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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 09:22

Copie de 20100825 003LE TEMPS

Image mobile et image fixe.

Transformations en santé.

Ethique.

 

Le présent ? Pour la conscience c’est le passé immédiat celui dont les perceptions qui nous arrivent sont transformées par la pensée en un apparaître « immédiat ».

 

Y compris avec des appareils enregistreurs qui eux même ne perçoivent que ce qui arrive une fois arrivé et que le chercheur ordinaire que nous sommes ou le chercheur spécialisé et ses appareils spécialisés analyse une fois colletées les données.

 

C’est le passé « immédiat » ou plus ou moins immédiat. Cela dépend du sujet d’observation, en fonction de la préoccupation qui est la notre et du but pratique, du, des besoins à résoudre qui sont les nôtres au moment de l’investigation et de l’analyse du présent.

 

Présent subjectif donc relatif qui alors côtoie le passé subjectif relatif jusqu’au passé « moins immédiat » et au passé tout court, celui du « temps révolu » classé par et dans notre mémoire, notre conscience du temps, sa relativité psychologique et en conséquence physique.

 

En cela, un peu de vision dialectique, en synchronie et en diachromie nous enseigne qu’une observation, une analyse opérationnelle face à un besoin à résoudre demande l’observation de l’objet concret ou abstrait, les deux en unité, à la fois sous divers angles et dans son mouvement, dans le temps bref, moyen et long.

 

En ce sens le « film » de l’évènement est difficilement saisissable si l’observation du « présent » et du donné « passé » n’est pas continue. Or la multiplicité des observations et des préoccupations nous détache le plus souvent de l’observation continue, par « la force des choses » à laquelle peut s’ajouter « l’insoutenable légèreté de l’être » qu’elle contient…

 

Photo et cinéma….

 

En ce sens l’observation photographique est sans doute une des observations des plus dialectiques.

L’observation de l’image mobile peut l’être au prix du « rassemblement de la vision » au titre du « rassemblement des idées », rassemblement conscient et inconscient et leur réémergence lente ou brutale, la catharsis.

 

La photo observée, cet "arrêt" sur « le temps » donne vraiment à voir si tant est qu’elle « s’ajoute » à d’autres « photos » collectées de la vie.

Ainsi l’image « fixe » peut être plus mobile que l’image « mobile »…..

Les images « fixes » en nombre d’autant plus…..

 

Si à ces « relativités » (il ne s’agit pas de celle, « purement » physique et objective d’Einstein) de la conscience, on ajoute la manipulation massive de la conscience par le mythe de l’échange « juste », « éternel », « naturel », « indépassable » effectué par l’intermédiaire du capital dans sa circulation Argent-Marchandise-Plus d’argent (A-M-A’), il est bien difficile d’imaginer cette conscience devenant créatrice d’un mouvement collectif de transformation de fond d’une société en crise.

 

C’est pourtant cette crise, non choisie par les victimes de la crise qui peut éclairer la conscience, si tant est que les perceptions qu’elle fournit et les images qu’elle forme dans notre pensée, soient mises en relation dialectique avec le vécu à court et long terme, dans le temps court et le temps long, ce qui reste contradictoire avec la mesure du temps de travail, productrice d’activité aliénée et de l’aliénation de la propriété de l’activité du producteur d’activité et des biens produits de l’activité, mesure qui est le contraire de l’activité créatrice libre.

 

La double anticipation accomplie dans un geste simple, « immédiat », a une autre qualité dans le geste « long », sa complexité concrète et abstraite, objective et subjective, et la multiplicité des doubles anticipations qu’il contient : acte individuel et collectif, évènements individuels et collectifs contenus et « déroulés ».

 

Parmi mes « métaphores syndicales » il y a le robinet qui ne fabrique pas l’eau mais qui la reçoit du travail humain, du canal de Provence en passant par la fonderie, l’installation etc. ; il y a celle de la feuille de maladie qui permet le remboursement qui n’est pas un phénomène naturel comme le vent, la pluie ou le coucher et lever du soleil, mais un phénomène social qui dépend  des choix humains ; il y a celle de la monnaie, dont la valeur du papier utilisé et de son impression et distribution n’ont une correspondance avec la valeur que conventionnelle et dépend de la valeur des richesses produite, dans leur variabilités et leurs péréquations relatives de marché, de ses luttes, mais surtout de ses techniques et de la mesure du temps de travail.

 

Mesure du temps.

 

Si l’on reprend l’ensemble du développement précédent, cette mesure du temps non seulement dans le travail, et à partir du travail, mais dans l'incapacité d’observer nos propres gestes, notre capacité de « faire le bilan » à court et long terme de notre propre vie, prend une dimension effective, physique et psychologique, affective énorme, en expansion démesurée, absorbant et noyant les objets qui nous sont nécessaire pour vivre dans un rêve informel, incertain, un sommeil vaseux, engluant.

 

Le suicide « isolé » est cette forme du temps exceptionnel, de circonstances particulières, hors des normes générales en mouvement mais dont l’aliénation n’a pas atteint les conditions du suicide « général », en passant par les étapes de l’un à l’autre.

 

La classe ouvrière en se libérant, c'est-à-dire en libérant le travail des contraintes de la pénurie et par contrecoup de la mesure du temps au profit des besoins « matériels et moraux », libère toute la société, dominants exploiteurs compris en les dépassant, dans l’individu comme en tant que classe.

 

Mais le temps reste à la fois l’élément, la réalité concrète du mouvement de cette classe ouvrière de production qui se concentre dans les ateliers du monde en fonction des mobilités du capital à la recherche de profit, c'est-à-dire un temps positif créateur de richesse, mais aussi un temps négatif, du « point de vue » de la santé et de la réalité de la santé humainS,  car son contenu insaisissable est la négation de la conscience.

 

Négation. Négation de la négation. « Aufhebung », dépassement des contradictions, des mouvements contradictoires contenus dans les mouvements généraux….

 

En plaçant le temps, c'est-à-dire les choix qu’il permet en fonction de son utilisation et partant de sa vision, de la formation et du développement de la conscience du temps, au centre de nos efforts de compréhension, c’est la conscience de l’événement et de sa « construction » à l’intérieur de la nécessité qui peut se développer ou pas.

 

« Pas d’action révolutionnaire sans conscience révolutionnaire » disait-on.

 

Pourtant les révolutions limitées, partielles qu’on été les révolutions bourgeoises et ou nationales on fait peu de cas du temps, ce qui était normal dans la mesure où leurs circonstances historiques ne pouvaient remettre en cause la question de la mesure du temps de travail. Ce « peu de cas » est la conséquence de l’épuisement humain au bout de grandes avancées de domination sur la nature pour la production de nos subsistances, leur accroissement quantitatif et qualitatif, et finalement leur dissolution partielle (pour l’instant), du nécessaire, de la nécessité et de la conscience en mouvement vers l’absurde et le mortel.

 

« Le temps de vivre » écrivait le communiste André Remacle, hélas beaucoup oublié aujourd’hui, et l’écrivait avec et ou à la suite de quelques autres écrivains, philosophes et ou simples citoyens, nombreux mais sans pouvoir institué. Ce n’était pas qu’une simple aspiration limitée.

 

C’était poser le fond des conditions du développement humain et la question de sa survie tout court. Et c’était un acte de grande philosophie opérationnelle. Pas seulement « comprendre le monde, mais le changer, le transformer » en santé. Il faudrait le lui reconnaître, à lui et à ces autres.

 

La matière c’est le temps et l’espace, non séparés, mais en tant qu’une unique réalité, le mouvement, et un concept issu de cette observation, aujourd’hui universellement reconnu. Mais comme toute reconnaissance universelle, celle-ci n’est pas définitivement acquise, et les mises à l’index galiléennes, malgré leur tête baissée prêtes à se redresser, comme en ce qui concerne la mise à l’index « progressive » de Darwin, sont toujours vivantes.

 

Le voile n’est pas que sur les têtes il est dans les têtes les plus reconnues en termes de pouvoir. Le voile peut être un signe limité (dévoyé aussi) de résistance. Pas l’éloge de la mesure du temps, de la rapidité malsaine qui en découle, et de l’invivabilité qui la conclut.

 

Le temps est beau, ou plutôt son déroulement dans la conscience, car la beauté est une chose de conscience, donc observation en fonction  des besoins et désir qui en naissent. Il n’y a pas de société sans corps ou plutôt « d’âme » de la société et « corps » de la société. La beauté du corps (et la beauté tout court) naît de ses besoins biologiques transcendés dans la conscience par la capacité de pensée du corps lui-même, issu du travail, travail issu du besoin « physique » de survenir à ses subsistances et sa reproduction. Jusqu’à ce que le besoin "physique" premier devienne le besoin de développement de la conscience lui-même, dépendant cependant des besoins « élémentaire » du corps. Besoins du corps de l’individu dans les besoins de l’espèce et de la société.

 

Dire et répéter le besoin d’une vision matérialiste, n’est pas un jugement de tribunal condamnant les envols de toutes sortes de la pensée et des croyances. C’est recentrer l’observation de tout un chacun sur les nécessités naturelles. Se jeter dans le vide profond pour savoir ce que ça va donner n’est pas la norme de tout un chacun qu’elle que soient ses choix politiques, philosophique, religieux. C’est une norme en santé partagée tant que les techniques ne le permettent pas sans conséquences sur la vie, c'est-à-dire la blessure ou la mort ; ou tant que la société n’est pas réduite au suicide, c'est-à-dire tant qu’elle peut trouver en elle-même les ressources de sa survie et de son développement, de celui de sa conscience en mouvement de la nature sur elle-même que constitue d’humanité, en santé.

 

Dans la double anticipation de nos geste, il y a le pré-apparaitre du futur. Futur « sain » si conscience d’un temps à goûter et pas à « avaler », regard mesuré et appuyé en avant et en arrière du chemin accompli.

 

Temps, actes et santé. C’est sans doute sur cela, le mouvement de pensée que l’on classe dans le terme "éthique". Et que « notre » temps aspire à développer, sans encore trop savoir comment. Vision « éthérée » ou vision en « beauté figée » ou acte anticipateur, finalement. Fin relative.

 

Pierre Assante, 6 juin 2013

 

 

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