler dans le cadre de la démarche ergologique.  Présentation : Yves Schwartz.

Après-midi : conférence de Pierre Rabardel, professeur émérite Paris VIII. Thème : «  De l’instrument au pouvoir d’agir. Comment se gère ce déplacement ? »

 

Vendredi 8 Avril :

Copie-de-P1000269.JPGMatin : questions autour des Groupes de Rencontres du Travail. Présentation et animation : Louis Durrive. Discutants : animateurs de GRT, passés et actuels ( selon leur disponibilité).

 

Après-midi : conférence de Christine Castejon (Alter ergo, Paris, docteur en Philosophie).Thème à définir.

 

Vendredi  6 Mai :

l'activité en dialogues 0001Matin : Questions et bilan provisoire préparés par le Séminaire Doctoral.

Après-midi : conférencier à définir.

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 06:00
vendredi 28 janvier - 18:30

Collectifs entreprise, monde intellectuel monde de la recherche, école :

Réunion de travail

 Y.Schwartàtransformer2"École, enseignement supérieur, recherche, entreprise : la formation au cœur de la contradiction capital-travail"

Avec la participation de Stéphane Bonnery
Membre de l’Exécutif national du PCF
Chargé des questions de l’éducation

Cette réunion de travail est commune aux trois collectifs : " entreprise " ; "monde intellectuel, monde de la recherche", "École"

Elle est ouverte à tous les camarades qui souhaitent y participer ; vous pouvez invitez largement

J’ai fait appel à quelques camarades pour qu’ils écrivent un texte qui interpelle, qui donne des pistes de réflexion...

Je vous invite aussi à lire et faire lire les premiers textes de Pierre Bachman et Jacques Broda, qui ont répondu à ma demande.

Y.Schwartzàtransformer1Vous pouvez, apporter votre contribution au travail en écrivant un texte, même court... une parole qui nourrit (l’ensemble des textes qui me seront envoyés, seront diffusés et mis sur le site).

Contact : Miranda Cirasaro

 

http://www.bdr13.pcf.fr/Reunion-de-travail,12885.html

http://www.bdr13.pcf.fr/Note-de-Pierre-Assante,12995.html

http://www.bdr13.pcf.fr/Refexion-de-Jean-Michel-Borriello.html

A la Maison des communistes
280, rue de Lyon
13015 – Marseille

Vendredi 28 janvier à 18h30

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13 janvier 2011 4 13 /01 /janvier /2011 08:30

Mon amie Marie  produit ces chroniques régulières, politiques, humoristiques et pensives...

En voici une des dernières.

 

L'âne, le renard et la confiture.

 

20101019 024C'est l'attitude de nos gouvernants lors de l'épisode exceptionnellement hivernal des dernières fêtes de fin d'année qui m'a mis la puce à l'oreille. J'ai repensé à l'enfant accusé d'avoir mangé la confiture dont le pot était caché en haut de l'armoire et qui se défendait en disant: « c'est pas moi, d'abord j'aime pas la confiture, puis je ne savais pas où elle était cachée, puis le pot était trop haut ». D'abord, il n'y a pas eu de pagaille, puis on a trouvé les responsables de la pagaille, c'est Météo France et les grévistes, la ministre a exigé des explications et maintenant elle organise des tables rondes, sans les représentants des travailleurs, pour comprendre ce qui s'est passé et élaborer des directives pour éviter que cette pagaille qui n'a pas existé ne se reproduise plus! N'en sabi plu que dire!

Commençons par Météo France, ce pelé, ce galeux d'où venait tout le mal. La direction de la météorologie nationale fut créée en 1945. Tiens, comme c'est bizarre. En 1993, sous Balladur, elle devint « sous le nom de Météo France, un établissement public administratif afin de faciliter la commercialisation de l'information météorologique destinée aux particuliers et aux entreprises ». En 2008, sous Fillon, ses personnels se lancent dans un mouvement social fort,contre la suppression de nombreuses structures départementales, et des réductions de postes(tiens, tiens!) et le gouvernement externalise la régie de publicité pour en faire une société de droit privé. Quand il criait haro sur Météo France, Fillon se prenait sans doute pour le renard de la fable, flattant le maitre que chacun sait responsable. La galina que canta es aquela qu'a fach l'uòu!

Aeroports de Paris, fut aussi créé en 1945. C'était alors un établissement public de l'état, mais il devint société anonyme en 2005, sous le gouvernement Raffarin, et c'est le gouvernement Villepin qui lança en 2006, le processus de privatisation. Cette société avait elle trouvé le responsable de la pagaille aéroportuaire qui n'existait pas pour le gouvernement mais que subissaient les passagers: les grévistes de la société qui fournit le glycol nécessaire au dégivrage des avions. Pas de chance, la société répondit vertement que le conflit social n'avait rien à voir et qu''elle n'avait pas à livrer du glycol qui n'avait pas été commandé! Naturellement, les compagnies d'aviation qui ne pouvaient honorer les vols pour lesquels elles avaient vendu les billets n'étaient ni coupables ni responsables. M'sieur, c'est pas moi, c'est l'autre...Le monde de la concurrence libre et non faussée est vraiment impitoyable, mais il donne un spectacle pitoyable, comme une cour de récré livrée à elle même, sans surveillance. Aquela d'eficacitat! Era un cònta de ma tanta la bòrnia di dos uelhs!

Est-il besoin de parler des sociétés d'autoroutes, privées elles aussi? Pas mal, non plus, la défense de la SNCF, et son rapport sur le Strasbourg-Nice. Il n'y a pas de faute humaine, toutes les procédures ont été respectées, mais le train n'aurait pas du partir...Et naturellement, les syndicats qui lancent des préavis de grèves, dans la période des grands départs sont responsables, surtout s'ils revendiquent des créations d'emplois. Regardez la bonne volonté de la direction: elle a imaginé faire appel aux cheminots en congé pour aider les contrôleurs. Elle fait appel aux volontaires: c'est pas du dialogue social, ça? Imaginez le roi du Maroc demandant à notre couple présidentiel s'il ne veut pas faire le ménage dans le palais où il les loge. D'ailleurs, ces méchants syndicalistes, ils ne viennent même plus aux réunions où on leur permet d'écouter l'énoncé des décisions déjà prises: les voilà les responsables des dysfonctionnement de la société, des verrouillages intempestifs de la créativité des entreprises, du chômage, des intempéries, et que sais-je encore... des tics de nicolas le petit ? Zo, bolegam. Viva lo cambiament vertadier.

 

Marie Delenga, chronique du Patriote.

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 07:57

Goblot"Les femmes et les hommes qui s’associent pour constituer ensemble le Parti communiste français ont en projet commun de vouloir répondre aux immenses défis de notre époque par l’émancipation de chacun-e, la maîtrise sociale, la mise en commun et le partage des connaissances, des pouvoirs, des richesses.

Elles et ils refusent un monde où les possibilités considérables qui surgissent de l’activité et du génie humain sont dévoyées en pillage des ressources, en concurrence aveugle, en affrontements et en guerres ; une société d’injustices et d’inégalités où les forts écrasent toujours les faibles. Elles et ils considèrent que la toute puissance de l’argent peut être combattue, que le capitalisme n’est pas la fin de l’histoire.

Leur engagement politique a pour raison d’être de promouvoir la pleine autonomie et le plein épanouissement de chaque femme et de chaque homme en faisant reculer, jusqu’à leur dépassement, toutes les formes sociales d’exploitation, de domination et d’aliénation.

Des êtres humains libres, égaux et associés, c’est la conception révolutionnaire qu’elles et ils se donnent d’un communisme libérateur d’humanité."

Extrait : Préambule du texte constituant « Les statuts du Parti communiste français »

 

Tout ce que j’aime. Jean Ferrat.

 

La mer et les oiseaux envolés du sommeil
La pierre du seuil usée par le pas des saisons
Roses d'écume et fruits vermeils
Le vent rêvant sur ma maison
Le feu qui veille
L'or des poissons
Le soleil
Les moissons

Tout ce que j'aime
Tout ce que j'aime au creux des mains

Combats d'hier combats toujours recommencés
Premier cri de la vie graines de l'avenir
Un pas de plus vers la beauté
Rêves réels qui vont fleurir
L'espoir gagné
Savoir s'unir
La bonté
Rebâtir

Tout ce que j'aime
Tout ce que j'aime mène à demain

Le goût de vivre enfin sans mesure sans frontières
Les raisons de l'amour les raisons de la vie
Deux bras comme un grand livre ouvert
Une chanson contre l'oubli
Justes colères
Mystères conquis
La lumière
L'infini

Tout ce que j'aime
Tout ce que j'aime t'appartient

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 19:44

Roqueta.Poemas-de-prosa-jpg

 

Es envirotat de milenaris

E estrenhe lei milenaris

Mai luench que l’orizont

Tau era Max Roqueta. Cresi. 

 

 Pèiron, 8 de Genoier 2011

  

 

Il est environné de millénaires

Et cerne les millénaires

Au-delà de leur horizon

Tel était Max Rouquette, je crois. 

 

 

Pierrot, 8 janvier 2011

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 08:19

Traduction :

 

Antologia deis escrivans sociaus provençausDans l’encadré il y a VIRUS. C’est un jeu de mot avec le U qui symbolise le journal l’UNITA

 

Titre : Interdit de piétiner les pelouses (et les classes, c’est un jeu de mot sur le double sens du mot « aule » en italien : pelouse et-ou salle de classe)

 

ATA,  ce n’est pas une prise de karaté, oh jeune.

Ni une marque (griffe) de tes pantalons.

C’est moi

Tu vois maintenant (de quoi il s'agit) ? Peut-être tu me vois à la récréation.

Je te regarde de travers si tu sors des toilettes et tu pues la cigarette.

Tu ris

Et tu ne comprends pas.

Moi je t’enseigne ce qu’est la vie.

 

La vie : sonner la cloche tous les jours

porter la circulaire et faire les photocopies

ouvrir et fermer le portail.

et nettoyer les chiottes

de ton autogestion.

 

Merle RenéSans accrocs, sans pierres, et sans flammes, (allusion au manifs étudiantes…)

pendant des années,

et ainsi aussi, perdre le travail

 

Vas dans la rue jouer, petit

maintenant

tu as fini de faire la révolution ?

 

Reviens, va ! Assied-toi

N’écris pas sur le banc et ne fume pas dans les toilettes, qu’après ça pue.

 

Ce petit texte est signé « di lo Scorpione », du « Scorpion »,  ce qui est le pseudonyme du journaliste. Sans doute de sa part ses propres souvenirs d’élève et ses rapports humain avec ce travailleur si visible et si invisible.

 

Petits repères personnels de T.O.S et autres:

 

Pour ma part j’ai été 30 ans TOS en tant qu’agent de labo (« ménage » d’un demi hectare compris et autres « taches ménagères industrielles » de TOS), puis Aide, puis Aide Technique. Auparavant, j’avais eu une petite expérience ouvrière au rythme de SCHWARTZ 198860 h par semaine (10 h par jour, Samedi compris) dans la métallurgie, et une expérience de coursier qui m’avait permis de côtoyer les mœurs et coutumes d’une grande famille marseillaise et ses rapports au profit.

 

Mon enfance c’est celle de la campagne marseillaise (les Accates), de ses travaux des champs et des vignes, dans une famille (mixte : d'immigrations diverses et de de longue tradition marseillaise) pourtant citadine de culture scientifique autodidacte et de culture musicale forte ; et politique aussi. J’y dois ajouter les deux instits, Mme Ramade dans une classe unique de campagne à laquelle est venu s’adjoindre les deux dernières années une personnalité forte aussi, Gabriel Vialle.

 

Résultat scolaires excellents en primaire, médiocre en secondaire et problèmes de santé avec aversion relative du milieu bourgeois lycéen de Thiers, bien qu’y côtoyant des amis avec un esprit fraternel. Arrêt en seconde et travail puis apprentissage au Pontet et reprise du travail.

 

Trente ans à monter des expériences de physiques du programme des lycées et à construire des appareils d’expérimentation, ce n’est pas une expérience scientifique, mais cela ajouté aux observations campagnardes de la vie animale et rurale familiarise avec le comportement de la nature et de l’homme. Plus rapports doublement hérétiques de mon père communiste à l’église et croyant à la cellule, militant CGT.

 

Action Poétique N°23 couv.Mes dix dernières années d’activité salariées, c’était du syndicalisme à plein temps, au hasard de la création de la FSU qui aspirait les bonnes volontés en réserve. Et une expérience où l’on côtoie et les revendications de terrain et les institutions à haut niveau et leurs relations complexes avec la loi et les intérêts de la classe dominante.

 

Cela fait un bilan et une synthèse d’expérience qui permet de rester près, avec « ceux d’en bas » (conditions de vie quotidienne comprises) et d’avoir  une vision plus générale et plus synthétique de la société, de sa réalité et de ses devenirs possibles.

 

Les expériences familiales et conjugales sont traversées par tout ça et traversent tout ça bien sûr, les enfants qui grandissent et les vieux qui se « concentrent » sur les moyens qui vont diminuendo et grandissent en même temps, de même. La femme, l’amour, les enfant, petits enfants et parents nous apprenant des choses extraordinaires.

 

Une petite expérience poétique avec la revue « Action Poétique », 47 ans de PCF à ce jour dont 10 ans de secrétariat de section, le secrétariat du CREO Provence, la commission culturelle du PCF 13, les 2000 signatures de son stand à la Fête de la Marseillaise pour la culture d’Oc à la télé et son succès, la révélatrice fréquentation de l’ergologie, tous les personnages passionnants de tous ces milieux divers…. et j’arrête car on ne peut manif unatos femmesrésumer une vie, et c'est prétentieux, pardonnez-moi… etc.…Copie de 100 1686

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 13:32

20101019-011.jpgLes A.T.A. sont en Italie proches de ce que sont les T.O.S. (Personnels Techniques Ouvriers et de Service) particuliers au milieu scolaire et de l'éducation en France. Les ATA et les TOS de la Fonction Publique d'Etat ou Territoriaux, à la différence des personnels Techniques Ouvriers et de Service que l'on trouve dans le privé et en majorité précaires et sans statuts , conservent encore, même si elles sont gravement menacées,  des fonctions professionnelles formalisées et un certains nombre de droits et de qualifications reconnues qui vont avec cette formalisation (statuts, règlementation des missions...).

J'ai reçu, en hommage personnel à mon ex-profession, cette page de l'UNITA (Ex-journal quotidien italien de l'ex-P.C.I. -prononcer "pitchi"). Cette page, c'est une sorte de poésie, un hommage aux travaux des TOS italiens de l'éduc., leur utilité, et un discours à leur principal usager, l'élève (Voir en bas de cet article).

Dans le cadre d'une société qui surmontera la question de la division du travail actuelle, et donc la question du salariat dans la société de classe, les T.O.S. de la F.P. ne sauraient être un modèle.

Cependant leurs statuts actuels dans les Fonctions Publiques, ont été conquis de haute lutte syndicale par ces personnels et représentent une avancée fondamentale sur laquelle pourraient s'appuyer tous les salariés et les précaires en particulier, surtout vis à vis du précariat qui s'étend.

La plateforme syndicale commune a mis dans ses objectifs de lutte, l'abolition de ce précariat et l'extension du droit du travail. Et souligné la question de la gestion du travail et du recul de ses droits par le moyen de politiques bancaires réactionnaires.

Pierrot, le 7 janvier 2011

A.T.A.

Sur les TOS, voir l'article :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-t-o-s-sur-l-activite-64012172.html

Et le lien avec le N° 86 de Régions Atos :

Régions ATOS 86

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7 janvier 2011 5 07 /01 /janvier /2011 06:23
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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 07:21

 escalier contesse 2juin10 002Expérimentons une autre vision : imagine ! :

  

Si tu es menuisier ou bricoleur, et que tu veuilles fabriquer artisanalement une table, imagine que tu doives découper le bois. Tu vas le scier et le raboter à une certaine forme, une certaine dimension.

Imagine maintenant que le bois est un mouvement, et non cet objet inerte que ta représentation mentale,  l’habitude et l’usage ont formé pour « un temps historique », le tien.

Imagine enfin que ces représentations mentales de la réalité que  l’habitude et l’usage ont formé, sont celles d'une réalité de mouvements divers, ce qui fait la diversité des objets avec lesquels tu rentres en relation directement ou indirectement.

 

Imagine enfin, qu’en pénétrant dans l’infiniment petit de ton plateau de table, son mouvement, comme tous les mouvements, possèdent des pulsions de mouvement, avec des fréquences fixes, et des combinaisons de fréquences issus des diversités des mouvements qui se rencontrent dans le mouvement.

 

Imagine maintenant que ces mouvements multiples, variés qui se rencontrent forment les objets et les évènements de notre vie, de la nature, de la société, de toutes formes prises par le mouvement et les processus qu’ils forment dans un processus général.

 

Copie-de-000_2412.JPGAinsi tu peux imaginer différemment à quoi correspondent dans la réalité les concepts de mesure discrète et de mesure quantique, c'est-à-dire de continuité et de rupture, de quantité et de qualité qu’elles produisent, des contradictions d’un processus, des forces contradictoires qu’il contient leur croissance et leur propre mouvement particulier, des transformations qualitatives issus des accumulations quantitatives, c'est-à-dire des mouvements de croissance (y compris dans la croissance de la conscience collective de l’humanité, l’humanisation de la nature) qui se nourrissent de l’accumulation des mouvements « externes » dans un mouvement « absorbant » à l’image de la vie : le propre de la construction, en santé, en durée cohérente ou non du mouvement.

 

En fait appliquer relativement et d’une façon souple cette vision à tout ce que la recherche scientifique et philosophique nous révélé dans l’histoire humaine à ce jour.

 

Spire quand l evenement...Tu peux aussi appliquer de la même façon cette vision au mouvement de l'échange humain, depuis ses formes primitives jusqu'à sa forme actuelle, la mesure quantitative de la valeur marchande, du temps de travail mesurable, hors "valeurs sans dimensions". Et comprendre les phénomènes "aléatoires" ou volontairement "non contrôlés" par et pour l'intérêt privé, non quantifiables, apparemment cohérents dans cette logique privée limitée et mutilée, et incohérents globalement dans l'échange mondialisé et informationnalisé. Et imaginer et comprendre l'indifférence générale que cette mesure introduit vis à vis des produits particuliers du travail et donc des besoins en santé (en vie sans maladie mortelle généralisée). Et voir la quantité de désirs sans solution qu'elle induit.

 

Et imaginer et mettre en oeuvre des transformations volontaires nouvelles à initier dans l'échange

 

Cette proposition de vision ne se veut pas rigide, elle se veut introduire un autre abord du concept de matière qui confirme la vision matérialiste, le concept de processus, les interactions dialectiques, en synchronie et en diachronie, l’aléatoire et la volonté humaine elle-même élément de l’autocréation de la nature, de l’humanité et l’homme et son travail, son activité qui est part de la nature, dans son unité.

 

Matérialisme-et-Empiriocriticisme-Lénine-1909Finalement, cette « autre » vision que je vous "propose" n’est pas si différente de notre vision quotidienne face à la résolution des problèmes quotidiens de notre vie. Elle nous permet cependant, peut-être, de rassembler mieux nos concepts apparemment morcelés et incohérents, à aider aux synthèses tout en s’en méfiant et en restant en éveil sur leur besoin de mobilité.

 

A partir de cette vision de mouvement et non « d’objet » (au sens populaire du mot), il est plus facile, je crois, de rassembler les concepts et les mesures de temps et d’espace, l’existence n’étant que le mouvement, sa continuité et sa pulsion, et l’unité d’objet, d’être du temps-espace.

 

Mes excuses pour cette imagination de scientifique amateur sans démonstrations expérimentales autres que l’usage de la vie quotidienne et militante et des évènements qu'elle rencontre, y compris par notre connaissance collective de l’histoire et des sciences. Ne pas la prendre au sérieux, mais y rêver.

 

Pierre Assante, Jeudi 6 janvier 2011

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 17:41

La somme et le reste, Edité par AjzenbergDans une espèce vivante, l’individu est à la fois en solidarité et en concurrence. La concurrence ne peux pas prendre le pas et s'isoler du "mouvement solidarité" sous peine d'auto-destruction du mouvement, de la vie de l'espèce. C’est un mouvement unique qui comporte une contradiction interne, comme tout mouvement, et sans laquelle il n’y a pas de mouvement. L’approche de l’équilibre-déséquilibre sain (c'est-à-dire avec des maladies curables) est une solidarité victorieuse née d’une synthèse en mouvement dans laquelle s’exerce le processus des forces contraires. Au-delà on peut imaginer (et préparer), en mettant en œuvre nos capacités dialectiques, une autre qualité* du rapport dans l’espèce dans lesquelles ces forces contraires aient une autre qualité*.

 

Dans une espèce pensante, l’humanité, il en est de même, la pensée, le corps-soi jouant un rôle propre à cette espèce.

Matérialisme-et-Empiriocriticisme-Lénine-1909L’humanité c’est aussi son organisation sociale, aujourd’hui mondialisée et informationnalisée. Ainsi, dès après la Libération du nazisme, les conquêtes sociales ont continué à se développer durant des décennies et leurs destructions de même, simultanément. L’unité syndicale de la CGT et la scission de FO sont un élément de cette contradiction, de même que des processus dans les mouvements politiques à l’encontre des partis communistes, et il ne s’agit pas de juger des gentils d’un côté et les méchants de l’autre, mais de considérer le processus de développement humain, dans toutes les activités humaines et leur rapport entre elles et leurs rapports avec la nature dont elles font partie.

 

Si l’on considère le mouvement de l’humanité vers une santé des échanges humain, on peut dire que le mouvement engendré après le nazisme dans le monde (rapport de force de la classe ouvrière dans la démocratie bourgeoise, décolonisation…) constitue en quelque sorte un moment particulier de la civilisation dont les limites sont fixées par la capacités productives du capitalisme et sa contradiction économique première, la suraccumulation du capital Spire quand l evenement...et sa contradiction première générale, la mesure quantitative de la valeur d’échange qui nie sur le fond la nécessite première de l’échange humain libre.

 

Ainsi, si le mouvement sarkoziste (et ses équivalents dans le monde) constitue une attaque contre-révolutionnaire, il est aussi l’achèvement de la destruction d’une civilisation née d’après la guerre contre le nazisme, et le début d’une autre organisation du travail dans laquelle les média continueront à jouer un grand rôle (et de plus en plus grand) en faveur de la propriété privée des moyens de production (et de ses conséquences générales dans le concept d’usage), tant que les effets de cette propriété n’ouvriront pas la voie au travail en cours de transformation progressiste des mouvements non seulement se réclamant, mais représentant et agissant pour le développement communiste : négation du système arrivé à obsolescence, et construction d’un autre mode de production et d’échange (négation de la négation). 

 

Le mouvement révolutionnaire de la bourgeoisie, dans tous les moments difficiles de transformation, a reposé les questions JAURESphilosophiques mettant en avant ses propres besoins (y compris d’alliances), dans le développement humain. Le mouvement ouvrier de même. C’est à notre tour d’y contribuer pour le salariat et sa libération, de la même façon qu’a été conçu par exemple « matérialisme et empiriocriticisme » pour son temps, et pour nous dans la réalité de notre temps, à la fois nouvelle et dans « ses constantes ».

 

Pierre Assante, le 4 janvier 2011

 

*Qualités et défauts (au sens populaire du terme, manière d’être bonne ou mauvaise) n’existent qu’en tant qu’abstractions, elles,  ils, sont des aptitudes et des capacités que l’on met en œuvre ponctuellement, sur le court, moyen ou long terme et qui ont des effets en fonction du contexte du processus, sur la personne et le collectif que l’on touche directement et indirectement.

Aucun acte n’est neutre ni sans effet, et la résultante des effets intervient, s’intrique avec plus ou moins de force dans l’orientation humaine. L’acte, qu’il ait l’effet tangible qu’on attend pour soi-même ou non, ou qu’il soit reconnu ou non par les autres, le second cas étant en général vécu négativement : la solidarité n’est encore que ce qu’elle est et les sentiments qui l’accompagnent de même.

 

Ici, le terme « qualité » dans le sens philosophique concerne la forme et l’essence existante (détermination interne d’une chose) ou nouvelle à un moment de la transformation continue et discontinue (discrète et quantique), découlant de l’accumulation quantitative qui enfante la transformation qualitative de l’objet en question. Ce sens de « qualité » n’est évidemment pas sans rapport avec le sens populaire du terme.

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