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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 15:21

GARO-I-jpgPourrait-on dire cela sans créer de confusion ? :

 

La conscience fait partie de l’imaginaire.

 

La conscience * c’est la part de l’imaginaire qui est opérationnelle de par le type de relation qu’elle permet entre le besoin de l’espèce et de l’individu dans l’espèce et la réalité, la nature.

 

Le communisme grossier (termes des manuscrits de 1844) nie l’imaginaire et réduit la conscience à un reflet exact, fini, de la réalité.

 

Marx au contraire s’appuie sur la partie opérationnelle (au sens strict pour la commodité de l’étude) de l’imaginaire pour explorer l’imaginaire le plus profondément possible. Et en particulier l’imaginaire en tant que produit de conditions historiques et de la société de classe par exemple. Dans le fétichisme de la marchandise, sur la table objet simple et la table objet marchandise (qu’il ne sépare pas), qui se dresse sur ses pieds et danse, selon le conte mais pas seulement puisque le conte naît de la situation, sa vision totale est claire.

 

En ce sens exégèse et commentaires sont en « part » déformation car ils veulent amener auditeur et lecteur de « sa » réalité historique acquise à « celle » de l’auteur, alors que l’expression de l’auteur parle par elle-même. C’est le cas de l’exemple ci-dessus du fétichisme de la marchandise.

 

Cependant l’expression de l’auteur peut rarement se passer de références et contextes qu’il possède en propre et qui sont différents, que ce soit d’une façon « proche » ou « éloignée » de ceux du « récepteur ».

 

Pierre Assante, 21 août 2010

 

Illustration, "L'idéologie ou la pensée embarquée", Isabelle GARO.

 

* Voir :

http://pierre.assante.over-blog.com/ext/http://www.pierreassante.fr/dossier/Vygotski.pdf

http://pierre.assante.over-blog.com/article-vigotsky-55723628.html

et Bottigelli, sur les manuscrits de 1844, extraits

http://www.pierreassante.fr/dossier/Bottigelli_manus44_extraits.pdf

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 14:51

Travail "non qualifié"

 

 

Copie de P1000280A la charnière de la dissolution du Commissariat Général au Plan remplacé par le Centre d’Analyse Stratégique auprès du 1° Ministre, un travail a été fait dans le cadre du Plan par une commission intitulée du TNQ (travail non qualifié), dont j’ai été membre à titre syndical pendant près de 2 ans.

 

 

Un ouvrage a été préparé qui n’a jamais vu le jour officiellement. 

 

 

N’étant pas propriétaire des textes, ni de ceux des coordinateurs de l’ouvrage, ni de ceux des intervenants dans l’ouvrage, textes échangés à titre confidentiel,  je ne peux me permettre d’y faire mention ou d’en donner des extraits.

 

Pour ma part étant propriétaire de mon intervention écrite, j’en fais part ici . Il faut la situer dans son contexte, la date de sa rédaction, entre mai 2006 et avril 2007, en dehors des différentes contre réformes du travail qui ont eu lieu après en matière de salaire par exemple et de statuts en particulier.

 

Cette contribution fait référence aux travaux du Professeur Yves Schwartz.

 

 

Présentation

 

AVEC LE Professeur Y.CHWARTZCette contribution pour la F.S.U. (Fédération Syndicale Unitaire)

-S’appuie sur des exemples traités.................., en particulier les opératrices d’entretien des chambres d’hôpitaux développé par l’ergonome (..........). Elle souligne par une rapide évocation le travail dit « immatériel » en fait celui sur lequel   le Professeur Yves Schwartz désigne comme résultant de la « dialectique sans fin entre anticipation et confrontation »[1] face a une tâche à laquelle seul l’opérateur peut répondre, et qui dépasse les contours du « prescrit » (exemple dans cette intervention des chauffeurs de bus), pour en venir à l’expérience des personnels T.O.S. (Techniques, Ouvriers et de Service).

- Elle veut situer le TNQ non seulement dans sa situation actuelle « micro » et ses possibilités de devenir, mais aussi par rapport à sa situation générale dans la Société Française, l’historique du travail, la division et les couches sociales nées de cette division. Elle évoque en quoi cette division, telle qu’elle s’est constituée peut  être un handicap pour la société et toutes ses composantes, travailleurs « non qualifiés » en premier et comment une autre conception et maîtrise de ces travaux indispensables à la société peut aboutir à une « explosion » des capacités et activités humaines.

-Elle insiste sur la constitution de « couches subalternes » dans ces branches d’activité, impliquant avant tout des personnels féminins issus des milieux populaires et constituant une stratification stérilisante dans la développement économique et social.

-Elle met en relation la question de la rémunération (données en date du printemps 2006), comme un élément essentiel de la reconnaissance nécessaire de ces branches d’activité incontournables.

-Elle prend l’exemple des T.O.S. des Lycées et Collèges ou de l’aide communale aux personnes comme illustration de la possibilité de « formaliser » ces missions dans la Fonction Publique dans l’intérêt des personnels et des usagers : les T.O.S. sont en effet un des plus grands « regroupements » de personnels « d’aide à la personne », les élèves en l’occurrence, dont le travail est garanti par un statut, la gestion et les évolutions soumises à parité à un encadrement et une représentation syndicale pour répondre aux besoins des personnels et des usagers. Ils sont une réalité en mouvement sur laquelle il aurait lieu de s’appuyer face à une précarité dont le T.N.Q. et « l’aide à la personne », sont les premières victimes.

- Elle met en avant la complémentarité des formations initiale, permanente et validation des acquis en soulignant l’essentialité de la formation initiale donc scolaire et universitaire bien entendu.[2]

 - Elle met et exergue la nécessité des échanges d’idées et la tâche effectuée ..................T.N.Q. qui, si elle n’aboutit pas à une synthèse, est riche de confrontations et de données nécessaires à un débat national sur la question du travail........



[1] « Les techniques s’inscrivent dans l’histoire humaine faite d’une dialectique sans fin entre anticipation et confrontation » Yves Schwartz,  « Travail et Ergologie », Octarès.

[2] Voir trois ouvrages édités par la FSU (Editions Nouveaux Regard et Syllepse)

- « Formation professionnelle, regards sur les politiques régionales », par Yves Baunay, Francis Vergne, Juin 2006.

- «Validation des acquis de l’expérience », Collectif, Août 2005.

- « Aventure commune et savoirs partagés », Collectif, sous la direction Denis Paget

Et  « Réussir notre école », Gérard Aschieri, Secrétaire Général de la F.S.U., Edition La table ronde, septembre 2005.

 

SUITE :Travail "non qualifié" ,

8 pages,

(cliquer sur ce titre ci-dessus en rouge)

 

AUtres Articles sur ce sujet dans la presse FSU :

"Regions Atos" UNATOS-FSU :

http://www.pierreassante.fr/dossier/plan_commissariat_regions_atoss.pdf

"Pour " FSU (sur la dissolution du Plan :

http://www.pierreassante.fr/dossier/Plan_Commissariat.pdf

"Enjeux" U&A - FSU, Sur la parution de Travail et Ergologie :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-travail-et-ergologie-note-de-lecture-55924535.html

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 06:28

Vygotski_0001.jpg1 A sujet de l'article sur Salvien, pour moi : il ne s'agit pas de mysticisme, il l'était si peu à mon sens. Au sens propre. En tout cas ce n’est pas mon propos.

 

C'est sa capacité à répondre dans une société "immobile", rigide sur ses principes de classe,  à la contradiction entre travail, production et répartition de richesses, blocage de la reproduction de la société par le traitement du travail. Traitement des pauvres, traitement de "l'étranger", du barbare. Bagaudes, vente des personnes pour endettement, fuite vers les zones de non droit pour se libérer du droit de classe.

 

2 Marx, son mouvement de pensée et d’action,  le travail, le cœur du processus en cours :

 

Yves Schwartz, Henri Lefebvre, Ernst Bloch, Walter Benjamin, Lev Vygotski  et tous les auteurs connus ou quasiment anonymes et ou censurés partiellement ou totalement des médias de classe ou du hasard, qui ont travaillé les dossiers au quotidien, économie, politique, formation….

qui ont travaillé et contribué au processus humain dans la merveille du travail dans toute sa diversité, dans toute son ampleur "simple" et libre, malgré tout.

 

Ce n’est pas un classement mais des repères pour avancer, des amitiés « concrètes » ou « virtuelles » humaines, vraies, pour com-prendre.

 

Extraits de "Pensée et langage", couverture, 6 pages, notes :

http://www.pierreassante.fr/dossier/Vygotski.pdf   

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 08:23

 

Copie-de-8juin10-001.jpgUN PAVE POUR DEBATTRE

 

Le système Sarkozy est l’expression étatique de notre égoïsme collectif.

 

Je ne dis pas cela en dédouanant les acteurs principaux de cet égoïsme, la caste des privilégiés du capital. La scission pauvre/riche est toujours à l’ordre du jour !

 

Qu’est que j'entends par égoïsme collectif ? Ce n’est pas un sentiment qu’il suffirait de combattre avec la volonté d’être « gentil ». C’est un processus qui découle du mode de production, c’est à dire de la façon dont la vie s’est organisée pour subvenir au besoin de la l’humanité.

 

Un processus biologique, même de l’ordre de la vie pensante, est un processus de cristallisation, d’accumulation des éléments qui la constituent, en strates montantes.

 

Un retour à un mode de production qui assure la continuité et la croissance (pas la croissance au sens du capital telle qu’elle est gravée dans la pensée unique et la pensée dissoute) ne peut que et s’appuyer sur ces strates et ébranler en surface et en profondeur ces strates. 

 

Ce n’est donc que par un tremblement de terre ou extérieur à la société ou intérieur et conséquent à son propre processus, ou les deux, qui peuvent rompre l’égoïsme collectif. Ce tremblement de terre semble s’approcher. Le mythe de l’apocalypse repose sur des réalités humaines qui se sont succédées à différents moments de l’histoire. Au niveau de développement humain atteint, il est évident que le tremblement ne peut être que d’ampleur.

Parce que jusqu’alors le système marchand a été rompu par un autre système marchand et qu’au niveau atteint des échanges actuels, c’est la mesure de l’échange marchand qui n’est plus pertinente.

 

Il y a dans la confusion ambiante et mondiale, dans l’incertitude qui s’abat sur l’humain quelque chose qui réclame, comme pour le christianisme héritier de la colonisation, de la guerre, de l’oppression romaine et de son mode de production et de la désorganisation culturelle qu’elle induit, une demande de sauveur.

 

Une demande de sauveur en attendant celle d’une conscience collective qui s’éveille.

 

Pour moi elle est dans ces moins de deux pour cent issus de l’analyse marxiste, qui quoiqu’on en dise est achevée. Non au sens où le marxisme n’a plus rien à découvrir, à com-prendre, à mettre en œuvre, mais dans le sens où il contient une étape nouvelle du processus humain à mettre à jour.

 

8juin10 010Moins de deux pour cent manifestes, mais bien plus en sommeil dans le réseau de l’inconscient collectif. La difficulté est que la transformation à entreprendre est est de l’ordre de la révolution du néolithique en importance et du renversement de mode d’échange en qualité.

 

Ce n‘est pas la réorganisation mondiale du travail qui en permettant la poursuite du profit en déplaçant les lieux de la plus value de main d’œuvre des lieux de résistances précédemment organisés qui l’empêchera. A tout le moins, elle amplifiera l’ampleur du tremblement de terre et ses conséquences attendues et inattendues.

 

CECI EST UNE FIN D'ETAPE DE CE BLOG.

 

J'ai besoin de passer quelque temps avec Salvien. Sans m'éloigner de Marx.

 

Pierrot, Marseille, 19 août 2010

 

Actions du 4 septembre et du 7 septembre voir article précédent.

 

Fête de l'Humanité : 10, 11, 12 septembre 2010

 

et toujours : http://pierre.assante.over-blog.com/article-economie-et-immateriel-54720642.html

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 08:53

 

Karl-Kraus.jpgUNION SACREE ?

 

Si le processus réactionnaire actuel n'était pas bloqué par une action ouvrant la voie à un changement réel (pas "tout changer pour que rien ne change" du Guépard),  nous pourrions hélas  affirmer, à l'instar de Karl Kraus "il n'y a plus rien à dire de......". Mais nous n'en sommes pas là, malgré la situation ahurissante que nous vivons....

Une gauche molle qui ne s’attaque pas à un système en putréfaction qui provoque une crise, peut faire, comme il fut un temps, le chancelier allemand de droite, Hindenburg, le lit d’une forme moderne, inédite, de fascisme. Le programme du conseil National de la Résistance est né d’une réaction contre une gauche molle cédant aux intérêts du capital. Il y a donc lieu de réagir pour prévenir de telles épreuves. Et on ne mène pas une guerre contre le capital et pour une autre construction sociale sans théorie révolutionnaire et sans engagements et mesures fermes.

 

Préparons et participons : 

Journée d’action interprofessionnelle le 7 septembre 2010

Communiqué CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA
Paris, le 29 juin 2010

Ces dernières semaines, les salariés du public et du privé, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraités se sont mobilisés de plus en plus massivement sur les retraites, notamment le 24 juin 2010. Ils ont réaffirmé leur opposition au projet de réforme injuste et inacceptable du gouvernement, notamment au report brutal des âges légaux à 62 et 67 ans qui pénalise particulièrement les salariés ayant commencé à travailler jeunes et ceux ayant eu des carrières chaotiques et incomplètes. Cette réforme n’apporte, par ailleurs, pas de réponse sur le plan de la pénibilité. Elle aggrave les inégalités entre les hommes et les femmes.

Les organisations syndicales dénoncent la campagne médiatique précipitée du gouvernement qui travestit la réalité du projet.

Cette réforme, une des plus dures d’Europe, arrive dans une situation économique dégradée où le chômage est en hausse continue et touche plus fortement les jeunes et les seniors. Les politiques de rigueur se généralisent dans toute l’Europe en aggravant les inégalités et hypothèquent fortement toute reprise.

Des initiatives intersyndicales viseront à interpeller le gouvernement et ses représentants, aux niveaux national et local, le 13 juillet, jour du Conseil des ministres qui adoptera le projet de loi. Durant l’été, les organisations syndicales interpelleront les parlementaires.

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA vont poursuivre leur action tout au long du processus législatif de la réforme des retraites.

Elles décident d’une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le 7 septembre 2010, au moment où s’ouvrira le débat parlementaire. Elles appellent tous les salariés du privé et du public, les demandeurs d’emploi, les jeunes et les retraités à construire ce jour une mobilisation d’ampleur.

 

Appel Citoyen, face à la xénophobie et à la politique du pilori : liberté, égalité, fraternité

Signez l’appel en ligne !
http://nonalapolitiquedupilori.org

Les plus hautes autorités de l’Etat ont fait le choix de jeter à la vindicte publique des catégories entières de population : Gens du voyage accusés comme les étrangers d’être des fauteurs de troubles, Français d’origine étrangère sur lesquels pèserait la menace d’être déchus de leur nationalité, parents d’enfants délinquants, etc. Voici que le président de la République accrédite aussi les vieux mensonges d’une immigration coûteuse et assimilée à la délinquance, et offre ainsi à la stigmatisation des millions de personnes en raison de leur origine ou de leur situation sociale.

Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche ne s’inscrit pas dans le débat légitime, dans une démocratie, sur la manière d’assurer la sûreté républicaine. Le nécessaire respect de l’ordre public n’a pas à être utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires. Ni pour instituer des peines de prison automatiques, contraires aux principes fondamentaux du droit pénal, à l’indépendance de la justice et à l’individualisation des peines.

La Constitution de la France, République laïque, démocratique et sociale, assure « l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion ».

Nul, pas plus les élus de la nation que quiconque, n’a le droit de fouler au pied la Constitution et les principes les plus fondamentaux de la République.

Notre conscience nous interdit de nous taire et de laisser faire ce qui conduit à mettre en péril la paix civile.

Nous appelons à une manifestation le samedi 4 septembre 2010, place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, afin de fêter le 140e anniversaire d’une République que nous voulons plus que jamais, libre, égale et fraternelle.

 

Pour mémoire, Déclaration commmune intersyndicale du 15 janvier 2009 :

http://www.pierreassante.fr/dossier/declaration_commune_15%20jan_2009.doc

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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 08:21

  JAURES.jpg

 

CHANSONS PEDAGOGIQUES

 

Ces chansons ont été composées et enseignées aux enfants de l’école communale marseillaise de la Rue François Moisson vers 1919 par un instituteur socialiste du nom de Vielmas.

C’était l’instituteur de mon père, et mon père m’a retranscrit de mémoire ce document d’histoire qui succédait de peu à  la guerre de 14-18.

Mon père était fils d’un marin puis docker, issu de l’immigration italienne (de Procida, vers 1860, mon arrière grand père était capitaine de grand cabotage avec son voilier installé à Marseille)…. et politiquement des grandes grèves de 1904 et 1907 ; et d’une mère marseillaise de trois siècles, famille vaudoise arrivée d’Embrun pendant des guerres de religion, ainsi le disait la légende familiale.

Mon arrière grand mère ne parlait quasiment qu’en occitan de Marseille au point que mon père, se réveillant d’un coma à la suite d’une hémorragie cérébrale dans sa vieillesse,  ne connaissait plus pendant un temps que sa langue d’enfance, ce marseillais-là. Mais ceci est une autre histoire…écrite par lui-même qu’il serait intéressant de conter….

La famille de ma mère arrivait des Baléares avec aussi de beaux moments d’histoire à raconter. Comme dans beaucoup de familles qui ont pérégriné au fil des évènements politiques ou économiques ou les deux….

Ces chansons, que l’on trouvera sans doute naïves témoignaient d’une volonté de renouveau de paix et de progrès. Resituées dans leur contexte, et malgré leurs limites politico-historiques elles sont porteuses d’une autre construction sociale qui nous interpelle aujourd’hui.

Sur ces limites, on peut souligner une autre correspondance avec aujourd’hui. Une gauche molle qui ne s’attaque pas à un système en putréfaction qui provoque une crise, peut faire, comme il fut un temps, le chancelier allemand de droite, Oskar Hindenburg, le lit d’une forme moderne, inédite, de fascisme. Le programme du conseil National de la Résistance est né d’une réaction contre une gauche molle cédant aux intérêts du capital. Il y a donc lieu de réagir pour prévenir de telles épreuves. Et on ne mène pas une guerre contre le capital et pour une autre construction sociale sans théorie révolutionnaire et sans engagements et mesures fermes. D'autant que les contradictions ont pris l'ampleur du décalage en expansion entre ce que sont devenues aujourd'hui les forces productives et le mode de production qui ne répond plus à leurs besoins de développement.

 

Si le processus réactionnaire actuel n'etait pas bloqué par une action ouvrant la voie à un changement réel (pas "tout changer pour que rien ne change" du Guépard),  nous pourrions hélas  affirmer, à l'instar de Karl Kraus "il n'y a plus rien à dire de......". Mais nous n'en sommes pas là, malgré la situation ahurrissante que nous vivons....

 

2 Chansons :

http://www.pierreassante.fr/dossier/chanson_VIELMAS_1.pdf

http://www.pierreassante.fr/dossier/chanson_VIELMAS_2.pdf

 

Ces documents ont été écrits à la main par mon père, sans doute sont-ils plus lisibles imprimés.

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 07:00

UN CANT POLITUN CANT POLIT

 

(nouvelle)

 

………...…et j’écrivais cette

romance

en octobre 1967 sans savoir

que…….   

 

 

GESTE PREMIER

 

.Quand les nuages se sont fait plus

lourds, les oiseaux ont crié de

solitude.

.Les platanes n’avaient plus d’ombre, les escaliers étaient déserts.

.La pluie s’est mise à tomber.

.Le vent pousse sur la place le ronflement des voitures.

.Le vent rassemble les éclats et l’encerclement des collines.

.Il divise sur la mer le crépitement .....

 

Suite de la nouvelle sur ce lien

ou sur la couverture du texte

"UN CANT POLIT":

http://www.pierreassante.fr/dossier/UN_CANT_POLIT.pdf



Une sélection d'articles de ce blog : ici 

 

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 06:44

Poires-au-vin.jpgCher Pierrot,

 

J’ai eu connaissance de ta correspondance avec Augustin.

Ce n’est pas l’effet d’une indiscrétion mais de l’amitié que nous te portons.

 

Apprendre, comprendre, c’est « se dire que…». Ce que tu te dis par rapports à mes écrits montre que tu commences à comprendre ce que je voulais dire.

Mais méfie-toi ; temps de travail moyen socialement nécessaire, baisse tendancielle du taux de profit, c’est une étude de ma part du capitalisme anglais du XIX°. Ensuite, l’organisation de ton cerveau, ses processus et ceux qui étaient les miens, est différente et donc tes capacités aussi. Ce n’est pas offensant que de dire cela. Cela est vrai pour toi en tant qu’individu mais aussi c’est vrai pour la capacité de perception du moment, de votre moment historique, ce qui ajoute à ta propre difficulté : l’apparence des choses voile encore plus la réalité, à la mesure de la puissance des moyens techniques employés. La réalité elle-même est plus touffue, plus complexe, son unité moins évidente, votre intégration au système plus prégnante.

 

Tu as vu, je crois, que malgré la spécificité de mon étude, les prévisions concernant le développement du capitalisme, la poursuite de sa mondialisation et ses effets sur les salaires, la survaleur, la surpopulation relative se sont confirmées ; spécificité concernant les différences relatives de situations sociale, économique, politique, idéelle ; malgré le différences « tout court ».

 

Tu crains d’être quelquefois une « mouche du coche » par rapport à tes commentaires sur mon travail et celui d’Yves S. Pour éviter cela, il te faut plus de sens de la mesure, plus de patience, sans perdre ta spontanéité. D’ailleurs il faut que tu considères que mes écrits sont une « réflexion à haute voix ». C’est pour cela que je n’ai pas corrigé mes textes précédents au fur et à mesure, à l’exception du livre I du capital pour l’édition française en particulier. Je n’avais pas le temps de le faire et ce n’est pas mon caractère de refaire sans cesse exactement le même chemin, cela me provoque un ennui profond, du moins au départ et dans l’idée de le faire. Mais il est vrai qu’une fois commencé un travail de correction, on peut créer aussi du nouveau. Cette réflexion « à haute voix » par l’écriture « à plume déliée », me permettait de reprendre un raisonnement dans sa totalité afin de ne pas reproduire les mêmes insuffisances, ou plus, les mêmes erreurs, le dé-normaliser, le re-normaliser, à chaque nouvelle rédaction. Mais finalement, sur l’essentiel, je me suis retrouvé avec moi-même et avec une poursuite des concepts au point où je les avais ébauchés ou laissé à l’étape précédente, et des généralisations abstraites à reformuler.

 

Cher Pierrot, ne te prends pas au sérieux mais travaille sérieusement. Mets un peu d’humour dans ta cuisine intellectuelle, et tout ira bien, ou du moins le mieux possible, pour toi et pour les autres. N’oublie pas que toi-même, comme Augustin et moi-même, nous ne sommes que les héritiers de ce que nous avons à transformer et que nous devons prendre soin de ne pas nous approprier un héritage qui appartient à tous, ni de le gaspiller au détriment des générations futures. Transformer n’est pas détruire. Le mal n’existe pas en soi, la tendance à le croire est notre plus grande difficulté et notre plus grand ennemi pour survivre aux nécessités.

 

Ton idée de m’associer à Schubert me plait. Pour faire une caricature à la Daumier, Beethoven ce serait la violence et la tendresse, Schubert la puissance et la douceur. Je crois que tout ça m’a manqué un peu aussi, bien que je ne puisse pas dire que j’aie manqué ni de puissance ni de tendresse. Ton aspiration au « Schubertisme », c’est une demande de plus grande maîtrise de soi-même, essaie d’y répondre.

 

J’étais bien un produit de la révolution bourgeoise, française en particulier ; ceci dans une Allemagne en retard sur ce mouvement et qui puisait dans la recherche l’énergie qu’elle ne pouvait pas mettre dans la « transformation immédiate ». Cette forme de pensée, j’en ai trouvé avec Friedrich un champ d’application idéal en Angleterre avec le capitalisme et le développement des forces productives les plus avancées en quantité. Mais mon intuition me disait, nous disait, que le champ « vierge » de la population immigrée de l’Amérique du Nord allait donner des possibilités incroyablement plus vastes, ce qui s’est produit. Cependant, plus le capital se développe rapidement, plus il développe ses contradictions et les met en œuvre dans l’ensemble du globe et de l’humanité.

 

Cher Pierrot, je te souhaite d’être entendu, modestement, sans orgueil ni médiatisation à la mode. C’est ainsi que tu seras le plus heureux et le plus utile, dans ton petit travail et le déroulement de tes jours.

 

Je t’adresse mes amitiés et mes encouragements. Embrasse Chiara et tes enfants de notre part.

   

Karl, Londres, le 5 février 2008

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 22:22

Charite.jpg2 textes passés en rappel et en témoignage 

 (cliquer sur ce titre)

 

2 interventions, lettre, Rappel

 

   

 

1 La différence entre l’aliénation en général et l’exploitation capitaliste en particulier fait la difficulté de compréhension :

Contribution de Pierre Assante

Section du 8ème arr. de Marseille.

 

28 octobre 2007

 

Nous enseignons et acceptons d’être enseignés à partir du moment où nous avons compris la nécessité ou l’utilité de la « chose enseignée », ou que nous avons déjà au moins « l’intuition » de cette utilité.

 

Toute « chose » est un processus et non une « photo », une « immobilité ».

Aujourd’hui la société dans son ensemble commence, nous commençons, il me semble, collectivement, à nous rapprocher, avec 160 ans de retard, du « niveau de conscience » correspondant aux Manuscrits de 1844 de Marx. Espérons que ce processus débouchera collectivement sur « Le Capital », puis la mise à jour du rôle de l’économie sur le « capital social » et le « capital symbolique » au sens que leur donne Bourdieu dans son magnifique discours sur la domination masculine.

 

Bourdieu lui-même fait insuffisamment, il me semble, de même que toute l’école des neo-marxistes, et malgré l’immense qualité de son travail, la liaison entre le capital tout court et le capital « social » et « symbolique », et les perspectives de gérer la production, les échanges, selon une autre loi que celle du profit ; entre le processus d’expérience du capital, de ses limites, de la crises qu’elles entraînent, de la conscience et de la mise en œuvre des perspectives qu’elles ouvrent : le savoir du possible et la mise en chantier de l’espérance, les continuités et les ruptures, les temps longs et les temps courts.

 

La forme d’aliénation que constitue d’exploitation capitaliste, n’est pas en première instance une question morale, mais d’abord un problème objectif qui se manifeste par des lois-tendances propres au capital. Ces lois tendances envahissent tout le corps social et son environnement accessible et utile, au-delà de la circulation du sang que constitue le capital dans le corps social.

 

Cette différence entre l’aliénation en général et l’exploitation capitaliste en particulier fait la difficulté de compréhension et d’action qui se manifeste actuellement par la division des forces anti-capitalistes, des forces communistes. Il est ambitieux, et à la limite de l’irrespect d’autrui que d’interpréter d’une façon réductrice les incompréhensions des autres, comme le fait un camarade qui affirme à lui tout seul quel est l’état d’esprit précis de ceux qui ont appelé à voter Marie Georges Buffet. Dans les débats auxquels j’ai assisté dans ma section, il était clair que bon nombre de communistes qui appelaient clairement et activement à voter pour Marie Georges Buffet, le faisaient sans illusion sur les résultats électoraux à venir, mais pour maintenir, dans les circonstances de l’échec d’une candidature commune solide, l’existence d’idées minoritaires, certes, mais indispensables à un rassemblement transformateur.

 

Pierre Assante, 28 octobre 2007

 

******************

2 Nous entrons dans une période de destruction très accélérée :

Contribution de Pierre Assante

Pierre Assante
Section du 8ème arr. de Marseille

 

18 mai 2007

 

Nous entrons dans une période de destruction très accélérée des rapports sociaux. Nicolas Sarkozy et son équipe ne sont que la pointe avancée de cette entreprise qui a commencé de longue date. Cette équipe pense qu’en régentant sur la base du libéralisme économique, ils vont pouvoir relancer une cohésion sociale productrice de richesses. Mais c’est une conviction et non un enrégimentement qui procure une cohérence à la société.

 

Leur entreprise de destruction est basée sur le pouvoir de l’actionnariat contre le salariat.

 

L’actionnariat consiste à retirer le plus possible de profit privé au détriment du salariat, qui, lui, est l’élément créateur des richesses. Les délocalisations, les suppressions d’emploi, la répartition extraordinairement inégale des richesses est le résultat d’une telle orientation politique. D’ailleurs la meilleure illustration de l’équipe Sarkozy est bien la récupération à titre privé dont elle jouit de cette répartition extraordinairement inégale des richesses.

 

Les 2% obtenus par Marie Georges Buffet n’est pas le fruit des seules erreurs des communistes. C’est le signe d’une désagrégation de toute une société (et des conditions de l’élection présidentielle), où la production des richesses par le salariat est mise au dernier rang des préoccupations de cette société, salariés compris, obnubilés par une consommation médiatisée et pourtant de plus en plus restreinte pour eux, en particulier pour les plus pauvres.

 

Le communisme est une grande idée d’avenir. Elle n’a pas à être fondée, elle l’est déjà. Mais il lui faut reconquérir ce qui fait sa force, le salariat et ses alliés, force que la crise a transférée à la grande communication dont la campagne de Sarkozy a illustré les méthodes et les moyens gigantesques. La crise du communisme est la crise de la société. Le rassemblement des anti-libéraux ne peut se faire qu’avec les communistes et non contre les communistes. Les différences de culture des uns et des autres, leur aspiration à l’hégémonie ne peuvent se résoudre non par l’hégémonie d’un groupe mais par celle de la re-mise de l’homme producteur au centre de la société.

 

Les élections législatives peuvent être un moment de cette reconquête, en votant pour les candidats d’union anti-libérale et du PCF. Cette reconquête s’inscrira dans la durée et retrouvera toute sa force au bout de l’enrégimentement qui conduira à l’échec de la politique de l’équipe Sarkozy-MEDEF.

 

Pierre Assante, 18 mai 2007

 

Tu trouveras ces deux textes  sur ces liens.

http://www.bdr13.pcf.fr/Contribution-de-Pierre-Assante,5031.html 28 octobre 2007

 

http://www.bdr13.pcf.fr/Contribution-de-Pierre-Assante,5606.html?var_recherche=assante 18 mai 2007

Pierrot

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 09:54

Travail--.JPGCe n’est pas le marxisme qui est

 obsolète c’est le mode de production

capitaliste.

 

Ceci est un point de vue.

Ce n’est pas le marxisme qui est obsolète c’est le mode de production capitaliste.

 

Pourquoi ?

 

Le marxisme, dont Marx a été un des initiateurs, est un  mouvement politique, philosophique et humaniste. Il a subi de graves altérations, comme tout mouvement humain dans la pratique, les conditions historiques données, locales, générales, mais il est toujours en vie, et en santé, même quand il ne dit pas son nom ; même s’il subit de graves difficultés dues en dernière instance aux conditions du développement du capitalisme, particulièrement de l’organisation internationale du travail et de l’échange des produits.

 

Marx dans « Le Capital » décrit.

Marx dans « Le Capital » décrit, à partir des données économiques de l’Angleterre, de son marché interne et international, le mode de production capitaliste en plein épanouissement, et les lois qui s’instaurent dans la mesure de l’échange des marchandises qui s’affirment sans cesse plus fortement au fur à mesure que le mode de production se généralise.

 

En même temps Marx souligne les contradictions qui se développent dans ce mode de production. C’est ce développement de ces contradictions qui rendent ce mode de production obsolète. C'est-à-dire que ce mode de production développe des conditions qui rendent la production et l’échange en contradiction avec les règles « naturelles » qu’il a construites.

 

La base de la production de la plus value, c’est la production de marchandises mises en concurrence sur le marché national puis mondial. L’institution de l’échange c’est celle de la marchandise et la marchandise c’est d’abord l’objet tangible, le produit concret et sa valeur d’usage « matérielle ».

 

P1000378Lorsqu’on dit que les services qui se développent. La valeur.

Lorsqu’on dit que les services qui se développent à partir du mode de production capitaliste produisent des valeurs « valeurs d’échange marchand comparable à la valeur de l’objet tangible, bus, nourriture, maison, livre etc.), c’est vrai et faux. Faux parce que la base de l’échange marchand c’est le développement de l’objet manufacturé. Faux parce que le développement des services c’est déjà les prémices d’un autre mode de production dans le mode de production capitaliste. Et donc une entrée en contradiction majeure par rapport au mode de production « initial ». La base du mode de production capitaliste, c’est un système marchand dont les techniques vont généraliser l’échange du produit manufacturé et tout ce qui éloigne ce mode production du produit manufacturé l’éloigne de ses bases et font exploser ses contradictions.

 

Ainsi de la mesure de la valeur. Elle reste la base du mode de production, mais en même temps elle est mise en contradiction gigantesque avec ses bases au fur et à mesure qu’il développe des besoins et les productions y correspondant ne correspondant plus avec ses bases d’échange, la mesure de la valeur.

 

C’est en ce sens que j’utilise dans « La Métamorphose du travail » le terme dissolution-rigidification de la mesure de la valeur. Ce qui veut dire que le mode de production garde bien cette mesure de la valeur d’échange, mais qu’elle est de moins en moins fonctionnelle. Le développement du capital financier en est une illustration éclatante. Le capital financier est une réalité dès les premiers pas du capitalisme, mais son développement actuel est la marqué du développement des contradictions d’un système dont la base est la production industrielle de la grande industrie, et l’échange marchand de cette production.

 

Si Marx ne définit pas les termes « classe ouvrière »

En ce sens, si Marx ne définit pas les termes « classe ouvrière », « prolétariat », « salariat » comme le souhaiteraient nombre de ses « exégètes » dont je suis, sa définition de la marchandise, de l’échange, de la plus value semble les définir par contrecoup. C’est bien de la production industrielle que naît la plus value et donc de l’activité de la classe ouvrière au sens strict. Que le développement des services soit nécessaire au développement de l’industrie moderne et de l’industrie informationnalisée-mondialisée ne remet pas en cause ces concepts, mais au contraire souligne la contradiction entre le mode de production capitaliste et son développement et son besoin de dépassement.

 

C’est en ce sens aussi qu’il convient de développer le concepts d’unité du salariat sur la base de son exploitation mais aussi sa diversité et en particulier celle qui dépend directement de la production et celle qui lui est liée par son développement, et de plus les formes particulières du salariat liées à la division du travail, y compris dans cet élément essentiel de la vie qui nous nourrit, l’agriculture que l’on oublie car elle n’est pas au centre de la production industrielle.

 

La baisse tendancielle du taux de profit, contradiction entre besoin d’investissement, en matière d’automatisation-informationnalisation-mondialisation, la suraccumulation du capital et son besoin de dévalorisation-destruction, et le besoin de profit c’est cela la réalité contradictoire du capitalisme.

 

En ce sens « Le Capital » et le mouvement communiste, marxiste, n’est en rien dépassé, car la base de la réalité sociale n’a pas changé, comme le darwinisme, l’évolution des espèces reste une base scientifique  pertinente, même si la génétique a modifié des données importantes, et la réalité économique actuelle demandent à réactualiser, affiner notre approche du capital pour transformer le mode de production et le dépasser.

 

Il ne suffit pas qu’un mode de production devienne obsolète

Une chose est cependant certaine. Il ne suffit pas qu’un mode de production devienne obsolète pour qu’il se dépasse par lui-même. Et il n’est pas automatique que l’action humaine pour le dépasser soit efficace et opérationnelle si les conditions de ce dépassement n’existent pas, conditions dans lesquelles la conscience de l’humanité sur elle-même et sur la nature fait partie. L’humain étant un élément des forces productives, et les forces productives « cristallisées » étant un prolongement, une « excroissance » de l’humain qui lui est totalement intérieur.

 

Que cet ensemble de données qui rendent difficile la perception de la réalité quand la réalité se complexifie à ce point, soit la cause d’une grande confusion dans les esprits n’est pas étonnant, et aussi quand les superstructures, non séparées mais intriquées dans tout le social, donc dans les « esprits » oeuvrent à cette confusion.

 

Cette façon de concevoir le marxisme semble relever d’un conservatisme du marxisme d’appareil quelquefois obsolète. Non pas obsolète, mais sur lequel il faut appliquer « la négation de la négation » hegeliano-marxiste.

 

Ceci est une opinion…

 

 

Enfin, l’existence millénaire du mode de production marchand, la mesure de la valeur qui s’y est instaurée, puis développée, affirmée et rigidifié avec le capitalisme achevé, ne fait pas peu contre la naissance d’un autre concept de l’échange que cette mesure de la valeur, dont pourtant les prémices d’un dépassement se développe (services, retraite, activités non marchandes de « l’activité libre ». Tâche difficile. C’est pourtant la question qui est posée à la poursuite du processus humain.

 

Pierre Assante, 11 août 2010 

« La Métamorphose du travail » :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-la-metamorphose-du-travail-5-50419110.html

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 06:26

Georges-Pedrono.jpgC’était notre copain, c’était notre ami.

 

Et c’était mon copain, mon ami. Georges Pedrono.

 

Presqu'un an déjà qu'il nous a quittés.

 

 

Georges : d’une grande délicatesse, d’un esprit aigu d’analyse, d’un grand engagement.

 

Tout cela au service de l’utilité à la société, à ses amis, une utilité au-delà du clan, ouverte à tous et pour cela militante. Dans sa ville, sa région, son pays, dans les forums sociaux internationaux.

 Souvent quand nous nous rencontrions, il me disait : as-tu suivi tel évènement, est-tu au courant de ce débat sur telle ou telle action, telle ou telle idée ? As-tu lu cet article de "l'Huma", suivi cette réunion de tel ou tel syndicat, parti, association ?

 

Malgré de graves problèmes de santé, il ne rechignait ni au travail intellectuel, ni aux responsabilités, ni aux « corvées » militantes peu motivantes pour d’autres. Parce  qu’il se voulait utile.

 

C’est peut-être parce que sa santé ne lui permettait pas de faire tout ce qu’il voulait, tout ce qu’il pensait indispensable, qu’il se sentait quelquefois inutile et qu’un pessimisme l’habitait sans pourtant entamer ses idéaux, ses raisons d’être, sans entamer sa lucidité, au contraire en l’aiguisant, ce que les éclairs bleus de ses yeux, de son regard, soulignaient .

 

Ce pessimisme était aussi de l’espoir : le ressenti profond et affolé de la dureté de la vie et des humains et la volonté de l’adoucir, par la solidarité, l’amitié.

 

Sans que ce pessimisme se reporte dans son comportement sur les autres, sans altérer son affection généreuse, ni ce petit sourire doux ou ironique qui l’animait et rompait sa mélancolie, sa tristesse, et même son angoisse, quand il se sentait en accord dans l’action avec un autre, avec les autres.

 

Des peuples pensent qu’on meurt deux fois. Lors de sa mort biologique, et lors de la disparition de tous ceux qui vous ont connu. Ami apparemment effacé, Georges Pedrono a pourtant marqué les collectifs et les personnes qu’il a côtoyés et à travers eux, sa trace sera indélébile, au-delà de leurs disparitions.

 

Dans le processus humain, l’action sociale, au sens de l’action en profondeur sur la marche de la société, aujourd’hui dévalorisée, quelquefois méprisée, toujours détournée par les grands intérêts privés, mais toutefois essentielle, marque indéfiniment ce processus de la nature qu’est la pensée humaine en mouvement.

 

Nous ne sommes que cette organisation de la matière qui permet à la nature d’avoir conscience d’elle-même, conscience qui progresse chaque fois que nous assurons la santé de ce processus.

 

Georges, ne démentirait pas cette vision car il la partageait profondément, et cela est notre consolation.

 

Pierrot, 1er août 2010  

 

http://www.pierreassante.fr/dossier/C_est_notre_ami.pdf

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 12:24

l'activité en dialogues 0001Ergologie, ORT, GRT,

qu’es aquò ?

  

« La vie est un sommeil, l’amour en est le rêve »

Ces vers d’Alfred de Musset reflètent bien et la beauté et l’état vagissant de la conscience humaine qui va pourtant et dans tous les dangers, vers les infinis.

 

Mais cet état vagissant n’est en rien dépréciatif de la vie. C’est un moment qui en contient d’autres et en contenant le temps contient le mouvement et la beauté qui est le reflet en santé du mouvement dans la conscience et du mouvement grandissant, fluctuant, de la conscience dans le mouvement. Pardon pour l’étendue brumeuse de cette phrase…

 

Limiter la rationalité à son effet apparent ici et maintenant est mutilant pour la compréhension (com-préhension). Et pour l’action par la même occasion.

 

Le testament de Lénine

Lorsque Lénine dans son testament recommandait de ne pas confier à Staline le secrétariat général du Parti Communiste d’Union Soviétique (PCbR), c’est sur un jugement de la brutalité de Staline. Parce que la violence assumée pour répondre à un état de guerre, et entre autre de guerre de classe objective assumée mais non souhaitée en tout cas sous cette forme, n’est pas exercer la violence pour la violence. C’est toute la différence d’un rationalisme mutilé parce que limité à l’apparence de l’ici et maintenant, et d’un savoir, d’un com-pris,  qui contient la générosité dans la bataille pour la vie.

 

Les plus grands dangers que courent les capacités d’innovation humaine ne sont pas ceux issus du conservatisme vu comme immobile, parce que le conservatisme n’est pas une chose en soi mais une résistance en mouvement et en multiples contenus en grande part énigmatiques. Les plus grands dangers viennent de la part du conservatisme qui assimile l’apparence de la novation.

 

paradigme SchwartzC’est le cas du communisme d’appareil lorsqu’il limite la rationalité au saisissable de la situation et élimine par ce fait ce que le cerveau-corps-société, individuellement et collectivement met en relation et qui n’est pas encore présent dans le rationnel.

 

Marcher en inventant, inventer en marchant.

Evidemment l’attitude consistant à ne pas limiter le rationnel à l’apparence de l’ici et maintenant comporte des risques comme tout pas dans la vie comporte la chute ou les dangers de chute qui se vérifient. C’est en quoi l’expérimentation de la vie est essentielle, expérimentation voulant dire action à partir de capacité-détermination-prudence-et-attention-extrême dans les choix, les allers et retours, les arrêts et reprises.

 

Ernst BlochL’ergologie qui ouvre un champ nouveau à l’activité humaine en élargissant la conscience est menacée » des mêmes dangers. Ce n’est pas la théorie excessive qui la menace, mais une ORT *-GRT (Observatoire et rencontre du travail - Groupe de rencontre du travail, mise en observation du travail par les salariés eux-mêmes et sur eux-mêmes) qui systématiserait, comme la psychanalyse a souvent été systématisée et a systématisé, et comme toutes les expériences à partir du moment où l’énigmatique est tenu pour négligeable.

 

Isoler le travail du consultant du mouvement général de la vie, particulièrement au moment où le mode de production en crise réclame de plus en plus violemment une cohérence-invention entre le général et le particulier, la société et la personne, le politique et le psychologique, la technique et l’art, c’est mettre l’ergologie dans un placard, car cet isolement-cantonnement à un élément, c’est la démarche de la systématisation non contournée, non dépassée.....

 

La métaphore végétale et la marchandise.

La métaphore végétale d’Alfred de Musset de la femme et de la fleur peut tout à fait s’appliquer à l’homme en tant qu’espèce en général. C’est bien un organisme vivant « excroissance » parmi les « excroissances » naturelles dans et de la nature qu’est l’homme et l’humanité, et ce n’est pas sa fonction pensante qui l’isole de la nature, mais au contraire cette fonction pensante est le développement de la conscience de la nature sur elle-même, résurrection continue dont la conscience prend forme petit à petit.

Le reflet de la marchandise dans la conscience, reflet du mode d’échange, établit la dichotomie « besoin noble » et « besoin trivial ». La hiérarchie religieuse et la représentation de l’homme y correspondant, n’aura de cesse sans par la disparition de la société de classe et de la division du travail qui en est congénitale. Le rapport dialectique entre techniques et besoins, besoin-création-diversification de besoins,  est à l’origine de la division du travail. Mais aussi la capacité d’anticipation qui en est l’unité en action.

 

Et c’est cette capacité d’anticipation qui peut « remettre les choses sur leurs pieds », c'est-à-dire rétablir le besoin comme une part non séparable de l’unité humaine, c'est-à-dire rétablir l’activité humaine en tant que besoin individuel et collectif d’activité. Ce qui veut dire suppression de la division du travail.

 

Un « bon » GRT

Un « bon » GRT (groupe de rencontre du travail) doit buter (pardon pour ce point de vue appuyé d’amateur en ce domaine comme dans d’autres) sur la division du travail. S’il ne le fait pas, c’est qu’il rationalise d’une façon dogmatique, stalinienne disons pour évoquer la limitation théorique et la théorisation limitée. Et c’est cette contradiction qui fait buter le GRT qui lui permet aussi d’avancer sur des projets novateurs, des utopies concrètes qui trouveront le moyen de s’insinuer dans une réalité apparemment immuable du travail pour la transformer.

 

Le travail, sujet brûlant pour les salariés et toute la société,

Mais aussi « tarte à la crème médiatique » pour ceux qui veulent « tout changer pour que rien ne change » et consciemment ou pas ou les deux à la fois « rationalisent » et « systématisent », ce qui est l’apanage premier, évidemment, des médias du capital quand il s’empare d’une recherche, d’une activité en général.

 

Crise du travail, souffrance au travail, travail et réalisation de soi, travail et revendications.

 

Salariés et syndicalistes, militants, "prescripteurs" dans l'entreprise ou les services publics, décideurs,  et toute la société ressentent une crise des conditions de travail non seulement à travers la crise de l’emploi mais aussi dans le but du travail et la façon de travailler.

 

« Que, quoi, comment produire »,

« Que, quoi, comment produire », cela est-il du ressort unique des décideurs et employeurs, où cela est-il du ressort des producteurs eux-mêmes, dans la production au sens propre comme dans les activités qui le permettent en fournissant des services nécessaires.

Comment ensemble agir dans ce but ?

 

L’ergologie, qu’es aquò ?

Ce ressenti brûlant sur le travail, des chercheurs l’analysent avec les salariés particuliers.

Une autre organisation du travail  est nécessaire mais quelle organisation ?

Et quelles conditions d’ordre politique et social sont nécessaires pour s’orienter vers une autre organisation du travail.

 

Et surtout, en quoi consiste le travail ?

Et surtout, en quoi consiste le travail ? Quelle est ce qui anime l’être humain dans cette activité qu’est le travail, chose apparemment toute simple et qui pourtant demande à être étudiée : on ne peut changer ce qu’on connaît mal.

Les chercheurs ont nommé cette recherche qui fait appel de nombreuses disciplines scientifiques, l’ERGOLOGIE.

 

Toutefois l’expérience et la capacité d’anticipation nous suggèrent que ce sont les victimes de l’exploitation qui se libèrent de leur exploiteur et libèrent les exploiteurs en se libérant. L’ergologie ne peut l’ignorer, même lorsqu’elle entre dans l’analyse fine des éléments constitutifs du travail et de la part énigmatique de l’activité. La neurobiologie, sans s’y cantonner et en la dépassant devrait prendre une part plus grande dans les prémisses des syllogisme qui hantent toute recherche et toute réflexion, ergologie comprise.

 

Tout ceci n'est qu'un point de vue…..

 

Pierre Assante, 10 août 2010

 

Suite du texte "Ergologie, ORT, GRT, qu’es aquò ?"

sur ce lien: http://www.pierreassante.fr/dossier/rationalite.pdf

Dans la suite du texte il y a des extraits d'ouvrages d'Yves Schwartz et d'Ernst Bloch.

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9 août 2010 1 09 /08 /août /2010 09:22

Cahiers du Communisme 1966DEBATS SUR LES PROBLEMES IDEOLOGIQUES ET CULTURELS

 

Cette intervention de Michel Simon (lien en bas de page de cet article, cahiers du communisme) cernait bien, il me semble, d'une façon critique les différentes positions et analyses du débat de ce moment-là et posait en outre d'autres questions essentielles, je crois, qui intéressaient peu le débat alors prévu (voir page 114, paragraphe "il y a plus...").

 

Après 1970,  le repli sur un praticisme (analysé et annoncé par cette intervention?) en manque de nourriture ET la réorganisation mondiale du capital (et donc du travail) sur les bases des nouveaux moyens de production, ET finalement l’implosion des Etats ouvriers en déliquescence liée à leurs contradictions internes elles-mêmes liées à la situation générale,  se sont percutés, trois éléments en un qui ont contribué, en France et ailleurs au repli des positions ouvrières.

 

J'ai souvent lu et relu ce N° des Cahiers que j'ai gardé précieusement.

 

ElleinsteinLes conséquences de cette période de repli et de censure (en particuliers par les grands médias et dans leur carrière) des intellectuels non alignés sur les positions dominantes ont influé sur leur participation puis leur éloignement du mouvement ouvrier.

 

La crise voit un retour progressif des intellectuels vers l’anti-capitalisme et le mouvement ouvrier.

 

Qu'est devenu Michel Simon et quelles sont ses positions actuelles, s'il en exprime explicitement ?

    

L'illustration du livre ci-contre, n'est pas en rapport avec ces cahiers, mais j'ai pensé qu'elle entrait dans une évolution d'une vision de l'histoire et du débat d'alors.....

 

Revue « Les Cahiers du Communisme, Mai-juin 1966 », Pour ouvrir l’intervention de Michel Simon, cliquer ici ou sur le lien ci-dessous

http://www.pierreassante.fr/dossier/Cahiers_du_Communisme_mai_juin_1966.pdf

 

Une présentation des articles précédents DE CE BLOG :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-tous-les-articles-55050118.html

eco & poConnaissez-vous ECO&PO :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-connaissez-vous-eco-po-54757426.html

Brochure d'économie et politique élémentaire pour débats :

http://pierre.assante.over-blog.com/article-economie-et-immateriel-54720642.html

Tous les articles :

http://pierre.assante.over-blog.com/articles-blog.html

 

malberg.jpgUn livre qui aborde la question à partir du PCF :

Le livre : l'entrée en matière de l'éditeur

Voici un livre politique. Un livre engagé et stimulant. D’une plume alerte, Henri Malberg aborde les questions qui font controverse. L’issue anticapitaliste à la crise : réforme ou révolution ? Les classes aujourd’hui : que deviennent la classe ouvrière, les classes moyennes, les intellectuels, le patronat ? L’unité à gauche : échecs et réussite. Le Parti communiste, ses conflits, son devenir. Au passage, les pages d’histoire d’un non-historien.

Le livre d’un militant communiste, de culture marxiste, qui s’y réfère nettement et parle pour aujourd’hui.

Une prise de parti salutaire.

(Ce texte a été rédigé par l'éditeur, il constitue la quatrième de couverture du livre)

Téléchargement intégral du livre

http://www.hmalberg.typepad.fr/

 

Intervention d'Henri Krazucki au CC de 1966 : 

http://www.pierreassante.fr/dossier/Krasucki_CC_1966.pdf

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 21:22

Maintenant, LA ressource humaine



MANIFESTE

 

Un peu de vision universelle éloigne du quotidien,

beaucoup de vision universelle en rapproche.

 

Cliquer : ici

 

Liste complète des articles de ce blog cliquer : ici

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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 15:36

AU-VIOLON-CITOYEN--.JPG….Je pense que la capacité d'anticipation d'un geste, d'un acte, est ce qui caractérise le mieux l'humain. Les capacités d'anticipation du tourneur, du menuisier, du boulanger, de l'agriculteur, de l’employé, de l’enseignant, du chercheur, de l’artiste…. dans leur travail …..

 

La fin des années 60 du siècle dernier a été un tournant, une bifurcation dans l'organisation mondiale du travail. C'est l'introduction de techniques totalement nouvelles qui en est la cause et la possibilité historique dans le processus de production de cette introduction bien sûr.

 

Cela a eu évidemment des conséquences énormes sur l'organisation des luttes des salariés, les structures du salariat, des différentes composantes du salariat, et sur la classe ouvrière de production. Ces termes demandent bien sûr à être précisés, ce n'est là qu'un survol cristallisé en formules des transformations du monde.

 

Il est indéniable que de la traversée de La Manche par Blériot en 1909 à la "conquête de l'espace", conquête économique, militaire, informationnelle, ceci pour prendre deux exemples entre tant d'autres, le monde de l'humanité a plus changé en un siècle que pendant les 1,5 millions d'années qui l'ont précédés. Avant cette période au lieu de dire « en un siècle », on aurait dit en X générations, en plusieurs siècles, en un millénaire etc.…, le mouvement de la nature s’accélérant dans sa marche. Et si le processus se poursuit on dira en une décennie, en un an…..

.....  Organiser dans les quartiers, les villages, auprès des salariés des entreprises privées et publiques, des rencontres pour comprendre et agir, et ceci en faisant la part nécessaire à ce que l’on a appelé le marxisme....

 

...... La menace d’une forme « moderne » de fascisme n’est à exclure nulle part. La part marginale dans laquelle le capitalisme et ses Etats a contraint par tous les moyens-et en premier lieu par l’organisation du travail face au besoin de subsistance du salarié- l’organisation et l’expression ouvrière ne peut que renforcer et l’exploitation et son expression idéologique dans ses formes les plus répressives......

Suite de ce texte :  ici

 
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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 06:24

  Le texte complet du manifeste:  ici

  

  La revue lefebvrienne "La somme et le reste" d'Armand Ajzenberg

  qui a publié ce manifeste : ici

 

          

Pierre Assante

   

 

Maintenant, LA ressource humaine

 

    

MANIFESTE

 

 

Un peu de vision universelle éloigne du quotidien,

beaucoup de vision universelle en rapproche.

  

à Chiara

  

La somme et le reste, Edité par AjzenbergLorsqu’un stade de développement humain est arrivé à épuisement, le sens du développement humain devient justement vide de sens. Mais ce vide contient déjà tous les sens nouveaux possibles et impossibles. Les rechercher, je ne suis pas le seul à le faire avec cette passion qui lasse des copains et des entourages, c’est ma façon à moi de transformer la lassitude de la société et de l’individu en énergie. C’est j’espère une transformation qui en est à ses prémices mais qui gagnera, avec le temps qu’il faut, une renaissance humaine.

Un exemple d’épuisement en politique : Chirac avec 19% gagne avec 83% par défaut. Mais un NON l’emporte majoritairement. C’est cela un des multiples signes de l’épuisement, et il en est une multitude d’autres. Mais ce n’est pas le but de ce manifeste de les développer. Son but c’est de manifester les possibles pour créer l’énergie sociale nécessaire     au dépassement de ce stade épuisé, qui est le stade de la démocratie restreinte, attestée dès l’antiquité athénienne, répandue dans le stade bourgeois de développement, et à renouveler par son élargissement sa généralisation, c'est-à-dire la disparition des classes sociales.

Transformons l’épuisement social en énergie. L’épuisement c’est une fermeture par lassitude. Les cerveaux se sont refermés. Qu’ils s’ouvrent !

Nous sommes 6,5 milliards d’individus de l’espèce humaine.

Notre ressource c’est notre cerveau. Ce cerveau qui a traversé la perception, la double anticipation, de son environnement de cueilleur, de chasseur, pêcheur, agriculteur, dans son espace immédiat, restreint, et toutes les structures sociales, leur symbolique, les rapports sociaux correspondants. Cet espace immédiat c’est considérablement élargi avec la « révolution industrielle » et aujourd’hui la « révolution informationnelle » généralisée et mondialisée. De « plus grand que ses œuvres », l’homme peut devenir « plus petit que ses œuvres ». Un peu de vision universelle éloigne du quotidien, beaucoup de vision universelle en rapproche.

  

1. Maintenant, LA ressource humaine

 

Nous sommes 6,5 milliards d’individus de l’espèce humaine.

Notre ressource c’est notre cerveau. Ce cerveau qui a traversé la perception, la double anticipation, de son environnement de cueilleur, de chasseur, pêheur, agriculteur, dans son espace immédiat, restreint, et toutes les structures sociales, leur symbolique, les rapports sociaux correspondants.

Cet espace immédiat c’est considérablement élargi avec la « révolution industrielle » et aujourd’hui la « révolution informationnelle » généralisée et mondialisée. De « plus grand que ses œuvres », l’homme peut devenir « plus petit que ses œuvres ». Ce qu’il a créé peut le dépasser. Ces structures mentales adaptées à cet environnement immédiat se trouvent confrontées à résoudre ses problèmes d’individu dans un cadre immensément plus vaste et apparemment insaisissable.

Les groupes humains issus de l’histoire, en ethnies, en nations, en classes sont de toute évidence en difficulté pour assurer la cohérence de l’ensemble constitué.

L’autonomie de la pensée vis-à-vis des conditions matérielles qui ont déterminé cette pensée, peut-elle conduire à une dé-adhérence mortelle par rapport aux besoins vitaux de l’espèce ? C’est une réalité menaçante. 

 

Les rapports sociaux sont l’essence de l’humain, c’est son activité multiforme.

 

En économie, ce sont les échanges qui déterminent la vie économique et son développement.

Lorsque les moyens de production augmentent la quantité des produits, si l’augmentation de la  quantité des échanges n’est pas « proportionnelle », il y a crise.

Lorsqu’on introduit l’automatisation dans la grande production, mais aussi une gestion  cybernétique mondialisée morcelée, sans rapport cohérent à l’ensemble, et que cela ne s’accompagne pas de la même « explosion » des échanges, il y a des déséquilibres qui entraînent obligatoirement des chutes, ou plutôt une chute généralisée.

Il en est de même de tous les rapports sociaux, qu’ils soient économiques, culturels, ludiques, psychologiques, etc. Il est d’ailleurs absurde de leur imaginer des frontières étanches. Ils sont intriqués, ils constituent une unité d’activité, pour l’individu comme pour la communauté humaine (Voir Tableau d’un sens de l’échange ).

Tous les échanges, de quelque sorte qu’ils soient, subissent et subiront donc brutalement cet effet de chute. C’est en ce sens que la mise en commun, si elle donne les moyens de mettre en correspondance les moyens de production et le mode de production, contient le remède réaliste de résolution de cette équation.

 

Ce n’est donc pas au seul nom de l’utopie, bien que l’utopie ait un rôle positif indispensable si elle adhère sainement à la réalité, mais au nom du réalisme (dont les institutions se réclament aujourd’hui à rebours) qu’il nous faut revendiquer la transformation par cette mise en commun dans la société.

 

Autre question, la nécessaire "dé-adhérence" des concepts et "ré-adhérence", qui constitue la création et l’utilisation des concepts, étant de plus en plus soumise à un mode de vie des couches dirigeantes (qui sont loin des besoins sains d’un ensemble humain), n’a-elle pas acquis de ce fait une indépendance mortelle ? C'est-à-dire si elle substitue à l’autonomie indispensable au mouvement, une indépendance qui le bloque.

Mais cette "dé-adhérence" des concepts et "ré-adhérence", qui constitue la création et l’utilisation des concepts est-elle résolue une fois pour toute par la nécessaire lutte des classe ? Certainement pas. La question reste posée de la capacité de notre cerveau de réagir sainement dans un ensemble beaucoup plus vaste de ce qui a constitué jusqu ‘à présent la mentalité de l’espèce. Le libre arbitre est confronté à l’agir en commun, et c’est ça le « communisme démocratique ». La critique de Marx à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen est contenue dans cette     interrogation-affirmation. La liberté, la permissivité et les possibilités humaines que permet l’agir en commun doit se substituer à la liberté conçue comme un moyen de se passer de l’autre. Contraintes sociales et naturelles doivent être traitées par cette mise en commun dans le vaste cadre d’une humanité « globale, mondialisée ». C’est à cela que le cerveau humain, sa structure psychologique, son acquis social sont confrontés.

 

Il y a sur ces deux questions matière à un immense débat mondial s’appuyant sur des expériences limitées et sur la construction de concepts sains, sans quoi la revendication de réalisme restera toujours opérante du côté du conservatisme en place. La question des Plans est devenue fondamentale.

 

A tout cela il y a une troisième question qui « s’ajoute », et qui pourtant devrait être à l’origine des concepts comme des actes : les rapports sociaux ne seront sains que dans un épanouissement qui doit avoir une origine ; on ne recrée pas l’humanité, on la développe et on la soigne (car toute vie a ses maladies, sinon il n’y a pas de vie). L’origine des rapports sociaux, ce n’est pas les rapports d’exploitation, ni les rapports de domination d’origine biologique. L’origine des rapports sociaux ce sont les rapports maternels. Ils conditionnent la suite des rapports sociaux, du développement de la personnalité, des conditions de la séparation-adhésion sociale. Sur cette question aussi, il y a lieu de ne pas dogmatiser, simplifier, schématiser, mais à travailler, dans le concept et la pratique; particulièrement sur l'inégalité des échanges homme-femme.

La question du rapport homme-femme* en particulier dans le milieu du travail, de la production et gestion des biens dits matériels, indispensables à la vie, mais sans se réduire à ce champ, au contraire, est donc bien une tâche du présent. Les forces sociales organisées en présence dans notre société ne peuvent s’en abstraire ni en traiter autrement que sérieusement, c'est-à-dire sans démagogie.

 

 

La pensée s’envole, loin des contraintes naturelles et sociales. C’est le propre de la pensée. Et sa beauté pour nous humains. Cet envol peut être mortel. Cet envol peut être fécond.

 

L’humanité, ce n’est pas l’univers, mais nous sommes concernés parce que nous en sommes. Des deux.....

 

................suite de ce texte :

 

Le texte complet du manifeste, cliquer ici

 

 

 

La revue lefebvrienne "La somme et le reste" d'Armand Ajzenberg

 

qui à publié ce manifeste, cliquer ici

 

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 06:10

M.E.Oeuvres Philo.De la métaphore du fruit qui mûrit à la mondialisation[1],

En passant par Marx, Feuerbach, une réflexion tout à fait « pratique ».

 

« La dure cristallisation du quotidien nous met en demeure

de rejeter les transformations illusoires (par l’art ou l’image)

et de transformer effectivement le quotidien. » Henri Lefebvre.

 

« Face au pôle de la cité et au pôle du marché,

un pôle de l’activité, sans lequel l’homme serait hors-jeu

et l’histoire regardée comme une mécanique. » Yves Schwartz.

 

…….La métaphore utilise l’image d’un phénomène connu pour tenter de décrire une nouvelle représentation de la réalité. Elle ne peut ainsi qu’avoir les défauts dont parle Alain Duparquet[2] et contre lesquels il nous met en garde. Une métaphore ne peut se suffire à elle-même et elle a besoin d’autres métaphores[3] qui la contredisent et attaquent la question traitée sous des angles différents.

……..Soit on considère les écrits de Marx comme un dogme, surtout si on les ignore ; soit comme une vision des possibles (ce qu’il déduit de sa « méthode d’investigation dialectique »). Ce qui n’empêche pas, le contraire est impossible, un « jugement de valeur ».

La vision de l’action sur la société décrite dans « L’idéologie allemande », partie « Feuerbach », en particulier les pages 63-64 des Editions sociales, 1968, est citée souvent limitée au passage « Le communisme n’est pour nous…existant » (page 64)..

Il est clair que la partie qui suit et surtout celle qui précède touchent à l’idée que le communisme est une transformation MONDIALE. Cela a toujours gêné les partis nationaux parce que la culture populaire populiste n’envisageait pas le communisme comme un processus de la mondialisation, mais un état des choses dépendant du « grand soir »[4]..

Ainsi renoncer au grand soir équivalait, équivaudrait, à renoncer à toute action révolutionnaire. Pour reprendre la métaphore du fruit qui mûrit, sa négation par son « pourrissement », sa « négation de sa négation » par l’arbre, on ne peut atteindre une maturité sans que le processus de maturation ait eu lieu. On peut accélérer le processus avec d’ailleurs le danger de détruire le fruit par maladresse. Mais on ne peut en faire abstraction. La maturation d’un fruit n’a qu’une voie unique lorsqu’elle réussit (observation empirique). Un processus social a certainement des bifurcations bien plus nombreuses et complexe (observation militante de nombreuses générations), si l’on s’en tient à cette métaphore.

La question de Marx n’est pas « quelle recette pour faire le communisme ? », mais : quelle intervention humaine dans le processus[5], quel processus, ajustement de l’intervention .......

...............................suite de ce texte cliquer : ici

notes :

[1] Nouvelle démonstration du mondialisme capitaliste : l’achat d’une société chinoise par SEB et ses suppressions d’emplois. Une étude d’ouverture privée d’une mine de charbon avec sa centrale électrique dans la Nièvre à renforts de milliards d’euros alors que des milliards d’euros sont engloutis par l’ennoyage à Gardanne, malgré l’opposition et les luttes des mineurs, de la population, des syndicats et de la mairie communiste (concurrence et rentabilité capitaliste !). Pourtant, « Le communisme n’est empiriquement possible que comme l’acte « soudain » et simultané des peuples dominants, ce qui suppose à son tour le développement universel de la force productive et les échanges mondiaux étroitement liés au communisme », Karl Marx,L’idéologie Allemande, Feuerbach .

[3] « La dure cristallisation du quotidien nous met en demeure de rejeter les transformations illusoires (par l’art ou l’image) et de transformer effectivement le quotidien. Henri Lefebvre », Métaphilosophie.

[4] Et parce que sur un espace « économique » national vaste, un état des échanges pouvait laisser penser qu’il constituait un « monde » en soi, en attendant la maturation conjointe dans les autres espaces humains de notre terre

[5] « Face au pôle de la cité et au pole du marché, un pole de l’activité, sans lequel l’homme serait hors-jeu et l’histoire regardée comme une mécanique. Yves Schwartz », Travail et Ergologie.

 

suite de ce texte cliquer : ici

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 22:45

Economie et "immatériel"

 

La somme et le reste, Edité par AjzenbergAu sujet de l’économie dite immatérielle (pour compléter la brochure de l'article précédent) et du travail dit immatériel, terme dont la mode semble un peu passer, la crise éclairant cela, ce terme illustre l’ampleur de la dichotomie et de la forme religieuse de la pensée scientifique mutilée dans laquelle nous vivons : dans le travail et dans l’économie toute activité comporte la pensée, « l’immatériel » intriqué. Si la « part » de cet « immatériel » prend une visibilité plus grande, cela est du à l’évolution des forces productives dans leur caractéristique actuelle, dont l’homme est partie intégrante.

  

"L'immatériel" ce n'est que ce que nos capacités humaines actuelles de percevoir, les capacités de notre temps humain actuel, limite.

 

J’ai dû moi-même utiliser le terme « travail immatériel » pour communiquer l’idée et la chose dans un travail dédié à une commission du Plan sur le travail dit non-qualifié. Le fait de considérer des travaux comme non qualifiés donne le « la » de la mauvaise partition de musique d’une conception hiérarchique de l’activité humaine et d’une vision "éternelle" de la division du travail dans la société de classe.

 

Commencer à nier cette conception pour la dépasser est un bon début pour assurer l’avenir du  processus humain. La solidarité n’est qu’un égoïsme dépassé. Cet exemple est une bonne illustration de la négation de la négation hégélienne. L’égoïsme bien compris, intelligent, ne peut ignorer l’intérêt que représente la collectivité humaine pour la survie de la personne. Et l’intérêt bien compris devient à un moment une deuxième nature comme dirait Simone Weil. C’est cela le dépassement (l’Aufhebung de Marx).  L’amour c’est l’aufhebung de l’égoïsme et de l’amour limité à sa propre personne, qui dépasse l’intérêt personnel pour faire de l’attention à l’autre l’élément premier du processus chimique de la pensée, du corps-soi, de la nature humanisé et de l'humanité naturalisée, inconscient et conscient mêlés.

 

Il en est de l’autonomie relative des sentiments comme de l’autonomie relative des idées. Des conditions (matérielles disait-on "avant", mais le terme  "conditions" suffit) les créent, et dans le mouvement de ces conditions l’autonomie relative c’est la "dé-adhérence" du Professeur Yves Schwartz.

 

Pierre Assante, 31 juillet 2010

 

Les Vendredi de la Madrague ?????

 

 Les Vendredi-Marx de La Madrague

 

La fin des années 60 du siècle dernier a été un tournant, une bifurcation dans l'organisation mondiale du travail. C'est l'introduction de techniques totalement nouvelles qui en est la cause et la possibilité historique dans le processus de production de cette introduction bien sûr.

 

Cela a eu évidemment des conséquences énormes sur l'organisation des luttes des salariés, les structures du salariat, des différentes composantes du salariat, et sur la classe ouvrière de production. Ces termes demandent bien sûr à être précisés, ce n'est là qu'un survol cristallisé en formules des transformations du monde.

 

Il est indéniable que de la traversée de La Manche par Blériot en 1909 à la "conquête de l'espace", conquête économique, militaire, informationnelle, ceci pour prendre deux exemples entre tant d'autres, le monde de l'humanité a plus changé en un siècle que pendant les 1,5 millions d'années qui l'ont précédés. Avant cette période au lieu de dire « en un siècle », on aurait dit en X générations, en plusieurs siècles, en un millénaire etc.…, le mouvement de la nature s’accélérant dans sa marche. Et si le processus se poursuit on dira en une décennie, en un an…..

 

Les révolutionnaires ont souvent voulu changer la vie, l'embellir et surtout donner santé à un processus de développement humain en difficulté, en transformant de fond en comble la réalité historique du moment. Effectivement ils l'ont fait, mais ce qu'ils ont fait c'est de créer les conditions d'un changement à l'échelle de nombreuses générations par des coups d'épaules aux bifurcations du processus humain. Mais l'homme a souvent confondu bifurcation et maturité d'un mouvement de la société, ce qui lui a rendu plus difficile cette maturation concrète d'une donnée-réalité sociale, et même a contribué au pourrissement d'une part plus ou moins importante du mouvement engagé.

 

Je pense que la capacité d'anticipation d'un geste, d'un acte est ce qui caractérise le mieux l'humain. Les capacités d'anticipation du tourneur, du menuisier, du boulanger, de l'agriculteur dans leur travail a été un élément essentiel dans la capacité d'anticipation du militant syndical et politique et  du théoricien et animateur du mouvement révolutionnaire, du mouvement ouvrier. Les moyens de production et la réalité du travail dans l'activité individuelle ont aujourd’hui de nombreux effets sur cette capacité d'anticipation, qui à la fois l'élargit dans l'espace et la diversité et la réduit dans la durée et la pluridisciplinarité, il me semble. Et cela ne constitue pas le moindre des éléments de la bifurcation que l'humanité entreprend en entreprenant une révolution sans précédent en matière d'ampleur, de ses capacités et moyens de production.

 

On ne peut pas entrer dans la vision de cette transformation par le petit bout de la lorgnette. C'est pourtant ce que nous avons fait depuis une quarantaine d'années.

Ces textes de 1966 qui illustrent cette page s'interrogeaient sur  les prémices transformations actuelles et celles qui venaient d’intervenir dans les décennies précédentes et leurs conséquences sur le cours de évènements du moment et à venir, et le rôle et le contenu des décisions à prendre.

 

Poursuivre la recherche à ce niveau est indispensable, non seulement dans le travail théorique mais dans la relation entre l’acte militant au quotidien, les luttes et ces recherches, pour rendre à cet acte militant, que l’on soit engagé ou non dans une organisation syndicale ou politique. Cette recherche n’est pas l’apanage de spécialistes, mais un mouvement d’ensemble de chaque personne dans le collectif humain et toute autre démarche est signée de la régression de l’humanité, même si cette régression est un mouvement complexe dans laquelle des éléments contradictoire se manifestent avec plus ou moins d’effet sur notre vie quotidienne.

 

Cette idée de Vendredi(s) ( mensuels par exemple) de la Madrague (par exemple, un Vendredi de septembre 2010 ou autre, à 20h pour commencer, le lendemain on ne travaille pas et ont peut un peu veiller, lieu à déterminer...) adressée à des militants et habitants dans un quartier et en premier lieu aux communistes, c’est l’idée de rencontres pour comprendre et agir, et ceci en faisant la part nécessaire à ce que l’on a appelé le marxisme qui n’est pas un besoin figé mais, mais que les difficultés dues aux transformations de l’appareil productif et de son exploitation et gestion par les monopoles industrialo-financiers et leurs Etats ont figé en dissolvant l’organisation ouvrière dans la mondialisation capitaliste.

 

Cette dissolution ne peut durer qu’un temps, car elle aura des conséquences sur la survie du mode de production et sur la production elle-même. Nous en connaissons les prémices. Mais cela reste quand même du ressort d’une bifurcation et de générations à laquelle les nôtres, jeunes et vieux d’aujourd’hui peuvent contribuer.

 

Mais la culture nécessaire à l’action ce n’est que la réflexion politique, cette vision réductrice est notre principal handicap. C’est l’ensemble de l’activité humaine, au travail salarié qui est le travail contraint et productif premier, et à toute l’activité sans dimension, le plus souvent inaperçue dans notre système de la valeur d’échange.

 

La musique, pour moi donne l’image de la formation de la pensée et de son expression énigmatique et pourtant réelle, tangible par les oreilles dans tout le corps et la communication des corps de l’espèce et de la nature. Cette parenthèse finale n’est pas anodine. Elle pose une façon d’aborder l’humain qui rompt avec les réductions à laquelle la vie militante s’est habituée. Mais bien d’autre l’ont déjà dit et tenté de le faire.

 

Pierrot, 2 août 2010

 

Suite : les Vendredi-Marx

 

 

Suite du blog :  ici

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 18:49

  

Ce recueil est un souvenir de jeunesse, un témoignage......

  

Le recueil entier : CE QUE JAIME

  

  

POEMES-1969-copie-1.jpgma douceur terne au midi (EXTRAIT de "CE QUE J'AIME")

 

 

ma douceur terne au midi

éclatée des miettes silencieuses

sorte de courbe unique et belle

je te tourne serrée et polie

aux yeux des œuvres miséreuses

je te déchire et te dentelle

 

je définis ton apparence

l’ordinateur émerveillé

les buildings en pente tragique

suivant tes traits et ta mouvance

dans cet univers ruellé

et la messe des prisunic

 

je t’ai conduite et veillée poemes revue

surprise et déferlée encore

dans l’abri de repli et de sable

les vagues échangent leur nausée

le grand froid et le nord

pour ton sang vulnérable

  

  

puis ton effort irrespirable

ton pas d’orage s’éclaire

les éclats d’haleine les phares

tendent et fondent les câbles

le ciel jaunit les brumes errent

le flot s’unit et se sépare

 

 

 

souvenir...souvenir...les fumées ballantes les marées

pèsent et s’enlisent au matin

ma douceur terne il faut partir

la buée d’herbe disparaît

viens le vent s’étire et s’éteint

ma caresse claire mon navire

  

  

 

 

Le recueil : CE QUE J'AIME

 

 

 

 

 

 

Le recueil en A5 : http://www.pierreassante.fr/dossier/CE_QUE_J'AIME.pdf

  

et Liste complète des articles :    ici

 

une sélection d'article cliquer : ici

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 17:18

 

SCHWARTZ 1988paradigme SchwartzUNE SELECTION D'ARTICLES

(cliquer sur les titres d'article)

 

1 Un article de René Merle sur le 14 juillet

 2 L'indifférence (Présentation)

 

 L'indifférence3 L'indifférence, Essai (le texte entier) 

 

 4 Rappel d'histoire sommaire.14 juillet 2010

 5 Reprendre et reprendre encore la question de la marchandise.

 6 une lettre de René Merle

 7 Des histoires anciennes qui portent encore leurs fruits

 8 Encore sur la mesure quantitative de l'échange

 

14mai10 003 9 Metamorphose du Travail, Essai.

   

10 Régions Atos

11 Manifestation Retraites 24 juin 2010

 

 

 

Division sexiste du travail12 Division Sexiste du Travail, Essai 

 

13 Un texte ancien présenté par René Merle : NOUVEAU FORUM

14 En occitan dans MESCLUM-LA MARSEILLAISE: FRASETAS    BROCHURE ECO ET PO perso

  15 Petit Rappel d'économie politique élémentaire, brochure pour débats: ici 

      UN CANT POLIT 16 UN CANT POLIT (nouvelle) :  ici

  

FAUX DEPART 000117 FAUX DEPART (Piécette théâtre) : ici 

        EPITRE AUX CITOYENS 18 Epître aux citoyens : ici

 

  La somme et le reste, Edité par Ajzenberg19 Un Manifeste 2006 : ici  

 

20 POEMES:  ici

  POEMES 1969   

 

 

 

 

 

 

 

 

Sommaire du blog :  ici     et Liste complète des articles : ici  

 

Attention, certains fichiers (pas tous) sont des livres entiers et demandent 1 minute ou 2 pour s'ouvrir. Vous pouvez suivre le temps ou la vitesse de téléchargement indiqué par votre ordinateur en bas de votre écran.

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18 juillet 2010 7 18 /07 /juillet /2010 07:43

René MerleCi-dessous, un article de René Merle

pris sur son site

 

Var, 14 juillet 2010)

jeudi 15 juillet 2010.

- René Merle, La République et les valeurs républicaines

Conférence donnée à Correns (Var) le 14 juillet 2010, dans le cadre de la célébration locale de la fête nationale.

Ce texte a été publié sur le site de la LDH
http://ldhinfoslaseynesurmer.blogsp...

Mesdames, Messieurs, et comme il convient vraiment dans ce jour anniversaire, je vous salue aussi du beau titre de Citoyennes et Citoyens,

Je suis très honoré, et très heureux, de répondre à votre invitation à traiter de la République et des valeurs républicaines. Merci d’être venus si nombreux.
Pour des raisons de santé, je refuse ces temps-ci toute intervention publique.
Mais j’ai fait une exception pour Correns.
En effet, pour le Varois que je suis, votre localité est en quelque sorte un symbole. Un symbole d’identité locale préservée, et enrichie, au plan de la bioéconomie comme au plan de la culture .
Et en même temps, un symbole d’ouverture au monde, dans la convivialité et la créativité.

Il est peut-être un peu paradoxal de traiter ici des valeurs de la République, puisque dans votre localité républicaine ces valeurs sont connues et mises en œuvre.
Les mauvaises langues diraient que peut-être il y a d’autres lieux dans le Var qui mériteraient qu’on leur rappelle ce que sont les valeurs républicaines.
Mais en tout cas, vous donnez l’exemple.
Il est d’ailleurs significatif que cette initiative soit une initiative communale. L’institution communale est inscrite dans notre histoire, et tout particulièrement dans celle de notre Midi.
Elle est le lieu d’apprentissage et de pratique de la démocratie.
D’ailleurs, dans les vieilles archives provençales, la commune est désignée par le beau nom d’Universitat.
Un de mes amis, de la Roquebrussanne et de Néoules [1], grand connaisseur des archives locales, mais aussi plaisantin spirituel, s’est fabriqué un tee-shirt avec l’inscription : "Universitat de Néoules".
Au-delà de la plaisanterie, la formule dit bien l’essentiel : la commune est le lieu de la rencontre entre le plus général et le plus particulier.

Je vais donc, à l’invitation de la Commune, traiter de la République et des valeurs républicaines.
Je parlerai avec, je l’espère, l’objectivité de l’historien, mais je parlerai aussi avec la passion du citoyen, je dis bien citoyen et non pas, en l’occurrence, représentant de tel ou tel courant politique.
Et je ne peux que vous engager, si l’heure et si l’envie vous le permettent, de prolonger cet exposé par une discussion.

Il y a donc aujourd’hui 221 ans que le peuple de Paris prenait la Bastille. Je dis bien le Peuple. Comme l’avaient fait peu auparavant le Peuple de Marseille, prenant les forts, et celui de bien des localités installant un pouvoir populaire dans les communes.
Ce qui laisse rêveur sur la façon dont on célèbre officiellement le 14 juillet : ce n’est pas le peuple que l’on convie à défiler devant la tribune officielle de la place de la Concorde...........................

 

.................Suite de l'article de René MERLE en cliquant : ici

 

ou : 

http://www.rene-merle.com/article.php3?id_article=669

 

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 08:08

P1000378

    

Lettre de Friedrich ENGELS à Joseph BLOCH

 

.....D'après la conception matérialiste de l'histoire, le facteur déterminant dans l'histoire est, en dernière instance, la production et la reproduction de la vie réelle. Ni Marx, ni moi n'avons jamais affirmé davantage. Si, ensuite, quelqu'un torture cette proposition pour lui faire dire que le facteur économique est le seul déterminant, il la transforme en une phrase vide, abstraite, absurde. La situation économique est la base, mais les divers éléments de la superstructure – les formes politiques de la lutte de classes et ses résultats, – les Constitutions établies une fois la bataille gagnée par la classe victorieuse, etc., – les formes juridiques, et même les reflets de toutes ces luttes réelles dans le cerveau des participants, théories politiques, juridiques, philosophiques, conceptions religieuses et leur développement ultérieur en systèmes dogmatiques, exercent également leur action sur le cours des luttes historiques et, dans beaucoup de cas, en déterminent de façon prépondérante la forme. Il y a action et réaction de tous ces facteurs au sein desquels le mouvement économique finit par se frayer son chemin comme une nécessité à travers la foule infinie de hasards (c’est-à-dire de choses et d'événements dont la liaison intime entre eux est si lointaine ou si difficile à démontrer que nous pouvons la considérer comme inexistante et la négliger). Sinon, l'application de la théorie à n'importe quelle période historique serait, ma foi, plus facile que la résolution d'une simple équation du premier degré.......

.........C'est Marx et moi-même, partiellement, qui devons porter la responsabilité du fait que, parfois, les jeunes donnent plus de poids qu'il ne lui est dû au côté économique. Face à nos adversaires, il nous fallait souligner le principe essentiel nié par eux, et alors nous ne trouvions pas toujours le temps, le lieu, ni l'occasion de donner leur place aux autres facteurs qui participent à l'action réciproque. Mais dès qu'il s'agissait de présenter une tranche d'histoire, c’est-à-dire de passer à l'application pratique, la chose changeait et il n'y avait pas d'erreur possible. Mais, malheureusement, il n'arrive que trop fréquemment que l'on croie avoir parfaitement compris une nouvelle théorie et pouvoir la manier sans difficulté, dès qu'on s'en est approprié les principes essentiels, et cela n'est pas toujours exact. Je ne puis tenir quitte de ce reproche plus d'un de nos récents “ marxistes ”, et il faut dire aussi qu'on a fait des choses singulières.......

 

Texte complet : http://marxists.catbull.com/francais/engels/works/1890/09/18900921.htm

 

Deux interventions politiques de 2007 de Pierre Assante : http://www.pierreassante.fr/dossier/2_lettres_Rappel.pdf

 

ou : Le texte de la lettre en cliquant sur ce titre

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 15:53

HENRI-CLAUDE.jpg

 

 

14 juillet 2010

 

DE LA REPUBLIQUE AU POUVOIR PERSONNEL

*

DU POUVOIR PERSONNEL A LA TRANSFORMATION QUALITATIVE DU MODE DE PRODUCTION

 

La fin de la république bourgeoise et l’instauration de la république de pouvoir personnel, 1958.

 

1946 La République, alliance politique dans des conditions historiques et économiques particulières des communistes, des réformiste, (socialistes et démocratie chrétienne) et nationalistes.

 

1947 fin de l’alliance politique, 1958, Fin de l’alliance objective, début d’institutions en rapport avec le CME (capitalisme monopoliste d'Etat) et son internationalisation généralisée, qui va de pair avec la période suivante de la suppression de la parité avec l’or (voir la brochure « petit rappel d’économie politique élémentaire » dans l’essai  "l'indifférence").

 

1968 Première explosion sociale face à la nouvelle réorganisation économique mondiale et les pouvoirs qui la  représentent. La réorganisation du travail et les mesures politiques qui l’accompagnent commence à réduire le poids de la classe ouvrière, et par la même le poids et la cohésion idéologique propre du salariat.

 

1969 Sous ce double effet, fin de l’alliance des nationalistes et des grands monopoles, installation complète du pouvoir personnel, pompidolien, puis giscardien, et « malgré tout » mitterrandien, et enfin chiraquien, transformation des institutions en fonction de la nouvelle donnée économique.

 

1970 Début de l’accélération chronique de la crise de suraccumulation du capital en fonction de la révolution scientifique et technique et sa mise en œuvre dans la production.

 

1981 réorganisation mondiale du capital, manœuvres en recul pour permettre sa réalisation.

 

2007 Explosion des contradictions internes à cette réorganisation et à cette mise en pratique généralisée des nouveaux moyens de production qui accélèrent la baisse tendancielle du taux de profit et donc accélère aussi le drainage politique et financier des capitaux de la production et l’attaque contre les services publics autrefois compromis entre les besoins de classe respectifs. Réorganisation politique pour y répondre.

 

2010 L’impérialisme américain n’a pas perdu ses capacités militaires de domination mondiale, le capital possède les moyens de réaliser dans les pays émergents les profits de la plus value de main d’œuvre de ces pays et partout. Le capital pallie ainsi à son incapacité à introduire la généralisation des nouveaux moyens de production répondant la quantité, la qualité de la production et sa correspondance avec les besoins.

Les pays émergents sont encore dans un rapport de force dominés lié à ce développement inégal, malgré leurs progrès et du fait que leurs progrès s’appuient sur un mode de production capitaliste qui les limite.

 

Les grands pays développés possédant une économie réclamant un autre type de mode de production restent dominés par l’idéologie petite bourgeoise (pour dire vite et schématiquement) entretenue par le capital en s’appuyant sur les classes moyennes. Les 2% des communistes ne sont pas un hasard, mais le résultat non de leurs seules limites du moment, mais essentiellement des effets du mode de production sur les mentalités et l’incapacité de la classe ouvrière de s’imposer dans un milieu géographiquement restreint, dans des processus isolés, mêmes s'ils s'élargissent (exemple, le référendum européen sur le TCE, le movement actuel qui s'exprime autour le la question grecque etc..).

 

Les développements inégaux ne peuvent cependant pas réduire la réalité de l'existence objective de maillons faibles du capital. Toute la question est de savoir si des maillons faibles (et quels maillons faibles pouvant faire « tache d’huile » dans un processus global) ont une ampleur, un effet, un poids suffisant pour influer sur une transformation radicale et non un réformisme qui n’a plus de marge de manoeuvre (ce que montre les difficultés des sociaux démocrates dans le monde).

 

La quatrième république a été un des moments les plus importants de l’avancée vers la « démocratie du producteur », du salarié tendant à la libération du salariat). Elle est à la fois un laboratoire de la satisfaction des besoins humain et des limites d’un pouvoir politique qui ne s’est pas libéré de l’économie capitaliste. Ne pas oublier non plus les luttes anticolonialistes de cette période.

 

L’attaque gauchiste contre les batailles électorales ne peut se justifier que lorsque la démocratie bourgeoise est totalement défaite, ce qui dans ce cas ne se justifie plus non plus, puisque la question devient d’autres institutions pour un autre mode de production.

 

Les batailles électorales restent donc jusqu’à nouvel ordre un élément des luttes reliées aux autres formes de lutte. Abandonner un terrain avant l’heure, c’est ignorer les réalités historiques et surtout prendre les devant d’un effort de l’adversaire lui-même pour se réorganiser en fonction de ses besoins économique et politiques de classe.

 

Nul ne possède un appareil pour mesurer les idées et ce qui peut mûrir collectivement dans les têtes. Ni le temps necessire à ce mûrissement. La conscience de l’homme est celle de la nature sur elle-même. Lorsqu’elle est en incohérence, à la fois elle menace les deux, mais aussi crée des conditions d’apparition des problèmes à résoudre. C'est dans le quotidien que réside l'avenir du processus humain, sa réalité rêvée et accomplie, la vie humaine dans son mouvement, sans dichotomie de la pensée et du corps.

 

Pierre Assante, 14 juillet 2010

 

Qui a écrit cela ? : Bien des gens puisent leur idéal de justice dans les rapports juridiques qui ont leur origine dans la société basée sur la production marchande, ce qui, soit dit en passant, leur fournit agréablement la preuve que ce genre de production durera aussi longtemps que la justice elle-même. Ensuite, dans cet idéal, tiré de la société actuelle, ils prennent lent point d'appui pour réformer cette société et son droit. Que penserait-on d'un chimiste qui, au lieu d'étudier les lois des combinaisons matérielles et de résoudre sur cette base des problèmes déterminés, voudrait transformer ces combinaisons d'après les « idées éternelles de l'affinité et de la naturalité ? » Sait-on quelque chose de plus sur « l'usure », par exemple, quand on dit qu'elle est en contradiction avec la « justice éternelle » et l'« équité éternelle », que n'en savaient les Pères de l'Église quand ils en disaient autant en proclamant sa contradiction avec la « grâce éternelle, la foi éternelle et la volonté éternelle de Dieu » ?

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 08:32

Reprendre et reprendre encore la question de la marchandise.

 

P1010224La proposition d’Althusser de sauter la lecture de « la marchandise » du « Das Capital » pour passer directement à la plus value et au profit pour revenir après à la marchandise a pesé, je crois,  lourd, longtemps et négativement dans la pensée et l’action de transformation sociale.

 

Cette proposition a engendré de graves malentendus, mis de fait  au second plan l’étude de la marchandise, et rendu schématique l’étude de la plus value et du profit.

 

C’est peut-être un signe aussi qu’Althusser pensait avoir tout compris définitivement alors que com-prendre (prendre avec, ensemble) est une éternelle découverte, dans laquelle on peut progresser et avancer avec les repères acquis au fur et à mesure. Dans une œuvre comme celle de Marx comme dans toute expérience de vie.

 

Pour Marx et les marxistes les objets n’agissent pas  directement dans le comportement social de l’homme. Ils sont de l’ordre d’une relation matérielle, comme tout ce qui existe, et passent par l’interaction entre eux-mêmes et la représentation, l’activité mentale qu’ils suscitent.

 

Ainsi de la marchandise qui a les qualités matérielles d’un objet particulier, comme tout objet, mais qui a l’importance de subvenir à des besoins de production et de reproduction de la personne et de la société *, dans leur unité, par l’échange.

 

L’étude des conditions de l’échange partant et de la valeur d’usage de l’objet et de la VALEUR, qui désigne la qualité de l’échange de l’objet, est indispensable à la compréhension de la suite de l’exposé de « Le Capital ». La pédagogie sur « la marchandise » est donc prioritaire pour  toute formation militante, pour toute formation tendant à découvrir les limites du capitalisme dans le développement humain *, les transformations qualitatives nécessaires au processus de l’humanité et les moyens de poursuivre le processus.

 

Cette étude de la marchandise nous emmène de repère en repère, de représentation et représentation du mode d’échange, et aboutit à la constatation de l’obsolescence croissante de la mesure quantitative de la valeur, et à l’idée et la réalité d’un mode d’échange qui tend à bloquer l’échange et donc cette « circulation du sang » qu’est l’échange lequel passe par le capital, argent privé destiné à se reproduire et s’accumuler, mais aussi transporteur de l’échange social dans le capitalisme généralisé, comme le sang transporte l’oxygène dans tout le corps.

 

Les mesures économiques partielles tendant à sortir de cette contradiction mortelle doivent et partir de cette constatation et agir sur cette réalité de l’échange, non comme une fin en soi mais comme des éléments d’un processus tendant à un but, un autre mode d’échange et donc de production. Et ce mode d’échange ne peut reproduire la contradiction de la mesure actuelle de la valeur en perte de sens « matériel et moral », de sens au propre comme au figuré, sinon à renouveler les mêmes maux aggravés par et dans une voie sans issue. Le niveau quantitatif et qualitatif de la production informationnalisée mondialisée en ouvre la possibilité. C’est l’antichambre possible du communisme.

 

C’est toute la différence entre une vision réformiste à courte vue, le nez sur le guidon,  et une vision transformatrice d’un quotidien ouvert sur un horizon.

 

Pierre Assante, 12 juillet 2010

 

* « …Cette impossibilité d’échange immédiat entre les marchandises est un des principaux inconvénients attachés à la forme actuelle de la production dans laquelle cependant l’économiste bourgeois  voit le nec plus ultra de la liberté humaine et de l’indépendance individuelle… » Marx, Le Capital, Livre Premier, Tome I, Page 81, Note, Editions Sociales, 1967. Ce n’est pas le seul passage de« Das Capital » posant cette question, bien sûr, il suffit de le lire attentivement.

 

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 08:06

Je reproduis ici une lettre de René Merle avec son autorisation, lettre dont je le remercie grandement.

L'illustration du roman de London-Strunsky est mon choix personnel. Ce roman est un débat sur les sentiments et le matérialisme, on ne peut plus proche je crois de tout débat qui traite de qu'il est de mode aujourd'hui de nommer "le symbolique". Espérant que l'illustration connote.  

Dans le roman, les sentiments s'affrontent "avec-contre" le matérialisme, ce qui n'est pas ma conception du matérialisme et des contraires de la dialectique qui ne sont pas de l'ordre du "pour ou contre les sentiments", mais des processus qui les contiennent et qui font la vie humaine dans toutes ses dimensions.
Dans "Rien d'autre que l'amour", les sentiments s'affrontent à partir des deux conceptions des deux protagonistes du roman mais peut-être pas dans les conceptions réelles des deux auteurs London et Strunsky, en tout cas sans doute pas de la façon dont les personnages l'expriment.
  

London-Strunsky.jpgCher Pierron,

Un mot rapide (qui n'a rien d'une étude), après ton "Re-ligio", à propos d'un problème qui me turlupine.

Tu sais que les populations méditerranéennes, (avant d'être conquises par les différents groupes de Grecs, de langue indo-européenne) semblaient avoir organisé leur mythologie autour du culte de la Déesse-Mère, reflet de leur organisation sociale matriarcale.

L'unité de la création, l'interaction entre tous ses aspects, relevait de la même origine, la Déesse Mère, qui avait engendré et régulait.

Ce qui persistera dans la trilogie bien connue de la femme dans ses trois âges, et sa mise en abîme dans le calendrier d'une année en trois saisons.

Tu sais aussi que les envahisseurs ioniens, éoliens, doriens, etc. ont substitué à cette mythologie une mythologie fondée sur la primauté du Mâle : Zeus et cie. Sans pour autant pouvoir faire oublier les siècles, peut-être les millénaires, de la croyance néolithique. Mais dorénavant Héra, si elle est toujours là, est dominée et bafouée par Zeus.

Ce qui persiste de l'antique croyance dans la nouvelle mythologie est le sentiment du rapport fondamental entre le divin, (c'est à dire la nature et le destin), et la vie des humains. Rapport qui n'impliquait pas la référence à une autorité transcendatale unique, à un pouvoir clanique ou étatique.

Leurs rapports avec l'Égypte et le Moyen Orient phénicien, hittite ou mésopotamien, ne pouvaient que renforcer les adeptes de la mythologie dans cette conviction, qui n'impliquait aucune éthique transcendantale, mais le sentiment d'une prudence nécessaire des humains dans ce monde qui les englobe et les dépasse.

Cependant,  l'irruption inouïe du monothéisme juif n'a pu que les déconcerter dans la mesure où il leur semblait justement effacer cette perception d'un monde vibrant de rapports quotidiens avec la multiplicité naturelle du sacré (qui je le répète n'impliquait aucune éthique). Et dans la mesure où elle ne s'appliquait qu'à un peuple élu, et non à tous les peuples...

Et l'on sait quelles résistances les pouvoirs étatiques ont opposé à la transformation de cette éthique proposée au peuple élu en éthique universelle. Éthique qui fut initialement la consolation et l'espérance des humbles, des pauvres et des opprimés, mais qui aboutir rapidement à la césure entre le royaume terrestre et le royaume du ciel, à la négation aliénante de l'unité de la nature et des hommes.

Tout ceci est bien loin, mais d'une certaine façon demeure vivant.

Deux exemples entre tant d'autres...

Aujourd'hui, en Grèce par exemple, tu as des gens très sérieux qui refusent l'orthodoxie religieuse officielle (portée sur la carte d'identité) et se déclarent partisans de l'antique mythologie, réconciliatrice de l'homme et du tissu universel des correspondances.

De l'autre côté, tu as le tentative d'un Ernst Bloch de réconcilier le marxisme et le judaïsme (et plus largement la religion vécue personnellement) dans une utopie de la salvation universelle n'a pas eu l'heur de plaire aux dirigeants de la RDA et à nos marxistes officiels français des années 50-70.

Bref, il y a de quoi réfléchir.

Bises.

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