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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 10:08

SOYONS-SERIEUX.jpgStratégies politiques, philosophies dominantes, paix et luttes sociales, laïcité.

 

Les stratégies réactionnaires et répressives contre les processus démocratiques au socialisme (1) s’appuient entre autre et aussi sur la diffusion d’une vision dominante du monde qu’on appelle « idéalisme » dans un des vocabulaires philosophiques, non en référence à un idéal humaniste, mais en référence à un mode de voir rendant la réalité abstraite, idéellement déformée, irrationnelle dans nos têtes, et par conséquent rendant inopérante la volonté mutilée par cette vision, de transformer la société en santé.

 

Voilà de ma part une formule trop condensée pour être claire et juste, mais ce n’est qu’une allusion effleurant la question philosophique, la question religieuse et la question de la laïcité.

 

Cette dernière, la laïcité, dans les derniers évènements ici et maintenant se retrouve transformée en « soyez tolérants, surtout ne vous montrez plus critiques, la démocratie, la paix sociale ne le supporterait pas… ».

 

Ce qui n’empêche pas nos bons donneurs de leçon de la faire, la leçon, (2) en ce moment aux imams et aux seuls imams pour leur expliquer ce qu’ils doivent dire et penser, au lieu de poser la question de la formation de tous les citoyens à un esprit critique et à une réelle participation à la société à travers ce qui lui assure sa survie, la production et donc le travail, l’activité de travail concret, libéré en particulier sur son lieu d'exercice du principe établi du patronat monarchique, excluant l’homme producteur des décisions….

 

Ceci fut un des idéaux du CNR et des communistes en France, et dans le PCI de La Libération de 1946 (3) et ses suites historiques, et de Berlinguer de 1971 à 1985 (sans doute assez isolé, très en avance dans la direction de son parti) d'une démocratie du producteur (4), du "que, quoi, comment produire" (c’était sa formule précise) dans une cohérence entre l'activité de la personne et une cohérence dans la société italienne et dans le monde.

 

Certes, le marché national s'est depuis transformé en marché mondialisé, informationnalisé, réagissant à la fraction de seconde dans le placement de capitaux et leur choix de placement productif de profit mais de moins en moins de production... Cela change la donne, mais pas le besoin de production et de cohérence de l'activité humaine...

 

J'en reviens à mon article de 2008 pour le congrès du PCF, au début d'accélération de la crise, que j’avais intitulé : "une crise de production et rien d'autre..."(***). Services, salaires différés socialisés, sont dépendants de la production et de l'efficacité de son organisation (5).

 

Pierre Assante, le Dimanche 1er mars 2015

 

1 Contre les stratégies pacifique et  démocratiques des années passées, dans les années 70 en France et en Europe, au Chili et en Italie en particulier… et aujourd’hui encore ici, en Grèce et partout dans le monde.

 

2 "On" oublie tout à coup toutes les autres religions et les autres philosophies (sans oublier la notre propre quand on en a une avouée, consciemment, à repenser sans cesse), quand leurs interventions politiques et leurs prises de positions rigides se transforment en errances maladives et nocivement influentes) 

 

3 Partisans Communistes de la résistance au fascisme et au nazisme, ouverts à l’unité ouvrière et l’union des forces populaires en Italie, DC comprise.

 

4  Lire des travaux italiens des prédécesseurs de l’ergologie (étude et concepts des situations de travail), en particulier à la FIAT. Puis les travaux ergologiques actuels, en partticuliers ceux d'Yves Schwartz.

 

5  Développer un tel article, de tels argument, celui-ci y compris, c’est parler « ancien », « martien », c’est un « ovni », pour toute personne (et celle-ci n’en est ni responsable ni incapable), en particulier pour la jeunesse (qui apprend aussi à nouveau à lutter à sa façon), parce qu’un certain nombre d’information et de concepts n’ont été données ni à l’école, ni dans les médias dominants, où dominent (lapalissade et tautologie) les idées dominantes de l’échange A-M-A’, (voir les articles précédents de ce blog sur la formule A-M-A’ ).

 

***http://pierre.assante.over-blog.com/article-crise-de-la-production-et-rien-d-autre-70602308.html

 

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 06:08


Travail....Continuité et sauts. Instant-devenir et durée.

"Le Capital".

 

 

Sans doute,

la vérité n’est que la représentation

la  plus « exacte » possible

que nous nous faisons du réel,

le notre d’abord, le réel commun enfin.

….Il me semble.

 

 

Schéma de réflexion sur continuité et sauts, sur « le Capital » de Marx et sa validité constante dans ce système et son ajournement à la lumière de la mondialisation-informationnalisation-capitaliste réelle et ses effets sur les lois-tendances du capital réel dans une transition vers un autre mode d’échange (et donc de production-échange) dont  l’obsolescence effective se manifeste dans une dissolution-rigidification des lois-tendances.

 

1) Transformation quantitatives et qualitatives et rapports dialectiques, simultanéités et durées.

 

2) Lois-Tendances du capital découvertes par Marx toujours d’actualité et réelles dans leurs bases et leurs transformations à partir de leurs bases.

 

3) Leur continuité et leur transformation à l’intérieur du capitalisme et leur transformation dans un autre type de mode d’échange en gésine avancée (donc déjà réel), donc lois-tendances les mêmes déjà autres.

 

4) Exemple de la formation des prix dans « le Capital », de la relation entre valeur marchande et prix, de la dissolution-rigidification des lois-tendances au fur et à mesure que les besoins-règles d’échange se distendent entre elles et la réalité nouvelle de l’échange (et de la production qui les induisent, non mécaniquement mais dans le contexte, les diversités, les inégalités de développement mondialisé-informationnalié et en même temps de leur uniformisation-diversification)

 

5) Dissolution-rigidification des lois-tendances qui restent celles du capital et en même temps subissent des « transformations forcées » dans le chemin vers un autre type de mode d’échange dont la possibilité naissante s’annonce.

 

6) Le constat de ces transformations qui ne sont pas qualitatives, et en même temps non seulement indiquent un besoin de dépassement du mode d’échange, mais aussi une sorte de dépassement forcé avant le dépassement réel accompli, tout en restant lois du capital, qui ont à la fois une caractéristique de transformation qualitative « sans l’être vraiment ». Cela ne dénote-il pas la réalité d’une infinité de transformations qualitatives dans les transformations quantitative préparant les possibilités de saut de qualité à « un niveau plus élevé, plus global ». Cela ne dénote-t-il pas aussi la relative rigidité de notre perception du réel et de notre action sur le réel extérieur-intérieur a chacun de nous et à nous tous collectivement, limites en mouvement, en avancées et en régressions de notre espèce vers de nouvelles possibilités en santé, et dans la nécessité à laquelle nous donnons mouvement de même.

 

7) N’y a-t-il pas dans cette notion abstraite de niveau plus élevé non un jugement de valeur hiérarchisée, physiquement et mentalement, mais une réalité de l’unité du macro-micro-cosmique et de continuité non seulement dans le temps mais dans l’espace, le temps-espace du physicien comme de la conscience de l’être social, et donc de la société en inégalité de développement, dans cet espace-temps ?

 

*******

 

Il n’y a pas là matière à élucubration, mais matière à recherche et action car la période de transition possible , c’est le spectacle du monde, de notre vie qui nous le fournit en tant que crise généralisée du mode de production-échange, son niveau de violence économique et civilisationelle et le niveau d’échec des solution traditionnelles aux crises auxquelles s’accrochent l’individu propriétaire-accumulateur de capital ou la classe en individus ou en entités d’individus groupés dans l’usage privé du mouvement du capital, achetant la force de travail du, des producteurs.

 

Je n’oublie pas en cela ni la recherche économique et l’action économique « stricto sensu », idem pour la recherche des situations de travail de l’individu et de l’entité de production, ni le recherche et l’action politique, mais l’unité de marche et de développement dans leur inégalité de développement sur laquelle agir.

 

Ne pas oublier non plus l’autonomie des objets dans l’unité de mouvement, par rapport au moment de leur création naturelle et humaine, « des deux types superposés en strates vivantes, et leur création et auto-création continue », autonomie-unité qui rappelle le principe de continuité-saut-processus ;

 

….autonomie de l’objet idée-conscience et de son processus en particulier, puisque justement notre conscience du moment tend à nous la faire rigidifier…relativement

 

Pierre Assante, Lundi 2 février 2015

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 06:49

BRODA_LA_MARSEILLAISE_EXTRAIT-150202.jpg

 

 

 

 

 

 

 

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29 octobre 2014 3 29 /10 /octobre /2014 14:02

20mai10 037Celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas.

 

Avertissement : Cet article comporte certainement des réflexions grossières et des définitions lapidaires. Ce n’est qu’une caricature destinée à approfondissement, à prendre comme telle pour qui le veut bien comme début d’un « multilogue », si des rencontres peuvent le susciter, ce que j’espère peut-être naïvement.

 

« Celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas. » Cette phrase, titre d’un poème d’Aragon exaltant l’alliance communistes-croyants, communistes-chrétiens sans doute en particulier, à travers leurs personnes mais aussi leurs institutions particulières, dans la résistance à l’occupation NAZI  ne semble plus beaucoup concerner une majorité de citoyens (1).

 

La bipolarisation chrétiens/communistes, et plus rarement chrétiens-communistes, d’une population a été submergée par l’avancée idéologique libérale, la mondialisation accrue locale des multiples cultures coexistant, dans l’indifférence, le conflit et plus rarement l’échange volontaire et conscient.

 

Que peut-on attendre d’un haut responsable de l’Eglise sinon en priorité la défense de l’Eglise, au-delà du souci général de la situation générale de l’humanité ? Est-ce uniquement une réaction de pouvoir, une réaction d’égoïsme partisan ?

 

Certainement pas. Un comportement partisan découle de choix, que ce soit de choix de classe, ou de choix échappant à une conscience de classe, ou relativement autonomes d’une conscience de classe elle-même relative, ou en lien très lâches avec une analyse quelle qu’en soit l’origine.

 

Ceci dit, une position partisane n’est pas l’apanage d’un chef d’Eglise, mais est largement partagée par tout haut responsable de quelque « Eglise » laïque ou pas, pour les mêmes raisons qu’énoncées précédemment.

 

Autre chose est l’interdépendance et dont la coopération objective et quelquefois subjective entre croyants et non croyants, partant d’objectifs partiels pratiques et-ou théoriques. Mais tout objectif ne peut être que partiel, tendant quelquefois vers le "général". « Ceux qui ne priaient pas, mais qu’importe de ciel, ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux (Jean Ferrat, Nuit et brouillard) »

 

Mais revenons-en à la question de l’alliance croyants-non croyants................................      

 

Pierre Assante, 29 octobre 2014.

 

....LIRE la suite

ici

      http://pierreassante.fr/dossier/Celui_qui_croyait_au_ciel_celui_qui_n_y_croyait_pas.pdf

 

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22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 16:15

LEFEBVRE-HENRI-copie-1.jpgBonjour,

Je vous prie de trouver ci-joint, en fichier PDF, le numéro 27 de la revue consacrée à la pensée d'Henri Lefebvre : la Somme et le Reste.

Bonne lecture. Amicalement. ARMAND AJZENBERG

 

Sommaire

 - Adriano Botelho : Révolution urbain et droit à la ville… page   2

- Henri Lefebvre à l’Université Pontificale Catholique de Sao Paulo page 13

VERS UNE ÉCONOMIE HUMAINE ? 

  Laurent Loty : Pourquoi cet étrange néologisme « interhumanisme » ? page 15

- Armand Ajzenberg : La production du temps (élémentspage 15

- Sylvain Sangla : Notes sur la critiques lefebvrienne de la vie   quotidienne  page 18

- Alain Bihr et Roland Pfefferkorn : « Dictionnaire des inégalités »  page 20

 

LIRE

 

ici

 

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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 23:02

14mai10 003L’homme sans qualité, puis

l’homme sans projet, puis

l’homme nouveau issu de leur pourrissement fécond.

 

L’élite (la bourgeoisie) a découvert dans les années 1930 « l’homme sans qualité(S) ». Le roman inachevé de Musil n’en est ni la découverte ni l’apologie, mais le constat semi-conscient, savoir sans savoir, tout en sachant en se couvrant le visage.

 

Nous n’en sommes plus là, mais à « l’homme sans projet », issu de l’homme sans qualité, qui fait fonctionner la mécanique, qui sans effort, qui en suant, mais sans conscience, conscience elle-même mécanique, en prison de ses capacités créatrices mutilées.

 

Le réveil est aussi la suite du seul projet bourgeois imposé à tous, l’homme sans projet. Un réveil, un printemps en quelque sorte, inattendu, issu du fruit pourri mais non mort de « l’homme sans qualité(S) » et de « l’homme sans projet », deux phases dans laquelle les forces contradictoires couvaient « l’homme communiste » dans la phase nouvelle des conditions matérielles des forces productrices qui le permette et non le projette seulement.

 

Projet issu du sans projet qui n’est qu’une maturation des forces contradictoires dont une nouvelle surgit du pourrissement-maturation. Le nouveau nait de l'ancien, ne pas l'oublier..."vous autres qui savez que les plus belle fleurs poussent sur le fumier..."

 

« L’homme sans qualité(S) » comme « l’homme sans projet(S) », n’étaient ni sans qualité ni sans projet malgré ceux qui les voulaient tels. Le travail n’était pas abstrait, sinon sa représentation monétaire dans le mode d’échange de son produit et dans la stérilisation croissante de la part substituée à l’homme producteur…

 

Poème socio-économique, Pierre Assante, 20 août 2014.


http://pierreassante.fr/dossier/1_LA_METAMORPHOSE_DU_TRAVAIL.pdf

 

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14 juillet 2014 1 14 /07 /juillet /2014 07:10

Recherches internationale 46 1965la matière « en général », le mouvement cérébral, le reflet imparfait et l’intuition….

 

Dans aucun moment historique de la conscience humaine, cette conscience ne peut refléter parfaitement ni la totalité du réel, ni une partie du réel *.

 

Un cerveau est une part de la nature et de la société humaine dans la nature, qui reflète la réalité historique, mais est aussi une part de la totalité de l’univers connu et inconnu, perceptible et non perceptible à nos sens et nos instruments-prothèses de la perception.

 

Le cerveau en tant que part de la nature contient les propriétés de la nature.

 

L’intuition est comme la conscience historique, mais elle est aussi sans doute l’intermédiaire naturel et social, dans son unité entre ces propriétés de la matière et du cerveau, et cette conscience partielle qui s’enrichit, de la connaissance de la réalité sur le temps court, le temps long, le temps-espace-matière dans son déroulement.

 

Je crois que l'art peut être l'expression de cette intuition.

 

Pierre Assante, 13 juillet 2014

 

Plus, dans une société de classe, non seulement la diversité des perceptions intervient sur la diversité des reflets, mais l’idéologie de classe dualiste, qui en fait partie, influe sur cette diversité et la clive. Ce clivage ne passe pas par une frontière totalement rigide, étanche, mais « poreuse et « d’épaisseur » variable.

 

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 06:44

Recherches internationale 46 1965Article déjà publié le 26 février 2014 dans

"4 ARTICLES. L’être social, l’europe, le travail".

 

L’être social supérieur, individuel et collectif, se constitue.

 

 Dès la naissance la personne humaine est confrontée à la recherche de la résolution de ses besoins.

Le développement de son cerveau, sur la base de sa constitution biologique s’effectue à travers le contact social et la résolution de ses besoins qu’elle y trouve.

L’être social se constitue.

 

De la « mise en synergie » des perceptions à la constitution de concepts, de systèmes de concepts, de la dénormalisation-renormalisation de systèmes de concepts, le mouvement cérébral en aller-retour entre le besoin de l’individu et celui de la société humaine se « réorganise » en accumulation en « spirale » et en « strates ».

Chaque strate précédente n’est pas une strate archéologique morte. Elle est réorganisée dans une transformation qualitative qui en se complexifiant simplifie les relations entre les données et leurs interactions.

Les données nouvelles s’intègrent et se « condensent » avec les données anciennes et leurs relation s’assouplit. La synthétisation s’intègre à l’accumulation.

 

Dans ce processus individuel du processus collectif social, plus la dépossession du geste et du produit du geste dans l’usage de soi par l’autre et contraint s’installe, plus l’aliénation prend une puissance dominatrice, moins l’issue à cette domination trouve place dans la synthétisation intégrée à l’accumulation.

Le phénomène de domination est d’autant plus présent et « naturel » dans la recherche de la résolution des besoins de et par la personne que l’usage de soi par d’autres devient abstrait, c'est-à-dire qu’il n’apparaît pas lié à l’action d’un individu sur un autre et-ou sur un groupe humain.

 

La réalité de l’inégalité en possession de valeur marchande, aussi paroxysmique qu’elle soit devenue n’est pas perçue massivement comme division en classe avec la même force que dans la relation patron-ouvrier du XIX° et XX° siècle.

La notion de bourgeoisie et de classe ouvrière, de détenteurs de capitaux et de salariat est plus vague. Pourtant les « mécanismes » de la production et d’échange en capital qui régule (de plus en plus mal) la demande sociale sont bien les mêmes.

 

Même si la masse du surproduit, dans la révolution scientifique et technique, modifie en quantité les éléments et les rapports entre les éléments constitutifs de la circulation « Argent-Marchandise-Argent+ » du capital, l’organisation qualitative du système capitaliste conserve ses bases en tant que mode de production.

Même si les « 100 familles » grandes capitaliste française de 1936 ont fait place aux 50 grands méga-possesseurs mondiaux de capital, et à plus fortes raison, la notion de bourgeoisie et de classe ouvrière, malgré sa transformation sociologique quantitative et qualitative, garde pourtant son opérationnalité.

A condition de ne pas être caricaturée, ce qui conduit à rechercher les solutions d’aujourd’hui dans une intervention sur des conditions passées,  cette notion est opérationnelle et mobilisatrice.

 

Cependant aujourd’hui comme hier, la question de la transformation sociale pour répondre aux besoins de la personne dans la société est l’intervention politique dans la circulation du capital pour la détourner vers les besoins sociaux jusqu’à en faire une transformation qualitative du capital, un dépassement qualitatif (destruction-continuité, aufhebung), c’est à dire autre chose que du capital, non plus du capital, mais une convention sociale opérationnelle de représentation de la valeur d’usage en vue de son échange.

 

La gestion de l’échange capitaliste, les gestionnaires de l’échange capitaliste, dans la production comme dans la spéculation sont une chose. Les détenteurs des capitaux, et en particulier les méga-détenteurs de capitaux et de leur usage en sont une autre.

Leur existence peut se superposer, se recouper à la manière des ensembles, des sous ensemble, des inclusions, intersections, mais les fonctions sont des catégories diverses, séparées, même dans l’unité de leur mouvement.

 

La maitrise politique, sociale du crédit peut être un outil essentiel dans le détournement de la circulation des capitaux vers les besoins sociaux de production et de service. Il n’est pas le seul. Les outils se constituent à partir de la prise de conscience des besoins sociaux et des manques sociaux.

Leur forme se construits à partir des manques sociaux et des besoins que révèlent ces manques qui apparaissent les plus évidents à la conscience.

 

L’usage du temps que la question et le besoin du « temps libre » révèle devient l’apparence  première de l’usage de soi contraint par le « détenteur global du capital global ». De même pour l’usage du temps par soi « libre », dans l’interaction-unité de l’usage du temps réel et perçu, concret et abstrait.

En même temps, plus l’usage de soi par l’autre devient pesant, moins l’horizon de la libération de ce poids est visible.

L’usage des produits du travail, les gestes de production des valeurs d’usage, le temps prescrit et le temps réel, l’aspiration à la possession personnelle du temps,  prennent des contours fantomatiques.

La sécurité immobile de la vie et la vie de routard, pour caricaturer, deviennent les deux bouts liés de la contradiction-antagonisme vécue dans l’usage de soi par le capital. La représentation de la liberté prend des formes rigides.

 

…« C’est là qu’a commencé notre recherche, puisque, comme l’ont montré nos analyses, aucune aliénation, si déterminée qu’elle soit par l’économie, ne peut jamais se développer selon son caractère propre, et par conséquent ne peut être surmontée, en théorie et en pratique, de manière juste et efficace sans la médiation de formes idéologiques. Cette impossibilité de se passer de la médiation idéologique ne signifie pourtant pas qu’on serait en droit, sous un rapport quelconque, de considérer l’aliénation comme un phénomène purement idéologique ; quand s’impose cette apparence, elle provient dans tous les cas d’une ignorance des fondements économiques objectifs de ces phénomènes, dont le déroulement semble idéologique. Nous rappellerons ici, à titre d’introduction, la définition marxienne de l’idéologie, qui voit en elle l’instrument social permettant livrer conformément à l’intérêt des hommes les conflits sociaux nés de l’évolution économique contradictoire »…

Ainsi s’exprimait Georges Lukacs lorsque l’échec du stalinisme arrivait au bout de ses effets.

Les régressions massives de la pensée Marx, dans la répression contre révolutionnaire et son corollaire le stalinisme, la réponse tayloriste puis keynésienne à la crise du capitalisme et les « passage intermédiaires-provisoire dans une philosophie quelquefois intéressante mais d’illusoire troisième voie, et son retour relatif dans la crise, donne sans doute raison à cette analyse de Lukacs.

 

Et la poursuite de la résolution des besoins de notre naissance à notre être social accompli historiquement pourrait se réaliser, et cette solitude humaine de l’individu dans l’espèce croissante et prégnante se résoudre relativement et socialement dans l’interaction d’une cohérence entre la personne et la société dans l’effort commun de la résolution de ces besoins : le besoin de l’acte et du savoir commun étant en voie de devenir en conscience, subjectivement et non seulement objectivement le besoin premier, transcendant le besoin biologique qui est a sa base constante. En quelque sorte la fusion maternelle et la fusion amoureuse dans la synthèse conceptuelle cérébrale. Une « deuxième nature » prenant la première place.

 

La valeur de la force de travail n’est pas une donnée biologique mais historique. C’est une valeur, une mesure marchande, mais c’est aussi dans « l’état actuel des choses » sur elle que joue la lutte pour le % de la part de plus-value confisquée à l’homme producteur, lutte pour l’augmentation de sa part pour le mieux vivre et pour le temps de vivre. Poser la question du « coût du travail » en fonction de la « compétitivité » comme résolution aux problèmes économiques  est une réponse idéologique aux besoins du capital et non à ceux du développement humain.

 

Si l'aspiration à une cohérence progressiste de la société humaine sans l'organisation "séparée" de syndicats, partis etc. est légitime, on peut aussi penser qu'une telle cohérence passe aujourd'hui par l'existence de syndicats, partis, et-mais leur extinction progressive dans le futur, qui n'est pas apparemment à notre portée ici et maintenant, mais qui se prépare par une volonté téléologique allant en ce sens. Pas en "esprit", mais en liaison avec la création des conditions matérielles d'un tel "objectif". C'est toute la question de la construction d'une société sans classe que pose cette aspiration parmi toutes celles touchant à la production au sens le plus large, la production de la vie humaine.

       

 Pierre Assante, 5 février 2014

 

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 06:22

GREOUX 2014 052 resizeHaine et destruction.

Désir et beauté. 

Trouver des portes qui s’ouvrent sur un  espace de réalisation se trouve actuellement derriere les murs de la finance qui barricade l’acces à une production libre

 

Le désir de marchandise ne peut suffire au développement humain.

En langage plus simple, trivial, le mot « objet » au sens d’objet tangible occupe le sens du mot « marchandise ».

 

Du besoin primordial, de son développement et sa complexification qui acquiert une autonomie relative découle le désir nouveau, et le désir acquiert aussi une autonomie relative, c'est-à-dire une certaine indépendance des conditions qui l’ont fait naître.

 

A un certain degré d’indépendance, c’est tout le processus qui l’a fait naître qui se met en danger, c’est le processus lui-même qui est en danger.

 

En confisquant un processus pour lui-même le groupe dominant confisque aussi le désir

 

En privant l’humanité du désir de construire, en confisquant pour lui-même le désir de construction, le groupe dominant laisse l’espace à la seule « réalisation » libre : la destruction.

 

Destruction du désir, destruction en fine de l’objet du désir et des objets tangibles tout court, devenus les derniers objets de désir atteignables mais non atteints puisque marchandise non "possédable".

 

En terme plus précis, « savants », le fétichisme de la marchandise ayant atteint ses limites paradoxales, il n’y a plus d’espace pour l’espérance, mais pour la haine du désir inassouvi transféré sur l’autre, le semblable, le concurrent, qui devient en apparence l’obstacle à l’obtention de la marchandise et à l’accès à l’assouvissement du désir.

 

L’autonomie de l’espérance liée à un désir inassouvi à long terme devient une espérance fossile et ce qu’il en reste est inopérant car l’espérance et sa reproduction n’a d’autre moyen d’existence que l’invention, la réalisation des concepts créés en tant que projets.

 

Comment réveiller ce qui dort sous la haine ?

 

Trouver des portes qui s’ouvrent sur un  espace de réalisation se trouve actuellement derrière les murs de la finance qui barricade l’accès à une production libre source de la réalisation des besoins et des désirs, non dans les limites du possible mais dans l’illimité du processus de création issu de l’humanisation, du travail qui crée la réalisation, du besoin complexe de processus de pensée indissoluble de cette humanisation.

 

L’accès à l’espérance c’est l’accès à la beauté. La beauté c’est autre chose que l’objet en soi. La beauté c’est la construction mentale en mouvement de l’accès à la perception de l’objet du besoin et de sa possession infinie parce que sans cesse renouvelée dans le processus d’usage commun, solidaire, amoureux, et non de propriété limitant l’usage et la santé de l’assouvissement du désir.

 

Pierre Assante, 22 juin 2014

 

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 05:00

 

MAMAN 2011MAMAN (DE) à 99 ans 0001

 

écrit par maria,

à quatre-vingt-dix-neuf ans,

 

 

 

2011 01 09 006ET, Accéder, en cliquant sur le lien ci-dessous à :

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 07:55
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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 10:59

Bloch.Droit naturel1) L'on peut accéder sans problème aux liens .pdf présents dans ce blog du type:

http://pierreassante.fr/dossier/xxxxxxxx

de ma banque de données. 

Mais je ne peux provisoirement pas en ajouter.

Pour les autres types de liens, on peut y accéder aussi.

 

2) Je voulais vous proposer, dans l'ouvrage d'E.Bloch,  la lecture des chapitres 1 à 4 :

1 fort usité, 2 c'est un tiers qui décide, 3 le prétendu sentiment de justice, 4 les premiers adversaires de l'institution.

En aucun cas le choix de ces citations ne peut constituer un "résumé", un "compte rendu" de cet ouvrage.

 

3) Ensuite, je vous fais part de cette note de lecture que j'ai rédigée le 24.10.2006 :

"Ignorer le besoin de transcendance que réclame la mentalité humaine, c'est faire preuve d'un piètre matérialisme, et d'un pauvre esprit scientifique.

Mais réduire la mentalité humaine à la centralité du désir, c'est la réduire au strict minimum, l'extraire de ses besoins, en particulier des rapports sociaux de production, donc de fraternité." Pierre Assante, 24 octobre 2006

à laquelle j'ajouterai aujourd'hui, pas de façon métaphysique, mais en liaison avec la réalité vécue, entre autre politique, de "gouvernances", de commémorations et ...de corruptions : "il ne s'agit pas d'être au service du peuple, mais d'en être, que le peuple soit à son propre service." P.A., 6 juin 2014


BLOCH_Droit_Naturel.jpg

 

 

 

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27 avril 2014 7 27 /04 /avril /2014 10:17

Goblot...imaginer que nous faisons partie de notre environnement, et que notre conscience fait partie du mouvement de la matière, c’est un peu plus complexe…


1) Une réalité abstraite, un sens qu’il n’a pas,  qui est donné à un objet,

C'est tout à fait religieux

 

Lukács disait : peu sont ceux qui parviennent jeunes, comme Marx, à une maturité. Je peux donc le dire moi-même à plus forte raison, tranquillement.

 

La conscience de l’existence que la matière qui nous entoure existe indépendamment de notre conscience, est un stade de la maturité qui peut s’acquérir relativement rapidement dans l’existence. Nos efforts pour survivre, vivre et se développer, travailler et produire en tant que personne dans la société nous y poussent, quelle que soit notre culture acquise dans l’enfance.

 

Par contre imaginer cette réalité, imaginer que nous faisons partie de notre environnement, et que notre conscience fait partie du mouvement de la matière, c’est un peu plus complexe…

 

…C’est un peu plus complexe, d’autant que notre rapport à la société dont nous faisons partie nous renvoie une image de miroir faite de pensées apparemment isolées, et « dichotomisées » de la matière de la société et de la matière de notre corps, et d’autant que la pensée, nous avons du mal à la concevoir comme de la matière en mouvement, car les rapports sociaux nous ramènent toujours à des jugements de valeur que nous détachons de la matérialité de notre être social issu du travail, son développement, sa complexification technique et morale.

 

Marx le décrit très bien dans le début du troisième manuscrit de 1844 écrit en France, traitant au début de la propriété.

 

Son vocabulaire philosophique, hérité de la philosophique de son temps est le plus précis qu’il puisse être, malgré ses imperfections, y compris aujourd’hui.

 

Marx n’abandonne pas cet effort de conscience, et de « négation de la négation » (contestation dépassée dans et par la pratique) de la  vision de l’inversion du monde dans notre conscience, à travers nos rapports sociaux tels qu’ils sont encore, aggravés par la généralisation de l’effet de l’échange « A-M-A’ »* sur la conscience, tout en nous rapprochant d’un mouvement de rejet de cette vision inversée de la réalité.

 

Sa description d’une transformation d’une réalité concrète en réalité abstraite de la conscience et son inversion, il la fait dans la description de la marchandise, au chapitre du Capital sur le  « fétichisme de la marchandise ».

 

Il la fera aussi ailleurs. Je me sers seulement dans un dialogue socratique possible avec un lecteur, de ces deux textes où s’illumine dans la conscience du jeune Marx ce qui va lui permettre d’imaginer des possibles humains, rationnels tout en étant de la plus haute spiritualité en tant que conscience de notre univers, des possibles de l’humanité non encore à maturité eux-mêmes, même si la conscience de Marx est à maturité pour une utopie opérationnelle représentant ces possibles dans le futur.

 

La distance entre la représentation de Marx et la nôtre, sur un plan collectif, malgré nos immenses progrès scientifiques et techniques qui peuvent nous faire pénétrer plus avant dans la matière micro et macro, pourrait être une raison de pessimisme de notre part…ou un immense optimisme sur les possibles humains en tant que conscience en mouvement de la nature sur elle-même, vivante dans notre propre vie, non seulement en tant qu’utopie opérationnelle, mais aussi en tant que réalité vivante de notre conscience ici et maintenant, dont le futur héritera en tant qu’objet pratique, même lorsque notre conscience individuelle n’existera plus en tant que telle.

 

"Z" diraient les grecs….. « Il est vivant », résurrection sans mythe ni religion.

Si notre inversion dans notre conscience de la réalité et la fétichisation des objets, c'est-à-dire une réalité abstraite, un sens** qu’il n’a pas qui est donné à un objet, est tout à fait religieux, la conscience de la nature sur elle-même en tant qu’objet, donc en tant que mouvement, n’a rien de religieux.

 

Pierre Assante, 26 avril 2014

 

* (Argent-Marchandise-Argent plus)

 

** Un sens, même opérationnel dans nos rapports d’échange avec nos semblables.

 

2) Richesse de propriété et richesse d’usage

 

Le christianisme primitif a eu l’intuition de l’aliénation par la propriété, mais n’a pas su distinguer la propriété de l’usage. Les sciences économiques réclamant une vision en aller-retour du mode d’échange en induisant une conscience ne pouvaient encore être développées. Mais la conscience en était naissante. De fait en condamnant l’une il a mis l’autre dans le même sac, jetant le bébé avec l’eau sale du bain. Ce n’est pas la richesse qui aliène l’humain, c’est la propriété.

 

Les communismes de pénurie des révolutions inachevées parce qu’issues de forces historiques productives de pénurie et-ou de guerre ont induit des bonapartismes et-ou des dictatures sanglantes découlant de bonapartismes post-révolutionnaires conduisant à la renaissance de la propriété et des castes privilégiées dominantes, et l’extinction des prémices de la richesse d’usage, en commençant pas la créativité humaine qui lui permet de se développer.

 

La constitution d’une richesse d’usage ne peut courir sur la lancée telle quelle d’une richesse de propriété, mais procéder d’une renaissance partant des besoins insatisfaits par la richesse de propriété. Bien sûr, dans l’époque moderne qui est la nôtre, la richesse de propriété tient au mode d’échange A-M-A’, et de son paroxysme d’échange basé sur la propriété, voilée ou éclatante, les deux à la fois.

 

C’est bien de ces besoins insatisfaits qui se manifestent par des désirs et des insatisfactions matérielles et morales que s’exprime la crise du capitalisme mondialisé, informationnalisé.

 

Pour que le capitalisme s’exprime dans sa transformation-dépassement, la question de la propriété doit revenir en conscience dans la bataille de la transformation. Les succès de la classe ouvrière dénuée de propriété ont induit une propriété ouvrière dans les sociétés dites occidentales développées.

 

La question de l’usage par exemple à travers le salaire différé, ou la fiscalité alimentant les services publics n’a pas suffi, a été insuffisant,  et de plus est remis en question par la réponse du capitaliste à sa crise de baisse tendancielle du taux de profit et son renflouage provisoire dans le drainage des capitaux vers la propriété des moyens de production et d’échange privé ( entre autre, l’échange spéculatif en explosion).

 

Les nomenclatures des pays du « socialisme réel » et leur décadence manifestée dans l’effondrement soviétique après son recul dans la compétition économique internationale entre « les deux camps » sont une des illustrations de la contradiction richesse de propriété/richesse d’usage.

 

Dans l’émergence des nouvelles puissances économiques, les besoins insatisfaits vont poser les problèmes de cette contradiction, et les résoudront peut-être, il y a de fortes chances, je l’intuis* partant des réalités connues de leur développement contradictoire. Un mode de production possède ses infrastructures (moyens de production « physiques » et leur organisation…) et ses superstructures (moyens de production « moraux », éducation, justice, culture et leur organisation…) qui ne vivent pas séparées mais en unité-osmose, qui existent en un même mouvement. On comprend bien dans leur énoncé ici mis entre parenthèses, parenthèses qui les séparent analytiquement et artificiellement, qu’ils sont un même mouvement.

 

Mais se pose les mêmes possibilités dans le « vieux monde développé », le mien. L’extraordinaire développement  qui se manifeste dans l’automatisation poussée industrielle, industrieuse, des gestes, et les progrès des savoirs sur l’humain lui-même qu’elle développe ne peut pas ne pas entrer en contradiction avec le mode de production et sa contradiction seconde devenant première de richesse de propriété/richesse d’usage.

 

Certes pas d’automatisme dans le développement humain de l’automation** et de la science et des techniques en général, mais des possibles à comprendre, à mettre « en conscience », et sur lesquels agir.

 

Pierre Assante, 27 avril 2014

 

* Allez, une petite invention verbale, empruntée à l'italien, « intuire » et une "définition" : percevoir par intuition partant de l’accumulation inconsciente et consciente…

** D'autant que le profit capitaliste ne peut se passer d'industrie de main d'oeuvre qu'il intègre mondialement à l'industrie d'automatisation, mais dans les limites des lois-tendance du système et de la crise systémique qui empêche de généraliser l'automatisation industrielle. La seule chance pour l'humanité de "retrouver ses gestes", et ceci en harmonie avec les grandes techniques de production,  c'est la richesse d'usage.

 

3) Séparation et fusion de l’être social.

 

Que dit Marx ? : « L’homme (générique, au sens de l’espèce humaine) est la conscience de la nature sur elle-même ».

 

Comment comprendre cela ?

Une être humaine*, un être humain, est une unité, 1 au sens mathématique de la conscience de l’humanité, en tant qu’être social.

 

On peut supposer que cette unité (1 en tant que nombre d’individus) est une unité de conscience de la nature sur elle-même sous une des formes d’organisation de la matière qu’est l’espèce humaine, les autres formes possibles d’organisations pensantes de la nature ne nous étant pas connues à ce jour.

 

La naissance d’un être humain constitue en quelque sorte une séparation d’une conscience générale en mouvement se constituant en individu de l’espèce. On peut considérer que la fécondation humaine et la grossesse humaine, cette fusion maternelle d’une unité de matière pensante et de ses besoins, contient et prépare déjà la séparation dite « paternelle » mais en fait la séparation sociale à laquelle participent les mères qui va être le moteur-expérience du progrès commun de l’humanité dans son unité.

 

Certes, dans l’unité fœtus-mère, c’est la mère qui pense, mais toute cette matière organisée mère-enfant possède des propriétés de développement de la pensée, de la conscience de la nature sur elle-même. Ceci dit, c’est la mère et la femme, être social dans son ontologie et dans la phylogénèse, mère ou pas, qui pense et qui choisit.

 

Pour en revenir à ce nombre 1 pensant, cet individu constituant une unité de l’espèce pensante, la question de la fusion-séparation-fusion et le questionnement sur ma mort sont du même ordre, à des degrés différents de conscience individuelle-sociale.

 

La mort est en quelque sorte la réalisation de la fusion sociale, ce qui ne veut pas dire que cette fusion sociale aspire au suicide, mais qu’elle se réalise dans l’unité de temps long et court qui nous est perceptible, et dont les générations, vues non comme une succession mathématique, mais comme une complexité d’infinité de rapports, d’actions en interaction, nous donnent témoignage.

 

Quel type de conscience générale de la nature cela peut-il nous révéler, ou nous donner à imaginer, à hypothiser, à intuire ? Il n’y a pas loin entre athée matérialiste non mécaniste et croyant non dogmatique sciencisé et conscientisé lorsque l’un et l’autre s’approchent  du mouvement de la conscience en tant que mouvement de la matière et humanité en tant que conscience de la nature sur elle-même en mouvement parcélisée dans l’individu, de la naissance à la mort et de la mort à la naissance, mouvements de la vie ; conscience existant autonomement mais dépendante et élément du mouvement de la matière dont elle fait partie, et qui individuellement meurt en tant que telle alors que  le mouvement de la matière existe et persiste indépendamment de son existence. Drôle de contradiction entre réalisme du "croyant" et  spiritualité de l’athée "matérialiste du mouvement du  devenir" lorsqu’ils ne sont dogmatiques ni l’un ni l’autre… !

 

Peut-être ce genre de réflexion tend-il à tomber de la science dans la superstition ? Oui, s’il n’est pas accompagné de la volonté de transformer le monde en santé, comme le disent de concert et les marxistes et les ergologues, souvent les mêmes. Non si les déadhérences conceptuelles ne pratiquent pas la déadhérences des besoins matériels humain, des besoins humains tout court en santé, avec ou sans épithètes.

 

Pierre Assante, 27 avril 2014

 

* Remarque, la présence de Jenny Von Westphalen avec Marx, qui se sont épousés en 1843, est immense dans les Manuscrits de 1844 de Marx.

 

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22 avril 2014 2 22 /04 /avril /2014 15:58

 

PlanckCertes, plus nous essayons de pénétrer en profondeur dans l’analyse d’un objet, sous le maximum d’angles possibles, dans son mouvement particulier qu’il constitue dans un mouvement d’ensemble et ses interactions, afin de ne pas s’arrêter à sa seule apparence dans une action, plus les mots nous manquent. Le vocabulaire, la sémantique de notre période historique est trop pauvre pour elle, et le vocabulaire nouveau ne peut se créer que lorsque le rapport  entre réel et nouvelle conscience du réel dans son processus permanent s’éclaircit, constitue une « étape » de normalisation-dénormalisation discernable, de saut qualitatif discernable.

 

Le mot « objet » a plus d’un sens ou n’en a pas. Ce peut être, dans nos représentations du réel une entité matérielle tangible, délimitée dans l’espace et le temps dont on prend la « photographie ».

 

Mais un objet ne peut  pas être qu’un « élément instantané » perçu par nos sens, mais au contraire un moment du mouvement d’un processus particulier de la matière (pour moi mouvement de la matière est une tautologie)....

 

...LIRE LA SUITE

   ici

 

http://pierreassante.fr/dossier/OBJETS_MOUVEMENTS_REEL_IDEEL_ET_ERGOLOGIE_2.pdf

 

 

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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 00:20

GARO PORTRAIT

       

Voir la Vidéo

ici

 

http://www.espaces-marx.net/spip.php?article940

 

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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 00:01

BOCCARA 2013Article publié une première fois sur ce blog le 12 mars 2014.


Affinités électives des théories sur la plus-value de Marx et des théories sur les crises, la suraccumulation et la dévalorisation du capital de Boccara. Lectures à la lumière de l'ergologie.

 

N’ayant pas les moyens, à mon grand regret, de suivre les conférences économiques parisiennes, je me plonge à ma façon dans ces grands textes.

 

Je n’ai pas la prétention d’en donner ici un éclairage. Ils se suffisent à eux-mêmes, et on pourrait même dire qu’ils donnent plus que ce que notre temps peut en digérer, et c’est très bien ainsi, mieux vaut richesse que misère de l’économie, paraphrasant l’expression de Marx sur la philosophie.

 

C’est en cela que l’on peut aussi mesurer la dimension du travail sur les épistémicités développé par Yves Schwartz. Je renvoie, parallèlement, entre autre, aux conclusions du premier volume de « théories sur les crises » ; attendant avec impatience le deuxième.

 

Le type de rédaction des conclusions de « théories sur les crises, la suraccumulation… » de Paul Boccara donne une idée de ce qu’est une maîtrise de la dialectique mais aussi de l’insuffisance de notre vocabulaire, et pourquoi pas de notre langage tout simplement,  dans l’état humain historique de notre moment historique, pourtant si avancé en quelques décennies, par rapport à l’ensemble de la durée du processus humain.

 

Qui veut ne pas réduire la communication de sa pensée à une dichotomie des différents mouvements du réel que nous observons, doit concentrer la description de ces différents mouvements dans un même mouvement de la phrase, ce que fait je crois Paul Boccara, et qui à la fois aide à une compréhension dialectique, mais n’est pas « simple » au sens trivial, comme tout exposé dialectique, dans l’état historique, la réalité générale de notre pensée, et dans la situation de domination de classe de notre pensée.

 

J’appelle cela une « écriture cubiste », au même sens que voulaient être représentés tous les angles de la perception dans ces tableaux de même attribut. A cette différence qu’un savoir savant ne peut se contenter d’une impression artistique, fut-elle géniale et « transmetteuse » d’une conscience élevée de cette réalité extérieure qui existe indépendamment de nous et de notre conscience et dont nous faisons partie.

 

Ceci pour en revenir au concept d’épistémicités d’Yves Schwartz, et dans les faits, d’éthique opérationnelle de civilisation qu’il constitue et à cette déadhérence sidérale que contient de même la pensée de Boccara en matière de processus économique passé, présent et à venir par hypothèse ; mais non par hypothèse « logiciste », analytique du moment limité, mais dans une extrême élaboration d’une multitude de processus possibles conceptualisés, dans leurs contradictions imaginées, leur résolution-poursuite, leurs « replis » relatifs, leurs « relances » et leurs développements et la complexification incessante de leur poursuite en un processus global débouchant sur un principe espérance contenu dans les gestes humains ici et maintenant et hérité des gestes passés d’humanisation continue.

 

Y a-t-il affinité élective entre ce travail économique et celui sur  l’expérience et la connaissance du travail d’Yves Schwartz, de la même déadhérence sidérale, du même processus autonome de la pensée au-delà de la perception de la réalité « extérieure à nous-mêmes » et partant pourtant d’une même observation pratique d’une réalité micro et macro, à l’instar des affinités des théories sur la plus-value de Marx et des théories sur les crises, la suraccumulation et la dévalorisation du capital de Boccara ? En tout cas voilà des champs dans l’espace de l’activité tripolaire, au-delà d’une conception archaïque des solutions par le « seul pouvoir politique » réduit à une hiérarchie, oui des champs dont le contact me semble plus qu’espéré pour répondre à la crise présente de croissance de l’humanité à tout point de vue, même si ce contact de champs peut être complexe, et trivialement difficile du fait des fonctions savantes telles qu’elle nous ont été transmises par l’organisation sociale en matière de recherche savante et de ses « retombées » pratiques au quotidien dans toutes les activités humaines et leurs gestes-horizons inconscients et conscients, perçus concrètement et imaginés téléologiquement.

 

La présence de l'analyse marxienne dans l'ergologie devrait nous confirmer cette possibilité et son développement,  déjà expérimentée.

  

 

Pierre Assante, 11 mars 2014

 

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22 février 2014 6 22 /02 /février /2014 04:39

2011 01 09 006Course aveugle ou immobilité ?

 

Dans ce monde en croissance nécessaire, énorme et terrifiante, dangereuse, "mystérieuse" et aussi prometteuse en même temps (combien prometteuse ?), notre militantisme (de parti, d’association, de blog, de contact avec nos semblables....) est-il un refuge personnel ou une issue collective à la crise, la notre au sens partagée du monde et de la personne ? Les deux sans doute, mais dans quelle proportion ?

Je ne pose pas la question à toi l’ami-e, mais à moi-même et à tous.

Peu d'interrogations sur cela dans le monde qui fonce tête baissée ou reste dans une immobilité d'âne. D'âne au sens noble, au sens propre, et j'en suis aussi un, c'est à dire dont la défense est l'attente, l'observation du danger, alternativement à la course aveugle.

 

Mettre tout ça en ordre de marche, de grande marche.

Crise de croissance de la personne dans la crise de croissance infantile du monde, à surmonter. Espoir.

 

Pierrot, 22/02/2014 04:38:28

 

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 07:07

LUCRECELa panne intermittente d’ouverture des images semblant avoir trouvé solution, -MERCI LES INGENIEURS, TECHNICIENS ET TOUS LES TRAVAILLEUSES-EURS DE TOUTE ACTIVITE ! -, je remplace le texte précédant de cet article par :

 

« …Je sais bien que les systèmes obscurs des grecs sont difficile à rendre clairement dans nos vers latins, surtout parce qu’il faut user de tant de mots nouveaux, à cause de la pauvreté de la langue et de la nouveauté des sujets ! Et toutefois l’attrait de ta vertu, la douceur espérée de ta chère amitié, m’engagent à surmonter toutes les fatigues, à veiller durant les nuits sereines, cherchant par quelles paroles et dans quels vers je pourrai faire luire à ton esprit une lumière qui éclaire pour lui les secrets les plus profonds de la nature. Cette terreur, ces ténèbres de l’âme, il faut, pour les dissiper, non pas les rayons du soleil, les traits lumineux du jour, mais la vue exacte de la nature et son explication raisonnée… »

 

De Natura Rerum, Lucrèce, -98.-55 AC. 

 

Et "LES DEUX DEMI-CERCLES. POÈME PRATIQUE ET TRAGIQUE ET OPTIMISTE" : 

http://pierre.assante.over-blog.com/article-les-deux-demi-cercles-poeme-pratique-et-tragique-et-optimiste-122517964.html

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 07:32

nelliL’être social supérieur, individuel et collectif, se constitue.

 

Dès la naissance la personne humaine est confrontée à la rechercher de la résolution de ses besoins.

Le développement de son cerveau, sur la base de sa constitution biologique s’effectue à travers le contact social et la résolution de ses besoins qu’elle y trouve.

 

L’être social se constitue.

De la « mise en synergie » des perceptions à la constitution de concepts, de systèmes de concepts, de la dénormalisation-renormalisation de systèmes de concepts, le mouvement cérébral en aller-retour entre le besoin de l’individu et celui de la société humaine se « réorganise » en accumulation en « spirale » et en « strates ».

Chaque strate précédente n’est pas une strate archéologique morte. Elle est réorganisée dans une transformation qualitative qui en se complexifiant simplifie les relations entre les données et leurs interactions.

Les données nouvelles s’intègrent et se « condensent » avec les données anciennes et leurs relation s’assouplit. La synthétisation s’intègre à l’accumulation.

 

Dans ce processus individuel du processus collectif social, plus la dépossession du geste et du produit du geste dans l’usage de soi par l’autre et contraint s’installe, plus l’aliénation prend une puissance dominatrice, moins l’issue à cette domination trouve place dans la synthétisation intégrée à l’accumulation.

Le phénomène de domination est d’autant plus présent et « naturel » dans la recherche de la résolution des besoins de et par la personne que l’usage de soi par d’autres devient abstrait, c'est-à-dire qu’il n’apparaît pas lié à l’action d’un individu sur un autre et-ou sur un groupe humain.

 

La réalité de l’inégalité en possession de valeur marchande, aussi paroxysmique qu’elle soit devenue n’est pas perçue massivement comme division en classe avec la même force que dans la relation patron-ouvrier du XIX° et XX° siècle.

La notion de bourgeoisie et de classe ouvrière, de détenteurs de capitaux et de salariat est plus vague. Pourtant les « mécanismes » de la production et d’échange en capital qui régule (de plus en plus mal) la demande sociale sont bien les mêmes.

 

Même si la masse du surproduit, dans la révolution scientifique et technique, modifie en quantité les éléments et les rapports entre les éléments constitutifs de la circulation « Argent-Marchandise-Argent+ » du capital, l’organisation qualitative du système capitaliste conserve ses bases en tant que mode de production.

Même si les « 100 familles » grandes capitaliste française de 1936 ont fait place aux 50 grands méga-possesseurs mondiaux de capital, et à plus fortes raison, la notion de bourgeoisie et de classe ouvrière, malgré sa transformation sociologique quantitative et qualitative, garde pourtant son opérationnalité.

A condition de ne pas être caricaturée, ce qui conduit à rechercher les solutions d’aujourd’hui dans une intervention sur des conditions passées,  cette notion est opérationnelle et mobilisatrice.

 

Cependant aujourd’hui comme hier, la question de la transformation sociale pour répondre aux besoins de la personne dans la société est l’intervention politique dans la circulation du capital pour la détourner vers les besoins sociaux jusqu’à en faire une transformation qualitative du capital, un dépassement qualitatif (destruction-continuité, aufhebung), c’est à dire autre chose que du capital, non plus du capital, mais une convention sociale opérationnelle de représentation de la valeur d’usage en vue de son échange.

 

La gestion de l’échange capitaliste, les gestionnaires de l’échange capitaliste, dans la production comme dans la spéculation sont une chose. Les détenteurs des capitaux, et en particulier les méga-détenteurs de capitaux et de leur usage en sont une autre.

Leur existence peut se superposer, se recouper à la manière des ensembles, des sous ensemble, des inclusions, intersections, mais les fonctions sont des catégories diverses, séparées, même dans l’unité de leur mouvement.

 

La maitrise politique, sociale du crédit peut être un outil essentiel dans le détournement de la circulation des capitaux vers les besoins sociaux de production et de service. Il n’est pas le seul. Les outils se constituent à partir de la prise de conscience des besoins sociaux et des manques sociaux.

Leur forme se construits à partir des manques sociaux et des besoins que révèlent ces manques qui apparaissent les plus évidents à la conscience.

 

L’usage du temps que la question et le besoin du « temps libre » révèle devient l’apparence  première de l’usage de soi contraint par le « détenteur global du capital global ». De même pour l’usage du temps par soi « libre », dans l’interaction-unité de l’usage du temps réel et perçu, concret et abstrait.

 

En même temps, plus l’usage de soi par l’autre devient pesant, moins l’horizon de la libération de ce poids est visible.

L’usage des produits du travail, les gestes de production des valeurs d’usage, le temps prescrit et le temps réel, l’aspiration à la possession personnelle du temps,  prennent des contours fantomatiques.

La sécurité immobile de la vie et la vie de routard, pour caricaturer, deviennent les deux bouts liés de la contradiction-antagonisme vécue dans l’usage de soi par le capital. La représentation de la liberté prend des formes rigides.

 

…« C’est là qu’a commencé notre recherche, puisque, comme l’ont montré nos analyses, aucune aliénation, si déterminée qu’elle soit par l’économie, ne peut jamais se développer selon son caractère propre, et par conséquent ne peut être surmontée, en théorie et en pratique, de manière juste et efficace sans la médiation de formes idéologiques. Cette impossibilité de se passer de la médiation idéologique ne signifie pourtant pas qu’on serait en droit, sous un rapport quelconque, de considérer l’aliénation comme un phénomène purement idéologique ; quand s’impose cette apparence, elle provient dans tous les cas d’une ignorance des fondements économiques objectifs de ces phénomènes, dont le déroulement semble idéologique. Nous rappellerons ici, à titre d’introduction, la définition marxienne de l’idéologie, qui voit en elle l’instrument social permettant livrer conformément à l’intérêt des hommes les conflits sociaux nés de l’évolution économique contradictoire »…

Ainsi s’exprimait Georges Lukacs lorsque l’échec du stalinisme arrivait au bout de ses effets.

 

Les régressions massives de la pensée Marx, dans la répression contre révolutionnaire et son corollaire le stalinisme, la réponse tayloriste puis keynésienne à la crise du capitalisme et les « passage intermédiaires-provisoire dans une philosophie quelquefois intéressante mais d’illusoire troisième voie, et son retour relatif dans la crise, donne sans doute raison à cette analyse de Lukacs.

 

Et la poursuite de la résolution des besoins de notre naissance à notre être social accompli historiquement pourrait se réaliser, et cette solitude humaine de l’individu dans l’espèce croissante et prégnante se résoudre relativement et socialement dans l’interaction d’une cohérence entre la personne et la société dans l’effort commun de la résolution de ces besoins : le besoin de l’acte et du savoir commun étant en voie de devenir en conscience, subjectivement et non seulement objectivement le besoin premier, transcendant le besoin biologique qui est a sa base constante. En quelque sorte la fusion maternelle et la fusion amoureuse dans la synthèse conceptuelle cérébrale. Une « deuxième nature » prenant la première place.

 

La valeur de la force de travail n’est pas une donnée biologique mais historique. C’est une valeur, une mesure marchande, mais c’est aussi dans « l’état actuel des choses » sur elle que joue la lutte pour le % de la part de plus-value confisquée à l’homme producteur, lutte pour l’augmentation de sa part pour le mieux vivre et pour le temps de vivre. Poser la question du « coût du travail » en fonction de la « compétitivité » comme résolution aux problèmes économiques  est une réponse idéologique aux besoins du capital et non à ceux du développement humain.

 

Si l'aspiration à une cohérence progressiste de la société humaine sans l'organisation "séparée" de syndicats, partis etc. est légitime, on peut aussi penser qu'une telle cohérence passe aujourd'hui par l'existence de syndicats, partis, et-mais leur extinction progressive dans le futur, qui n'est pas apparemment à notre portée ici et maintenant, mais qui se prépare par une volonté téléologique allant en ce sens. Pas en "esprit", mais en liaison avec la création des conditions matérielles d'un tel "objectif". C'est toute la question de la construction d'une société sans classe que pose cette aspiration parmi toutes celles touchant à la production au sens le plus large, la production de la vie humaine.

 

Pierre Assante, 5 février 2014

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13 décembre 2013 5 13 /12 /décembre /2013 14:50

GARO PORTRAITSéminaire « De quoi demain sera-t-il fait ? »

Co-organisé par Espaces Marx et la Fondation Gabriel Péri

L’art, ingrédient du capitalisme ou force d’émancipation ?

Isabelle Garo

Jeudi 19 décembre 2013

De 18h à 20h

Espace Oscar Niemeyer,

Place du Colonel Fabien

PARIS 19ème

(Métro : ligne 2, station : Colonel Fabien)

Mise en bouche :

 

On a longtemps considéré que le marxisme était porteur d’une esthétique voire de deux : une théorie de l’art, dont Marx aurait posé les premières pierres, et des règles de production des oeuvres, dont le réalisme socialiste serait le produit le plus calamiteux, heureusement révolu. Mais à lire Marx, on n’y rencontre aucune esthétique. On y croise en revanche une réflexion jamais systématisée, toujours en chantier, qui confronte l’activité artistique aux autres activités sociales. Selon cet angle original, c’est la capacité de l’artiste à échapper à l’aliénation commune qui intéresse Marx. Mais sa liberté n’est que partielle et locale. Si la figure de l'artiste peut offrir, jusqu’à un certain point, sa préfiguration au communisme et à l’émancipation des individus, elle ne saurait lui fournir les moyens de sa réalisation. 

Aujourd’hui, les activités artistiques semblent plus que jamais intégrées à un capitalisme en crise, qui y cherche des occasions de profit. Mais elles ne sont pas intégralement asservies pour autant. Reprendre et prolonger l’analyse de Marx en son temps permet de souligner les contradictions qui se développent dans ce secteur de la vie sociale, qui recèle aussi des potentialités critiques sans précédent. Mais à certaines conditions. C’est en ce point que la question de l'art retrouve sous nos yeux ses enjeux politiques et renouvelle aussi bien la vieille question de l’engagement que celles des moyens et des fins de l’abolition du capitalisme. 

 

Isabelle Garo est philosophe et enseignante. Elle préside la Grande Édition de Marx et d'Engels en français (GEME). Elle co-anime le séminaire « Marx au XXIe siècle : l’esprit et la lettre ». Elle a publié plusieurs ouvrages dont le dernier s’intitule « L'or des images - Art, monnaie, capital » aux Editions La ville brûle.

 

(sur cet ouvrage, voir ici)

 

 

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3 novembre 2013 7 03 /11 /novembre /2013 07:11

Cet article a été publié la première fois sur ce blog le 27 juin 2010

 

RE-LIGIO

 

Ernst-Bloch.jpgRe-ligion. Re-lier. Pour qui a vécu une vie ou pour qui acquiert une lucidité précoce, le lien entre chaque objet de la nature, de l’univers qui nous apparaît, est évident.

 

La religion a interprété cette unité du monde, amour et communion, union et contradiction, par et dans le lien avec le chef de clan, le monarque, le pouvoir. Le pouvoir du possédant et sous la société marchande le pouvoir du propriétaire du moyen de production et ses institutions.

Ce lien, cette unité galvaudée, cette osmose entre tous les objets de la nature a été nié par la bourgeoisie et son rationalisme limité pour plusieurs raisons qui n’en font qu’une :

 

-A partir du moment où on met la pensée d’une part et la matière de l’autre, et qu’on fait de la pensée un objet non matériel, c'est-à-dire qu’on attribue à la nature des propriété non naturelles, on classe dans l’idéalisme l’activité intellectuelle et on en fait des activités distinctes des activités de la nature et de l’activité propre à l’humain, celle de la conscience de la nature sur elle-même qu’il « incarne ». Rien ne peut être ailleurs que dans le mouvement général.

 

-Mais cette dichotomie, est la conséquence et la cause de la division de la société en classe laquelle ne peut se justifier que par la justification de la division du travail, les hiérarchies « morales et matérielles » qu’elle induit et de la protection qu’elle représente pour les propriétaires de moyens de production.

 

- L’emploi lui-même des termes « matière » et « matérialisme » et sa distinction des idées que cela représente doit être dépassée parce qu’elle est du même ordre que l’athéisme. Il s’oppose à une vision considérée comme non rationnelle en créant son opposé idéaliste.

 

-La réponse à ce dépassement est justement la conceptualisation de l’activité sous toutes ses formes apparentes à l’homme, à ses sens et ses représentations, et surtout comme la combinaison en un seul mouvement de mouvements, qui fait l’unité de la nature, le lien de tous ses objets, c'est-à-dire de tous ses mouvements, ce à quoi s’oppose la société de classe.

 

Le « nous » et le « je » sont dissociés par le progrès de l’individu dans le collectif. Mais ce progrès provoque sa propre négation, celle de la continuité dans la reconnaissance de la matière et de son unité, c'est-à-dire la reconnaissance de la matière par elle-même, c'est-à-dire la reconnaissance de la nature en tant que mouvement par elle-même.

 

Ce n’est pas la peur de la mort individuelle, quand elle vient au bout d’un itinéraire normal de vie, qui intervient prioritairement dans la dissociation mentale des activités, mais la propriété. La conscience de la communauté ne peut que renforcer celle de l’individu, et celle de l’individu celle de la continuité du mouvement, de l’œuvre et particulièrement de la conscience et de la durée, de la quantité, de la qualité et de l’instant contenu et contenant de cette unité.

 

Le christianisme primitif ne propose pas la séparation du corps et de l’esprit mais le partage de l’activité humaine en santé pour l’activité humaine et son rapport en conscience, en reflet, en miroir avec la nature, le partage de la nourriture et particulièrement des éléments essentiels de la nourriture-produit-travail de l’activité humaine en ressource de la nature pour elle-même, le pain et le vin, produit de la nature transformée par son activité consciente, l’homme.

 

La santé n’est pas un vain mot. De la personne dans la communauté comme de la communauté pour la personne. La religion et toute forme de pensée est idéologie et ne répond pas à la santé lorsque elle devient l’expression d’un groupe dans la communauté. Le groupe est sain lorsqu’il contribue au mouvement général de santé.

 

La diversité qui est l’expression de l’aléatoire, lequel est une propriété de la nature, engendre aussi des contradictions « non saines ». C'est-à-dire des contradictions qui ne mûrissent pas. La maturité pour cette activité de la nature qu’est l’homme est du même ordre que toute transformation qualitative, par exemple celle du fruit en plante ou celle du fruit en putréfaction. La putréfaction ne peut créer un arbre qu’en favorisant le mouvement d’une autre graine que celle du fruit avorté qui, lui, va nourrir cet autre arbre.

 

Tout n’est pas égal, L’humain est partie prenante d’une résultante de tous les mouvements humains en rapport avec toute la nature, il a donc à se déterminer avec les outils personnels et collectifs de la conscience humaine. L’aléatoire, propriété du mouvement, c'est-à-dire de la nature intervient et dans chaque élément et dans sa totalité. En ce sens les outils sont le propre de l’humain et les outils dits matériels comme les outils dits mentaux sont bien et des concepts et des objets tangibles. Un outil comme un marteau contient et toutes les propriétés de la nature et toute la forme qu’il lui été donnée et toute l’accumulation de concepts qui ont été utilisés et par la personne et par la collectivité pour le fabriquer. Mais un marteau n’est pas un marteau s’il n’est pas utilisé comme tel dans ses multiples possibilités d’utilisation qui sont toutes et « morales » et « matérielles ».

 

La société humaine mondialisée, informationnalisée, c’est l’outil collectif de la nature pour sa transformation, son retour d’acte, la conscience de la nature sur elle-même d’un niveau qualitativement supérieur à condition de dépasser la propriété qui d’un élément de progrès en augmentant les outils est devenue un élément de plus en plus tranchant entre « pensée » et « acte » et donc « brisure » de la force de l’humain sur la nature et sur lui-même.

 

Mouvements incohérents ne font pas mouvement et santé, et la santé c’est une direction (au sens de trajet) du mouvement. La direction c’est aussi en ce sens la part du libre arbitre du groupe dans le mouvement.

 

Déisme, athéisme, matérialisme n’ont plus de sens si la dichotomie sociale est dépassée. Mais ce n’est pas le cas et le « matérialisme dialectique » garde son rôle dans la lutte des contraires au sens hégélien « remis sur ses pieds ». Il est l’outil de cette rencontre-réunification des actes de la conscience qui le rendront inutile.

 

Cette rencontre, paradoxalement passe aussi dans le mouvement idéaliste, parce qu’il n’y a pas séparation mécanique des concepts humains. En ce sens Lénine disait qu’il vaut mieux un idéalisme intelligent qu’un matérialisme bête. Et Ernst Bloch : «  la religion, retour à des liens antérieurs et en particulier au mythe d’un Dieu originel, d’un Dieu de la création, c’est pourquoi, bien compris, la profession de foi de l’Exode, « je serai celui que je serai », ou même le christianisme du Fils de l’Homme et de l’eschaton, ne sont plus une religion » et « seul un athée peut être un bon chrétien et seul un chrétien peut être un bon athée ».

 

L’intuition ne naît pas de rien mais d’une accumulation d’observation et de conceptualisation de l’histoire humaine. La science se nourrit des intuitions, elle tâtonne, elle cherche elle trie et compose des syncrétisations puis des synthèses puis des synthèses de synthèses. Mais elle est prisonnière des intérêts qui la nourrissent, lui donnent sa nourriture, ses moyens, et qui oriente ses choix, qui pour l’instant sont encore les intérêts privés, dichotomie dont la société est malade et dont les contradictions internes peuvent engendrer des fruits sains. Les contradictions c’est nous-même, les humains avec nos besoins et les choix qui y sont liés.

 

La douleur est le témoin du besoin non satisfait, dont le témoin du besoin à satisfaire. Le bonheur y est lié. Mais ni la douleur ni le besoin ni le bonheur n’existent qu’en mouvement et en mouvement général, en chant général, puisque l’humain est minéral pensant.

Même la douleur individuelle, sans corrélation apparente avec le social, est liée aux capacités de l’humanité d’y remédier en commun.

 

Pierre Assante, 25 juin 2010

 

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 08:37

DIALECTIQUES-AUJOURD-HUI.jpgA Lucien Sève,

 

Tout d’abord : je partage l’essentiel de ton article « Dialectiques Aujourd’hui » pages 33 et suite. Je trouve d’ailleurs l’ensemble de cet ouvrage formidable, contradictoire et donc très riche.

Simplement ma différence sur des détails. J’aurai pu faire les mêmes commentaires sur d’autres articles. Mais c’est Lucien Sève qui m’a « remis » à la philo avec ses cours de l’Université Nouvelle à Marseille, alors que j’ai travaillé à un métier « non qualifié » de 17 ans jusqu’à ma retraite.

 

1 la dichotomie recherche/action quotidienne  partiellement imposée par la division du travail, c’est cela, fondamentalement, je crois, qui entraîne un glissement inexorable du matérialisme à l’idéalisme. Et le vocabulaire n’est pas indépendant de la chose. 

 

2 Page 36 « …c’est que prendre un développement idéel pour un processus matériel…. ». Page 37 «…L’idée matérialiste de la dialectique de la nature est souvent donnée, parfois même par les marxistes, comme le point faible de la culture issue de Marx ; je tiens qu’elle en est au contraire un haut point… »

 

La pensée est un processus chimique. Que les rapports sociaux soient nécessaires à son existence n’invalide pas ce point. En outre, la pensée est un processus chimique du cerveau mais pas seulement du cerveau,  parce que tout le corps est un processus organique « intégré » psycho-biologique comme la société l’est différemment parce qu’elle est constituée de personnes humaines et non d’organes au sens biologique « pur » (difficile à dire tout ça avec notre vocabulaire « logique formel », un indivudu pense, un foie non, pas tout seul). Le terme de corps-soi répond mieux à la terminologie concernant la pensée et les rapports sociaux, l’activité humaine de l’individu dans le groupe et du groupe dans l’espèce. Quand au mot « matériel », il correspond mal, parce que (en vrac) l’onde, le quantum, la pensée, l’invisible, l’énigmatique, une abstraction, sont réels, matériels au sens physique. Là est la faiblesse du matérialisme. Il faudrait donc un vocabulaire qui réponde à ce qui est sous-entendu par un marxiste dans l’utilisation des termes « matériel » et « idéel » ; pour les distinguer.

 

3 Page 37 « A mon sens, une gnoséologie où subsiste ne fût-ce qu’une trace de réalisme naïf glisse inexorablement du matérialisme à l’idéalisme ».

 

A mon sens il reste toujours des traces de « réalisme naïf », on pourrait donc en déduire que ce glissement est toujours vérifié. Je crois que ma remarque précédente confirmerait cela.

Venant d’une éducation chrétienne et communiste, ayant développé la seconde plus tard, j’ai été hérétique des deux bords. Est-ce cela qui me porte à ces conceptions ? Je peux pourtant garantir avoir connu des idéalistes qui indépendamment de leur croyance en Dieu, avaient un rapport à la connaissance de la matière que beaucoup de matérialistes auraient pu envier, dans tous les domaines de nature physico-chimique, biologique, sociologique et philosophique. Et je peux garantir aussi que la sensibilité attribuée à l’idéalisme n’est souvent qu’une forme de la sensibilité nécessaire à la vie  humaine que les marxistes se sont efforcé « idéalistiquement » d’enfouir au fond d’un inconscient qui agit pourtant avec elle. Finalement dans le vocabulaire Althussérien, au-delà de la formation par lui de concepts tendant à lutter contre un dogmatisme envahissant, le terme de « Anti-humanisme théorique », ne répondait-il pas à cette volonté d’enfouissement, et qui aidait peut-être à supporter ce que le communisme institutionnel, dans des conditions générales inhumaines, comportait de vrai inhumanité ?

 

Finalement cette distinction d’idéalisme et de matérialisme  passe-t-elle vraiment par les frontières traditionnelles fixées par le mouvement marxiste institutionnel passé ? Et les vestiges de ce mouvement ne sont-ils pas justement cette faiblesse. Voilà justement ce qui pourrait contredire ceux qui voient dans « l’idée matérialiste de la dialectique de la nature » une faiblesse.

 

1 BIS : la dichotomie recherche/action quotidienne  partiellement imposée par la division du travail, c’est cela, fondamentalement, je crois, qui entraîne un glissement inexorable du matérialisme à l’idéalisme. Et le vocabulaire n’est pas indépendant de la chose. 

 

Très très amicalement, espérant nous rencontrer encore.

 

Pierre Assante, 18 avril 2007, toujours responsable syndical national des T.O.S.

 

P.S. Mon site que j’ai réduit :....

Tout ceci n’est pas « parole d’évangile » et demande à être critiqué.

 

 

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18 octobre 2013 5 18 /10 /octobre /2013 08:33

Matérialisme-et-Empiriocriticisme-Lénine-1909VOCABULAIRE ET NATURE DE LA DIALECTIQUE

 

La réalité pousse à penser. Cette réalité peut être le politique qui détermine notre quotidien comme la mort qui travaille le vivant.

 

1 Ne pas utiliser ou plutôt ne pas se limiter à la métaphore de l’objet « tangible ».

 

2 Utiliser le terme « mouvement » de préférence à « matière », ainsi que « mouvement de mouvements ».

 

3 Unifier les concepts « continuité-rupture » et les approcher de « temps-espace », et « imaginer » une mesure commune (métaphore à se méfier mais du genre W (ou travail, volt-ampère-seconde...).

 

4 Les rapprocher de « durée-quantum », « histoire-politique ».

 

5 Comment illustrer, imaginer le « big-bang » par une explosion et par la matière ? Cela forme l’imagination à « voir » ce qui se crée et s’étend brutalement à partir de rien. Tandis que « voir » un mouvement (le « big-bang ») comme une transformation rapide d’un mouvement en un autre est plus facile.

 

6 Imaginer le « vide » comme un mouvement différent de « la matière » permet de « voir ».

 

7 « Voir » la pensée comme « mouvement » et non comme « pensée » d’un côté, « matière » de l’autre. Utiliser plutôt le « corps-soi » d’Yves Schwartz.

 

8 Ne pas imaginer un mouvement comme linéaire. Si en décomposant, on trouve une « part » linéaire de mouvement, ne pas l’isoler de la généralité non linéaire.

 

9 Imaginer le concept comme une « impression » du mouvement dans le mouvement de la pensée.

 

10 Se référer au concept de formation des concepts de Vigotski, le processus de généralisation qui aboutit chez l’adulte à une généralisation de généralisations en mouvement.

 

11 La plus ou moins grande mobilité de cette généralisation de généralisations en mouvement détermine l’aptitude ou l’inaptitude individuelle et collective (groupe, nation, espèce…) à s’adapter au mouvement universel en aller-retour, dans ses contraintes naturelles et sociales (naturelles-sociales).

 

12 Ne pas imaginer tous les imaginaires comme « possibles » possibles. Ni s’arrêter aux impossibles apparents

 

 

Pierre Assante, le 11 Juin 2007.

 

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17 septembre 2013 2 17 /09 /septembre /2013 10:14

GARO PORTRAIT

       

 

Publié une premère fois sur ce blog le 12/9/2013    

 

Cliquer

ici

 

 

 

 

 

http://pierreassante.fr/dossier/GARO_L_OR_DES_IMAGES_HUMA_12.9.13.pdf

(L'humanité, 12 septembre 2013)

 

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