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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 10:10

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Il faut que contestation et remèdes À LA CRISE soient portés par une conviction qui habite puissamment la masse d’une population et remplace la conviction passèe obsolète

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DE SALVIEN À AUJOURD’HUI.

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Aujourd'hui : le besoin de transformation-dépassement du capitalisme dominant, le capitalisme mondialisé, informationnellement numérisé et hyperlibéralisé.

 

LE RAPPORT ENTRE POLITIQUE ET CROYANCE. L'IDÉE DU SAUVEUR. Une société ou la personne ne peut vivre de son travail et de sa production, est une société condamnée au déclin et à la chute, et que cela se manifeste par le déclin moral.

Les tentatives marginales de commerce alternatif numérique, mondialisé ou local (Economie contributive, participative, monnaies alternatives... etc.) finalement dépendantes ou carrément récupérées puis utilisées massivement par le capitalisme dominant contiennent et l’illusion d’échapper à ce capitalisme dominant, et le besoin sain d’une transformation-dépassement du capitalisme et sa forme hyperlibérale.

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Salvien de Marseille (Vers 440), prévenait de la chute de l’Empire Romain, et soulignait qu’une société ou la personne ne peut vivre de son travail et de sa production, est une société condamnée au déclin et à la chute, et que cela se manifeste par le déclin moral. Cette difficulté grandissante de vivre de son travail se manifeste dans le mouvement paysan actuel, mais aussi dans le chômage ouvrier et employé, salarié en général ou le travail partiel imposé et les revenus insuffisants pour vivre. Elle se manifeste aussi dans le handicap et le sous emploi dans la recherche fondamentale et appliquée indispensable au développement et dans toute activité humaine qui veut se mettre au service non de l'argent mais des besoins humains.

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Le besoin de transformation-dépassement du capitalisme dominant, le capitalisme mondialisé, informationnellement numérisé et hyperlibéralisé, c'est-à-dire où toute activité humaine est soumise à vente-achat, ce besoin grandit au fur et à mesure que le système s’approche d’un paroxysme invivable.

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Mais un paroxysme invivable ne constitue pas la solution en soi à son dépassement dans un système nouveau et capable de poursuivre en santé le processus de développement de l’homme dans le développement de la société.

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Encore faut-il que soient prises des mesures aptes à créer cette société nouvelle, ce système nouveau. En cela Salvien nous donne à penser, d’une façon quasiment instinctive avec les mots et la morale de son temps, qu’il ne suffit pas de contester, qu’il ne suffit pas de trouver les remèdes, mais qu’il faut enfin que contestation et remèdes à la crise soient portés par une conviction, une foi en quelques sorte qui habite puissamment et passionnellement la masse d’une population et remplace la foi passée obsolète.

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La masse d’une population c’est aujourd’hui celle de l’humanité mondialisée.

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Les remèdes, c’est la mise au pas et au service des besoins humains du système financier et du système monétaire, qui sont un même corps et qui constituent l’outil d’échange de la production humaine, et qui doivent passer de l’accumulation-suraccumulation privée de l’outil d’échange, le capital, à celui d’une mesure en extinction de la valeur marchande et à une abondance qualitative le permettant.

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On ne sort des rails que lorsqu’un besoin d’en sortir devient impérieux et que les humains deviennent capables de gouverner le navire vers une nouvelle voie, vers la mer apaisée et ouverte, loin du naufrage.

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C’est dire que le besoin pressant de notre période n’est pas le sauveur suprême (1) mais le remède, le programme concret, matériel et moral, et partagé, d’une gestion saine de la société.

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Il y a quelque chose de religieux dans cette aspiration au Sauveur. Ainsi contradictoirement, le recours à l’autoritarisme comme à la théologie de la libération, pourtant de contenus très différents, sont souvent liées à la personnalisation, à l’idée du Sauveur.

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Dieu peut être l’abstraction qui va concrétiser notre demande de réponse à nos besoins et nos désirs inassouvis (Prière) face à l’anankè naturelle et l’anankè sociale contenues dans l’interrogation existentielle face à l’inconnu de notre demeure, l’univers perceptible macro et micro.

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Dieu peut être ainsi et à la fois la représentation abstraite d’une domination humaine, hors de portée et de connaissance, étrangère à notre environnement intime, représentant la monarchie royale et/ou marchande, la marchandise elle-même et son fétichisme, le système social « reconnu » comme « naturel » et « éternel », mais aussi leurs « vertus », un consensus, c'est-à-dire ce en quoi ils nous permettent de vivre au quotidien, en subsistances « matérielles et morales ». (1)

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Ainsi quand ces « vertus éternelles » nous semblent corrompues, c’est à elles qui devraient être transformées et dépassées en santé que nous faisons appel, c'est-à-dire en un « retour » au passé de ces vertus et aux pouvoirs qui les personnifiaient, c'est-à-dire le sauveur.

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Pour l’exemple, dans l’aspiration au Sauveur, il y a eu l’attente d’un Roi d’Israël, et dans l’attente d’un roi juste et efficace, le souvenir d’Alexandre Le Grand, entretenu par l’élite dominante en faisait partie, les historiens en ont attesté, se mêlant à l’attente abstraite de justice face à l’occupation romaine et la corruption d’une organisation religieuse sclérosée et répressive et de la société marchande locale et méditerranéenne en expansion et e
n crise.

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Il en est aujourd’hui comme d’hier. Le lent mouvement de la conscience en témoigne. Et la confiance dans les possibilités de transformation saine, plus ou moins lent, plus ou moins rapide, en accumulation quantitative et en sauts qualitatifs (Quelquefois brutaux, Révolution marchande d’Athènes, révolution capitaliste française, et bien d’autres pour ne pas s’en tenir à 2 exemples restrictifs) ne doit pas en souffrir si nous ne voulons pas qu’elle s’éteigne, la confiance, avec les possibilités qu’elle ouvre. « …Les idées, en s’emparant des masses deviennent une force matérielle… ».

La différence entre Salvien (2) et aujourd'hui, s'est une conscience élargie possible que la société marchande à ses débuts n'était pas apte à développer mais que la société marchande à sa fin, le capitalisme mondialisé numériquement informationnalisé, ses capacités productrices et ses contradictions à leur paroxysme peuvent permettre, car il n'y a possibilité de transformation d'un processus donné que si ce processus arrive à son extrémité. Ce qui ne veut pas dire qu'il faille attendre la fin d'un processus pour agir sur ce processus, l'action étant la condition de son mûrissement et de la transformation qualitative sociale.

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Pierre Assante, 8 septembre 2016

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(1) Dieu peut être toutes ces représentations abstraites à la fois et en même temps. Seule la conscience des rapports sociaux, du mode de production et d’échange, peut remplacer positivement cette représentation abstraite dans laquelle le besoin et les actes concrets matériels et moraux de survie et de développement sont voilés, limités à une transformation de l’abstraction de la réalité et non de la réalité elle-même. Mais bien sûr un réalisme peut cohabiter avec un idéalisme philosophique, et un idéalisme philosophique avec son contraire, c'est ce qui se produit le plus souvent dans une société de classe à abolir, même s’il ne peut remplacer un matérialisme dialectique non dogmatique, ouvert à l’échange humain, à l’activité générale, multiple et infiniment diverse de l’humanité et de la personne humaine.

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(2) VOUS TROUVEREZ SUR LE BLOG PLUSIEURS ARTICLES SUR SALVIEN DE MARSEILLE ET DES EXTRAITS DU LIVRE CINQUIEME, Chap. "Les exilés de l'impôt" de son "DE GUBERNATIONE DEI" qui décrit la situation des citoyens romain paysans libres et pauvres de Marseille et d'ailleurs écrasés par leurs dettes auprès des grands propriétaires terriens, qui ont le choix entre se vendre comme esclave à ces derniers, se révolter dans "LES BAGAUDES" ou aller chercher dans l'exil chez les barbares (Goths et autres) déjà installés dans des parties de l'Empire, "l'humanité qu'ils ne trouvent plus comme citoyens romains dans l'Empire".

SALVIEN n'est pas un économiste, mais un moraliste (Sa morale de son temps est confrontée à une réalité sociale scandaleuse, ce qui est une situation assez courante somme toute ) et un grand théologien historique conscient des tares qui minent sa société et la conduit à la faillite. Il semble qu'il ait fui le sac de Trèves (En Germanie d'alors qui vit naître Marx 15 siècles plus tard) par les Goths, rejoint le monastère des Îles de Lérins puis, Marseille comme prêtre, sans doute. On aimerait aussi imaginer qu'il ait pu fréquenter l'abbaye de Saint Victor (ce magnifique lieu construit au V° siècle, celui de Salvien, reconstruit au XI°) comme moine...

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15 septembre 2016 4 15 /09 /septembre /2016 06:36
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Les organisations syndicales de salarié-e-s et de jeunesse CGT, FO, FSU, Solidaires, UNEF, UNL, FIDL appellent les salarié-e-s, privé-e-s d’emploi, étudiant-e-s, lycéen-ne-s, retraité-e-s à se mobiliser massivement le 15 septembre contre la loi Travail. POUR LA CARTE: CLIQUER SUR L'AFFICHE CI-CONTRE

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 11:57

Clientélismes urbains

Gouvernement et hégémonie politique à Marseille

Cesare Mattina, Presses de Sciences Po.

 

"....Il nous parait important de préciser dans quel sens nous utilisons ce concept, à l'origine gramscien, d'hégémonie politique. L'hégémonie est pour Antonio Gramsci toute forme d'action politique entreprise  par une classe  ou un groupe vis-à-vis d'un autre au cours de l'histoire, ne pouvant pas uniquement reposer sur la coercition, mais comportant un pouvoir d'attraction. Selon Gramsci, le terrain privilégier de construction de l'hégémonie est l'idéologie qui doit se fonder sur la capacité à conquérir sur l'adhésion à un projet politique et culturel et à faire converger des classes intellectuelles fondamentales pour convaincre le plus grand nombre de groupes sociaux. Au sein de la réflexion longue et complexe sur le rôle des intellectuels dans la société italienne (et en particulier dans le Mezzogiorno), Gramsci remarque que l'hégémonie d'un groupe social s'exerce dans la société civile au sein d'organisations privées telles que l'Eglise, les syndicats, les partis, les écoles et d'autres lieux de direction culturelle. A la différence de l'idée évidemment prescriptive de Gramsci, liée à la nécessité pour son parti communiste de construire une alliance des groupes et des classes sociales formant "le bloc historique" pour la conquête révolutionnaire des institutions, notre analyse s'inscrit d'abord dans un but de connaissance scientifique du réel. En nous inspirant de la réflexion gramscienne, nous nous inscrivons dans une analyse des interrelations entre la société urbaine (formée de groupes et de classes sociales) d'une part, et d'autre part les pouvoirs institutionnels (municipaux en particulier) dépositaires des ressources matérielles et symboliques de distribution contribuant à ces prestiges sociaux..."

Cesare Mattina, Clientélismes urbains, page15.

 

Attribuer un emploi public, un logement social, un permis de construire, des places en crèche ou un simple titre honorifique est une prérogative des collectivités locales. Loin d'être anodines, ces redistributions de biens publics, matériels ou symboliques, à des individus, des familles, des groupes religieux, des personnalités sont une des modalités du gouvernement de la ville.

À partir de l'exemple de Marseille, Cesare Mattina montre comment, dans une ville souvent qualifiée de corrompue, le clientélisme urbain a essentiellement profité aux classes moyennes et petites/moyennes en ascension sociale. Depuis les années Defferre, il a permis aux mêmes groupes sociaux et professionnels, choisis, voire construits — employés des collectivités locales, élites associatives communautaires et de quartier, notables des professions libérales, etc. —, de constituer un « bloc social historique », pour reprendre les termes d’Antonio Gramsci.

Croisant dossiers d’archives inédites, entretiens, observation ethnographique, articles de presse et données statistiques, cet ouvrage propose, au-delà du folklore de la « marseillologie », une vision à la fois précise et distanciée d’une des manières de gouverner une ville.

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13 septembre 2016 2 13 /09 /septembre /2016 08:23
Non, l’effondrement du « socialisme réel » n’est pas qu’un phénomène interne propre, c’est la conséquence aussi et avant tout d’une crise mondiale globale qu’il nous faut traiter incessamment.

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L’apparence est souvent si évidente qu’elle cache la réalité : le soleil tourne-t-il autour de la terre ou la terre sur elle-même ? Il a fallu beaucoup d’efforts à tout un peuple pour admettre la réalité scientifique et ce qui en découlait, les moyens des progrès techniques et culturels du développement matériel et moral de l’humanité.

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Non, l’effondrement du « socialisme réel » n’est pas qu’un phénomène interne propre, c’est la conséquence aussi et avant tout d’une crise mondiale globale.

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Les contradictions internes du système basé sur l’accumulation du capital, qui a permis des progrès immenses, contient aussi ses limites et ces limites contiennent l’incapacité de poursuivre un développement de la production nécessaire à la vie humaine, quantitativement et qualitativement.

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Toute crise de civilisation contient et est contenue dans les limites de développement des subsistances.

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L’effondrement du « socialisme réel » qui est l’effondrement d’une tentative de sortir d’un système mondial d’accumulation des capitaux qui conduit à la suraccumulation-dévalorisation paralysante du capital est une part de l’effondrement global du système, même s’il a ses raisons propres qu’on peut utilement analyser.

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Cet effondrement a permis l’accélération d’un autre effondrement par un usage unilatéral de la force et l’autoritarisme d’un impérialisme dominant inclus et à l’avant-garde de la crise globale du système, les Etas Unis, leur impact négatif sur les institutions internationales de tentative de régulation, ONU, FMI, Trilatérale, G7, G7, G20…..

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La crise rampante de cohérence mondiale, touchée par l’effondrement du « socialisme réel », et la domination forcée de l’impérialisme dominant a en commun un moment clef d’un tournant « définitif » d’une accélération de la crise de cohérence vers un précipice proche : l’intervention de BUSH fils en Irak et la désorganisation mondiale qui a suivi ce tournant et qui va jusqu’aux conséquences profondes de dé-civilisation, et le terrorisme diffus, matériel et moral, frère-ennemi, inculte et atroce d’une domination à la culture profondément malade, mortelle à double sens, en aller retour des causes aux conséquences.

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On peut dire que « l’aide » de Bush père à la chute de l’URSS et de son système international et celle de Bush fils à l’éclatement d’une relative, précaire, temporaire cohérence des ressources énergétiques du Moyen Orient et du monde et de toutes les ressources matérielles et morales par contre-coup, ont été des éléments fondamentaux de la crise morale généralisée du monde, s’appuyant sur la crise mondiale du système et ses « remèdes » mortels, l’accélération de l’hyperlibéralisme ou toutes les activités humaines s’achètent et se vendent et ou l’hyper représentativité personnelle finit de détruire la démocratie limitée des révolutions bourgeoises, progrès d’un temps, inadaptées aujourd’hui dont Trump et autres sont les tristes illustrations au paroxysme de la crise économico-civilisationnelle.

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L’accomplissement de la démocratie tient à son élargissement à la démocratie de l’homme producteur dont nous sommes encore loin et dont le monde à tendance à l’éloignement au moment où ce besoin devient impérieux.

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Certes ce tableau noir n’est pas sans issue possible positive, saine, de développement nouveau de l’humanité. J’en ai dit, à l’instar et l’instigation de la ComEco, dont il est question souvent dans mes articles, ce en quoi une réforme radicale et progressive des systèmes financiers et monétaires pouvait ouvrir une voie à cette santé et ce développement nouveau, à commencer par un système de sécurité d’emploi et de formation vers une société de production d’abondance quantitative et qualitative, de libre activité, de libération progressive du travail contraint.

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Il faudra donc que l’humanité, telle qu’elle est, avec les moyens et les outils dont elle dispose, et une immense concertation mondiale de leur utilisation, entame une révolution copernicienne, comme celle sur la rotation apparente du soleil et celle sur la rotation réelle de la terre sur elle-même, concernant ce moyen d’échange qui est comme la langue d’Esope la meilleure et la pire des choses : l’Argent devenu Capital.

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La paix et le développement, nous les voulons et agirons tant qu’il faut et qu’il est possible.

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Je renvois par avance à un article écrit et programmé pour le 15 septembre : « De Salvien à aujourd’hui » : mais qu’il faut enfin que contestation et remèdes à la crise soient portés par une conviction, une foi en quelque sorte qui habite puissamment et passionnellement la masse d’une population et remplace la foi passée obsolète.....

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Pierre Assante, 13 septembre 2016

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 18:31
CLIQUER CI-DESSUS POUR OUVRIR LE DIAPORAMA et FAITES DÉFILER LES PHOTOS EN CLIQUANT SUR LES FLÈCHES DE CÔTÉ.
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La Fête de l'Humanité 2016 en images

Les concerts, les débats, les spectacles, la vie dans les allées... Vivez la Fête de l'Humanité de cette année, presque comme si vous y étiez ! Photo des élèves de l'école CE3P.

Et Pierre LAURENT, Secrétaire National du Parti Communiste Français (P.C.F.) et Président du Parti de la Gauche Européenne (P.G.E.) et Patrick LE HYARIC, Directeur de l'Humanité au meeting de la fête de l'Humanité 2016.

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http://www.humanite.fr/diaporamas/politique/la-fete-de-lhumanite-2016-en-images-615420​

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ET D'AUTRES ARTICLES SUR LA FÊTE SUR CE LIEN :

http://www.humanite.fr/etiquettes/fete-de-lhumanite-2016

http://www.humanite.fr/​

Pierre LAURENT, Secrétaire National du Parti Communiste Français (P.C.F.) et Président du Parti de la Gauche Européenne (P.G.E.) et Patrick LE HYARIC, Directeur de l'Humanité au meeting de la fête de l'Humanité 2016.

Pierre LAURENT, Secrétaire National du Parti Communiste Français (P.C.F.) et Président du Parti de la Gauche Européenne (P.G.E.) et Patrick LE HYARIC, Directeur de l'Humanité au meeting de la fête de l'Humanité 2016.

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 00:29
..............VIDEO........CLIQUER CI-DESSUS.........
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Fête de l'Humanité 2016 -

Discours aux personnalités du monde associatif, syndical, culturel et politique.

Samedi 10 septembre 2016 - Stand national des communistes

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https://youtu.be/OXLmZ52YlwQ

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 07:41
Pierre IVORRA : Un nouvel ouvrage de Paul BOCCARA, écrit en collaboration avec Catherine MILLS,  et le rendez vous d'Economie et Politique à la fête de l'Humanité, tout le programme.

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Paul Boccara revient sur la crise de la civilisation occidentale. Il l’analyse dans ses deux dimensions, économique et anthroponomique, et appelle à la dépasser.

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Ce nouvel ouvrage de Paul Boccara, écrit en collaboration avec Catherine Mills, reprend le fil d’une de ses contributions antérieures, l’une des plus originales, celle présentée en 2010 à l’occasion d’une audition au Conseil économique, social et ­environnemental (1). Il y montrait que la crise systémique actuelle du capitalisme mondialisé et financiarisé est plus qu’une crise économique, il s’agit d’une crise de civilisation, celle de la civilisation occidentale mondialisée. Elle touche tous les aspects de la vie humaine et pose la question « de sa transformation complète » pour aller vers « une civilisation de toute l’humanité ». Le tisserand des idées reprend donc le fil, mais pour mieux travailler la maille, aller plus loin dans sa réflexion.

En premier lieu, il entend montrer que le fil remonte bien haut dans l’histoire de la pensée: « On retrouve, écrit-il, chez un très grand nombre d’auteurs importants, à propos de la civilisation, des références aux trois caractères ou composantes: les rapports ­sociaux, les techniques matérielles, la culture. » Cela a été particulièrement le cas à partir du XIXe siècle et jusqu’à nos jours. Comme à son habitude, Paul Boccara met ses pas dans la pensée de Marx, mais pour aller plus loin, en prenant notamment en compte tout l’apport de penseurs contemporains.

Fort de ce parrainage historique, il considère qu’« un système global civilisationnel » est constitué de « deux sous-systèmes sociaux fondamentaux, se conditionnant réciproquement », d’une part, « le système économique, de transformation de la nature extérieure en produits » et, d’autre part, « le système anthroponomique (2) de transformation de la nature humaine, pour la régénération humaine, biologique, informationnelle et sociétale ». Dans la crise systémique actuelle, ces deux sous-systèmes sont eux-mêmes en crise. C’est à partir de cette crise globale et des « risques majeurs d’éclatement d’un surendettement et d’une suraccumulation encore plus graves » qu’en 2007-2008 que l’auteur avance « des éléments sur une autre économie mondialisée de dépassement du capitalisme » avec des propositions telles que la sécurité d’emploi et de formation, les nouveaux pouvoirs des travailleurs, la maîtrise de l’argent et du crédit.

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Transformations sociétales entre homme et femme

Cette crise de civilisation appelle tout autant l’élaboration de propositions pour « une autre anthroponomie de ­dépassement du libéralisme mondialisé » avec des transformations sociétales concernant les rapports entre les hommes et les femmes, les jeunes et les adultes, les personnes âgées, et le ­développement des services publics permettant ces transformations. L’humanité parviendra-t-elle à créer une nouvelle civilisation de toute l’humanité ou, avec l’exacerbation des conflits et des dominations que l’on constate, va-t-on vers une fermeture et un déclin de la civilisation occidentale? Les risques d’effondrement sont d’autant plus réels que l’humanité est menacée dans son existence par le réchauffement climatique. Ce qui permet à l’auteur de souligner « la portée systémique radicale des transformations climatiques et son potentiel de rassemblement des luttes sociales et politiques ». Le fil est ainsi renoué entre mouvements sociaux et sociétaux.

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(1) « La crise systémique: une crise de civilisation. Ses perspectives et des propositions pour avancer vers une nouvelle civilisation ». Texte publié par la Fondation Gabriel-Péri.(2) Qui concerne les domaines autres que l’économie.

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PIERRE IVORRA, LUNDI, 8 AOÛT, 2016, L'HUMANITÉ

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Le rendez vous d'Economie et Politique à la fête de l'Humanité, tout le programme sur ce lien :

http://www.economie-politique.org/

Et pour le livre,

Dimanche 14 h Village du Livre Pour une nouvelle civilisation, l’ouvrage de Paul Boccara (Éditions du Croquant) Catherine Mills, animation Bruno Odent

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 07:36
A propos d’une intervention de Paul BOCCARA  Congrès du PCF de février 1982

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DE 1981 A AUJOURD’HUI, LA QUESTION DE LA TRANSFORMATION SOCIALE FACE A LA CRISE ET SON AGGRAVATION DE TYPE CATASTROPHIQUE.

A propos d’une intervention de Paul BOCCARA

Congrès du PCF de février 1982

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Les élections présidentielles et législatives de mai 1981, les luttes ouvrières et populaires qui les ont accompagnées ont permis l’installation d’un gouvernement de gauche, à majorité PS et à participation PCF.

Certes, depuis la signature du programme commun de la gauche, en 1972, fruit de décennies d’initiatives et de luttes politiques du PCF pour un accord et son contenu, la situation en 1981 avait changé, les difficultés d’agir dans le cadre d’une nation et d’un marché national s’étaient complexifiées et sans doute agrandies par rapport à l’état du rapport de force politique et idéologique.

La mondialisation, sous l’impulsion de la trilatérale (Etats-Unis-Japon, Union Européenne, élargie plus tard au G7 etc. ,contemporaine de la signature du Programme Commun de la Gauche, ce qui n’est pas un hasard), son déploiement politique, militaire et économique dans la révolution scientifique et technique et l’initiation d’une organisation mondiale conjointe nouvelle du travail, plus un certain tassement physique et idéologique des forces populaires sous le gouvernement Giscard et trilatérale conjoints, ont créé des conditions sans doute plus défavorables à la lutte pour l’établissement d'une « Démocratie avancée ouvrant la voie au socialisme » dans un pays, visée des communistes français.

Dans ces conditions, du moins ce que je crois être ces conditions, a lieu le 24ème Congrès du PCF en février 1982, c'est-à-dire moins de 8 mois après la victoire électorale de la gauche et les mesures sociales limitées mais certaines, prises rapidement, voici quelques mots extraits arbitrairement de l’intervention de Paul Boccara, responsable historique de la commission économique du PCF (Dont j'ai présenté ici le dernier ouvrage, "Pour une nouvelle civilisation", 2016 *) et grand théoricien de l'économie marxiste, concernant entre autre les propositions économiques du parti, extraits qui illustrent encore aujourd’hui, je crois, les tâches essentielles pour une transformation sociale de progrès :

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« …En effet les propriétaires du capital veulent continuer la même gestion, désastreuse pour le pays, d’abord dans les entreprises privées qui restent si importantes. Et même dans les entreprises nationalisées, anciennes et nouvelles, la pression de l’environnement capitaliste et les habitudes acquises, l’insuffisance du renouvellement des dirigeants, tout pousse à une gestion qui ne développera pas une nouvelle croissance sans luttes acharnées.

Or, si cela ne change pas de façon substantielle, dans les entreprises et d’abord bien sûr dans les entreprises publiques, alors la politique de changement et d’issue à la crise ne pourra réussir…

….

….Sur quoi s’appuyer pour commencer à imposer, dans une certaine mesure, d’autres critères, à côté des critères patronaux dans la gestion ?

Tout d’abord dans les entreprises nationalisées. Le but officiel n’est plus la rentabilité financière privée, et on peut s’appuyer sur les droits nouveaux des travailleurs dans la gestion et pas seulement au niveau des conseils d’administration.

Dans les entreprises privées, on peut s’appuyer sur le système bancaire nationalisé, étendu, sur les aides publiques quand il y en a, sur l’intervention des comités locaux de l’emploi, sur les responsabilités sociales nouvelles à imposer aux entreprises et sur les droits nouveaux des travailleurs à développer dans la pratique….

…..

…Quelles autres économies ? Quels autres critères mettre en avant pour faire reculer la gestion actuelle qui enfonce dans la crise. Nous avons démontré la validité, pour sortir de la crise actuelle [Les économistes communistes ont montré déjà à cette époque, l’aggravation de la crise dès le milieu des années 1960], des principes d’un nouveau type de croissance de la productivité, cherchant à économiser sur le travail passé accumulé en moyens matériels de production, en s’appuyant sur le développement des hommes, des qualifications et de la recherche. Mais des principes généraux ne suffisent pas !....

….

….Quand on parle de comptabilité et de gestion dans les luttes, on entend répondre parfois : il ne faut pas entrer dans les finasseries des patrons, il faut être politique ! Se battre pour l’emploi et produire français, ça suffit. Mais c’est être bien plus politique aujourd’hui de la faire en se mêlant, même un peu seulement pour commencer, des comptes de l’entreprise….

….On nous dit aussi : parler de la gestion, n’est pas être trop loin de la masse des travailleurs ? Mais c’est le contraire qui est vrai. Les arguments patronaux sur les coûts portent non seulement sur les cadres mais sur beaucoup d’autres travailleurs, sur les ouvriers…. »

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Paul Boccara, février 1982.

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On comprend sans doute les raisons de mon choix de ces extraits. On comprend aussi que c’est la lecture complète de ce type d’interventions de communistes, économistes ou pas qu’il faudrait faire. C’est une leçon d’histoire, d’économie, de société et de civilisation pour la pratique d’aujourd’hui que cela peut constituer.

Mais ce petit extrait, rapide à lire peut mettre en appétit sur la question de la transformation sociale progressiste, partant de la réalité telle qu’elle est, dans son processus, et non d’une vision imaginaire qui est souvent, toujours, un handicap encore immense aujourd’hui, mais qui n’est pas insurmontable sous l’effet de la crise générale du système et des réflexions et des actions qu’elle peut nous inspirer, aux communistes et à tout un chacun.

Pierre Assante, 1er septembre 2016

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* Avec la collaboration de Catherine MILLS.

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10 septembre 2016 6 10 /09 /septembre /2016 07:27
Pierre IVORRA. L’urgence d’une radicalité du bonheur.

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L’urgence d’une radicalité du bonheur

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La vie économique, sociale et politique en cette rentrée prend une drôle d’allure. Étrange période. Même les sociaux-libéraux n’hésitent plus à annoncer que les Français vont devoir faire ceinture. Ils nous assurent que, pour que ça aille mieux, il nous faut aller plus mal. À l’extrême droite et même de plus en plus à droite, on affirme que le salut passe aussi par l’abaissement de certains, de ceux qui n’ont pas la même couleur de peau, la même religion, les mêmes vêtements ou qui n’habitent pas le même quartier. Ces médications-là ne sont même pas dignes de celles d’un médecin de Molière. Leur radicalité est assassine, c’est celle du malheur.

Tout au contraire, le monde a besoin d’une radicalité du bonheur. Pour que ça aille mieux, il faut que la France, les Français, l’Europe, le monde, l’humanité voient leur situation s’améliorer. Il faut pouvoir vivre mieux, éradiquer la misère, le chômage. Affirmer cela, ce n’est pas nier la gravité de la situation, une gravité d’ailleurs sous-estimée délibérément par la plupart des dirigeants. C’est parce que, en Europe et en France, la croissance n’arrive pas à décoller, parce que le chômage se maintient à un niveau insupportable, parce que les banques italiennes ploient sous les créances douteuses et menacent tout le système bancaire européen, parce que le Brexit va accentuer la guerre économique et financière sur le continent, parce que, dans nombre de pays émergents et développés, l’endettement privé et public atteint à nouveau des sommets, parce que les dirigeants des États-Unis continuent à vouloir dicter leur loi au reste du monde, parce que nombre de peuples souffrent de malnutrition, de la famine et de la guerre, parce que le terrorisme tue au Nord et au Sud, parce que les désordres climatiques nous menacent déjà qu’il nous faut adopter, mettre en œuvre, des mesures qui s’attaquent à la source même des problèmes.

La seule purge qui vaille est celle qui dégonflera les marchés financiers. S’il y a une sélectivité à avoir, c’est celle qui rendrait plus coûteux le financement des opérations financières destinées à faire toujours plus de fric et qui, à rebours, permettrait d’orienter un argent abondant et bon marché vers les activités de recherche, la création d’emploi, l’élévation des qualifications, les services publics, l’amélioration des niveaux et de la qualité de vie, la maîtrise des nouvelles technologies, la préservation des équilibres climatiques. Cela suppose aussi de réduire le pouvoir des puissants et de donner enfin droit de cité à ceux qui jusqu’à présent sont restés dans l’ombre. Là est la véritable radicalité.

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La chronique économique de Pierre Ivorra

l’Humanité, 7 septembre 2016.

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8 septembre 2016 4 08 /09 /septembre /2016 07:45
Il faut que contestation et remèdes À LA CRISE soient portés par une conviction qui habite puissamment la masse d'une population et remplace la conviction passée obsolète :  DE SALVIEN de Marseille (vers 440) à AUJOURD’HUI (2016-2017)

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Il faut que contestation et remèdes À LA CRISE soient portés par une conviction qui habite puissamment la masse d'une population et remplace la conviction passée obsolète

DE SALVIEN À AUJOURD’HUI.

Aujourd'hui : le besoin de transformation-dépassement du capitalisme dominant, le capitalisme mondialisé, informationnellement numérisé et hyperlibéralisé.

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Les tentatives marginales de commerce alternatif numérique, mondialisé ou local (Economie contributive, participative, monnaies alternatives... etc.) finalement dépendantes ou carrément récupérées puis utilisées massivement par le capitalisme dominant contiennent et l’illusion d’échapper à ce capitalisme dominant, et le besoin sain d’une transformation-dépassement du capitalisme et sa forme hyperlibérale.

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Salvien de Marseille (Vers 440), prévenait de la chute de l’Empire Romain, et soulignait qu’une société ou la personne ne peut vivre de son travail et de sa production, est une société condamnée au déclin et à la chute, et que cela se manifeste par le déclin moral. Cette difficulté grandissante de vivre de son travail se manifeste dans le mouvement paysan actuel, mais aussi dans le chômage ouvrier et employé, salarié en général ou le travail partiel imposé et les revenus insuffisants pour vivre. Elle se manifeste aussi dans le handicap et le sous emploi dans la recherche fondamentale et appliquée indispensable au développement et dans toute activité humaine qui veut se mettre au service non de l'argent mais des besoins humains.

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Le besoin de transformation-dépassement du capitalisme dominant, le capitalisme mondialisé, informationnellement numérisé et hyperlibéralisé, c'est-à-dire où toute activité humaine est soumise à vente-achat, ce besoin grandit au fur et à mesure que le système s’approche d’un paroxysme invivable.

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Mais un paroxysme invivable ne constitue pas la solution en soi à son dépassement dans un système nouveau et capable de poursuivre en santé le processus de développement de l’homme dans le développement de la société.

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Encore faut-il que soient prises des mesures aptes à créer cette société nouvelle, ce système nouveau. En cela Salvien nous donne à penser, d’une façon quasiment instinctive avec les mots et la morale de son temps, qu’il ne suffit pas de contester, qu’il ne suffit pas de trouver les remèdes, mais qu’il faut enfin que contestation et remèdes à la crise soient portés par une conviction, une foi en quelques sorte qui habite puissamment et passionnellement la masse d’une population et remplace la foi passée obsolète.

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La masse d’une population c’est aujourd’hui celle de l’humanité mondialisée.

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Les remèdes, c’est la mise au pas et au service des besoins humains du système financier et du système monétaire, qui sont un même corps et qui constituent l’outil d’échange de la production humaine, et qui doivent passer de l’accumulation-suraccumulation privée de l’outil d’échange, le capital, à celui d’une mesure en extinction de la valeur marchande et d’une abondance qualitative le permettant.

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On ne sort des rails que lorsqu’un besoin d’en sortir devient impérieux et que les humains deviennent capables de gouverner le navire vers une nouvelle voie, vers la mer apaisée et ouverte, loin du naufrage.

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C’est dire que le besoin pressant de notre période n’est pas le sauveur suprême (1) mais le remède, le programme concret, matériel et moral, et partagé, d’une gestion saine de la société.

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Il y a quelque chose de religieux dans cette aspiration au Sauveur. Ainsi contradictoirement, le recours à l’autoritarisme comme à la théologie de la libération, pourtant de contenus très différents, sont souvent liées à la personnalisation, à l’idée du Sauveur.

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Dieu peut être l’abstraction qui va concrétiser notre demande de réponse à nos besoins et nos désirs inassouvis (Prière) face à l’anankè naturelle et l’anankè sociale contenues dans l’interrogation existentielle face à l’inconnu de notre demeure, l’univers perceptible macro et micro.

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Dieu peut être ainsi et à la fois la représentation abstraite d’une domination humaine, hors de portée et de connaissance, étrangère à notre environnement intime, représentant la monarchie royale et/ou marchande, la marchandise elle-même et son fétichisme, le système social « reconnu » comme « naturel » et « éternel », mais aussi leurs « vertus », un consensus, c'est-à-dire ce en quoi ils nous permettent de vivre au quotidien, en subsistances « matérielles et morales ». (1)

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Ainsi quand ces « vertus éternelles » nous semblent corrompues, c’est à elles qui devraient être transformées et dépassées en santé que nous faisons appel, c'est-à-dire en un « retour » au passé de ces vertus et aux pouvoirs qui les personnifiaient, c'est-à-dire le sauveur.

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Pour l’exemple, dans l’aspiration au Sauveur, il y a eu l’attente d’un Roi d’Israël, et dans l’attente d’un roi juste et efficace, le souvenir d’Alexandre Le Grand, entretenu par l’élite dominante en faisait partie, les historiens en ont attesté, se mêlant à l’attente abstraite de justice face à l’occupation romaine et la corruption d’une organisation religieuse sclérosée et répressive et de la société marchande locale et méditerran
éenne en expansion et en crise.

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Il en est aujourd’hui comme d’hier. Le lent mouvement de la conscience en témoigne. Et la confiance dans les possibilités de transformation saine, plus ou moins lent, plus ou moins rapide, en accumulation quantitative et en sauts qualitatifs (Quelquefois brutaux, Révolution marchande d’Athènes, révolution capitaliste française, et bien d’autres pour ne pas s’en tenir à 2 exemples restrictifs) ne doit pas en souffrir si nous ne voulons pas qu’elle s’éteigne, la confiance, avec les possibilités qu’elle ouvre. « …Les idées, en s’emparant des masses deviennent une force matérielle… ».

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La différence entre Salvien et aujourd'hui, s'est une conscience élargie possible que la société marchande à ses débuts n'était pas apte à développer mais que la société marchande à sa fin, le capitalisme mondialisé numériquement informationnalisé, ses capacités productrices et ses contradictions à leur paroxysme peuvent permettre, car il n'y a possibilité de transformation d'un processus donné que si ce processus arrive à son extrémité. Ce qui ne veut pas dire qu'il faille attendre la fin d'un processus pour agir sur ce processus, l'action étant la condition de son mûrissement et de la transformation qualitative sociale.

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Pierre Assante, 8 septembre 2016

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(1) Dieu peut être toutes ces représentations abstraites à la fois et en même temps. Seule la conscience des rapports sociaux, du mode de production et d’échange, peut remplacer positivement cette représentation abstraite dans laquelle le besoin et les actes concrets matériels et moraux de survie et de développement sont voilés, limités à une transformation de l’abstraction de la réalité et non de la réalité elle-même. Mais bien sûr un réalisme peut cohabiter avec un idéalisme philosophique, et un idéalisme philosophique avec son contraire, c'est ce qui se produit le plus souvent dans une société de classe à abolir, même s’il ne peut remplacer un matérialisme dialectique non dogmatique, ouvert à l’échange humain, à l’activité générale, multiple et infiniment diverse de l’humanité et de la personne humaine.

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Vous trouverez des articles sur Salvien de Marseille sur ce blog.

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 21:49
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« La Philo du Prolo »

http://pierre.assante.over-blog.com/

Bulletin Hétérodoxe Très Perso

N° 10 Septembre 2016

16 articles.

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ÉMOTIONS, SUBLIMATION.

Pierre Assante

Septembre 2016

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Les sentiments, comme les émotions et comme les idées naissent de conditions historiques de la société et de la personne et acquièrent une autonomie relative par rapport à ces conditions.

Les émotions ne sont pas un accident du développement de l’espèce humaine, elles en font partie dans une unité des propriétés ontogénétiques et phylogénétiques, leurs éléments constituant multiples, infinis et divers, leurs résultantes énigmatiques du moment, leur dépendance globale et leurs autonomies relatives.

Les émotions ont un rôle dans le développement de l’espèce comme l’usage des concepts "quotidiens" ou "savants", dans leur unité, leur dépendance et leurs autonomies.

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http://pierreassante.fr/dossier/La_Philo_du_Prolo_N_10_EMOTION_SUBLIMATION.pdf

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SOMMAIRE, PAGES.

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A. DEVENIR, juin 2016

I. MODERNITE DU CAPITALISME. Page 2

II. LA RÉSISTIBLE ASCENSION DU « LOW COST »

ET L’IRRÉSISTIBLE MOUVEMENT

DU PROGRÈS POUR TOUS. Page 3

III. Et L’ECONOMIE CONTRIBUTIVE (1) EST-ELLE UNE COURSE AU PROFIT OU UNE COURSE AU PROGRES DE L’HUMANITE ? . Page 4

IV. LES RESERVES D'ALTERNATIVE.

Comprendre les difficultés de la société en général, celle de la politique, celle d’un parti de transformation sociale en santé. Page 5

V. SHEMA 1 : DEVENU et DEVENIR : Développement, Production Qualitative. Schéma inspiré librement des concepts ergologiques du Professeur Yves SCHWARTZ. Page 6

VI. SHEMA 2 : Tableau « Un sens de l’histoire », extrait de l’essai « Division sexiste du travail, résidu ou mode de gestion ? » P. Assante, 2004. Page 7

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B. ÉMOTIONS, SUBLIMATION.

Choix de textes du blog Mars-Août 2016

VII. CONDITIONS MATERIELLES ET MENTALITES. Page 8

VIII. ÉMOTIONS, SUBLIMATION. Page 9

IX. MOINS MAIS MIEUX. Page 10

X. COMPRENEZ-MOI. Page 11

XI. LE COURANT FROID ET LE COURANT CHAUD SE REJOIGNENT !. Page 13

XII. OPPORTUNISME ET HYÉRARCHIE DE LA TRANSMISSION . Page 14

A L’INTÉRIEUR DE L’HUMANITÉ.

XIII. MOINS MAIS MIEUX. LE CERVEAU OUTIL DE SYNTESE. ENCORE LES MAITRES DU TEMPS. QUE QUOI COMMENT PRODUIRE. Page 15

XIV. IL FAUT SAVOIR CELA A CHAQUE MOMENT DE SA VIE. Page 17

XV. L’USURPATION DES IDEES. Page 18

XVI. FRANCE ET EUROPE PROGRES OU DECLIN ? Page 19

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POUR LIRE ce N° 10, cliquer sur ce LIEN ci-dessous ou sur l'image de la UNE ci dessus :

http://pierreassante.fr/dossier/La_Philo_du_Prolo_N_10_EMOTION_SUBLIMATION.pdf

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 19:09
Contribution au débat sur la candidature aux présidentielles. Frédéric Boccara, Jacky Hénin, Pierre Lacaze, Christian Picquet, Marine Roussillon.

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Contribution au débat sur la candidature aux présidentielles

Pour un pacte d’engagements communs,

la gauche a besoin d’une candidature communiste

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Frédéric Boccara, membre de l’exécutif national du PCF, fédération des Hauts-de-Seine

Jacky Hénin, membre du CN du PCF, fédération de la Somme

Pierre Lacaze, membre du CN du PCF, fédération de la Haute-Garonne

Christian Picquet, membre de l’exécutif national du PCF, fédération de la Haute-Garonne

Marine Roussillon, membre de l’exécutif national du PCF, fédération de Paris

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Les grands axes de propositions pour la France énoncés par Pierre Laurent dans son discours de clôture à l’université d'été des 26, 27 et 28 août derniers à Angers constituent une base de rencontres entre le PCF et tous ceux qui, à gauche (forces politiques, syndicales et associatives), cherchent une alternative aux politiques d'austérité, et pour élaborer un pacte commun en vue des élections présidentielle et législatives.

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Oui, un travail collectif est nécessaire et possible pour que, en lien avec les exigences de contenu dictées par la profondeur de la crise et par les prochaines aggravations qui s’annoncent, soit recherché un candidat commun pour la prochaine élection présidentielle dans une démarche de rassemblement portant à la fois sur cette élection et sur les législatives. Et cela en respectant les forces organisées, au lieu de prétendre s'émanciper des partis afin d'endosser le costume de « l'homme providentiel ». Poursuivons notre stratégie de rassemblement en l’ancrant mieux encore sur les contenus et en la rendant audible et repérable.

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SUITE SUR CE LIEN :

http://pierreassante.fr/dossier/Tribune_sur_presidentielles.pdf

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 22:59
THÉORIE DE LA CONNAISSANCE et d’abord CITATION.

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THÉORIE DE LA CONNAISSANCE et d’abord CITATION

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« ….Une chose est de savoir comment à l’aide de différents organes des sens l’homme perçoit l’espace et comment au cours d’un long développement historique se forme, à partir de ces perceptions, l’idée abstraite de l’espace ; autre chose est de savoir si une réalité objective, indépendante de l’humanité, correspond à ces perceptions et à ces idées humaines…..

…..La religion qui exprime une coordination sociale de l’expérience de la plus grande partie de l’humanité a, elle aussi, une valeur générale. Mais les idées religieuses sur le passé de la terre ou sur la création du monde, par exemple, ne correspondent à aucune réalité objective. Une réalité objective correspond à la conception scientifique de l’existence de la terre, dans un espace déterminé par rapport aux autres planètes, pendant une durée déterminée antérieurement à toute socialité, antérieurement à l’humanité, antérieurement à la matière organique (1) (bien que cette conception soit aussi relative à chaque degré du développement de la science que l’est la religion à chacun des stades de son évolution). Pour Bogdanov (2), les différentes formes de l’espace et du temps s’adaptent à l’expérience des hommes et à leur faculté de connaître. En réalité, c’est juste le contraire qui a lieu : notre « expérience » et notre connaissance s’adaptent de plus en plus à l’espace et au temps objectif, en les reflétant avec toujours plus d’exactitude et de profondeur (3)...... »

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Oulianov (Lénine), la théorie de la connaissance, dans « Matérialisme et empiriocriticisme », 1909.

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(1) Aujourd’hui, le contenu de la parenthèse qui suit confirme (Bien que…), avec les nouvelles découvertes postérieure à son ouvrage montre à quel point Oulianov et les philosophes marxistes non dogmatiques avaient conscience du mouvement de la conscience par rapport au mouvement des sciences, des concepts, des systèmes de concepts, des synthèses historiquement provisoires.

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(2) Philosophe disciple de Mach et de l’empiriocriticisme.

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(3) Rappelons que dans cet ouvrage, à propos de la controverse née des découvertes sur la matière et des toutes nouvelles théories d’Einstein, Oulianov se prononçait, sur le plan de la physique, aidé par la philosophie et le matérialisme dialectique, pour l’idée et le fait que l’électron et le photon ont une masse, ce que contestaient des scientifiques idéalistes.

A noter qu’aujourd’hui on use du mot "matérialiste" pour qui à un rapport concret avec ses intérêts financiers. Mais être matérialiste c’est penser que la matière et de son mouvement existe indépendamment de notre conscience et que notre conscience est un produit du mouvement de la matière, d'un processus matériel qui a produit l'activité cérébrale de pensée que montre l’étude, l'ontologie de l'être social. Le terme "Idéalisme" en philosophie ne veut pas dire qu’on a un idéal moral et qu’un matérialiste n’en à pas.

Il est vrai aussi que le vocabulaire philosophique qui a été crée par les philosophes idéalistes, n’aide pas à la compréhension tant qu’on n’a pas maîtrisé son sens dans les multiples situations de son utilisation.

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Enfin, sur la question de la « résurrection », pour les croyants, comme pour les incroyants, «la religion exprime une coordination sociale de l’expérience », mais coordination historique et non figée, non immuable, c’est à dire qu’à l’instar de St Paul, et malgré ses conceptions idéalistes de son temps, nous ne pouvons penser que la résurrection se fera sous la forme du corps, de notre corps tel qu’il existe à un moment donné de « son » ontogénétique. Dans sa vie de personne, la résurrection a lieu à chaque quantum de temps, c’est à dire qu’il n’est jamais le même dans son processus, sans cesse « un autre » même s’il hérite du moment passé, individuel et social, dans son unité. St Paul laisse à son intuition et la notre d’imaginer ce que peut être la continuité de l’individu, dans les limites des connaissances de son temps(1 Cor. 15.35) et dans les limites d’un « réalisme non matérialiste ». MAIS le matérialisme ne se réduit pas à un réalisme.

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Evidemment, la seule résurrection dans la continuité ne peut être que la permanence de la trace laissée par l’existence et l’action de tout objet dans la nature, et de toute trace de pensée dans la pensée, dans son accumulation de pensée morte que représente la société humaine sur laquelle elle construit de « nouvelles strates » : coordination sociale de la multitude et infinie diversité des activités cérébrales, leur accumulation et leur réalité active à un moment donné.

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Il faut se rappeler lorsqu’on parle de quantum(s) de temps-espace, que leur mesure est invariable et que les portions de temps micro et macro dans lesquelles les quanta se situent sont eux variables, ont une flèche et sont parcourus dans la continuité, de sauts, d’accumulation quantitative et qualitatives ; que le mouvement de la matière et ce mouvement particulier de la matière qu’est l’activité cérébrale et sociale, est constitué d’action et de réaction, de forces contradictoires sans lesquelles le mouvement et la matière, la matière-mouvement comme l’espace-temps n’existerait pas, le contraire serait raisonner par l’absurde, déadhérence conceptuelle sur des chemins sans issue à "reprendre en santé". C'est la résolution des contradictions dans une nouvelle qualité, elle-même contenant des forces contradictoires, opposées ou antagonistes (voir la thèse sur les oppositions ou antagonismes en "décalage" dans le processus temporel) qui constitue les sauts dans la continuité.

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Voilà ce que l’observation de notre univers observable peut nous permettre de dire et d’user ici et maintenant pour résoudre nos problèmes de survie et de développement quotidiens et à venir, notre capacité de conceptualisation étant notre outil en ce qui concerne la nécessaire téléologie de nos gestes de survie et de développement à court et long terme.

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Ernst Bloch a écrit et décrit « L’Athéisme dans le christianisme », le(s) passage(s) de la révolte christique contre la religion instituée de son temps et dans l’histoire de longue durée, contre les normes rigidifiée et leur carcan moral, et pour d’autres rapports sociaux.

A contrario, sans réduire totalement le message et l’acte, St Paul puis des théologiens renouvellent sans cesse l’institutionnalisation, et appellent à « ne pas chercher à changer de conditions » 1 Cor. 7.

Et Bloch « exhume » ainsi des « strates resurgissantes » de cet athéisme dans le christianisme (Antagonisme interne de la vision immobiliste dans le monde et de la transformation dans l’autre monde), telles la Guerre des paysans lors de la Réforme ou les formes les plus progressistes et radicales de la Théologie de la Libération, partant de la réalité sociale, concrète, pour la transformer, matériellement.

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La boussole, pour ne pas se perdre dans ma complexité des rapports entre pensée et besoins, pour maintenir la déadhérence conceptuelle en santé, c'est revenir sans cesse au réel : la matière et de son mouvement existe indépendamment de notre conscience et notre conscience est un produit du mouvement de la matière, d'un processus matériel qui a produit l'activité cérébrale de pensée.

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Pierre Assante, 2 septembre 2016

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2 septembre 2016 5 02 /09 /septembre /2016 12:35
Frédéric RAUCH. Revenu de base : mauvaise réponse à de vraies questions

Frédéric RAUCH. Revenu de base : mauvaise réponse à de vraies questions.

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Le « revenu de base », ou quel que soit son nom, fait partie de ces fausses bonnes idées pour résoudre les vraies questions du chômage et de la précarité.

L'idée est apparemment simple, il s'agit de fournir un revenu mensuel à chaque individu, indépendamment de son activité productive et de ses autres revenus, juste parce qu'il existe.

Ses sources idéologiques et théoriques sont multiples. La première est défendue par un courant utopiste. Son objectif, répondre au chômage de masse et à une « crise de sens du travail », en revendiquant un droit à revenu monétaire dissocié de tout emploi, plutôt qu'un droit à l'emploi considéré virtuel face au chômage. Certains membres de ce courant (A. Caillé, B. Stiegler, …) défendent l'idée d'une « allocation de citoyenneté », versée sous un certain seuil de revenu puis dégressive avec la hausse de ce revenu.

La seconde est ultra-libérale, proche du courant de l’École de Chicago. Elle vise à flexibiliser à la baisse le coût du travail en substituant aux prélèvements sociaux une allocation individuelle prenant la forme d'un impôt négatif financé par les ménages.

Différentes dans leur source, ces approches ont un handicap commun : elles postulent implicitement que l'on peut distribuer un revenu sans se soucier de sa production préalable.

Or un revenu ne se distribue que s'il existe ! C'est un principe de réalité, et il a des conséquences.

Un, il place la bataille pour la maîtrise sociale de la production de richesses et l’efficacité de cette production au cœur de celle de la répartition des richesses. Pour paraphraser Marx, disons qu'il rappelle que la maîtrise sociale de la sphère de la nécessité est la condition du règne de la liberté.

Deux, il pose la question de la validation sociale de la redistribution des richesses. Les défenseurs du revenu de base arguent que tout acte social, par sa contribution à la richesse collective, a une valeur économique qui justifie le revenu universel. Mais, une heure de pétanque a-t-elle socialement la même valeur qu'une heure de travail en entreprise ?

Trois, en déplaçant l'objectif d'une équité devant l'emploi vers celui d'une égalité devant un revenu social, le revenu de base entérine la logique du capital.

D'abord, parce qu'un revenu social distribué à chacun sans conditions accentuerait la déresponsabilisation sociale des entreprises. D'un côté, il favoriserait la pression à la baisse sur les salaires. Pourquoi en effet les augmenter, ou même conserver un SMIC, si les salariés bénéficient déjà d’un revenu d'existence déconnecté de tout véritable emploi ? Et de l'autre, il contribuerait aux attaques contre notre système de protection sociale collectif et solidaire, et plus largement contre les services publics. Pourquoi effectivement accroître le niveau de prise en charge sociale collective, si chacun a prétenduement les moyens de contractualiser individuellement sa prise en charge ?

Ensuite, parce que l'institution d'un revenu de base opérerait un double abandon : abandon de la lutte pour l'emploi contre le chômage et abandon de la lutte pour un dépassement du capitalisme. C'est ce qu'illustre l'argumentaire de la Proposition de résolution de EELV pour la création d'un revenu de base discutée au Sénat le 19 mai dernier. Le revenu de base y est défini comme un moyen « nécessaire pour accompagner dignement les mutations de l'économie française », supposées inéluctables, que sont la montée du chômage et de la précarité liée à la révolution numérique et aux délocalisations de l'appareil productif. Accompagner les effets néfastes de ces mutations et non contrer leurs causes, c'est traiter le symptôme et non la maladie. Et au final, faire du revenu de base l'outil du renoncement à la bataille pour emploi et sa sécurisation.

Quatre, ce serait en outre faire l'impasse sur le besoin de coopération collective qu'exigent les productions modernes, coopérations de travail et d'investissements, et de développement pour soi-même, permettant de construire l'efficacité sociale commune.

Disposer d'un revenu permettant de participer aux activités sociales créatrices et dans le même temps éradiquer le chômage, cela demande un objectif bien plus révolutionnaire et ancré dans la réalité, tant celle-ci est marquée par la nécessité humaine des moyens réels d'existence qu'il faut maîtriser pour assurer la conquête de nouvelles libertés. Cela nécessite de révolutionner les conditions dans lesquelles s'effectue la production de richesses afin de permettre à tous d'y participer, avec de nouveaux droits, et d'en bénéficier.

C'est ce que propose la sécurité d'emploi ou de formation, en assurant dans le cadre d'un service public de l'emploi et de la formation rénové, la possibilité d'une rotation choisie emploi-formation-emploi avec continuité du revenu tout au long de la vie. Ambition d'un dépassement progressif du marché du travail, et donc du chômage, qui renvoie, non à « l'accompagnement des mutations de l'économie française », mais à une nécessaire maîtrise sociale et démocratique de ses évolutions.

Frédéric Rauch

Rédacteur en chef d’Économie et Politique

L'Humanité, 1er septembre 2016

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 12:07
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Université d'été des communistes -

Angers 2016 -

Economie et politique -

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Interview de Frédéric Boccara

( économiste atterré )

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https://www.youtube.

com/watch?

v=_IJRo7RutVk

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D'AUTRES VIDEOs de l'Universté d'été :

http://www.pcf.fr/90783

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Université d'été des communistes - Angers 2016 -

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31 août 2016 3 31 /08 /août /2016 11:47
...Nikolaï Boukharine...
...Nikolaï Boukharine...

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Cette intervention d’Oulianov (Lénine) est à mon sens très instructive, encore aujourd'hui. De la proposition, l’orientation proposée par Lénine non tenue après sa mort par une autre orientation qui a pris le dessus, celle de l’analyse de Dougatchvili (Staline) et de son groupe, a découlé une rupture avec les objectifs de la révolution ouvrière et démocratique. Entre autre, la question de l'alliance avec la paysannerie russe, massive à cette époque et la recommandation d'un travail patient avec elle, pour construire une économie et une industrie nécessaire aux besoins de toute la population et des paysans qui en constituaient la majorité. Ce qui s'est passé après les années 1920 a été très différent de l'orientation de la NEP (Nouvelle économie politique, mise en oeuvre par Lénine et les communistes soviétiques, après la guerre civile, en 1921).

Evidemment on ne refait pas l’histoire.

Depuis, de nombreux communistes, communistes économistes ont planché sur la question, et sur la question dans la réalité actuelle d’aujourd’hui, celle du capitalisme mondialisé, numériquement informationnalisé. Celle des capacités d'intervention de tout le peuple et non d'un "guide", serait-ce un "intellectuel collectif".

Reste la question de la capacité à gérer, de la capacité à voir et comprendre la réalité pour les choix d'orientations à proposer, expérimenter, démocratiquement, avec les avancées, les reculs, les "modifications" d'orientations micro et macro à effectuer, avec l'expérience des siècles de la démocratie limitée et la nécessite de l'élargir au domaine de la production, du "que, quoi, comment produire" les biens nécessaires à la vie humaine, la démocratie du producteur pour répondre aux besoins humains dans son milieu, l'organisation du travail, l'économie et l'ergologie, et l'écologie.

Les "leçons du passé", aussi lointaines et différentes soient-elles de notre réalité actuelle ont une importance évidente, pour qui souhaite étudier et comprendre pour agir en santé sur le mouvement de la société .

La question de la NEP, dans l'économie de la Russie de l'après guerre de 1914 et de la révolution, comme la situation des "pays émergents" et la crise systémique aujourd'hui, nous donne à penser autre chose qu'un "grand soir" et une transformation radicale de la société et de son économie en rupture certes, mais en même temps en continuité avec l'existant, en le transformant, non en le cassant.

Paul Boccara, avec la collaboration de Catherine Mills dans "Pour une nouvelle civilisation", 2016, Editions du croquant, ECRIT :

"...dans une perspective authentiquement marxiste, le développement maximum du capitalisme et de son marché constitue une étape décisive jusqu'à son dépassement des conquêtes du marché pour la construction d'une civilisation nouvelle.

Et, au-delà des visées de Lénine sur la NEP, les réformes de Deng Tsiao Ping allaient précisément dans ce sens, ce que nous avions déjà souligné pour notre part dans une étude sur le marché, La Pensée, N° 280, mars-avril 1991...."

Cet ouvrage se termine sur le rapport entre la nature et le développement humain, "....l'objectif de création d'une conscience politique climatique...." et cite Naomi Klein "...cette crise, qui nous place devant une échéance inéluctable, peut pousser tous les mouvements sociaux à se rassembler..."

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Pierre Assante, 27 août 2016

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Lénine

XIe CONGRÈS DU P.C. (b)R.

(27 MARS - 2 AVRIL1922)

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« ………Aujourd'hui, l'essentiel dans la nouvelle politique économique est de bien nous assimiler l'expérience de l'année écoulée. Il faut le faire, et nous le voulons. Or, si nous voulons y arriver coûte que coûte (nous le voulons, et nous y arriverons !), on ne doit pas oublier que la nouvelle politique économique a pour tâche- tâche majeure, décisive et commandant toutes les autres -, d'établir une alliance entre la nouvelle économie que nous avons commencé d'édifier (très mal, très maladroitement, mais commencé cependant, sur la base d'une économie toute nouvelle, socialiste, d'une nouvelle production, d'une nouvelle répartition) et l'économie paysanne, pratiquée par des millions et des millions de paysans.

Cette alliance n'existait pas, et nous devons, avant tout, la créer. Tout doit être subordonné à cet objectif. Il nous faut encore établir dans quelle mesure la nouvelle politique économique a réussi à créer cette alliance, et ne pas détruire ce que nous avons commencé, maladroitement, à édifier.

Nous bâtissons notre économie avec la paysannerie. Nous aurons à la remanier maintes fois pour arriver à établir une alliance entre notre travail socialiste dans le domaine de la grosse industrie et de l'agriculture, et le travail de chaque paysan, travail dont il s'acquitte comme il peut, en luttant contre la misère, sans finasser (le moyen de finasser quand il lui faut se tirer d'affaire, échapper au danger immédiat de mourir dans les affres de la faim ?).

Il faut montrer cette alliance, afin qu'on la voie clairement, afin que le peuple tout entier la voie, afin que toute la masse paysanne voie qu'il existe une liaison entre sa vie pénible d'aujourd'hui, vie incroyablement désorganisée, incroyablement misérable, douloureuse, et le travail qui se fait au nom des lointains idéaux socialistes. On doit faire en sorte que le simple travailleur, le travailleur du rang, comprenne que sa situation a été quelque peu améliorée, et qu'il a obtenu cette amélioration autrement que ne l'obtenaient les paysans peu nombreux à l'époque où le pouvoir appartenait aux grands propriétaires fonciers et aux capitalistes, où chaque amélioration (car il y a eu des améliorations incontestables et même très importantes) impliquait des humiliations, des brimades, des vexations infligées au moujik, des violences exercées contre la masse, et qu'aucun paysan de Russie n'a oubliées et n'oubliera pendant des dizaines d'années. Notre but, c'est de rétablir l'alliance, c'est de prouver au paysan par nos actes que nous commençons par ce qui lui est compréhensible, familier et accessible aujourd'hui, en dépit de toute sa misère, et non par quelque chose de lointain, de fantastique, du point de vue du paysan; c'est de prouver que nous savons l'aider; que dans cette situation pénible pour le petit paysan ruiné, plongé dans la misère et torturé par la faim, les communistes lui apportent un secours réel et immédiat. Ou bien nous le prouverons, ou bien il nous enverra promener à tous les diables. Cela est absolument certain…..

……

….Je le répète : c'est grâce à notre juste politique que le peuple nous a accordé un délai, nous a fait crédit. Ce sont là des traites, pour employer le langage de la NEP, mais qui ne portent pas la date de leur échéance. Quand seront-elles présentées ? Le texte des traites ne le dit pas. Et c'est là le danger, c'est ce qui distingue ces traites politiques des traites commerciales ordinaires. Voilà où nous devons porter toute notre attention. Nous ne devons pas nous rassurer sous prétexte que partout, dans les trusts de l'Etat et dans les sociétés mixtes, il y a des communistes responsables, excellents. La belle consolation, puisque ces communistes ne savent pas conduire les affaires et sont à cet égard pires qu'un vulgaire commis des capitalistes, qui a passé par l'école de la grande usine et de la grosse maison de commerce. Voilà ce dont nous n'avons pas conscience; il y a là de la vanité communiste, du comtchvanstvo pour employer la sublime langue russe. La vérité est qu'un communiste responsable, le meilleur, et manifestement honnête et dévoué, qui a subi le bagne et bravé la mort, ne sait pas faire du commerce, parce qu'il n'est pas un homme d'affaires, parce qu'il n'a pas appris cela et ne veut pas l'apprendre, parce qu'il ne comprend pas qu'il lui faut tout apprendre, depuis les premiers rudiments. Ce communiste, ce révolutionnaire qui a fait la plus grande révolution qu'on ait jamais vue dans le monde, ce révolutionnaire que contemplent sinon quarante siècles du haut des pyramides, du moins quarante pays européens avec l'espoir de s'affranchir du capitalisme, - ce communiste, ce révolutionnaire doit prendre des leçons auprès du vulgaire commis qui a trimé dix ans dans une épicerie, qui connaît son affaire, tandis que ce communiste responsable, ce révolutionnaire dévoué, non seulement ne la connaît pas, mais ignore même qu'il ne la connaît pas.

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Voilà pourquoi, camarades, si nous remédions à cette première ignorance, ce sera une immense victoire. Nous devons emporter de ce congrès la conviction que nous ne savons pas faire le commerce et que nous devons l'apprendre, en commençant par l'a b c. Malgré tout, nous n'avons pas encore cessé d'être des révolutionnaires (bien que beaucoup disent, et même pas tout à fait sans raison, que nous nous sommes bureaucratisés), et nous pouvons comprendre cette simple vérité qu'en entreprenant une tâche extrêmement difficile, et nouvelle pour nous, il faut savoir recommencer, dès le début, à plusieurs reprises. Tu as commencé, tu es arrivé à une impasse, recommence, refais tout dix fois s'il le faut, mais arrive à tes fins. Ne fais pas l'important, ne tire pas vanité de ta qualité de communiste, tandis qu'un quelconque commis, un sans-parti, peut-être un garde blanc et même à coup sûr un garde blanc, sait faire le travail qui, économiquement, doit être accompli coûte que coûte, alors que toi, tu ne sais pas le faire. Si toi qui es un communiste responsable et qui possèdes par centaines titres et grades honorifiques, celui de «chevalier» de l'ordre communiste et soviétique y compris, - si tu arrives à saisir cette vérité, tu atteindras ton but, car il s'agit d'une chose qui s'apprend…..

…..

…..La troisième leçon complémentaire, est celle qui concerne le capitalisme d'Etat. Je regrette que Boukharine n'assiste pas à ce congrès ; j'aurais voulu discuter un peu avec lui. Mais je préfère remettre cela jusqu'au congrès prochain. Pour ce qui est du capitalisme d'Etat, il me semble que notre presse en général, et en général notre Parti commettent la faute de verser dans le libéralisme, dans l'esprit propre à la gent intellectuelle ; nous raffinons sur la question de savoir ce qu'on doit entendre par capitalisme d'Etat, et nous consultons de vieux livres. Or, ces vieux livres parlent de tout autre chose : ils traitent du capitalisme d'Etat qui existe en régime capitaliste ; mais il n'y a pas un seul livre qui examine le capitalisme d'Etat en régime communiste. Même Marx ne s'est pas avisé d'écrire un seul mot à ce sujet, et il est mort sans avoir laissé une seule citation précise, une seule indication irréfutable. Aussi devons-nous aujourd'hui nous tirer d'affaire par nos propres moyens. Et si l'on passe mentalement en revue notre presse, si l'on considère d'un coup d'œil d'ensemble la façon dont elle traite le problème du capitalisme d'Etat - ce que j'ai essayé de faire en préparant mon rapport -, on arrive à cette conviction que l'on tire à côté, que l'on regarde dans une tout autre direction.

Le capitalisme d'Etat, dans toute la littérature économique, c'est celui qui existe en régime capitaliste, quand le pouvoir d'Etat se soumet directement telles ou telles entreprises capitalistes. Or, notre Etat est prolétarien; il prend appui sur le prolétariat auquel il donne tous les privilèges politiques ; par l'intermédiaire du prolétariat, il attire à soi les couches profondes de la paysannerie (vous vous souvenez que nous avons commencé ce travail en instituant des comités de paysans pauvres). Voilà pourquoi le terme de capitalisme d'Etat désoriente bien des gens. Pour éviter cela, il ne faut pas oublier cette vérité majeure, à savoir qu'aucune théorie, aucun ouvrage ne traitent la question du capitalisme d'Etat, tel qu'il existe chez nous, pour la simple raison que les notions habituelles rattachées à ces termes, ont trait au pouvoir de la bourgeoisie en société capitaliste. Tandis que notre société à nous est sortie des rails capitalistes ; elle ne s'est pas encore engagée sur une voie nouvelle, mais ce n'est plus la bourgeoisie qui gouverne l'Etat, c'est le prolétariat. Nous ne voulons pas comprendre que lorsque nous disons « Etat», cet Etat, c'est nous, c'est le prolétariat, c'est l'avant-garde de la classe ouvrière. Le capitalisme d'Etat est un capitalisme que nous saurons limiter, dont nous saurons fixer les bornes, ce capitalisme d'Etat est rattaché à l'Etat, mais l'Etat, ce sont les ouvriers, c'est la partie avancée des ouvriers, c'est l'avant-garde, c'est nous…….. »

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………….SUITE SUR CE LIEN :

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https://www.marxists.org/francais/lenin/works/1922/04/d11c/vil19220400-03c11.htm

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 16:02
Au collectif PCF 13008, sur l'Opération MACRON.

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Opération MACRON

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A 50 ans et plus de distance, c'est le renouvellement de l'opération élections présidentielles ("Monsieur X") Defferre-Servan Schreiber qui avait fait flop.

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Macron est reçu demain tout le jour à l’Université du MEDEF, le grand patronat, celui du CAC 40 (1).

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Il s’agit pour Macron et Gattaz de constituer une perspective de candidatureS d’alliance droite-gauche se présentant comme une alliance centriste, d'avant et après élections, pour tenter d'empêcher les progrès de l'action pour une politique de gauche et une candidature de rassemblement de gauche, que propose le PCF.

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Le MEDEF veut faire d'une pierre deux coups en saisissant l'occasion de l'échec politique et social de Hollande dans son glissement libéral insuffisant pour lui et radicaliser la politique antisociale.

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Mais une opération politicienne, c’est une chose et la réalité de la population française, européenne et immigrée qui souffre de la politique hyperlibérale (mise en achat et en vente de toutes les activités humaines) de la finance ici et dans le monde, c’est autre chose.

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Reste donc la question principale, non la candidature mais le PROGRAMME : maîtriser politiquement et par un grand mouvement populaire, SYNDICAL ET POLITIQUE, les institutions financières et monétaires et les rendre au service des besoins sociaux, aux progrès de la France et de l’Europe dans un monde de coopération.

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Sans oublier les contradictions inter-impérialistes à museler qui font croître les menaces de généralisation de la guerre. Comme dit Chloé, ce n’est pas à la France ou une coalition à bombarder, c’est à l’ONU de promouvoir des solutions politiques aux conflits qui s’accroissent.

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Voilà ce qu’est la perspective du capitalisme mondialisé, numériquement informationnalisé, s'il n'est pas combattu et qu’il faut dépasser, c'est-à-dire utiliser ses outils de travail actuels, de production et d’échange, ses propres outils techniques, locaux et mondialisés, ses outils institutionnels et militaires pour les mettre au service des besoins humains ici et partout.

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CONTINUITÉ ET TRANSFORMATION PROGRESSIVE ET RADICALE. Un changement constructif et non destructeur.

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Pierre Assante, mardi 30 août 2016

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(1) Additif après-coup à l'article : "Les Echos" nous apprennent que Macron n'ira pas à l'Université d'été et que les patrons saluent le départ d'un bon ministre de l'économie. La retransmission de l'université sur la radio de BFM Busines nous en a dit plus et plus clair.

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ECHANGE SYNDICAL, Pierrot, 29 novembre 2008 :

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ECHANGE SYNDICAL, Pierrot, 29 novembre 2008 :.

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2 choses à la fois :

Refuser l’injuste,

S’appuyer sur la protestation pour construire un projet :

Etre des « ingénieurs de la transformation sociale »......

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........SUITE, cliquer SUR LES LIENS :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-echange-syndical-pierrot-29-novembre-2008-119883707.html

Et

http://pierreassante.fr/dossier/De_UNATOS_75_G_Pedrono.pdf

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 11:08
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Encore dispersée, la gauche retrouve des couleurs

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Communistes, verts, socialistes critiques et soutiens de Jean-luc mélenchon ont fait leur rentrée.

Du jamais-vu à La Rochelle depuis vingt-trois ans. Pour ce dernier week-end du mois d’août, aucun convoi de ministres ou de députés maires n’est venu troubler la quiétude du port. À Nantes non plus, où ils avaient été un temps annoncés, le château d’Anne n’a rien vu venir. La direction du PS ayant annulé son raout annuel pour un plus petit, passé quasi inaperçu à Paris, ce n’est pas Manuel Valls qui a occupé le haut de l’affiche à gauche en dépit de ses efforts, mais les voix multiples des opposants à sa politique, couvrant toute la palette du rouge au rose et au vert. Une éclipse du social-libéralisme bienvenue, dont les semaines à venir diront si elle était ou non momentanée.

C’est tout l’enjeu qui se pose aux militants des différentes sensibilités réunis ce week-end en France, en ordre encore dispersé. « Il est temps de décider de construire un chemin commun, c’est encore possible », les a invités Pierre Laurent, samedi, depuis Angers, devant 800 communistes. Le secrétaire national du PCF a demandé aux candidats « déclarés ou potentiels » à la présidentielle de « ne pas brader la grande ambition collective de changer les choses (…) (pour de) moins grandes ambitions, personnelles ou partisanes ». C’est aussi ce que réclament à leur façon les hommes et femmes croisés à Malo-les-Bains pour la sortie à la mer des communistes du Nord.......

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........LIRE LA SUITE :

http://www.humanite.fr/encore-dispersee-la-gauche-retrouve-des-couleurs-614605

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 07:29
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On lâche rien ! Rendez-vous à la Fête de l'Huma

De « mon ennemi la finance » à la loi El-Khomri, de renoncements en trahisons,la politique du gouvernement Hollande/Valls a produit des gâchis et des dégâts considérables.

Ce qu'une loi a fait, le peuple peut le défaire ; la lutte contre la loi Travail continue, avec un rendez-vous national le 15 septembre.

Sur la loi Travail comme sur notre avenir, il est urgent que le peuple se fasse entendre. Le PCF a lancé La grande consultation citoyenne pour recueillir et faire émerger vos exigences et les rendre incontournables.

La Fête de l'Humanité, les 9, 10 et 11 septembre, sera l'occasion de vous faire entendre et de débattre.

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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 10:33
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Parlons solutions ! Meeting de Pierre Laurent à Angers,

Université d'été des communistes... par CN-PCF

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http://www.pcf.fr/67891

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 15:41
RETOUR SUR L'ENTRETIEN RÉALISÉ PAR PIERRE IVORRA, 23 AOÛT 2013 : Paul BOCCARA "Penser les crises du capitalisme pour penser un monde sans crises"

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Paul BOCCARA "Penser les crises du capitalisme pour penser un monde sans crises"

RETOUR SUR L’ENTRETIEN RÉALISÉ PAR PIERRE IVORRA

23 AOÛT, 2013

L'HUMANITÉ

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PAUL BOCCARA A PUBLIÉ UN DEUXIÈME VOLUME sur les "théories sur les crises. La suraccumulation et la dévalorisation du capital" en 2015 et récemment, mai 2016 un ouvrage intitulé « Pour un nouvelle civilisation », avec la collaboration de Catherine MILLS, ouvrage qui sera présenté à la fête de l’Humanité et qui est présenté par ailleurs sur ce blog.

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L’ENTRETIEN RÉALISÉ PAR PIERRE IVORRA, 23 AOÛT, 2013 :

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Devant un système dont il a décrit tous les contours, la préoccupation de l’économiste et du militant communiste d’avancer des propositions transformatrices parcourt son nouvel ouvrage.

Maître de conférences en sciences économiques et agrégé d’histoire, Paul Boccara n’a eu de cesse de prolonger et développer la théorie de Marx, en dialogue et en confrontation avec d’autres. Il a été le premier à pointer les débuts de la crise systémique du capitalisme monopoliste d’État (CME) à la fin des années 1960. Ce souci de comprendre le système et ses secousses telluriques parcourt toute son œuvre. Il l’a fait avec une préoccupation d’intellectuel mais aussi de militant, animé par le souci d’élaborer des issues émancipatrices au chômage, aux dominations économiques. Nouveaux critères de gestion, sécurité d’emploi ou de formation, transformation radicale de la construction européenne et de la BCE, du crédit et du système monétaire international… ses propositions se sont diffusées dans le mouvement politique et syndical. En cette rentrée, il poursuit sa réflexion en publiant un ouvrage (1) dans lequel il nous propose un voyage pédagogique, théorique mais aussi pratique dans l’histoire des différentes analyses des crises. Il démontre la fausseté des théories universitaires apologétiques qui, à la veille de 2008, niaient la nécessité des crises du capitalisme. Enfin, à partir des causes profondes des crises, il évoque la pensée d’un autre monde possible sans crises catastrophiques.

(1) Théories sur les crises, la suraccumulation et la dévalorisation du capital. Éditions Delga, 557 pages, 30euros.

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Vous avez déjà beaucoup écrit sur les crises du capitalisme. Qu’apporte donc de neuf votre nouvel ouvrage?

Paul Boccara. Ce nouveau livre sur les crises est radicalement différent des précédents. Il concerne l’histoire de la pensée économique sur les crises. Il s’agit plus précisément de revisiter l’énigme fondamentale au cœur de toutes les théories sur les crises du capitalisme dans les différentes écoles de pensée depuis trois siècles: l’explication de l’excès d’accumulation du capital qui éclate dans la crise, la suraccumulation de capital, et de son issue pour les reprises cycliques, la dévalorisation de capital, avec ses avancées techniques et ses souffrances humaines. Livrer au public ce bilan systématique est, selon moi, d’une importance cruciale de nos jours. Cela répond à deux exigences liées entre elles et fondamentales dans le monde actuel, après la gravité des crises depuis 2008, malgré les grands progrès techniques.

D’abord, il faut démontrer la nécessité des crises économiques plus ou moins catastrophiques, revenant régulièrement dans le système capitaliste, contre les barrières idéologiques dans les médias et dans les universités, minimisant les crises et faisant l’apologie des marchés considérés comme indépassables, même quand est revenue la thématique de l’importance des crises.

Et deuxièmement, il s’agit de tirer les leçons de toutes les explications existantes de cette nécessité des crises du capitalisme, pour penser la possibilité de nos jours d’un monde nouveau, où le caractère catastrophique des crises économiques pourrait être désormais éradiqué, avec une autre régulation économique grâce notamment à la révolution technologique informationnelle.

Votre vision de l’histoire de la pensée économique est peu académique. Pouvez-vous la présenter en quelques traits?

Paul Boccara. Dans cet ouvrage, la conception de l’histoire de la pensée économique est, à la fois, académique, mais aussi elle prétend aller au-delà de la vision académique traditionnelle.

D’une part, dans ce livre d’une grande ampleur, environ 550 pages, sont concernées toutes les écoles de pensée théorique, depuis le XVIIIe siècle jusqu’à nos jours, qu’il s’agisse des explications des crises ou même de la négation de leur nécessité et aussi de leurs issues. Ces questions sont d’ailleurs centrales dans toutes les théories économiques. Cela se rapporte ainsi aux écoles dites classiques du XVIIIe au début du XIXe siècle, aux écoles néoclassiques, notamment hétérodoxes sur les crises, du XXe siècle, aux différentes écoles marxistes du XIXe et XXe siècles, aux keynésiens, jusqu’aux théories récentes de la fin du XXe siècle niant la nécessité et le caractère catastrophique des crises et aux différentes analyses les réfutant tout récemment.

D’autre part, sont donnés les textes originaux des auteurs analysés sur les différents points des explications. Et surtout sont regroupées les analogies et reprises des mêmes thèses explicatives traversant, chose remarquable, toutes les écoles, des classiques aux marxistes. C’est le cas des thèses insistant sur l’insuffisance des consommations contre la demande, ou, au contraire, l’excès des consommations contre les profits ou les investissements, ainsi que les différentes tentatives de conciliation et de dépassement des analyses unilatérales. Et cela qu’il s’agisse des causes des crises, ou de leurs manifestations et des facteurs des issues.

Enfin, même si le détail des analyses et controverses peut interpeller les spécialistes, il y a un effort pour rendre accessible au grand public l’essentiel des explications.

Dans les années 1970, vous avez été le premier à diagnostiquer les débuts d’une nouvelle crise de longue durée du capitalisme. Comment a évolué votre réflexion depuis?

Paul Boccara. À la fin des années 1960 et au début des années 1970, j’ai pu annoncer le début d’une nouvelle phase de tendance aux difficultés du cycle de longue période dit de Kondratieff, ou de suraccumulation profonde et durable, une nouvelle crise structurelle, que j’appellerai ensuite crise systémique.

Depuis, mes recherches ont connu plusieurs étapes jusqu’à mon dernier ouvrage sur les analyses des crises capitalistes. Exacerbées dans la crise systémique, elles nous défient de penser une nouvelle régulation systémique, qui serait émancipée des crises catastrophiques.

C’est, d’abord, le problème de la crise de structure du capitalisme monopoliste d’État, installé après la Seconde Guerre mondiale. Il concerne le double défi: de la privatisation et de la domination des marchés ou d’une nouvelle construction sociale, avec, dès 1971, le concept de «régulation» caractérisant un système et l’idée d’une régulation nouvelle.

C’est ensuite l’analyse des phénomènes systémiques nouveaux: la progression formidable des services, la révolution informationnelle, la mondialisation capitaliste, l’expansion des pays émergents. D’où les élaborations sur l’exacerbation de la crise systémique, mais aussi sur des institutions de maîtrise et de «dépassement» (au sens profond du terme) des marchés du travail, de la monnaie et de la finance, des productions, notamment au plan européen et mondial, ainsi que sur l’anthroponomie au-delà de l’économie et une nouvelle civilisation.

C’est, enfin, la reprise des analyses poursuivies depuis longtemps sur les théories des crises, de la suraccumulation et de la dévalorisation de capital, pour aboutir à leurs enseignements pour penser une autre régulation sans crises ravageuses. Et, ultérieurement, après ce premier volume sur les bases des crises de périodes plus ou moins décennales, viendra un second volume sur les théories des crises systémiques, pour finir par des développements sur la régulation anthroponomique et une nouvelle civilisation.

Vous soulignez que la crise de 2008 a discrédité les théories dominantes récentes niant les réalités des crises économiques dans le capitalisme. Mais ne s’efforcent-elles pas malgré tout de dissimuler la nature de ces crises?

Paul Boccara. Effectivement, les théories récentes dominant dans les universités, surtout aux États-Unis, dites du cycle des affaires réel, sur les fluctuations cycliques, ont prétendu nier la nécessité périodique et le caractère plus ou moins catastrophique des crises dans le système capitaliste. J’ai montré comment elles ont été précisément critiquées et réfutées dans de nombreux travaux, puis se sont effondrées face à la gravité des crises économiques depuis 2008.

Pourtant, ce qui demeure dans les théories dominantes, qu’elles soient conservatrices ou même critiques et hétérodoxes, reste que les crises économiques revenant régulièrement et leurs maux, des chutes de production au chômage massif, ne posent pas la question du besoin d’une autre régulation sans crises catastrophiques, dans un nouveau système possible, émancipé de la domination des marchés.

Elles ne mettent pas en cause le rôle décisif, dans le système capitaliste considéré comme améliorable mais indépassable, des technologies de la révolution industrielle de remplacement des travailleurs par des machines-outils, entraînant l’éclatement des suraccumulations périodiques de capital. Aussi on ne mesure pas le potentiel de dépassement du système lui-même, donc de ses crises corrélatives et de leurs maux sociaux, représenté par les débuts de la révolution technologique informationnelle, fondée sur les ordinateurs.

La gravité des dernières crises conduit certains économistes à prôner un retour à Keynes, voire à Marx. Qu’y a-t-il de commun chez eux? Vous affirmez que ce «retour» n’est pas suffisant. Pourquoi et comment aller au-delà d’eux?

Paul Boccara. On prône, à la suite des grandes crises mondialisées de 2008 et des années suivantes, chez les économistes critiques, depuis les prix Nobel récents Krugman ou Stiglitz, un important retour à Keynes. Il y a aussi une certaine remontée des références à Marx. Dans les deux cas, revient l’insistance sur l’importance des crises, de leur récurrence dans le système, avec l’insuffisance de la demande globale, les surproductions, le chômage massif, les maux des spéculations et des effondrements financiers.

Cependant, le retour des thématiques keynésiennes entraîne le renouveau de l’illusion des solutions suffisantes, contre les risques et les dangers des crises, des interventions renforcées des États. En réalité, c’est le système capitaliste lui-même et à plus forte raison l’exacerbation récente des marchés mondialisés dans son cadre qui sont en cause. De ce point de vue, le simple retour aux analyses économiques de Marx serait lui aussi insuffisant. Il s’agirait donc d’aller bien au-delà de Keynes et même de Marx pour contribuer à penser des transformations radicalement alternatives, émancipées de la persistance du prétendu caractère indépassable des marchés et du capitalisme. Cela concernerait des élaborations «néomarxistes» sur des institutions de maîtrise et de dépassement, des marchés mondialisés, et plus précisément désormais, sur les modalités possibles d’une autre régulation systémique.

En quoi ces détours historiques, analysés dans ce nouvel ouvrage, peuvent-ils aider tous ceux à la recherche d’une alternative au capitalisme?

Paul Boccara. À partir de toutes les théories sur les crises et de la reprise des mêmes thématiques explicatives dans les différentes écoles de pensée économique depuis trois siècles, un puzzle a été reconstitué permettant de préciser le processus et les modalités des régulations par crises plus ou moins catastrophiques, revenant périodiquement dans le capitalisme. Il s’agit des processus d’incitation aux progressions des capitaux, jusqu’à leurs excès, en raison du remplacement des salariés par des machines-outils résultant de la révolution industrielle dans le système. Ce remplacement répond à la montée des salaires et aux surconsommations. Puis il aboutit à l’excès des moyens de production matériels, à l’insuffisance des salaires et à la sous-consommation. L’éclatement des crises de surproduction entraîne les dévalorisations de capital, de destruction et dévaluation des capitaux, de chômage, ou de baisse des valeurs des facteurs de production par le progrès de la productivité, puis les reprises...

L’idée nouvelle est que cette incitation à un type de progression, ces excès et corrections des excès, avec le jeu du régulateur du taux de profit, peuvent servir de modèle pour penser un autre type de régulation possible, avec les nouvelles technologies de la révolution informationnelle succédant à la révolution industrielle.

Cette nouvelle régulation permettrait le dépassement des crises catastrophiques et de leurs maux sociaux. Il ne s’agirait plus seulement de mes propositions antérieures d’institutions de maîtrise et de dépassement des marchés: sécurité d’emploi ou de formation, autres créations monétaires, critères de gestion d’efficacité sociale des entreprises, accords internationaux de codéveloppement et biens publics communs de l’humanité. Il s’agirait, en relation avec elles, des incitations, excès, et corrections des excès sans destructions catastrophiques, mais concernant l’expansion des recherches-développement et des formations. Il y aurait une autre articulation entre éléments objectifs socialisés, comme auparavant les machines mais désormais les recherches, et éléments subjectifs massifs, concernant les formations des êtres humains.

Dans une progression sociale d’un type nouveau, la régulation commencerait aussi par un excès des dépenses, de formation désormais, puis la réponse de la remontée des recherches-développement, ensuite leur excès, entraînant l’insuffisance des formations puis le besoin de qualités nouvelles des formations et des recherches. Cela ne viserait pas seulement des transformations économiques mais aussi non économiques, anthroponomiques, et des avancées de civilisation de toute l’humanité.

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PAUL BOCCARA A PUBLIE UN TOME 2 de "théories sur les crises. La suraccumulation et la dévalorisation du capital" en 2015 et récemment un ouvrage intitulé « Pour un nouvelle civilisation », avec la collaboration de Catherine MILLS, qui sera présenté à la fête de l’Humanité et qui est présenté su ce blog.

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27 août 2016 6 27 /08 /août /2016 07:31
OPPORTUNISME ET HYÉRARCHIE DE LA TRANSMISSION HUMAINE

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OPPORTUNISME ET HYÉRARCHIE DE LA TRANSMISSION HUMAINE.

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La littérature contre le langage conceptuel, l’image contre la littérature, l’émotion contre l’image, une musique née de ces supplantations successives contre le tout.

Cet opportunisme né de la domination par l’argent me semble évidente, et la coopération dans l’unité de la musique, du langage conceptuel, de la littérature, de l’image, de l’émotion, me semble concourir comme remède à cette domination : c’est cela une lutte de classe culturelle.

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Je suis en train de programmer sur ce blog un discours d’Oulianov de 1922 à l’occasion du XIème congrès du PCbR. Il est à la charnière de ce qui aurait dû être la fin du communisme de guerre et d’une terreur révolutionnaire répondant à la terreur des classes dominantes mondiales battues en Russie, après la fin de la guerre civile, le tout après la fin de la guerre de 1914-1918, contexte de cette révolution (1).

Ce discours de 1922 montre, à mon avis, par rapport à son époque et à la notre, et en contre-point, à quel point la haine du concept, consciente et ou non, s’est emparée de notre mode de penser et à quel point cette haine, qui dessert la construction théorique et pratique de rapport sociaux autres que des rapports de domination, est encouragée par l’idéologie dominante et son motif : l’exploitation du travail, l’usage inégal de soi par d’autres.

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Les excès de la réaction à l’usage inégal de soi par d’autres, ont répondu et répondront historiquement à l’immensité des répressions de classe millénaires, entre autres.

- Répressions dans les périodes de révolutions scientifiques et techniques successives dans l’histoire de la société marchande et de classe, suscitant des difficultés d’adaptation et l’exploitation renforcée auxquelles succèdent des périodes de succès relatifs des luttes des classes dominées

- Répressions anti-ouvrières des périodes d’industrialisation auxquelles succèdent des périodes de succès relatifs des classes dominées.

- Répression dans la période actuelle et à venir de la « mondialisation numérisée » et toujours son usage inégal de soi par d’autres qu’il faudra bien abolir, c'est-à-dire dépasser dans un autre type de mode de production et d’échange, une nouvelle civilisation de l’échange, du partage, de l’usage égal (et non égalitaire) de soi par soi et par les autres, en fonction des besoins humains, de la personne jusqu’à la société globale et leur autonomie mutuelle et relative.

Je ne ferai pas ici l’historique des répressions, chacun peut la faire par soi-même. Je ne rappellerai qu’Hiroshima signifiant au monde : « c’est nous les plus forts ».

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Ce discours de 1922 concentre, au-delà de la prise de pouvoir, la question du "que, quoi, comment" produire et gérer la production de ce qui est nécessaire à la personne et la société pour vivre et se développer, tâche révolutionnaire s’il en est, qui réclame la patience, intelligence et ténacité révolutionnaire contre le gauchisme et son impatience et son découragement concomitant.

La prise de pouvoir est illusoire si elle ne tient qu’à l’Etat et non aux transformations en santé des outils humains du développement humain. L’extinction de l’Etat c’est le développement de ces outils jusqu’à la cohérence entre la personne, son entité de production et de gestion et la gestion globalisée de la société mondiale numériquement informationnalisée, et les strates historiques de ce développement qu’elle contient, des plus anciennes aux plus récentes.

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Pierre Assante, Samedi 27 août 2016

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(1) Lire « La révolution des révolutions » de Jean Elleinstein.

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".....nous raffinons sur la question de savoir ce qu'on doit entendre par capitalisme d'Etat, et nous consultons de vieux livres. Or, ces vieux livres parlent de tout autre chose : ils traitent du capitalisme d'Etat qui existe en régime capitaliste ; mais il n'y a pas un seul livre qui examine le capitalisme d'Etat en régime communiste. Même Marx ne s'est pas avisé d'écrire un seul mot à ce sujet, et il est mort sans avoir laissé une seule citation précise, une seule indication irréfutable. Aussi devons-nous aujourd'hui nous tirer d'affaire par nos propres moyens.

......établir une alliance entre la nouvelle économie que nous avons commencé d'édifier (très mal, très maladroitement, mais commencé cependant, sur la base d'une économie toute nouvelle, socialiste, d'une nouvelle production, d'une nouvelle répartition) et l'économie paysanne, pratiquée par des millions et des millions de paysans......"

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Extraits du XIème Congrès du PC(b)R, Oulianov, en Russie massivement agricole, en 1922

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 06:35
La substitution  de  « Est-ce que je peux le cueillir, le chasser, LE PRODUIRE »  par  « est-ce que je peux L’ACHETER »...

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La substitution, dans l’histoire de plus d’un million d’année de l’humanité de « est-ce que je peux le cueillir, le chasser, le produire » par « est-ce que je peux l’acheter », a marqué très profondément l’évolution de la mentalité humaine, de la personne humaine dans les derniers millénaires*.

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Et encore plus dans les dernières décennies et celles à venir, qui, avec la mondialisation numériquement informationnalisée, ont multiplié par des milliers les capacités de production des marchandises* et placé en lien direct l’individu avec le marché par internet, sans lui donner les moyens d’intervenir politiquement * sur le mode de production et d’échange, au contraire.

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C’est dans ces conditions que nous devons surmonter la tare du marché capitaliste, c'est-à-dire trouver remède à la suraccumulation des capitaux, c'est-à-dire l’accumulation de l’équivalent monétaire de la valeur produite, suraccumulation des capitaux qui ne trouvent plus physiquement à s’employer dans la production et l’échange, de par la loi de l’échange «Argent-Marchandise-Argent’ plus ». Ils ne trouvent plus à se valoriser, ce qui est l’unique façon de circulation et d’échange de la valeur dans le système actuel.

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Le capital est devenu quelque chose de diffus, appartenant à tous et à personne, mais ce n’est qu’illusion : les grands groupes mondiaux financiers et industriels monopolistes mondiaux en contrôlent bien le mouvement et leurs hommes les retombées

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Double contradiction : au moment ou le marché est devenu aussi puissant en volume et en rapidité d’échange, il se trouve dans l’impossibilité de répondre en qualité mais aussi en quantité au développement et à la complexification des besoins humains.

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C’est à cette question qu’il nous faut répondre en priorité, en matière de programme social, électoral ou autre et non au choix de l’homme ou la femme providentielle.

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Certains s’y emploient, en particulier en projet d’une révolution progressive et radicale de l’usage des institutions financières et de la création monétaire ici et dans le monde. Il faudrait bien s’y intéresser pour savoir si par hasard il n’y aurait là pas les remèdes possibles à la tourmente. En matière de solidarité humaine, voilà sans doute une des tâches primordiales.

Vous pouvez le faire sur ce lien :

http://www.economie-politique.org/

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Pierre Assante, contributeur à la commission économique,

Section de Marseille 8° du PCF

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* Notes.

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I. La base de la production industrielle mécanique et de main-d’œuvre reste encore importante dans le monde. Elle soutien la course au profit sur laquelle s'est bâtie la poursuite numérisée de la production industrielle, en strates superposées. La suraccumulation-dévalorisation des capitaux constitue un handicap radical à la poursuite du processus

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II. Intervenir politiquement, au sens de la POLIS, intervenir dans la gestion de la cité.

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III. La société marchande à quelques millénaires, la société capitaliste quelques siècles, et dans la société capitaliste, l'hyperlibéralisme (Tout se vend et s'achète, sans exception) et l'hyperdélagation de pouvoir (négation de la démocratie), quelques décennies.

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25 août 2016 4 25 /08 /août /2016 11:23
Christa WOLF, Berlin, 1981. Dans la préparation à l’écriture du roman "Cassandre".

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Berlin, 2 janvier 1981

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" L’histoire de Cassandre telle qu’elle se présente à moi maintenant : Cassandre, la fille ainée et la préférée du roi troyen Priam, une personne vive, s’intéressant aux questions sociales et politiques, ne veut pas imiter sa mère Hécube ou ses sœurs en se confinant aux taches du foyer, ne veut pas se marier. Elle veut apprendre quelque chose. Pour une femme de haut rang, le seul métier possible est celui de prêtresse, de prophétesse (métier qu’en des temps plus anciens seules les femmes ont exercé : lorsque la divinité suprême était une femme? Gê, Gaia, la déesse de la Terre : un métier qu’au cours de luttes semble-t-il millénaires les hommes disputèrent aux femmes en même temps que les dieux évincèrent les déesses. Un exemple frappant est celui de l’oracle de Delphes, que le dieu Apollon reprend directement de Gaia). On lui accorde ce métier, un privilège : Cassandre devra l’exercer en se conformant à la tradition. C’est justement ce qu’elle est amenée à refuser. –d’abord parce qu’elle pense qu’en s’y prenant autrement, à sa manière, elle servira mieux les siens, avec lesquels elle s’identifie et auxquels elle se sent liée ; plus tard parce qu’elle comprend que « les siens » ne sont pas les siens. Un douloureux processus de détachement au cours duquel, pour avoir dit « la vérité », elle est d’abord déclarée démente, puis jetée dans la tour par son bien-aimé père Priam. Les visions qui s’emparent d’elle n’ont plus rien à voir avec les interprétations rituelles des oracles : elle « voit » l’avenir parce qu’elle a le courage de voir le présent tel qu’il est. Elle n’y parvient pas toute seule. Parmi les groupes hétérogènes qui vivent dans le palais et autour de lui –socialement et ethniquement hétérogènes–, Cassandre en vient à fréquenter des minorités. Ce faisant, elle se met délibérément en marge, se dépouille de tous ses privilèges, s’expose aux suspicions, aux railleries, aux persécutions : c’est le prix de son indépendance. Elle ne s’apitoie pas sur son sort ; elle vit sa vie même pendant la guerre. Tente d’abolir la sentence qui la frappe : devoir être transformée en objet. A la fin elle est seule, proie de ceux qui ont conquis la ville. Elle sait que pour elle il n’existait aucune solution vivable. L’autodestruction de Troie allait au-devant de la destruction par l’ennemi. La période qui s’annonce sera dominée par la violence et la lutte pour le pouvoir. Mais les villes de la région ne seront pas toutes détruites (1)."

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Christa Wolf (1929-2011), Berlin, 2 janvier 1981. Dans la préparation à l’écriture du roman "Cassandre". Stock éditeur, 2003, Traduction : Alain Lance, Renate Lance Otterbein.

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(1) Si l'ensemble de cette réflexion sous-tendant le roman, illustre une réalité accomplie, semble-t-il, à distance de près d'une quarantaine d'années (1981-2016), la dernière phrase, elle interroge fortement...

Sous quelles formes les "cités détruites" peuvent-elles renaître, éventuellement, et sous quelles formes celles qui ont subsisté peuvent-elles exister? Quelles transformations, quel développement, quel processus?

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