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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 19:03

 Publié une première fois sur ce blog le 5.12.16

 

CHOIX CLAIR.  

4 Interventions au Conseil National du PCF  du 1.12.16 de  Jean-Marc Durand, Denis Durand, Christian Picquet, Frédéric Boccara, une de Nicolas Marchand au Conseil Départemental du Val de Marne du 5.12.16, une d'Yves Dimicoli au Conseil départemental de Paris su 7.12.16.

 

“.....Mais le point fondamental ce sont les exigences que portent les communistes par leurs deux votes : (1) une conception rassembleuse s’adressant à l’ensemble de la gauche, (2) une tout autre orientation stratégique que celle de coller au FN sur le vocabulaire et les thématiques (« pas un seul travailleur détaché ne doit entrer en France », lit-on encore aujourd’hui dans l’interview de JLM au Nouvel Observateur), (3) et enfin des contenus à la hauteur et cohérents, particulièrement sur l’économie, l’immigration, et l’international.

 

La situation politique actuelle

L’orientation réactionnaire de F. Fillon insiste très fortement sur l’entreprise. Et il allie ce discours avec un discours conservateur sur la famille. Il veut imposer une hyper-délégation vers le pouvoir patronal en s’appuyant sur la culture conservatrice du pouvoir parental, et même plutôt paternel. Il cherche, à sa façon, à relever les défis réels posés par le capital financier (technologie, crise qui vient, Etats-Unis).

 

Le FN quant à lui joue son rôle de captation de la colère populaire pour la détourner vers les étrangers et en faveur du nationalisme, une conception de la nation qui transcenderait les intérêts de classe et dans laquelle ils se fusionneraient, sous l’égide d’une élite prétendument éclairée. Il s’agit pour lui de masquer le rôle décisif joué partout par le capital financier, en France, en Allemagne, aux Etats-Unis, etc.

 

Le double défi de Fillon et du FN montre à quel point nous devons mettre en avant à la fois l’exigence de conquête de pouvoirs nouveaux sur l’argent et les enjeux des entreprises et des services publics, pourtant bien absents dans l’intitulé des 7 axes ; tout cela pour une nouvelle conception de l’emploi et du développement humain commun.......”

 

.......La suite sur ce lien :

 

http://pierreassante.fr/dossier/4_InterventionS_CN_PCF_1.12.16.pdf

 

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 18:55

René MERLE, sur la Réhabilitation des Communards,

et un commentaire.

6 décembre 2016

http://merlerene.canalblog.com/archives/2016/12/06/34635447.html

 

L’Assemblée nationale vient de réhabiliter les Communards victimes de la terrible répression versaillaise : prisonniers exécutés en masse et sans jugement (20000 ? 30000 ?), condamnés par milliers à la prison et à la lointaine déportation… Terrible épisode de la guerre sociale qui nous montre, si besoin était, de quoi sont capables les possédants quand ils se sentent menacés dans leur domination, et ceci demeure vrai encore aujourd’hui.
On ne peut que se féliciter que la mémoire des Communards soit ainsi officiellement lavée, même si une touche d’opportunisme est sans doute intervenue à un moment où les dirigeants socialistes ont bien besoin de reconquérir des sympathies à gauche.

Deux remarques cependant :
C’est la majorité de gauche, dans toutes ses composantes, qui a approuvé ce texte dont les socialistes étaient à l’origine.
Pour autant, sans faire la fine bouche, on aimerait que les dirigeants socialistes mènent une politique qui aille dans le sens des idéaux communards de démocratie sociale, et non pas vers la régression sociale et le démantèlement des acquis de la Libération. 
Relevons enfin, sans surprise, que la droite a opposé une fin de non-recevoir à cette résolution jugée "inopportune et partisane". 

 

MON COMMENTAIRE :

Il y a un peu de « Nostradamisme » à dire cela, mais je le dis :

Je crois que la Commune de Paris de 1871 et sa répression a été un tournant dans l'histoire générale de l'humanité. Elle a permis à la bourgeoisie, de garder son avance à long terme sur le mouvement ouvrier, dans le processus de la société marchande capitaliste et son développement futur, jusque dans notre CMMIN (Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé) actuel et la classe bénéficiaire et gestionnaire de la financiarisation internationale actuelle.

La Commune dans sa période de vie ouvrait un processus de sortie de la société de classe et de marché.

Sa répression a coupé la transmission-transition théorique et pratique générationnelle de la transformation sociale indispensable en détruisant la masse des ouvriers politiquement et économiquement formés qui la portait.

S'il y a eu une suite au mouvement ouvrier, c'est une suite affaiblie idéologiquement parce la peur de la répression, avec les moyens théoriques et matériels affaiblis de l’organisation allant de pair,  est restée intacte.

Et la militarisation bolchévique du mouvement ouvrier est aussi la suite de cette peur. Et je ne la condamne pas parce que justement elle a été la réponse à la répression, mais avec tout ce que contient d'une réponse handicapée à une transformation "en santé", moins hachée et un peu plus linéaire pour assurer une continuité dans le saut de transformation.

La guerre de 1914, l'opportunisme de la II° Internationale et son accompagnement mortel des bourgeoisies nationales dans la guerre est aussi une conséquence de cette faiblesse idéologique suite à la répression de la Commune.

Lorsque Marx critique le programme de Gotha en 1875, c'est cette faiblesse idéologique qu'il critique et dans cette critique il peut constater l'isolement de son analyse, analyse pourtant indispensable pour impulser une transformation sociale, pour dépasser la contestation pure défensive, le sentimentalisme conservateur d'un mouvement ouvrier et populaire tourné plus vers le passé que le futur, qui est la marque d’un opportunisme de longue date, à la fois condamnable et compréhensible.

Mais, au contraire ce handicap  pour construire rationnellement ce qui n'empêche pas les sentiments, est toujours présent.

Il y aurait à faire une suite au Capital et au matérialisme historique sur ce sujet.

Nos difficultés actuelles, les renaissances permanentes des bonapartismes c’est bien l'illustration de la poursuite de cette faiblesse, il me semble.

Pierrot, 6 décembre 2016

 

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 16:23

Rodolfo RICCI, FILEF :

La Costituzione è salva. Anche la rappresentanza degli italiani all’estero.

D'ITALIE, après le référendum, Rodolfo RICCI, FILEF (Fédération italienne des travailleurs émigrants et familles) :  La constitution est sauvée, La représentation des italiens à l'étranger aussi.

 

La Filef accoglie con soddisfazione lo straordinario risultato del referendum costituzionale. Si è trattato di una storica espressione di grande partecipazione popolare, massiccia ed unica nella storia recente d’Italia. I tentativi di manomissione della Carta costituzionale sono miseramente falliti. Se essa dovrà essere riformata, ciò dovrà essere fatto verso una maggiore valorizzazione della funzione parlamentare e di democrazia diretta, non verso il contrario. E l’obiettivo che ci riguarda tutti è quello della sua piena attuazione, ancora in gran parte disattesa.

Da questa prova esce sconfitta la grave presunzione che le scorciatoie istituzionali e l’uomo solo al comando siano accettabili o praticabili. Il popolo italiano, in particolare nella sua componente giovanile, ha dato dimostrazione di una alta coscienza civile e democratica che costituisce il valore che dobbiamo tenerci più stretto e più caro. I milioni di italiani che hanno vissuto un ultimo decennio fatto di privazioni e di impoverimento generalizzato non si sono fatti ammaliare dalla prospettiva di cambiare tutto per non cambiare niente o piuttosto per peggiorare. E’ quindi stato sconfitto duramente il populismo di governo che ha caratterizzato l’ultima fase di esecutivi -che hanno applicato programmi non approvati dal popolo-, che si sono succeduti negli ultimi anni.

L’Italia si distingue, in questo senso positivamente, da molti altri paesi dove gli effetti della crisi stanno portando al vertice forze politiche manifestamente populiste e regressive. Il 4 dicembre, abbiamo avuto la piacevole sorpresa che il popolo italiano è schierato a difesa della Costituzione nata dalla Resistenza (Nous avons eu l'agréable surprise que le peuple italien a pris position pour la défense de la Constitution née de la Résistance). Questo dato non è marginale e pone il nostro paese in una posizione originale nello spettro di paesi che stanno subendo radicali e pericolosi cambiamenti nella loro composizione politica a causa della crisi del neoliberismo.

Adesso si deve far tesoro degli elementi di maturità che sono emersi e si debbono individuare i passaggi necessari a ristabilire una dialettica ed un confronto che consenta alle persone di esprimersi sui programmi e sui contenuti per ristabilire nel paese condizioni di vita e di lavoro degne di un paese civile ed avanzato, qual è l’Italia.

In questa dialettica, le funzione delle forze sociali e delle organizzazioni associative non sarà marginale……..

 

SUITE SUR CE LIEN :

https://cambiailmondo.org/2016/12/05/la-costituzione-e-salva-anche-la-rappresentanza-degli-italiani-allestero/

 

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 06:18

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Du surproduit par l’invention agricole du Croissant Fertile du Moyen-Orient (~ -10.000 ans) à la survaleur (plus-value du XIXème siècle) et au capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisée  (CMMNI) du XXIème siècle.

 

 

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Ergologie et Economie, Pierre Assante, 

articles sur Espaces Marx, Mai 2006.

 

LIRE sur ces liens de ce site :

http://www.espaces-marx.net/spip.php?auteur39

  

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 06:17

LES TÂCHES DU PRÉSENT

 

Développer :

 

-la protestation contre les politiques hyperlibérales où tous les secteurs d’activité humaine et leur résultante sont marchandisés, et leurs conséquences négatives sur la vie quotidienne.

 

-la conscience des solutions économiques et politiques tendant à la transformation de l’état existant des choses, cette société hyperlibérale née du capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé (CMMNI), aux côtés de l'ancienne production mécanisée elle aussi mondialisée, base première de la collecte de la plus-value et du profit.

 

-la coopération et le rassemblement des forces ouvrières et populaires, des mouvements syndicaux, politiques, associatifs dénonçant cet hyperlibéralisme pour aller en commun vers les solutions de la crise de suraccumulation des capitaux, la mise en pratique économique, politique et culturelle de ces solutions.

 

-un travail radical, progressif, démocratique et collectif, hors de toute aventure politique personnelle stérilisant l’effort commun de progrès des idées de transformation et leur mise en pratique dans l’activité humaine, dans le travail, dans l’organisation du travail par l’individu, dans l’entité de production et d’échange locale, dans la cohérence possible de l’ensemble des entités locales, comme l’a développé Yves Schwartz théoriquement dans le Département d’ergologie de l’Université de Provence (Et dans le monde) et dans la pratique des « rencontres du travail », vers une cohérence régionale, nationale, des zones mondiales de développement et leur coopération mondiale. 

 

- l’étape du monde d’aujourd’hui, celle d’une réforme progressive et radicale du système bancaire et financier, du crédit, de la BCE, du FMI, de la création monétaire, des institutions européennes et la création de la sécurité de l’emploi et de la formation, dans le sens des besoins humains et leurs développements non définis Etatiquement.

 

****

Au-delà ou plutôt en même temps que les mobilisations, le besoin de prévoir une autre gestion de la société pour la mettre en pratique dès maintenant dans le mouvement présent et dans le mouvement de gestion politique futur, dépasse la simple idée de « prise de pouvoir ».

 

Jusqu’à présent, « …Les mutations du capitalisme mondial allaient donner aux forces du marché un pouvoir sans précédent sur les forces sociales et la plupart des Etats-Nations….la gauche de gouvernement [1981 etc.] n’a pas été capable de doter [La France] d’une stratégie à la mesure du défi… », a dit Philippe Herzog à la Fondation Gabriel Péri.

 

Certes. Dans le même temps, l’action sur la transformation du CMMNI, à partir de sa réalité économique concrète dans les entreprises publiques et privées, si elle demande coopération de ces forces contradictoires que sont le capital et le travail, ne gomme pas l’antagonisme capital/travail, mais agit sur sa transformation, sur l’évolution de la vente-achat de la force de travail de l’homme producteur sous toutes ses formes vers un type de rapports sociaux non basé sur cette vente-achat.

 

C’est une révolution "de l’intérieur", dont la prospective a été développée théoriquement par Paul Boccara, dans la ComEco et dans le monde, dans les luttes, comme toute révolution d’ailleurs, qui en développant les forces contraires du mouvement de la société permet ce mouvement vers la transformation qualitative de l’ensemble social dans un autre type de mode de production et d’échange rompant avec un système obsolète qui handicape le partage et le développement à la mesure des besoins nouveaux qu’il a créé lui-même, et qui réclame une autre qualité viable et vivable d’organisation sociale.

 

Pierre Assante, 4 décembre 2016

 

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 11:39

2 question

 

 

 

Mis en ligne sur ce blog une première fois le 16/07/2013

 

2 QUESTIONS POUR PROCEDER...(Recueil final) :

Cliquer :

ici

      S&R N°25 Sommaire 

   AU PREALABLE :

Sur le terme « épistémicité »,

voir page 9-10 sur les concepts, le  schéma pages 7 et 18 et note,

le début de l’article

page 7 « I . EPISTEMICITES »,

et l’ensemble de cet ouvrage qui en traite.

P.A.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et "LE TRAVAIL ET LE TEMPS"

sur le N°25 de

"La Somme et le Reste" sur ce lien (2.95 MB):

ici

 

 

 

 

EPISTEMICITES0002

 

 

 

 

Schéma du Professeur

Yves Schwartz

 

 

 

 

 

 

http://pierreassante.fr/dossier/2_QUESTIONS_POUR_PROCEDER_N&B_A4.pdf

 

 

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 09:00

La chronique économique de Pierre IVORRA, L'HUmanité du 30 novembre 2016

"En 2015 et 2016, les entreprises françaises ont été les plus gros payeurs de dividendes d’Europe."
 

Il en est parmi les économistes – et tous ne sont pas de droite – qui minimisent l’importance des prélèvements de la finance sur l’économie. Pour se justifier, ils invoquent notamment la faiblesse des taux d’intérêt actuels. Il est vrai qu’ils sont très bas. Cela n’empêche que, dans la loi des finances pour 2016, la charge de la dette, c’est-à-dire le paiement des intérêts, hors remboursement des emprunts, est prévue à 44,5 milliards d’euros, soit 10,7 % du budget de l’État. Elle représente ainsi aujourd’hui le quatrième poste de dépense. Le total de la dette publique, soit celle de l’État, des collectivités publiques et de la Sécurité sociale, est fin 2015 quasi équivalent au PIB alors qu’il n’en représentait que 20,7 % en 1980. Celui de l’État représente à lui seul 79,5 % du total.

 

Les taux d’intérêt sont bas pour l’instant mais cela n’empêche pas les banques d’engranger des bénéfices substantiels. BNP Paribas a dégagé un résultat net de 6,7 milliards d’euros en 2015. À la fin septembre 2016, le résultat net du groupe sur les seuls neuf premiers mois de l’année s’élève à 6,26 milliards d’euros, en hausse de 3,8 % par rapport à la même période de l’année précédente. Celui de la Société générale est lui en léger recul mais dépasse néanmoins le milliard d’euros. Ces profits ainsi dégagés constituent un autre type de prélèvement financier du capital.

 

Et ces ponctions vont faire de substantielles rémunérations pour les actionnaires. Selon la presse spécialisée, les entreprises françaises ont été en 2015 et 2016 les plus gros payeurs de dividendes d’Europe. Pour leur part, les entreprises du CAC 40 en ont versé 42,8 milliards d’euros à leurs actionnaires en 2015, 46,1 milliards d’euros en 2016 et, rien que sur les six premiers mois de l’année 2016, elles ont dégagé un bénéfice de 42,3 milliards d’euros. Cela promet pour les dividendes que les actionnaires toucheront en 2017 !

 

En outre, il faut sérieusement méconnaître l’imagination débordante des directeurs financiers des grands groupes pour considérer que la boucle est bouclée. Pour avoir pu expertiser dans le menu nombre de sociétés, j’ai pu constater que les prélèvements financiers du capital ne s’arrêtent pas là. Les prix de transfert au sein des multinationales permettent souvent aux directions, par le biais de leur système de fixation des prix de facturation de biens ou de services délivrés par la société mère à une filiale située dans un autre pays, d’effectuer des prélèvements financiers importants et de délocaliser ainsi des profits vers des cieux plus cléments. Pour nous, la finance est toujours notre ennemie.

 

MERCREDI, 30 NOVEMBRE, 2016

L'HUMANITÉ

http://www.humanite.fr/la-finance-est-toujours-notre-ennemie-627416

 

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 10:37

LA DÉCISION DU PRÉSIDENT HOLLANDE

 

 

Les commentaires abordant l’évènement sur le plan strictement électoral et surtout sur le plan moral, et de façon unilatérale n’ont pas manqué.

 

Il me semble que cela soit assez superficiel, et je préfère l’aborder  sur un plan plus général, le contexte du monde d’aujourd’hui et son évolution depuis de longues années sur le plan de la crise économique et ses conséquences sur la vie quotidienne des femmes et des hommes, des jeunes et des vieux ici et dans le monde.

 

Ceci le plus brièvement possible pour être le plus accessible possible

 

Le rapport de force mondial d’après la guerre 1939-1945 a été acté par les accords de Yalta et a été rapidement mis en question parce qu’un rapport de force ne peut rester figé et parce que la question sociale et l’évolution des forces productives et des rapports de production entre dans le rapport de force.

Les accords de Bretton Woods (Création du FMI, règles du Dollar, redistributions respectant le taux de profit maximum, etc.,), sous l’égide intellectuelle de l’économiste Keynes, ont imaginé comment instituer des règles économiques favorables au capital et pouvant lui permettre, sous la houlette du plus puissant, les Etats-Unis, de poursuivre la production, les échanges, sans lesquels il ne peut faire aucun profit, profit qui est sa base de fonctionnement, de échange capitaliste que Marx a décrit par la formule « Argent-Marchandise-Argent’ (ou argent plus) », A-M-A'.

 

Dans ce type d’échange, la domination du dollar plus l’abandon de l’indexation sur l’or et la création monétaire à partir de rien, a permis au capital américain de conserver sa suprématies sur le marché mondial. De même Jusqu’à la décolonisation et après, le capital a trouvé des débouchés pour s’investir dans la conservation ou la reconquête des marchés des pays sous développés ou en développement. La trilatérale, les G7, G20, malgré quelques dissensions vites gommées par la force ont poursuivi cette politique.

 

Dans le rapport de force, le "traitement social" des difficultés dans les "pays développés" a été la marque des « 30 Glorieuses » pourvoyeuses d'un réel progrès de la consommation, a pu procéder grâce à l’élévation de la productivité permise par le passage de la mécanisation à l’automation primaire, plaçant la collecte de la plus-value, du profit par la plus-value relative, celle qui permet d’augmenter la partie du travail non payée au salarié non par l’allongement de la journée de travail mais par l’intensification de cette productivité : c’est là la possibilité d’un « traitement social ».

 

Ce qui a changé par rapport aux 30 glorieuses, c’est la deuxième période d’automatisation dans le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé (CMMNI), aux côtés de l'ancienne production mécanisée base de la collecte de plus-value. Les capacités productives explosent, et la production de capital de même, et se heurtent à l’incapacité de réinvestir la totalité du capital produit auxquelles s’ajoutent les limites d’un marché mondial « clos » ayant besoin de guerres locales et le développement des zones mondiales de développement dont la Chine, comme exemple de zone de développement mondial, un temps débouché à bas prix pour les capitaux devient un marché concurrentiel et une demande mondiale objective, mais non encore massivement subjective, d’une autre façon de produire et d’échanger exprimée par sa population et son gouvernement.

 

C’est la raison de la crise mondiale de production avec ses conséquences dramatiques sur la vie quotidienne

 

Le Président Hollande, et il n’est pas le seul, a choisi un « traitement social » de la crise. Mais il n’est plus possible, à la différence des 30 glorieuses et jusqu’aux derniers moments où le capital monopoliste trouvait encore des marges de manœuvre relativement « vivables » pour la société et les hommes, pour ses investissements, entre autre par le drainage de tous les capitaux vers lui, et en particulier le pillage des services publics, leurs privatisations et leur dégradation et conséquence sur l'explosion des inégalités sociales.

 

De social démocrate, le "traitement social" est devenu hyperlibéral, dont réduit à la portion congrue, toutes les activités humaines faisant l'objet d'achat et de vente, comme la force de travail, quel  que soient ses représentants politiques, avec leur hyper-présidentialisme et leur hyper-représentativité au service les monopoles mondiaux. On "choisit" le chef un point c'est tout, c'est-à-dire qu'on tue la démocratie limitée mais réelle qui était celle de la République. C'est l'adaptation des institutions locales, nationales, européennes et mondiales du pouvoir et de la gestion aux besoins d'accumulation de capital de ces monopoles mondiaux, du marché.

 

Toute politique n’abordant pas le remède à cette loi d’accumulation du capital et de suraccumulation durable et non plus conjecturelle, et ses conséquences qui est la crise de production des biens nécessaires à la vie et les retombées de cette crise de production sur notre vie quotidienne, fera faillite.

 

C’est bien la raison de l’appel de la ComEco à un programme d’un autre contenu développé sur le site d’Economie et Politique (1) et ici sur ce blog.

 

Le président Hollande, avec ses équipes, son parti, y compris ses « contestataires », faute de l’avoir compris et mis en pratique une politique répondant à cette nouvelle réalité , n’est victime que de cette crise qui se répercute sur la politique et les présidentielles et qui gagne le monde de plus en plus rapidement.

 

Je soumets cette analyse à votre appréciation, et devoir fait, je vais en paix….

 

La mondialisation n’est pas en cause, mais son caractère capitaliste.

 

L’activité humaine, et l’explosion des capacités productives, mondialisée peut devenir une expression supérieure des capacités globales de l’humanité, où le libre développement de chacun, de la personne, du local au global, et le libre développement de la société soient un même et unique phénomène de diversité, de multiplicité, de créativité, de qualité.

 

Le Président Hollande et tant d’autres auraient pu entamer le chemin sur cette longue et difficile voie, cette longue marche. Ils ne l’ont pas fait. C’est une erreur humaine à assumer...

 

Une des difficultés pour entamer cette voie est le choix des étapes du moment pour y accéder et poursuivre le chemin, l’expérimenter, le corriger…

 

L’étape du monde d’aujourd’hui est sans doute celle d’une réforme progressive et radicale du système bancaire et financier, du crédit, de la BCE, du FMI, de la création monétaire, des institutions européennes et la création de la sécurité de l’emploi et de la formation, dans le sens des besoins humains et leurs développements non définis étatiquement.

 

Cela demande mobilisations ouvrières et populaires, comme contre la loi-travail et la coordination européenne de ces mouvements et le renforcement des organisations syndicales et politiques allant dans ce sens

 

Pierre Assante, 2 décembre 2016

 

(1) Le lien : http://pierre.assante.over-blog.com/2016/11/choix-clair-document-de-travail-etabli-par-la-commission-economique-du-pcf.html

 

 

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 08:46

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RASSEMBLEMENT,

STRATÉGIE DE RASSEMBLEMENT,

CONTENU DU RASSEMBLEMENT.

Choisir le contenu et la stratégie adaptée au contenu.

 

Y a-t-il la stratégie du rassemblement d’un côté et le contenu du rassemblement de l’autre ?

 

Non ce n’est pas stratégie du rassemblement OU contenu du rassemblement, c’est stratégie du rassemblement ET contenu du rassemblement.

 

Chose simplette à dire, mais l’avons-nous toujours en tête ?

 

Autre chose, de choix de la stratégie comme du contenu du rassemblement ne s’apprécie pas à l’impression ni d’une façon empirique.

 

Certes, l’impression joue un rôle et la réflexion empirique aussi.

 

Mais en fin de compte il y faut aussi des données les meilleures possibles et une réflexion sur ces données la meilleure possible, afin de choisir le contenu et la stratégie adaptée au contenu les meilleurs possibles, les plus efficaces à court et long terme.

 

C’est ce que font par exemple la ComEco et Economie et Politique (c'est un lien) sur les choix économiques et le rassemblement sur ces choix économiques indispensables à la sortie de crise, entre autres choix, même si dans la vie il n’y a aucune garantie qu’il n’y ait pas d’erreur dans les choix. C’est même le contraire.

 

Aussi expérimentations, renouvellement des réflexions, corrections nécessaire, allers-retours et nouvelles avancées sont la marque des grandes politiques qui ne sont jamais grandes définitivement puisque la vie de la société les remet toujours en question et remet en question notre vie.

 

Assurer une campagne autonome du PCF , dans ce moment comme les autres, malgré les malheureuses contradictions politiques dans les choix électoraux de ce moment-ci, pour développer les solutions à apporter à la crise et en alimenter en aller-retour les luttes ouvrières et populaires, est un élément essentiel pour un contenu indispensable au rassemblement.

 

C’est le développement du mouvement de la société, la lutte contre les reculs et pour les avancées économiques, sociales et culturelles qui mettront de lui-même à la poubelle les programmes fantaisistes ou dangereux.

 

Pierre Assante, 30 novembre 2016

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 13:17

Denis DURAND,

29 novembre 2016 :

REUNIR LES TROIS VISAGES DU PCF

À quelques semaines d’intervalle, le Parti communiste a montré deux visages apparemment contrastés

et en réalité inséparables l’un de l’autre.

 

À la conférence nationale du 5 novembre, c’est le « parti militant » qui s’est exprimé, dans le vote nettement majoritaire des 500 délégués en faveur d’une candidature communiste à l’élection présidentielle, et plus encore dans la tonalité des débats. Ce sont, non pas les « cadres » comme l’a prétendu une interprétation journalistique un peu sotte mais les militants les plus engagés du parti qui se sont surtout prononcés pour l’option d’une candidature communiste : jeunes, syndicalistes, militants attentifs aux efforts déployés au sein du parti, par exemple dans sa commission économique, pour développer un marxisme vivant.

 

Trois semaines plus tard, c’est le « parti municipal » qui a donné une courte majorité à un ralliement à Jean-Luc Mélenchon. La majorité qui s’était exprimée à la conférence nationale en faveur d’une candidature communiste a été submergée par les votes en provenance de grandes villes, souvent dirigées par un maire communiste. On reste particulièrement impressionné par les centaines de voix, avec des taux de participation de 100 % dans certaines sections, qui donnent une majorité de près de 80 % à la candidature Mélenchon dans un département comme la Seine-Saint-Denis, en net décalage avec la tendance générale dans l’ensemble du pays.

 

Aujourd’hui, la décision est prise et il reste désormais à la mettre en œuvre. Un point important fait l’objet d’un large consensus au sein du parti : opposer l’un à l’autre les deux visages du PCF, l’un plus militant et idéologique, l’autre plus institutionnel et parlementaire, n’aurait aucun sens tant ils sont constitutifs d’un même sujet politique. Chacun s’est plu à souligner, à juste titre, combien les mœurs qui prévalent ailleurs dans la vie politique contrastent avec la dignité du débat interne dans les sections du PCF et le climat de respect mutuel dans lequel il s’est déroulé, alors qu’aux yeux de beaucoup de ceux qui y participent c’est l’existence même du parti qui est en jeu.

 

De fait, l’engagement idéologique pour une transformation radicale de la société et la conquête, dans cette perspective, de positions concrètes de pouvoir dans les institutions politiques sont deux des composantes historiques qui font la spécificité du Parti communiste, lui ont donné les moyens d’agir concrètement sur la situation des citoyens, et ont conféré son importance au rôle qu’il joue dans la politique française depuis près d’un siècle.

  

Paradoxe, ce qui fait cette force a aussi contribué à conduire, dans l’état actuel, le PCF à s’effacer de la campagne présidentielle.

 

Cet effacement n’est plus un projet, il devient un fait pour l’élection qui structure les idées politiques des Français. Il s’opère au profit d’un leader qui a renoncé à structurer son programme (1)à partir des principales revendications syndicales pour faire le choix d’un « populisme de gauche » dont les accents – Jean-Luc Mélenchon a tenu à le souligner lui-même – ressemblent beaucoup, sur certains sujets déterminants comme les questions européennes, à ceux du populisme d’extrême-droite que Marine Le Pen s’efforce d’installer comme courant hégémonique dans la vie politique française. Pour la première fois depuis près d’un siècle, le mouvement social – les syndicalistes, les centaines de milliers de citoyens qui se sont mobilisés dans le mouvement contre la loi El Khomri – n’aura pas de relais dans une campagne électorale nationale. Il risque de ne pas en avoir non plus au Parlement après les élections législatives.

 

On a de bonnes raisons de considérer cette situation comme tragique alors que montent les périls politiques, sociaux, écologiques, économiques, financiers. On peut aussi se dire qu’un autre fait politique est, lui, porteur d’avenir : la réaffirmation du visage militant du parti qui s’est manifestée à la conférence nationale, sans crainte, fait sans précédent, d’entrer en contradiction avec les prises de position du secrétaire national. En effet, cet événement a reposé à la fois sur un fort engagement de jeunes générations militantes et sur une conscience renouvelée de l’originalité de ce que les idées communistes peuvent apporter à notre peuple.

 

Face à cette poussée, Pierre Laurent et les dirigeants qui l’entourent ont obtenu un vote majoritaire pour une candidature Mélenchon en affirmant que le PCF pourrait quand même défendre ses propositions de façon « autonome » dans la campagne présidentielle. Il leur incombe désormais d’en apporter la preuve.

 

L’enjeu n’est pas seulement l’unité du parti. C’est sa capacité, lorsque les Français et tous ceux qui vivent sur notre sol devront affronter les prochaines convulsions de la crise sociale, économique, financière, politique, morale qui bouleverse notre civilisation, à jouer le rôle qu’il a joué dans d’autres moments de notre histoire. Pour en avoir la force, sans doute faudra-t-il que le PCF montre à nouveau un troisième visage, lui aussi inséparable des deux précédents mais effacé progressivement au cours des dernières décennies : celui d’un parti d’action et de lutte, ancré dans les entreprises, là où le pouvoir du capital s’exerce le plus directement, là où ses ressorts les plus profonds peuvent être contestés, dans un affrontement qui dessine les valeurs et les moyens concrets d’une nouvelle civilisation.

 

(1) En cliquant sur "son programme", vous accéder au programme et à la critique de ce programme

 

L'article de Denis Durand sur mediapart, et son site :

https://blogs.mediapart.fr/denis-durand/blog/291116/reunir-les-trois-visages-du-pcf

 

Voir aussi :

Trois auteurs se réclamant de la « France insoumise » s’essayent à une « réponse à la commission économique du PCF » sur le programme de Jean-Luc Mélenchon. Outre les invectives habituelles, ce texte cherche à réfuter certains des arguments énoncés dans la note de la commission économique (http://www.economie-politique.org/93807). Malheureusement, il ne fait qu’en confirmer le diagnostic. Sur ce lien :

https://blogs.mediapart.fr/denis-durand/blog/241116/decidement-le-probleme-c-est-bien-le-programme

 

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 07:36

Mis en ligne la première fois sur ce blog le 29.11.16

*

"....Le PG va maintenant apporter tous ses efforts pour convaincre le PCF...de porter le programme "l'avenir en commun"...". Voir fin de l’article ci-contre, l'Humanité du 29 novembre 2016.

 

Et bien voilà, les militants et électeurs communistes et Front de Gauche sont appelés par le PG à changer de programme....

 

Nous passerions donc de " La France en commun" par exemple à "L'avenir en commun" de Mélenchon, 

 

Bon, ce n'est pas tant le titre qui pose problème, mais le contenu. 

 

Contradiction insurmontable en l’état actuel des choses, car l'union ne peut se faire qu’à plusieurs et au moins à deux. Il semble que l'union soit un ralliement dans la conception de "La France insoumise". Gageons qu’il faudra que les choses changent, d’ici mai 2017, les présidentielles et les législatives.

 

La critique du programme de Jean-Luc Mélenchon ayant été publiée (Lien ci-dessous(1)), ainsi que les propositions de la Commission Economique du PCF en vis à vis pour sortir de la crise et de ses effets sur la vie quotidienne, l’austérité, le chômage, l’insécurité..., publication très consultée sur ce blog, gageons aussi que la comparaison ouvre des perspectives dans les prochaines grandes luttes ouvrières et populaires qui auront lieu « à venir », inévitablement, évidemment.

 

C'est sans doute ce à quoi se dédiera la campagne autonome du PCF et moi-même, dans le respect des décisions......

 

Pierre Assante, 29 novembre 2016

 

(1) Le lien : http://pierre.assante.over-blog.com/2016/11/choix-clair-document-de-travail-etabli-par-la-commission-economique-du-pcf.html

 

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 13:22

 

http://pierreassante.fr/dossier/LA_PENSEE_MARX.pdf.HÉRITAGE et TRANSMISSION.

de la PENSÉE MARX

et son DÉVELOPPEMENT

.

PETIT ESSAI SUR CE LIEN,

OCTOBRE 2016, sur ce lien :

http://pierreassante.fr/

dossier/

LA_PENSEE_MARX.pdf

.

LA PENSÉE MARX. LE CAPITAL. LA CRITIQUE DU PROGRAMME DE GOTHA.

Une œuvre immense accomplie dans des conditions incroyablement difficiles

.

Voir aussi à la fin de l'essai "La pensée Marx" un lien ouvrant la réflexion sur : Du surproduit par l’invention agricole du Croissant Fertile du Moyen-Orient (~ -10.000 ans) à la survaleur (plus-value du XIXème siècle) et à la mondialisation capitaliste numériquement informationnalisée du XXIème siècle.

.

LIRE SUR CE LIEN :

http://pierreassante.fr/dossier/LA_PENSEE_MARX.pdf

.

Voir aussi à la fin de l'essai "La pensée Marx" un lien ouvrant la réflexion sur : Du surproduit par l’invention agricole du Croissant Fertile du Moyen-Orient (~ -10.000 ans) à la survaleur (plus-value du XIXème siècle) et à la mondialisation capitaliste numériquement informationnalisée du XXIème siècle.

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 07:27

Réponse à J.

 

Les résultats nationaux du vote des communistes sur le choix du candidat aux présidentielles :

 

53,6% pour l’option  1. (Mélenchon)

46,4% pour l’option 2. (Un candidat issu du PCF)

 

Bon, après le vote national, et la première réponse que je t'ai faite, en nous encourageant mutuellement, l'unité d'accord, mais on peut donner un avis sans doute.

 

L'union se fait sur un programme social démocrate teinté de populisme et de nationalisme, ignorant des grands enjeux du développement du capitalisme monopoliste mondialisé, numériquement informationnalisé et des nécessités des batailles de classe au niveau européen pour le transformer vers une sortie de crise de suraccumulation du capital (*),  vers un autre mode de production et d’échange , la nécessité des réformes progressives et radicales du crédit, système bancaire et financier, création monétaire, sécurité de l’emploi et de la formation (*).

 

Nous avons ainsi rallié de fait ce "programme de Gotha" (*) de Mélenchon, car c'est bien celui de ce candidat, qu'on le veuille ou non, et il nous le fait bien comprendre, au lieu d'entraîner la sociale-démocratie sur le notre...

 

C'est bien triste et rageant, on réalise en général dix ans en retard ce qu'on devait faire 10 ans avant et on cumule ces retards de 10 ans en dix ans.

 

Bon, il faudra faire avec mais surtout :

 

 la bataille que nous avons menée pour un autre programme que celui de Mélenchon et ce résultat minoritaire mais fort de 46,4% portera peut-être ses fruits dans le mouvement social et politique qu'il faut poursuivre si l’on veut sortir de la crise économique, politique, culturelle, de civilisation.

 

Pierrot, 27 novembre 2016

 

(*) Ce blog et surtout Economie et Politique développent ces idées, ces propositions, pour agir.

 

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 18:50

1959, dix ans après la Chine, 42 ans après la Russie, Cuba entre dans une phase de travaux pratiques politiques et sociaux.

 

J’avais 16 ans. Ma maison était accessible par un chemin de terre et je me souviens avoir gambadé de joie sur ce chemin à la suite de l’annonce du triomphe des « Barbudos » et du peuple cubain avec eux.

 

Le 26 septembre 1960, Fidel Castro s’adresse à l’Assemblée Générale de l’O.N.U. Son but est de rechercher la construction pacifique d’un autre type de société d’indépendance et de justice s’appuyant sur la coopération entre les hommes et les nations.

 

Dans le même temps, il exprime la réalité des difficultés qui attendent cette construction, et des difficultés que vont lui opposer le monde des privilégiés, de l’argent, du capital.

 

Certes, ces difficultés n’ont pas manqué, la Baie des Cochons, l’embargo des USA imposé à Cuba et au Monde vis à vis de Cuba, les entraves au développement. Malgré cela Cuba a compté de grandes réussites en matière d’enseignement, de santé, de culture. Mais ici il n’est pas question de faire un bilan.

 

Il est facile d’imputer des erreurs ou des crimes aux tentatives de construction d’un monde nouveau et solidaire quand  les moralistes sont aussi ceux qui ont tout fait pour créer l’échec de ces tentatives.

 

Certes, il n’y a pas de modèle de transformation sociale, ni de construction idéale, ni même « globalement positive » comme disait malheureusement Georges Marchais.

 

Pourtant je ne regrette en rien mon enthousiasme de mes 16 ans, parce qu’au travers des erreurs, des expériences mûrissent des transformations sociales réussies, et cela se vérifiera dans le dépassement du Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé (CMMNI) qui est notre monde aujourd’hui et les prémices dures, cruelles, mais accoucheuses d’une mondialisation sociale où le libre développement humain de chacun dépendra du libre développement de tous.

 

Les nouvelles générations connaitront de nouveaux enthousiasmes, et des réalisations supérieures à celles-ci, parce que l’expérience est là et l’usage des techniques révolutionnaires d’aujourd’hui, elles en feront un usage sain, malgré les difficultés de cet accouchement.

 

Elles connaîtront la transformation possible en santé du CMMNI, une politique portant sur les réformes radicales et progressives du crédit, de la création monétaire, du système bancaire et financier, FED, BCE (et leurs fleuves et ruisseaux amont et aval), de la sécurité de l’emploi et de la formation, dans le sens des besoins humains non décidés étatiquement, évidemment.

 

La lecture de ce discours aux Nations Unies, acte fondateur d’un moment nouveau mais d’une expérience inachevée, je la recommande pour qui veut aller au-delà de la superficie des commentaires

 

Pierre Assante, samedi 26 novembre 2016

 

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 07:59

PLAN DE FORMATION. AVEC DIALOGUE SOCRATIQUE A DOUBLE SENS SI POSSIBLE.

 

Plan de développement

 

1) Mouvement. Pas d’existence sans mouvement.

Quel que soit l’objet, objet tangible, évènement, pensée, vertu.

 

2) Cerveau. Perception du réel, du mouvement. De l’existant. Du réel indépendant de la conscience, dont fait aussi partie la conscience depuis la formation d’une espèce pensante sur cette terre, comme nous le percevons « ici et maintenant ».

 

3) Conscience. Pensée. Animal pensant.

Développement de la perception dans l’activité de subsistance, le processus, le développement, la complexification de l’activité de subsistance et des subsistances. Le travail.

 

4) Conscience du mouvement de la pensée sur elle-même et du processus social en unité.

Cette unité constituant l’hominisation, la création de l’humain par lui-même. Marx, Engels, etc., le mouvement des idées et de l’interprétation consciente du mouvement inconscient de la société humaine, qu’ils incarnent, construisent en « porte-paroles » et acteurs, diffusent.

 

5) Lénine. L’immense expérience à la  fin de sa vie du processus social, de l’intervention de la conscience sur le processus social. Le parcours du POSDR à la révolution d’Octobre, de la révolution d’Octobre à la construction d’un Etat nouveau vers le socialisme et le communisme, la NEP, le processus de l’état existant, du réel existant du capitalisme russe, de la paysannerie russe pour cette construction, et le contexte général politique, économique, culturel de la société humaine du moment, sa perception pour l’acte.

 

6) Lénine Testament.

La brutalité de Staline : jugement de valeur morale, de son mouvement dans la conscience du processus social.

 

7) Le processus de la contradiction des éléments de construction des systèmes de pensée, de concepts. Mouvement (en spirale dans le processus d’humanisation ? Disons : Oui !) des contradictions Cruauté/Compassion, Douleur/Sérénité mouvement de développement et de complexification faisant partie du processus d’humanisation aboutissement processuel (permanent-infini-en spirale) de la demande, en demande et pour le « croyant stricto sensu », la prière.

 

8) La demande peut aboutir sur une volonté ou sur la soumission. Pour aboutir sur une volonté, il faut que la demande soit liée à la conscience du processus social, du processus de l’humain en tant qu’être social, liée au processus d’humanisation et justement de l’intervention de la conscience, de l’acte conscient sur le processus.

 

9) La société marchande. Le capital, la plus value, le profit, l’accumulation-dévalorisation du capital, sa crise et celle des besoins de subsistances, leur développement, leur complexification. La continuité et les « sauts » de qualité.

 

10) Le CMMNI (capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé)

La crise, les effets. La demande, l’attente, l’acte.

Jonction entre la conscience de la formation de l‘acte, centre de l’ascèse ergologique (Expérience et connaissance du travail, de l’activité humaine et des conditions objectives et subjectives de leur existence) et son moteur d’utilité sociale, de développement du processus social, hors spéculation, en aller-retour.

Cette jonction va de pair avec les prémices d’un autre syndicalisme, d’un autre appareil politique liant intimement protestation demande et construction consciente, non isolé du mouvement de la société qu’est le CMMNI, dont les communistes ont eu l’intuition du développement, mais auquel ils n’ont pas encore répondu, tout occupés que nous étions aux succès de nos engagements militants dans le capitalisme social national du XX° puis monopoliste d’Etat national et social de la seconde moitié du XX° et jusqu’à l’hyper libéralisme et l’hyper représentativité présidentielle du XXI° et la mise en vente généralisée dans l’accumulation capitaliste des activités humaines qu’ils contiennent.

 

11) la transformation possible en santé du CMMNI, un candidat PCF, et une campagne politique portant sur les réformes du crédit, de la création monétaire, du système bancaire et financier, FED, BCE (et leurs fleuves et ruisseaux amont et aval), de la sécurité de l’emploi et de la formation, dans le sens des besoins humains non décidés étatiquement, évidemment.

 

12) L’état du monde, l’acte de la personne dans le processus global d’une humanité-corps dans l’univers. Les conditions du libre développement de tous dans le développement global, mondialisé et l’usage sain des techniques permettant ce développement-accumulation nouvelle dépassant l’échange A-M-A’, d’abondance et de qualité, de vie dans son milieu.

 

Pierre Assante, Samedi 26 novembre 2016

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 07:29

Document publié une première fois sur ce blog le 21/11/2016

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Le programme de Jean-Luc Mélenchon en détail:

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Les choix de Jean-luc Mélanchon sont profondément contraires

à ce pourquoi nous combattons

 

Le document complet :

http://www.economie-politique.org/sites/default/files/fiches_fi-2.pdf

 

TABLE DES MATIERES, PAGES :

 

1       Prendre le pouvoir sur l’argent (Denis Durand) 4
1.1         Le contexte. 4
1.2         Le programme de la « France insoumise ». 4
1.3         La bataille du PCF. 5
             Analyse comparative du programme fiscal  de la « France Insoumise » 

             ( Jean-Marc Durand). 6
             Les manques et les remarques. 8
             Les manques. 8
             Les remarques : 8
2       De nouveaux pouvoirs des citoyens et des travailleurs pour une nouvelle République                (Nicolas Marchand et Roland Perrier) 9

2.1         Le contexte. 9
2.2         Le programme de la « France insoumise »  et les pouvoirs des salariés. 9
2.3         Les propositions du PCF. 10
3        Investir pour demain dans l’emploi et le développement des capacités de chacun                       (Sylvian Chicote et Alain Morin)  11
3.1         Le contexte. 11
3.2         La programme de la « France insoumise » et la bataille du PCF. 11
3.3         Examen comparatif sommaire : 11
              Chômeurs : 11
              Réduction du temps de travail : 11
              Emploi précaire : 11
              Lutte contre les licenciements et suppressions d'emplois. 12
              Formation professionnelle continue : 12
             Jeunes. 12
             Salaires. 12
             Droits nouveaux dans l'entreprise. 13
             Financement : 14
             Lois abrogées. 14
4       L’égalité femmes-hommes maintenant ! (Gisèle Cailloux) 15

4.1        Le contexte. 15
4.2        Le programme de la « France insoumise ». 15
4.3        La bataille du PCF. 15
5       Une France ouverte sur le monde où chacun vive en sécurité (Frédéric Rauch). 17
5.1        Le contexte. 17
5.2        Programme de la « France insoumise ». 17
5.3        Le Pacte d'engagements communs. 18
6       Un nouveau mode de développement  pour tous les habitants de la planète

         (Alain Tournebise). 19
6.1        Le contexte. 19
6.2        La bataille du PCF. 19
6.3        La programme de la « France insoumise ». 19
7       Refonder l’Europe pour changer le monde (Yves Dimicoli) 21
7.1        Éléments de contexte: l'Europe déstabilisée  et confrontée au défi de se refonder : 21
7.2        Mélenchon : sortie des traités européens, 

             illusions étatistes et national-populisme : 21
1           -Dés la prise de pouvoir,

              provoquer une crise de la zone euro  et de l'Union européenne 22
2          -Obliger l'Allemagne à négocier de nouveaux traités 

             répondant aux exigences de Mélenchon : 23
7.3    Le besoin des propositions du PCF de « l'Humain d'abord » à aujourd’hui 25

 

Le document complet :

http://www.economie-politique.org/sites/default/files/fiches_fi-2.pdf

 

Et, "Pour un choix clair":

http://pierre.assante.over-blog.com/2016/11/ensemble-pour-le-rassemblement-et-l-unite.html

 

 

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 18:27
Publié la première fois le 20 novembre sur ce blog
 
REPONSE à A.D.
 
1) Le rapport de force sera construit par des mouvements ouvriers et populaires tel celui contre la loi El Khomri débouchant sur des propositions politiques, comme en 1946 pour la Sécurité Sociale par exemple, aujourd'hui la Sécurité de l'Emploi et de la Formation, un autre usage de la création monétaire, du système financier, du crédit bancaire. La Grèce DEVRAIT nous avoir appris beaucoup sur la nécessité d'un mouvement européen face à la BCE au FMI et à la Commission Européenne et son Parlement encore majoritairement ultra libéral. On ne sort pas d'une crise sans relancer la production des biens nécessaires à la vie humaine
 
2) Qui est ce "vous" que tu emploies ? Pour ma part, j'avais choisi Chassaigne il y a 5 ans, et je n'étais pas le seul.
 
3) Ce n'est pas la faiblesse économique du programme de Mélenchon qui pose le problème essentiel, c'est celle qui existe parmi certains communistes et cégétistes (sans parler d'autres partis, syndicats ou mouvements) qui n'ont pas compris que la crise dans laquelle nous sommes entrés n'est pas celle de 1929 ou de 1966, mais une crise de fond des structures du capital monopoliste mondial et que tout pouvoir politique le paiera fort cher s'il n'emploie pas les remèdes adéquats pour réduire et combattre la suraccumulation des capitaux, j'espère que tu comprends cela.
 
4) J'ai combattu contre les camarades sectaires incapables de faire le choix, la différence  entre le pire et le moins pire, et je l'ai payé dans la période Marchais par mon exclusion des responsabilités, donc je sais que l'union est un combat, mais aujourd'hui il ne s'agit plus de cela.
 
5) Il ne s'agit pas aujourd'hui de choisir le moins pire mais de constituer une résistance petite mais aussi grande que possible, à un affaissement inexorable, lent ou rapide de l'économie et de la démocratie ici et dans le monde
Cette résistance construisant notre capacité de comprendre la nature de la crise aujourd'hui et de nous donner les moyens pour en expliquer les causes, ce qui est impossible avec Mélenchon compte tenu de ses options actuelles, de communiquer le contenu et les remèdes.
 
6) J'ai adhéré en 1963. Je n'ai jamais connu une situation où le PCF, entrainant la CGT ou le contraire, soit aussi près ou de la disparition ou du redressement. Se contenter d'une opposition au mauvais est suicidaire à long ou court terme
 
7) Ce n'est pas un saut dans l'inconnu que propose le (encore petit) rassemblement que nous avons intitulé "un choix clair" mais un sursaut qu'on voudrait bien faire en commun, mais que les autres (pas tous) refusent pour le moment, même si nous avons été majoritaires dans la Conférence Nationale du 5 novembre 2016. On ne fait pas l'amour tout seul, sinon il est stérile. C'est bien à cette stérilité que nous condamnerait le choix Mélenchon. ET c'est quand le difficile est passé que l'on trouve des alliés qui viennent au secours de la victoire, ce n'est pas nouveau.
 
8) MERCI pour ton message, ça fait toujours plaisir de débattre avec les amis qui se posent des questions comme je m'en pose, car il n'y a pas de clairvoyance innée ni donnée.
Bises
Pierrot
 
PS Je suis malade depuis juillet et je ne m'en sors pas, j'essaie quand même d'écrire et de rencontrer par internet ou dans le quartier le plus de camarades et amis possible.
 
Le message de A.D.
 
Pierrot,
 
l'union est un combat, si nous ne parvenons pas à une candidature commune nos propositions seront encore plus inaudibles,
 
Je suis d'accord sur l'analyse de la faiblesse du projet économique de la France insoumise, qui est aujourd'hui représentée par des déçus du PS, du PCF et pas mal de gauchistes anti communistes avec une forte représentation du corps enseignant et très peu de militant des entreprises.
 
Vous semblez découvrir que Mélenchon est social démocrate comme son maitre à penser Mitterrand, Léon Blum ou Anne Hidalgo. 
 
La véritable question est quel rapport de force construisons nous pour que nos propositions économique soient reprises par un front populaire du 21eme siecle majoritaire
 
A. D. qui a refusé la candidature de Mélenchon en 2012

Le lien :
 
Pierre

 

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 17:12

Frédéric BOCCARA : Réponse à Pierre LAURENT

 

Être utile à notre peuple, c’est détromper, rassembler, mobiliser face aux défis du capital financier

 

Les arguments développés dans le texte que Pierre Laurent a mis en ligne sur son blog  (ici   http://www.pierrelaurent.org) méritent débat, c’est le moins que l’on puisse dire. Ils ne sont pas la simple répétition de ce qui s’est débattu jusqu’ici.

 

On y lit sous la plume du secrétaire national : « il y a mieux à faire [qu’un candidat communiste] en engageant tout de suite nos forces pour une nouvelle étape ». Telle est bien la question dont les communistes doivent être informés : il s’agit d’engager une « nouvelle étape », que celle qui consiste pour le parti communiste à présenter un candidat. Ceci alors même que la conférence nationale, formée de délégués de chaque fédération et instance plus que légitime, a pour l’instant donné son avis à 55,6% en faveur d’un candidat communiste.

Quelle est cette « nouvelle étape » qui nous est annoncée dans ce texte, alors même que ne l’avons pas décidée à notre congrès ?

 

- Premièrement, le grand écart voire l’incohérence. Dire que l’on  appelle à voter pour Jean-Luc Mélenchon « tout en se lançant dans une campagne autonome affirmant nos propositions et notre démarche de rassemblement » est une affirmation qui n’engagerait que nous. Ce n’est pas le résultat d’un accord avec JLM. Ce n’est pas parce que l’on affirme que nous mènerons une campagne autonome qu’elle le sera en appelant à voter JLM. Cette affirmation évite le débat crucial qui est : est-ce viable ? Est-ce lisible ? Et c’est là que les choses se corsent. D’abord, un peu de bon sens. Appeler à voter JLM, cela signifie dire aux gens que nous rencontrons : « votez JLM », cela veut même dire gagner des voix. Alors on va le faire, tout en disant que nous ne sommes pas d’accord  avec lui sur sa vision des étrangers et de l’Europe, par exemple ? Sur la CSG ? Dans sa conception du pouvoir ? Dans cette hypothèse, ensuite, notre temps de parole médias est décompté parmi celui accordé à JLM et ses soutiens. Alors pour intervenir à la télévision ou à la radio, il faudra faire comment ? Demander l’autorisation à Jean-Luc ?
Sur le fond, depuis 5 ans c’était l’enjeu : développer une campagne et des initiatives autonomes, repérables, audibles et lisibles. Nous n’avons pas réussi à faire cela, ou plutôt cela n’a pas été fait, malgré des annonces de campagne. Qui peut croire que maintenant, dans les conditions de lisibilité les plus mauvaises nous arriverions à le faire ?
En psychanalyse, dire une chose et faire le contraire, c’est très connu, cela s’appelle une injonction paradoxale. Cela rend fou et paralyse ! Je ne veux pas cela pour le combat communiste ni pour mon Parti.

 

- Deuxièmement, répondre aux enjeux essentiels par un calcul électoral. L’essentiel, c’est ce qui se joue politiquement, dans la phase historique actuelle. La victoire de Trump, le Brexit, la montée des extrêmes-droites le soulignent mais aussi le remodelage de la direction du PS tandis que la masse des électeurs de gauche et des couches salariés (populaires et au-delà) sont en désarroi.

Tu as raison d’insister sur l’élection de D. Trump, sur la candidature E. Macron, sur l’opération de brouillard massif sur la responsabilité de la finance. Tu pourrais y ajouter Marine Le Pen qui, malgré un virage verbal sur les services publics, assène sa thématique nationaliste et celle du « coût de l’immigré » pour mieux masquer le « coût du capital » et le rôle actuel de la BCE en faveur du capital financier. C’est le levier massif pour détourner « la colère populaire ». Comme le dit Léopold Sédar Senghor, le raciste est quelqu’un qui se trompe de colère. Tu aurais pu ajouter aussi le défi de modernité réelle, lié aux formidables révolutions en-cours, technologique et informationnelle, écologique, monétaire, démographique, que le capital financier prétend relever en se parant des atours de la modernité. Ceci alors que nous voulons porter la recherche dune autre mondialisation, et celle d’une nouvelle civilisation commune à toute l’humanité.

L’ennemi commun, il nous faut le nommer. C’est le capital financier, pas le travailleur détaché, ni l’Allemagne. Et l’enjeu essentiel qui se joue est celui de la domination du capital financier, aussi bien en France qu’en Europe et dans le monde, y compris en Chine même. Cet enjeu, Jean-Luc Mélenchon l’ignore totalement ! Il lui substitue la dénonciation d’une « Europe allemande » et la revendication d’un « indépendantisme français ». Voilà qui exonère le capital financier. Ceci alors qu’il va redoubler dans son combat, à partir de la forteresse US pompe aspirante et refoulante des capitaux financiers du monde entier. Il faut voir aussi le défi réel majeur qu’il y a derrière : emploi, services publics, capacités de chacun, biens communs. Le faire percevoir, et faire monter la conscience et les exigences populaires là-dessus.

 

Ton argument pour refuser, alors, une candidature communiste est pour le moins saugrenu : pas un mot des idées à travailler et à faire avancer à l’occasion de la campagne. La crédibilité d’un candidat dans les sondages (mais sur quoi ? l’indépendantisme français de JLM sans un mot sur la finance ?) serait la seule boussole.
Pourquoi ton argument principal, après ces attendus (Trump, Macron, le néo-libéralisme), est-il un raisonnement disons tactique, à base de calculs purement électoraux ? De crédibilité sondagière (s'il fallait se fier aux sondages, le Brexit n’aurait pas lieu, D. Trump aurait perdu et A. Juppé serait arrivé en tête, JP Chevènement aurait été au second tour de la présidentielle de 2002) ? Je ne suis pas d’accord. Il nous faut travailler nos idées auprès des gens et stimuler les luttes. La présidentielle est un levier pour cela. Mais il faut aussi ne pas pousser les gens à aller dans le sens contraire à nos idées sur des questions aussi fondamentales que l’internationalisme, ni vers une posture hyper délégataire. Il faut les détromper. Oui, dans ces « temps déraisonnables », comme le dit le poème, il nous faut à la fois rassembler et détromper !

Précisément, Fillon, que personne n’attendait, a construit son succès à la primaire de la droite sur un repérage enraciné dans les tréfonds du pays et de notre histoire ainsi que sur une expression précise et rigoureuse des pires choix de la droite réactionnaire. Face à ce danger, on a besoin, pour rassembler la gauche, d’une repérabilité et d’une bataille de fond sur les objectifs, les moyens, les pouvoirs nécessaires à une alternative répondant à ce que demande le peuple. Le Parti communiste est un pivot, il peut parler avec toutes et tous pour mener cette bataille, il n’a pas le droit de la déserter en laissant le terrain de la campagne présidentielle à des discours démagogiques flirtant avec le populisme et le nationalisme.

 

- Troisièmement, déformer. Pourquoi prétendre que l’option d’un candidat communiste ne serait pas une option claire ? Pourquoi sous-entendre un retrait impossible ? L’incohérence est pourtant du côté de mettre en avant le « rassemblement » de toute la gauche véritable et de soutenir jlm qui est une candidature qui refuse le rassemblement. Elle est de prétendre appeler à voter pour quelqu’un (jlm) dès le premier tour tout en ne partageant pas son programme sur des axes majeurs. L’option 2 est claire en revanche. C’est celle d’un candidat communiste pour « porter dans le débat nos propositions et notre démarche de rassemblement ». En même temps elle tient compte, d’une part, de la résolution adoptée par 94% des délégués à la conférence nationale, à savoir une option stratégique pour le rassemblement le plus large à gauche, et d’autre part du caractère très mouvant de la situation et de la présidentielle. Et donc cette candidature peut se retirer « si la situation l’exige », « sur la base d’un accord politique », pour une candidature « d’alternative à l’austérité telle que nous le proposons » et « après consultation des communistes », c’est à dire sous leur contrôle. Au contraire, l’option 1, c’est être entraîné dans la stratégie « du pire » qui est celle de Jean-Luc Mélenchon : laisser advenir le pire croyant en tirer les marrons. Le PCF a toujours refusé cette posture, et à juste titre, comme l’ont montré les années 1930.

- Enfin un mot sur un point qui n’est pas évoqué dans ce texte. J’entends beaucoup dire que nous n’aurions pas la force militante de mener une campagne présidentielle pour un candidat communiste ouvert. Mais par contre, nous aurions la force militante pour mener une campagne autonome ? Avec Jean-Luc Mélenchon mais malgré lui et malgré les médias ? Une incohérence de plus.

 

En conclusion, pour reprendre ta formule, cher Pierre, « les choses sont pour moi de plus en plus claires » : tout se passe comme si tout avait été construit depuis longtemps en fonction de cette seule option d’appeler à voter Jean-Luc Mélenchon. Sinon pourquoi ne pas avoir respecté le vote du congrès en appliquant, par exemple au lendemain de la fête de l’Huma, les deux faces de la décision suivante indiquant que « les communistes travaillent pleinement à un tel processus [de candidature commune] ET à y engager un-e candidat-e pour y mettre en débat nos idées et y porter notre conception du rassemblement » ? (80% des congressistes ont voté en faveur de cet amendement, que j’ai énoncé moi-même en séance et que tu as accepté en séance au nom de la commission des amendements).

Les choses sont pour moi de plus en plus claires, un chantage est fait à la légitimité du secrétaire national : ne pas aller dans son sens remettrait en cause sa légitimité. Et d’ailleurs, comment pourrait-il soutenir une option qui irait dans le sens la disparition du parti, lui qui en est secrétaire national ? Mais il peut se tromper et aller dans la mauvaise voie, de bonne foi. Cette histoire, subliminale, de légitimité ce n’est pas le sujet. Le sujet c’est le débat, la décision de femmes et d’hommes libres, informés et responsables.

Car c’est bien la sauvegarde du PCF, non pas un appareil qui n’existe que chez ceux qui connaissent bien peu le PCF, mais ses idées, sa force, son organisation au service d’un peuple, ce qu’il représente dans toute la gauche comme force repérable, constante et tenace dans cette France et dans cette Europe.

 

Le sursaut est possible, les délégués des fédérations à la conférence nationale, les jeunes membres de notre parti, des syndicalistes et des intellectuel-lle-s ont confiance dans le communisme et dans le parti communiste français. C’est une force qui peut aller loin.

 

21 novembre 2016

http://fredboc.unblog.fr/2016/11/21/reponse-a-pierre-laurent/

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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 16:24
Laisser ouverte
la porte
du rassemblement !
 

Si l’on doit retenir une leçon de l’élection de Trump, c’est que le capitalisme rend les sociétés malades. En l’absence d’alternative forte de gauche, de solutions immédiates de portée systémique pour améliorer la vie des gens, les électeurs choisissent le repli sur soi, l’égoïsme, l’individualisme et la haine de l’autre.  Cela vaut pour les USA comme pour la France.

Cette situation inquiète sur la possibilité d’un succès du FN en France. Il questionne la stratégie à adopter pour faire reculer l’extrême droite et battre la droite.

Il nous faut offrir une alternative crédible au tout-marché, à la finance toute puissante qui génère des océans de pauvres, d’exclus et de laissés pour compte. Façonnée par des contenus crédibles, ciment d'un rassemblement large à gauche, elle constitue le socle d'un processus à vocation majoritaire capable de déjouer les pronostics d’un second tour Droite/FN. C'est pourquoi il faut laisser largement ouverte la construction de ce rassemblement, en se donnant les moyens  de le pousser jusqu'au bout.

 

Dans ce contexte, les communistes vont voter pour savoir qui représentera leurs idées à l’élection présidentielle. La conférence nationale a fait un choix clair à plus de 55 % pour engager une candidature communiste dans la bataille du rassemblement.

L'option 2 - Présenter une candidature communiste porteuse de rassemblement - est la seule option qui laisse réellement la porte ouverte à ce rassemblement politique indispensable que nous souhaitons. Dans ce choix, il est en effet envisagé que soit réexaminée la situation politique si les conditions du rassemblement s’ouvrent enfin.

 

Par sa posture, Mélenchon n’offre pas de possibilité de dépasser le cadre de la France insoumise, son nouveau parti. Il ferme toute possibilité de rassemblement à gauche à vocation majoritaire, par principe. Ce rassemblement étant selon lui contraire au rassemblement du peuple. Et, les conditions d’intégration de la France insoumise aux législatives sont un repoussoir à rassemblement : la charte que doivent signer les candidats subordonne leur liberté de parole d'élu aux choix de la France insoumise.

Choisir l’option 1 nous condamnerait donc à acter l’échec du rassemblement, nous enfermerait dans le cadre de propositions de la France insoumise, et nous  paralyserait dans la poursuite de nos efforts pour débloquer la situation à gauche y compris après les échéances électorales. Elle ferait de notre engagement une participation de témoignage inféodée à Jean-Luc Mélenchon.

Choisir l’option 2 nous semble donc plus en cohérence avec la résolution adoptée à  94% par la conférence nationale et plus à même de fédérer les communistes.. Elle fait du rassemblement à vocation majoritaire un objectif politique du combat contre le risque d'un second tour droite/FN à la présidentielle. Elle place au cœur du rassemblement un pacte d'engagements communs, permettant d'ouvrir une perspective politique d'espoir, et elle laisse des marges de liberté aux communistes dans cette bataille politique.

 

La décision que nous prendrons influencera fortement la construction des candidatures et des programmes aux législatives. Nous contenterons nous d’un rassemblement autour de Mélenchon, qui présentera malgré tout des candidats France insoumise partout, y compris contre nos députés sortants, ou travaillerons nous les conditions d’un rassemblement plus large dans chacune des 577 circonscriptions comme cela se prépare activement dans nos fédérations ? D’autant que nos députés ont un bilan précieux, preuve de l’utilité de nos élus. Nous pouvons nous appuyer sur cette action pour fédérer la gauche d’alternative.

Le vote des 24, 25 et 26 novembre est donc important. Nous appelons les communistes à poursuivre sereinement le débat, et à voter. Nous sommes évidement satisfaits que la conférence nationale ait majoritairement et clairement soutenu l’option 2 (55.7%), celle d’une candidature communiste de rassemblement. Nous appelons les communistes à conforter par leur vote cette orientation. Quel que soit le choix finalement adopté, nous nous rassemblerons pour qu’il soit mis en œuvre. L’unité des communistes est notre bien commun.

Secrétaires départementaux signataires :

Thibaut Bize (Doubs) ; Alain Baché (Landes) ; Sandra Blaise (Vosges) ; Alain Bolla (Var) ; Mahama Compaoré (Calvados) ; Raphaël Debu (Rhône) ; Yann Del Rio (Savoie) ; Jean-Marc Durand (Drome) ; Nelly Faton (Jura) ; Alain Guilbert (Corrèze) ; Aurélien Guillot (Mayenne) ; Jacky Hénin (Somme); Pierre Lacaze (Haute-Garonne) ; Cédric Lattuada (Marne) ; Gérard Matterra (Haute-Marne) ; Pierre Miquel (Puy-de-Dôme),Yannick Monnet (Allier) ; Alain Pagano (Maine et Loire) ; Marie Hélène Pouget-Chauvat (Creuse) ; Sébastien Prat (Cantal), Frédéric Rauch (Lot et Garonne) ; Bora Yilmaz (Meurthe-et-Moselle) .

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 08:13

Le programme de la « France insoumise » : des choix contraires à ce pour quoi nous combattons

 

Cette note résulte d’un travail réalisé par la commission économique du PCF. Elle a été rédigée par Frédéric Boccara, Gisèle Cailloux, Sylvian Chicote, Yves Dimicoli, Denis Durand, Jean-Marc Durand, Nicolas Marchand, Catherine Mills, Alain Morin, Roland Perrier, Frédéric Rauch, Alain Tournebise.

 

 Le programme de la « France insoumise » de Jean Luc Mélenchon c'est :

1 Un programme qui emprunte à L’Humain d’abord mais c’est pour lui tourner le dos

2 Des logiques contraires à nos objectifs de lutte et de rassemblement pour la transformation sociale

3 Des contradictions qui condamneraient à l’impuissance toute politique se réclamant de la gauche.

OUVRIR CE LIEN OU SONT DEVELOPPES CES 3 POINTS :

http://pierreassante.fr/dossier/leproblemecestleprogramme-def.pdf

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La commission économique du PCF a mené un examen du programme de Jean-Luc Mélenchon, dont le détail, exposé point par point au regard des sept axes de rassemblement proposés par le PCF, peut être consulté sur le site de la revue Economie et politique (http://www.economie-politique.org/93807)

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 08:06

CHRONIQUE DE Pierre IVORRA

Trump et le risque de krach

MERCREDI, 16 NOVEMBRE, 2016

L'HUMANITÉ

 

La chronique de Pierre Ivorra. "Comment en effet Trump pourra-t-il financer la relance de l’économie du pays, augmenter les dépenses tout en réduisant les recettes, notamment fiscales?"

Difficile de savoir ce que Trump va faire dans le détail, l’on peut cependant deviner le sens général de ce que devrait être son action. Son élection est par certains aspects l’expression d’une prise de conscience populaire – confuse, réactionnaire, certes, se trompant de cibles, mais néanmoins réelle – de la crise de la domination des États-Unis sur le monde, du déclin de l’empire américain. Et, en réaction à cela, contrairement à ce qui est dit, on ne devrait pas assister à un simple repliement frileux. Il est probable que lui-même, son administration, Wall Street, les multinationales essaieront de relancer la guerre économique, financière et monétaire à l’échelle planétaire, en mariant protectionnisme renforcé aux frontières et agressivité forcenée et dominatrice à l’extérieur.

Depuis les années 1970, avec le détachement du dollar de sa parité en or, les dirigeants états-uniens utilisent l’arme monétaire. Dans la mesure où le billet vert est la monnaie commune mondiale, le pivot du système monétaire international, il est accepté partout. Le monde en a besoin pour développer ses relations commerciales, il ne peut s’en passer pour l’instant. Les dirigeants états-uniens tirent parti de cette situation en émettant des tombereaux de dollars afin de jouer un rôle essentiel dans la révolution technologique en cours et aussi pour faciliter l’expansion de leurs multinationales. D’où une balance des paiements lourdement déficitaire. On se souvient de la fameuse phrase d’un secrétaire d’État américain: « Le dollar est notre monnaie et votre problème. » Et c’est effectivement de plus en plus un très gros problème pour toute l’humanité.

Comment en effet Trump pourra-t-il financer la relance de l’économie du pays, augmenter les dépenses tout en réduisant les recettes, notamment fiscales? On peut penser qu’il va essayer de mettre à contribution les pays alliés, les forcer par exemple à prendre en charge certaines dépenses militaires, mais pourra-t-il éviter de faire marcher la planche à billets, d’émettre de grandes quantités de dollars et, en compensation, tenter d’attirer les capitaux internationaux par un relèvement des taux d’intérêt? La banque centrale des États-Unis (la FED) y songe depuis un moment. Là est le danger et pas seulement pour le peuple américain. Dans une économie mondiale qui croule sous les dettes publiques et privées, qui a elle aussi besoin de nouveaux financements, où l’on se dispute les capitaux, la hausse des taux d’intérêt des nouveaux prêts risque de provoquer l’effondrement de la valeur des anciens prêts. Ce ne serait rien d’autre qu’un nouveau krach.

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 17:35

ENSEMBLE, POUR LE RASSEMBLEMENT ET L'UNITÉ !

 

Contribution commune de Frédéric Boccara, Christian Picquet, Marine Roussillon, membres du Comité Exécutif National, Amar Bellal, Hélène Bidard, Raphaël Debû, Denis Durand, Jean-Marc Durand, Jacky Henin, Pascal Joly, Pierre Lacaze, Fabienne Lefebvre, Didier Le Reste, Annie Lévy-Cyferman, Gisèle Malaval, Yannick Monnet, Monique Nironi, Alain Pagano, Franck Périllat-Bottonet, Raphaelle Primet, Dominique Satgé, Adrien Tiberti, Catherine Vieu-Charrier, Bora Yilmaz, membres du Conseil National du PCF

 

L’élection de Donald Trump aux États-Unis résonne comme un avertissement contre toute tentation populiste ou nationaliste. L’enfoncement dans la crise économique et sociale et le discrédit des élites politiques nous conduisent dans le mur. En 2017, les forces de progrès peuvent se trouver marginalisées pour longtemps. L’extrême droite peut même accéder au pouvoir. Face à cette situation, certains appellent à la résignation et au vote «utile», ignorant le dégoût d’une part croissante de la population. Les communistes, eux, ne se résignent pas. Nous l’avons dit lors de notre conférence nationale: nous voulons être à l’offensive pour empêcher la droite et l’extrême droite de conquérir le pouvoir, rassembler tous ceux qui luttent contre l’austérité en travaillant à des candidatures communes, et sortir notre pays de la crise.

Pour que ce choix se traduise au plus vite par des actes, la conférence nationale a, par un vote nettement majoritaire (1), proposé aux communistes de désigner un candidat issu de leurs rangs, porteur de nos propositions et de notre démarche de rassemblement, à l’élection présidentielle de 2017.

Si ce choix, rendu nécessaire par la gravité de ce qui se joue et porté par la majorité des délégués, est adopté par les communistes le 26 novembre, il permettra de rassembler le parti dans l’action. Les militants, les sympathisants, tous ceux pour qui le PCF est un point de repère, longtemps désorientés par une stratégie trop floue ou illisible, retrouveront ainsi le chemin du débat et de l’action.

Une candidature communiste, c’est la garantie d’une démarche collective : une candidature portée par des militant-e-s, des élu-e-s, présent-e-s dans les luttes et aux côtés des populations au quotidien. Nous ne voulons pas d’un candidat qui se « libère » des partis. Notre parti est une force ; il permet à chacun d’entre nous de se faire entendre et d’être à l’écoute des autres. Quel que soit notre candidat, il sera UN parmi d’autres : c’est ce qui le rendra capable de porter les exigences populaires, c’est ce qui le rendra légitime pour travailler au rassemblement le plus large possible.

Quelle que soit l’issue des élections à venir, nous aurons besoin d’un parti communiste fort pour résister aux offensives réactionnaires et reconstruire une perspective de progrès en France. Avec une candidature communiste, le PCF pourra enfin se mettre en ordre de bataille.

La proposition de la conférence nationale de désigner une candidature issue de nos rangs préserve l’avenir des idées communistes et de notre parti, mais aussi celui de la gauche et du pays.

Portées par un candidat, nos propositions, si indispensables à la construction d'une alternative crédible, comme notre stratégie de rassemblement gagneront en visibilité. Si demain, dans les débats sur la crise économique , on entendait un communiste dire qu’il est possible d’éradiquer le chômage en affrontant le capital, en prenant le pouvoir sur l'argent; si dans les débats sur les migrants, un communiste faisait résonner les mots de paix, de solidarité, d’humanité, en les reliant à l'exigence d'un grand essor des services publics; si dans la guerre incessante des ego, on entendait un communiste parler, contre le présidentialisme,  de rassemblement, de démocratie, de pouvoirs réels des salariés et des citoyens … quel bien cela ferait au débat public, à la France, à l'Europe ! Face à la montée de débats identitaires, et après les grandes mobilisations contre la loi El Khomri,  nous avons besoin d’un candidat capable de porter une analyse de classe et de rassembler le salariat. Jean-Luc Mélenchon, qui va jusqu’à récuser le clivage droite-gauche, ne peut pas être ce candidat.

Le choix d'une candidature communiste n’obère pas nos capacités de réussite aux législatives. Si nous choisissions Jean-Luc Mélenchon, nous ferions campagne pour un candidat qui se prépare à nous opposer ses représentants dans chaque circonscription. Pour faire élire le plus grand nombre de député-e-s communistes, toutes les voix compteront. Choisissons la cohérence et la clarté.

Ce choix préserve l’avenir de la gauche, face à une direction du PS qui l'enterre. Dans une situation politique qui bouge très vite, ce choix laisse au parti la possibilité de continuer à œuvrer au rassemblement le plus large possible sur un projet de progrès. Comment pourrions-nous poursuivre dans cette voie en nous ralliant à un candidat qui récuse l’idée même de rassemblement ? Jean-Luc Mélenchon, par sa posture solitaire, hypothèque toute perspective majoritaire. Choisir sa candidature, ce serait renoncer à construire un large rassemblement à gauche.

Une candidature communiste n’est pas une candidature de plus à gauche ! Elle est la seule aujourd’hui à pouvoir porter la vision d’une gauche rassemblée sur des contenus de progrès, à faire avancer ce qu’il y a de commun à tous ceux qui ne se reconnaissent pas dans les trahisons du gouvernement et aspirent à une candidature de convergence.

Aujourd’hui, notre pays semble dans une impasse. Pour sauvegarder les intérêts du patronat et d’une minorité au pouvoir, le peuple risque de se voir imposer un scénario dont il ne veut pas. Pour en finir avec l’idée que rien ne peut changer, faisons entendre une voix nouvelle, une voix qui sera celle de tous ceux qui ne se résignent pas à la victoire de la droite, de l’extrême droite et de leurs projets réactionnaires, de tous ceux qui veulent donner un avenir à la France. La voix d’un candidat communiste.

contact : choixclair@gmail.com

(1) 55,69 % pour l'option 2 (candidature communiste) -  44,31 % pour l'option 1 (vote Mélenchon)

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 10:56

A un ami militant italien, R.R. :

 

Il y a un rapport dialectique entre conditions économiques et évolution des institutions.

Mais les institutions dépendent de l’économie et non le contraire. On a souvent tendance à inverser causes et effets.

Les réformes institutionnelles dans le Monde,  l’Europe libérale et ses Nations, découlent du besoin économique du capital monopoliste mondial d’ouvrir la porte à des changements législatifs actuels ou futurs, ou autres moyens, permettant de pallier à sa crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et de poursuivre ses activités de drainage de la plus-value (survaleur) , de profit, vers les groupes monopolistes mondiaux et leur domination sur l’organisation du travail.

La priorité pour le capital, c'est la collecte de la plus-value (survaleur) et ses réformes institutionnelles en sont le moyen.

Renzi n'est pas "méchant", le capital n'est pas "méchant". Le capital, avec l'aide de Renzi et autres, défend ses intérêts économiques au détriment de l'intérêt général des humains et de l'humanité

Cet aspect n’apparaît pas ou peu dans le débat pour le NON en Italie, comme  pour le NON en France en 2005, bien que le débat soit plus avancé ici, et cela n’aide pas à comprendre les raisons des réformes de Renzi en Italie, comme des réformes Macron et El Khomri en France etc...

Baci e abbracci

Pierre, 17 novembre 2016

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 05:37

CONTRE LES FASCISMES, celui de Trump, ceux d’aujourd’hui et ceux d’hier

POUR UN RASSEMBLEMENT CLAIR : S’appuyer sur les avancées des forces productives et les possibilités de civilisation d’abondance et de qualité qu’elles permettraient

NON LE FASCISME NEST PAS LE NOUVEAU CAPITALIME,

Le nouveau capitalisme c’est le capitalisme mondialisé, monopoliste et numérisé, son substrat vivant de production de base mécanisé et d'extraction de base de plus-value  et ses superstructures en construction de la gestion mondiale.

Le fascisme c’est la volonté de l’impossible retour au passé et la phase destructrice qu’elle ouvre.

 

1) les forces de transformation du capitalisme (à double sens, à l'intérieur de celles qui veulent l’abolir, par exemple les mouvements ouvriers révolutionnaires,  comme à l'intérieur de celles qui le transforment sans l’abolir, exemple les forces de la mondialisation monopoliste numérisée, qui s'épaulent et se confrontent contradictoirement dans la lutte de classe qui fait mouvoir le processus d'ensemble) ne peuvent être majoritaires, et elles travaillent avec le plus d’effets divers et possibles les contradictions de l'état du moment de la société et de ses représentants majoritaires. Il y a toujours difficulté de distinguer causes et effets d’autant qu’ils sont en rapports dialectiques.

 

2) Les fascismes et les fascistes sont un produit du capitalisme mais n'ont jamais représenté ni hier ni aujourd'hui un nouveau capitalisme, mais l'ancien ou celui en état de dépassement, même si le fascisme des capitalismes dépassés emploient ou pas les techniques les plus modernes.

 

Le fascisme ne peut se servir des techniques les plus modernes dans le même sens que le capitalisme le plus avancé car il développerait des forces productives en contradictions avec ses objectifs de retour au passé contre le nouvel establishment contre lequel il se trouve en révolte.

Dans Les Damnés le nazisme pense dominer et abattre les nouveaux monopoles. En fait et in fine c’est bien eux qui l’ont abattu. Et je ne sais si le film est allé jusqu’à ce point puisque nous n’y voyons que la fin de ces dynasties, leur humiliation et leur viol.

 

3) Il est « amusant » de voir des communistes « unitaires » ou formellement « démocratiques », c'est-à-dire sociaux démocrates sans le vouloir ou en le voulant,  reconstituer eux-mêmes autour de Mélenchon ce qu’ils ont condamné avec raison du « parti guide ».  Dans la tradition inconsciente dont ils sont imprégnés de longue date, ils reconstituent la guide mécanique d’un parti sur le peuple, loin de la conception gramscienne d’hégémonie de classe conquise par le rôle que cette classe joue dans la société à un niveau de son processus de développement. Soit on gère les cités, les pays, les zones mondiales de développement et le monde en fonction des besoins humains, soit "demain on rase gratis" comme le promet tout mouvement contestataire sans solutions économiques sérieuses. Attristant de voir y tomber des communistes les plus inféodés à cette période dont Georges Marchais a été un représentant caractéristique. Les membres du BP de l’époque en recherche en gésine d’issues, de compréhension des nouvelles situations, pourtant en majorité interne, se sont fait isoler et battre. Lénine, jugé pourtant par certains comme « vétéro » n’ayant plus rien à nous apprendre, a toujours accepté les collaborations des différences, les cas de Zinoviev et Kamenev  en étant l’exemple le plus connu. Lire aussi son testament. Se souvenir aussi du Pape et de Galilée en se disant qu’on n’a pas vu ça que dans l’inquisition : eppur si muove, ce n’est pas le soleil qui tourne autour de la terre, mais la terre qui tourne sur elle-même…

 

Les plus dogmatiques ne sont pas ceux qui sont montrés du doigt et qui défendent une organisation capable de rassembler non sur le vague, mais dans une direction autre que celle de ce capital le plus avancé, tout en s’appuyant sur les avancées des forces productives et les possibilités de civilisation d’abondance et de qualité qu’elles permettraient.

 

Pierre Assante, 15 novembre 2016.

 

LIRE : Un Fonds de développement économique, social et environnemental pour les services publics en Europe

http://www.economie-politique.org/92873

 

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 05:25

OVIDE ECRIT A SON AMOUR, SA FEMME DONT IL EST SEPARE. Poète romain proche de la cour d’Auguste, appartenant donc à la classe dominante des propriétaires d’esclaves, non des pires cependant sur le plan des rapports humains, a été exilé par ce dernier aux limites sauvages de l’Empire sur la Mer Noire où il ne retrouve plus rien de son monde, de sa culture, de ce qui a fait sa vie. Lettre déchirante. An 8 de notre ère. Il y a-t-il déjà là quelque chose d'un Desnos "primitif", malgré un égocentrisme de classe dominante ?

 

Si par hasard tu es surprise que ma lettre soit écrite par une main étrangère, c'est que j'étais malade, malade aux extrémités du monde, et presque désespérant de ma guérison. Te figures-tu quelle est ma situation dans cet affreux pays, au milieu des Sarmates et des Gètes ? Je ne puis supporter le climat, ni m'accoutumer à ces eaux ; le sol même éveille en moi je ne sais quels dégoûts ; point de maisons commodes, point d'aliments convenables à un malade, personne qui applique à me soulager l'art du dieu de la médecine, nul ami qui me console et oppose le charme de la conversation aux heures trop lentes à s'écouler. Je languis, épuisé, aux dernières limites et chez les derniers peuples du monde habité ; et, dans cet état de langueur, tous les objets qui me manquent se retracent à mon souvenir. Mais tu les domines tous, chère épouse, et tu remplis à toi seule plus de la moitié de mon cœur. Lorsqu'absente, je te parle, c'est toi seule que ma voix appelle ; chaque nuit, et chaque jour après elle, m'apporte ton image ; on dit même que, dans mes égarements, ton nom sortait sans cesse de ma bouche en délire. Lors même que mes forces m'abandonneraient, et qu'un vin généreux ne pourrait plus ranimer ma langue collée à mon palais, à la nouvelle de la venue de ma bien-aimée, je revivrais à l'instant, et l'espérance de te voir me prêterait des forces.
Je suis donc ici entre la vie et la mort; et toi peut-être là-bas, oublieuse de ce qui me touche, tu passes agréablement tes jours. Mais non, chère épouse, je le sais, je l'affirme, tes jours sans moi ne peuvent s'écouler que dans la tristesse.
Si pourtant les années que le sort m'a comptées sont révolues, si ma fin est réellement si prochaine, ne pouviez-vous, grands dieux, épargner une vie à son terme, permettre au moins que je fusse inhumé dans ma patrie, soit en différant mon exil jusqu'à ma mort, soit en précipitant celle-ci pour prévenir mon exil ? Naguère encore je pouvais avoir vécu sans tache, et c'est pour que je meure exilé qu'on a prolongé mes jours.
Je mourrai donc sur ces bords inconnus et lointains, et l'horreur de ces lieux ajoutera à l'horreur du trépas. Ce n'est pas sur mon lit accoutumé que reposera mon corps languissant; je n'aurai personne pour pleurer à mes funérailles ; je n'aurai pas ma bien-aimée pour arrêter un instant mon âme fugitive avec ses baisers mêlés de larmes, personne pour recueillir mes dernières volontés, pas même une main amie pour clore, après un dernier appel à la vie, mes paupières vacillantes ; enfin, privé des honneurs funèbres, privé des honneurs d'un tombeau et des larmes d'autrui, mon corps sera confié à la terre de ce pays barbare.
Sans doute qu'à ce récit tu sentiras ton esprit s'égarer, et frapperas de tes mains tremblantes ta chaste poitrine ; sans doute que tu 'étendras inutilement tes bras vers ces contrées, et qu'inutilement encore tu appelleras à grands cris ton malheureux époux ! Mais non ; ne meurtris pas ainsi ton visage, et n'arrache pas tes cheveux, car ce n'est pas la première fois, âme de ma vie, que tu m'auras perdu. En quittant ma patrie, j'étais déjà mort, tu le sais, et cette mort fut pour moi la première et la plus 
cruelle. Maintenant, si tu le peux, mais tu ne le peux pas, tendre épouse, réjouis-toi de voir finir mes maux avec ma vie. Ce que tu peux, du moins, c'est d'alléger tes maux par ton courage à les supporter ; et depuis longtemps ton cœur n'est plus novice dans ces sortes d'épreuves. Plût au ciel que l'âme pérît avec le corps, et qu'aucune partie de mon être n'échappât à la flamme dévorante ! Car si l'âme, victorieuse de la mort, s'envole dans l'espace, et que la doctrine du vieillard de Samos soit véritable, une ombre-romaine sera condamnée à errer éternellement parmi les ombres Sarmates, étrangère au milieu de ces mânes barbares.
Fais transporter à Rome mes cendres dans une urne modeste, afin que je ne sois pas exilé encore après ma mort : personne ne peut t'en empêcher. Une princesse thébaine a fait jadis ensevelir, en dépit des ordres d'un roi inhumain, son frère égorgé. Mêle à mes cendres des feuilles et de la poudre d'amomum, et dépose-les ensuite près des murs de la ville ; puis, pour arrêter un instant les regards fugitifs du passant, inscris, en gros caractères, sur le marbre du tombeau : "Ci-gît le chantre des tendres amours, Ovide, qui périt victime de son génie. Passant, si tu as jamais aimé, ne refuse pas de dire : Paix à la cendre d'Ovide !"
C'en est assez pour mon épitaphe ; mes œuvres seront pour moi un monument plus illustre et plus durable, et, malgré le mal qu'elles m'ont fait, je m'en repose sur elles du soin d'assurer à leur auteur un nom et l'immortalité.
Pour toi, porte sur ma tombe des présents funèbres; répands-y des fleurs humides de tes larmes ; quoique mon corps soit alors réduit eu cendres, ce reste épargné par le feu sera sensible à ta piété.
J'aurais encore beaucoup à écrire ; mais mon haleine épuisée et ma langue desséchée ne me laissent plus la force de dicter ; reçois donc, c'est peut-être ma dernière parole, cet adieu en échange duquel je ne puis, hélas ! Recueillir le tien.

 

Traduction de Philippe Remacle

 

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