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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 04:54

 

Missions éducatives

T.O.S. : Déqualification. Jusqu’où irons-nous

 

Région ATOS 86 UneLa " mission éducative ", a été garante des conditions d’exercice du travail et de ses droits pour les personnels TOS des établissements scolaires.

Pendant de nombreuses années, les personnels de maintenance, d’entretien, d’accueil, de restauration, d’assistance scientifique ont eu dans les établissements d’enseignement, des statuts spécifiant leurs missions, une " formalisation " précise de leurs carrières. C’était le résultat de longues luttes syndicales pour la reconnaissance de leur travail et des droits qui en découlaient.

Cette formalisation statutaire permet de ne pas travailler n’importe où, ni n’importe comment. C’est ce que, syndicalement et historiquement, nous avons appelé la " mission éducative " pour les personnels dits " non enseignants "des écoles, des lycées et des Collèges.

L'approche de ce statut dans les Collectivités est bien différent et les remises en cause nombreuses.

Pour le profit, qu’importe que soit entretenu par une personne, indifféremment, un collège, un hôpital, une préfecture, une maison de quartier ? Et que lui importe de donner un statut à ce personnel.

C’est au nom de soi-disant « conditions nouvelles » qu’une " modernisation " a été imposée aux personnels. La nouvelle loi territoriale votée le 16 novembre 2010 ouvre, encore plus les portes, non seulement à un "travailler n’importe où et sur n’importe quelle mission ", mais aussi à travailler avec pertes des garanties qui ont été les nôtres.

Nous ne voulons pas de ce schéma et nous battons pour élargir nos garanties statutaires à l'ensemble des Personnels, y compris de la FPT.

La gestion des établissements scolaires s’apprête à être révolutionnée par la disparition des gestions propres aux départements et aux régions et par l’apparition des super métropoles. Et leurs budgets, comme les budgets des Collectivités, taillés et ligotés, leurs orientations vont dans le sens, à l’instar de la réforme des retraites, de la privatisation et de la suppression de services : pénurie et inégalités.

Que sont les adjoints techniques de la territoriale et de l'Etat ? Ce sont nos mêmes contrats, ce sont bien nos OEA d'antan, nos OP, nos MO, nos PTL, dans l'Education et ailleurs etc...

 

" MODERNISER " VRAIMENT ce serait faire progresser en qualification la masse des dit(e)s "non qualifié(e)s" de base. ( j'ai mis un "e" parce que c'est ça la réalité de nos professions, à majorité féminines, doublement exploitées), qui ont perdu leur appellation au profit d'une appellation qui reflète " l'évolution " vers la polyvalence et la déqualification et la "dé-statut-fication" particulière.

Déqualification générale qui préside entre autre aux statuts de la FPT sans parler de la précarité galopante sous toutes ses formes, majoritaire dans l'emploi global.

LA VRAIE MODERNISATION ce serait un renforcement des ouvriers qualifiés pouvant tirer l'ensemble des personnels vers le haut, c'est un encadrement non "d'élite" mais "technique et ouvrier" proche des personnels afin de coordonner, d'animer le travail en fonction des besoins techniques des services  qui sont la base de nos missions, ce serait des équipes de travail cohérentes et animés dans la concertation.

LA VRAIE MODERNISATION ce serait avoir des ouvriers qualifiés d'intervention rapide dans les Établissements, avoir des personnels d'entretien et de maintenance dont le lien avec l'usager  réponde aux besoins propres du lieu où ils exercent,  tirer vers le haut les qualifications par cette fonction et en même temps les emplois, les conditions de travail et les salaires.

LA VRAIE MODERNISATION ce serait reconnaître aux femmes des droits égaux en qualification et en salaires, et à tous les personnels, que leur rôle est essentiel ! L’histoire des  TOS doit servir d’exemple. N’oublions pas que « TOS »  qualifie les fonctions Techniques Ouvrières et de Service etc… Que serait l’encadrement du travail dans un pays sans l’exécution de ce travail. Il faut en finir avec ces appellations ministérielles de travail " non qualifié ", offensant, démotivant, dévalorisant, et cette division archaïque !

 

L'appellation "adjoints techniques", c'est bien le reflet de notre "évolution à l'envers" vers la polyvalence et la déqualification, le désintérêt du travail.

NON, les spécialités , la formalisation des missions dans des statuts particuliers, l'attachement à un service, un lieu de travail, les rapports humains qu'on y entretient entre salariés et entre salariés et usagers", tout ça n'est pas fini. Notre action ne consiste pas à manœuvrer en recul mais à nous fixer des objectifs de reconquête et de transformation de fond permettant ces reconquêtes. Et là on aborde aussi des questions plus larges de gestion des administrations, de l'État, des entreprises, ET de l'appareil productif soumis à la bourse des "valeurs".

 

Pierrot Assante (Régions ATOS N°86, décembre 2010).

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 04:52

P1010224Au sujet d’une candidature communiste aux présidentielles

 

Echange avec Claude Mazauric et Brigitte Dionnet.

 

 

S’il s’agit de peur, mais je ne crois pas qu’il s’agisse de ça, je dirais que le PCF, mon parti, pourrait être entre 2 peurs : celle de se dissoudre dans le rassemblement et, ou, celle de disparaître par extinction interne, 2 façons de ne plus exister. Dans les deux cas, ce serait une peur de perdre ou les moyens d’agir ou « l’outil » pour agir, nécessaires à résister et à construire.

 

Il y a cependant, quand même, une certaine vision hiérarchique ou élitiste à penser qu’être « pour un rassemblement sans effacement du PCF » (appel que j'ai signé : http://soutien-andre-chassaigne.fr/) signifie ne pas avoir compris ET la nécessité des alliances et du rassemblement, ET le rapport de force électoral ici et maintenant.

 

Nous aurons et serons pour, peut-être, in fine, Jean-Luc Mélenchon comme candidat commun aux présidentielle, ou peut-être une autre candidature non PCF, ou…, mais une candidature communiste, ici et maintenant, c’est affirmer ceci : surmonter la crise de suraccumulation du capital, sans quoi aucune alternative au libéralisme et à sa crise n’est possible (croire le contraire me semble aventureux), demande des mesures, des choix d’entrer dans un processus sain (dont les maladies seraient curables) qui protège le travail, la production et donc les besoins humains, la personne dans un ensemble cohérent,  qui protège de cette suraccumulation inhérente au capital et la crise systémique profonde qu’elle induit.

 

Des processus pour rendre le travail aux travailleurs ont été tenté dans le passé : Programme Commun, Compromis historique (comment et pour quoi produire – démocratie du producteur, transformation du salariat), en France, en Italie, au Chili, euro-communisme….

 

Forces politiques de progrès, syndicalisme, mouvement associatifs ont animé avec les citoyens engagés et actifs ces processus pour l’instant avortés ou en gésine.

 

Dans la situation actuelle du capitalisme, de la production-gestion-échange informationnnalisés mondialisés, de l’explosion de la possibilité de l’abondance et de la qualité de la production libérée de l’entrave du profit, c’est le moins qu’on puisse dire et faire.

 

Si les mesures à prendre demandent des choix nationaux, elles demandent aussi des choix internationaux et européens. L’orientation franco-française conservatrice de Jean-luc Mélenchon qui va jusqu’à la peur mépris des cultures régionales, en les assimilant aux agissements des nationalismes folkloriques régionaux (c’était déjà le cas du temps de son secrétariat à la Formation Professionnelle au Ministère de l’E.N.) est un test des limites à dépasser de cette orientation, quelquefois partagée dans le PCF lui-même. Faisable.

 

Une candidature communiste pose donc et pour le PG et pour tout autre allié la question de la clarté sur les choix et les orientations. Il n’est bien sûr pas question de trouver le clone d’un communiste si nous décidons in fine d’une candidature commune non communiste du Front de Gauche (mais les communistes eux même ne se clonent pas entre eux !), ceci en fonction du développement des luttes qui elles seules et non un homme providentiel (ni Dieu, ni César, ni tribun), peuvent porter l’élévation de la conscience nécessaire à une alternative.

 

JAURESOn trouve souvent dans le PCF et l’Humanité (je les aime !) des analyses excellentes relevant de l’histoire mais qui font l’impasse sur l’économie, la production, l’ergologie, l’anthroponomie , ( allusions vagues,  sans clarté à la « valeur », référence aux « services » sans référence à la production et à son niveau mondial, bien que cela commence à pointer un peu, ouf !), comme si la première question pour faire le pain et se nourrir n’est pas de semer le blé et cultiver la terre. Cette métaphore n’est presque pas une, parce qu’elle pose d’une façon même imagée la question concrète du travail, dans tous ses aspects, l’objet de la production contenant tout de l’accumulation humaine, de son processus, sous tous ses aspects, sa diversité et dans son unité, ses aspirations.

 

Communistes ou non, les humains sont égaux, semblables dans leur diversité et leur diversité d’opinion réclame respect, clarté et non opportunisme et condescendance. Difficile pour tous mais nécessaire à chacun.

 

Pour le moment nous ne connaissons ni le développement du rapport de force, bien qu’un printemps européen, ne soit pas à exclure et soit à espérer et préparer, ni  même, si le rapport de force ne grandit pas en notre faveur, si le second tour verra ou pas un candidat de gauche en lice et sur quelle orientation… L’art de la politique c’est de tenter de prévoir et, ou de "corriger" si besoin est. Dans l’intérêt des peuples évidemment, dont nous sommes, et pas des partis, bien que de leur existences et de leurs orientations dépendent la vie des peuples. Les attaques et les doutes sur la forme-parti ne datent pas d’hier. C’est plutôt de leur qualité qu’il doit être question, je crois pour ma part. En tout cas pour l'instant.

 

Cependant quelque soit la représentation gouvernementale, institutionnelle, un processus constituant ancien ou nouveau, passe dans un premier temps par la rénovation des institutions démocratiques et entre autre leur moralisation, celle des assemblées locales, nationales, européennes élues, par la lutte pour la moralisation des embryons d’Etat mondial que constituent les institutions internationales. Ce qui réclame démocratie et cohérence, et donc l’expression consciente du processus inconscient.

 

Est-ce là être « un pas en avant des masses », tout en se dessinant sur un horizon suffisamment clair ? C’est une question à éclaircir, sans à priori et sans tabou.

 

Dernière remarque. Il est de bon ton de considérer pédants, ridicules, inutiles, et la science et ceux qui s’y réfèrent. Les dominants qui se servent de la science contre les dominés, sont bien aise que les dominés la méprisent et ils font tout pour développer ce mépris de la science et du « compliqué ». Cela va dans le sens des intérêts du capital, de ses possesseurs et de ses gestionnaires, des souffrances, de l’inhumanité qu’ils imposent, des progrès et des satisfactions humains qu’ils empêchent.

 

Pierre Assante, 31 décembre 2010

 

Ajouté le 5 janvier 2011, article de l'Humanité du même jour, Arnaud SPIRE

http://www.pierreassante.fr/dossier/Spire_Huma.pdf

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 18:05

  Région ATOS 86 Une

 

 

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Sommaire et Edito en page 3

  

http://www.pierreassante.fr/dossier/REGIONS_%20ATOS_86.pdf

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 14:43

Rouquette Mesclum 30.12.10

  ROUQUETTEphoto.jpg

 

"La conscience se reflète dans le mot comme le soleil dans une petite goutte d'eau. Le mot est à la conscience ce qu'est un petit monde à un grand, ce qu'est une cellule vivante à l'organisme, un atome au cosmos. C'est un petit monde de conscience. Le mot doué de sens est un microcosme de la conscience humaine".

Lev Vygotski 1933.

 

Cette citation qui est destinée à tous les mots est sans doute si parlante pour la lumière des mots de Max Rouquette 

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 08:12

berliguerLe début des années 1970 est marqué

 

Par l’échec de l’impérialisme au Vietnam

 

Sa grande peur

De l’expérience chilienne

De la révolution des œillets au Portugal

De la menace d’entrée des communistes au gouvernement en Italie et en France (compromis historique, Programme commun en cours d’élaboration)

Des progrès, après la décolonisation d’un mouvement tiers mondialiste.

 

On peut ajouter à la liste mais surtout imaginer et essayer de mieux comprendre un mouvement complexe de la société, ses avancées démocratiques au sens large, c'est-à-dire, au-delà d’une démocratie crée par une classe dominante dont des alliances intelligentes de la part du mouvement populaire ont aussi crée des avancées populaires.

 

On peut encore plus imaginer que tout mouvement de la société dans lesquels on peut déceler une révolution technologique naissante dans les moyens de production a besoin de se réorganiser dans tous les domaines, partant du travail jusqu’aux aux institutions en passant par toutes les activités, tout ce qui fait la culture humaine, du geste du travail et du contenu des besoins et des objets produits en découlant qui contiennent , comme une excroissance du corps humain, le passé, le présent et les futurs en construction.

 

BraudelUn état de révolution technologique contient tout un processus dans tous les domaines de la vie. Le mouvement ouvrier organisé de façons plus ou moins avancées dans les Etats nationaux, n’a pas eu les moyens de réorganisation mondiale qui ont été ceux des possesseurs et gestionnaires du capital. La révolution technologique elle-même a donné au capital les personnels et les techniques centralisés pour agir au niveau mondial.

 

Menaces d’avancées démocratiques et révolutions technologiques réclamant des transformations globales ont été au cœur de la naissance d’embryons d’Etat mondial (ONU, FMI, G7,8,20…) du capital dont les bases positives et négatives (rapport de force) avaient été posées après la deuxième guerre mondiale et l’autre menace qu’avaient constitué les Libérations ont déterminé la réorganisation du capital. La trilatérale, le « choc pétrolier » qui n’est qu’une des crises de suraccumulation du capital dans sa crise générale,  et l’élection de Giscard d’Estaing pour la France ont marqué cette reprise en main des événements par le capital. Les difficultés qui s’en sont suivies pour les mouvements ouvriers ne sont donc pas de leur seul fait, y compris l’échec de ce contre-pouvoir commercial, d'échange, et technologique que constituaient « les pays de l’Est ».

 

Il serait donc temps, pour les donneurs de leçon, dont les leçons sont quelquefois salutaires et légitimes, mais souvent prétentieuses et légères, de prendre en patience l’effort, le travail à faire pour apprendre et construire

 

BROCHURE ECO ET PO persoNos événements d'aujourd'hui sont dans ce processus, sa poursuite (et peut-être son stade extrême, mais sur la question de "stade", il faut raisonner à l'échelle humaine, c'est à dire des générations, de la science et de l'organisation) et les possibilités de transformations progressistes qu'il ouvre à condition de les saisir avec intelligence et cohérence globales.

 

Plus que d’un jugement du « bien » et du « mal », il nous faut une vision des processus. L’indignation, ce courant chaud qui traque l’injustice est inséparable du courant froid de l’analyse et de la distance pour « voir de haut », dans le temps espace.

Courant chaud et courant froid, comme toute idée qui est exploitée en s’élargissant, deviennent à la mode. Pour ma part je recommande plutôt l’analyse de Ernst Bloch sur courant chaud et courant froid du marxisme, Chez Bloch on est loin d’une mode, et il vaut toujours mieux éviter de la suivre, et se faire une idée sérieuse par soi-même, et en même temps passionnante d’une question plutôt que de la survoler avec des ouï-dire et des pub.

 

Dans l’idée d’une démocratie avancée, qui était loin d’être imbécile, quoi qu’en disent les donneurs de leçon, même si elle a échoué au moment de ses tentatives, voici un texte de Berlinguer qui est une leçon d’histoire à méditer, à partir de laquelle il y a bien à apprendre d’une façon critique, au sens scientifique, comme toute histoire humaine. Arrêtons de mépriser la science. Le mépris de la science : c’est les dominants qui utilisent la science contre nous, qui nous ont communiqué le mépris de la science…

 

Je rappelle aussi les travaux du CN du PCF sur la culture et les intellectuels de 1980, qui faisait un bon bilan et une bonne prospective des évènements de 1970, dont 1968 avait été une protestation aux prémices de ces transformations marquée d’avancées économiques et sociétales (avec les contradiction internes au processus d’opposition au capitalisme).

 

En cliquant ici ou sur la couverture du livre sur Berlinguer 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Compromis_historique.pdf,

vous trouverez un de ses textes sur le "compromis historique".

En cliquant ici ou sur la couverture de la brochure "petit rappel...", vous ouvrez sa présentation.

 

Pierre Assante, 29 décembre 2010

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 06:49

Sur « L'activité en Dialogues, entretiens sur l’activité humaine II » et le "Manifeste pour un ergo-engagement"

Sous la direction d’Yves Schwartz et Louis Durrive

avec Nathalie Clar ; Eliza Echternacht ; Stéphanie Mailliot ; Nicole Mencacci ; Muriel Prévot-Carpentier ; Bernadette Venner ; Mariana Verissimo, ainsi que Louis Durrive ; Xavier Roth et Yves Schwartz.

Octarès Editions, 24, rue Nazareth 31000 Toulouse, France Tel : 05 61 25 78 45 –

email : info@octares.com

 

l'activité en dialogues 0001I

Plus qu’un compte rendu, ceci est un commentaire personnel à partir des concepts développés dans cet ouvrage essentiel et attendu. Pour être très bref, je commence par la fin (comme « preuve, démonstration » de la suite) et je « concentre », ce qui risque de rendre cette parole difficile…...

 

Plus la dictature de la mesure de quantité de valeur marchande se rigidifie, et se dissout dans le même temps, envahit toutes les normes, comme un gaz qui se répand avec des effets bien tangibles et bien au-delà du « travail stricto sensu », plus la mesure quantitative des besoins d’échange, de besoin tout court devient fantôme *.

Devient fantôme mais hante bien les consciences, et les corps, le corps-soi, aussi en tant que besoin de transformation sociale, de besoin de vie tout court.

Les valeurs sans mesures, mesurables « dans une autre qualité », sont ainsi la présence de la mesure quantitative des besoins dans la mesure quantitative de la valeur (exemple : tant d’habitation pour tel lieu, tant de nourriture, tant d’heures de formation sur tel champ d’un ensemble, d’une entité dans ses frontières poreuses, tant de temps pour flâner -comme dit W.Benjamin, flâner dans le travail, l’activité, flâner avec « concentration ! »-, tant d’acquis proche et lointain hérité, transformé et développé dans l’activité nouvelle, le tout dans son unité, sans dichotomie esprit-corps, tangible-symbolique).

 

Cette mesure des besoins (allant jusqu’à la distribution directe aux populations, sans monnaie) c’est bien ce qui a marqué et marque tout moment, tous prémisses de transformation progressiste des régimes politiques, sans pour cela reconstituer un quelconque « communisme primitif », mais au contraire en s’appuyant sur le progrès des moyens humains et « matériels » de production.

 

Ainsi le politique le plus réduit soit-il, devient et reste le lieu d’expression des valeurs sans mesure, le servant et le dé-servant en même temps jusqu’à ce que la vie exprime par elle-même, c'est-à-dire aussi par la volonté humaine, et les prémisses d’une société qualitativement nouvelle et sa construction complexe.

Le politique, c'est-à-dire, l’expression consciente d’un processus inconscient, dont l’ergo-engagement est une pointe avancée.

 

La négation A-M-A’ (circulation élargie Argent-Marchandise-Argent’) n’est pas réductible à un retour à l’échange marchand primitif, mais fait appel aux résidus de la cité primitive et de l’artisanat, les développant dans la forme achevée d’un mode de production non marchand (manifeste sur l’ergo engagement), communiste. C’est pourtant ce type de contestation (négation simple de A-M-A’), reflet aller-retour de la production « réelle », qui domine la phase actuelle, et par conséquent aussi dans le débat politique, syndical et même ergologique,  et la « reconstruction de la gauche » passe par la négation de cette négation de même que l’ergo-engagement est lié et dépend à double sens de l’évolution politique dans ses moindres détails.

 

« L'activité en Dialogues, entretiens sur l’activité humaine II » et le "Manifeste pour un ergo-engagement, d’Yves Schwartz" sont une « plongée » qui me passionne autant pour son utilité que comme un  magnifique voyage où s’avancer lentement et avec prudence pour reconnaître le terrain à chaque pas, et s’enfoncer avec détermination le plus avant possible de ce « retour à la conscience d’acte collectif » qu’ils constituent.

 

 

II

Trois réflexions pour avancer. Et une quatrième en forme de plainte.

Réflexions sur le travail et les recherches ergologiques

 

8juin10 0101 Dissymétrie

 

Depuis l’intuition fulgurante de Pasteur, qui la voit dans son expérimentation sur le vivant et la cristallographie, nous savons que la dissymétrie est le fondement de la vie. Nous pouvons ajouter par extension de la généralisation de généralisation (concept de Vygotski) que la dissymétrie est l’essence du mouvement. Héraclite, Hegel,  Marx, Engels, Gramsci, H.Lefebvre, E.Bloch, W.Benjamin… et tant d’autres dans cette « classification » (etc.) l’ont les uns entre-aperçu, les autres, exposé. Lucien Sève a rapproché cette notion de dissymétrie de la notion de contradiction.

L’on sait depuis, mais c’est un savoir qui reste exposé de façon structuraliste dans la biologie ou la linguistique, que le mouvement qui tend à rapprocher la dissymétrie de la symétrie, c'est-à-dire de l’équilibre, aboutit à des mouvements plus fins, plus « ténus », et en multiple le nombre, renouvellement-reproduction-élargie de la dissymétrie. En génétique par exemple, plus les « mélanges ethniques » sont rapides et nombreux, plus la diversité génétique s’accroît, plus l’uniformisation apparente s’accompagne de diversification profonde. Il en est de même pour les langues.

En économie, le dépassement de la  suraccumulation, du mode de production,  entraînerait la diversification et la multiplication du mouvement d’échange-production (voir le schéma du manifeste de 2005 dans « La Somme et le Reste de Janvier 2006 **), et en prémisses commence à le faire dans un accouchement douloureux et dangereux.

 

Copie de 8juin10 0012 Techniques

 

La rapidité des échanges, le renouvellement-reproduction-élargie de la dissymétrie est bien sûr indissoluble des techniques qui le rendent possible, en rapport dialectique entre technique et mode de production.

Je n’entre pas dans les détails de ce mouvement, mais par exemple les capacités de transport « matériels » et « virtuels », rapidité et quantité de mouvements,  mis en relation avec le contact et la diversification, sont des plus visibles. Ce savoir intuitif, spéculatif, empirique, demande mesures et appareils de mesure, mais semble pourtant évident.

Cette accélération n’est pas liée qu’aux techniques de « transport », mais à toutes les techniques et à leur synergie entre elle et dans l’espace tripolaire et ses dissymétries.

 

Copie de P10002803 Compétences et ingrédients

 

Les compétences et les ingrédients de compétences, vues non comme un sujet réifié, chosifié, sont des mouvements dans le mouvement, des objets extraits, abstrait d’une réalité de l’activité pour l’observer et la comprendre. Le dissymétrique de l’ingrédient, c’est la contradiction nécessaire au mouvement, son opposition négative qui est le mal dans la religion ou la morale de classe dominante et leur vision chosifiée positive ou négative.

Dans la description actuelle des effets du capitalisme, il y a ces « constatations » qui sont incapable de voir en quoi un ingrédient « négatif » est un ingrédient à dépasser pour construire une nouvelle dissymétrie qui assure la vie humaine par la perpétuation de son mouvement

Une excellente démonstration faite par un théologien du V° siècle, peu avant la chute l’Empire Romain, (Saint) Salvien de Marseille, détaille les ingrédients négatifs de l’activité humaine de son temps qui mettent en contradiction les prélèvements sur le travail et ses conséquences sur le travail, et par lien, sur la société et son blocage (livre V de « De Gubernatione Dei »). Ce fut aussi le travail d’un Bourdieu. Lorsqu’on lit l’exposé de ces contradictions chez Salvien, on ne peut s’empêcher de voir la progression de l’exposé d’Yves Schwartz (« L’activité en Dialogues I et II », « Le paradigme ergologique ») sur les ingrédients et la plongée de plus en plus en profondeur de l’analyse de la réalité que cela entraîne avec une diversification de vue à chaque entrée en profondeur de chaque élément de compétence. Il y a une différence dans l’essence de l’exposé Schwartzien : c’est une vision non seulement pour décrire mais pour transformer, un savoir concret, dissymétrique et contradiction de l’exposé spéculatif « pur ».

 

JAN10 0104 Savoir

 

Savoir est douleur et solitude. Inquiétude pour soi et les autres (concept d’Ernst Bloch « Experimentum mundi », ou d’Henri Lefebvre, « Métaphilosophie »). Souffrance qu’on abandonnerait bien au profit d’un abandon de soi pour les autres. Simone Weil, Walter Benjamin l’on expérimenté pour eux. Tant d’autres aussi moins dramatiquement, heureusement. Le résultat n’est qu’interrogation. Beau résultat quand même pour les autres qui dévoile le futur, resitue les horizons personnels dans un horizon universel, qui affirme l’humanité (aux deux sens du mot) comme conscience en mouvement de la nature sur elle-même.

La dissymétrie du capitalisme c’est d’une part la mesure quantitative de la valeur d’échange et la mesure quantitative « fantôme » des besoins particulier et globaux (l’un dans l’autre) de l’individu dans l’espèce et la société. Le dépassement, c’est une mesure qualitativement nouvelle des échanges, qui induit une mesure quantitative qualitativement nouvelle, entéléchie sociale en mouvement dont le communisme développé n’est qu’un équilibre-déséquilibre nouveau.

 

Pierre Assante, 01.04.09

 

* L'essai sur "La métamorphose du travail 4" sur un site italien

http://www.emigrazione-notizie.org:80/downloads.asp?id=198

http://www.emigrazione-notizie.org/download.asp?dl=198

** Revue lefebvrienne « La Somme et le Reste ».

http://www.espaces-marx.eu.org/IMG/pdf/S_R-6.pdf

 

 

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 07:11

Europe--litterature-occitane.jpg La revue EUROPE a publié en 1985 un numéro consacré à la littérature occitane.

 

En voici le premier article qui constitue une sorte d'introduction à partir d'un point de vue d'un des participants.

A relire avec le recul, et à relire la revue (N° 669-670, janvier-février 1985) :

http://www.europe-revue.net/page-catalogue-26-bon-de-commande/catalogue-europe-decembre-2010-corrige.pdf (catalogue)

 

 

Ce texte entier (La langue éparse, J.C. Meffre) : ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Europe_litt_occi.pdf

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 00:00

JAURESJuger les femmes et les hommes, juger les peuples…

 

Juger les femmes et les hommes, juger les peuples, c’est aussi stupide, inutile et encore plus violent que gifler un enfant qui a renversé son lait. C'est ne pas reconnaître ses semblables, ses égaux.

 

Les personnes pas plus que les peuples n’ont choisi de se tromper, d’agir en contradiction avec leurs intérêts au sens large, c'est-à-dire au sens d’une solidarité nécessaire à chacun. Pour utiliser un langage populiste, qui reflète mal une analyse, qui reflète cette absurdité d’un jugement étroit, mais qui est utilisé au quotidien, personne ne choisit « d’être con ou génial », mais on est chacun dans un processus collectif, naturel, qui fait de nous un élément libre mais dépendant tant dans la pensée que dans l’acte global dont la pensée fait partie, dans l’unité de l’acte.

 

Progresser c’est juger les faits, les conditions dans lesquelles ils se sont déroulés, quels processus, quels antécédents les ont favorisés, en quoi ces antécédents les rendaient non « inévitable » mais « fortement déterminés », ou au contraire si ces antécédents laissaient facilement et relativement ouverts d’autres bifurcations évidentes à l’entendement humain ordinaire et collectif. Et dans l’acte global positif ou négatif, quelle est la « part » positive qui peut se développer, et il y a toujours une part saine dans tout ce qui va dans le sens du processus de la vie. La « part » de la mort collective, c’est ce qu’il faut rechercher dans le jugement

 

BraudelCe jugement des faits est lui-même un choix. Il demande effort de connaissance, effort d’imagination, effort de synthèse synchronique et diachronique, effort de réalisation. Les choix des actes à venir dépendent et de l’anankè, la nécessité physique sur laquelle nous n’avons pas de prise à un moment donné, et de ces choix de jugement. Dans ces choix de jugement, il faut distinguer grands et petits évènements dont la rencontre font la résultante du moment, de l’ici et maintenant et ce qu’il ouvre de nouveau.

 

Dans la nécessité du nouveau, un jugement hors de la connaissance du processus est un acte conservateur, que ce jugement se veuille positif, négatif, nuancé, tout ce qu’on veut *. De plus hors connaissance du processus, un jugement ne peut être que défavorable à la solidarité humaine, à la volonté d’humanité de nos actes, à notre besoin d'aimer.

 

Juger les femmes et les hommes, juger les peuples, c’est aussi stupide, inutile et encore plus violent que gifler un enfant qui a renversé son lait, ce qui est pourtant très violent. Malheureusement, stupides de cette façon, nous le sommes souvent, notre organisation minérale, biologique, psychologique et disons le mot, sociale en est là…

 

Une fois que l’on sait tout cela, on a compris et la difficulté humaine du jugement et sa nécessité. Pour le passé et le futur, ce qui détermine le présent, saisissable qu’à posteriori.

 

Joyeux Noël !

 

Pierre Assante, Jeudi 23 décembre 2010

 

* Un fait-exemple de taille : la guerre de 1914-1918, ses causes et ses effets sur la forme qu’a pris l’affrontement de classe mondial.

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 11:12

ARMANAC_2011.jpg

Le quotidien "La Marseillaise" publie chaque Jeudi une page en langue d'Oc : "MESCLUM". L'association "Leis Amics de Mesclum" fait paraître un almanach où collaborent de nombreux écrivains, d'ici et d'ailleurs, toujours en langue d'Oc.

 

Vous en voyez ci-contre la couverture et une brève présentation.

 

Par la même occasion voici un article du 23 décembre 2010 dans la page "Mesclum-La Marseillaise" sur l'ouvrage de Magali Bizot Dargens "Questions essencialas e autreis escrichs minusculs"  présenté par Joseta David 

 

  armanac 2011 présentation

armanac2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

armanac3

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 08:23

14mai10 003La crise de la répartition, c'est la crise

de la production et de son mode,

CRISE DE LA PRODUCTION !

ET RIEN D'AUTRE.

 

L'apparence des choses est trompeuse.

Et nous sommes trompés par nos sens.

Pour deux raisons.

Une raison naturelle : les conséquences, dans le mouvement qui se présente à notre observation, sont plus évidentes que les causes.

Les causes sont « lointaines », ce sont les conséquences qui sont immédiatement apparentes à notre vue, à nos sens, à nos sentiments ;

Une raison sociale : résoudre nos besoins quotidiens passe par l'échange. Cet échange est déterminé par la marchandise. Et la marchandise par l'argent.

La substitution du besoin et du désir par la quantité de valeur inverse les rapports sociaux et l'inversion des rapports sociaux entraîne l'inversion de la représentation que nous nous faisons de la réalité.

Pour le militant, c'est à dire celui qui recherche les solutions à la question sociale, cela fait des partis une pépinière de petits Proudhon et de petits Lassalle, non de synthèse mais « d'erreur composée ».

Un exemple « mécaniste », une métaphore, pour donner une idée de l'inversion des causes et des effets : un moteur est « mort ». Il est usé.

La cause est l'USURE. NON ! La cause est le mouvement de chaque instant qui a entraîné l'usure. L'usure qui est une réalité apparaît comme une cause alors qu'elle est un effet, une conséquence du mouvement. C'est dans le mouvement, son observation, son étude, que l'on peut dominer la question de l'usure et à quel moment on peut encore « réparer » et à quel moment « remplacer ».

Mais une société ne se répare ni se remplace comme un moteur. Elle est une construction continue parce qu'elle est une « construction BIOLOGIQUE » et une « construction pensante ». C'est-à-dire que l'humain s'auto-crée et s'auto-transforme.

La crise n'est pas « financière ». C'est une crise de la PRODUCTION. Nous inversons causes et effets en croyant le contraire. Les « lois d'usure du capital » sont contenues dans « Le Capital » de Marx qui a pu observer dans des conditions meilleures que nous ces lois. Conditions meilleures pour plusieurs raisons : proximité de leur formation, « virginité » de l'observation. « L'état de besoin » des théoriciens dominants les rend soumis au capital. Ils sont de plus au même titre que chaque humain soumis à cette « inversion des sens ».

La représentation de la société à partir du mouvement de consommation coupé de la production est significative. Cette inversion s'étend à tous les domaines. La représentation des institutions prend le pas sur celui de la production. Dans les esprits, ce n'est plus la production qui détermine les institutions mais le contraire. Tout est imaginé comme si toutes les activités humaines étaient indépendantes de la production, comme si elles étaient des fonctions indépendantes de la fonction générale de production. Comme si production de symbole était indépendante de production dite « matérielle », comme si la production de symboles n'était pas une fonction de la fonction générale de production. Et le dogmatisme de la production qui a marqué le mouvement ouvrier n'est que le reflet inversé de cette même dichotomie.

La « métamorphose » du parti, sa « mutation » est du même ordre. Elle tente de répondre au dogmatisme par un retour à l'inversion commune, dominante.

merle gentil n'a...Je ne vais pas ré-écrire ici « l'introduction à la critique de l'économie politique » de 1857 et encore moins « Le Capital ». Je veux simplement décrire l'état de confusion du mouvement du salariat, du mouvement des producteurs stricto sensu et du mouvement populaire en général. Tout peut naître de cet état de confusion. Mais cet état de confusion n'est pas sans danger évidemment, d'autant plus que les moyens d'auto-destruction de l'humanité sont devenus terrifiants tant sur le plan de l'organisation sociale que sur ses capacités de destruction physique.

Evidemment, il y a un rapport dialectique entre toutes les fonctions de la société, toutes les activités. Mais la reproduction élargie de l'humanité ne peut se faire que par la fonction globale de production , la production dite « matérielle » étant à la fois « au centre » et « à la périphérie » , le « témoin » et le « moteur » . La « fonction symbolique » est dans la « fonction de production d'objets ».

La hiérarchie entre « le symbolisme » et le « matériel » est une fonction elle-même. Elle découle de la division sociale du travail elle-même sous-tendue par l'accumulation privée des richesses, par la propriété privée des moyens de production.

Le mode de production et d'échange est un mouvement. Il est l'existence même de la société humaine. Il ne peut subir ni de métamorphose ni de mutation génétique. Pas plus que les éléments qui le composent, partis compris.

Chaque élément est en rapport dialectique avec les autres, chaque « fonction » avec les autres, entre elles, et toutes avec la « fonction » globale. Cette présentation des fonctions elles-mêmes est une abstraction nécessaire à la pédagogie mais en tant qu'abstraction, une simple vue de l'esprit ne représentant pas une réalité autre que cette représentation. Elle est utile et fait partie de la « production symbolique » indispensable à la « production matérielle ».

Il y a quelque chose non d'inhumain (l'inhumain étant dans l'humain) mais d'indécent chez les nantis de la production symbolique.

Résoudre la question de la répartition des richesses, c'est d'abord résoudre la crise de la production. J'ai tenté d'expliquer, avec et après d'autres, en quoi consiste cette crise dans « Métamorphose du travail 3 ». Il y a dans le « cri » lancé sur la répartition des richesses, l'ignorance de la création des richesses, des lois qui de moteur du développement des forces productives ont fait du capitalisme un frein au développement des forces productives , tant en quantité qu'en qualité .

La confusion entretenue soit dans la sous-estimation de la classe ouvrière dans le salariat soit dans sa sur-estimation est du même ordre. Il n'y a pas uniformité dans le salariat, pas plus que dans toute chose, et toute chose de la vie humaine. Il y a une fonction globale et des fonctions sans existence indépendante. Toutes dépendent l'une de l'autre, sont l'une dans l'autre. Mais une chose est tangible si on veut bien la toucher, c'est le rôle de la marchandise en tant qu'objet fabriqué, en tant que valeur d'échange marchande en système capitaliste.

Contourner cette réalité, c'est s'allier objectivement au capital, renoncer au mouvement qui abolit l'état actuel des choses du système capitaliste. C'est reconstituer sans cesse le programme de Gotha qui a paralysé le mouvement du prolétariat, même si le prolétariat a trouvé des chemins indépendamment de ce programme. C'est être des Lassalle et des Proudhon, faire des erreurs composées impuissantes et non des synthèses opérationnelles.

Libérer le travail. Rendre une cohérence à l'activité de la personne en la libérant non des nécessités mais des contraintes sociales de classe par une cohérence globale de l'activité humaine, dans sa multiplicité et sa diversité -diversité multiple-. Abolir le salariat et la domination sexiste, les divisions sociales du travail. Abolir la mesure quantitative de l'échange au profit du besoin. Repérer les « finalités en mouvement ». Humaniser la nature, naturaliser l'humain. Libérer le mouvement de prise de conscience de la nature sur elle-même qu'est l'humanité.

l'activité en dialogues 0001Les droits de l'homme, ce n'est pas seulement le type de rapports qu’on a avec les autres ou que l’on aimerait que les autres aient avec soi. Les droits de l'homme c'est la capacité d'agir librement ensemble, de contribuer librement à l'activité humaine. Avoir ce droit c'est avoir tous les autres, droit un et indivisible. Idéal démocratique d'une révolution bourgeoise qui s'est brisé sur la propriété en niant l'usage. L'usage élargi à la richesse pour tous. Le mouvement ouvrier a élargi relativement cette possibilité en rétablissant partiellement des droits indépendamment des inégalités naturelles comme la maladie, avec la sécurité sociale, par exemple.

Dans d'autres domaines aussi. Mais aucune de ces avancées n'est allée jusqu'à la démocratie du travail, celle qui rejette la domination du « que produire et comment produire », domination liée à la propriété privée et au salariat.

La démocratie est liée non seulement aux institutions, mais au travail et à la production, et le mode de production détermine le type d'institution. Si le domaine d'activité est privé, aux mains d'intérêts privés, la démocratie ne peut être que tronquée, limitée, sujette à reculs à tout instant. Dans chaque recul il y a aggravation de la crise de la production.

La démocratie est née de la Cité, la mondialisation méditerranéenne, l'artisanat. L'artisanat est une forme supérieure d'alliance du cerveau et de la main. Le mode de production athénien antique a porté une classe marchande dominante avec des alliés historiques. La révolution française de même. Dans les deux, les travailleurs des techniques artisanales jouent un rôle-clef. Dans les deux le lien entre le travail, la démocratie, les techniques de production est évident. Dans la révolution française, la fédération nationale des cités va donner à la prise de pouvoir révolutionnaire un marché national.

Le rôle des techniques informationnelles, qui n'élimine pas les autres mais les domine, la dissolution relative des marchés nationaux au profit d'une féodalité industrialo-financière mondialisée, la transformation du salariat qui en découle, doivent donner des formes nouvelles aux droits de l'homme, les rapprochant de droits véritablement universels, celui de la démocratie de la production, le communisme qui ne sera toutefois qu'une finitude en mouvement illimité.

Une réflexion pour une nouvelle organisation du travail, une cohérence entre la personne et l'activité globale de production, et l'activité globale de production doit passer par une réflexion sur l'artisanat. Il ne s'agit pas de nier l'industrialisation et sa forme informatisée mais de lui donner une qualité nouvelle dans ce rapport entre l'homme et la nature, l'artisanat étant un « modèle » instructif.

Pierre Assante. Le 10 décembre 2008.

http://www.bdr13.pcf.fr/CRISE-DE-LA-PRODUCTION-ET-RIEN-D.html

 

Citation : « …..Pour illustrer ce mouvement dialectique : acte créateur---œuvre créée, nous avons pris précédemment un fragment de la longue histoire d’une des plus belles œuvres humaines : la cité. Nous avons constaté la différence fondamentale (datant de la fondation et du fondement) entre polis [cité grecque] et urbs [cité latine]. Dans cette période, le dire et le faire, ne se séparaient pas encore. Nommer et désigner le naissant pour qu’il crût [grandisse] était un acte. La solennisation religieuse et les rites de fondation n’étaient pas des mises en scène, mais des manières d’accepter les risques de la situation crée, de s’engager à maintenir l’œuvre nouvelle, à éterniser et à s’éterniser en elle. Le sacré avant de s’institutionnaliser, bien avant de devenir attitude et comédie, et de justifier l’appropriation privative par les maîtres de l’œuvre  commune au peuple entier, accompagnait la fondation. Le fondateur, le fondement, le fondé, se discernaient mal. Remontons encore vers les sources ; essayons de mieux saisir à la fois l’unité originelle et les scissions qui s’opérèrent au sein de cette unité. Scissions à la fois génératrices d’histoire, produites par une histoire, épisodes de la production de l’homme par lui-même à partir de la nature, à la fois aliénantes et fécondes….. »

Henri Lefebvre (extrait de métaphilosophie)

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 07:06

P1000179

 

CORSE :

 

 

L'Humanité

du

20 décembre 2010

 

Cliquer ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Bucchini_Huma_dec.2010.pdf

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 06:51
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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 21:13

P1010224Le chapeau

 

Ce chapeau c’était le chapeau de mon père.

Pour que je le porte, il faut trois conditions. Un vent modéré, du soleil et l’inspiration.

Si l’état social est vraiment noir, soit je le porte pour affirmer notre état de lutte en commun, soit je le rejette parce que notre état de lutte en commun est en trop grande souffrance.

Mais comme il n’est pas question pour moi de le jeter, tous les espoirs sont permis quand à longévité et les rapports que nous entretenons.

 

J’ai fait le transfert de ce chapeau aux divers chapeaux que m’ont offert mes enfants, la condition du vent étant cependant écartée pour les couvre chef solides en tête, mais l’inspiration étant compliquée dans mon approche de leurs différentes formes, plus ou moins complexes elles-mêmes, plus ou moins éloignées des normes de mon ancienneté.

 

Lorsque je m’arrête pour parler avec des ouvriers licenciés qui occupent l’usine, j’aime bien l’avoir en tête. Ce n’est pas que lui seul qui m’accompagne, c’est toute une histoire dans laquelle l’esthétique entre peu dans ma conscience et qui pourtant doit tenir une grande part.

 

C’est aussi de la musique. Plus je vieillis, plus les airs qu’il abritait dans le passé et sous lui ressurgissent sans que je les appelle. A plus forte raison ceux que j’appelle.

Alors le chapeau disparaît et tant d’autres images se présentent. Un gant savonné à la main, les bras ouverts comme pour un monologue d’opéra, la cuvette d’eau chaude sur le réchaud dans une pauvre cuisine servant aussi de salle de bain, et le répertoire des romances ou les airs de bravoure pour ouvrir la journée. Cinq heures du matin pour se préparer au travail, au monde extérieur, et en musique pour l’affronter, comme devant cette usine où ces ouvriers se battent pour leur vie de travail. Comme mon père avec son syndicat et sa musique.

 

Pierrot Assante, 11 août 2009

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 20:44

La différence,

le commun et le rassemblement,

les élections et les candidatures, bis, cliquer :

 

ici

 

P1010224

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 08:08

trobairitz Ac.Poet.Bien que les ancêtres soient toujours nombreux, la Princesse de Clèves, descend évidemment beaucoup des Troubadours.

Et bien d’autres œuvres encore.

Alors à quoi bon lire et aimer les TROBADORS et les TROBAIRITZ ? Trobadors J.Roubaud

 

N’ont-ils pas fait perdre la guerre à Pierre d’Aragon et à Raymond de Toulouse et aux bourgeois artisans de Marseille un moment victorieux qui comme leurs descendants Sans Culotte de 1793 ont remonté le Rhône, et à cette troubadorscivilisation, ce peuple d’agriculteurs, d’artisans, de commerçants et de seigneurs qui avaient deux siècles d’avance sur la renaissance ?

 

Voilà l’effet de la culture !....

 

Pour gagner la guerre nous sommes donc aujourd’hui sur la bonne voie.....

Fini la Princesse de Clèves, fini les trobadors !

Après la guerre nous verrons….ou nous ne verrons plus rien ! 

 

Ainsi finit tout aveuglement.

 

Jaufre Rudel : ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Trobadors_Roubaud.pdf

Extraits de "Les Troubadours", Jacques Roubaud, Seghers.

 

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 18:30

Un long texte de fond

sur la crise Européenne :ici  (4 pages, 470 Kb)

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/L_urgence_de_refonder_l_Europe.pdf (470Kb)

Elu le 5 décembre dernier président du Parti de la gauche européenne, Pierre Laurent estime que ce parti doit devenir "acteur de premier plan porteur d'alternative". Une pétition en faveur d'un fond de développement social alimenté par une taxation des transactions financières est lancée. Objectif : un million de signatures.

(l'Humanité du 17 décembre 2010) L'urgence de refonder l'Europe

 

Un long texte de fond

sur la crise Européenne : ici  (4 pages, 470 Kb)

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/L_urgence_de_refonder_l_Europe.pdf (470 Kb)

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 14:03

Une démarche rationaliste et matérialiste aujourd'hui : possibilités, contradictions et enjeux.

Texte de 1980

 

Le texte entier (567 Kb, 9 pages) : ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/A.Casanova_1980.pdf

 

ci-dessous la première page

Antoine Casanova 1980

C.C.1980Il est souvent difficile que sciences humaines et sciences exactes se rapprochent et fassent synthèse sur un sujet.

 

La question de la production et du travail, de la critique de l'économie politique est le lien souvent absent ou insuffisamment présent, je crois.

 

Cet article qui a 30 ans me semble dépasser cette difficulté, je crois.

C'est ce qui fait son importance, il me semble (Note du blog)

 

Le texte entier (567 Kb, 9 pages) : ici

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 20:56

nelli.jpgtrobadors, pétrarque, matriarcat

 

dans le rapport à la femme, les trobadors ont exprimé bien plus que ce qui s’entend.

les conditions dans laquelle les trobadors ont créé sont sans doute une des situations les plus exceptionnelles que l’humanité ait connu dans son histoire.

l’équilibre des pouvoirs dû à leur multiplicité, à l’éloignement des centres de répression et de normalisation, l’héritage tel qu’il s’est développé et est reçu au moment et au lieu des trobadors, son autonomie relative mais bien plus grande qu’ailleurs, sont sans doute la raison de cette exceptionnalité

pétrarque, lui-même, aussi loin qu’il ait mûri la forme et l’expression de l’amour est beaucoup plus marqué par une re-normalisation ; ce qui rend sa pensée si créative c’est qu’il crée lui même sa propre normalisation à laquelle  tant de créateurs vont se conformer par la suite, perdant certainement une partie de l’expression au profit d’un raffinement-complexification de cette normalisation : on ajoute de la décoration, puis on en retranche, on élague pour plus d’harmonie, on fait du rococo et on le fignole

 

le rapport trobadoresque à la femme, complexe et fort varié, n’est pas normalisé malgré une apparente uniformité, inclut à la fois le rapport à la mère et un  rapport messianique dépassé qui n’a pas peur des contradictions de la réalité

 

dans notre norme, le sentiment de fusion maternelle perdu est recherché dans l’exposé au père et le compte-rendu au modèle paternel. ce que l’on a appris et conquis dans la séparation, on l’échange dans la poursuite du  rapport « paternel », dans le rapport social. c’est très clair dans la culture provençale récente ou dans la kabile vue par Bourdieu et dans tant d’autres, même dans celle de nos cadres de direction modernes malgré les apparences. contradictoirement,  la mère est en partie exclue de cet échange du fait du patriarcat.

 

cette mutilation maternelle devient une mutilation féminine et cette mutilation féminine devient une mutilation sociale.

le rapport trobadoresque à la femme, s’il n’échappe pas à cette mutilation, la conteste fortement jusqu’à en effacer l’essentiel : ce que nous ressentons dans une séparation associale, une séparation qui se prétend sans retour parce qu’elle place l’individu dans une situation de conflit symboliquement « à sens unique ». La douleur du trobador est bien réelle mais elle ne clôt ni l’attente ni la communion

 

pour pétrarque et les trobadors, le bonheur c’est

 

transformer l’absence en présence

la douleur en richesse humaine

pour rendre fécond le moment où l’on  croise

cet autre croisement des choses qui fait

le simple évènement

 

trobairitz-Ac.Poet-jpgla mort de la mère que pétrarque jeune exprime à la façon d’un veuf, sa fusion de l’érotisme et du « divin » de son age adulte, ont bien un fort appel au résidu matriarcal

ce n’est pas seulement être femme qui rend mère

ce n’est pas seulement être mère qui rend mère

il y a aussi des conditions sociales nécessaires

 

toutes proportions gardées et comparaison relativisée, le rapport de pétrarque à la « langue et expression vulgaire » pourrait devenir celui de Pagnol à son père qui fait d’une moquerie gentille du vulgaire à la fois une critique méprisante et un portrait intéressant et prenant. mais ce qui est fondamentalement opposé à cela chez pétrarque c’est que sa jouïssance n’est attaquée que par une dichotomie qu’il maîtrise : il aime cette culture vulgaire qui est une avec son amour féminin et son mépris n’en est pas un ; c’est une façade par rapport à l’ordre établi qui le nourrit et qu’il domine par sa capacité de séparation ; un exemple de dichotomie à effet inverse instructif vis-à-vis des dogmatismes

 

la recherche du profit privé généralisée, c'est-à-dire l’éloignement maximun de la fusion humaine

s’oppose à la fonction maternelle dans la société

elle crée les conditions de l’oubli de la fusion maternelle

et des sentiments humains qui en sont issus

 

et bien sûr s’oppose aussi à la séparation nécessaire à la création

à la poïésis sur laquelle repose l’activité humaine

 

le refoulement de la fonction maternelle est la cause essentielle

de la barbarie au sens négatif

 

les trobadors dé-normalisent, mais dans leur re-normalisation, s’appuyant sur les résidus et une renaissance du matriarcat, n’atteignent pas le stade institutionnel. qui peut donner un exemple équivalent ? il y en a certainement peu

 

pierrot assante jeudi 5 août 2004

 

les trobadors c’est une pré-renaissance, le mariage chevaleresque féminin et masculin avec la montée de la liberté bourgeoise dans un mode de production en pré-transformation et dans des conditions précoces, marginales, furtives, dans un substrat exceptionnellement riche . Quel mariage, quelle progéniture et quelle descendance ! Bèutat e Paratge.

 

 

ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

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Et :Tous les articles de ce blog en cliquant : ici

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 17:56

Nache-Ekho-N-2-1907.jpgLa Douma, le budget, Naché Ekho, histoire et économie, 1907.

 

Nous avons tous, en étudiant un peu l'histoire entendu parler des emprunts russes, surtout après la révolution.

Ici nous avons un article d'un journal (photo réduite), écrit par Lénine (lien ci dessous), qui nous retrace l'histoire du vote du budget par l'assemblée "concédée" par le Tsar, la Douma.

Il ne s'agit pas d'une comparaison, mais d'une réflexion avec la distance, à tous les sens du mot.

 

l'article ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Douma_budget_Lenine_1907.pdf

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 14:46

La différence, le commun et le rassemblement, les élections et les candidatures.

 

Precarite.jpgIl y a la droite.

Il y a l’extrême droite.

 

Il y a le libéralisme et le social-libéralisme. La crise de suraccumulation du capital obligeant, droite classique et social libéralisme se rapprochent et se déplacent vers une droite sans cesse plus radicale (Grèce, Irlande, crise européenne et mondiale et austérité généralisée).

 

Et le capital qui craint la montée de la contestation, remet en selle, entre autre par grande presse interposée, l’extrême droite et sa tendance fascisante.

 

Il y a les progrès de la prise de conscience liée aux illustrations prodiguées par les forces politiques et syndicales de transformation sociale sur la crise du capitalisme, sur le patronat monopoliste, sur leurs caractéristiques et sur leurs lois.

 

Dans ce progrès il y a l’infléchissement du discours du social libéralisme dominant, la scission d’une part de la social-démocratie vers un discours anticapitalisme, et la nécessité pour le communisme de passer de la lutte contre les causes et les effets de la crise, à la lutte pour la résoudre.

 

Mais il y a aussi le retrait des milieux populaires de la question politique face à une représentation politique qui ne correspond pas à leurs intérêts, et ceci à travers l’abstention par dégoût ou par protestation, ce qui est loin d’une construction de l’autogestion et de la démocratie participative, la démocratie du  « pour qui, quoi et comment produire » et laisse la place à une majorité parlementaire et présidentielle de gouvernement malgré la minorité recueillie par la droite.

 

Cela porte aussi la soumission d’une organisation démocratique du travail à une prise de pouvoir aveugle à cette question vitale et fondamentale pour l’avenir humain.

 

En une métaphore disons que pour les forces de transformation sociale, « il ne s’agit pas de décrire une famine mais de planter le blé pour produire  le pain. »

 

Produire les biens nécessaires à la résolution de la crise, c'est-à-dire produire les richesses correspondant aux besoins des peuples dans leurs phases actuelles de développement, c’est en partie le PCF et le communisme qui le portent ici et dans le monde, et disons en grande partie pour le moment.

 

Une social démocratie honnête, populiste et médiatique repliée sur un mythe républicain national sans contenus et solutions au niveau européen et économique, c'est-à-dire sans les capacités d’assurer production saine et abondante des biens serait une illusion sans lendemain et porteuse d’échecs, de déceptions et de replis fascisants.

 

La question de la solidarité entre les peuples, leur mouvement commun pour maîtriser  la production, l’échange et la distribution, demande beaucoup plus qu’une autre répartition des biens, par l’impôt par exemple. Les solutions à la crise de production, car c’est de cela qu’il s’agit, sont portées en grande partie en France par le PCF et en particuliers par ses analyses économiques, et de là l’importance et d’un rassemblement et d’une candidature politique qui les porte. De là la nécessité d’une candidature du PCF dans la situation où elle pourrait être entendue et dans le cas où elle serait seule à porter ces solutions.

 

La candidature Chassaigne, et toute candidature allant dans ce sens, et non dans le sens d’une pure stratégie électorale, peut porter dans le débat, le commun et la différence qui manquent à un rassemblement pour le favoriser.

 

Mais il n’y a pas que le rassemblement politique, il y a le rassemblement, la convergence, le rapprochement de tout le mouvement populaire et en particulier le mouvement syndical et le mouvement politique dans le respect de leurs réalités et leurs mandants, de ceux qu’ils représentent, entre autre le salariat dans ses diversités, dans le « comment les représenter ».

 

La plateforme syndicale du 29 janvier 2009 qui aborde les questions de la crise du capitalisme et la prochaine réunion intersyndicale de janvier 2010 qui doit remettre à jour cette plateforme montre ce qu’il y a de commun entre le mouvement politique et le mouvement syndical et en quoi ils peuvent converger sur les revendications et sur les solutions à la crise.

 

La poursuite du mouvement syndical au printemps et en Europe nous indiquera le niveau de conscience atteint sur ces questions.

 

Bien sûr, il ne s’agit pas d’adopter des postures rigides sur la question électorale, mais d’observer les processus positifs, favoriser leurs développements et réagir aussi par le rassemblement de progrès, mais dans la clarté et  la franchise à tout danger réactionnaire, car la course de vitesse entre capital et travail est grosse des contradictions entre régressions et progrès, guerre et paix.

 

A tout moment il s’agit d’analyse la situation dans sa complexité, sa diversité et sa généralité, ce qui demande regards particuliers et regards synthétiques, pour prendre, à chaque moment, les décisions justes, ce qui n’est pas simple, mais ce qui faut vouloir.

 

Pierre Assante, 16 décembre 2010

Les propositions par Patrick Le Hyaric (401 Kb) : cliquer ici

http://www.pierreassante.fr/dossier/Pour_une_issue_crise_europeenne_Le_Hyaric.pdf

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 12:06

Copie de 000 1465Cher Pierrot,

 

J’ai eu connaissance de ta correspondance avec Augustin.

Ce n’est pas l’effet d’une indiscrétion mais de l’amitié que nous te portons.

 

Apprendre, comprendre, c’est « se dire ». Ce que tu te dis par rapports à mes écrits montre que tu commences à comprendre ce que je voulais dire.

Mais méfie-toi ; temps de travail moyen socialement nécessaire, baisse tendancielle du taux de profit, c’est une étude de ma part du capitalisme anglais du XIX°. Ensuite, l’organisation de ton cerveau, ses processus et ceux qui étaient les miens, est différente et donc tes capacités aussi. Ce n’est pas offensant que de dire cela. Cela est vrai pour toi en tant qu’individu mais aussi c’est vrai pour la capacité de perception du moment, de votre moment historique, ce qui ajoute à ta propre difficulté : l’apparence des choses voile encore plus la réalité, à la mesure de la puissance des moyens techniques employés. La réalité elle-même est plus touffue, plus complexe, son unité moins évidente, votre intégration au système plus prégnante.

 

Tu as vu, je crois, que malgré la spécificité de mon étude, les prévisions concernant le développement du capitalisme, la poursuite de sa mondialisation et ses effets sur les salaires, la survaleur, la surpopulation relative se sont confirmées ; spécificité concernant les différences relatives de situations sociale, économique, politique, idéelle ; malgré le différences « tout court ».

 

Tu crains d’être quelquefois une « mouche du coche » par rapport à tes commentaires sur mon travail et celui d’Yves S. Pour éviter cela, il te faut plus de sens de la mesure, plus de patience, sans perdre ta spontanéité. D’ailleurs il faut que tu considères que mes écrits sont une « réflexion à haute voix ». C’est pour cela que je n’ai pas corrigé mes textes précédents au fur et à mesure, à l’exception du livre Idu capital pour l’édition française en particulier. Je n’avais pas le temps de le faire et ce n’est pas mon caractère de refaire sans cesse exactement le même chemin, cela me provoque un ennui profond, du moins au départ et dans l’idée de le faire. Mais il est vrai qu’une fois commencé un travail de correction, on peut créer aussi du nouveau. Cette réflexion « à haute voix » par l’écriture « à plume déliée », me

permettait de reprendre un raisonnement dans sa totalité afin de ne pas reproduire les mêmes insuffisances, ou plus, les mêmes erreurs, le dé-normaliser, le re-normaliser, à chaque nouvelle rédaction. Mais finalement, sur l’essentiel, je me suis retrouvé avec moi-même et avec une poursuite des concepts au point où je les avais ébauchés ou laissé à l’étape précédente, et des généralisations abstraites à reformuler.

 

Cher Pierrot, ne te prends pas au sérieux mais travaille sérieusement. Mets un peu d’humour dans ta cuisine intellectuelle, et tout ira bien, ou du moins le mieux possible, pour toi et pour les autres. N’oublie pas que toi-même, comme Augustin et moi-même, nous ne sommes que les héritiers de ce que nous avons à transformer et que nous devons prendre soin de ne pas nous approprier un héritage qui appartient à tous, ni de le gaspiller au détriment des générations futures. Transformer n’est pas détruire. Le mal n’existe pas en soi, la tendance à le croire est notre plus grande difficulté et notre plus grand ennemi pour survivre aux nécessités.

 

 

Ton idée de m’associer à Schubert me plait. Pour faire une caricature à la Daumier, Beethoven ce serait la violence et la tendresse, Schubert la puissance et la douceur. Je crois que tout ça m’a manqué un peu aussi, bien que je ne puisse pas dire que j’ai manqué ni de puissance ni de tendresse. Ton aspiration au « Schubertisme », c’est une demande de plus grande maîtrise de soi-même, essaie d’y répondre.

 

J’étais bien un produit de la révolution bourgeoise, française en particulier ; ceci dans une Allemagne en retard sur ce mouvement et qui puisait dans la recherche l’énergie qu’elle ne pouvait pas mettre dans la « transformation immédiate ». Cette forme de pensée, j’en ai trouvé avec Friedrich un champ d’application idéal en Angleterre avec le capitalisme et le développement des forces productives les plus avancées en quantité. Mais mon intuition me disait, nous disait, que le champ « vierge » de la population immigrée de l’Amérique du Nord allait donner des possibilités incroyablement plus vastes, ce qui s’est produit. Cependant, plus le capital se développe rapidement, plus il développe ses contradictions et les met en œuvre dans l’ensemble du globe et de l’humanité.

 

Cher Pierrot, je te souhaite d’être entendu, modestement, sans orgueil ni médiatisation à la mode. C’est ainsi que tu seras le plus heureux et le plus utile, dans ton petit travail et le déroulement de tes jours.

 

Je t’adresse mes amitiés et mes encouragements. Embrasse Chiara et tes enfants de notre part.

  

Karl, Londres, le 5 février 2008

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 20:50

  

Cyrano0

 

Savinien Cyrano de Bergerac n'est pas qu'un héros de fiction.

 

Il a été auteur de romans, de pièces de théatre, et tel le personage qu'il a inspiré, un "grand batailleur" des Cadets de Gascogne, sans être de Gascogne.

 

Personnage fort intéréssant et oeuvre fort intéressante.

Curieux de sciences et de philosophie, il a su exprimer, et au-delà, les interrogations

de son temps (1619-1655). Pour qui ne le connait pas, il ne faut pas manquer de faire sa connaissance.

 

ci-dessous, extraits, 2 pages.

Curieux personnage rencontré sur un astre et curieux père qui pose des questions pourtant hors normes de son époque sur la

 vie de "sélénien".....

 

Cyrano2

Cyrano1

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 16:36

Article de L'H.D. du Jeudi 9 décembre

H.D. C.E.SSuite de l'article (221Kb) : ici

 H.D._9_decembre.jpg

 

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/CES_ce_geant_syndical_peut_il....pdf

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 17:43

 hIMG.jpgttp://www.pierreassante.fr/dossier/l_Humanite_Economie_09.12.2010.pdf

 

Un entretien avec

Denis Durand

réalisé par Pierre Yvorra

 

et un article de

Pierre Ivorra

 

(1 page en 2 fichiers conjoints, 367 Kb)

 

   

 

ici

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 07:41

Un cycle de soirées d'étude de "Das Kapital" de Marx a été initié par le PCF , au niveau du quartier, à La Madrague de Mont Redon. La première soirée à eu lieu le Mercredi 8 décembre 2010 et sera poursuivie le Mercredi 2 février à 18 heures.

Quelques illustrations en sont données ici.

Nous y avons ajouté un texte de Marx de "l'Idéologie Allemande", qui donne un horizon général à la pensée de Marx.

Ainsi que les leçons de Catherine Mills publiées par la revue Economie et Politique.

20101208-013.jpg« …d’autre part, ce développement des forces productives (qui implique déjà que l’existence empirique actuelle des hommes se déroule sur le plan de l’histoire mondiale au lieu de se dérouler sur celui de la vie locale), est une condition pratique préalable absolument indispensable, car, sans lui, c’est la pénurie qui deviendrait générale, et, avec le besoin, c’est aussi la lutte pour le nécessaire qui recommencerait et l’on retomberait fatalement dans la même vieille gadoue. Il est également une condition pratique sine qua non, parce que des relations universelles du genre humain peuvent être établies uniquement par ce développement universel des forces productives et que, d’une part il engendre le phénomène de la masse « privée de propriété » simultanément dans tous les pays (concurrence universelle), qu’il rend ensuite chacun d’eux dépendant des bouleversements des autres et qu’il a mis enfin des hommes empiriquement universels, vivant l’histoire mondiale à la place des individus vivant sur le plan local. Sans cela : 1° le communisme ne pourrait exister que comme phénomène local ; 2° les puissances des relations humaines elles-mêmes n’auraient pu se développer comme puissances universelles et de ce fait insupportables, elles seraient restées des « circonstances » relevant de superstitions locales, et 3° toute extension des échanges abolirait le communisme local. Le communisme n’est empiriquement possible que comme l’acte « soudain » et simultané des peuples dominants, ce qui suppose à son tour le développement universel de la force productive et les échanges mondiaux étroitement liés au communisme.

Le communisme n’est pour nous ni un état qui doit être créé, ni un idéal sur lequel la réalité devra se régler. Nous appelons communisme le mouvement réel  qui abolit l’état actuel. Les conditions de ce mouvement résultent des prémisses actuellement existantes…. »

Marx, « l’idéologie allemande »

 Les leçons de Catherine MILLS publiées par la Revue ECONOMIE ET POLITIQUE :

http://www.pierreassante.fr/dossier/Lecons_Catherine_Mills_revue_Economie_et_Politique.pdf

Bulletin d'abonnement à Eco&Po

http://www.pierreassante.fr/dossier/eco_et_po_abonnement.pdf

Copie de 20101208 012

 20101208-007.jpg

  20101208-014.jpg

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