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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 06:18

Graphique salaires financiarisationIl est de plus en plus clair dans l’opinion que la réforme des retraites a deux buts essentiels qui en fait en font un : le drainage des résultats du travail vers le profit privé,

1 en dégageant des dépenses publiques vers ce profit

2 en organisant les services de façon à ce que les activités soient transférées vers le privé et gérées par le privé qui en tirera des profits qui ne seront réinvestis que dans le profit (avec un minimum de services rendus). Et évidemment au détriment des productions, du travail  nécessaires au processus de développement humain, « matériel et moral » dit-on, alimentaire au sens quotidien, trivial et pourtant noble, car il s’agit de la survie d’une espèce qui pense, qui est de fait une conscience en mouvement de la nature sur elle –même.

 

Drainage privé du travail et profit sans cesse aggravés.

Sauf que le pouvoir d'achat général ne permettra pas à beaucoup de cotiser à des services privés. Et que l'appauvrissement général tarira un marché nécessaire au capital. Reste alors pour le capital à trouver une autre solution, celle de produire du profit directement avec le financement de l'Etat national et multinational, dans l'industrie de guerre par exemple, plus besoin decongrès 2009 "marché".
C'est ce qu'a fait le nazisme qui à duré 12 ans et s'est écroulé sous l'effet entre autre des luttes et particulièrement de l'affrontement militaire gigantesque avec l'Union Soviétique, quelle qu'elle ait été, et sous son propre effet, ses contradictions capitalistes internes en Allemagne et dans le monde.
Mais nous n'en sommes pas là, ici et maintenant. Les prévisionnistes du capital oublient qu'on ne gomme pas facilement 200 ans de lutte des classes dans une démocratie bourgeoise, ses acquis et ce que ces acquis ouvrent d'avenir dans le développement de forces productives.
D'ailleurs la question est bien là : où en est l'état des forces productives et quel peut en être le processus à venir, la conscience humaine étant dans le processus de ces forces productives. En avoir une vision globale la plus approfondie possible est une clef essentielle de la poursuite du processus. Constituer une expression consciente d'un processus inconscient.
Merci pour tous les rappels de ce blog (voir lien ci-dessous) qui contribuent à cette conscience. Et pardon de ma longueur.

 

Pierre Assante,

 

Le graphique de cette article est tiré du journal d'Humanité.

 

Une partie de ce cet article a été mise en ligne en tant que commentaire

sur le blog de René Merle :

merle.rene.over-blog.com

Rappel :

Le site officiel de cet auteur est :

http://www.rene-merle.com/

 

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 18:58
Copie de P1000280vendredi 29 octobre - 18:00

Le travail :

Une crise de sa "reconnaissance"

A La Maison des Communistes des Bouches-du-Rhône
280, rue de Lyon
13015 - Marseille

Vendredi 29 octobre

à 18h

Soirée de réflexion avec la participation d’Yves Schwartz, philosophe, membre de l’Institut Universitaire de France, directeur scientifique du département d’ergologie, analyste pluridisciplinaire des situations de travail.

Quelques lignes pour commencer la réflexion :

« Les analyses des évolutions de l’organisation du travail dans l’entreprise contemporaine arrivent toutes aux mêmes conclusions. Les collectifs de travail sont mis à mal. L’individualisation des tâches demande un engagement du salarié de plus en plus grand, alors qu’en parallèle « s’organise une mise en disparition du travail » par la non reconnaissance de cet engagement.
Cette reconnaissance touche bien sûr le sens que peuvent donner les salariés à leur activité concrètement en terme de répartition de la richesse produite, en terme statutaire, etc…
Réfléchir autour de cette problématique, tout en essayant de voir comment elle s’articule avec les politiques de démantèlement de la protection sociale. »

Contact : Michel Carrière
Président de l’Association Former Transformer Partager

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 14:38

Le vent est en train de tourner

PAR HENRI MALBERG

 

manif unatos femmes…….On dit aux travailleurs,  aux jeunes, aux intellectuels contestataires, aux classes moyennes: " Vous êtes fous, circulez, fini de rigoler. Vous voyez bien que le monde entier ne comprend rien à ce que vous faites: l'austérité est inévitable. " En réponse des millions de gens leur font un pied de nez, une fois, deux fois, cinq fois, six fois...

 J'ai déjà vécu de tels événements. Ils annoncent de grands changements. Ce pays, .son peuple, quelle faculté d'indignation et d'anticipation... Et quelle résistance face à des médias qui, jour après jour essaient de les convaincre qu'ils se plantent. huma06.09.10

Je suis très fier d'être de ce peuple. Très fier d'être du parti qui ne baisse pas le nez quand c'est dur, fier d'être de gauche. Remarquons d'ailleurs que nous avons affaire à un mouvement majoritaire qui dépasse les frontières   habituelles de la gauche.

Ce qui se passe est très différent des événements de mai et juin 1968. À ce moment-là, politiquement, le socialisme avait perdu sa force d'entraînement et le capitalisme apparaissait comme la grande force motrice. Aujourd'hui, le mouvement est un mouvement de la période de la crise du capitalisme. Politiquement, il est de même nature que le " non " au référendum du traité constitutionnel européen.

Quant au fond, nous vivons un moment d'affrontement mondial de classes pour savoir qui va payer la crise…….

 

L’article entier : cliquer ici

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/malberg_26.10.10.pdf

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 09:54

paradigme SchwartzEn 2000, les Editions Octarès inauguraient le siècle, et le millénaire par un ouvrage majeur : « Le paradigme Ergologique ou un métier de philosophe ». Par la suite elles publiaient deux autres ouvrages collectifs « D’entretiens sur l’activité humaine I et II », le second se concluant par un « Manifeste pour un ergo engagement ».  

 

Les conclusions du premier ouvrage, « Le paradigme Ergologique ou un métier de philosophe » constituent une fulgurante vision de l’activité humaine et condense la révolution anthropologique qui s’est inaugurée avec la contestation et la recherche maintenant plus que centenaires de solutions à l’indifférence du capital vis-à-vis de l’activité concrète, indifférence qui témoigne de sa volonté d’ignorer les « valeurs sans dimension » du travail, autrement dit de ne considérer que la mesure quantitative de la valeur d’échange.  

 

Ces conclusions sont celles d’un chercheur d’ampleur incontestable, dont les travaux, qui s’imposent aujourd’hui dans tous les milieux sociaux (des chercheurs et spécialistes jusque dans ce que l'on appelle le mouvement populaire), devraient constituer un outil de première grandeur pour le mouvement social, en particulier le mouvement syndical.

 

Leur réédition en livre de poche par exemple, à diffuser dans le débat « à la base », (à la portée PRATIQUE des salariés qui connaissent tous PARFAITEMENT ce qu’est le travail, mais qui n’ont quelquefois pas tous les outils théoriques pour l’exprimer et exprimer cette recherche) par le mouvement syndical serait un élément majeur dans le bouillonnement formidable et plein d’espérance que nous connaissons aujourd’hui, illustré entre autre aujourd’hui par la bataille pour les retraites, élément majeur de l’activité non marchande.

 

En ce sens un engagement de ces éditions et la coopération syndicale pour l’impression et la diffusion dans des conditions accessible est une demande forte pour laquelle il faudrait, à mon sens, chercher une solution pratique.

 

Quand nous en aurons la possibilité, nous mettrons en ligne ces conclusions pour inciter et à leur réédition, et à cette coopération syndicale à la diffusion de ce travail théorique nécessaire au luttes, et à la connaissance encore plus large de ces ouvrages déjà parus.

 

Pierre Assante, 25 octobre 2010

« Le paradigme Ergologique ou un métier de philosophe », Yves Schwartz.

http://www.octares.com/boutique_fiche.asp?IdProd=43

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 18:48

Principe élémentaire de philosophie (1)

Pensée et médias

 

Georges PedronoNous voyons un téléviseur, un bateau, une table.

Nous pensons voilà des objets matériels.

Mais nous savons aussi d’un objet matériel que nous considérons isolément pour la commodité d'une étude sous un angle choisi, qu'il n’est pas quelque chose de figé, qu’un objet matériel n’existe que parce qu’il est en mouvement (il existe dans le temps), que la matière est du mouvement (onde-corpuscule pour adopter une certaine représentation).

 

Maintenant considérons une idée en tant que telle. Ce n’est pas un objet matériel pensons-nous. Pourtant nous savons depuis quelques décennies en quoi consiste le mouvement chimique, électrique du cerveau (sur lesquels jouent par exemple les molécules-médicaments des maladies de fonctionnement du processus cérébral), du cerveau dans le corps qui forme la pensée, l’objet-pensée dirons nous.

 

Alors voilà deux objets matériels, deux mouvements de la matière qui constituent un de la matière et l’autre non ?

 

POLITZERA cela s’ajoute qu’une pensée peut consister à se représenter un « objet matériel » en mouvement, une table, notre propre corps etc. ou un objet « qui n’existe pas », c'est-à-dire une représentation que le cerveau a imaginée en dehors de toute réalité palpable.

 

Tout cela pour dire qu’objet « réel » et pensée sont objet réel tous les deux mais que la pensée est un objet d’un autre ordre,  d’une autre qualité que le bus ou la table.

 

La pensée est un objet produit par une forme supérieure d’organisation de la nature, supérieure à la matière « minérale pure », ou « biologique pure », c'est-à-dire issue de l’évolution qui les conduisit à la pensée, c'est-à-dire la conscience en évolution elle-même de la matière sur elle-même, l’humanisation de la nature, la naturalisation de l’homme.

 

A cela s’ajoute que lorsque je considère d’une façon isolée cet « objet matériel » qu’est un corps humain, vont se précipiter dans mon cerveau les représentations antagoniques

1 de l’objet en tant que matière sans mouvement

2 de l’objet pensant d’une matière sans mouvement

3 de l’objet pensant en mouvement qu’est l’homme, isolé de la matière qui l’entoure et dont il est « un élément ».

4 de l’objet pensant qu’est l’homme, dans ses liens avec la matière qui l’entoure dont il est un élément, matière dont la société humaine est partie intégrante, le tout en mouvement de mouvements les uns dans les autres, conjoints, unité.

 

A partir du moment où l’on considère la pensée comme un objet matériel, une autre glissade, nouvelle,  consiste à croire que la pensée peut créer la matière qui nous entoure, nous-mêmes y compris, glissade allant jusqu’à l’idée que la pensée crée la matière par elle même, crée ce mouvement qu’est la matière sans médiation avec la matière elle-même en tant que mouvement possédant des propriétés de temps et d’espace qui existent bel et bien (même si on n’en connaît pas tout le mouvement, les limites de la perception de l’objet humanité en mouvement étant les limites en mouvement de cette connaissance). Ainsi, selon l’exemple de Lénine, on peut être amené à cette absurdité selon laquelle nous pouvons en arriver à penser qu’un fils peut créer sa mère….

 

Le vocabulaire humain encore aujourd’hui laisse en friche une représentation scientifique de la matière. Soit ce vocabulaire donne à la pensée une représentation éthérée, soit il donne à la matière une représentation scindée, dichotomisée entre « matière » et « pensée ». Les termes qualificatifs « idéel » et « matériel » tentent d’éclaircir cette abstraction complexe qu’est le mot et la phrase quand ils tentent d’exprimer deux réalités matérielles isolées artificiellement (ainsi procède la pensée) l’une de l’autre, abstraction qu’est la représentation : la « matière » et « la pensée », ou bien de la représentation « matière pensante » et « matière non pensante » qu’est l’homme avec les propriétés, capacités de l’un et de l’autre qu’est la matière tout court.

 

bnUnatosMaintenant revenons au début. Nous voyons un téléviseur. Matière inanimée, non pensante mais prolongement (comme le sont les logements, les nourritures humaines créées) du corps créé par le corps et les instruments du corps qui l’on précédée, et qui transmet les représentations de la réalité formée dans la pensée humaine, utilisée en fonction  d’objectifs divers que les utilisateurs en font de chaque coté de l’écran. Représentations non seulement « d’objets matériels » mais d’objets matériels-actes humains induits par des représentations ; abstractions d’abstractions d’abstractions.

Concepts, généralisations de généralisations, systèmes de concepts, relation contradictoires conflictuelles du mouvement de systèmes de concepts.

 

Et dans tout cela comment répondre à une question essentielle, de base, répondant à un besoin vital d’un individu de l’espèce humaine dans son espèce humaine ?

 

Finalement, c’est à la fois d’une complication inextricable, inouïe…et simple. L’espèce humaine a toujours répondu collectivement à ses besoins d’espèce par la coopération. Retrouver la concertation du clan  dans l’humanité mondialisée demandera le temps d’une construction où la multitude des éléments objectifs et subjectifs (c’est mieux comme qualificatifs, non ?) en contradictions rencontreront par l’action humaine sur elle-même cette autre mouvement contradictoire moteur consistant à sortir de la contradiction immobilisante que sont l’intérêt privé, la propriété, l’accumulation privée qui sont aussi la stérilisation de la richesse.

 

Cette immobilisation d’un mouvement qui a pourtant porté l’humanité à une richesse qui l’empêche d’en jouir pleinement et de la développer, quantitativement et qualitativement. Le lien entre économie, politique et spéculation philosophique est à la fois figé et nié et entretenu immobile par la richesse privée, et c’est bien le degré de conscience nécessaire au mouvement, à la libération qu’il réclame, indique, témoigne, et dont il alerte dans un mouvement qui, lui, est dit social et est désigné comme tel dans le mouvement des représentations lui-même.

 

Et la dictature de ce lien est bien celle qui nous est imposée par la représentation « collective privée » que sont les médias confisqués par la bourgeoisie, animés par les intérêts privés de ses animateurs, prisonniers conscient, inconscients, « résignés » à leurs privilèges, ou aspirants actifs ou passifs à leur libération conjointe.

 

Copie de P1000280L’ergologie, l’étude du travail dans son évolution, son devenir, est la matière (remarquer ici l’usage lumineux du mot matière) pluridisciplinaire qui éclaire le mieux et le mouvement des besoins humains et leur besoin de mouvement.

 

Je ne peux non plus m’empêcher d’évoquer la musique, cette expression la plus abstraire que l’homme a créée et pourtant expression première dans l’évolution sous sa forme première (primitive puis développée jusqu’à nous) et ces merveilleux artisans que sont les musiciens avec leurs outils qu’on appelle aussi instruments (remarquer ici l’usage lumineux du mot instrument)

 

L’adjonction de la parole à la musique, l’invention de l’opéra descendant développé mais aussi aliéné de l’expression artistique première, de l’expression tout court, accentue la contradiction vivante de ce qu’est l’expression en tant qu’invention du concept élémentaire puis développé en systèmes de concepts en quoi constitue la conscience en mouvement  de la nature sur elle même. Art, processus-intuition d’où naît, en unité,  le processus-connaissance.

 

Je pense en écrivant tout cela à Walter Benjamin. Son « concept d’histoire », la « reproductibilité de l’œuvre d’art », la « pensée » artificielle, l’outil-prolongement du « corps et de la pensée ».

 

Et à Ernst Bloch

Et à Henri Lefèbvre

 

Sans oublier ce que j’ai appris d’Yves Schwartz par ses cours et son invention sur l'ergologie, réflexions et savoir essentiels et généreux de notre temps, qui, chance pour moi, est, en plus, bien plus que le virtuel d’un livre, si expressif que puisse être un livre, et même si cela s’est cristallisé dans le livre.

 

Affirmer que la pensée est une force matérielle ce n'est pas dire que la pensée transforme la matière sans qualifier cette action, quelle action, comment elle agit. C'est toute la différence, ce n'est pas dire : la pensée crée la matière, un point c'est tout.

 

Merle RenéLa pensée crée des formes nouvelles du mouvement en agissant sur le mouvement par les propriétés de ce mouvement. C'est toute la différence entre la représentation d'une réalité où il y aurait d'un côté la matière et de l'autre la pensée. La pensée est matérielle, elle possède les qualités et les propriétés de la matière, du mouvement qu'est la matière.

 

Et cela rejoint la considération intuitive puis scientifique millénaire de nécessité (Anankè) et de libre arbitre, de l'action volontaire humaine de transformation, témoignage, expression consciente d'un processus inconscient. Loi et foi du croyant. A ceci près que foi et loi ne sont pas figées et immuables pour le scientifique, ni sans propriété à découvrir et par lesquelles agir, "conscience anticipante". Et que le mouvement s'apprécie dans les temps brefs, moyens, longs, quanta et durée, continuité et ruptures, dans leur rapport dialectique, à l'échelle de l'instant, de la vie humaine, des générations dans leur recherche de la santé necessaire au processus, c'est à dire aussi de l'apprentissage des maladies du processus et de leur remède, le processus lui-même qui se contient lui-même, et qui se rapporte à l'infini.

 

"La découverte du "non encore conscient" ou l'aube vers l'avant". Ainsi Bloch "représente" notre relative et sublime liberté d'agir.

 

Pierre Assante, Vendredi 22 octobre 2010

 

Une des photos qui illustrent cet article a été insérée en souvenir des débats passionnés que nous avons eus avec l'ami Georges en particulier sur les médias et le mouvement social.

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 19:18

Encore sur le travail.

Contrat social et ergologie

 

manif unatos femmesEssayons de faire un résumé lapidaire, en formules, du tournant de l’histoire de notre temps.

 

1 Les Lumières (courant philosophique du XVIII° siècle, encyclopédistes etc. et sa pratique dans la révolution française) ont re-mis à jour le besoin de liberté de la personne, ce qu’on peut dire autrement : besoins d’initiative créatrice pour répondre aux besoins nouveaux du processus des forces productives inaugurant le capitalisme. 2 La bourgeoisie révolutionnaire a fait sienne cette aspiration et l’a voulue dans un premier temps universelle et pour cela a mis en avant le besoin d’un contrat social. 3 Une fois conquise sa position et assuré le développement du nouveau mode de production, sa base économique, ses institutions, sa culture, la bourgeoisie a affirmé sa volonté d’immobilité sur le contrat social établi en le limitant à ses besoins et en excluant celui de la classe ouvrière. Mais les intérêts opposés de la bourgeoisie et de la classe ouvrière on connu cependant la convergence du besoin commun de développement des forces productives et de son utilisation par la société. 4 il y a donc toujours eu double tendance à l’alliance et à la lutte des classes, qui a déterminé les deux grandes formes d’organisation ouvrière. 5 Ce n’est qu’arrivé a terme des contradictions du capital que la classe ouvrière peut instituer un mode de production communiste, ce qui n’empêche pas que la lutte des classes permette des éléments du commun aux besoins humains soient arrachés dans et contre le capital. 6 Le besoin de contrat social s’est donc en partie effacé dans la lutte des classes, ce qui est une des explications du communisme grossier, des dictatures staliniennes et anti-capitalistes autoritaires en général. Les contradictions du capital ne peuvent être le facteur d’accouchement d’une société communiste que si les conditions d’un nouveau contrat social existent tant au niveau du développement des forces productives que de ce qu’elle peuvent contenir comme conscience créatrice allant dans le sens de la liberté individuelle de création et de cohérence commune de création. 7 En ce sens, l’ergologie posant le travail comme expression de la créativité humaine aliénée est le corollaire indispensable de la lutte des classes vue comme coopération humaine généralisée. 8 Les rencontres ergologiques du travail comme lieu de l’élaboration du travail libre collectif ne sont pas une révision déchirante du syndicalisme et des luttes des salariés, mais leur entrée dans les conditions de développement des forces productives dans une capacité de transformation qualitative du mode de production, et en aucun cas une tarte à la crème, une mode, remplaçant la lutte des classes. 9 Les G.R.T. (Groupes de Rencontre du Travail) doivent répondre à un débat généralisé (et particulièrement dans le syndicalisme) sur une autre organisation du travail à partir de l’organisation économique existante et en en critiquant la forme et le fond, débat faisant appel à toutes les forces sociales qui contribuent à l’organisation du travail, ce qui n’est pas de la collaboration de classe, mais au contraire une marche qui implique des luttes syndicales, politiques, idéologiques s’ouvrant sur l’extinction plus ou moins rapide des classes sociales, du travail aliéné, du travail marchand. 10 Toute marche demande un pas après l’autre, dans la diversité des lieux et des temps, tout en construisant une cohérence globale et les éléments particuliers et généraux d’organisation de cette cohérence.

Pierre Assante, Jeudi 21 octobre 2010

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 16:26

la maîtrise de l’analyse dialectiqueescalier contesse 2juin10 002

d’un remue ménage du coeur jamais contourné

c’est le guide de mon amour

la bouée de mes défaillances

 

 

 

  

mes parents je suis votre œuvre

et pourtant vous faites partie d’un tout

où vous m’appartenez aussi

 

c’est la raison de mon amour

et de l’immensité de votre existence

 

ma fidélité en ce que je tiens pour décisif

est le fruit d’une évolution parallèle

dans un milieu incessamment renouvelé :

la forme supérieure d’organisation de la matière 14mai10 003

 

 pendant près de dix-mille jours

déjà

j’ai fait mon éternité

 

j’appellerai les heures sans cesse

car je sais qu’elle n’est pas

à la mesure de mes forces

 

d’elles je dois tirer le maximum

 

le plus longtemps possible

 

mais quoi que je fasse

quelque soit l’élan que je donne

à mes muscles à mon cerveau

 

mon corps restera malgré tout Action Poétique N°23 couv.

cette mécanique frêle

du jour de ma naissance

 

 

au moment où j’écris ces lignes

les passages des courants cérébraux

et l’alchimie qui en est l’origine

façonnent ce que l’on croira demain

être toujours moi

 

mon soleil docile chaque jour

s’étiole sur la pente courbe

la pluie c’est une danse saisonnière

une manifestation à peine osée

 

l’heure c’est la trame incomplète

le vol c’est celui du tissu

l’oiseau c’est l’armoire immobile 20100916

l’habit c’est le travail du départ

les doigts sur le métal et la terre

 

le corps nu c’est l’espace et le vent

c’est l’arrêt dans l’herbe touffue

 

moi qui prends deux doigts d’habitude

je fais une issue dans le téléviseur

la circulation dans ses conducteurs

a subi des détournements

 

lever la tête vers la brillance

c’est le chant de ce doute-là

quand l’ordinateur devient un poids stratégique

je me souviens du poids des hommes

 

lorsqu’on pourra suivre mes liaisons internes

avec un signal-tracer C.C.1980

ce ne sera plus le temps de l’inquiétude

ni celui de l’exploitation

 

une femme m’a pris et gardé

et l’avance usée des matins

la souffLance des jours heureux

est à nous vivante et désarmée

 

le reflet que la mouvance donne

pour moi aussi elle l’a serré

dans l’étalement de villes

elle a brodé son survol

 

elle en fera sur les murs mêlés

ce que font sur le roc mes paroles

une sorte de trace éperdue

mais que je sais inépuisable SCHWARTZ 1988

 

à l’instant des feuilles tombées

me donnant avec ses mains

à boire leur douceur ridée

captera l’haleine dénudée

le sang électrique de mes yeux

qui coule à travers mes nerfs

 

j’entamerai la dernière inhibition

sans chercher le nom des galaxies

les alpha et autres parures des constellations

c’aura été bien pour la vie

 

la faction que mes lèvres prendront

donnera le signal du cycle biologique

mais l’important sera dans l’écho

du communisme en marche vers l’infini Fig.4

 

ses cheveux et ses mots maintenant à moi

et le pas scandé de l’enlacement

la germination que j’ai provoquée

c’est ce qui comptera avant tout

 

ainsi en est aussi de la jouissance

qu’elle me donne de l’influence

que je tiens sur l’atome

et l’utilisation de sa fission

 

mon éternité n’est pas seulement

inscrite au graphique des jours

elle est derrière moi et devant moi

avant la naissance et après la mort anti légendes

 

cet infini dans tous les sens

les quatre dimensions l’ont fait mien

la place verte un instant apparue

c’est la mienne qui ne connaîtra jamais de regret

 

 

la maîtrise de l’analyse dialectique

d’un remue ménage du coeur jamais contourné

c’est le guide de mon amour

la bouée de mes défaillances

 

  

Pierre Assante, 1969,

"anti-legendes", poemes roneotes 

 

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 15:47

TEL QUEL……

 

Ce poème ancien et maladroit (1969. Ces 41 ans passés, cela fait un instant minuscule pour l'humain et pour moi tant de transformations) me rappelle au bon souvenir de la jeunesse, la mienne et la votre, aujourd’hui.

Je le sers comme je me, je leur servis, sans honte pour la « qualité », mais avec fidélité à la solidarité concrète (bien qu’)aussi esthétique.

 

Ballade Taoumé 022ceci n’est pas notre testament de mort

 

la misère et les révoltes, filtrant à travers les salons

l’expression de la trouille, l’aversion et le dégoût des canuts qui un instant par osmose détruisent la haine de classe dans la personne de bourgeois flasques et indécis, les restituent chacals, par là même hideux à leur propre race

La poésie est louée en masse mais proscrite en détail en la personne des poètes

 

commencerons-nous à louer par habitude ou par pratique ce qui est mauvais ? nous perdrions la poésie. que ferons-nous donc ? notre devoir.

disons donc qu’il existe une force considérable qui déjoue les conspirations contre le prolétariat

Que cette force a besoin de tous les bras et de toutes les intelligences

 

J’APPELLE tous les poètes au chant du cliquetis et du rouage     au concert du jour le jour     au festival du temps passé agréablement    de la réalité enthousiasmante    de l’hypothèse scientifique

 

J’appelle tous les sympathisants d’une littérature destinée à vaincre à se rassembler dans les comités de salut public créés par les travailleurs, à y puiser la force de leurs mots

 

J’appelle tous ceux que désarment l’idée des vices qui subsisteront encore dans le futur et les blessent aujourd’hui à se souvenir de maïakovsky : RESSUCITEZ MOI

 

Je les appelle à lutter pour l’avenir et à jouir du présent

 

P.A., 1969, en allusion et adaptation à la poésie d'un discours sde Robespierre

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 15:14

Allez ! Un peu de témoignages "individualistes".

Copie-de-20101019-001.jpg Copie de 20101019 011

  

  

  

  

  

 

  

  

 

 

 

 

 SUR LE TRAVAIL 

http://pierre.assante.over-blog.com/article-rappel-travail-non-qualifie-59054638.html  

Copie de 20101019 010

 

 

 

  

Copie de 20101019 002

   

 

 

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20101019 020

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 23:15

Dans "Régions Atos N°82

d'avril 2010 est paru cet article :

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Regions_Atos_82_page_5.pdf

 

 Regions-atos-82.jpg

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 08:33

Noëlle Lasne est médecin du travail. Elle parle de Flora, Personnel de Service dans un collège. Très bel article.  

 

manif unatos femmesJ'y ajouterai, non pour le critiquer, mais pour commenter le sujet sur un plan plus général, que la question de la pénibilité s'ajoute à tous les aspects de la revendication de la retraite à 60 ans à taux plein, et fait la preuve que pour vivre pleinement sa vie, la part de vie qui concerne la retraite fait partie d'une révolution de l'activité humaine, "le temps de vivre", entamée avec les avancées sociales "des jours heureux" sur laquelle le système en crise profonde de suraccumulation du capital veut agir et réagir en régression. D'autant que cette régression lui assure un accroissement rapide du marché des services privés lucratifs et ségrégationnistes.

Les luttes actuelles s'inscrivent dans la revendication d'avenir d'assurance sociale dans tous les domaines, travail, activité, santé, alimentaire, culturelle.....créativité humaine qui fait l'intérêt de la vie au quotidien en lui donnant un horizon dans son cheminement, à ses pieds comme à l'infini.

Jean Vilar et Gérard Philippe, entre autres, nous montraient la voie de ce que pourrait être l'assurance sociale culturelle en lançant le théâtre populaire gratuit et itinérant. Cette comparaison peut paraître absurde, mais il y a lieu d'y réfléchir.....

L'assurance sociale alimentaire est évidemment ici et dans le monde une question première qui dépasse largement la question de la nourriture élémentaire, bien que cette question reste encore et toujours brûlante.

Assurance sociale échappant à l'activité marchande, comme le médicament peut y échapper quand il n'est pas frappé par des mesures de restrictions alors que le développement des forces productives permet de le distribuer hors marché.

La retraite est cette part de la vie d'activité "libre" c'est à dire échappant au moins en partie grandissante à l'activité marchande, part qui doit accroître sur toute la vie d'autant plus vite que la crise du système s'approfondit avec rapidité.

Cet article est paru dans le journal "Le Monde" et j'espère qu'il n'y a pas de problème à en présenter ici un extrait plusieurs jours après sa publication, d'autant qu'il a été diffusé largement par diverses voies syndicales et est arrivé ainsi jusqu'à moi. (P.A.)

 

Face à la retraite, l'usure des corps

 

 Madame Flora est femme de ménage dans un collège. Tous les jours elle fait le ménage de cinq classes, trois bureaux, deux couloirs, deux halls et un escalier. Le seul point d'eau se trouve au rez-de-chaussée. Elle doit donc monter ses seaux d'eau par l'escalier où les bandes antidérapantes ont été arrachées depuis longtemps. Son chariot de ménage se trouve en revanche au premier étage. Elle préfère descendre son équipement à la main. La descente du chariot par les escaliers est périlleuse et lui a déjà valu un accident de travail lorsque la totalité du chariot a basculé sur son pied droit.

Le sol est un lino usé sur lequel elle effectue un balayage humide, mais en hiver, elle doit le laver tous les jours à grande eau ; elle se sert alors d'un balai à franges, qui se manipule en effectuant des mouvements en huit sur le sol. Puis on essore les franges dans le chariot à presse en appuyant très fort de façon répétée. Ce balai à franges a été introduit il y a plusieurs années dans les services de nettoyage, où il est venu remplacer le vieux balai-brosse. Heureusement Madame Flora a conservé la brosse, qui lui permet, périodiquement, chaque fois que le lave-linge du collège tombe en panne, de brosser vigoureusement, et à la main, les lavettes à franges........

     

Extraits de l'article :

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Face_a_la_retraite_l_usure_des_corps.pdf

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 09:55

Merle RenéRené Merle, À propos de la mémoire communiste marseillaise

Le site de Mémoires vivantes vient de publier, à partir d’une enregistrement au magnétophone, mon intervention à la soirée que cette association avait organisée, en collaboration avec les Vétérans du Parti Communiste, au lendemain de la secousse électorale d’avril 2002. Cette intervention n’avait pas pour visée une publication sous cette forme, elle porte tous les caractères de l’oralité, voire de l’improvisation, et ne méritait donc pas le passage à l’écrit dans cette forme.
On en trouvera le texte à :
http://memoiresvivantes.com/projets....
-  Pourquoi alors la publier à nouveau ici ? Tout simplement parce que le texte ne m’a pas été soumis avant publication, et que bien des lecteurs se sont ouverts à moi de leur étonnement devant ce qui pouvait apparaître comme un manque de sérieux orthographique et historique de ma part. je me permets donc de le donner, dans sa spontanéité respectée de l’oralité, mais en merle 13 reste raiderectifiant des formulations mal comprises, en corrigeant son orthographe, et notamment celle des noms propres mal notés qui ont fait douter les lecteurs de mon sérieux historique.
Sur le même propos, on consultera :
- René Merle - Marseille propre ? Un regard sur le rôle du mouvement ouvrier (Conférence)
R.Merle, 14 octobre 2010

 

Lien sur le SITE de René Merle:

http://www.rene-merle.com/article.php3?id_article=694

Sur le site de Mémoires Vivantes :

http://memoiresvivantes.com/projets/partie.php?id=1

Suite, texte entier de cette conférence, cliquer sur ce lien:

http://www.pierreassante.fr/dossier/MERLE_Marseille.pdf

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 08:14

mencheriniENTRETIEN AVEC ROBERT MENCHERINI

L'HUMANITE, le 11 Octobre 2010

événement

Robert Mencherini : « Les grèves reconductibles ne sont pas une nouveauté sur le port de Marseille »

Robert Mencherini, historien, analyse pourquoi, alors que les grands «bastions» ouvriers ont disparu, on constate toujours la puissance des mobilisations dans la région.

Quel éclairage peut apporter l’historien sur l’actualité sociale marseillaise?

Robert Mencherini. Les mouvements de travailleurs portuaires n’ont rien d’étonnant à Marseille. Ils ont été fréquents pendant tout le XXe siècle et ont toujours eu un écho important. Il faut dire, d’abord, que l’économie de la cité phocéenne a été très étroitement liée au trafic maritime. L’industrie, ici, se nourrit du port et de la transformation des marchandises et matières premières importées, principalement des colonies. C’est ce que l’on appelle le «système marseillais» qui concerne les huileries, les savonneries, les raffineries de sucre, les semouleries, les fabriques de pâtes, etc., et bien sûr la réparation et la construction navales. Pendant longtemps, le travail des dockers, indispensable mais très pénible, a été, de plus, caractérisé par sa précarité. On comprend que, dans ces conditions, les relations sociales soient tendues et donnent lieu à des explosions. C’est ce que remarque, déjà au début du XXe siècle, le militant syndicaliste révolutionnaire Victor Griffuelhes, qui parle de mouvement ouvrier « pétillant » à Marseille.

Sur quels enjeux portaient les conflits?

Robert Mencherini. Beaucoup de ces luttes sur le port ont comme mobiles la réglementation du métier et la stabilisation de l’embauche, très difficilement acceptées par les employeurs. D’où les nombreux conflits autour de la convention signée en 1936 et son application. Ce n’est qu’avec la loi de 1947 qu’un pas décisif va être franchi ......

.......Suite de cet entretien :

http://www.pierreassante.fr/dossier/mencherini.pdf

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 05:38

jaures_couverture.jpgDécret sur les biens ségneuriaux (Jaurès, suite)

(lien en bas de page)

 

"...Chaque grand mouvement populaire de Paris a eu 20101012-021.jpgpour conséquence une libération plus décisive du paysan. Après le 14 juillet, c'est la nuit du 4 août. Après le 10 août, ce sont les décrets du 25; après le 31 mai, ce sont les décrets des 3 juin, 10 juin et 17 juillet. Chaque vibration révolutionnaire de Paris faisait tomber un pan de servitude paysanne. Mais du coup le girondisme, le fédéralisme étaient morts...."

 Ici se rattache l'idée de la nécessité d'une cohérence globale d'un mouvement dans sa diversité 20101012-009.jpggéographique et sociologique. Comparaison qui n'est ni modèle ni sans enseignements.20101012-002.jpg

 

suite, cliquer sur le lien ci-dessous :

http://www.pierreassante.fr/dossier/jaures_decret_biens_segneuriaux.pdf

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 07:21
POLITZERL'humain a besoin d'activité humaine.
Comme pour toute espèce, c'est l'activité propre de l'espèce qui entretient l'espèce
Mais une espèce est en mouvement
Son mouvement a besoin de son acquis qu'elle transforme en créant du nouveau
C'est l'activité qui entretient l'activité.
La mesure de la valeur d'échange bloque l'activité à terme parce qu'elle ne prend pas "en compte" la dimension non mesurable de l'activité, elle stérilise une part de plus en plus grande de l'activité, part nécessaire au renouvellement élargi de l'activité.
Ce n'est pas la croissance qui menace l'activité, c'est le besoin de croissance du capital en capital
Le tremblement sur les retraites reflète cette demande d'activité libre qui entretient l'activité
Ce n'est pas l'imprécision sur la magnitude du tremblement qui pose problème, c'est l'indifférence du capital au tremblement, l'indifférence générale du capital liée au capital lui-même.
Vive de 12 octobre !
Pierrot, 11.10.2010
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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 21:22

  http://www.pierreassante.fr/dossier/Regions_atos_n85_octobre2010page13.pdf 

 

Régions Atos N°85 page 13 octobre 2010

 

 

 

 

 

 à l'ami disparu,

à son souvenir

précieux et tenace : 

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 17:28

l'activité en dialogues 0001Quelques pages de "L'Activité en Dialogues 2", dialogue Berdadette Venner-Yves Schwartz, partie "Invention de la désadhérence, monde des valeurs, société de droit" :

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Dialogues2SchwatzVenner.pdf (923KB)

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 22:07

otero.jpgMariana Otero scrute le parcours des salariées d’une entreprise de textile en liquidation qui s’embarquent dans l’aventure coopérative.

Mariana Otero ne cesse d’interroger la société contemporaine. Souvent au travers de ses institutions avec des films comme Non-lieux en 1991, la Loi du collège en 1994 puis Cette télévision est la vôtre en 1997. Quelques années plus tard, elle emprunte les chemins de traverse d’un registre plus intime: c’est en 2003 sa belle Histoire d’un secret. Avec Entre nos mains, elle filme l’émancipation des ouvrières de l’usine Starissima.

 manif unatos femmesComment le projet de ce film est-il né?

Mariana Otero. Je me suis toujours attachée à dresser un «l’état des lieux» de notre société en racontant des histoires. Les coopératives me semblaient offrir la possibilité d’un regard sur des gens qui transforment leur manière de vivre, de penser et de se penser. J’en ai visité beaucoup. Les gens me racontaient....

 

Suite en cliquant sur ce lien : 

http://www.pierreassante.fr/dossier/otero.pdf

 L'HUMANITE, 6 OCTOBRE 2010

 

14mai10 003

 

 

Cliquer sur cette couverture pour ouvrir ce texte

 

La Métamorphose du travail 5

 

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7 octobre 2010 4 07 /10 /octobre /2010 20:31
Copie de P1000280vendredi 29 octobre - 18:00

Le travail : Une crise

de sa "reconnaissance"

 Soirée de réflexion avec la participation

d’Yves Schwartz

A La Maison des Communistes des Bouches-du-Rhône
280, rue de Lyon
13015 - Marseille

Vendredi 29 octobre à 18h

 

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 19:26
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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 17:50

Jaurès-copie-1On ne peut affronter une période historique nouvelle de lutte sans le savoir que l'humanité a accumulé et qui est à notre disposition par la transmission des traditions de luttes et leur contenu, par conséquent aussi par la description et l'analyse consignées dans le savoir savant, qu'il soit universitaire ou du mouvement social organisé en tant que tel.

 

Vous trouverez dans le lien ci-dessous le dernier et court chapitre de la monumentale "Histoire Socialiste de la Révolution Française" de Jaurès, et les dernières notes établies par Albert Soboul pour cette édition des Editions Sociales.

 

Dans la bataille sur les retraites qui pose des questions de fond sur le type d'organisation sociale et le type de gouvernement qui est le notre actuellement, ce n'est pas perdre de temps que de le prendre pour com-prendre et inventer le nouveau nécessaire.

 

TELECHARGER : http://www.pierreassante.fr/dossier/Jaures_suite1.41MB.pdf

 

En fonction des ses propres "sensibilités", on peut faire des critiques de "droite" ou de "gauche" des conceptions exposées par l'un et par l'autre. On peut cependant mesurer la distance qu'il y a entre la conception du socialisme de Jaurès et celle qui est prônée par les partis se réclamant de la social-démocratie d'aujourd'hui. Distance qui peut évoluer en fonction du mouvement de la société et de la crise qui le suscite.

(Voir aussi les articles précedents de ce blog sur cette histoire).

 

"C'est en pleine lutte que j'ai écrit cette longue histoire de la Révolution jusqu'au 9 thermidor : lutte contre les ennemis du socialisme, de la République et de la démocratie (1); lutte entre les socialistes eux-mêmes sur la meilleure méthode d'action et de combat (2). Et plus j'avançais dans mon travail sous les feux croisés de cette bataille, plus s'animait ma conviction que la démocratie est, pour le prolétariat, une grande conquête.....(Jaurès)

 

l. Lutte contre les nationalistes au temps de l'affaire Dreyfus. –

2. Lutte provoquée par l'entrée de Millerand dans le cabinet Waldeck-Rousseau.

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 14:21

Travail....La M.A.R.D.O.C. (1) tomba en panne.

 

La M.A.R.D.O.C.[2] tomba en panne.

Il faut d’abord dire qu’elle fonctionnait sans problèmes depuis plusieurs siècles. Nos A.L.C.[3] en assuraient la cohérence et la cohésion. Quelquefois, elles aboutissaient à des réformes plus importantes du système, mais dans la continuité.

La M.A.R.D.O.C. permettait aux trente sept milliards d’êtres humains[4] de se nourrir, de se reproduire et d’assurer ses plaisirs et ses progrès culturels. Depuis longtemps toutes les matières premières de la grande production[5] provenaient uniquement de l’agriculture, de même que notre nourriture. Plus de mines, plus de transformation purement mécaniques, mais une chimie tirée de la production végétale  avec des rotations agricoles renouvelant le terreau, le support. Ceci nous demandait un équilibre démographique avec des Variations Relativement Contrôlées (V.R.C.).

Rachel et moi nous étions rencontrés au centre d’études préhistoriques, c'est-à-dire de la période allant de l’apparition de la fabrication des galets aménagés à l’œuvre de Marx, en particulier ses manuscrits de l’an 1 500 044. Nous avons aujourd’hui pour principe de démarrer l’an 1 justement à cette période des galets aménagés. Nous n’avions pas jugé opportun de......

 

La nouvelle entière :

http://www.pierreassante.fr/dossier/La_MARDOC_tomba_en_panne.pdf


[1] Micro Auto Régulation Démocratique de l’Organisation Centralisée

[2] Micro Auto Régulation Démocratique de l’Organisation Centralisée

[3] Assemblées Locales Coordonnées

[4] En ce qui concerne les espèces animales, nous avions, autoritairement, organisé leur survie, réglementé leur reproduction et ainsi assuré leur perpétuation aux côtés de l’espèce humaine

[5] A l’exception des matières utilisées pour certaines activités artistiques, mais celles-ci nous occupaient beaucoup

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 06:57

J'ai bien conscience de la confusion qui règne dans ces textes "condensés" de 2003, ou plutôt de la difficulté de déployer ces éléments rassemblés....

Pourtant je crois que l'aspiration qu'ils expriment est à l'ordre du jour dans le mouvement actuel montant : la démocratie partout ! Pas la démocratie formelle et pourrissante mondiale d'aujourd'hui, mais celle qui de l'activité de la personne, celle du travail, à celle du groupe humain, à l'activité générale, crée la cohérence de l'individu et celle de l'humanité. Cohérence dans la diversité créatrice et libre. "Des Conseils partout", c'est ce qui devrait se dire même si l'expérience des conseils a eu une autre "fin" provisoire. Ce qui germait en leurs prémices, comme dans la Commune de Paris de 1871, c'est  sans doute un dépassement des antagonismes du développement humain.

 

Lettres sur

Le Microcentrisme

Suite de « construction du devenir »

 

mencherini.jpgI. MICROCENTRISME

 

Les causes de l’échec des expériences communistes sont diverses.

Les bases matérielles du communisme mondialisées se construisent dans le capitalisme mondialisé.

 

ET

 

Les différentes causes des échecs ont abouti à LA CAUSE de l’échec, lequel est conséquent au niveau social d’organisation des échanges au moment de l’échec :

LA CAUSE est que le communisme ne peut se construire que sur 2 conditions CONTRADICTOIRES.

1 l’abondance des échanges de biens matériels, de biens de services, de biens culturels (de pensée).

2 et la régulation de la distribution et de la consommation de ces biens. LA CAUSE est que cette régulation, imaginée dans les communautés dites utopiques comme dans les communautés dites socialistes dirigées par des communistes, cette régulation a été faite par une forme d’état restreint ou national, mais de toute façon tentaculaire.

ET le communisme ne peut exister que par cette 2° condition : la régulation ne peut être que l’effet d’une autorégulation exercée par l’individu lui-même sur la base de la conscience des besoins universels de la communauté.

Cette AUTO-REGULATION rejoint l’effort social du christianisme original, et confirme la nécessité du dépassement et du christianisme et du marxisme institutionnels, héritage culturel de nos sociétés les plus « avancées ».

Cette autorégulation implique non pas un polycentrisme, mais une fédération mondiale de micro centres. Cela implique la conscience de chaque micro centre à son appartenance à l’ensemble.

7 juin 03

 

II. SOURCE DE LA REFONDATION COMMUNISTE

 

1 opposition :  gestion du système/contestation du système

2 opposition :  contradiction antagonique motrice du système ou antagonisme moteur destructeur du système ?

3 le système marchand est-il le seul à permettre les échanges ? Revenir aux sources :

accumulation, confiscation de l’accumulation par une [(classe + un pouvoir) unifiés], moteur du système d’échange ou du système d’échange marchand ?

4 la  question de l’échange devient donc la question première lorsqu’on pose la question des contradiction du système marchand.

5 la régulation de l’échange induit la question du pouvoir : absence (de pouvoir) impossible = impossibilité du dépassement du système marchand ?

absence (de pouvoir) possible = possibilité du dépassement du système marchand ?

absence de pouvoir, échange non marchand, échange égalitaire = communisme ?

6 absence de pouvoir = [(multi microcentrisme + la conscience d’appartenance à un ensemble multidiversifié) unifié]

7 abandonner l’analyse temporelle partielle découpant la civilisation marchande en tranche = unifier son essence pour en saisir les parts.

8 la succession de protestantismes dans la société marchande

judaïsme originel ? (c’est bien loin !) = protestantisme à la loi marchande patriarcale ou 1ere loi patriarcale ?

christianisme originel = protestantisme à la loi marchande juive

protestantisme = protestantisme à la loi marchande chrétienne institutionnelle (dite occidentale)

communisme = protestantisme à la loi marchande mondialisé (capitaliste)

9 ou (ou bien) communisme = 6

et idem pour les aspirationS de base au dépassement de la société marchande, dans tous les systèmes idéologiques naissant avant leur institutionnalisation (pouvoir)

10 la question seconde, après la question de l’échange est bien celle du pouvoir et de son abolition (6) ?

11 ci-dessus faisons-en les devoirs de vacances des communistes avec les autres ! ! ! !

12 le patriarcat est donc bien la base de l’échange non égalitaire, donc marchand ! il traverse donc toutes les sociétés marchandes et si elles peuvent être dépassées, le dépassement est avant tout celui du patriarcat

4 août 03

 

III. Révolution religieuse.

 

1 La complexité de la société est l’illustration de l’entrée dans l’ère de l’auto-conscience du rapport moi-nous de l’individu, le communisme.

2 Cette complexité ne permet pas de repartir de zéro (Khmers Rouges mais aussi extrême gauche contestataire non constructive, toutes proportions gardées) ni de maintenir l’autodestruction par le pouvoir (gouvernement des Etats Unis etc.…).

3 Toucher à son organisation sans le développement de cette auto-conscience/régulation, c’est l’échec, que ce soit en politique, en économie.

4 La pensée est l’essence de l’homme, l’essence de l’homme c’est l’ensemble des rapports sociaux, sujet et objet se confondent. La négation de la négation de la pensée spéculative, c’est l’abstraction mise au service des besoins humains, des besoins de penser entre autre.

5 La révolution politique, économique, sociale c’est la négation de la négation de cette révolution, c’est une révolution de la pensée au service du dépassement de l’économie, du politique, du culturel abstrait (spéculatif sans pratique), de la démocratie en tant que démocratie restreinte.

6 C’est donc une révolution religieuse qui abolit la religion en tant qu’abstraction et la rétablit en tant que pensée concrète.

7 L’illustration de ces possibilités est que malgré l’étouffement de la solidarité ouvrière par sa dispersion en particulier, par le mode d’organisation du travail, les contradictions passent par tous les interstices en particulier par la « révolution des couches moyennes » qui se prolétarisent elles-mêmes. L’alliance est nécessaire et cette révolution est une étape vers la prise en compte, la parole, la pensée des plus défavorisés (ouvriers et population pauvre des pays riches et pauvres) à condition que ceux-ci établissent le « contrat de l’alliance » et non « l’alliance suivisme » qui ressuscite les inégalités combattues. Refuser cette étape au nom des plus défavorisés, c’est vouloir arrêter l’histoire, la « bloquer » dans un certain sens et la faire dériver vers des bifurcations où l’essence humaine s’appauvrit. La classe ouvrière, à travers les évolutions sociales garde son rôle de producteur des biens matériels et témoigne de la nécessité de son abolition, comme la femme témoigne de son aliénation et de son besoin de parole diverse et propre afin que homme et femme soient humains.

8 Le symbole/mythe libérateur d’aujourd’hui c’est bien [la/une] femme(s) et [un/les] homme(s) peu(ven)t bien être [son/leur] apôtre(s) !

9 septembre 2003

 

UN MANIFESTE A LA SUITE DE CES REFLEXIONS "CONDENSEES" BROUILLONNES :

http://www.espaces-marx.eu.org/IMG/pdf/S_R-6.pdf

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 13:24

Bernard Thibault : "Le mouvement social est aujourd'hui plus fort que le gouvernement.

Pour la suite, la "démocratie va être essentielle". (L'Humanité du 4 octobre 2010)"

L'Humanité du 4 octobre 2010

  

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, pense que le mouvement social est aujourd’hui plus fort que le gouvernement. Pour la suite, la «démocratie va être essentielle». Après les manifestations 
de samedi, 
la mobilisation 
prend-elle un 
sens nouveau ?

Bernard Thibault. C’est une nouvelle étape : 
la mobilisation s’est installée dans 
le pays. La journée de samedi conforte un mouvement qui dure, rendez-vous après rendez-vous, malgré 
le gouvernement et le président de la République qui ne cessent de répéter qu’ils ne céderont pas sur le recul 
de l’âge de départ à la retraite. Nous avons fait un pari en choisissant une mobilisation un samedi, ce qui n’est pas habituel dans la pratique syndicale en France. De telles mobilisations ne réussissent qu’à des moments exceptionnels. Le succès d’aujourd’hui montre que nous sommes justement dans un mouvement exceptionnel.

 

Parce qu’il y a eu aussi un public nouveau ?

Bernard Thibault. Oui, il y a eu un renouvellement très important du profil des manifestants. Sans doute pour la moitié, nous avons vu manifester ceux qui ne peuvent pas sortir de leur entreprise par peur 
de représailles ou de licenciement, 
des jeunes qui ne sont pas spectateurs, qui deviennent de plus en plus acteurs de la mobilisation. Nous ne sommes pas dans un baroud d’honneur. 
Il y a une véritable détermination 
à ne pas laisser passer ce recul social. 
Ce qui me fait dire que si le gouvernement et le chef de l’État persistent, nous allons vers une crise lourde. Le pouvoir est dans le déni, 
il a choisi une position radicale.

 

Vous avez déclaré vendredi que 
les grèves reconductibles n’étaient pas 
à exclure. Est-ce que ça veut dire que 
la CGT va pousser en ce sens ?

Bernard Thibault. L’intersyndicale 
a souhaité une multiplication 
des initiatives dans les territoires et les entreprises. Nous, nous voulons promouvoir la méthode des assemblées générales, des assemblées de personnel, des consultations dans les entreprises pour poser la question : « Que pouvons-nous faire ensemble ? » Pour réussir la suite, la démocratie va être essentielle. Tout ce qu’on envisage de faire doit contribuer à un élargissement, et en même temps, nous avons un calendrier qui se resserre. Nous savons que, dans certains secteurs, les salariés sont disponibles pour des grèves qui ne se limiteront pas à vingt-quatre heures.

 

Le gouvernement joue le bras de fer. Nicolas Sarkozy lie la réussite de la réforme à l’élection présidentielle de 2012… En quoi cela pèse-t-il sur le mouvement ?

Bernard Thibault. Je pense qu’un gouvernement, quel qu’il soit, qui ignore à ce point un mouvement social, se condamne pour les prochaines échéances électorales. La question désormais est moins « combien cette réforme peut contribuer à la réélection de Nicolas Sarkozy », que « combien cette réforme, s’il la fait adopter malgré 
les protestations, pèsera sur sa défaite et celle de sa majorité ». 70 % de la population est opposée à ce projet, 
sur une question qui structure 
en profondeur leur vie…

 

Cela signifie que vous croyez toujours pouvoir le faire reculer ?

Bernard Thibault. Je crois que dans 
la majorité gouvernementale, 
on prend la mesure de ce qui se passe. On commence à entendre çà et là des petites musiques différentes. Chez les sénateurs, il y a des signes qui montrent les inquiétudes sur les répercussions politiques de la protestation.

 

C’est donc le moment pour les syndicats de tenir bon ?

Bernard Thibault. Le gouvernement 
ne dit plus que la réforme est juste, il ne lui reste plus comme argument qu’elle est incontournable, un mal nécessaire ! La campagne menée par les syndicats, dont l’unité a été un des facteurs de réussite, a renversé totalement la tendance. Aujourd’hui, c’est nous qui sommes plus forts que le gouvernement. À partir du 12 octobre, le mouvement peut prendre une nouvelle configuration sur la base 
de décisions prises par les salariés, 
avec des formes d’actions multiples.

 

Entretien réalisé par Olivier Mayer

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 06:58

Défense de la culture occitane, pour quoi :

sujet accessoire ou principe démocratique ?

Diversité biologique et diversité culturelle.

Publié dans La Marseillaise le 12 novembre 2000

 


merle-agonie.jpgBien que  la résolution de nos problèmes soient de plus en plus influencée par des  modes de pensée dialectique, les conflits locaux et planétaires destructeurs de richesses humaines (hommes et culture humaine utiles à tous) persistent et menacent l’existence de l’humanité.

 

Pourtant dans le domaine de la biologie, le besoin d’un équilibre écologique dans un milieu est unanimement reconnu.

 

Mais ce et/et, principe vite affirmé, difficilement contestable en l’état de nos connaissances, recèle, par sa simplification les mêmes dangers racistes ou/et les mêmes dangers de passivité qui ont engendré les horreurs humaines du passé.

 

En effet, dans un milieu donné, les espèces et les individus de chaque espèce ET sont à la fois en conflit ET sont  à la fois en complémentarité.

 

Si vous n’envisagez que le premier élément, vous faites comme Le Pen, vous « mettez les étrangers à la mer ».

 

Si vous n’envisagez que le second élément, vous faites preuve d’humanisme, mais vous ne créez pas les conditions de la complémentarité ou plutôt de l’UNITÉ.

 

La troisième solution, c’est non la tolérance des différences mais la compréhension des différences, leur mise en coopération, sans ignorer leur lutte pour exister, l’évolution dans le temps de leurs rapports et de leur résultante.

 

Voilà une tache bien difficile : savoir que tout objet est en conflit pour son existence, que parmi les objets existant, il y a des être humains, y compris des êtres proches, et malgré cela, ou à cause de cela, rester HUMAIN.

 

Dans les valeurs humaines dites éternelles, mais de toute façon séculaires, il y a le principe d’amour.

 

A la source  de l’amour, il y a le besoin « égoïste » de l’autre. Puis il y a la sublimation de ce besoin : le sentiment qu’a fait naître ce besoin va subsister, vivre autonomement, détaché du besoin qui lui a donné naissance.

 

Mais cette autonomie ne peut se perpétuer indéfiniment sans une nourriture. Le besoin de solidarité humaine est si ancien qu’il a entretenu, en antagonisme aux conflits destructeurs, le sentiment d’amour de l’humanité.

Il me semble que cette vision ne soit pas une vision « idéaliste judéo-chrétienne » mais un vrai raisonnement dialectique.

 

Moi qui AIME la culture occitane, je suis émerveillé (sentiment légitime) par la beauté de la naissance de l’amour courtois dans la poésie troubadouresque.

 

J’AIME aussi beaucoup le dialogue musical de Janacek illustrant des querelles amoureuses.

J’AIME aussi beaucoup la tragique gravité de la sonate duo de Ravel, écrite après la mort de sa mère et de la fin de la 1° guerre mondiale : elle inaugure le chant profond, douloureux et d’un désespoir en attente contenu dans l’œuvre de Chostakovitch et qui étreint magistralement la réalité de ce siècle.

 

Savoir-faire, savoirs universitaires ou autodidactes, savoirs populaires hérités et transformés d’une génération à l’autre, exercice de ces savoirs : la définition de chacun de la culture peut représenter une de ces choses, toutes ces choses, d'autres choses  encore.

 

Clairement, que l’on ait une vision restrictive ou large de la culture, selon les individus, selon les groupes, les ensembles, les sous-ensembles, les intersections d’individus ou de groupes, nul ne peut ignorer la nécessité absolue de la  DIVERSITE CULTURELLE.

 

AU VIOLON CITOYEN !Nul ne peut ignorer non plus le rôle d’une ou de langues véhiculaires dans le développement des échanges, qu’ils soient économiques, culturels, politiques, techniques, scientifiques…..

Le développement des échanges peut aussi concourir aux lutes populaires sans lesquelles toutes les avancées dans les autres domaines risquent de ne pas aboutir à un progrès social.

 

La question est aussi d’affranchir les échanges des bases inégalitaires, dominatrices du système marchand.

 

Cela suppose non seulement une ou des langues véhiculaires mais aussi, outre la quantité des échanges, leur qualité.

 

Le débat sur l’enseignement des langues illustre bien combien nous sommes plus clairvoyants sur les choses qui nous touchent « de plus loin ».

Comment ne pas reconnaître le besoin de diversité linguistique lorsque nous paraît évidente la nécessité de diversité biologique ?

 

ET JE N’EN VIENS  ENCORE NI A LA LANGUE DOMINANTE NI A L’ESPECE DOMINANTE, l’histoire nous ayant démontré qu’il n’est pas possible pour l’humanité de dépasser tous les obstacles à son développement en même temps.


 

Pierre Assante septembre 2000

Publié dans le journal La Marseillaise.

 

Depuis 2000 on compte aujourd’hui 5000 langues dans le monde.

25 disparaissent chaque année.

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Published by Pierre Assante - dans PHILOSOPHIE
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