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17 novembre 2010 3 17 /11 /novembre /2010 21:02

Un bref aperçu de l'histoire culturelle du concept d'activité.

 

cliquer ici ou sur ce lien :

http://www.pierreassante.fr/dossier/Y_Schwartz_Un_bref_apercu_de....pdf

(Téléchargement, 1 minute environ)

  

paradigme Schwartz

 l'activité en dialogues 0001

CANGUILHEM

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Dans la Revue en ligne : @ctivités, 4 (2),

pages 122- 133,

  Cliquer ci-dessous (attente 1 minute environ) : 

http://www.activites.org/v4n2/v4n2.pdf

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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 13:29

L'internationale socialiste : tous derrière Papandréou (L'Humanité, Gaël De Santis, 16 novembre 2010)

cliquer sur le lien ci-dessous :

http://www.pierreassante.fr/dossier/Intern.Social_Huma_16Nov10.pdf

 

Internationale Socialiste L'Humanité 16 nov 2010et....Un commentaire général personnel

sur la situation historique à partir de cet évènement:

   

« La spinta è esaurita »

 

Les valeurs sans dimension, les valeurs d’usage suivent la même accumulation-gel-dévalorisation-destruction que l’accumulation-gel-dévalorisation-destruction des capitaux.

Les valeurs sans dimension croissent d’autant que croissent les forces productives.

Les concepts ergologiques, que l’on pourrait croire à l’abri (du fait qu’ils font appel à cette connaissance et expérience du travail) eux-mêmes sont en prise avec cette accumulation-gel-dévalorisation-destruction liée à la crise par les  lois du capital. Penser le contraire serait affirmer des concepts contraires aux concepts ergologiques et contraires à la réalité de l’activité humaine : ce serait affirmer qu’il existe un travail abstrait pur alors que l’activité est toujours concrète, que la représentation de l’activité est abstraite, que cette abstraction est mise tête en bas par l’échange marchand des valeurs d’usages, travail compris, dont la représentation abstraite « parfaite » est le salaire, et la possession abstraite « parfaite » la propriété privée.

Dans le cadre de ces 2 siècles de la grande industrie mécanisée, de la révolution bourgeoise et des institutions et cultures qui correspondent à cette grande industrie mécanisée, c’est la poussée de la révolution bourgeoise qui est épuisée et qui appelle à une autre civilisation.....

.....Le texte entier : ici

« La spinta è esaurita » (la poussée est épuisée, éteinte). Berlinguer le disait début des années 1970   pour la révolution d’octobre russe prolétarienne.

 

Mais dans le cadre de ces 2 siècles de la grande industrie mécanisée, de la révolution bourgeoise et des institutions et cultures qui correspondent à cette grande industrie mécanisée, c’est la poussée de la révolution bourgeoise qui est épuisée et qui appelle à une autre civilisation.

 

L’illustration de la situation grecque, économique, financière, institutionnelle, électorale, est une représentation d’une situation qui se répand à toute notre civilisation dite « occidentale », celle du capitalisme avancé.

 

Le repli des couches populaires, vers le passé et sa mythisation conservatrice avec le vote d’extrême droite ou la défection massive des urnes, lucide et consciente de la réalité de la démocratie représentative en crise dans la crise ou « purement » protestataire, montre que seules une part des couches moyennes se sentent encore concernées, et pour un temps seulement si la crise ne trouve pas d’issue.

 

De là à préconiser le refus de cette forme de démocratie pourrissante par l’appel au boycott des élections, il n’y a qu’un pas. Je pense cependant que cette défection est la négation de ce pourrissement, et que la construction de formes nouvelles s’appuyant sur la démocratie du producteur du « que, quoi et comment produire » ne se nourrira pas que de l’abstention mais de tout ce qui se manifestera au-delà de la négation, comme négation de la négation, en particulier l’expression de forces de transformation à l’intérieur de la démocratie bourgeoise, et qui peut ou non s’exprimer dans des élections « traditionnelles ».

 

Rien ne dit que des mouvements d’ampleur comme celui pour les retraites ou d’ampleur plus grande encore, ne s’exprime pas par un rejet non des élections, mais des hommes qui portent ce refus du changement et les privilèges qui accompagnent les gestionnaires du capital.

 

L’ampleur de la crise est à la mesure de l’ampleur de la suraccumulation de capital, l’ampleur de la suraccumulation de capital est à la mesure de l’ampleur du développement des forces productives et des contradictions internes du mode de production et d’échange capitaliste. L’ampleur, la rapidité et la fréquence, ce qui s’appelle une crise générale.

 

Les valeurs sans dimension, les valeurs d’usage suivent la même accumulation-gel-dévalorisation-destruction que l’accumulation-gel-dévalorisation-destruction des capitaux.

 

Les valeurs sans dimension croissent d’autant que croissent les forces productives.

 

L’autonomie des objets sociaux, des idées, des sentiments (qui sont « idéels », non « physiques » mais matériels aussi (voir l’article sur la confusion de nos termes usuels, en l’absence d’une conscience qui en forgent d’autres), est réelle mais relative. Toute dé-adhérence « sans retour » est fatale à la santé de l’humanité. La masse-rapidité de la résultante-unité (que l’on peut constater dans l’expérience et connaissance du travail à notre stade) de l’activité micro et macro rend cette autonomie de moins en moins élastique, la solidarité de plus en plus étroite, et les maladies de la solidarité de plus en plus contagieuses.

 

Les concepts ergologiques, que l’on pourrait croire à l’abri (du fait qu’ils font appel à cette connaissance et expérience du travail) eux-mêmes sont en prise avec cette accumulation-gel-dévalorisation-destruction liée à la crise par les  lois du capital. Penser le contraire serait affirmer des concepts contraires aux concepts ergologiques et contraires à la réalité de l’activité humaine : ce serait affirmer qu’il existe un travail abstrait pur alors que l’activité est toujours concrète, que la représentation de l’activité est abstraite, que cette abstraction est mise tête en bas par l’échange marchand des valeurs d’usages, travail compris, dont la représentation abstraite « parfaite » est le salaire, et la possession abstraite « parfaite » la propriété privée.

 

L’activité primitive, le « travail » hors échange marchand issu de l’accumulation privée, ne connaît pas autre chose que les valeurs sans dimension, les valeurs d’usage, parce qu’il ne connaît pas la mesure quantitative de la valeur. Ce n’est que l’échange marchand, puis la transformation de l’outil d’échange, l’argent, en capital, qui donne naissance au travail abstrait. C’est la dépossession, l’aliénation du produit de l’activité de la personne qui donne naissance au travail abstrait, au salaire, mesure quantitative de la valeur de la marchandise travail. L’aliénation est morale parce qu’elle est physique, et non le contraire car dans ce cas elle n’existerait que comme abstraction d’une abstraction, c'est-à-dire une « dé-adhérence conceptuelle sans retour » caractéristique, qui est pourtant une réalité qui nous imprègne totalement parce que nous y vivons dedans. L’acte est concret mais le besoin en est abstrait et par la même occasion le but-besoin humain, la conscience en mouvement de la nature sur elle-même qu’est l’humanité concrète.

 

Il ne s’agit pas seulement d’une transposition de la baisse tendancielle du taux de profit du capital à la baisse tendancielle du taux d’intérêt psychologique, qui prise sricto sensu serait une psychologisation du mouvement réel interne de la société et de la société dans la nature,  il s’agit de la crise de la mesure quantitative de la valeur au moment historique ou croissent d’une façon exponentielle les valeurs sans dimensions, les valeurs incommensurable, c'est-à-dire, tout simplement la production sous toutes ses formes, qu’il faut mettre en santé avec les besoins humains, « matériels et moraux » et la quantité de valeur à extraire de la production « d’objets physiques » au profit d’activité « libre » en gésine, de valeur générale sans dimension. C’est ce qu’il y a de concrètement nouveau à aborder dans le prolongement de la pensée marxiste. C’est une question de seuil quantitatif qui appelle transformation qualitative.

 

L’ouverture de ces possibilités est liée à la réappropriation et à la croissance fulgurante en quantité et en qualité du surproduit du travail.

 

Pierre Assante, 16 novembre 2010

 

Note-citation

 

C’est ce qui confirme et « s’ajoute » à :

 

«……. La conception matérialiste de l'histoire part de la thèse que la production, et après la production, l'échange de ses produits, constitue le fondement de tout régime social, que dans toute société qui apparaît dans l'histoire, la répartition des produits, et, avec elle, l'articulation sociale en classes ou en ordres se règle sur ce qui est produit et sur la façon dont cela est produit ainsi que sur la façon dont on échange les choses produites. En conséquence, ce n'est pas dans la tête des hommes, dans leur compréhension croissante de la vérité et de la justice éternelles, mais dans les modifications du mode de production et d'échange qu'il faut chercher les causes dernières de toutes les modifications sociales et de tous les bouleversements politiques; il faut les chercher non dans la philosophie, mais dans l'économie de l'époque intéressée. Si l'on s'éveille à la compréhension que les institutions sociales existantes sont déraisonnables et injustes, que la raison est devenue sottise et le bienfait fléau, ce n'est là qu'un indice qu'il s'est opéré en secret dans les méthodes de production et les formes d'échange des transformations avec lesquelles ne cadre plus le régime social adapté à des conditions économiques plus anciennes. Cela signifie, en même temps, que les moyens d'éliminer les anomalies découvertes existent forcément, eux aussi, - à l'état plus ou moins développé, - dans les rapports de production modifiés. Il faut donc non pas inventer ces moyens dans son cerveau, mais les découvrir à l'aide de son cerveau dans les faits matériels de production qui sont là.

Quelle est en conséquence la position du socialisme moderne ?

Le régime social existant, - ceci est assez généralement admis, - a été créé par la classe actuellement dominante, la bourgeoisie. Le mode de production propre à la bourgeoisie, appelé depuis Marx mode de production capitaliste, était incompatible avec les privilèges des localités et des ordres, de même qu'avec les liens personnels réciproques du régime féodal. La bourgeoisie a mis en pièces le régime féodal et édifié sur ses ruines la constitution bourgeoise de la société, empire de la libre concurrence, de la liberté d'aller et venir, de l'égalité juridique des possesseurs de marchandises et autres splendeurs bourgeoises. Le mode de production capitaliste pouvait maintenant se déployer librement. Les forces productives élaborées sous la direction de la bourgeoisie se sont développées, depuis que la vapeur et le nouveau machinisme ont transformé la vieille manufacture en grande industrie, avec une rapidité et une ampleur inouïes jusque-là. Mais de même que, en leur temps, la manufacture et l'artisanat développés sous son influence étaient entrés en conflit avec les entraves féodales des corporations, de même la grande industrie, une fois développée plus complètement, entre en conflit avec les barrières dans lesquelles le mode de production capitaliste la tient enserrée. Les forces de production nouvelles ont déjà débordé la forme bourgeoise de leur emploi; et ce conflit entre les forces productives et le mode de production n'est pas un conflit né dans la tête des hommes comme, par exemple, celui du péché originel et de la justice divine : il est là, dans les faits, objectivement, en dehors de nous, indépendamment de la volonté ou de l'activité même de ceux des hommes qui l'ont provoqué. Le socialisme moderne n'est rien d'autre que le reflet dans la pensée de ce conflit effectif, sa réflexion, sous forme d'idées, tout d'abord dans les cerveaux de la classe qui en souffre directement, la classe ouvrière.

Or, en quoi consiste ce conflit ?

Avant la production capitaliste, donc au moyen âge, on était en présence partout de la petite production, que fondait la propriété privée des travailleurs sur leurs moyens de production : agriculture des petits paysans libres ou serfs, artisanat des villes. Les moyens de travail, - terre, instruments aratoires, atelier, outils de l'artisan, - étaient des moyens de travail de l'individu, calculés seulement pour l'usage individuel; ils étaient donc nécessairement mesquins, minuscules, limités. Mais, pour cette raison même, ils appartenaient normalement au producteur même. Concentrer, élargir ces moyens de production dispersés et étriqués, en faire les leviers puissants de la production actuelle, tel fut précisément le rôle historique du mode de production capitaliste et de la classe qui en est le support, la bourgeoisie. Dans la quatrième section du Capital, Marx a décrit dans le détail comment elle a mené cette œuvre, à bonne fin depuis le XV° siècle, aux trois stades de la coopération simple, de la manufacture et de la grande industrie. Mais, comme il le prouve également au même endroit, la bourgeoisie ne pouvait pas transformer ces moyens de production limités en puissantes forces productives sans transformer les moyens de production de l'individu en moyens de production sociaux, utilisables seulement par un ensemble d'hommes. Au lieu du rouet, du métier de tisserand à la main, du marteau de forgeron ont apparu la machine à filer, le métier mécanique, le marteau à vapeur; au lieu de l'atelier individuel, la fabrique qui commande la coopération de centaines et de milliers d'hommes. Et de même que les moyens de production, la production elle-même se transforme d'une série d'actes individuels en une série d'actes sociaux et les produits, de produits d'individus, en produits sociaux. Le fil, le tissu, la quincaillerie qui sortaient maintenant de la fabrique étaient le produit collectif de nombreux ouvriers, par les mains desquels ils passaient forcément tour à tour avant d'être finis. Pas un individu qui puisse dire d'eux : c'est moi qui ai fait cela, c'est mon produit.

Mais là où la division naturelle du travail à l'intérieur de la société est la forme fondamentale de la production, elle imprime aux produits la forme de marchandises, dont l'échange réciproque, l'achat et la vente mettent les producteurs individuels en état de satisfaire leurs multiples besoins. Et c'était le cas au moyen âge. Le paysan, par exemple, vendait à l'artisan des produits des champs et lui achetait en compensation des produits de l'artisanat. C'est dans cette société de producteurs individuels, de producteurs de marchandises, que s'est donc infiltré le mode de production nouveau. On l'a vu introduire au beau milieu de cette division du travail naturelle, sans méthode, qui régnait dans toute la société, la division méthodique du travail telle qu'elle était organisée dans la fabrique individuelle; à côté de la production individuelle apparut la production sociale. Les produits de l'une et de l'autre se vendaient sur le même marché, donc à des prix égaux au moins approximativement. Mais l'organisation méthodique était plus puissante que la division du travail naturelle; les fabriques travaillant socialement produisaient à meilleur marché que les petits producteurs isolés. La production individuelle succomba dans un domaine après l'autre, la production sociale révolutionna tout le vieux mode de production. Mais ce caractère révolutionnaire, qui lui est propre, fut si peu reconnu qu'on l'introduisit, au contraire, comme moyen d'élever et de favoriser la production marchande. Elle naquit en se rattachant directement à certains leviers déjà existants de la production marchande et de l'échange des marchandises : capital commercial, artisanat, travail salarié. Du fait qu'elle se présentait elle-même comme une forme nouvelle de production marchande, les formes d'appropriation de la production marchande restèrent en pleine vigueur pour elle aussi.

« Dans la production marchande telle qu'elle s'était développée au moyen âge, la question ne pouvait même pas se poser de savoir à qui devait appartenir le produit du travail. En règle générale, le producteur individuel l'avait fabriqué avec des matières premières qui lui appartenaient et qu'il produisait souvent lui-même, à l'aide de ses propres moyens de travail et de son travail manuel personnel ou de celui de sa famille. Le produit n'avait nullement besoin d'être approprié d'abord par lui, il lui appartenait de lui-même. La propriété des produits reposait donc sur le travail personnel. Même là où l'on utilisait l'aide d'autrui, celle-ci restait en règle générale accessoire et, en plus du salaire, elle recevait fréquemment une autre rémunération : l'apprenti ou le compagnon de la corporation travaillaient moins pour la nourriture et le salaire que pour leur propre préparation à la maîtrise. C'est alors que vint la concentration des moyens de production dans de grands ateliers et des manufactures, leur transformation en moyens de production effectivement sociaux. Mais les moyens de production et les produits sociaux furent traités comme si, maintenant encore, ils étaient restés les moyens de production et les produits d'individus. Si, jusqu'alors, le possesseur des moyens de travail s'était approprié le produit parce que, en règle générale, il était son propre produit et que l'appoint du travail d'autrui était l'exception, le possesseur des moyens de travail continua maintenant à s'approprier le produit bien qu'il ne fût plus son produit, mais exclusivement le produit du travail d'autrui. Ainsi, les produits désormais créés socialement ne furent pas appropriés par ceux qui avaient mis réellement en oeuvre les moyens de production et avaient réellement fabriqué les produits, mais par le capitaliste. Moyens de production et production sont devenus essentiellement sociaux; mais on les assujettit à une forme d'appropriation qui présuppose la production privée d'individus, dans laquelle donc chacun possède et porte au marché son propre produit. On assujettit le mode de production à cette forme d'appropriation bien qu'il en supprime la condition préalable. Dans cette contradiction qui confère au nouveau mode de production son caractère capitaliste gît déjà en germe toute la grande collision du présent. A mesure que le nouveau mode de production arrivait à dominer dans tous les secteurs décisifs de la production et dans tous les pays économiquement décisifs, et par suite évinçait la production individuelle jusqu'à la réduire à des restes insignifiants, on voyait forcément apparaître d'autant plus crûment l'incompatibilité de la production sociale et de 'appropriation capitaliste....... ».

 

Anti-Dühring, F. ENGELS, Socialisme, II. Notions théoriques

   

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 09:13
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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 07:31

Copie de P1000280Yves Schwartz, (2007).

 

"Un bref aperçu de l’histoire culturelle du concept d’activité".

 

Dans la Revue en ligne : @ctivités, 4 (2),

pages 122- 133,

 

Cliquer ci-dessous (attente 1 minute environ) : 

 

http://www.activites.org/v4n2/v4n2.pdf

    

et

  

SÉMINAIRES ERGOLOGIQUES

2011, option OP1 du master DCIO du CNAM

 Yves Schwartz

 

Dates prévues, dans les locaux du CNAM 2 rue Conté, Paris :

 

8/01/11, 14h-17h  salle 31-2-89

4/03/11, 9h30-12h30 salle 31-3-12

26/03/11, 9h30-12-30 salle 31-3-07

1/04/11, 14h-17h salle 31-3-12

13/05/11, 9h30-12h30  salle 31-3-12

 

Les salles actuellement prévues seront dans certains cas modifiées, pour des raisons de nombre de places. Informations possibles au Secrétariat de la chaire Formation des Adultes du CNAM, voir le site et  mail : chaire.formation-adultes@cnam.fr, téléphone : 01 40 27 25 52.

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 14:44

  

Copie de cancer financier Huma13Nov10 P Yvorra

L'article ci-dessus en PDF :

http://www.pierreassante.fr/dossier/G20_Yvorra.pdf

 

Editorial par Jean-Emmanuel Ducoin

Mise en abîme...

Sarkozy a pris la tête du G20. Au moins est-il parfaitement taillé pour le rôle : celui de tromper les peuples.

«Dans les grandes crises, le cœur se brise ou se bronze. » On ne sait si les chefs d’État ou de gouvernement les plus puissants de la planète (globalisée) ont lu Balzac, mais leur propension à conduire (globalement) les affaires économiques du monde avec un tel degré d’arrogance et de mimétisme nous pousse à croire qu’ils ont au moins appris par cœur les sermons de Milton Friedman, qui, il y a longtemps, affirmait que seules les crises majeures avaient la capacité enviable – pardi – d’éprouver la résistance des peuples et que c’était le meilleur moment de pousser les feux de l’ultralibéralisme… D’ailleurs, jamais dans notre histoire contemporaine la scène internationale n’a autant ressemblé à un théâtre d’ombres; ses formes ressemblent à une mise en abîme crépusculaire. À l’image du sommet du G20, dont il ne faut retenir qu’une chose : ils se moquent du monde!

C’est dans ce contexte surréaliste que Nicolas Sarkozy a pris la présidence de ce G20 qui le fait tant fantasmer. Et pour cause. Se jouent là 80% du commerce mondial et plus de 90% du PIB de la planète… Comme à son habitude, le monarque élu français annonce qu’il va «casser la baraque»: réforme du système monétaire, gouvernance mondiale, lutte contre la spéculation sur les matières premières… Le caïd de l’Élysée a même prévenu que la France poursuivrait «la moralisation du capitalisme, la stricte surveillance de la rémunération des traders, la stricte surveillance des paradis fiscaux». Vous avez bien lu! À ce point de schizophrénie, nous n’avons plus seulement affaire à un double langage, qu’ont pu pratiquer à merveille quelques-uns de ses prédécesseurs, mais carrément à un dédoublement de personnalité totalement assumé! Outre sa vulgarité coutumière, Nicolas Sarkozy possède tous les registres du vocabulaire de la mauvaise foi et du mensonge.

Il condamne les excès de la finance? Ceux du capitalisme? De la spéculation? Des paradis fiscaux? Il va vanter le «courage de l’action» et se transformer en grand humaniste? La bonne blague. Que valent ces mots face à la réalité? Après plusieurs mois d’une séquence sociale française sans précédent, avec ses cortèges par millions, son esprit de résistance revisité et de conquête sociale retrouvé, Nicolas Sarkozy n’a certes rien concédé mais il a surtout donné à voir la vraie nature de son idéologie. Rester l’ami des financiers. Et travailler «main dans la main avec le FMI», comme il l’a déclaré hier. Sa loi sur les retraites symbolise à elle seule l’éradication de ce qu’il reste du «modèle social à la française» – autrement dit plus grand-chose. La privatisation de la France avance. Sarkozy n’incarne pas la «rupture» mais la fuite en avant…

Au moins est-il parfaitement taillé pour le rôle dévolu au G20: tromper les peuples! Et puisqu’il n’est pas à une mystification près, son objectif affiché d’éviter une «guerre des monnaies» ressemble d’ores et déjà à de l’affichage verbal. La Chine mise sur la faiblesse du yuan. Les États-Unis font tourner la planche à billets, 600milliards de dollars. Et la BCE poursuit son «occupation économique» à l’intérieur de la zone euro. Qui trinquent? Les économies des pays émergents… Depuis l’éclatement au grand jour de la crise financière mondiale, le spectacle destructeur de ces saigneurs de l’humanité nous conforte dans l’idée que les peuples, localement et mondialement, doivent amplifier leur résistance pour imposer des réformes alternatives radicales. C’est une urgence absolue.

Jean-Emmanuel Ducoin

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 17:30

Manifeste ergo engagement page 1Encore sur le travail :

Contrat social et ergologie

Contribution de Pierre Assante.

 http://www.bdr13.pcf.fr/Contrat-social-et-ergologie.html

 

21 octobre 2010

 

Essayons de faire un résumé lapidaire, en formules, du tournant de l’histoire de notre temps.  

1. Les Lumières (courant philosophique du XVIII° siècle, encyclopédistes etc. et sa pratique dans la révolution française) ont re-mis à jour le besoin de liberté de la personne, ce qu’on peut dire autrement : besoins d’initiative créatrice pour répondre aux besoins nouveaux du processus des forces productives inaugurant le capitalisme.

2. La bourgeoisie révolutionnaire a fait sienne cette aspiration et l’a voulue dans un premier temps universelle et pour cela a mis en avant le besoin d’un contrat social.

3. Une fois conquise sa position et assuré le développement du nouveau mode de production, sa base économique, ses institutions, sa culture, la bourgeoisie a affirmé sa volonté d’immobilité sur le contrat social établi en le limitant à ses besoins et en excluant celui de la classe ouvrière. Mais les intérêts opposés de la bourgeoisie et de la classe ouvrière on connu cependant la convergence du besoin commun de développement des forces productives et de son utilisation par la société.

4. il y a donc toujours eu double tendance à l’alliance et à la lutte des classes, qui a déterminé les deux grandes formes d’organisation ouvrière.

5. Ce n’est qu’arrivé à terme des contradictions du capital que la classe ouvrière peut instituer un mode de production communiste, ce qui n’empêche pas que la lutte des classes permette des éléments du commun aux besoins humains soient arrachés dans et contre le capital.

6. Le besoin de contrat social s’est donc en partie effacé dans la lutte des classes, ce qui est une des explications du communisme grossier, des dictatures staliniennes et anti-capitalistes autoritaires en général. Les contradictions du capital ne peuvent être le facteur d’accouchement d’une société communiste que si les conditions d’un nouveau contrat social existent tant au niveau du développement des forces productives que de ce qu’elle peuvent contenir comme conscience créatrice allant dans le sens de la liberté individuelle de création et de cohérence commune de création.

7. En ce sens, l’ergologie posant le travail comme expression de la créativité humaine aliénée est le corollaire indispensable de la lutte des classes vue comme coopération humaine généralisée.

8. Les rencontres ergologiques du travail comme lieu de l’élaboration du travail libre collectif ne sont pas une révision déchirante du syndicalisme et des luttes des salariés, mais leur entrée dans les conditions de développement des forces productives dans une capacité de transformation qualitative du mode de production, et en aucun cas une tarte à la crème, une mode, remplaçant la lutte des classes.

9. Les G.R.T. (Groupes de Rencontre du Travail) doivent répondre à un débat généralisé (et particulièrement dans le syndicalisme) sur une autre organisation du travail à partir de l’organisation économique existante et en en critiquant la forme et le fond, débat faisant appel à toutes les forces sociales qui contribuent à l’organisation du travail, ce qui n’est pas de la collaboration de classe, mais au contraire une marche qui implique des luttes syndicales, politiques, idéologiques s’ouvrant sur l’extinction plus ou moins rapide des classes sociales, du travail aliéné, du travail marchand.

10. Toute marche demande un pas après l’autre, dans la diversité des lieux et des temps, tout en construisant une cohérence globale et les éléments particuliers et généraux d’organisation de cette cohérence.

Pierre Assante, Jeudi 21 octobre 2010

Lire : "Manifeste pour un ergo-engagement", Yves Schwartz, dans "L’Activité en Dialogues, entretiens sur l’activité humaine (II) », ouvrage collectif, Editions OCTARES, Toulouse. (cliquer sur la page d'illustration)


http://www.bdr13.pcf.fr/Contrat-social-et-ergologie.html

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 09:02
eco et posamedi 27 novembre - 13:30

La Chine :

Rencontre-débat

Organisé par l’association FTP (former transformer partager) et le secteur international du PCF 13.

Trois thèmes seront abordés :

I. « Chiffres bruts, brutalité des données et remise en perspective ». De quel pays parlons-nous ?
- Intervenant : Jean-Michel Borriello, historien économiste, chercheur associé au projet FEDPAO-Asie.

II. « L’évolution de l’emploi public en chine et ses avatars » 1990-2010.
- Intervenante : Tania Angeloff, diplômée de l’INALCO (Institut National des Langues et Civilisations Orientales), docteure en sociologie, maître de conférence Paris-Dauphine. Chercheure affiliée à différents centres de recherche (IRSOO-ETT-MAGE-Centre M. HALBWACHS), elle travaille sur la société chinoise, les rapports entre les hommes et les femmes (en France et en Chine) et le marché du travail.

III. Comparatif de rapports sociaux de sexe dans le monde chinois ; république populaire de Chine et de Taïwan (ROC) : des héritages différents, des présents communs ?
- Intervenante : Valérie Mespoulet-Borriello, sinologue, docteure en sociologie chinoise affiliée à l’IRSEA-CNRS, chercheure associée au projet FEDPAO-Asie.

Contact Michel Carrière
Président de l’Association Former Transformer Partager

http://www.bdr13.pcf.fr/Rencontre-debat,12489.html


A La Maison des Communistes des Bouches-du-Rhône
280, rue de Lyon
13015 - Marseille

Samedi 27 novembre de 13h30 à 17h30

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12 novembre 2010 5 12 /11 /novembre /2010 07:47

….de toute façon, je ne peux très bien faire que passer. Mais je ne veux pas dire « Je ne fais que passer ». Quand on se retrouve, après, il ne faut pas avoir l’air pressé. C’est iEmmanuelle Heidsieknconvenant. Il Heidsieck-roman.jpgfaut faire mine de rester, et subitement partir. Mais si on me voit, en train de filer à l’anglaise, cela peut faire jaser, celui qui n’assume pas, etc. Quand on s’excuse de ne pouvoir venir ou de ne pas pouvoir rester, le refus doit toujours être motivé. Et l’idée IMG_0001.jpgde voir Prigent, Ruder, Durand, l’idée de voir Alexandre pavaner. Non, il ne va pas pavaner. Il va prendre un air grave sur lequel il va coller un sourire et il va finir par me dire « Je te ressers un verre ? ». Je vais me retrouver coincé, je suis même capable de quitter les lieux le dernier. C’est impossible de simplement passer. Tout ceci commence à me contrarier. Je ne peux supporter l’idée, non, je ne peux pas, je ne peux pas supporter l’idée de ne pas y aller. Il n’y a aucune raison que j’en sois privé…..

  

Suite de la citation : http://www.pierreassante.fr/dossier/Heidsieck_citations_il_risque_de_pleuvoir.pdf

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 19:10

Poires au vinEn 2008, le secteur national de Formation du PCF éditait et diffusait ce film.

Relativement peu remarqué lors de sa parution, il est devenu un "classique" de la formation économique populaire.

Continuer à le diffuser massivement me semble tout à fait utile.

Pour ceux qui ne le connaissent pas, vous pourrez voir que l'on peut être à la fois utile et distrayant, simple et pédagogique.

http://www.dailymotion.com/swf/k475ZPkQX1ZSr6SjxS&related=1

Un film de 2008. Pédagogie sur la crise....simple et très instructif.

Cliquer ici

 

 et sur le même sujet, brochure d'économie

politique élémentaire cliquer : ici

 

 

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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 06:46

20101012 021Le Parlement est-il encore légitime pour représenter la voix du peuple ? :

Pourquoi nous demandons la dissolution

Tribune libre de :
- Isabelle Pasquet, Sénatrice
- Michel Vaxès, Député
- Florian Salazar-Martin, Président de l’ADECR 13
- Pierre Dharréville, Secrétaire du PCF 13
- Jean-Marc Coppola, Membre du Comité Exécutif national du PCF, en charge de la réforme des collectivités locales et Vice-Président de la Région PACA
- Christine Mendelsohn, Membre du Comité Exécutif national du PCF, en charge du Parti de la Gauche Européenne


REGARDS8 novembre 2010

La loi portant de graves entailles dans le droit à la retraite vient d’être votée par les parlementaires de la majorité. Cet acte pose la question de la représentativité du Parlement et en particulier de l’Assemblée nationale. 

Il faudrait rappeler que depuis le début, le parcours de ce projet de loi a été émaillé de dénis de démocratie. Il faudrait rappeler que le gouvernement et la majorité ont troqué une onéreuse « pédagogie » pour un passage en force brutal. Il faudrait rappeler que les deux tiers de l’opinion se déclarent opposés à cette réforme. Il faudrait rappeler, évidemment, la puissance, la ténacité et la profondeur du mouvement populaire initié par les forces syndicales unies de notre pays. Il faudrait rappeler, terrible aveu, qu’après avoir expliqué que cette loi allait tout régler, on a introduit une nouvelle échéance visant à pousser plus loin encore la destruction du système de retraites. Il faudrait rappeler enfin l’épisode ubuesque qui nous a été servi par la paire Woerth-Bettencourt durant toute cette période, comme un symbole dépouillé de la collusion de classe entre le gouvernement et les puissances d’argent.

Utilisant la violente crise qui frappe le monde plutôt que de la combattre, le pouvoir en place n’a eu de cesse de chercher à mater son peuple pour l’asservir au bénéfice des marchés financiers et la représentation nationale a ratifié sa démarche. 

Jamais l’Assemblée nationale, représentation du peuple élue au suffrage universel direct, avertie du rejet massif de cette loi, n’aurait dû voter contre le peuple. Un tel décalage et un tel déni de démocratie ne sauraient passer sans conséquences.

Ce d’autant que cet évènement gravissime survient après le précédent du 8 février 2008 (ratification parlementaire du Traité de Lisbonne après le rejet par référendum du TCE) et au bout d’une série de remises en cause des principes fondamentaux de notre République qui a trouvé un paroxysme cet été avec la chasse aux Rroms, assortie d’insultes contre les instances internationales, marquant ainsi l’irruption d’un racisme d’Etat. On ajoutera à cela pour faire bon poids le projet de réforme des collectivités territoriales qui vise à faire la contre-révolution dans les institutions qui fondent l’exercice de la démocratie dans notre République.

Cette majorité n’est pas légitime pour poursuivre les réformes engagées, pour voter le budget de la sécurité sociale ou celui de la nation.

Nous sommes donc au cœur d’une crise politique et institutionnelle majeure, marquée par un exercice du pouvoir solitaire et autoritaire par le Président de la République. Il faut donc que le peuple puisse reprendre la main, qu’il dise s’il veut poursuivre dans cette voie ou s’il veut en changer. 

Un appel à la dissolution ne saurait être disjoint d’un retentissant appel préalable au retrait de la loi et à sa non-promulgation. Nous ne saurions en effet reconnaître une loi qui est illégitime de fait. Et avec le mouvement qui continue de se déployer, nous ne raterons pas une occasion de lancer cet appel au retrait, et de proposer nos solutions alternatives.

Mais en posant aussi cette question politique, nous ouvrons le débat sur l’alternative et l’autre choix de société que demandent de nombreux acteurs et actrices du mouvement. Nous avons entendu au sein des manifestations les doutes qui existent sur la possibilité d’une réponse politique aux questions posées. Nous voulons ouvrir une véritable alternative, un véritable changement, un autre choix de société et une autre répartition des richesses. Nous voulons que ce qui existe aujourd’hui dans les têtes se retrouve demain dans les urnes et dans les politiques mises en œuvre. Nous ne nous résignons pas à ce décalage persistant entre le peuple et sa représentation. 

L'Humanité18.01.08La dissolution n’est pas une arme fatale dont nous voudrions faire une revendication du mouvement social. Il s’agit simplement de tirer le plus logiquement du monde les leçons de la période en replaçant le débat démocratique là où il doit trouver son cœur : au Parlement, et non à l’Élysée. Cela engage celles et ceux qui veulent que ça change à un investissement majeur dans un processus populaire de construction d’un projet, de consolidation de majorités d’idées, de création d’une dynamique populaire inédite. Il faut donner au peuple toute sa place dans l’exercice politique du pouvoir et engager concrètement la construction d’une 6ème République. C’est la démarche engagée par le Front de gauche, elle doit gagner en envergure. Nous ne saurions être mis dans le même sac que celles et ceux qui pratiquent la politique dans le mépris du peuple. Et il ne peut suffire d’un remaniement ministériel cosmétique qui ne viserait qu’à poursuivre ce qui a été engagé.

Si notre démarche n’est pas de pétitionner pour la dissolution, nous voulons contribuer à ouvrir le débat sur le projet, à gauche. Sur la perspective politique. Nous sommes persuadés qu’il est indispensable que le débat politique se développe et permette de construire un mouvement populaire puissant à l’unisson du mouvement social pour faire vivre une alternative politique durable.

Pour paraphraser Bertolt Brecht, quand le peuple n’est pas d’accord, ce n’est pas le peuple qu’il faut changer, ce sont les choix politiques. C’est la politique !

- Isabelle Pasquet, Sénatrice
- Michel Vaxès, Député
- Florian Salazar-Martin, Président de l’ADECR 13
- Pierre Dharréville, Secrétaire du PCF 13
- Jean-Marc Coppola, Membre du Comité Exécutif national du PCF, en charge de la réforme des collectivités locales et Vice-Président de la Région PACA
- Christine Mendelsohn, Membre du Comité Exécutif national du PCF, en charge du Parti de la Gauche Européenne

http://www.bdr13.pcf.fr/Pourquoi-nous-demandons-la.html

Photo journal l'HUMANITE du 18 janvier 2008

Voir en haut un lien en cliquant sur la page du journal REGARDS de novembre 2001 insérée en illustration.


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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 10:03

Modeste Rencontre Marxiste du 8°

 

Le conseil constitutionnel vient de valider la « réforme » des retraites et Sarkozy de signer sa promulgation.

 

Sa gouvernance imminente du G20 nous montre que la gouvernance du monde par le capital financier mondial, forme suprême de l’impérialisme, c'est-à-dire de la société marchande capitaliste, n’en est pas à se dessiner, mais à se conclure, ce qu’il veut montrer par son type de gouvernance et les intérêts qu’il défend sans l’ombre d’une hésitation.

 

Ainsi, comme le PCF, ses sections d’analyses et de  recherches pour l’action, l’ont analysé depuis plusieurs décennies et encore récemment, la lutte des classes s’approfondit et la course de vitesse entre le personnel du capital et le mouvement populaire s’accélère, avec tous les dangers et tous les espoirs qu’elle contient.

 

La guerre des monnaies que s’apprête a déclancher Sarkozy en tant que représentant du capital mondial à la présidence du G20 ne peut pas avoir de conséquences que sur la guerre des monnaies.

 

le-capital.jpgTant que l’on ne situe pas chaque question de société dans le processus de production, dans le travail, ces questions de société nous apparaissent dans un sociétal incohérent.

 

La question du pouvoir « en soi », la « question politique » ne règle pas tout, mais est un outil qui est utilisé dans la lutte des classes. La démocratie du producteur passe aussi par les capacités d’utiliser cet outil, dans les continuités ruptures du processus humain.

 

On peut ainsi mesurer l’écart qui existe entre la gouvernance mondiale, ses capacités techniques, ses moyens d’Etat et multinationaux, ses experts et ses chercheurs, et les capacités d'intervention populaire à ce jour.

 

Pourtant le capital ne peut exister sans le peuple, c’est là sa faiblesse.

 

Dire que la bataille pour une autre réforme des retraites (et autres luttes) n’est pas terminé et se poursuit, et pour nous une réforme correspondante aux besoins humains et non ceux de la financiarisation, est non seulement réaliste, mais indispensable. Ceux qui disent le contraire sont soit inconscients soit au service de la financiarisation (alliés objectifs disait-on autrefois, formule tout à fait scientifique).

 

La gouvernance humaine, c’est à la fois la cohérence de la personne dans son activité, et particulièrement son activité productrice stricto sensu, dont dépend toute activité, la cohérence des groupes humains constitués, la cohérence de l’ensemble des groupes humains, l’humanité, avec la multiplicité et la diversité des activités, ses accidents, ses maladies, ses remèdes qui ne passent pas par la contrainte mais par la libération de la créativité.

 

Ainsi, les rencontres du travail qui sont la construction de la recherche de cohérence de la personne dans son travail stricto sensu sont totalement liées à la recherche d’une cohérence politique, qui passe inévitablement par une hégémonie des forces du travail, c'est-à-dire de la démocratie du producteur sur la dictature du marché. Les rencontres du travail ne sont pas une chose nouvelle en soi. Toute lutte ouvrière l’a pratiquée consciemment ou pas. Ce qui est nouveau c’est les outils théoriques et expérimentaux qu’elles peuvent utiliser de par l’accumulation scientifique et militante.

 

Comprendre le monde des marchandises, la réalité du mode d’échange actuel obsolète (mesure quantitative de la valeur marchande basée sur l’échange A-M-A’ ou n’entre que la mesure du temps, de l’acte travail marchandise « mesurable » -TTMSN et ses distorsions), des savoirs, des mentalités, des morales que cela induit est indispensable à la lutte. Comprendre « Das Kapital » fait partie de cela.

 

Ces quelques mots n’engagent que moi dans ce groupe de réflexion.

 

La façon d’aborder cette question est particulière à chaque personne. Pour donner une solidarité à chaque démarche particulière, quelques camarades du 8° ont décidé de se rencontrer sur ce thème, non pour se perdre en élucubration mais, pour mieux comprendre pour mieux agir. Et pour être plus en situation de fraternité, ce qui est essentiel pour être solidaire, de le faire dans un cadre le plus convivial possible, selon nos moyens.

 

C’est cela la construction d’une cohérence du particulier au général, à double sens.

 

Pierre Assante, 10 novembre 2010

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9 novembre 2010 2 09 /11 /novembre /2010 08:51

 

MUMIA-APPEL.jpgPour Marseille :

http://www.bdr13.pcf.fr/Appel-du-Collectif-Unitaire.html

  

Angela-Davis.jpg.....Du tribunal, nous allâmes Chez Gloria et David où séjournaient mes parents. La famille, les avocats, les amis, les camarades, ceux qui travaillaient au comité et la plupart des jurés, tous, nous nous assîmes sur l'herbe du jardin. Je plongeai toute entière dans cet instant, cultivant le plaisir, l'amassant comme un trésor. Car je savais qu'il aurait la vie courte. Le travail, la lutte, l'affrontement nous attendaient, comme un chemin callouteux. Nous saurions le parcourir....

Mais d'abord l'herbe, le soleil...et le peuple....

Angela Davis, 21 juin 1974.

 

Pierre Perret
LILY
Paroles et musique: Pierre Perret

http://www.frmusique.ru/texts/p/perret_pierre/lily.htm

 

On la trouvait plutôt jolie, Lily20101109-002.jpg
Elle arrivait des Somalies, Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris

Elle croyait qu'on était égaux, Lily
Au pays de Voltaire et d'Hugo, Lily
Mais pour Debussy, en revanche
Il faut deux noires pour une blanche
Ça fait un sacré distingo!

Elle aimait tant la liberté, Lily
Elle rêvait de fraternité, Lily
Un hôtelier, rue Secrétan,
Lui a précisé en arrivant
Qu'on ne recevait que des blancs20101109-017.jpg

Elle a déchargé les cageots, Lily
Elle s'est tapé les sales boulots, Lily
Elle crie pour vendre les choufleurs
Dans la rue ses frères de couleur
L'accompagnent au marteau-piqueur.

Et quand on l'appelait Blanche-Neige, Lily
Elle se laissait plus prendre au piège, Lily
Elle trouvait ça très amusant
Même s'il fallait serrer les dents...
Ils auraient été trop contents!

Elle aima un beau blond frisé, Lily
Qui était tout prêt à l'épouser, Lily
Mais la belle-famille lui dit: "Nous20101109-016.jpg
Ne sommes pas racistes pour deux sous,
Mais on veut pas de ça chez nous..."

Elle a essayé l'Amérique, Lily
Ce grand pays démocratique, Lily
Elle aurait pas cru sans le voir
Que la couleur du désespoir
Là-bas aussi ce fût le noir.

Mais dans un meeting à Memphis, Lily
Elle a vu Angela Davis, Lily
Qui lui dit "Viens, ma petite soeur,
En s'unissant on a moins peur
Des loups qui guettent le trappeur."

Et c'est pour conjurer sa peur, Lily20101109-005.jpg
Qu'elle lève aussi un poing rageur, Lily
Au milieu de tous ces gugusses
Qui foutent le feu aux autobus
Interdits aux gens de couleur.

Mais dans ton combat quotidien, Lily
Tu connaîtras un type bien, Lily
Et l'enfant qui naîtra un jour
Aura la couleur de l'amour
Contre laquelle on ne peut rien.

On la trouvait plutôt jolie, Lily
Elle arrivait des Somalies, Lily
Dans un bateau plein d'émigrés
Qui venaient tous de leur plein gré
Vider les poubelles à Paris

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 22:37

l'activité en dialogues 0001Je reprends un article précédent où est souligné le rôle

des GROUPES DE RENCONTRE DU TRAVAIL :

 

Encore sur le travail.

Contrat social et ergologie :

 

Manifeste-ergo-engagement-page-1.jpgEssayons de faire un résumé lapidaire, en formules, du tournant de l’histoire de notre temps.

 

1 Les Lumières (courant philosophique du XVIII° siècle, encyclopédistes etc. et sa pratique dans la révolution française) ont re-mis à jour le besoin de liberté de la personne, ce qu’on peut dire autrement : besoins d’initiative créatrice pour répondre aux besoins nouveaux du processus des forces productives inaugurant le capitalisme.

 

2 La bourgeoisie révolutionnaire a fait sienne cette aspiration et l’a voulue dans un premier temps universelle et pour cela a mis en avant le besoin d’un contrat social.

 

3 Une fois conquise sa position et assuré le développement du nouveau mode de production, sa base économique, ses institutions, sa culture, la bourgeoisie a affirmé sa volonté d’immobilité sur le contrat social établi en le limitant à ses besoins et en excluant celui de la classe ouvrière. Mais les intérêts opposés de la bourgeoisie et de la classe ouvrière on connu cependant la convergence du besoin commun de développement des forces productives et de son utilisation par la société.

 

4 il y a donc toujours eu double tendance à l’alliance et à la lutte des classes, qui a déterminé les deux grandes formes d’organisation ouvrière.

 

5 Ce n’est qu’arrivé à terme des contradictions du capital que la classe ouvrière peut instituer un mode de production communiste, ce qui n’empêche pas que la lutte des classes permette des éléments du commun aux besoins humains soient arrachés dans et contre le capital.

 

6 Le besoin de contrat social s’est donc en partie effacé dans la lutte des classes, ce qui est une des explications du communisme grossier, des dictatures staliniennes et anti-capitalistes autoritaires en général. Les contradictions du capital ne peuvent être le facteur d’accouchement d’une société communiste que si les conditions d’un nouveau contrat social existent tant au niveau du développement des forces productives que de ce qu’elle peuvent contenir comme conscience créatrice allant dans le sens de la liberté individuelle de création et de cohérence commune de création.

 

7 En ce sens, l’ergologie posant le travail comme expression de la créativité humaine aliénée est le corollaire indispensable de la lutte des classes vue comme coopération humaine généralisée.

 

8 Les rencontres ergologiques du travail comme lieu de l’élaboration du travail libre collectif ne sont pas une révision déchirante du syndicalisme et des luttes des salariés, mais leur entrée dans les conditions de développement des forces productives dans une capacité de transformation qualitative du mode de production, et en aucun cas une tarte à la crème, une mode, remplaçant la lutte des classes.

 

9 Les G.R.T. (Groupes de Rencontre du Travail) doivent répondre à un débat généralisé (et particulièrement dans le syndicalisme) sur une autre organisation du travail à partir de l’organisation économique existante et en en critiquant la forme et le fond, débat faisant appel à toutes les forces sociales qui contribuent à l’organisation du travail, ce qui n’est pas de la collaboration de classe, mais au contraire une marche qui implique des luttes syndicales, politiques, idéologiques s’ouvrant sur l’extinction plus ou moins rapide des classes sociales, du travail aliéné, du travail marchand.

 

10 Toute marche demande un pas après l’autre, dans la diversité des lieux et des temps, tout en construisant une cohérence globale et les éléments particuliers et généraux d’organisation de cette cohérence.

 

Pierre Assante, Jeudi 21 octobre 2010

  

"Manifeste pour un ergo-engagement", première page, dans "L'Activité en Dialogues, entretiens sur l'activité humaine (II),

Editions OCTARES, Toulouse, http://www.octares.com/boutique_fiche.asp?IdProd=161

 Manifeste ergo engagement page 1

 

http://pierre.assante.over-blog.com/article-encore-sur-le-travail-contrat-social-et-ergologie-59369070.html

 

http://pierre.assante.over-blog.com/article-l-anthroponomie-57236039.html

 

http://pierre.assante.over-blog.com/article-le-paradigme-ergologique-56632020.html

 

 

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 09:48

Noëlle Lasne est médecin du travail. Elle parle de Flora, Personnel de Service dans un collège. Très bel article.  

 

manif unatos femmesJ'y ajouterai, non pour le critiquer, mais pour commenter le sujet sur un plan plus général, que la question de la pénibilité s'ajoute à tous les aspects de la revendication de la retraite à 60 ans à taux plein, et fait la preuve que pour vivre pleinement sa vie, la part de vie qui concerne la retraite fait partie d'une révolution de l'activité humaine, "le temps de vivre", entamée avec les avancées sociales "des jours heureux" sur laquelle le système en crise profonde de suraccumulation du capital veut agir et réagir en régression. D'autant que cette régression lui assure un accroissement rapide du marché des services privés lucratifs et ségrégationnistes.

Les luttes actuelles s'inscrivent dans la revendication d'avenir d'assurance sociale dans tous les domaines, travail, activité, santé, alimentaire, culturelle.....créativité humaine qui fait l'intérêt de la vie au quotidien en lui donnant un horizon dans son cheminement, à ses pieds comme à l'infini.

Jean Vilar et Gérard Philippe, entre autres, nous montraient la voie de ce que pourrait être l'assurance sociale culturelle en lançant le théâtre populaire gratuit et itinérant. Cette comparaison peut paraître absurde, mais il y a lieu d'y réfléchir.....

L'assurance sociale alimentaire est évidemment ici et dans le monde une question première qui dépasse largement la question de la nourriture élémentaire, bien que cette question reste encore et toujours brûlante.

Assurance sociale échappant à l'activité marchande, comme le médicament peut y échapper quand il n'est pas frappé par des mesures de restrictions alors que le développement des forces productives permet de le distribuer hors marché.

La retraite est cette part de la vie d'activité "libre" c'est à dire échappant au moins en partie grandissante à l'activité marchande, part qui doit accroître sur toute la vie d'autant plus vite que la crise du système s'approfondit avec rapidité.

Cet article est paru dans le journal "Le Monde" et j'espère qu'il n'y a pas de problème à en présenter ici un extrait plusieurs jours après sa publication, d'autant qu'il a été diffusé largement par diverses voies syndicales et est arrivé ainsi jusqu'à moi. (P.A.)

 

Face à la retraite, l'usure des corps

 

 Madame Flora est femme de ménage dans un collège. Tous les jours elle fait le ménage de cinq classes, trois bureaux, deux couloirs, deux halls et un escalier. Le seul point d'eau se trouve au rez-de-chaussée. Elle doit donc monter ses seaux d'eau par l'escalier où les bandes antidérapantes ont été arrachées depuis longtemps. Son chariot de ménage se trouve en revanche au premier étage. Elle préfère descendre son équipement à la main. La descente du chariot par les escaliers est périlleuse et lui a déjà valu un accident de travail lorsque la totalité du chariot a basculé sur son pied droit.

Le sol est un lino usé sur lequel elle effectue un balayage humide, mais en hiver, elle doit le laver tous les jours à grande eau ; elle se sert alors d'un balai à franges, qui se manipule en effectuant des mouvements en huit sur le sol. Puis on essore les franges dans le chariot à presse en appuyant très fort de façon répétée. Ce balai à franges a été introduit il y a plusieurs années dans les services de nettoyage, où il est venu remplacer le vieux balai-brosse. Heureusement Madame Flora a conservé la brosse, qui lui permet, périodiquement, chaque fois que le lave-linge du collège tombe en panne, de brosser vigoureusement, et à la main, les lavettes à franges........

     

Extraits de l'article :

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Face_a_la_retraite_l_usure_des_corps.pdf

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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 09:19

edito huma 8 11 2010 0001

edito-huma-8-11-2010_0002.jpg

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 19:54

 

Première de couverture
Le travail enseignant est peu visible. Il n’en est pas moins réel et
travailenseignr tbn pénible. Ce livre veut donner à voir l’nvisible, souligner les tensions et les évolutions. Il le fait en croisant, avec le regard et l’analyse de chercheurs, la parole et les témoignages d’enseignants et de militants. Mais ce dévoilement n’a pas pour finalité la déploration. Il ne vise pas non plus à placer les enseignants dans un quelconque classement des métiers les plus pénibles ou les moins reconnus. Il est indissociable de la volonté de transformer ce travail que l’on rend visible.


Le transformer, parce que derrière ce travail, il y a des hommes et des femmes, de la souffrance parfois qui dévore le reste de l’existence mais aussi des satisfactions qui l’illuminent.

Il est urgent de faire du travail réel un objet non seulement d’analyse mais de revendications et de luttes, comme le montrent les expériences syndicales de réappropriation du travail.

Ce livre est le fruit de l’activité du Chantier Travail de l’Institut de recherches de la FSU.

La postface est de Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU.


novembre 2010, 180 pages, 8 euros
logosyllepse
Collection "Comprendre et Agir"
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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 06:28

congrès 2009Travail : où en est-on ?

 

On en est aux constats. On en est aux effets et à confondre effets et causes :

Accidents du travail, inégalités salariales hommes-femmes, chômage, déqualification, précarité et si l’on entre dans le détail on fait le catalogue : logement, transports, santé, école, recherche, justice, sécurité, culture, institutions etc.…

 

Tant que l’on ne situe pas chaque question de société dans le processus de production, dans le travail, ces questions de société restent dans un sociétal incohérent.

 

Comment a évolué l’industrialisation avec les techniques et les gestions informationnelles ? Quel équilibre-déséquilibre  entre besoin de profit dans la compétition-entente capitaliste et besoin d’employabilité pour fonctionner, le patronat établit-il ? Dans cette course en avant effrénée du patronat, libérée par le déplacement des résistances du social au sociétal, avec les modifications de son personnel politique national et international qui en découlent, comment les salariés prennent ou perdent placent, comment se modifie pour eux l’organisation du travail et comment cette modification dans les organisations du travail influe-t-elle sur la vie hors travail : rapports familiaux, temps de vivre, structuration du processus culturel au sens large.

 

Les Groupes de Rencontre du Travail que préconise "l’école ergologique" initiée par Yves Schwartz ("Expérience et Connaissance du travail" 1988, Editions Sociales, "Le Paradigme Ergologique ou un Métier de Philosophe"2001, Editions Octarès, et récemment "Manifeste pour un Ergo-Engagement, dans l'ouvrage collectif "L'Activité en Dialogues" 2009, Octarès, etc..),  sur la base de recherches et d’expérimentations et des concepts scientifiques en mouvement qui en sont issus,  peuvent devenir un point fort à cette réponse. Ils peuvent sans doute aussi être récupérés et court-circuités par le patronat si ils se développent. Malgré les interventions patronales, réunir les salariés pour discuter du travail ne peut-il pas développer sur la durée une prise de conscience de classe ? Je dis sur la durée car toute manœuvre de récupération ne peut pas gommer l’exercice du rassemblement sur les lieux de travail et ses effets. Et en ce sens, les GRT peuvent dans un premier temps bénéficier d’un petit engouement de la part du patronat, mais plus certainement du même ostracisme que les réunions politiques sur les lieux de travail, la réunion syndicale restant la seule relativement difficile à supprimer. Aussi les GRT trouveront appui sur le syndicalisme et vice versa si tant est que l’organisation consciente de classe du syndicalisme persiste suffisamment.

 

Dans le cas d’une réaction limite du patronat à cette résistance, c’est l’existence du marché dont il a besoin qui sera menacée. Ainsi l’alternative est bien ou la transformation qualitative de la production et des échanges ou la régression profonde.

 

Par rapport aux critiques sur les positions de l’anthroponomie, je souligne cette phrase de Paul Boccara qui répond à l’objection d’horizon limité des propositions anthroponomiques économique ou autres : «  A l’opposé de propositions inefficaces, il faut maîtriser et commencer à dépasser (souligné par moi) les quatre marchés… ». Cette façon de voir c’est insérer une visée dans un processus et non se contenter d’imaginer une visée juste mais sans en faire pré-exister sa réalisation.

 

"Gli operai, i lavoratori non vogliono cambiare solo, né tanto, il tipo della loro automobile o il modello del loro televisore : il significato politico e ideale, il senso umano profondo della loro vittoriosa "spallata" sindicale è, a interderlo bene, che essi vogliono cambiare anche e sopprotutto la qualità dello sviluppo del paese, la qualità della vita loro e di tutti, le forme del consumare e de produrre"

Enrico Berlinguer, 1969, c'est à dire avant l'accélération de destructuration des marchés nationaux,  sur lesquels s'étaient construites les organisations syndicales et politiques de classe,  par la mondialisation capitaliste

 

Pierre Assante, 6 novembre 2010

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 16:02

- René Merle, préface "Nouveau Forum" de Pierre Assante, 2004.

merle agonieL’ouvrage est consultable sur :
http://pierre.assante.over-blog.com

Une lettre que Pierre Assante a mise en préface à son essai « Nouveau Forum » (2004).

Pierron,
La série de tes courts envois, apparemment nés au jour le jour, en liaison avec tes lectures, tes réflexions, l’actualité, etc, commence en fait à constituer une somme dont la logique apparaît de plus en plus au lecteur, à condition que ce lecteur ait en commun avec toi un minimum de « vibrations ».
C’est mon cas, et c’est pourquoi je me permets de t’envoyer ces quelques lignes fraternelles. D’une part, au plus profond de l’expérience individuelle, tu pointes en toi la tension, voire la contradiction, douloureuse, et si fructueuse pourtant, entre d’un côté ton positionnement dans une société de classes, hiérarchisée, conflictuelle, donc violente (positionnement qui t’implique nécessairement dans l’action syndicale et politique), et d’un autre côté la vérité de vie, qui est confiance dans l’être humain et foi dans la douceur, l’harmonie, l’unanimité chaleureuse, confiance qui se fonde d’une foi franciscaine reliée au plus intime et au plus fondamental message chrétien : l’incarnation
Manifestée par la pratique christique (engagement vital qui ne peut que te faire rejeter toute attitude sectaire, tout retranchement inutilement agressif, toute valorisation de la violence, sous couvert de la légitimité prolétarienne et de la lutte des classes). Ces deux versants de ton engagement sont en tension dialectique, en perpétuel équilibrage, non pas seulement dans ta réflexion, mais dans sa mise en pratique vécue, personnelle et collective.
D’autre part, mais en liaison indissoluble bien sûr avec ce qui précède, tu es en quête de sens sur cette aventure humaine, apparue (hasard ou nécessité ?) dans une aventure cosmique dont nous commençons seulement à repérer les dimensions. Cette quête te mène, tant au plan historique qu’au plan de l’histoire de la matière, à éclairer le présent, et donc les avenirs possibles, par une compréhension des fondements, dans lesquels tu trouves la clé infiniment reproduite et trahie pourtant des évolutions nécessaires. On comprend que cela puisse donner le vertige.
Potons à vous deux.

René
13 mars 2004

Illustration : Une mort qui n'en finit pas", René Merle.

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 15:57

Pierre Assante 

Construction du devenir

Epître aux citoyens

 

à René Merle

 

 

 

…et si la dialectique doit finir  par « rentrer dans les têtes », c’est bien parce qu’elle se manifeste, aussi et avant tout, en tant que mouvement objectif, entraînante comme l’histoire et instructive comme un fait.

 

(Marx, une critique de la philosophie)

                                                                                                                                                                      Isabelle Garo.

 

 

Le nettoyage philosophique de la religion catholique n’a jamais été fait. Pour le faire, il faudrait être dedans et dehors », « l’attention absolument sans mélange est prière »

 

(La pesanteur et la grâce)

 

                                                                                                                             Simone Weil

 

On ne répond à une crise de civilisation que par une refondation de civilisation. Et ça passe par les IDEES deI.GARO refondation de civilisation.

Les citoyens sont moins absurdes que les raisonnements politiques qu’on fait sur eux.

Ils s’abstiennent, se « désintéressent » de la démocratie parce que leur intuition leur dit que la « solution » n’est pas dans les débats politiques sectoriels, qu’ils voient comme des matchs de boxe, qu’ils soient de gauche ou d’extrême droite.

Les mesures sociales que nous proposons, fondamentales, seront entendues dans la mesure où elles s’insèrent dans une visée qui les rendent lisibles. Elles sont un peu mieux perçues exprimées pas les syndicats qui n’ont pas atteint de même degré d’usure que les formations politiques.

Dans le débat sur la « mondialisation » se développe l’idée d’une refondation de civilisation, c’est ce qui en fait son succès. Mais ce débat tournera court si cette refondation, est seulement la refondation économique et non surtout la refondation philosophique.

 

Introduction

 

Questionner, c’est déjà répondre, car dans la question, il y a l’intuition et la connaissance.

 

Et répondre c’est déjà dogmatiser. Mais la réponse, il la faut, et nous allons y travailler.

 

Si nous devons rebâtir l’ensemble, (pour les réponses), nous dirons ce qui nous semble le plus important : l’alliance de l’instant infini et de l’instant devenir.

 

Cette  alliance dépasse le concept de dieu et dépasse le concept matérialiste « traditionnels ».

 

C’est un concept d’humanisme marxiste, car nous ne partageons pas l’idée d’anti-humanisme théorique,  celui-ci nous semblant un concept de passage nécessaire de l’humanisme idéaliste à l’humanisme marxiste.

 

De plus, tant que l’anti-humanisme théorique n’est pas dépassé, il peut être plus dangereux que l’humanisme idéaliste.

 

TEXTE ENTIER : http://pierre.assante.over-blog.com/article-epitre-aux-citoyens-8-octobre-2001-52745966.html

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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 15:45

Quelles relations Ergologie et Anthroponomie peuvent-elles entretenir et entretiennent-elles ?

 

eco et poL’ergologie permet elle le contact entre champs délimités ?

L’anthroponomie et l’ergologie ont-elle un « point naturel commun de champ » ?

L’indifférence de la société marchande aux valeurs sans dimensions peut-elle être ce point commun de contact ?

Les « dispositifs dynamiques à trois pôles », la « démormalisation-renormalisation » ont-ils une correspondance avec le concept de contradiction interne, objet, négation, négation de la négation ?

Dans les « démormalisations-renormalisations »  propres à l’anthroponomie et à l’ergologie, la contradiction se situe-elle à l’interne, de chacune d’elle, dans la société en général où elles vivent en fonction de la crise de la mesure quantitative de la valeur d’échange, de l’indifférence aux valeurs sans dimension, quelle est la contradiction qui est « la  plus opérationnelle », ou les contradictions n’ont elles aucune hiérarchie et fonctionnent dans une négation de la négation globale ?

Les progrès de la conscience anticipante contenue dans l’ergologie étant une avancée nouvelle, encore naissante dans l’abord du processus humain, si l’ergologie ne refuse pas de se nourrir de l’anthroponomie, l’inverse est-il vrai, et l’anthroponomie souffre-t-elle des expériences de pouvoir que le mouvement populaire dominé par les rapports de productions marchand et ses superstructure (au sens de la plante de l’introduction à la critique de l’économie politique de 1859) subit ?

 

L’anthroponomie n’accomplit-elle pas, sous l’effet de la crise systémique et globale, de ses effets sur le travail,  des pas dans le sens d’un concept de travail concret propre à l’ergologie ?

 

mode de production asiatiqueL’ergologie peut-elle s’isoler sans le contact de champ avec ce que l’anthroponomie contient ? L’anthroponomie doit-elle « plier dans l’autre sens » une vision du travail dominée par la négation, la construction populaire d’une négation de la négation dans les syndicats, les partis ouvriers, etc.) s’étant faite dans la marche des luttes qui n’ont posé que partiellement cette question. Ce qui se comprend si l’on considère la négation de la négation comme un processus continu qui s’élargit et connaît des « paliers » et des ruptures. Le dépassement de la société marchande est-il un de ces paliers, une rupture. La reconnaissance des valeurs sans dimensions dépend-elle de cette rupture-continuité ?

 

Le moment actuel de l’apparition de l’ergologie dans une période de grand bouleversement et développement des forces productives, techniquement mais sans transformation qualitative de l’organisation du travail, sans reconnaissance des valeurs sans dimension, est-elle un hasard ?

 

La transformation quantitative de l’organisation du travail ouvre-t-elle la possibilité d’une transformation qualitative, quelle intervention humaine consciente est-elle nécessaire à cette transformation qualitative ?

 

Les transformations internes d’un objet concourent-elles à la transformation de l’objet lui-même ? Par exemple dans l’effet d’un GRT sur l’organisation générale du travail. Dans quelle condition. Sous quelle forme?

 

La question de la politeia est incluse dans le dispositif à 3 pôles. L’ergologie « militante » est-elle sensible à cette question, cette question l’isole-t-elle du dispositif à 3 pôles, la prise en compte pratique de la politeia isole-t-elle d’une prise en compte non dichotomisée du dispositif tripolaire ?

 

Goblot civilisationLe « jugement de valeur », dans la situation où le salarié pour vivre doit avoir la permission de vivre de la part de ceux qui détiennent l’organisation du travail, n’est-il pas dichotomisé entre le besoin et la soumission (exemple du suicide au travail et de la « démotivation »), dans sa manifestation « matérielle » comme dans les idées qu’il contient. Comment l’ergologue ou le consultant ergologue peut-il s’affranchir de cette contrainte ou comment peut-il intervenir dans le processus d’affranchissement de cette contrainte ?

 

Le « paradigme ergologique » éclaire déjà ces questions. Ses conclusions sont une synthèse rare face à la « vision préhistorique » du travail ambiant. Le débat sur travail concret et abstrait a beaucoup progressé. Mais cette abstraction qu’est le salaire peut-il échapper à la mesure quantitative de la valeur, à la non-reconnaissance des valeurs sans dimension sans que l’ergologue intègre « l’unité de vision » de ce paradigme ergologique. Le paradigme ergologique lui-même ne nous échappe-t-il pas lorsque nous entrons dans un GRT qui butte sur la division du travail sans qu’une transformation qualitative de l’organisation du travail ne soit envisagée à l’échelle macro, collectivement, dans l’interaction des 3 pôles. La transformation qualitative de l’organisation du travail, la reconnaissance des valeurs sans dimension ne demande-t-elle pas la transformation qualitative des pôles de la gestion et du marché et de la politéia dans leur unité de processus. Et cette transformation qualitative n’est-elle pas la naissance d’autre chose que ces 3 pôles en l’état ? Je pense en particulier de la transformation-dépassement du pôle du marché telle que la pose l’anthroponomie et l’ouvrier révolutionnaire ?

 

Le point, les points de contact entre l’anthroponomie et l’ergologie ne pose-t-elle pas la question de l’absorption de la seconde par la première du fait d’une tradition anthroponomique plus développée dans la société, les syndicats, les SCHWARTZ 1988partis ? Dans ce cas comment l’ergologie assurer son autonomie relative et peut-elle apporter l’activité de son champ pour un développement général des « champs sociaux ».

 

Le contact avec les « luttes concrètes collectives », sans compromission sur les concepts qui fondent le développement de l’ergologie, l’évolution conjointe n’est-elle pas et le moyen de se développer et le moyen de ne pas s’isoler, bien que tout mouvement soit complexe et « l’inconfort intellectuel » évident.

 

Mais peut-être ces questions sont sans intérêt, la question ergologique faisant son chemin et les convergences n’ayant pas besoin d’intervention « extérieures » confinant au volontarisme, et parce qu’elle sont « trop en l’air » par rapport aux questions du moment ?

 

On pourrait allonger les interrogations…….

 

Pierre Assante, 5 novembre 2010

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 13:47
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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 11:51

Jaurès-copie-1Réponse à un ami militant avec qui je partage beaucoup d'idées, mais pas toutes évidemment, et qui me dit : "le mouvement ouvrier ne s'est jamais emparé du marxisme, n'a jamais assimilé le marxisme".

 

Marx n'a pas écrit pour l'avenir, il a écrit pour la durée et pour son présent, et pour le mouvement ouvrier de son temps. Et pour saisir en quantité et en qualité cette part de son action, ce que les conditions de son temps permettaient de saisir et qui n'est pas mesurable...

 

Mouvement, processus du savoir......

 

Ainsi j'incite les militants et chacun de nous dans ce monde en unification-diversification (mais c'est sans doute un peu présomptueux et immodeste de ma part, mais sincère) à s'emparer des travaux d'aujourd'hui, entre autre ceux des chercheurs dont je fais référence dans ce blog, pour trouver des appuis dans leurs réflexions, leurs choix, leurs décisions, leurs actions.

 

La culture savante n'est pas hors de notre portée.

Et elle fait partie de la culture tout court.

C'est d'ailleurs inscrit dans la pratique des militants, même quand ils affirment le contraire.

 

Contradiction, contradiction.....

 

P.A. 4 novembre 2010

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 10:55

ElleinsteinDans la période actuelle de confusion, provisoire, car la crise est instructive, de confusion sur les conditions objectives de transformation sociale, la relecture de cet ouvrage peut être très pédagogique.

 

Il montre comment un pays peu industrialisé a pu réaliser une révolution prolétarienne. Quelles qu' en aient été les structures de gésine et d'éclosion, le processus, objectifs et subjectifs, les uns dans les autres.

 

Et les multiples contradictions, de la bourgeoisie dans l'empire tsariste, de la classe ouvrière peu nombreuse mais concentrée, du capital international majoritaire dans l'industrie russe, des revendications nationales des peuples de l'empire, de l'influence internationale du mouvement ouvrier jusqu'en russie, du caractère "de sommet" de cette influence sur ce peuple agricole issu des traditions du mode de production asiatique, de l'étendue géographique du pays et de ses ressources en matière d'auto-suffisance, d'un pouvoir tsariste à remplacer concentrant l'Etat en un point d'exécution, de la répression qui a conduit à centraliser et militariser le mouvement ouvrier russe et son influence internationale en interaction......

 

Révolution prolétarienne certes embourbée dans le stalinisme,  certes en bute à la réaction du capital international, certes limitée par les conditions objectives et subjectives de sa réalisation, certes en position de faiblesse dans la compétition scientifique, technique, industrielle internationale, certes possédant toutes les conditions originelles pour sa déviation stalinienne qui a quelque chose d'un bonapartisme prolétarien comme la révolution française a connu le bonapartisme bourgeois.

 

Et poutant ayant produit des Maïakovsky, des Vigovski, des Kondratiev... parmi bien d'autres, et des écoles de haut niveau dont la recherche internationale s'enrichit toujours.....

 

Et aussi assuré un certain temps une certaine stabilité des échanges internationaux et dont une certaine stabilité du monde qui a explosé avec sa disparition...

 

Et donné appui au mouvement ouvrier démocratique des pays développés, ne serait-ce que par la peur que la bourgeoisie a eu de cette révolution.....

 

Contradictions, contradictions..... etc...........

 

Pierre Assante, 4 novembre 2001

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 07:35

1844La mesure de la valeur est une mesure de pénurie.

 

La « valeur morale » adhère à la « valeur matérielle » pour en faire « la valeur ». La valeur d’usage est devenue indifférente dans l’organisation de l’échange capitaliste. Indifférente dans cet échange mais non dans les effets sur la vie humaine, dans l’instant ou dans la durée.

  

C’est bien cette indifférence qui est au centre du « mouvement social », et ses effets, que le processus soit conscient ou non, que le manifestant dans la manifestation collective ou individuelle ait conscience ou non de ce processus. La question de la transformation dépend donc en parties indéterminées de « l’expression consciente du processus inconscient ».

 

Plus le surproduit du travail grandit, par exemple plus un individu produit par l’introduction de l’automatisation, de l’informatisation, d’une organisation du travail basée sur ces capacités de production, plus le prix qui est déterminé par la valeur, sans pourtant s’y calquer, peut dé-adhérer relativement de la mesure de cette mesure quantitative de la valeur (valeur marchande).

 

La valeur est une mesure historique. La valeur de la force de travail subit les mêmes lois que la valeur des autres marchandises. Par exemple la valeur de la force de travail d’un ouvrier chinois est bien la valeur des objets qu’il consomme. Mais les objets-marchandise qu’il consomme sont déterminés historiquement par toutes les conditions historiques de production et d’échange.

 

Tant que l’ouvrier chinois produit en partie majoritaire pour l’exportation, c'est-à-dire en grande partie non pour sa consommation nationale moyenne propre, il va subir le poids de la valeur de la force de travail historiquement plus développée extérieure à sa zone de production. Le rapport dialectique entre les « diverses valeurs », par exemple la mesure du temps (TTMSN) va subir les interaction dialectiques et des lois du capital dans son état « de base », celle q’il a acquis en naissant, en s’instituant,  et de ces lois dans les conditions d’une mondialisation informationnalisée de la production et des échanges. Interactions aussi entre groupes sociaux, entre diverses catégories de salariés, entre divers rapports de force dans le marché local et global

 

 La « valeur morale » peut-elle dé-adhèrer de la « valeur matérielle »? Oui, mais elle ne peut pas dé-adhérer totalement tant que le mode de production et d’échange et le niveau des forces productives qui le détermine sont basés sur le capital, c'est-à-dire l’échange A-M-A’ (voir articles précédents sur la valeur et « La métamorphose du travail »).

 

L’écart qui peut se creuser entre valeur et prix est non seulement un signe des capacités rapidement grandissantes  de production de survaleur, ainsi que des luttes historiques des producteurs liées à leurs zone de production et des variations du mode de production donc de vie, institutions etc. en découlant, mais surtout de l’introduction par les techniques de production de capacités productives permettant d’introduire dans le mode de production des éléments, des prémices plus ou moins développés d’un autre mode de production.

 

Le communisme, s’il n’est ni  « inévitable » ni « automatique » ni « spontané », est pourtant, quelle qu’en serait la forme, le seul mode de production pouvant succéder à une « explosion » des capacités productives de l’humanité dans sa totalité. Explosion donc précédée de celle de la plus value aussi, et, puis,  de l'accumulation-dévalorisation du capital entraînant la croissance monstrueuse du capital financier et de l'appauvrissement relatif ou absolu du salariat et de ses services.

 

Cette capacité de dé-adhérence croissante qui accompagne le développement des forces productives, qui se traduit et par la rigidification-dissolution de la mesure quantitative de la valeur et par la capacité de développement des services de santé, culturels, prestation  accompagnées d’un échange marchand échappant en partie aux lois de la valeur (retraite par exemple) sont des prémices d’un autre mode de production dans le mode de production ici et maintenant. Mais le sens d’un mouvement n’est jamais garanti, il dépend de tous ses éléments historiques, c'est-à-dire de nous et de notre « excroissance » qu’est notre production et parmi notre production, nos outils de production qui contiennent tous les éléments « matériels et moraux » de notre histoire humaine dans la longue durée comme dans la durée proche. Continuité-rupture, mesure discrète et mesure quantique intriquées.

 

La dé-adhérence ne peut être que relative. Elle suppose des capacités de survie de l’homme, des groupes humains, dans l’espèce où les solidarités-concurrence pour la survie qui permettent le développement, ne soient ni en équilibre « trop parfait », ni en déséquilibre trop grand, c'est-à-dire en situation d’un contrôle humain relatif de son propre mouvement dans la société et dans la nature, double mouvement constituant un mouvement unique. Unique ne veut pas dire non diversifié ni non multiple. Et équilibre est immobilité. C’est le déséquilibre qui assure le mouvement dans la mesure où, pour l’humain il reste vivable, relatif, c'est-à-dire que les mouvements soient relativement « conjoints ».

 

14mai10 003Depuis l’origine humaine cette « dé-adhérence » est assimilée à la « valeur morale », c'est-à-dire au jugement de l’acte humain que l’on accomplit soi-même (acte et jugement en tant qu’acte, donc mouvement et non « principe moral », ni valeur morale détachée, indépendante de l’histoire, même lorsqu’elle perdure et donne une « propriété » à l’homme) ou que d’autres accomplissent, mais que de toute façon nous accomplissons ensemble parce que tout acte humain est un acte social ; que cet acte prenne la forme d’un acte individuel ou collectif, il reste un acte social. Positivement ou négativement, notre évolution nous a donné, au moins en partie la capacité de juger « les traditions ».

 

J’ai coutume de dire que si vous vous retirez dans le désert, vous vous retirerez avec ce que la société humaine vous a communiqué et les actes que vous y avez accomplis et continuerez ainsi d’accomplir dans ces conditions humaines.

 

 La mesure de la valeur est une mesure de pénurie. Mais même l’acte de pénurie contient l’acte de la richesse. Le propre de l’humain est d’imaginer comme de faire vivre en dehors de son imagination un pré-existant de son développement. Magnifique ou terrifiant selon les cas, l’un étant dans l’autre, mais en proportions différentes, mobiles. Mais de toute façon, ce n’est qu’un pré-existant.

 

Pierre Assante, 3 novembre 2010

 

(Cliquer sur "La Métamorphose du Travail")

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 07:37

Désirs, besoins, aliénation.

 

20100916 010« La richesse des sociétés dans lesquelles règne le mode de production capitaliste s'annonce comme une « immense accumulation de marchandises ». L'analyse de la marchandise, forme élémentaire de cette richesse, sera par conséquent le point de départ de nos recherches ».

 

Ainsi commence le livre I de « Das Capital »

 

A ce premier paragraphe est ajouté cette note : « Le désir implique le besoin ; c'est l'appétit de l'esprit, lequel lui est aussi naturel que la faim l'est au corps. C'est de là que la plupart des choses tirent leur valeur. » (Nicholas BARBON, A Discourse concerning coining the new money lighter, in answer to Mr Locke's Considerations, etc., London, 1696, p. 2 et 3.).

 

On a accusé Marx, et le mouvement marxiste qu’il soit « grossier » ou « savant » ou « d’appareil », ou « en tant que mouvement réel de la société qui abolit l’état existant », ce qui est différent et met en valeur l’humain dans son moment historique et dans toute l’histoire,  enfin en mettant tout et rien dans une critique superficielle, on l'a accusé de soumettre sa vision à l’économicisme, ou à une rationalité sans sentiments etc…

 

Pourtant dès ses premières lignes, « le capital » n’ignore pas les désirs. Et qui veut rétablir une philosophie des désirs « perdue » semble oublier que tout au long de "Le Capital", les représentations humaines ne sont pas détachées de la critique de l’économie politique, elles en sont au contraire intriquées, imbriquées de façon unitaire.

 

Par contre, dans la critique grossière du marxisme, on oublie que les désirs, comme tout ce qui touche à la vie du capital sont mis à l’envers, marchent sur la tête, car pour les assouvir, il faut passer par la marchandise.

 

Il en est de même des désirs comme du travail direz-vous. Il ne peut y avoir désir inassouvi comme il ne peut y avoir de travail abstrait. Bien sûr, tout acte humain est concret. Mais cela ne veut pas dire qu’il ne soit pas aliéné. Et il existe bien le désir abstrait, comme il existe de travail abstrait. Et ce désir abstrait est soumis aux règles de l’échange, et pour nous encore ici et maintenant, de l’échange marchand, celui de l’échange du capital A-M-A’ (voir sur ce blog les articles sur la valeur).

 

Les règles de la publicité, leur manifestation extérieure donne une vision atroce et pourtant bien partielle et superficielle de l’aliénation des désirs par le marché. Cette aliénation est bien plus ambiante, bien plus profonde qu’elle ne paraît au premier regard sur notre vie.

 

Pour agir, il nous faut une motivation et cette motivation naîtrait de la promotion du désir. En disant cela on met de côté l’autre élément, c'est-à-dire le besoin. Ainsi un besoin non satisfait est un désir inassouvi, et un mal de vivre bien plus grand si les causes en restent totalement mystérieuse et surtout sans remède.

 

En soi, le désir reste en part inaccessible. Il est en mouvement comme le besoin. Le besoin crée le besoin et le désir crée le désir, et l’un et l’autre sont un mouvement en rapport dialectique, historique et économique, en perpétuelle complexification, quels que soient les progrès ou les régressions de leur condition d’existence.

 

20101019 024La grande interrogation philosophique du qui sommes nous, où allons nous est liée à la recherche de la survie et du développement de l’espèce et de la personne dans l’espèce. Elle est liée à son existence et à la recherche des conditions « matérielles et morales » de cette survie et de ce développement. Un développement « en santé », donc aussi en maladie inséparable de la vie tant que la vie les surmonte.

 

Mais cette inaccessibilité partielle du désir due à son mouvement et à sa « part énigmatique» est une chose. Autres choses sont les contradictions internes à l’échange humain dans l’échange capitaliste. L’affirmation marxiste sur « la force de perversion que l’argent manifeste » est une représentation issue de la pensée (tautologie) mais pas une « invention de l’esprit ».

 

Faire appel au désir sans faire appel à la transformation sociale, c’est faire exploser l’inassouvissement des désirs, et ce développement de l’idée d’opposition entre travail et désir est la condition extrême du mal vivre et de la crise morale généralisée, maladie que nous traversons.

 

Le bonheur de la solidarité des salariés, dans les manifestations par exemple, mais aussi et surtout dans la réalisation de leurs tâches (ce qui est moins visible, non seulement parce que moins fréquent mais surtout parce que le travail concret est aliéné par le travail abstrait, c'est-à-dire la mesure de sa quantité de valeur), ce bonheur devrait nous donner la dimension morale immesurable que le capital aliène.

 

L’entrée du marxisme dans la critique de l’économie politique par l’anthropologie est évidente pour celui qui ne fait pas du marxisme un simple outil d’accession au pouvoir, mais un outil général de libération, en particulier du travail de sa mesure marchande.

 

Le rapport entre les hommes, dans l’échange marchand est le rapport entre les objets échangés. Et l’échange marchand, de l’alimentation jusqu’à la prostitution, du livre jusqu’à ce que l’on va donner à l’amitié passe par la mesure quantitative de la valeur.

 

Les valeurs morales contenues dans l’échange subissent les conditions « matérielles » (voir l’article de ce blog sur l’usage du mot « matériel »)  de l’échange.

 

Je finirai cet article par cette citation des « manuscrits de 1844 » :

 

« Double erreur chez Hegel.

 

La première apparaît le plus clairement dans la Phénoménologie, source originelle de la philosophie de Hegel. Quand par exemple il a appréhendé la richesse, la puissance de l'État, etc., comme des essences devenues étrangères à l'être humain, il ne les prend que dans leur forme abstraite... Elles sont des êtres pensés - donc seulement une aliénation de la pensée philosophique pure, c'est-à-dire abstraite. C'est pourquoi tout le mouvement se termine par le savoir absolu. Ce dont ces objets sont l'aliénation et qu'ils affrontent en prétendant à la réalité, c'est précisément la pensée abstraite. Le philosophe - lui-même forme abstraite de l'homme aliéné - se donne pour la mesure du monde aliéné. C'est pourquoi toute l'histoire de l'aliénation et toute la reprise de cette aliénation ne sont pas autre chose que l'histoire de la production de la pensée abstraite, c'est-à-dire absolue, de la pensée logique spécula­tive. L'aliénation qui constitue donc l'intérêt proprement dit de ce dessaisissement et de sa suppression est, à l'intérieur de la pensée elle-même, l'opposition de l'En Soi et du Pour Soi, de la conscience et de la conscience de soi, de l'objet et du sujet, c'est-à-dire l'opposition de la pensée abstraite et de la réalité sensible ou du sensible réel. Toutes les autres oppositions et leurs mouvements ne sont que l'apparence, l'enveloppe, la EPITRE AUX CITOYENSforme exotérique de ces opposi­tions, les seules intéressantes, qui constituent le sens des autres, les oppositions profanes. Ce qui passe pour l'essence posée et à supprimer de l'aliénation, ce n'est pas que l'être humain s'objective de façon inhumaine, en opposition à lui-même, mais qu'il s'objective en se différenciant de la pensée abstraite et en opposition à elle ».

 

Et celle-ci :

« Si tu supposes que l’homme [générique] devient humain et que son rapport au monde devient un rapport humain, tu ne peux échanger que l’amour contre l’amour, la confiance contre la confiance, etc. Si tu veux jouir de l’art, il te faudra être un homme ayant une culture artistique ; si tu veux exercer  de l’influence sur d’autres hommes, il te faudra être un homme pouvant agir d’une manière réellement incitative et stimulante sur les autres hommes. Chacun de tes rapports à l’homme –et à la nature- devra être une manifestation déterminée, répondant à l’objet de ta volonté, de ta vie individuelle réelle. Si tu aimes sans susciter l’amour réciproque, c'est-à-dire si ton amour, en tant qu’amour, ne suscite pas l’amour réciproque, si par ta manifestation vitale en tant qu’homme aimant tu ne te transformes pas en homme aimé, ton amour est impuissant et c’est un malheur ».

 

"Donner envie" est inséparable des conditions du  processus humain du moment dans les conditions générales du processus humain.

 

Pierre Assante, 2 novembre 2010

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