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17 juillet 2015 5 17 /07 /juillet /2015 07:36
IL Y A UNE QUESTION ESSENTIELLE A PARTIR DE LAQUELLE AVANCER VERS LA SOLUTION DE LA CRISE, à dire et à redire patiemment, et à HURLER, twister, raper, slamer, s’il le faut : Tous les débats économiques qui éludent cette question de fond qui est LA CRISE DE SURACCUMULATION DU CAPITAL, ne peuvent que se heurter à leur propres limites.

IL Y A UNE QUESTION ESSENTIELLE A PARTIR DE LAQUELLE AVANCER VERS LA SOLUTION DE LA CRISE, à dire et à redire patiemment, et à HURLER, twister, raper, slamer, s’il le faut :

Tous les débats économiques, qu’ils viennent des gestionnaires du capital, comme d’une encore trop grande partie du mouvement dit anticapitaliste, et qui éludent cette question de fond qui est LA CRISE DE SURACCUMULATION DU CAPITAL, ne peuvent que se heurter à leur propres limites.

LA CRISE DE SURACCUMULATION DU CAPITAL est congénitale au mode d’échange et à la circulation capitaliste des biens nécessaires à la vie et que l’économie marxiste a décrite et résumée dans la formule Argent---Marchandise---Argent plus (A-M-A’).

De la part des gestionnaires du capital, y compris lorsqu’ils sont conscients de la nature de la crise, quoi de plus normal que de cacher cette nature de la crise et brouiller les cartes sur la nature de la crise.

Ce n’est pas pour le plaisir savant ou pédant que donner une formule de la crise, A-M-A’, c’est l’essentiel pour résoudre la crise.

L’imbrication économique et politique mondiale ne permet pas de stopper brutalement quelque phénomène que ce soit lié aux échanges nécessaires à la vie. Nous ne sommes plus dans une économie agricole circonscrite à une région du monde, économie agricole pouvant redémarrer après une crise de famine par exemple, redémarrer sur la base des savoirs et savoirs faire locaux agricoles accumulés d’une communauté restreinte.

Nous avons du mal à imaginer la complexification de l’économie, et même de la symbolique sur l’échange monétaire par exemple, la dépendance étroite de chaque geste local sur l’état du "fonctionnement" global du monde.

Pourtant un progrès de la conscience sur l’état du monde est indispensable pour apaiser les dangers que la crise qualitative de croissance de l’humanité dans laquelle nous vivons aujourd’hui fait peser sur notre vie, particulièrement la question de la contradiction entre la suraccumulation du capital et les besoins humains qui se développent et ne trouvent pas de solution en SANTE.

Il s’agit de remédier à la crise de suraccumulation du capital par des mesures graduelles et radicales détournant une part croissante, régionalement et mondialement, de la circulation A-M-A’ afin de réduire la part de cette circulation qui va vers la suraccumulation, au profit d’une part croissante qui aille vers les besoins.

Une réforme et création de fond (au double sens du mot fond) politiquement assurée peut aller dans ce sens.

C’est ce que préconise une théorie de la régulation dont Paul Boccara est un des initiateurs et sur laquelle des économistes continuent de travailler, et qui lancent régulièrement, à chaque phase nouvelle de la crise, des propositions d’urgence et à long terme, telle la conférence de presse des économistes communistes du 8 juillet 2015 à l’assemblée nationale, sur la question de la crise grecque et européenne.

Cette école décrit et propose de façon très précise des mesures concernant le crédit, le système bancaire, les institutions financières territoriales, nationales et internationales.

Il ne s’agit plus d’attendre que les choses mûrissent toutes seules. La crise de suraccumulation du capital est devenu d’autant plus grave et d’autant plus rapide et dangereuse que la révolution scientifique et technique a ouvert et ouvre toujours plus des possibilités productrices qui se trouvent donc de plus en plus en contradiction avec le type de production et d’échange A-M-A’.

Tout débat et toute mesure sur la monnaie ou toute autre question économique quelle qu’elle soit, seront inefficaces et trompeurs car ils se heurteront à terme à une contradiction première éludée s'ils ne débouchent pas sur la question de la crise de suraccumulation du capital et ses solutions.

Tout débat ou mesure éludant la question de la suraccumulation du capital ne peut être qu’un débat et une mesure comptable et aucun débat et mesure comptables, aussi utile qu’ils soient ne peuvent résoudre la crise, d’autant que la crise arrive à une conjonction des cycles de crise économique de 10, 30 et 100 ans et au moment ou la mondialisation informationnalisée et sa croissance contradictoirement généralisatrice renforce la nature systémique de la crise et le handicap d’une normalisation dogmatique mortelle pour l’initiative humaine nécessaire à la vie.

Pierre Assante, Vendredi 17 juillet 2015.

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