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20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 07:14

Déjà publié le 14/04/2015, mais important à rappeler :

 

2012 01 15 020

DIVERSES Interventions au Conseil national du PCF 10 avril 2015 touchant à l'économie et la politique, ensemble.

Voir Mercredi l'ensemble des interventions sur le site PCF.fr

D'autre part le nouveau N° d'ECO&PO sera bientôt sur son site (en lien des préférés sur ce blog)

 

Comme l’a signalé le rapport introductif, la colère contre les banques est un des éléments du paysage politique, dont la campagne « je rêve d’une banque qui… » est un excellent début de prise en compte.

C’est une question très politique car les banques ont ce pouvoir de 

créer la monnaie qui permet ou non de réaliser des projets, de créer des richesses grâce au travail des êtres humains. Investir, c’est se donner les moyens de créer des richesses longtemps dans l’avenir, mais cela suppose de disposer d’argent tout de suite. En ayant trahi leur mission sociale, elles ont donc eu une responsabilité énorme dans la financiarisation de l’économie qui est l’autre face du chômage de masse.

Copie de 2012 01 15 023

A l’inverse, l’alternative à l’austérité nécessite de l’argent. C’est ce que montre la bataille du gouvernement grec pour obtenir les moyens de créer efficacement des richesses dans le pays en permettant aux 25 % de chômeurs de retrouver des emplois efficaces, en s’appuyant sur un renouveau des services publics. C’est bien la responsabilité du système bancaire, avec à son sommet la Banque centrale européenne.

De fait, la BCE a été très loin dans la mise en cause de sa doctrine traditionnelle pour sauver le système financier et pour éviter une implosion de l’économie, ce qu’on appelle la déflation. Elle en est réduite, en désespoir de cause, à acheter massivement des titres en espérant que ça finira par donner des résultats dans l’économie réelle. En sachant qu’une nouvelle crise financière va avoir lieu d’ici à quelques années maximum comme vient de le dire le PDG de JP Morgan devant ses actionnaires.

2012 01 15 018Or, une des choses que les gens voient bien, c’est que les banques et la BCE créent beaucoup d’argent mais que cet argent ne sert pas à résoudre leurs problèmes. Nous avons là un levier politique pour agir.

Ce qu’il faut, c’est deux choses :

des projets concrets, répondant à des critères précis, chiffrés et contrôlés en matière de créations d’emplois, de recherche, de formation, de préservation des ressources naturelles, de développement des services publics… le mouvement social n’en manque pas….. 

 

Denis DURAND

 

ET LIRE diverses interventions

 

l'intervention d'Yves Dimicoli: YD_CN_10_et_110415

l'intervention de Denis Durand: DD_CN_2015_04_10

l'intervention de Jean-Marc Durand: JMD_CN10110415

l'intervention de Nicolas Marchand:   NM_intervCN_2015_04_10

 

Photos d'un stage d'économie et politique à Colonel Fabien.

 

 

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 23:11

mode de production asiatiqueL'avenir de l'humanité n'est pas contenu dans ces seuls éléments suivants. D'autres conditions sont nécéssaires à la vie humaine, mais ils ouvrent des possibles, dans une alliance avec la recherche du développement en santé.

 

Chen Junxia et Jin Minmin : "La baii [Banque Asiatique d'Investissements dans les Infrastructures, crée à l'initiative de la Chine] ne devrait pas être un théâtre de confrontation entre la Chine et les Etats-Unis...les deux pays...ont de vastes intérêts et responsabilités communs....et devraient transformer le "gagnant-prend-tout" en "gagnant-gagnant"..."

 

Et,     

Ding Yifan, chercheur au centre de recherches sur le développement du conseil des affaires d'Etat en Chine sur ce lien: 

http://pierreassante.fr/

dossier/CHINE_150418.jpg

 

 

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5 avril 2015 7 05 /04 /avril /2015 10:11

Copie de 20101208 012Salaires directs, salaires indirects

et satisfaction des besoins.

Sur la mise en valeur du salaire indirect « socialisé » « différé ».

 

Certes, avec une augmentation de salaire direct vous pouvez payer, c'est-à-dire acquérir des biens qui sans cela vous feront défauts (et d’autres qui relèvent du fétichisme des objets, mais ce n’est pas le sujet, quoique ce soit lié…).

 

Mais revenons à ceux qui vous font défaut et dont votre santé physique et morale dans son unité, hormis celle qui dépend du fétichisme des objets, a besoin.

 

La lutte entre détenteurs de capital acheteurs de la force de travail ( et mise en réserve de la force de travail si besoin est pour le profit) et détenteurs de leur force de travail et de sa vente (s’il y a achat il y a vente…) entraîne une fluctuation de la valeur de cette force de travail en facteur de conditions historiques du marché, techniques, culturelles, mondiales et locales, et du rapport de force que ces conditions peuvent déterminer ou pas, dans leur unité.

 

Ce salaire direct est accompagné du salaire indirect qui souvent touche à l’usage des biens qu’une personne seule ne peut s’approprier : une école, une université, un hôpital, une route, une crèche, une maison de la culture ou de la radio publique etc.

 

Le libéralisme et son idéologie pousse tout un chacun à ne vouloir « dépenser » que s’il a besoin personnellement d’un bien. Mais cette idéologie libérale se heurte au fait que ces besoins se sont généralisés, d’où une contradiction interne à la personne et à la société qui fait que l’idéologie dominante ne peut gagner totalement, malgré les reculs du rapport de force (entre la classe ouvrière et le capital) lié à la désindustrialisation relative (et l’extinction des grandes concentrations ouvrières bases de l’influence du salariat conscient sur la société) dans les pays capitaliste « occidentaux » dits « avancés » et en recul relatif dans le monde.

 

Mais le salaire indirect dont l’impôt finance les biens collectifs pourrait très bien financer aussi des productions de « biens matériels » dont la nécessité est tout aussi évidente que les services pour la vie de la personne dans la vie de la société. Mais cela les mettrait en compétition avec le capital pour la répartition de la plus-value et donc toucherait a ses profits, ce qui explique la disparition ici et maintenant de toute « industrie publique » ; Bien que dans la crise actuelle, des productions non rentables dont ne peut se passer le capital puisse être rendu au public, ce qui ne modifie en rien le système, puisque le capital en profite en priorité et non toute la société au même niveau de besoins collectifs.

 

C’est là qu’on touche à la contradiction entre salaire et besoins, lequel salaire est totalement lié à l’existence du capital et de l’achat et la vente de la force de travail, c'est-à-dire d’une société particulière, capitaliste, et non à celle d’une société en général et ses besoins généraux et particuliers.

 

La question du salaire direct et du salaire indirect et de la part de l’un et de l’autre ne peut être réglée que par un processus, par des « alternatives radicales et graduelles... » (Entre autre des pôles politiques et démocratiques financiers du crédit à l’investissement détournant une part croissante de la circulation du capital vers son profit immédiat) qui transforment l’échange A-M-A’ (Agent, Marchandise, plus d’Argent) en échange de valeurs d’usage en fonction de besoins évalués socialement.

 

Cette évaluation sera soit autoritaire et sans avenir, comme l’a montré le communisme grossier, soit démocratique, avec des erreurs, des corrections et un mouvement permanent que la vente et l’achat de la force de travail ne peut pas assurer puisqu’elle tend à rigidifier (tout en les dissolvant dans son obsolescence) les règles de domination d’une classe sur une autre.

 

En ce sens, l’argent peut être rendu à son rôle d’échange et de répartition démocratique du surproduit du travail dans tous les secteurs d’activité humaine et d’investissement les assurant.

 

La lutte pour l’augmentation des salaires directs et indirects est donc insoluble sans une transformation des rapports sociaux de domination, de classe. Mais à l’intérieur de la lutte pour une autre répartition de la plus value et dans ce processus qu’elle peut créer vers un autre mode de production et d’échange, la mise en valeur du salaire indirect « socialisé », « différé », est un élément de formation de la conscience au socialisme autogestionnaire puis au communisme démocratique, à la mise en commun des efforts humains de production de biens et de conscience.

 

Deux siècles de sous estimation du salaire indirect n’a pas aidé à la lutte pour le salaire direct, mais au contraire a abaissé les deux luttes dans leur unité et a abaissé la conscience des besoins communs, collectifs qui porte en elle le besoin d’une société de justice et de mise en commun des efforts humains de production de biens et de conscience.

 

 

Pierre Assante, 5 avril 2015

 

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26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 11:23

BOCCARA FREDERIC 2011 03 28 012

 

Frédéric BOCCARA. Un grand espoir pour une autre Europe.

 

http://pierreassante.fr/dossier/BOCCARA_FRED_150325.jpg


 

stage COMECO 2012.Pierre IVORRA.La double menace de la finance. Une nouvelle bulle financière risque d’éclater.

http://pierreassante.fr/dossier/IVORRA_150320.jpg

 

(Ouvrir et "zoomer" si nécéssaire)

 

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 19:29

ECO.-et-POL.Echantillon.-Au-travail.jpg

 

Témoignage direct, cahier d’EcoPo en cours.

Pardon pour l’écriture rapide et les fautes…

 

 

LIRE :

 

http://pierreassante.fr/

dossier/CAHIER_D_ECOPO.pdf

 

 

(Autre excuse : "super conquérant" ce n'est pas moi,

c'est la marque du cahier...!   )     

 

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19 mars 2015 4 19 /03 /mars /2015 10:57

Le bilan de 30 ans de décentralisation de l'action sociale  plaide pour le maintien des départements, mis en danger par l'austérité. Un risque qui pose autrement la question du choix politique en jeu, le 22 mars : réduction du service public ou lutte pour les moyens nécessaires.

LES-MISSIONS-DU-DEPARTEMENT-001.jpg

LES-MISSIONS-DU-DEPARTEMENT-002.jpg

Paru sur l'Humanité du 18 mats 2015

Aggrandissez le document, "zoomez", si besoin est, pour mieux lire...

 

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5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 07:13


Copie de JAN10 010La « prime », la « rente » des pays dits « capitalistes, occidentaux, économiquement avancés avant les autres ».

Nouveau "mode de production asiatique occidental" en voie de dépassement ?

 

En réponse à des amis concevant une sorte de malthusianisme plus ou moins conscient, qu’ils imaginent comme une forme de solidarité vis-à-vis des peuples les plus pauvres, pour répondre au développement inégal dans le monde et aux pauvretés et aux richesses qui se font face géographiquement, je tente cette réflexion critique à leur égard. On pourra me répondre utilement sur la validité de cette réflexion comme réflexion intéressante, médiocre ou totalement fausse.

 

La « prime », la « rente » des pays dits « capitalistes, occidentaux, économiquement avancés », ayant procédé avant les autres à une accumulation primitive, c'est-à-dire encore dominants politiquement, institutionnellement, militairement…jusqu’à ce jour, même si c’est en bout de course, reposent sur le développement inégal des sociétés humaines et se vérifient dans les coûts du travail locaux (1), le développement et les fluctuations en avancées et en recul des services…

 

L’usage ici des termes « prime », « rente » n’est en aucune façon un usage scientifique, mais une image, une métaphore explicative (2). Mais je pense l’image juste.

 

Je ne reviens pas sur le processus général du capitalisme dans le monde, ses lois-tendances, les rapports dialectiques entre infrastructures et superstructures, le rapport dialectique entre les éléments des forces productives, techniques, machines, pensée, conscience, entité « globale » et personne dans leur activité productrice, le tout « fonctionnant » en unité d’éléments relativement autonomes.

Je n’aborderais qu’un élément du processus d’ensemble, et très brièvement, en forme de pense-bête soulignant une réalité :

 

La consommation majoritaire de ces pays, l’accumulation des moyens financiers dans ces nations du capitalisme avancé et le pouvoir qu’ils ont acquis dans les institutions mondiale financière, permet une « prime », une « rente » de niveau de consommation moyen pour les populations de ces nations en dissolution mondiale, mais en soutien institutionnel et politique de la globalisation capitaliste.

Ce qui fait des populations de ces nations à la fois un soutien inconscient de la globalisation capitaliste et une sorte d’entité d’exploitation collective des peuples les plus pauvres et-ou les moins consommateurs, à l’instar d’une sorte de mode de production asiatique,  en rapport avec leur coût de travail inférieur, élément historique local de la valeur de la force de travail.

 

Les solutions économiques (entre autre, les Pôles de crédit démocratiques, politiques et institutionnels à tous les niveaux) locales et mondiales de la ComMéco tiennent compte ces éléments d’inégalité de développement. Elles permettent de détourner à tous les niveaux, progressivement et radicalement une partie de la circulation du capital sans cesse croissante en fonction des luttes populaires conscientes du processus inconscient de la société.

 

Elles permettent de détourner à tous les niveaux, progressivement et radicalement une partie de la circulation du capital jusqu’à atteindre une « masse critique » constituant un bond en qualité de l’organisation sociale passant des critères de profit aux critères des besoins humains.

Ceci demande plus ample développement, mais je l’ai fait dans la masse des écrits de mon blog et les essais que j’ai dupliqué à disposition des amis qui s’y intéressent.

 

Certes l’accumulation partant des développements plus précoces et plus rapides n’est qu’une rente provisoire à l’entité humaine qui a bénéficié de cette prime de consommation et de valeur historique de la force de travail. Mais elle ne peut durer éternellement face à une réalité économique et culturelle mondiale qui ne correspond plus à la réalité acquise de la « rente ».

En ce sens les solutions de la ComEco répondent non seulement aux besoins de coopération mondiale, mais aussi au contenu de ce que doit être cette coopération pour une élévation générale de la condition humaine.

 

Pierre Assante, jeudi 5 mars 2015

 

(1) Tenant compte que le poids historique de la valeur locale de la force de travail doit être relié à la formation mondiale de cette valeur, dans la globalisation du capital et ses mouvements rapides à la fraction de seconde et lents dans le mouvement des marchandises-valeurs d’usage elle-même, de même que la valeur marchande locale et la dépendance relative de la formation des prix et des salaires de la formation de cette valeur.

 

(2) Pour connaître le sens réel d’une rente, sa réalité, lire « Le Capital » de Marx et les analyses des continuateurs de la critique de l’économie politique.

 

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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 06:00

photo-rassemblement-hsbc

 

 

 

VOIR ET ECOUTER

ici

http://www.dailymotion.com/video/x2i9qni_je-reve-d-une-reve-d-une-banque-qui-episode-1_news

 

Le PCF a initié un collectif intitulé "Je rêve d'une banque qui...".  

La première initiative s'est tenue jeudi dernier aux champs-élysées devant le siège français de la banque HSBC (Voir la vidéo)

 

Suivez les prochaines initiatives !

 

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 05:44

Eco Po Juil Aout 2011 UneDETTE GRECQUE : une alternative pour commencer à refonder l’Europe

Par

Dimicoli Yves,  Rauch Frédéric,  Boccara FrédéricDurand Denis.

Le 5 février 2015

 

En refusant l'austérité et de discuter avec la Troïka, le nouveau gouvernement grec ouvre la bataille pour une alternative de progrès en Europe.

 

 

Yanis Varoufakis, nouveau ministre des finances, a proposé de décider un moratoire sur le remboursement de la dette lié à une clause de croissance de l’économie grecque : rembourser quand la croissance dépasse 3%. Nous soutenons cette proposition.

 

En outre, nous proposons que le rachat de titres publics grecs par la BCE ne soit pas conditionné à l’austérité et soit l’occasion de les remplacer par des titres détenus jusqu’à leur échéance par la même BCE. L’État grec ne paierait pas d’intérêts dessus. Cela devrait être généralisé aux dettes de l’ensemble des États de la zone euro.

 

La seule façon, pour quiconque, de se débarrasser de la dette, c’est de relancer durablement la création de richesses en sécurisant l’emploi et la formation à l’occasion de l’injection de 1140 milliards d'euros annoncée par M. Draghi. Pour cela, il faut développer les services publics, investir efficacement pour redresser l'industrie et les productions en Europe en réduisant le poids des intérêts perçus par les créanciers (le coût du capital).

 

Car, au-delà de traiter la dette héritée du passé, il faut surtout financer l’avenir : services publics et investissements efficace des entreprises.

 

Pour les services publics, le PCF, le Front de gauche, le PGE et Syriza exigent la création d’un Fonds de développement économique, social, solidaire et environnemental européen financé à 0 % par l’argent de la BCE (le Traité de Lisbonne l’y autorise). Il prendrait les titres des États. Ses interventions seraient démocratiquement décidées et contrôlées. La France devrait proposer tout de suite à quelques pays une « coopération renforcée » en ce sens.

 

Pour les entreprises, la BCE doit agir autrement sur les banques : leur fournir de l’argent à bas taux, mais seulement pour refinancer les crédits aux investissements qui créent des emplois et développent leur qualité, les richesses réelles (la valeur ajoutée territoriale et non le profit de quelques-uns) et l’environnement. Et refuser de refinancer les crédits pour spéculer et délocaliser.

 

Grâce à la restructuration de la dette, à une action conjuguée sur la demande et sur l’offre, par une autre orientation des financements, l’économie grecque se redresserait, ses chômeurs commenceraient à retrouver du travail et à produire des richesses. C’est le sens à suivre pour toute la zone euro qui aurait là l’occasion de se libérer des politiques d’austérité. Non seulement la Grèce ne ferait pas défaut, mais les Européens y gagneraient… sauf les financiers qui ont honteusement profité de l’endettement grec.

 

Le choc sur le reste des détenteurs peut être amorti par le système européen, dans un premier temps, et, si l’argent est correctement utilisé, le redémarrage simultané des économies européennes revigore l’ensemble, en repartant sur des bases saines faisant fondre les dettes.

 

On parle des européens ? Mais la puissante confédération syndicale allemande (DGB) soutient les demandes du nouveau gouvernement grec.

 

Le PCF a proposé une alliance des pays du sud, et au-delà (Irlande), pour surmonter les réticences des classes dirigeantes allemandes. Des voix nouvelles s’expriment dans le même sens (Gaël Giraud, Thomas Piketty...).

 

Même la BCE jette aux orties ses doctrines traditionnelles, mais sans changer la façon dont l'argent qu'elle crée est utilisé, « ciblé » ! Or c’est le cœur du problème.

 

La bataille qui s'ouvre désormais est celle d'une mobilisation dans toute l'Europe pour que les euros de la BCE soient utilisés pour les peuples et commencer ainsi à refonder démocratiquement l'Europe.

 

Le 5 Février 2015

http://www.economie-politique.org/66086

 

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 18:09

La loi Macron contre les valeurs républicaines

Un grand élan populaire s’est levé contre le terrorisme et pour la défense des valeurs républicaines, après le massacre de nos amis de Charlie Hebdo, de policiers et de civils, notamment les victimes de l’hyper-casher de la porte de Vincennes.

Nous voulons construire l’union populaire. Mais pas question de participer à une union sacrée derrière Hollande et Valls qui veulent ainsi faire passer tous les textes qui, tel le projet de loi Macron, permettraient de construire une France ultralibérale.

Sur le plan théorique, la loi Macron est proche des idées libérales de droite de Jean Tirole contre les soi-disant rigidités, syndicales, publiques et de l’État... Bref, tous les chevaux de bataille libéraux néoclassiques. Cela rejoint et dépasse le rapport de la Commission Attali dont Macron était rapporteur sous Sarkozy. On vise surtout à « libérer » le patronat de ses « charges » et, en fait, de toute responsabilité sociale et territoriale......

Lire la suite de l'édito de Catherine Mills

ici

 

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 12:35

RAUCHBonjour à tous,

Suite à la décision mercredi soir du Conseil des gouverneurs de la BCE de mettre fin au dispositif dérogatoire permettant aux banques grecques d'obtenir des liquidités auprès de la BCE en échange de titres de l’État grec, un rassemblement national est organisé devant la Banque de France ce soir (5 février) à 18h30 avec prise de parole de Denis Durand.

Prenant prétexte des déclarations du nouveau gouvernement grec de ne plus négocier avec la troïka (dont la BCE fait partie) et de renégocier la dette grecque, cette décision de la BCE va réduire les possibilités de refinancement des banques grecques au risque de déstabiliser encore plus la Grèce.

Cette décision politique de la BCE n'est ni plus ni moins qu'une mesure de rétorsion contre le choix démocratique des grecs. Il est nécessaire de s'y opposer fermement dès ce soir. C'est pourquoi nous invitons à se rendre au rassemblement à 18h30 devant la Banque de France (Place du Palais Royal - Métro Palais Royal).

Frédéric Rauch, 
Rédacteur en chef de la revue Économie et politique.

5 février 2015.

 

Et 

Face aux pressions de la BCE contre la Grèce, le PCF appelle au rassemblement :

Lire sur ce lien : 

http://www.pcf.fr/66065

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Voir aussi le site d'Economie & Politique en lien sur ce blog

 

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 12:06

Copie de 2012 01 15 023Se libérer des politiques d’austérité.

 

Texte collectif (Frédéric Boccara, Yves Dimicoli, Denis Durand et Frédéric Rauch)

 

En refusant l’austérité et de discuter avec la troïka, le nouveau gouvernement grec ouvre la bataille pour une alternative de progrès en Europe. Yanis Varoufakis, nouveau ministre des Finances, a proposé de décider un moratoire sur le remboursement de la dette lié à une clause de croissance de l’économie grecque: rembourser quand la croissance dépasse 3%. Nous soutenons cette proposition. En outre, nous proposons que le rachat de titres publics grecs par la BCE ne soit pas conditionné à l’austérité et soit l’occasion de les remplacer par des titres détenus jusqu’à leur échéance par la même BCE. L’État grec ne paierait pas d’intérêts dessus. Cela devrait être généralisé aux dettes de l’ensemble des États de la zone euro. La seule façon, pour quiconque, de se débarrasser de la dette, c’est de relancer durablement la création de richesses en sécurisant l’emploi et la formation à l’occasion de l’injection de 1 140 milliards d’euros annoncée par M. Draghi. Pour cela, il faut développer les services publics, investir efficacement pour redresser l’industrie et les productions en Europe, en réduisant le poids des intérêts perçus par les créanciers (le coût du capital). Car, au-delà du traitement de la dette héritée du passé, il faut surtout financer l’avenir: services publics et investissements efficaces des entreprises. Pour les services publics, le PCF, le Front de gauche, le PGE et Syriza exigent la création d’un fonds de développement économique, social, solidaire et environnemental européen financé à 0 % par l’argent de la BCE (le traité de Lisbonne l’y autorise). Il prendrait les titres des États. Ses interventions seraient démocratiquement décidées et contrôlées. La France devrait proposer tout de suite à quelques pays une «coopération renforcée» en ce sens. Pour les entreprises, la BCE doit agir autrement sur les banques: leur fournir de l’argent à bas taux, mais seulement pour refinancer les crédits aux investissements qui créent des emplois et développent leur qualité, les richesses réelles (la valeur ajoutée territoriale et non le profit de quelques-uns) et l’environnement. Et refuser de refinancer les crédits pour spéculer et délocaliser. Grâce à la restructuration de la dette, à une action conjuguée sur la demande et sur l’offre, par une autre orientation des financements, l’économie grecque se redresserait, ses chômeurs commenceraient à retrouver du travail et à produire des richesses.

 

C’est le sens à suivre pour toute la zone euro qui aurait là l’occasion de se libérer des politiques d’austérité. Non seulement la Grèce ne ferait pas défaut, mais les Européens y gagneraient… sauf les financiers qui ont honteusement profité de l’endettement grec. Le choc sur le reste des détenteurs peut être amorti par le système européen, dans un premier temps, et, si l’argent est correctement utilisé, le redémarrage simultané des économies européennes revigore l’ensemble, en repartant sur des bases saines faisant fondre les dettes. On parle des Européens ? Mais la puissante confédération syndicale allemande (DGB) soutient les demandes du nouveau gouvernement grec. Le PCF a proposé une alliance des pays du Sud, et au-delà (Irlande), pour surmonter les réticences des classes dirigeantes allemandes. Des voix nouvelles s’expriment dans le même sens (Gaël Giraud, Thomas Piketty...). Même la BCE jette aux orties ses doctrines traditionnelles, mais sans changer la façon dont l’argent qu’elle crée est utilisé, ciblé! Or c’est le cœur du problème. La bataille qui s’ouvre désormais est celle d’une mobilisation dans toute l’Europe pour que les euros de la BCE soient utilisés pour les peuples, et commencer ainsi à refonder démocratiquement l’Europe.

 

Les signataires: Frédéric Boccara, Yves Dimicoli, Denis Durand,économistes PCF auteurs d’Une autre Europe contre l’austérité (éditions Le Temps des Cerises), et Frédéric Rauch, rédacteur en chef de la revue Économie et politique.

 

Publié dans l’Humanité, Jeudi 5 février 2015

 

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 23:49

QUIN-copie-1

La crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et ses conséquences sur la vie humaine est inscrite dans son être social dès son origine.

La crise est inscrite dans "l’être social" du capital, c'est-à-dire concrètement dans la vie qui est la nôtre en tant que système devenu généralisé, mondialisé, informationnalisé.

 

Cependant dès 1970, sous l’effet de l’introduction de techniques démultipliant les forces productive, des luttes ouvrières et anticoloniales induites, la crise s’est accélérée fortement et cette accélération s’est amplifiée dans les années 2000.

 

Accélération donc de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital amplifiée dans les années 2000, et particulièrement depuis 2008. Quel point de paroxysme peut-elle atteindre si des transformations radicales et progressives ne sont pas prises au niveau économique, politique et social ?

 

Un point sur le lien entre conditions matérielles et idées : les idées ont une autonomie relative par rapport aux conditions matérielles dans lesquelles elles naissent. Mais la distension sans limite entre les conditions matérielles et les idées, sous l’effet des types de relations superstructurelles (en rapports dialectiques) peuvent être sans retour et mortelles.

 

Autre point, les mesures des banques centrales et banques d’affaire dont on nous rabat les oreilles en ces jours, ont pour but de renflouer la dette des Etats mais surtout des banques d'affaire et prétendent remédier à la panne de production-consommation que crée le capital, mais ne contiennent évidemment ni l'orientation ni les décisions aptes à fournir aux secteurs producteurs de biens et des services les moyens nécessaires à leur développement : les moyens c'est à dire cette représentation symbolique et conventionnelle (mais opérationnelle) des richesses qu’est l’argent, l’argent fournisseur de moyens, d’acquisition de moyens concrets (travail –humain producteur-, matières première et machines) le permettant.

 

Ainsi le capital va toujours se placer en fonction du taux de rentabilité financière, et vers là où il s’accumule déjà et s’évapore en grande partie pour la société humaine, mais pas pour tous.

 

Boccara quelles réponsesLes communistes, alors que peu se souciaient de cette accélération dans les années 1970 fournissaient eux, des éléments d'analyse de cette involution sociale et des propositions pour y remédier.


On peut penser évidemment que ces solutions aient vieilli. Certainement, en partie du moins, car les circonstances sont différentes, le processus du mouvement du capital s'est complexifié, mais pas sur le fond de l’analyse de la suraccumulation-dévalorisation et la crise qui "colle à sa peau".

 

Pour les années 1970 il est cité ci-dessous un exemple d'analyse et de propositions, parmi tant d’ouvrages et d’actions des communistes sur la question, épaulant les mesures du Programme Commun de Gouvernement de 1972, avancée du moment non sans difficultés, initiative de longue patience des communistes dès 1962, continuée sous d'autres formes, qui en donne la preuve .

 

On peut aussi penser que les propositions des communistes ont échoué. C’est sans compter sur les capacités de réorganisation du travail, de la politique, des institutions par le capital au niveau local et mondial, mais cette réorganisation qui s’accélère encore aujourd’hui ne résout rien, on le voit bien dans la désagrégation mondiale qu'elle entraîne et la nécessité d’une autre cohérence et réorganisation qu’elle réclame pour les peuples et la personne humaine en tant que productrice de l'humain, de ses besoins et des moyens de les satisfaire, en santé.

 

Pierre Assante 22 janvier 2015

 

Couverture et sommaire de cet ouvrage de 1972, témoignage historique d’une longue action contre la crise et pour les solutions, non « miraculeuses », mais en tendance, à sa résolution, « Ce que coûte le capitalisme à la société, Claude Quin, 1972 ». Et pour aujourd’hui l’on peut faire une petit tour sur le site d’Economie & Politique et les ouvrages présentés, que vous avez en permanence dans les liens de ce blog ainsi que de nombreux comptes-rendus d’ouvrages et reproductions d’article de la ComEco et de ses animateurs.

 

2 exemples parmi d'autres :

1972 : cliquer ici (3 pages)

2013 : cliquer ici

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 08:03

Zoomer, aggrandir le pourcentage de la page, pour lire en caractères plus grands

ou cliquer sur la page ou le lien :

 

BOCCARA_HUMA_15.02.02.jpg

 

http://pierreassante.fr/dossier/BOCCARA_HUMA_15.02.02.jpg

 

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 15:50

Article publié une première fois sur ce blog le Vendredi 23 janvier 2015

 

BCE_15.01.23-01.jpg

 

L'humanité, 23 janvier 2015.

 

 

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 12:06

PASTRE 2014 11 03 004La crise de la répartition, c'est la crise de la production et de son mode,

CRISE DE LA PRODUCTION ! ET RIEN D'AUTRE.

 

L'apparence des choses est trompeuse.

Et nous sommes trompés par nos sens.

Pour deux raisons.

Une raison naturelle : les conséquences, dans le mouvement qui se présente à notre observation, sont plus évidentes que les causes.

Les causes sont « lointaines », ce sont les conséquences qui sont immédiatement apparentes à notre vue, à nos sens, à nos sentiments ;

Une raison sociale : résoudre nos besoins quotidiens passe par l'échange. Cet échange est déterminé par la marchandise. Et la marchandise par l'argent.

La substitution du besoin et du désir par la quantité de valeur inverse les rapports sociaux et l'inversion des rapports sociaux entraîne l'inversion de la représentation que nous nous faisons de la réalité.

Pour le militant, c'est à dire celui qui recherche les solutions à la question sociale, cela fait des partis une pépinière de petits Proudhon et de petits Lassalle, non de synthèse mais « d'erreur composée ».

Un exemple « mécaniste », une métaphore, pour donner une idée de l'inversion des causes et des effets : un moteur est « mort ». Il est usé.

La cause est l'USURE. NON ! La cause est le mouvement de chaque instant qui a entraîné l'usure. L'usure qui est une réalité apparaît comme une cause alors qu'elle est un effet, une conséquence du mouvement. C'est dans le mouvement, son observation, son étude, que l'on peut dominer la question de l'usure et à quel moment on peut encore « réparer » et à quel moment « remplacer ».

Mais une société ne se répare ni se remplace comme un moteur. Elle est une construction continue parce qu'elle est une « construction BIOLOGIQUE » et une « construction pensante ». C'est-à-dire que l'humain s'auto-crée et s'auto-transforme.

La crise n'est pas « financière ». C'est une crise de la PRODUCTION. Nous inversons causes et effets en croyant le contraire. Les « lois d'usure du capital » sont contenues dans « Le Capital » de Marx qui a pu observer dans des conditions meilleures que nous ces lois. Conditions meilleures pour plusieurs raisons : proximité de leur formation, « virginité » de l'observation. « L'état de besoin » des théoriciens dominants les rend soumis au capital. Ils sont de plus au même titre que chaque humain soumis à cette « inversion des sens ».

La représentation de la société à partir du mouvement de consommation coupé de la production est significative. Cette inversion s'étend à tous les domaines. La représentation des institutions prend le pas sur celui de la production. Dans les esprits, ce n'est plus la production qui détermine les institutions mais le contraire. Tout est imaginé comme si toutes les activités humaines étaient indépendantes de la production, comme si elles étaient des fonctions indépendantes de la fonction générale de production. Comme si production de symbole était indépendante de production dite « matérielle », comme si la production de symboles n'était pas une fonction de la fonction générale de production. Et le dogmatisme de la production qui a marqué le mouvement ouvrier n'est que le reflet inversé de cette même dichotomie.

La « métamorphose » du parti, sa « mutation » est du même ordre. Elle tente de répondre au dogmatisme par un retour à l'inversion commune, dominante.

Je ne vais pas ré-écrire ici « l'introduction à la critique de l'économie politique » de 1857 et encore moins « Le Capital ». Je veux simplement décrire l'état de confusion du mouvement du salariat, du mouvement des producteurs stricto sensu et du mouvement populaire en général. Tout peut naître de cet état de confusion. Mais cet état de confusion n'est pas sans danger évidemment, d'autant plus que les moyens d'auto-destruction de l'humanité sont devenus terrifiants tant sur le plan de l'organisation sociale que sur ses capacités de destruction physique.

Evidemment, il y a un rapport dialectique entre toutes les fonctions de la société, toutes les activités. Mais la reproduction élargie de l'humanité ne peut se faire que par la fonction globale de production , la production dite « matérielle » étant à la fois « au centre » et « à la périphérie » , le « témoin » et le « moteur » . La « fonction symbolique » est dans la « fonction de production d'objets ».

La hiérarchie entre « le symbolisme » et le « matériel » est une fonction elle-même. Elle découle de la division sociale du travail elle-même sous-tendue par l'accumulation privée des richesses, par la propriété privée des moyens de production.

Le mode de production et d'échange est un mouvement. Il est l'existence même de la société humaine. Il ne peut subir ni de métamorphose ni de mutation génétique. Pas plus que les éléments qui le composent, partis compris.

Chaque élément est en rapport dialectique avec les autres, chaque « fonction » avec les autres, entre elles, et toutes avec la « fonction » globale. Cette présentation des fonctions elles-mêmes est une abstraction nécessaire à la pédagogie mais en tant qu'abstraction, une simple vue de l'esprit ne représentant pas une réalité autre que cette représentation. Elle est utile et fait partie de la « production symbolique » indispensable à la « production matérielle ».

Il y a quelque chose non d'inhumain (l'inhumain étant dans l'humain) mais d'indécent chez les nantis de la production symbolique.

Résoudre la question de la répartition des richesses, c'est d'abord résoudre la crise de la production. J'ai tenté d'expliquer, avec et après d'autres, en quoi consiste cette crise dans « Métamorphose du travail 3 ». Il y a dans le « cri » lancé sur la répartition des richesses, l'ignorance de la création des richesses, des lois qui de moteur du développement des forces productives ont fait du capitalisme un frein au développement des forces productives , tant en quantité qu'en qualité .

La confusion entretenue soit dans la sous-estimation de la classe ouvrière dans le salariat soit dans sa sur-estimation est du même ordre. Il n'y a pas uniformité dans le salariat, pas plus que dans toute chose, et toute chose de la vie humaine. Il y a une fonction globale et des fonctions sans existence indépendante. Toutes dépendent l'une de l'autre, sont l'une dans l'autre. Mais une chose est tangible si on veut bien la toucher, c'est le rôle de la marchandise en tant qu'objet fabriqué, en tant que valeur d'échange marchande en système capitaliste.

Contourner cette réalité, c'est s'allier objectivement au capital, renoncer au mouvement qui abolit l'état actuel des choses du système capitaliste. C'est reconstituer sans cesse le programme de Gotha qui a paralysé le mouvement du prolétariat, même si le prolétariat a trouvé des chemins indépendamment de ce programme. C'est être des Lassalle et des Proudhon, faire des erreurs composées impuissantes et non des synthèses opérationnelles.

Libérer le travail. Rendre une cohérence à l'activité de la personne en la libérant non des nécessités mais des contraintes sociales de classe par une cohérence globale de l'activité humaine, dans sa multiplicité et sa diversité -diversité multiple-. Abolir le salariat et la domination sexiste, les divisions sociales du travail. Abolir la mesure quantitative de l'échange au profit du besoin. Repérer les « finalités en mouvement ». Humaniser la nature, naturaliser l'humain. Libérer le mouvement de prise de conscience de la nature sur elle-même qu'est l'humanité.

Les droits de l'homme, ce n'est pas seulement le type de rapports qu’on a avec les autres ou que l’on aimerait que les autres aient avec soi. Les droits de l'homme c'est la capacité d'agir librement ensemble, de contribuer librement à l'activité humaine. Avoir ce droit c'est avoir tous les autres, droit un et indivisible. Idéal démocratique d'une révolution bourgeoise qui s'est brisé sur la propriété en niant l'usage. L'usage élargi à la richesse pour tous. Le mouvement ouvrier a élargi relativement cette possibilité en rétablissant partiellement des droits indépendamment des inégalités naturelles comme la maladie, avec la sécurité sociale, par exemple.

Dans d'autres domaines aussi. Mais aucune de ces avancées n'est allée jusqu'à la démocratie du travail, celle qui rejette la domination du « que produire et comment produire », domination liée à la propriété privée et au salariat.

La démocratie est liée non seulement aux institutions, mais au travail et à la production, et le mode de production détermine le type d'institution. Si le domaine d'activité est privé, aux mains d'intérêts privés, la démocratie ne peut être que tronquée, limitée, sujette à reculs à tout instant. Dans chaque recul il y a aggravation de la crise de la production.

La démocratie est née de la Cité, la mondialisation méditerranéenne, l'artisanat. L'artisanat est une forme supérieure d'alliance du cerveau et de la main. Le mode de production athénien antique a porté une classe marchande dominante avec des alliés historiques. La révolution française de même. Dans les deux, les travailleurs des techniques artisanales jouent un rôle-clef. Dans les deux le lien entre le travail, la démocratie, les techniques de production est évident. Dans la révolution française, la fédération nationale des cités va donner à la prise de pouvoir révolutionnaire un marché national.

Le rôle des techniques informationnelles, qui n'élimine pas les autres mais les domine, la dissolution relative des marchés nationaux au profit d'une féodalité industrialo-financière mondialisée, la transformation du salariat qui en découle, doivent donner des formes nouvelles aux droits de l'homme, les rapprochant de droits véritablement universels, celui de la démocratie de la production, le communisme qui ne sera toutefois qu'une finitude en mouvement illimité.

Une réflexion pour une nouvelle organisation du travail, une cohérence entre la personne et l'activité globale de production, et l'activité globale de production doit passer par une réflexion sur l'artisanat. Il ne s'agit pas de nier l'industrialisation et sa forme informatisée mais de lui donner une qualité nouvelle dans ce rapport entre l'homme et la nature, l'artisanat étant un « modèle » instructif.

 

Pierre Assante. Le 10 décembre 2008.

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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 08:56

DURAND DENISDenis Durand : "La BCE a besoin de trois vrais changements"

Entretien avec l'économiste, secrétaire général de la CGT de la Banque de France et membre du PCF, Denis Durand qui revient sur l’enjeu d’une autre politique monétaire. 

La Banque centrale européenne (BCE) devrait annoncer aujourd’hui qu’elle se lance dans des rachats de dettes publiques. Comment accueillez-vous cette nouvelle ?

Denis Durand Je pense que c’est un événement important pour au moins deux raisons. La première est qu’il faut à tout prix que la BCE fasse quelque chose : la zone euro est au bord de la déflation et le FMI a encore révisé à la baisse ses prévisions de croissance (à 1,2 % – NDLR), alors qu’elles étaient déjà faibles. Ensuite, il y a une pression qui monte pour demander un changement radical de la politique monétaire. La poussée électorale de Syriza en Grèce traduit ce besoin. Mais il faut être conscient que ce ne sera pas suffisant pour combattre la déflation, car la BCE veut bien tout changer, à condition que cela favorise les marchés financiers. C’est pour cela que ses mesures ne marcheront pas. Elle va inonder le marché de liquidités, il en fera ce qu’il veut et spéculera avec, ce qui risque de nous mener à une nouvelle crise et de prolonger l’appauvrissement de l’Europe en cours. Dans le même temps, les dirigeants européens comptent poursuivre dans la voie de l’austérité. La précarisation de l’emploi et les pressions sur le pouvoir d’achat continueront de peser sur l’inflation.

Que devrait alors faire la BCE ?

Denis Durand Il faut qu’elle renverse ses objectifs. Elle doit favoriser le renforcement des services publics plutôt que les intérêts des marchés financiers. Pour cela, la BCE doit procéder à trois changements. D’abord, elle doit racheter massivement des dettes publiques par création monétaire pour les faire fondre. Il faudrait se servir de cette monnaie pour soutenir les services publics et pas pour renforcer la rentabilité du capital. En prêtant à un taux d’intérêt à 0 %, la charge de la dette – qui représente en France une somme équivalente au budget de l’éducation nationale – diminuerait, ce qui aiderait les États à sortir de la tutelle des marchés financiers. Deuxièmement, la BCE doit prêter en priorité aux banques qui financent des projets utiles au développement de l’emploi, à la création de richesses ou au renforcement de la protection de l’environnement et à la transition énergétique, plutôt qu’à celles qui recherchent la rentabilité. La BCE pourrait refuser de prêter aux banques qui spéculent ou sinon pratiquer leur imposer des taux dissuasifs. Pour finir, il faut développer de nouveaux moyens pour financer les services publics, dont nombre de pays comme la France ou la Grèce ont besoin. Pour cela, depuis des années, le PCF, le Front de gauche, ou Syriza proposent la création d’un fonds de développement économique, social et écologique européen. Ce dernier subventionnerait les services publics. Il serait financé par la BCE, qui prêterait directement à ce fonds à des taux d’intérêt nuls, ce qui n’est pas contraire aux traités européens.

Le prochain gouvernement grec risque d’avoir de forts besoins de financement. Est-ce que cette mesure sera suffisante ?

Denis Durand Non, la Grèce a besoin des trois mesures que j’ai décrites précédemment. C’est un combat qui nous engage tous, pas seulement à l’échelle européenne, mais également à l’échelle mondiale. Car l’enjeu est de sortir de l’emprise des marchés financiers et du pouvoir du dollar américain. C’est en réalité une lutte des classes, car une minorité accapare de plus en plus de richesses.

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR KEVIN BOUCAUD
JEUDI, 22 JANVIER, 2015
L'HUMANITÉ

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 05:00
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18 décembre 2014 4 18 /12 /décembre /2014 07:14

LONDON TALON DE FER

 

 

LIRE

Sur ce lien :

 

http://pierreassante.fr/dossier/IVORRA_L'HUMANITE-14.12.17.jpg

 

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17 décembre 2014 3 17 /12 /décembre /2014 07:00

2013 10 01 002-copie-1Guerre politique, guerre des échanges, Etats-Unis, Europe, France, Allemagne, pays "émergeants", Russie...  Monde

 

Finalement, la guerre des échanges économiques est la guerre principale.

Ce qui ne peut pas se faire par la guerre militaire se fait par la guerre des échanges.

 

Mais comme dans toute guerre il y a des destructions et des morts, y compris de tous les côtés de tous les belligérants, y compris de celui des initiateurs de la guerre des échanges "qui se tirent dans le pied", ce qui peut mener à la "guerre tout court", avec ce que comporte une guerre avec les techniques du XXI° siècles (Dont on a un aperçu dans les guerres locales)...

 

Dans la guerre des échanges, les représentants du capital n'ont pas compris, non plus, la fragilité de l'échafaudage économique humain et ses imbrications...Ils jouent avec le feu et vont vers l'incendie global du blocage et de la chute des échanges ; et par là des conditions générales de la vie, se nourrir, se loger, se déplacer, s’instruire…répondre aux besoins élémentaires des humains et évidemment par la même occasion, à leurs besoins complexes. (Le Pape François -je ne partage cependant pas la politique et l'idéologie religieuse- a eu, avec d’autres un éclair de lucidité sur la question. Par contre le président des Etats-Unis semble être de ceux -parmi les Présidents des Etats-Unis, et malgré son apparence "progressiste" (1)- être des plus en manque de lucidité...).

 

Il est temps que s'empare des masses la vision de la réalité de notre système mondial d'échange et de production, et des solutions à y apporter pour le stabiliser, le transformer et sortir de la crise de croissance de l'humanité dans un autre mode de production assurant la pérennité du processus de l'humanité. Vision et conscience du réel sont les outils essentiels de l'humain pour répondre à ses besoins de survie et de développement.

 

Je ne saurais trop recommander la connaissance des propositions de la ComEco (Qu’on trouve dans ce blog et celui d’Economie et Politique), commission économique du PCF (cette recommandation n'est pas de la "propagande", mais de l'échange en santé) dont le travail dans ce parti est des plus importants.

 

Pierre Assante, 17 décembre 2014

 

(1) Quels espoirs, quelles manœuvres, quel "tournant américain" vis-à-vis de Cuba dans un contexte global de domination mondiale des échanges, du rapport de force politique, militaire et économique ? Quelle adaptation à un rapport de force dans le contexte de la guerre du pétrole contre le Venezuela et la Fédération de Russie par exemple d'une part, et vis à vis du Moyen Orient (en général et des palestiniens et de la Syrie en particulier) d'autre part, vis à vis des coopérations des pays d'Amérique latine, des coopérations Russie-Chine-Asie...? 

 

La déstructuration du monde par le capital à son profit ne peut trouver solution que dans l'action populaire et ses effets dans le rapport le force local et mondial, économique et institutionnel.

 

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 07:25

CONGRES 2013 02 10 018 (9)

 

 

Le PCF tenait une convention sur l'industrie

les 22 et 23 novembre 2014.

 

 Compte-rendu et documents sur ces liens :

 


1) Introduction par Alain Obadia

2) Introduction par Nicolas Marchand

3) Synthèse des ateliers par Jean-François Bolzinger

4) Discours de clôture par Pierre Laurent

 

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 00:33

288555 Image 1

Jean-Marc Durand : « La crise est due aux politiques soutenues par le Medef »

ENTRETIEN RÉALISÉ PAR KEVIN BOUCAUD

L'HUMANITE. MARDI, 2 DÉCEMBRE, 2014

 

Alors que le PCF a décidé de riposter à la semaine de mobilisation du Medef, l’économiste Jean-Marc Durand rappelle, contrairement à ce qu’avance le patronat, que «les prélèvements obligatoires sur le capital ont baissé de façon importante» depuis trente ans.

Pour la contre-semaine d’actions du PCF en riposte au Medef, pourquoi avoir choisi, comme itinéraire de manifestation, ce soir, d’aller du siège de l’organisation patronale à l’ambassade du Luxembourg, à Paris?

 


Jean-Marc Durand
 : Le Medef représente tout particulièrement les grosses entreprises, contrairement à ce que l’on raconte. Il y a de petites entreprises en son sein, mais ceux qui décident, ce sont les grands patrons. Ce sont eux qui distribuent les dividendes, qui sont en pleine augmentation. C’est là que la spoliation de la société s’exerce, du fait de tous les allégements fiscaux dont ils sont les grands bénéficiaires, et de l’évasion fiscale et financière. Le Luxembourg est justement le paradis fiscal par excellence, dont l’ancien premier ministre n’est autre que Jean-Claude Juncker, aujourd’hui président de la Commission européenne à Bruxelles.

Que répondez-vous au patronat qui prétend qu’il souffre depuis trente ans?

Jean-Marc Durand : C’est paradoxal, puisqu’à partir du tournant de la rigueur de 1983-1984, le cours des choses s’est inversé. Les prélèvements obligatoires sur le capital ont baissé de façon importante, alors que les impôts et taxes sur les salaires ont connu le sort inverse. Entre1981 et1998, la part des salaires a diminué de plus de 15% dans les entreprises non financières. Les entreprises du CAC 40 ont un taux d’impôt réel sur les sociétés de 8%, contre 33% pour les petites entreprises et 24% pour les moyennes. Gattaz et le Medef expliquent que les 41milliards du pacte de responsabilité sont un juste retour des choses pour pallier l’augmentation des prélèvements fiscaux. Il est vrai que, depuis le choc des subprimes en 2008-2009, les prélèvements fiscaux ont augmenté sur les entreprises et sur les citoyens. Sauf qu’il faut savoir que cette crise est largement due au résultat des politiques soutenues et initiées par le Medef. Depuis, les prélèvements fiscaux ont progressé de 66milliards d’euros, dont un tiers à la charge des entreprises, soit une vingtaine de milliards. Le pacte de responsabilité va donc bien au-delà de ce montant.

La CGPME se plaint de la taxation des dividendes. Est-il en projet de taxer les revenus du capital?

Jean-Marc Durand : Cette mesure annoncée par le gouvernement est un écran de fumée. S’il avait voulu vraiment prendre une mesure significative en matière de taxation du capital, il fallait revenir sur le dispositif Copé d’exonération des revenus de cession de parts d’entreprises. De plus, les mesures du capital mobilier bénéficient d’un crédit d’impôt annuel d’un montant de 40%.

Quelles propositions le PCF oppose-t-il aux revendications patronales?

Jean-Marc Durand : Sur le plan fiscal, il faut d’abord restaurer un véritable impôt sur les sociétés. Nous pourrions le décliner de manière progressive en tenant compte du chiffre d’affaires de l’entreprise et introduire une modulation de cet impôt en fonction de l’utilisation des bénéfices. Il faut ensuite une réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune, qui intègre dans sa base les biens professionnels, dont les actions. Pour finir, il y a la taxation des placements financiers des entreprises. Sur le plan bancaire et financier, il faut mettre en place un fonds national pour l’emploi, et introduire un crédit sélectif à taux dégressif, en fonction de son utilisation par les entreprises. La Banque centrale européenne doit également racheter les dettes des États et développer un fonds social et solidaire pour leur réindustrialisation.

 

Jean-Marc Durand est économiste et membre du PCF

 

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 09:26

2012 11 23 040

 

 

 

LIRE

ici

 

http://pierreassante.fr/dossier/UKRAINE-141204.jpg

 

 

 

 

 

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 10:24

CONVENTION INDUSTRIE 22.11.2014 (1)La ComEco mène un travail permanent de recherche et d'action pour faire progresser la réflexion économique et politique ensemble, et pour ouvrir avec les chercheurs, les miliants et dans l'action populaire, une issue à la crise et construire localement, régionalement, nationalement, en Europe et dans le Monde une alternative au capitalisme et ses destructions, un processus de coopération et de paix.

La revue Economie et Politique (en lien sur ce blog) en fournit régulièrement un écho et un dialogue, de même que les assemblées de débats et de décisions à l'initiative de la ComEco, et dans les lieux "savants" comme populaires, à travers les luttes des salariés et des populations, auxquels elle apporte des contributions.

En prendre connaissance fait partie des relations sociales démocratiques riches de possibilités, je crois.

Lire ici en ce qui concerne la Convention en cours de réunion.

 

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20 novembre 2014 4 20 /11 /novembre /2014 07:08

stage COMECO 2012.lire

ici

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