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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 04:01

ergologiaERGOLOGIA N°8. Janvier 2013. SOMMAIRE

 

Annemarie Dinvaut

Penser de concert l’ergologie, la sociolinguistique, la sociodidactique.

Renato Di Ruzza

Mythes et réalités du modèle épistémique.

Luc Justet

Le corps des travailleurs dans le droit. Aux origines du contrat de travail.

Yves Schwartz

Les deux paradoxes d’Alain Wisner. Anthropotechnologie et ergologie.

Edouard Orban

L’homme et le travail africain ignoré.

Lettre à mes amis de la République Démocratique du Congo.

 

Directrice : Dominique Efros
Directeur adjoint : Xavier Roth
Conseiller scientifique : Yves Schwartz
Responsable du secrétariat : Christiane Mirtillo
 
ADMINISTRATION - SECRETARIAT
Institut d’Ergologie
Université Aix Marseille
29, avenue Robert Schuman
13621 Aix en Provence, cedex 1
04 13 55 33 29
 
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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 07:41

 

 

MARX PORTRAITAu moment où les "solutions" à la crise économique, de production et de civilisation, "vont d'échec en échec" (Grèce, Chypre, Portugal, Espagne, Méditerranée, Europe, Monde...), c'est à dire ne sont pas aptes à répondre aux besoins de développement humain, quels sont les handicaps de l'économie politique qui ne lui permettent pas, justement, de "trouver les bonnes solutions" ? (P.A., 25.03.2013)


(Voir en particulier les extraits du texte soulignés en bleu

et les notes de la rédaction sous le texte)


Extraits de la postface de la seconde édition allemande du capital

En Allemagne l'économie politique reste, jusqu'à cette heure, une science étrangère. - Des circonstances historiques, particulières, déjà en grande partie mises en lumière par Gustave de Gülich dans son Histoire du commerce, de l'industrie, etc., ont longtemps arrêté chez nous l'essor de la production capitaliste, et, partant, le développement de la société moderne, de la société bourgeoise. Aussi l'économie politique n'y fut-elle pas un fruit du sol; elle nous vint toute faite d'Angleterre et de France comme un article d'importation. Nos professeurs restèrent des écoliers; bien mieux, entre leurs mains l'expression théorique de sociétés plus avancées se transforma en un recueil de dogmes, interprétés par eux dans le sens d'une société arriérée, donc interprétés à rebours. Pour dissimuler leur fausse position, leur manque d'originalité, leur impuissance scientifique, nos pédagogues dépaysés étalèrent un véritable luxe d'érudition historique et littéraire; ou encore ils mêlèrent à leur denrée d'autres ingrédients empruntés à ce salmigondis de connaissances hétérogènes que la bureaucratie allemande a décoré du nom de Kameral-wissenschaften (Sciences administratives).

Depuis 1848, la production capitaliste s'est de plus en plus enracinée en Allemagne, et aujourd'hui elle a déjà métamorphosé ce ci-devant pays de rêveurs en pays de faiseurs. Quant à nos économistes, ils n'ont décidément pas de chance. Tant qu'ils pouvaient faire de l'économie politique sans arrière-pensée, le milieu social qu'elle présuppose leur manquait. En revanche, quand ce milieu fut donné, les circonstances qui en permettent l'étude impartiale même sans franchir l'horizon bourgeois, n'existaient déjà plus. En effet, tant qu'elle est bourgeoise, c'est-à-dire qu'elle voit dans l'ordre capitaliste non une phase transitoire du progrès historique, mais bien la forme absolue et définitive de la production sociale, l'économie politique ne peut rester une science qu'à condition que la lutte des classes demeure latente ou ne se manifeste que par des phénomènes isolés. (1)

Prenons l'Angleterre. La période où cette lutte n'y est pas encore développée, y est aussi la période classique de l'économie politique. Son dernier grand représentant, Ricardo, est le premier économiste qui fasse délibérément de l'antagonisme des intérêts de classe, de l'opposition entre salaire et profit, profit et rente, le point de départ de ses recherches. Cet antagonisme, en effet inséparable de l'existence même des classes dont la société bourgeoise se compose, il le formule naïvement comme la loi naturelle, immuable de la société humaine. C'était atteindre la limite que la science bourgeoise ne franchira pas. La Critique se dressa devant elle, du vivant même de Ricardo, en la personne de Sismondi.

La période qui suit, de 1820 à 1830, se distingue, en Angleterre, par une exubérance de vie dans le domaine de l'économie politique. C'est l'époque de l'élaboration de la théorie ricardienne, de sa vulgarisation et de sa lutte contre toutes les autres écoles issues de la doctrine d'Adam Smith. De ces brillantes passes d'armes on sait peu de choses sur le continent, la polémique étant presque tout entière éparpillée dans des articles de revue, dans des pamphlets et autres écrits de circonstance. La situation contemporaine explique l'ingénuité de cette polémique, bien que quelques écrivains non enrégimentés se fissent déjà de la théorie ricardienne une arme offensive contre le capitalisme. D'un côté la grande industrie sortait à peine de l'enfance, car ce n'est qu'avec la crise de 1825 que s'ouvre le cycle périodique de sa vie moderne. De l'autre côté, la guerre de classe entre le capital et le travail était rejetée à l'arrière-plan; dans l'ordre politique, par la lutte des gouvernements et de la féodalité, groupés autour de la sainte alliance, contre la masse populaire, conduite par la bourgeoisie; dans l'ordre économique, par les démêlés du capital industriel avec la propriété terrienne aristocratique qui, en France, se cachaient sous l'antagonisme de la petite et de la grande propriété, et qui, en Angleterre, éclatèrent ouvertement après les lois sur les céréales. La littérature économique anglaise de cette période rappelle le mouvement de fermentation qui suivit, en France, la mort de Quesnay, mais comme l'été de la Saint-Martin rappelle le printemps.

C'est en 1830 qu'éclate la crise décisive.

En France et en Angleterre la bourgeoisie s'empare du pouvoir politique. Dès lors, dans la théorie comme dans la pratique, la lutte des classes revêt des formes de plus en plus accusées, de plus en plus menaçantes. Elle sonne le glas de l'économie bourgeoise scientifique. Désormais il ne s'agit plus de savoir, si tel ou tel théorème est vrai, mais s'il est bien ou mal sonnant, agréable ou non à la police, utile ou nuisible au capital. La recherche désintéressée fait place au pugilat payé, l'investigation consciencieuse à la mauvaise conscience, aux misérables subterfuges de l'apologétique. Toutefois, les petits traités, dont l'Anticornlaw-league, sous les auspices des fabricants Bright et Cobden, importuna le public, offrent encore quelque intérêt, sinon scientifique, du moins historique, à cause de leurs attaques contre l'aristocratie foncière. Mais la législation libre-échangiste de Robert Peel arrache bientôt à l'économie vulgaire, avec son dernier grief, sa dernière griffe.

Vint la Révolution continentale de 1848-49. Elle réagit sur l'Angleterre; les hommes qui avaient encore des prétentions scientifiques et désiraient être plus que de simples sophistes et sycophantes des classes supérieures, cherchèrent alors à concilier l'économie politique du capital avec les réclamations du prolétariat qui entraient désormais en ligne de compte. De là un éclectisme édulcoré, dont John Stuart Mill est le meilleur interprète. C'était tout bonnement, comme l'a si bien montré le grand savant et critique russe N. Tschernishewsky, la déclaration de faillite de l'économie bourgeoise.

Ainsi, au moment où en Allemagne la production capitaliste atteignit sa maturité, des luttes de classe avaient déjà, en Angleterre et en France, bruyamment manifesté son caractère antagonique; de plus, le prolétariat allemand était déjà plus ou moins imprégné de socialisme. A peine une science bourgeoise de l'économie politique semblait-elle donc devenir possible chez nous, que déjà elle était redevenue impossible. Ses coryphées se divisèrent alors en deux groupes : les gens avisés, ambitieux, pratiques, accoururent en foule sous le drapeau de Bastiat, le représentant le plus plat, partant le plus réussi, de l'économie apologétique; les autres, tout pénétrés de la dignité professorale de leur science, suivirent John Stuart Mill dans sa tentative de conciliation des inconciliables. Comme à l'époque classique de l'économie bourgeoise, les Allemands restèrent, au temps de sa décadence, de purs écoliers, répétant la leçon, marchant dans les souliers des maîtres, de pauvres colporteurs au service de grandes maisons étrangères.

La marche propre à la société allemande excluait donc tout progrès original de l'économie bourgeoise, mais non de sa critique. En tant qu'une telle critique représente une classe, elle ne peut représenter que celle dont la mission historique est de révolutionner le mode de production capitaliste, et finalement d'abolir les classes - le prolétariat.......(3)

Karl Marx
Londres, 28 avril 1875.

 

Notes de la rédaction du blog

(1) C'est à dire que le développement de la lutte des classes incite l'économie politique "officielle" à s'éloigner de la science pour donner des "explications" propres à l'intérêt de la classe dominante. (NDLR)

(2) Avec la "solution chypriote" d'aujourd'hui, le capitalisme s'oriente de plus en plus de la "solution keynésienne" aux "solutions type crise de 1929", c'est à dire freiner la circulation du capital qui est pourtant son sang.....La seconde plus suicidaire que la première, mais les deux sans doute dépassées. (NDLR)

(3) Sur les "étapes" de cette abolition, voir les travaux actuels des économistes marxistes, entre autre de la Coméco,  et aussi, la "critique du programme de Gotha". Et aussi les remarques de Dominique Losurdo sur Gramsci dans ce blog. (NDLR)

 

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:58

 

ElleinsteinARTE, Amos OZ, Vladimir OULIANOV, Emile ZOLA.

 

Heureusement, l’émission avec Amos Oz m’a réconcilié avec ARTE.

 

Celle sur Lénine est lamentable.

 

Comme si la violence dépendait d’une seule personne, comme si la démocratie française (avec ses limites) n’était pas née de deux siècles d’atroces violences, qui ne sont pas finies hélas, guerres avec l’Europe, et guerres civiles, et massacres répétés à tous les changements historiques de gouvernement, massacres des artisans et ouvriers  etc. par les classes possédantes, sans parler des massacres coloniaux et des violences qu’ils induisent encore…

 

Une telle émission ne peut en rien nous prémunir contre les violences nées effectivement avec et dans la révolution d’Octobre, à l'instar de tant de luttes historiques, si elle en fait une telle caricature unilatérale, et qu’elle cache l’énorme affrontement sous toutes les formes, violentes militairement ou pas, entre des, les peuples et le capital, et ses conséquences qu’il faudra bien surmonter démocratiquement, vraiment et jusqu'au bout de la démocratie, celle des producteurs, tôt ou tard, le plus tôt possible, dans la même idée de la "mesure du temps" tel que l’exprime Oz sur la question des deux états d’Israël et de Palestine.

 

Même si je ne partage pas cette trop grande distance qui fait qu’un palestinien pauvre sans terre ne peut réagir comme un israélien humaniste et grand écrivain qu’il est et qui possède de bonnes, meilleures, conditions de vie, qu’il mérite sans doute, mais pas plus que le palestinien.

 

La question de l’équilibre entre les différents points de vue sur une question abordée par un médium comme Arte ne peut passer par la caricature sans dommage pour Arte elle-même.

 

Que serait devenue la jeune république française et ses suites heureuses, parmi toutes les suites tragiques et-ou sereines, malgré tout, face à la coalition armée des rois d'Europe, sans des actes et contrôles démocratiques comme ceux de Saint-Just sur les fronts des armées du Rhin par exemple, et de Robespierre dans son centre, qui d'ailleurs était clairement contre la guerre et la peine de mort, paradoxalement ou pas. Il ne s'agit pas de bilan "globalement positif", il s'agit de processus historique qu'on ne choisit pas à postériori en jugeant "les bons et les méchants", mais en ayant une réflexion sur les valeurs à développer. Pas la valeur marchande, mais celle qui la dépassera.

 

L'émission suivante avec le commentaire sur Germinal et la rage des femmes des mineurs contre l'épicier émasculé, la propriété, leur propre et atroce misère, peut être aussi une façon de comprendre l'histoire de la violence, son rôle, son dépassement civilisé qui est loin d'être atteint à ce jour. Le constat au contraire d'un redoublement de la violence peut être un signe de résistance ultime des possédants et aux possédants, généralisé à un monde qui tente d'y échapper et qui y réussira peut-être. Je le "crois".

 

La transformation du mode d'échange n'est pas sans lien avec la question de la violence que ce mode d'échange "Argent-Marchandise-Plus d'argent" (A-M-A') d'aujourd'hui induit contre les "pauvres" et qui touche, en fin de compte l'humanité entière, à des divers degrés et dans diverses conditions, formes, façons "d'être" de l'humain.

 

Pierrot, Dimanche 24 mars 2013

 

P.S. Pourquoi l’économie politique est-elle si peu scientifique aujourd’hui, particulièrement à travers l’enseignement officiel et les médias dominants ? Un élément de réponse :

 

« ….En effet, tant qu’elle est bourgeoise, c'est-à-dire qu’elle voit dans l’ordre capitaliste non une phase transitoire du progrès historique, mais bien la forme absolue et définitive de la production sociale, l’économie politique ne peut rester une science qu’à condition que la lutte des classes demeure latente ou ne se manifeste que par des phénomènes isolés… »

Marx, extrait de la postface de la seconde édition allemande du livre I de « Das Kapital »

 

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 11:51

 Article publié par l'Humanité le 22 mars 2013, traduit de l'italien par Marie-Ange PATRIZIO

 

 On sait que Gramsci salue l’octobre bolchevique comme la « révolution contre Le Capital » : démentant la lecture mécaniciste de l’œuvre de Marx, la révolution avait eu lieu dans un pays n’appartenant pas aux pays capitalistes les plus avancés. On sait moins que le refus du doctrinarisme caractérise aussi la vision gramscienne de la construction de l’ « ordre nouveau » : des enseignements précieux en dérivent pour une gauche qui voudrait comprendre les processus en acte dans des pays comme la Chine, le Vietnam et Cuba.

   Revenons à l’article cité. Quelles seront les conséquences de la victoire des bolcheviques dans un pays arriéré et épuisé par la guerre ? « Ce sera, au début, le collectivisme de la misère, de la souffrance ». C’était un stade inévitable mais qui devait être dépassé « le plus rapidement possible ». Le socialisme ne coïncidait pas avec « l’ascétisme général » et le « grossier égalitarisme » critiqués par le Manifeste du parti communiste. Loin de se réduire à la répartition égalitaire de la misère, le socialisme exigeait le développement des forces productives. C’est pour obtenir ce résultat que Lénine introduit la Nouvelle Politique Economique.

  La NEP est immédiatement lue par les populistes comme synonyme de restauration du capitalisme. Ce n’est pas l’avis de Gramsci qui observe en 1926 : la réalité de l’URSS nous place devant un phénomène « jamais vu dans l’histoire » ; une classe politiquement « dominante » se trouve « dans son ensemble » «placée dans des conditions de vie inférieures au niveau de vie de couches et d’éléments déterminés de la classe dominée et assujettie ». Les masses populaires qui continuent à mener une vie épuisante sont désorientées par le spectacle du « nepman couvert de fourrures et disposant de tous les biens terrestres». Pourtant ceci ne doit pas constituer un motif de scandale : le prolétariat ne peut ni conquérir ni garder le pouvoir s’il n’est pas capable de sacrifier «ces intérêts immédiats aux intérêts généraux et permanents de sa classe». Ceux qui dénoncent la NEP comme synonyme de retour au capitalisme ont le tort d’identifier couche économiquement privilégiée et classe politiquement dominante.

  Le règlement de comptes avec le populisme nostalgique d’un monde encore en deçà de la grande industrie continue dans les Cahiers de prison : il y a dans l’« américanisme et fordisme » quelque chose qui, une fois détaché du système capitaliste d’exploitation, peut jouer un rôle positif dans les pays socialistes mêmes.  Pour eux aussi – lit-on dans le Manifeste- l’introduction d’ « industries qui n'emploient plus des matières premières indigènes, mais des matières premières venues des régions les plus lointaines, et dont les produits se consomment non seulement dans le pays même, mais dans toutes les parties du globe » est « une question de vie et de mort ».

  Nous pouvons alors comprendre les difficultés des pays d’orientation socialiste. Ils sont appelés à lutter contre non pas une mais deux inégalités : celle en vigueur à l’intérieur du pays, l’autre qui garantit la prééminence économique, technologique (et militaire) des pays capitalistes avancés. La lutte contre les deux inégalités ne peut pas avancer à la même cadence.

  Gramsci est l’auteur qui plus que tout autre a insisté sur le caractère complexe et contradictoire du processus de construction de l’ « ordre nouveau » : regarder ce processus avec suffisance et se laisser séduire par le « chant du cygne » de l’Ancien régime (qui peut parfois avoir une « splendeur admirable »), revient à délégitimer toute révolution.

  De nos jours aussi le populisme joue un rôle négatif. Alors qu’à partir de la France, malgré la crise et la récession, se répand le culte de la « décroissance » cher à Latouche et en Italie à Grillo aussi, la gauche occidentale observe avec méfiance ou hostilité un pays comme la République populaire chinoise, issue d’une grande révolution anticoloniale et protagoniste d’un développement économique prodigieux, qui non seulement a libéré des centaines de millions de gens de la faim et de la dégradation mais commence enfin à mettre en question le monopole occidental de la technologie (et donc les bases matérielles de l’arrogance impérialiste).

   Aucun doute : le populisme est loin d’être mort. Mais c’est justement pour cela que la gauche a besoin de la leçon de Gramsci.

 

Domenico Losurdo,  http://domenicolosurdo.blogspot.fr/2013/03/il-dossier-gramsci-pubblicato-su.html

 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

 

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 11:14

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 13:49

2012 02 25

 

Métaphores à l'usage des assemblées de salariés pour leur usage entre eux et auprès des populations, ce qui s'appelle aussi formation hégémonique du salariat.

***********************************************************

 

1ere métaphore.

Ce n’est pas le robinet qui fabrique l’eau, il y a derrière les canalisations, les épurateurs, les canaux de Provence ou d’ailleurs, et les sources et les  rivières, le tout mis à votre disposition par le cerveau et les mains, le corps-soi, humains.

 

2eme métaphore

S’asseoir sur une chaise est un rapport concret de solidarité avec ceux qui l’ont fabriquée. Le rapport moral de solidarité est contenu dans ce rapport concret. La conscience n’en vient pas automatiquement.

 

3eme métaphore

le soleil se lève le matin, se couche le soir. C'est un phénomène naturel. Lorsque vous faites les démarches pour vous faire rembourser la visite médicale, c'est un phénomène social qui dépend de l'activité humaine et qui n'est pas du même ordre, qui est de votre ordre et de l'action collective menée pour conquérir les droits sociaux. Ce dont on a pris l'habitude, nous avons tendance à le considérer comme un phénomène naturel immuable. Danger !

 

Au-delà de ces métaphores :

 

Je ne doute pas, et ce depuis bien longtemps, des capacités humaines de protester contre les contradictions et leurs effets qui minent la société, leur vie, et contre ceux qui entretiennent ces contradictions : les exploiteurs, l’exploitation sous toutes ses formes anciennes et nouvelles ; sous toutes les formes de propriété des moyens de production, d’argent et de capital. Ce dont je doute, c’est du contenu de cette protestation, c'est-à-dire des capacités à la conjuguer avec les mesures concrètes à prendre pour les résoudre, ces contradictions, jusqu’aux prochaines.

 

Si je doute des, du, contenu de cette protestation, c’est parce que la conscience ne naît que de l’expérience plus l’éducation, la formation, c'est-à-dire la diffusion des analyses de classe des salariés entre eux et auprès de toutes les populations. En premier l’auto éducation des producteurs au sens strict de la production de la plus-value (survaleur), relativement répartie ou pas (ça dépend des besoins du capital et des luttes de ces producteurs et des peuples) dans toutes les activités non productives, ce qui est difficile à démêler j’en conviens, mais qui n’en est pas moins vrai.

 

La formation, l’éducation n’est pas chose spontanée, elle dépend des capacités d’organisation de la formation, de l’éducation.

 

Il n’y a pas lieu de répéter mécaniquement, dogmatiquement les formations, l’apprentissage. Mais il y a lieu de ne pas partir de zéro (comme si un ingénieur faisait semblant que n’existent pas les mathématiques et recommence toutes les recherches à zéro pour faire son pont), mais au contraire d’user de l’accumulation des savoirs dans tous les domaines, pour résoudre les contradictions dans tous les domaines.

 

Dans l’activité du cerveau, du corps-soi, il y a double anticipation de l’acte à accomplir comme du savoir à acquérir. Il y a ce qui a déjà été fait, il y a ce qui a déjà été pensé. Et il y a révélation de ce qui n’a pas déjà été fait ni pensé, mais qui est en gésine dans l’expérience passée et en cours. C’est le reflet, la copie mentale de la réalité extérieure et intérieure au corps-soi, dans son unité intérieur-extérieur qui éclot à maturation. Pour l’enfant, c’est « l’instit » et son organisation et l'éducatrice-teur-maternelle-paternelle-société qui aide à cette éclosion, et pour l’adulte il y a l’expérience et la formation sous des formes adultes.

 

La société marchande ne peut que se heurter à un moment à la liberté du producteur qui entre en contradiction avec l’aliénation de la production, de SA production,  aliénation par l’échange Argent-Marchandise-Plus d’argent. D’autant qu’elle (cette société marchande) ne peut produire plus d’argent sans la liberté croissante du producteur….

 

Il est temps que la revendication de la liberté par la bourgeoisie et la petite bourgeoisie (et ses « assimilés de corps et d’esprit ») devienne celle des producteurs et de la production en tant qu’activité de toutes les populations et pour cela il est temps que soit coordonnée une cohérence de la production.

 

L’argent n’est pas un moyen d’échange des produits par les producteurs entre eux. Il est devenu capital dans l’échange Argent-Marchandise-Plus d’argent. Maitriser l’argent et les banques qui les maitrisent seules (en particulier les banques centrales, mais pas seulement) aujourd’hui est une tâche essentielle dont découle ou pas toutes les multiples et diverses, infinies activités de la personne dans l’humanité, son espèce et son milieu.

 

Les banques sont le support premier des féodalités modernes. Si l’activité première de l’humanité est la production des biens « matériels et moraux » nécessaires à son existence, cette activité est donc bien dépendante de l’usage des moyens d’échange et des banques doivent devenir les factrices de l’échange et non du capital.

 

L’adolescence de l’humanité doit maitriser sa production pour devenir adulte et pour que la conscience de la nature sur elle-même qu’elle constitue soit vraiment une conscience, c'est-à-dire la réflexion de sa propre activité sur elle-même et les éléments de cette activité à développer pour se développer en santé, en soignant toute maladie issue de ce développement.

 

Le cosmos est bien mystérieux et immense. Qu’est-ce qu’on est petit ! Notre besoin de vivre aussi est immense, à la mesure du cosmos. Satisfaire ce besoin n’est pas une petite affaire. Le désir que contient ce besoin non plus.

 

L’atelier du monde, partout ou il se trouve, dans ses souffrances et sa pauvreté répond de cette santé. Agir contre la pauvreté, c’est agir pour produire et non pour spéculer. Produire en santé.

 

Pierre Assante, 22 mars 2013

 

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 07:21


L'Humanité du
 20 Mars 2013. En vente dans tous les kiosques. 1,40 €

Angela Davis : "Nous devons globaliser les mouvements de travailleurs"


 

 

Angela Davis

Rédactrice en chef de l'Humanité de ce mercredi, Angela Davis est revenue pour l'Humanité.fr sur ses actuels engagements en faveur des prisonniers politiques aux Etats-Unis et au côté des Indignés d'Occupy Wall Street.

"Les causes actuelles pour lesquelles je me bats ne diffèrent pas beaucoup de celles pour lesquelles je me battais dans les années 1970. Je me bats pour les prisonniers comme Leonar Peltier ou Mumia Abu-Jamal aux Etats-Unis, et les Palestiniens. Je me suis battu contre la guerre en Irak puis celle en Irak comme je l'ai fait contre la guerre en Irak. Je me bats pour qu'Obama ferme la prison de Guantanamo. Et je soutiens les mouvements de travailleurs comme avant", nous assure-t-elle, en précisant que l'âge n'a rien à voir dans l'engagement.

Batailles idéologiques

A l'heure où le capitalisme est l'idéologie dominante et où les syndicats sont dilués dans la mondialisation, elle appelle de ses voeux à l'appropriation par la jeunesse de la lutte des classes. "Tout le monde parle des classes moyennes aujourd'hui. Obama ne se réfère jamais aux classes laborieuses ou aux pauvres, relève Angela Davies. Le défi d'aujourd'hui est d'élargir les discours et les points de vue. Ce qui demande beaucoup d'efforts d'éducation et de grandes batailles idéologiques".

A lire aussi:

Ce mercredi, Angela davis rédactrice en chef de l'Humanité

Angela Davis, l'icône "sweet black angel"

Vidéo l'Humanité.fr


 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 16:36

 

  • 23 Mars
    Buena Sombra
    Babel Med Music 2013 
    MARSEILLE (13)
  • 30 Mars
    Buena Sombra
    Théâtre Armand 
    SALON DE PROVENCE (13)

      Une des présentations de RASSEGNA

Extrait de cette présentation ci -dessous : ".....une création tissée d'un fil poétique, au rythme de la voix (off) de Pierre Assante, témoin urbain du Marseille des années 1960....".  

Fiche de RASSEGNA avec Ce que j'aime. Poèmes de P.A. 0001

     Le fil poétique : il s'agit de poèmes tirés du recueil "Ce que j'aime".

 

                           Avec Rassegna  

 

Tout sur RASSEGNA et programme du 23 mars

aux Docks des Suds

babel med music : ICI

 

 

 

http://ensemble-multitudes.com/actualites-rassegna.html

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 16:30

 

2012 02 251844-2013 cosmos et conscience. 10 Notes.

(Les notes sont quelquefois meilleures qu’un exposé)

 

1 Manuscrits de 1844. Marx. L’humanité en tant que conscience de la nature sur elle-même.

 

2 Etat des connaissances depuis Marx. « Re-dimensionnement » de la taille humaine par rapport à l’investigation de l’univers perçu par ces connaissances en rapport dialectique.

 

3 Incompatibilité entre la vision des manuscrits de 1844 et cet état des connaissances ?

 

4 Ou au contraire simples contradictions internes au mouvement de la vision (scientifique, philosophique, morale, affective) unifiée du cosmos et de l’homme ? C'est-à-dire reflet du mouvement réel de cette unité concrète, quelles que soient les « dimensions » humaines, par rapport, dans, le cosmos.

 

5 Chaque « chose », « objet » en mouvement est au centre de soi-même.

 

6 La question du double usage de soi (par les autres et par soi-même) est au centre du développement humain, dans l’unité du mouvement de la conscience de la nature sur elle-même.

 

7 Revenir sur les intuitions de mon essai « Construction du devenir, lettres aux citoyens », de 2001 pour « dépasser » l’intuition, l’étayer en la débarrassant des « approximations » ou « fantaisies », et « trous de démonstration », pour la pousser avant, l’intuition.

 

8 Clarifier le rapport « valeur marchande », « valeur d’usage », le rapport entre « valeur physique » et « valeur morale », la causalité entre les deux, le rapport dialectique entre les deux, mettre en évidence, à partir d’un tel travail, les « valeurs sans dimension », la contradiction entre la croissance de la plus value relative par rapport à la plus value absolue et la déqualification RELATIVE de l’activité humaine, jusqu’à « écroulement » relatif ou absolu et issue à la contradiction.

 

9 Valeurs sans dimension comme base de la dimension des valeurs et re-transposition des valeurs sans dimension aux premiers points de ces notes : l’humanité comme conscience en mouvement de la nature, rapport de dimension physique entre cosmos et homme, reflet du mouvement réel de cette unité concrète et chaque « chose » comme centre d’elle-même.

 

10 Répondre à la réponse « en creux » des intuitions fondamentales de Georges Canguilhem, sur les « vides » que la « pensée Marx » en tant que pointe avancée, a « laissés », par la force des choses, l’état existant antécédent du processus de conscience, élément unitaire de l’activité concrète, et du travail en tant qu’activité concrète (« intellectuelle et manuelle ») dans la société de l’échange marchand A-M-A’ et ses éléments internes de transformation présents à partir des contradictions du moment du mouvement.

 

Pierre Assante, 18 mars 2013

 

 

 

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 08:11


HUMA-2013-03-14-copie-1.jpg

 

Isabelle GARO :

"Nous vérifions aujourd'hui les crises du capitalisme que Marx avait prédites".


GARO-PORTRAIT.jpg

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 11:00

SAM 0472Yves SCHWARTZ . 

 RAISON PRESENTE N° 182. 2° trimestre 2012.

 

L’œuvre de Georges CANGUILHEM. Entretien de Guy BRUIT et Gabriel GOHAU avec Yves SCHWARTZ

 

Lire l’article :    ici

 

 http://pierreassante.fr/dossier/RAISON_PRESENTE_n.182_2eme_trimestre%202012.pdf

 

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13 mars 2013 3 13 /03 /mars /2013 05:22

2012 02 25Article publié une première fois sur ce blog le 04/11/2012 

 

 

taylorisme et revolution

Prise de pouvoir, ergologie et libération de l’activité humaine, politique.

économie, concepts de démocratie du « que et comment produire »

Communisme français et Italien, etc...

 

 

Je viens de lire "la cité du travail" de Bruno Trentin qui vient d'être traduite de l'italien et dont j'avais vu une présentation-interview dans l'H.D.

 

Rapide et très sommaire mini-critique :

On voit bien, même si ce livre contient d'excellentes, extrêmement, et abondantes riches choses sur le taylorisme et l'histoire des idéologies révolutionnaires et réformistes, avec nombre de citations "historiques" de Marx, on voit bien que la dérive italienne et son substrat théorique vient de loin, et que Bruno Trentin, grand et estimé S.G. de la CGIL pendant des années, n'y a pas été pour rien, quelles qu'aient été ses intentions et ses qualités.

 

Le "travail subordonné" sur lequel insiste à juste titre  Trentin  est pour moi totalement lié au travail exploité, on ne peut séparer l'un de l'autre, même si on peut y compris dans le mode le production actuel lutter contre le taylorisme et créer de meilleures conditions pour le "travail subordonné", qui restera toujours subordonné et exploité tant qu'il est soumis à son achat en tant que capital variable, force de travail...

 

Sans voir un complot permanent sur tout, et tout en appréciant des éléments d’une réflexion, je crois aussi que la publication de ce livre aujourd'hui, entre autre sa présentation par Jacques Delors, n'est pas "innocente".

 

Les progrès du « pouvoir d’achat », du « temps libres, les congés payés », etc. pour les salariés des pays capitalistes les plus développés pendant ce qu’on a appelé « les 30 glorieuses » (de la Libération de 1945 aux années 1960) ont connu un contexte particulier.

 

Quel était ce contexte pour aller vite : ces « financements » de ces progrès de temps libre et de consommation ont été assurés par l’augmentation de la plus value relative, celle qui augmente sans augmenter le temps de travail et même en le diminuant dans certains cas, celle qui est assurée par l’élévation de la productivité.

 

Cette élévation de la productivité avait aussi des caractéristiques : celle d’une période ou le colonialisme et le néocolonialisme, le sous développement d’une grande parti du monde assurait un bas prix des matières premières et surtout dans le contexte non des moyens de production de la mondialisation informationnalisée qui a débuté avec les années 1970, mais de la grande industrie dont les caractéristiques dominantes étaient encore essentiellement celle de la grande industrie mécanisée en évolution.

 

Après les évènement du Chili et le coup d’Etat meurtrier initiés par les Etats-Unis, la reprise en main par le capital de la situation du monde dans le nouveau contexte et des forces productives et des progrès du mouvement ouvrier dans « l’ancien contexte », Enrico Berlinguer soulignait les éléments de la « perte » en cours du bas coût du travail du Sud de l’Italie, et des revendications de prix des nations productrices de matière première.

 

Cette grande lucidité d’une part des communistes italiens sur l’évolution du monde, que l’on retrouve en France dans le Conseil National du PCF de 1980 sur « les intellectuels et la révolution » va entraîner le creusement des orientations communistes en Europe. La faiblesse idéologique dont parlent un certains nombre d’analystes communistes d’aujourd’hui, ce n’est pas de la bêtise, c’est la difficulté qu’induit la transformation du mode de production et la recherche de comment y répondre dans une période de transition : en poussant les feux de l’appropriation des moyens de production par les producteurs, avec le corollaire du pouvoir d’Etat à prendre pour la réaliser, OU dans le cas où il n’est pas possible de mobiliser suffisamment les salariés et la population sur cet objectif, jouer sur ce qui a permis les progrès passés, c'est-à-dire sur la plus value relative et sur ce qui la permettrait, l’implication des producteurs dans la production en combattant le mode de travail tayloriste qui ne laisse au travailleur aucune initiative et le prive de sa « liberté de produire », le mutile dans sa personnalité en le mutilant non seulement du produit de son activité mais du choix de ses gestes « matériels et moraux dans leur unité »  pour produire.

 

Ces « deux solutions » à mon avis

ne pouvaient être traitées par une séparation de l’une par rapport à l’autre.

Avaient chacune d’elle des limites dans leurs conceptions, étant influencées par une connaissance insuffisante de l’évolution des forces productives par le mouvement politique et syndical et ses animateurs.

Avaient besoin que le processus inconscient de la société et du mode de production poursuive son évolution pour qu’il puisse trouver une interprétation consciente à travers l’expérience et de l’exploitation et des luttes partielles contre cette exploitation.

La dichotomie entre l’action partant de la critique l’économie politique et luttes pour « les » démocraties représentatives et celles du « que et comment produire » conjointes découlaient des conditions antécédentes.

 

Giscard, son implication de la France dans la Trilatérale, ancêtre du G7, 8, 20, et « son » « choc pétrolier » caractérise bien le début de cette évolution et les début de la crise systémique vers son paroxysme actuel.

 

Trentin, malgré ses grandes qualités de résistant, de S.G. de la CGIL ne réussit pas à préserver l’essentiel des positions de classe, et sans doute il contribue, d’une certaine manière, à emmener, avec le mouvement de dissolution du PCI  la société italienne et ses influences internationales vers un affaiblissement que les progrès de la pensée sur le « que et comment produire » ne peuvent qu’ induire sans son corollaire : la critique de l’économie politique, la connaissance des lois-tendances en mouvement telles que la suraccumulation de capitaux, la baisse tendancielle du taux de profit dans la « production matérielle au sens strict » qui dirige les capitaux et la marge que leur fournit les progrès productifs de la révolution scientifique et techniques, la globalisation informationnalisée, vers l’explosion du capital spéculatif.

 

Il ne peut y avoir de capital spéculatif s’il n’y a pas un capital productif (le second crée le premier) et c’est bien le nœud gordien du capitalisme.

 

D’autre part le concept communiste de « prise de pouvoir » pour rendre les moyens de production, sous quelque forme que ce soit, au producteur, ne peut, dans la transition mixte, ni dans aucune transition, arriver à bon pont si la question du taylorisme n’induit pas des luttes pour la réappropriation de la personne humaine de son activité, dans le travail. C’est peut-être une des faiblesses du communisme français, à mon sens.

 

L’ergologie tente de souligner cette question et tente aussi d’introduire dans l’évolution de forces productives la lutte pour sortir du taylorisme, mais peut être ne lie pas suffisamment cette lutte à cette réalité qu’est le fait du taylorisme et de sa consanguinité avec la recherche du profit et les lois du capital.

 

La lutte doit être menée sur tous les fronts, simultanément. Par exemple, on pourrait imaginer, dans la transition mixte vers la réappropriation de moyens de production, d’utiliser de façon plus importante la productivité, la plus value relative,  pour à la fois abaisser le temps de travail tout en maintenant et en augmentant les salaires directs, indirects et différés, pour dégager un temps démocratique de concertation des ouvriers, des salariés entre eux, sur leur temps de travail, pour améliorer le « que et comment produire » dans leur unité locale de travail et dans les lieux de coordination communaux, régionaux, nationaux, européens, mondiaux de ce « que et comment produire ». Ce serait quand même inventer un le fil à couper le beurre que le mouvement ouvrier a déjà utilisé partiellement, que les conditions antécédentes n’ont pas permis de développer jusqu’au bout, mais que la maturation actuelle des forces productives (machines et consciences) permet de conduire à la mise en pratique, à déhiscence, ce que prouve la force de la crise systémique.

 

Mais s’il n’y a pas convergence ergologique, économique, politique, les efforts pour la démocratie du « que et comment produire » seront récupérés, ce qui s’est déjà produit, avec les régressions relatives ou absolues que cela implique.

 

 

Pierre Assante, 2 novembre 2012

 

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 07:58

L’intellectuel collectif ne peut  se libérer d’une alliance avec le capital pour aller vers une allIAnce des producteurs que S’IL S’ATTAQUE à l’étanchéité relative des frontières de l’activité humaine. Bourdieu l’a bien senti et YVES Schwartz bien théorisé.

  

2012 02 25Pour qu’un saut qualitatif se produise dans la société humaine, il est nécessaire que des conditions matérielles de développement de la société soient réalisées, c'est-à-dire qu’ait eu lieu une accumulation quantitative d’élément permettant ce saut qualitatif.

Mais cela suffit-il ?

 

A mon avis si, mais à condition que nous intégrions à ces conditions matérielles non seulement les éléments tangibles des révolutions techniques, scientifiques, mais aussi les éléments moins tangibles, qui ne se mesurent pas, qui procèdent dans les mentalités, dans les systèmes de concepts en procès, et qui ne sont pas moins des éléments matériels.

 

Evidemment, notre vocabulaire distingue à juste raison les éléments dits « matériels » et les éléments dits « idéels ». Cette dichotomie procède et à la fois d’un besoin d’analyse des éléments constitutifs du mouvement, mais aussi, et là est l’épine du pied de la raison, d’une prégnance de l’idéologie dominante dont l’intérêt est de procéder à cette dichotomie pour perpétuer sa domination.

 

Pour en revenir aux conditions matérielles indispensables au saut qualitatif, sont-elles en cours de maturation, annoncent-elles la possibilité d’un tel saut ?

 

Oui et non.

Les techniques, leur capacité de donner aux humains les moyens de production d’un surproduit immense les libérant relativement mais fortement de la  production des « biens de base » de leur survie, et donc créant les moyens d’une activité productrice d’éléments « matériels et moraux » d’une civilisation supérieure contenant elle-même un saut qualitatif de la conscience de la nature sur elle-même qu’est l’humanité, cette capacité est en voie d’être atteinte sur le plan mondial, c'est-à-dire sur l’ensemble de l’humanité.

 

Est en voie d’être atteinte, oui mais pas atteinte, et avec des « avancées-régressions ». Le développement des pays émergents tant qualitativement que quantitativement est un élément fort de cet approchement des conditions matérielles nécessaire au saut qualitatif. Mais en même temps, on constate pour qui s’en donne la peine, que l’échange basée sur l’accumulation capitaliste est un frein majeur qui dans les rapports sociaux qui les porte, perpétue la misère, c'est-à-dire pas le concept moral de la misère, mais ce qui l’induit, c’est à dire la confiscation et le gaspillage d’une capacité de surproduit possible qui rendrait le « saut » non automatique mais d’une plus grande facilité.

 

La puissance de feu idéologique du capital, tant sur le plan de l’armement que sur celui des médias et la réponse populaire à lui donner est donc une question capitale pour la poursuite du processus en santé de l’humanité.

 

Mais à mon avis, si la puissance de feu du coté populaire, et en premier lieu du côté des producteurs exploités nous apparaît dans sa faiblesse, c’est aussi par son contenu. La grande puissance idéologique du capital ne teint pas seulement à ses capacités techniques, mais aussi à son contenu.

 

De son côté, la faiblesse de capacité de réponse populaire tient à la dissémination de ses actes. Dissémination qui n’est pas seulement géographique (ça, ça peut se dépasser, et au contraire la décentralisation des actes est un élément d’efficacité à condition de rassembler le tout, comme dirait Henri Lefebvre –voir l’article sur Stalingrad), mais surtout idéologique.

 

La capacité de protester, de s’indigner et d’agir pour le monter, a fait de grands progrès ces derniers temps en France, en Europe et dans le Monde. Le contenu reste idéologiquement disséminé, ce qui n’est pas un problème en soi, au contraire, mais surtout dans la difficulté de se rassembler sur les objectifs communs.

 

Le problème fond de cette, notre période humaine, c’est l’étanchéité de plus en plus grande des frontières. De toute les frontières : entre champs du savoir, entre champs géographiques, entre champs du travail avec d’un côté la réorganisation mondiale du travail, sa coordination dans l’exploitation, de la production de plus-value et non dans la production d’usage dont la première dépend pourtant, et sa fractionisation-pulvérisation pour l’individu producteur qui perd tout lien entre son activité, ses besoins propres et ses besoins collectifs.

 

Et c’est en ça que le contenu de la puissance idéologique de feu du capital fait en sorte que des conditions matérielles de saut qualitatif dans un autre mode de production et d’échange ne soit pas (du moins pas encore) possible, malgré leur longue évolution depuis que Marx a découvert les lois-tendances de l’échange capitaliste et ses contradictions pouvant créer, permettre à la classe des producteurs de devenir la force de transformation opérationnelle de ce changement.

 

La fracturation-pulvérisation de l’activité humaine, nous la retrouvons partout, dans l’activité de travail stricto sensu, dans l’activité dite « libre », hors travail stricto sensu, dans l’activité politique des trompeurs comme des trompés, les deux éléments contradictoires s’entretenant.

 

L’intellectuel collectif ne peut  se libérer d’une alliance avec le capital pour aller vers une alliance des producteurs que s’il s’attaque à l’étanchéité de ces frontières de l’activité humaine. Bourdieu l’a bien senti et Y. Schwartz bien théorisé.

 

Oui, j’entends, l’étanchéité dans une société humaine que peut être que relative, très relative. Sauf qu’à un moment ou elles doivent être de plus en plus poreuses, elles se renforcent, même si ce renforcement est un rigidification-dissolution relative.

 

Le fait que ce soit à la fois une rigidification ET une dissolution nous montre l’activité des contraires dans le mouvement général de l’humanité mondialisée, informationnalisée, mais pas encore suffisamment humanisée pour répondre aux besoins de son développement actuel.

 

Activité des contraires sur laquelle la conscience humaine doit agir, en particulier en « rassemblant les activités et les résidus » des formes solidaires qui ont traversé l’histoire humaine, mais affaiblies dans les rapports sociaux qui découlent de la crise du capital, non d’aujourd’hui, mais depuis sa création et avec sa généralisation et son paroxysme actuel croissant ultra rapidement.

 

Bien sûr, l’humanité est un enfant qui possède aujourd’hui les moyens de s’auto détruire, en détruisant les richesses d’usage naturelles de son existence, par déflagration comme graduellement.

C’est le lot de tout enfant qui doit apprendre essentiellement de lui-même à partir de ses expériences progressives.

 

Pour acquérir une maturité nécessaire aux étapes supérieures de son développement.

 

Lorsque j'écris ceci, j'ai bien conscience non d'une hiérarchie des idées, mais des frontières de communication, et de celle qui m'enferme relativement, et qui donc me "bouche", comme à tout un chacun, la réalité.....

 

Pierre Assante, Lundi 11 mars 2013

 

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 16:10

BOBIN.jpg« J’aimerais beaucoup partager ce que je vois,

mais je le vois seulement parce que ça m’a coûté de le voir,

et ce coût, il faut que les autres en fassent l’expérience.

Le chemin est à faire pour chacun. Malheureusement,

on ne peut amener l’autre à un degré de plus de vérité

s’il n’en a pas déjà le pressentiment ».

Christian Bobin

 

Ce qui est dit n’est jamais entendu tel que c’est dit : une fois que l’on s’est persuadé de cela, on peut aller en paix dans le monde…..

 (L’éloignement du monde)

Christian Bobin

 

« Je voudrais arriver à moins comprendre

parce que je réfléchirais de plus en plus ».

 

Christian Bobin, « l’enchantement simple »

        

Jaurès-copie-1« Le socialisme d’état est une sorte de pessimisme social. »

« Il est impossible d’appeler vers l’avenir sans éveiller derrière soi les échos profonds du passé. »

« Les belles ivresses métaphysiques et mystiques attendent encore l’humanité, mais ivresses de sciences, de liberté et d’action autant que de rêve. »

« Pour qu’un grand système religieux surgisse, il faut la rencontre et comme la fusion d’un grand mouvement de pensée et d’un grand mouvement social. »

« Les forces toujours plus variées et plus riches de la nature humaine désunifient, sans le rompre, le thème de l’ordre économique. »

« La confiance n’est ni sotte, ni aveugle, ni frivole. Elle n’ignore pas les vices, les crimes, les erreurs. »

« Ce n’est pas seulement la cité, c’est l’atelier, c’est le travail, c’est la production qu’il veut organiser selon le type républicain. »

« Le soleil lui-même a été jadis une nouveauté, et la terre fut une nouveauté, et l’homme fut une nouveauté. »

« L’histoire se joue des formules »

« Le courage s’est d’être tout ensemble, et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe. »

Jean Jaurès

 

 

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 05:10

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 13:43

 

 

  • 23 Mars
    Buena Sombra
    Babel Med Music 2013 
    MARSEILLE (13)
  • 30 Mars
    Buena Sombra
    Théâtre Armand 
    SALON DE PROVENCE (13)

 

Avec Rassegna

Je vous transfère le message ci-dessous, voudriez-vous soutenir RASSEGNA que je connais bien et que j'aime beaucoup ! (Concert : BUENA SOMBRA de la Cie Rassegna). (voir ci-dessous le vote "coup de cœur" 2013). 

 Pierre Assante, 8 mars 2013

  ************
Ami(e) public bonjour,

Aidez-nous à être
Coup de Coeur 2013 de la sélection BABEL MED MUSIC 2013 !

Babel Med Music et la Fondation Orange remettent au vote du public le choix d'élire
BUENA SOMBRA de la Cie Rassegna
parmi 5 projets sélectionnés à Babel Med Music 2013 !!!

Cette dernière création de la Cie Rassegna, en résidence permanente à L'éolienne a besoin de vous pour prendre son envol ! A la clé, une aide pour un futur album, un coup de projecteur sans précédent sur les artistes de la compagnie et le travail artistique mené par Bruno Allary depuis plus de 10 ans autour des musiques populaires de Méditerranée.

Alors n'hésitez pas, soutenez-nous, et votez pour la Cie Rassegna sur le site Internet suivant :
http://www.fondationorange.com/vote_babel_med_music_2013/#

Merci !

* A faire tourner sans modération // Clôture des votes le 15 mars *
Cie Rassegna - BUENA SOMBRA

Concert le 23 MARS à 20H15 - Babel Med Music 2013 aux Docks des Suds - Marseille
Sélection officielle - En course pour le coup de coeur 2013 Fondation Orange

******

              TOUT SUR LA COMPAGNIE RASSEGNA SUR CE LIEN :

http://www.dock-des-suds.org/babelmedmusic2013/rassegna.html#anchor-bottom

******

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 05:13

Lien sur ce texte :

 http://pierreassante.fr/dossier/DIVISION_SEXISTE_DU_TRAVAIL.pdf

(Essai écrit en 2004-2005) 

 

Table des matières 

AMOR-E-PAS-MAI--L--_0001.jpg


Première partie 

I Notre capacité à aimer 1 

II Trobadors, Pétrarque, matriarcat 6 

III L’imaginaire comme fonctionnement humain 

et le biologique comme support de l’imaginaire 11 

IV Le patriarcat moderne 15 

V Pas d’issue sans une pédagogie et 

une pratique révolutionnaires du travail 19 

VI Un sens de l’histoire. 24 

VII Le sens de l’échange 30 

VIII Apparence et déterminisme. 39 

IX Le champ général 48 

X Pour une nécessaire récapitulation 58 

XI De « Expérience et connaissance du travail 

Yves Schwartz) » à « Travail et Ergologie, 

XII Pour Finir 68 entretiens sur l’activité humaine », 63 

XIII Le débat de valeurs 84 

Où en sommes nous en un pays où s’écrit ceci ? 88 

Récapituler = désacraliser l’humain ? 90 

Deuxième partie 

Annexes 92 

8 FEMMES REDACTRICES HUMA
Une impasse historique à combattre 102 

De L’amour 110 

Quelles ressources humaines? 114 

Et maintenant, LA ressource humaine 121 

Tableau d’un sens de l’échange 133

 

Illustration ci-contre,  l'Humanité du 8 mars 2013 :

8 femmes rédactrices en chef d'un jour       

 

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 09:53

Diretta dei funerali di Hugo Chavez da Caracas

telesur

Segui la diretta dei funerali di Chavez da Caracas: clicca sull’immagine

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 04:50

ECOLE ELEMENTAIRE 1973Je relis attentivement la brochure des « Ecoles Elémentaires » du PCF c’est à dire des écoles de « base », de cellule ou de section, destinées à la formation des militants,  en 1973. (Vous pouvez la retrouver sur ce blog).

 

Elle était intitulée "le parti communiste français" et sous-titrée " *son analyse de la situation, *les solutions qu'il préconise et défend, *sa politique unitaire et son rôle".

 

Par rapport à 2013, dans l’évolution des situations économiques, politiques, sociologiques, culturelles, des contre-tendances se sont développées vis-à-vis des tendances analysées en 1973.

 

Des contre-tendances liées à la généralisation de la mondialisation capitaliste et à la domination du marché mondial sur les marchés nationaux et locaux.

 

Exemple de contre-tendance : sur la répartition et l’évolution sociologique des classes ouvrières et "couches intermédiaires" locales.

 

Contre-tendances et-ou  évolutions historiques : sur la forme de propriété du capital, la masse et la rapidité de l'échange ; sur le type de domination institutionnelle et militaire du capital ; sur l'état de la paix et de la guerre, la coexistence, les blocs, les "transitions". Etc.

 

L’étude des tendances de base du capitalisme telles que développées dans cette brochure de 1973,  n’est pas à opposer à la mise à jour de l’étude du capitalisme d’aujourd’hui, des moyens de le combattre et de le dépasser dans un mode de production nouveau et sain.

 

Et cette étude, malgré sa distance dans le temps, reste opérationnelle dans ses bases pour comprendre et agir sur le présent, et les contre-tendances ne nient pas les tendances essentielles du capital, tendances et contre tendances qui ont toujours existé dans le capital, se confirment dans une sorte de "rigidification-dissolution simultanée" et se renforcent mondialement.

 

Pierre Assante, 5 mars 2013

 

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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 04:49


2013 03 05 MANIF 001 (5)UNE GRANDE MOBILISATION POUR UN MESSAGE CLAIR

Plus d’austérité, plus de flexibilité ? 
Pour nous c’est non !

Vidéo de la manifestation sur ce lien :

http://www.cgt.fr/Plus-d-austerite-plus-de.html

 

*************

 


5 MARS : MOBILISATION CONTRE LA FLEXIBILITÉ

Bernard Thibault et Jean-Claude Mailly sur France Inter

 

A l’occasion de la journée de mobilisation contre le projet de loi sur la sécurisation de l’emploi, Bruno Duvic, sur France Inter, reçoit Bernard Thibault, Secrétaire général de la CGT et Jean-Claude Mailly, Secrétaire général FO

Bernard Thibault et Jean-Claude Mailly sur France Inter

 

Sur ce lien :  http://www.cgt.fr/Bernard-Thibault-et-Jean-Claude.html

 

 

*************

2013-03-05-MANIF-001--35-.jpgPetite digression sans importance.

 

Dans la manif de Marseille il m’a été posé cette question par plusieurs amis : comment te situes-tu personnellement par rapport au mouvement syndical ?

Réponse : je me situe sur l’action pour un rassemblement unitaire le plus large possible de tous salariées, salariés et de  toutes les forces syndicales sur des revendications de progrès et sur des luttes et des orientations susceptibles de les faire aboutir,

En particulier dans les conditions actuelles d’un gouvernement de gauche qui doit entendre les salarié-e-s et abandonner une orientation libérale qui conduit la société dans le mur.

Ceci est lié aussi pour moi à l’action politique du Front de Gauche et du PCF qui anime en particulier la recherche et l’action pour une issue et des solutions économiques à la sortie de la crise et pour le développement de la production nécessaire à la vie quotidienne et l’avenir des populations du pays et du monde.


2013 03 05 MANIF 001 (2)Mais toi comment te situes-tu personnellement ?

Réponse : Pour faire une réponse simple et rapide, en tant que travailleur de l’école, j’ai considéré que la FSU était la grande fédération unitaire,  le lieu principal de défense unitaire des personnels et des usagers de l’enseignement.

En tant que retraité (j’ai 70 presque ans) je considère que la CGT est la grande confédération unitaire des retraité-e-s, en général (sans rentrer dans les détails, cela dépend aussi de la situation vis-à-vis de leur statut professionnel précédent leur retraite).

Je considère d’ailleurs, qu’en dehors de l’enseignement la CGT est le lieu principal de l’action syndicale unitaire du monde du travail.

Que penses-tu de choix différents ?

Réponse : L’unité d’action syndicale sur des revendications de progrès et sur des luttes et des orientations susceptibles de les faire aboutir passe par de nombreux chemins, détours et bifurcations personnelles et collectives. Il s’agit de ne pas les rater pour atteindre les changements nécessaires à la poursuite d’un développement humain en santé, d’une vie meilleure pour tous, libre et riche, ce que les orientations libérales actuelles ne permettent pas, ne peuvent pas permettre.

 

Pierre Assante, 6 mars 2013

 

 

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 06:18

5 MARS 2013Faillite des partis ou faillite d'une démocratie restreinte basée sur l'échange A-M-A' (Argent-Marchandise-Argent plus) ? En Italie et en France comme dans le système mondial, avec les différences liées aux histoires locales, dans la crise, comme dans les essais de s'en sortir, minoritaires et balbutiants...

Les humains sont précaires, leur espèce en mouvement de transformation sociale, leurs activités, leurs personnalités sont précaires de même. Juger l'espèce et l'individu sans cette donnée et celles des besoins immédiats à résoudre issus de la constitution matérielle du corps et de la société physique (dont dépendent leurs cultures) n'est pas seulement méchant mais aussi vain...

Il est temps de cesser de se moquer des efforts au quotidien et de leur même précarité, de cesser si possible de croire voler au-dessus de la "masse" sur le nuage des idées (neuves ou reçues !). Je reconnais m'imaginer voler ainsi de même, comme tout un chacun. Mais essayer de rêver (pas tout seul !) sans dé-adhérer à l'effort de voir et d'agir sur la part restreinte de réalité qui nous apparaît, qui m’apparaît, nous serait sain et utile, du moins je le crois dans ma propre précarité.

On est malade mais on se soignera, espérons...

On se soigne !!!

VIVE LA MANIF DU 5 MARS avec les syndicats de salariés qui luttent et les partis du Front de Gauche (P.C.F. etc...) qui en sont et défendent la PRODUCTION et le développement des "biens" nécessaires à notre vie quotidienne et à venir !!!!

TOUS A LA MANIF !

 

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 17:14

Tout savoir sur l'accord dit de "sécurisation de l'emploi" (décryptage de l'H.D.) en cliquant ci-dessous sur cette couverture

      5-MARS-2013.jpg

 

*à Marseille 10h30 au Vieux Port

 

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 05:41

 

Marx GothaPoser la question de la répartition des richesses (qu'est ce que c'est que la richesse dans une société capitaliste, quelle transformation de l'échange capitaliste ?) sans poser la question de "que produire et comment les produire" (1), est un signe d'immaturité ou de démagogie, ou d'impuissance de la contestation sociale. Des mesures économiques sont nécessaires pour passer d'un type d'échange "Argent-Marchandise-Plus d'argent" (au niveau régional, national, mondial...) à un autre et ainsi produire, avec  une autre répartition d'une autre richesse. Par exemple, comment s'émanciper des marchés financiers pour que l'activité humaine soit rendue à une production permettant la satisfaction des besoins humains ? Comment constituer des pôles bancaires publics et une Banque Centrale Européenne mettant l'euro au service d'un nouveau crédit qui transfère la représentation sociale de la richesse qu'est la monnaie et sa force matérielle, de la spéculation vers la production ? Comment développer le service public par ce type de mesures, etc.......

Quelles transitions vers quel autre type de mode de production ? Il y a une différence entre inventer en marchant, ce qui est incontournable et lancer des catalogues de revendications sans cohérence ni liens avec des solutions possibles, ce qui est sans issue pour un  mouvement social.

 

Pierre Assante, 2 mars 2013

       

(1) « La conception matérialiste de l'histoire part de la thèse que la production, et après la production, l'échange de ses produits, constitue le fondement de tout régime social, que dans toute société qui apparaît dans l'histoire, la répartition des produits, et, avec elle, l'articulation sociale en classes ou en ordres se règle sur ce qui est produit et sur la façon dont cela est produit ainsi que sur la façon dont on échange les choses produites. En conséquence, ce n'est pas dans la tête des hommes, dans leur compréhension croissante de la vérité et de la justice éternelles, mais dans les modifications du mode de production et d'échange qu'il faut chercher les causes dernières de toutes les modifications sociales et de tous les bouleversements politiques; il faut les chercher non dans la philosophie, mais dans l'économie de l'époque intéressée. Si l'on s'éveille à la compréhension que les institutions sociales existantes sont déraisonnables et injustes, que la raison est devenue sottise et le bienfait fléau, ce n'est là qu'un indice qu'il s'est opéré en secret dans les méthodes de production et les formes d'échange des transformations avec lesquelles ne cadre plus le régime social adapté à des conditions économiques plus anciennes. Cela signifie, en même temps, que les moyens d'éliminer les anomalies découvertes existent forcément, eux aussi, - à l'état plus ou moins développé, - dans les rapports de production modifiés. Il faut donc non pas inventer ces moyens dans son cerveau, mais les découvrir à l'aide de son cerveau dans les faits matériels de production qui sont là. Quelle est en conséquence la position du socialisme moderne ?....... »

F. ENGELS, Anti-Dühring, Troisième partie, Socialisme, II. Notions théoriques

       

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 06:49

INGRAO INDIGNARSI..L’austérité, les élections, l’économie politique, l’Italie et la France.

 

Si les italiens, écœurés par des mois d’austérité sans vue sur une sortie de crise, imposée d’en haut par ceux, politiques et financiers, qui détiennent les privilèges et pouvoirs d’aujourd’hui, ont voté comme l’on sait…..

Austérité sans vue sur une sortie de crise, crise successive à des décennies d’inégalités et de prémices larvées à l’aggravation brutale de cette austérité.

 

….On peut réagir de plusieurs façon :

 

Soit on se dit, il n’y avait aucune alternative crédible proposée par cette élection sinon protester.

Soit on se dit, il peut se construire, dans la protestation, ou dans une part du « centre gauche », des éléments d’issue à la crise qui peuvent se développer.

Soit on se dit, dans la tendance au communisme de partis minoritaires peuvent se créer des objectifs et des rassemblements ayant des contenus transformateurs opérationnels, économiques et de civilisation.

Soit on se dit, il n’y a plus rien à faire, la vie est courte, cela ne m’intéresse pas ou au contraire, on trouvera bien une issue dans le rejet des institutions telles qu’elles sont et dans le « indignons- nous » populaire, à la base.

Enfin on peut se dire, il faut de toute façon être gouverné, par ceux, de « centre droit » ou de « centre gauche » qui ont pris ensemble les décisions et la mise en œuvre de l’austérité, sinon la société s’écroule,

 

Etc., etc.…

Ou encore, voilà bien l’insoutenable légèreté de l’être qui refuse de projeter dans l’avenir les conséquences de ses actes ou non actes d’aujourd’hui….

….Avec une image dans le genre : on a sauté de l’avion sans parachute et dans notre descente en groupe, on disserte, comme si elle allait durer une éternité, sur l’existence ou non de la pesanteur.

 

Pour ma part, je ne sais si ma réflexion peut être considérée comme rationnelle autant que mobilisatrice, aussi sur le plan affectif. Mais voici que j’affirme, à tort ou à raison cette conviction: un peu de connaissance de la critique de l’économie politique, en renforts de nos expériences quotidiennes et de vie sur la durée, de nos savoirs savants ou triviaux, un peu de connaissance de la critique de l’économie politique, dis-je, nous aiderait à surmonter les manœuvres, les mensonges d’où naissent nos illusions, nos orientations vers des chemins sans issue, nos découragements et nos indifférences.

 

Pour ma part, dans mes vingt ans, René Féniche, lui surtout et quelques autres, à l’école fédérale du PCF, m’a enseigné pendant quinze jours, une douzaine d’heures par jour, cette critique de l’économie politique, qui, il me semble, m’a servi de « boussole » en évolution et mouvement, complémentaire à tous les autres efforts d’apprentissage et de compréhension de la vie. Je ne prétends pas que le résultat ait été parfait.

Il a été humain, c'est-à-dire que « rien n’est jamais acquis à l’homme ni sa force ni sa faiblesse... », que « rien n’est précaire comme vivre…».

 

Mais il m’a conduit à une fidélité un tout petit peu « infidèle » qui permet de construire en marchant sans perdre les bases et les acquis de l’humain en processus.

Aujourd’hui, si j’avais un conseil à donner (c’est le lot des vieillards, que doivent-ils faire de l’accumulation d’une fin de vie ?), ce serait : l’économie est aux mains de ceux qui se réservent en priorité ses fruits. Ce qui le leur permet c’est l’ignorance que nous en avons et dont ils se prévalent pour la gérer à notre place.

 

Apprendre ce que nous avons rejeté jusqu’à ce jour, est une sorte de viol de nos convictions profondes, mais aussi de notre légèreté de l’être…

Je ne poursuis pas ici par un cours d’économie politique, je vous renvoie à la Revue marxiste d’économie « Economie & Politique », à mes petites brochures et essais sur la question, au « Capital », et au programme économique du PCF et de sa commission économique (ComEco) et du Front de Gauche des présidentielles de 2012, en cours de réactualisation en fonction des évènements politiques et économiques, en entrant dans le détail comme en approfondissements  dans les analyses et mesures de fonds qui ne peuvent être opérationnelles que dans une confrontation pratique avec la crise et avec la vie.

 

Pour en revenir à l’Italie, quel que soient les partis au pouvoir, quel que soit le chaos ou l’autoritarisme du pouvoir, la politique d’austérité aura les même conséquences, ne répondra pas à la crise et donc aux besoins de cette part d’humanité qu’est l’Italie. Ces conséquence ne peuvent que susciter la réflexion des italiens sur la question économique d’une autre façon que ce qui leur est actuellement proposé et imposé. Les italiens et tous les peuples, populations du monde de même…..pour rechercher et trouver et mettre en œuvre les solutions à la poursuite d'une humanité en santé.

 

Pierre Assante, 28 février 2013

Petit rappel d'économie politique sur ce lien:

http://pierreassante.fr/dossier/petit_rappel_economie_politique_elementaire.pdf

 

 

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 01:55

STALINGRAD.jpg

 

 

 

 

 

 

Un article de Jean-Paul SCOT

(4 demi pages)

ici

 

http://pierreassante.fr/dossier/STALINGRAD_4_demi_pages.pdf



STALINGRAD KLUGE

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