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14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 07:23

REVIVIFIER LA CREATION SIMPLE ET COMPLEXE, LE POIETIQUE DANS LA PRATIQUE QUOTIDIENNE.

Un homme produisant les biens nécessaires à sa vie, son développement, sa complexification nécessaire, et les solidarités et coopérations indispensables qui peuvent et doivent en découler.

 

La base du développement de la pensée chez Marx et Engels, c’est le rapport entre l’objet, la représentation mentale et la conscience dans la résolution des besoins individuels-sociaux en unité et en autonomie. Le l’introduction à la critique de l’économie politique aux livres du Capital, c’est ce qui sous-tend leurs analyses, choix, décisions : leur action. Ce qui n’en fait pas un modèle sacré, mais un profond cheminement de l’humanité dont la réaction du capital nous a largement privés.

Henri Lefebvre a qualifié la propriété de l’homme : il est quotidien, mimétique, poïétique. MAIS Le poïétique, sous le règne du profit à son paroxysme, est resté sur les rails de la logique. Les recherches les plus avancées qui permettent d’envoyer des sondes sur mars ou de manipuler la génétique sont sur les rails de la logique, et pour le quotidien, du "bon sens", ce qui est la même chose et ce qui est un immense handicap pour une synthèse générale des capacités de l’humanité dans les progrès d’appropriation nécessaire de l’univers pour y survivre et s’y développer.

Le marxisme dogmatique en sautant par-dessus Hegel et sa critique marxienne a créé les conditions du maintien du système de vente-achat de la force de travail, d’accumulation capitaliste, et de sur-accumulation-dévalorisation conduisant aux restrictions des satisfactions des besoins sociaux, de leur développement-complexification.

L’appel restreint à un retour-développement de la dialectique a été très timide, plus instinctif que conscient. Le praticisme a écrasé la création. La révolution scientifique et technique ne doit pas nous cacher cet état de régression des capacités-possibilités de l’humanité dans son processus de conscience en marche de la nature sur elle-même.

Un être humain ne peut dépasser tout seul les conditions historiques dans lesquelles il vit. C’est bien là son drame. C’est pourtant dans l’effort de l’individu que réside la solution de la société toute entière.

Les « grandes gueules » gagnent en général. Althusser contre Politzer à courte distance de temps et contre Henri Lefebvre contemporainement. Il faut relire les écrits de Lefebvre sur la dialectique et sur le structuralisme qui lui ont valu son éloignement, à double sens. On ne mesure pas ce qu’a représenté la perte de la poursuite et du développement des cours de philo de Politzer pour la suite des évènements. Le capital a fait là avec le nazisme une grande conquête régressive.

De cette perte, pas seulement des personnes qui portaient l’effort de dialectique, mais de l’affaiblissement considérable de ce mouvement auquel bien sûr a participé le stalinisme, l’humanité, malgré ses immenses progrès sectoriels, ne s’est pas encore relevée. Qu’elle soit incapable encore de traiter de la crise systémique pour pallier aux menaces climatiques en est l’illustration la plus flagrante.

Crise de santé et crise d’énergie, comme crise de ressources naturelles nous entourent et nous menacent pendant que le quotidien va bon train sur ses rails.

Un danger ne peut tout seul nous alerter de nos carences. C’est de la critique des normes et des re-normalisations collectives et personnelles, micros et macro, en santé, qui peuvent en naître, et de la mise en pratique conjointe par l'homme lui-même, dans le mouvement des forces productives, mondialisées, numérisées, que réside l’existence d’un homme total, vraiment quotidien, mimétique et POIETIQUE tout ensemble, c’est-à-dire un homme produisant les biens nécessaires à sa vie, son développement, sa complexification nécessaire de ses rapports avec la nature et avec lui-même, et les solidarités et coopérations indispensables qui peuvent et doivent en découler.

Pour les 100 ans du Pcf, on aurait pu s’attendre à une floraison de bilans critiques.

Mais pas du tout, pour le moment il s’agit d’une commémoration interrompue non par la crise économique mondiale, mais par la pandémie. Nous savons faire des additions, mais pas de synthèses. C’est l’état actuel général de l’humanité qui ne nous cache pas le particulier, mais le maintient au sol à l’instar d’une force répressive.

On ne peut être évêque et hérétique il faut choisir. Des hérétiques ont été faits saints, histoire de les neutraliser.

Pierre Assante. 14/07/2020 06:30:35.

 

RECUEIL. LE DÉSIR C’EST L’APPÉTIT DE L’ESPRIT

CRITÈRES ÉCONOMIQUES. ÉNERGIE. EUROPE. AUTOGESTION-APST

SUR CE LIEN :

https://pierreassante.fr/dossier/CRITERES_ECONOMIQUES._ENERGIE._EUROPE._AUTOGESTION-APST.pdf

 

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7 janvier 2015 3 07 /01 /janvier /2015 21:06

Copie de REGARDS

NOVEMBRE 2001, dans REGARDS : "les musulmans progressistes revendiquent, avec courage et dignité, et d'autres avec eux....de combler le déficit interne..... par rapport à la période de rayonnement intellectuel..."


épître aux citoyens

PRESENTATION DANS "REGARDS":

  http://pierre.assante.over-blog.com/article-construction-du-devenir-52749319.html

 

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       Pierre Assante

  Construction du devenir

Epître aux citoyens

 Texte en cliquant:  ICI

 

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9 septembre 2014 2 09 /09 /septembre /2014 17:35

Recherches internationale 46 1965

LUTTE IDEOLOGIQUE.

Pour sortir de la crise, pour la paix et le développement.

 

Deux orientations se sont développées, contradictoires et mutilantes

Ces deux orientations pourraient être désignés d’une part par le terme « dogmatisme » et de l’autre par le terme « structuralisme ».

 

L’ostracisme, le black-out médiatique (*) dans lequel sont tenues les idées, les propositions et l’action des instances et des membres du Parti Communiste Français constitue un des principaux obstacles à la sortie de crise de la société et un élément de son accélération.

 

OBSTACLE sur le plan économique, en dernière instance, mais sur tous les plans de l’activité humaine.

 

Une telle affirmation fera sourire plus d’un qui a oublié ce qu’a représenté le courant mondial dont il est issu, dans une période récente au vu de la durée de l’humanité, mais lointaine au vue de la durée d’un individu de l’espèce humaine.

 

J’irai droit au motif de cet article, quitte à développer plus tard :

 

Dans le mouvement des idées, mouvement propre et indispensable à l’espèce humaine, mouvement qui structure l’activité, le travail de l’individu et sa cohérence générale aujourd’hui dans une production des biens nécessaires à sa vie dans une économie, des institutions et leurs moyens d’actions mondialisés et informationnalisés, deux orientations se sont développées, contradictoires et mutilantes.

 

Ces deux orientations contradictoires et mutilantes ne constituent pas des forces contraires s’affrontant dans une naissance du nouveau, mais des freins à ces forces contraires neutralisant relativement ou absolument ce qui travaille le nouveau.

 

Je renvoie ici sur cette formule à la méthode dialectique de Hegel dont Marx faisait usage « en la remettant à l’endroit, sur ses pieds » tout en s’en « méfiant », afin de ne pas recommencer et allonger par un cours de philo pour lequel je serais friand mais peu habile.

 

Ces deux orientations pourraient être désignés d’une part par le terme « dogmatisme » et de l’autre par le terme « structuralisme ». Pour le premier il s’agit d’une généralisation figée de connaissances et de leur usage, et pour le second d’un morcellement de l’avancée de ces connaissances au détriment d’une généralisation cohérente en mouvement,  morcellement remettant en cause les progrès acquis et leur usage.

 

L’on comprend que ces deux orientations ont quelque chose de commun qui en fait deux frères ennemis ou deux sœurs ennemies.

 

Si ces deux orientations n’avaient pour champ d’activité que la recherche, on pourrait croire que cette délimitation soit innocente de nos maux. Mais ces deux orientations ne vivent pas « en l’air » et au contraire sont nourries par les réalités de l’activité humaine et la nourrissent en interaction, en relations dialectiques.

 

Le stalinisme, « bonapartisme de gauche » du refroidissement de la révolution, pour caricaturer (Son gel dirait Saint Just),  a détruit en grande partie, sans pour autant l’éliminer, la construction d’un autre type de société, d’un autre type d’échange et de production.

 

Il faut toujours replacer le phénomène du stalinisme comme tout phénomène historique, y compris les mouvements de société dont les deux guerres mondiales ont été les déclencheurs au moins en partie, et dans la poursuite-transformation des mouvements précédents, le replacer dans un contexte.

 

Dans l’étude d’un tel contexte, on ne peut sérieusement que constater que les dogmatismes n’ont pas été que l’apanage « d’un camp », mais se sont nourris mutuellement entre eux, d’un « camp à l’autre », mutilant un processus qui pouvait donner à l’humanité un nouvel élan de développement des richesses « matérielles et morales », des solidarités « objectives et subjectives ».

 

D’ailleurs le développement a pourtant et malgré tout bien eu lieu, on le constate dans les capacités de l’humanité aujourd’hui, ce qui indique que mutilation n’est pas destruction généralisée.

 

Par contre l’on peut constater le retard que le subjectif a pris sur l’objectif, ce qui est un phénomène naturel de la pensée face au réel. Cependant le retard du premier sur le second, dans leurs développements particuliers, tout en se développant en interaction dialectique, en unité, prenant trop d’écart menace cette unité et par la même la vie, l’existence du processus de développement et provoque accroissement des douleurs sociales et particulières, et accroissement « d’inhumanité ».

 

Pour en revenir au Parti Communiste Français, l’on peut constater, comme pour toutes les forces sociales, et dans-parmi ces forces sociales « générales », une « baisse relative de conscience » du processus de mondialisation, ou tout simplement de pair un rapport de forces défavorable à une adaptation révolutionnaire à ce processus et par conséquent aux réponses à donner au développement de la société et aux douleurs qu’elle engendre.

 

Dans la période actuelle l’effort pour rattraper cette « baisse relative de conscience » ne porte pas suffisamment de  fruits pour parvenir à une influence qui transformerait qualitativement ce rapport de force. La chute du dit « socialisme réel » n’est pas une petite affaire, et ses conséquences comme ses causes dont nous venons d’énoncer brièvement les raisons subjectives pèsent sur l’état du monde et les conditions de ses subsistances, de leur production,  liées aux raisons objectives.

 

Le développement de la Chine, entre autre, montrent à la fois la vitalité du processus engendré par la révolution d’Octobre, ses prémices et ses avatars handicapant,  mais montre aussi évidemment ce décalage, l’écart trop grand entre « l’objectif » et le « subjectif », bien qu’elle soit une des zones du monde où s’enseigne le plus, plus ou moins bien, une dialectique (« de culture asiatique » cela va de soi), une économie politique marxiste etc. ce qui n’a pas l’heur d’intéresser, sauf exception, le reste du monde.

 

Certes le rôle des « appareils », des « dictatures rouges » pour employer un terme à la mode peu précis, ont eu un rôle dans le handicap dogmatique comme dans le handicap structuraliste, tout en insistant une fois de plus sur le fait que les dictatures de droite comme la dictature du capital de son mode d’échange et de la part aliénée croissante effectuée sur un travail humain pourtant en développement, ont eu le rôle essentiel, premier.

 

La pression du mouvement ouvrier, tel qu’il a vécu dans ses périodes de développement à la fois maximum et dogmatique a été, pourtant, paradoxalement un moteur dans le développement du monde tel qu’il est, dans ses capacités productrices nécessaires comme dans ses limites à la coopération nécessaire aussi.

 

Lorsqu’on lit le journal « L’humanité » (A diffuser le plus possible !) ou que l’on observe les orientations et l’action du PCF aujourd’hui, dans sa diversité, et ceci si l’on dépasse l’ostracisme dans lequel sont tenues ses idées, ses propositions et son action, l’on devrait constater l’avance qu’il détient, à mon sens,  sur le mouvement des autres forces politiques, dans le sens du rassemblement comme de son contenu, des relations qu’il établit avec les autres forces sociales.

 

Mais si la classe ouvrière n’a jamais été si nombreuse dans le monde, son poids en France et dans l’Europe en désindustrialisation relative ne peut que jouer en sa défaveur et en défaveur de l’influence qu’il pourrait avoir dans une transformation sociale nécessaire face à l’obsolescence de l’échange par capital interposé reconnue de plus en plus par une majorité d’acteurs politiques, sociaux, culturels.

 

Il faut ajouter que l’ostracisme n’est pas seulement le fait des grands médias au service du capital et ses gestionnaires. Elle est le fait d’une partie majoritaire du peuple de France encore entrainé dans une alliance avec ses exploiteurs, par les conditions d’emploi, d’activité, de vie en général que ceux-ci lui font à travers l’embauche, le salaire, les besoins de normes et de reconnaissance induite par des choix de société et de développement en crise d’obsolescence.

 

Ce type l’ostracisme, par la force des choses, le PCF se l’applique aussi, relativement à lui-même, dans ce rapport de forces défavorable. Cela montre que la question de deux orientations qui se sont développées, contradictoires et mutilantes, dogmatisme et structuralisme marquent encore son existence, au point qu’elle consiste encore plus qu’une actualité, une transmission d’héritage nécessaire mais double.

 

Mais l’avenir nait de l’héritage. L’ostracisme donne, à travers des positions et forces intermédiaires actuelles l’indication de  rupture d’ostracisme plus ou moins rapide. La crise nourrit ses remèdes.

 

Mais la dialectique est la vraie modernité des outils de choix humains, à travers les erreurs et hésitations et le « remède des remèdes », comme Elleinstein parlait de « Révolution des révolutions », à l’ostracisme des autres et de soi-même, au handicap du dogmatisme et du structuralisme.

 

A la crise systémique et ses conséquences "matérielles et morales", la crise de civilisation en relation dialectique, ne peut répondre en santé qu'une action pour une transformation systémique. La question philosophique est inséparable de la question économique. Donner au corps ses moyens de vivre ! Qui ne le comprend pas ne peut faire  "qu'un pas en avant, deux pas en arrière". Je crois.

 

Pierre Assante, 7 septembre 2014.

 

(*) Que l'on peut démontrer statistiquement et politiquement.

 

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 08:11

EPITRE AUX CITOYENS

...C'est le risque que prennent nos gestionnaires actuel du capital, en refusant, s’opposant et interdisant, de fait sinon de droit, le débat sur toute autre forme de gestion micro et macro de l’humanité que la leur...

 

Les choix de gestion et les capacités de gestion déterminent les possibilités de répondre aux besoins vitaux de l’espèce et de l’individu dans l’espèce.

 

Deux éléments dans lesquels la gestion s’exerce aujourd’hui : l’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus) et la globalisation mondiale. Même si, bien sûr ces éléments s’exercent dans la diversité des lieux et des situations.

 

L'état des techniques humaines et de la culture humaine en général permet ce type de gestion.

 

C'est l'état actuel de la longue histoire de la gestion humaine, du clan à la cité, de la cité à la nation, de la nation à l’internationalisation, du communisme primitif de la tribu aux institutions mondiales de la monnaie, du commerce, de la guerre.

 

Que la gestion soit despotique ou démocratique, il faut un consensus relatif, une acceptation relative même de la gouvernance despotique, faute de gouvernement du peuple,  pour qu’elle s’exerce.

 

Il n’y a pas de vie humaine possible sans gestion et pas de gestion humaine sans une relation entre les actes humains et leurs représentations symboliques, et le consensus en mouvement sur ces actes et représentations symboliques collectives, acceptées. Tout cela fonctionne en échafaudage en équilibre plus ou moins stable, plus ou moins menacé dans toute la relativité nécessaire d'une stabilité en mouvement. Processus ou écroulement ?

 

La dissolution d’un consensus relatif, qui se manifeste dans une désaffection relative mais importante des citoyens du monde de l’intervention politique ou au contraire de la demande de retour au passé sous forme d’un populisme de plus en plus antihumaniste, de plus en plus replié sur une vision étroite de l’intérêt général, est une grande menace pour la civilisation humaine, pour son processus en santé.

 

Faute d’une capacité de gestion populaire, c’est la fuite centrifuge d’une relative mise en commun des soucis collectifs répondant aux besoins individuels dans le collectif qui se manifeste.

 

Imaginez que s’écroule le consensus sur la question de la gestion et que chacun crée un propre mode de gestion se voulant sans lien social, il est évident qu’il ne s’agira plus seulement d’un écroulement de la gestion, mais de la construction millénaire et plus de l’ensemble des règles de vie en évolution qui permettent à l’humanité d’avoir une cohérence sans laquelle il n’y a ni production ni distribution, ni échange possible, dans ce que les échanges contiennent à la fois, en unité, de biens matériels et de culture humaine dans ces biens matériels, dans toutes leurs manifestations de conscience, dans toutes leurs formes "matérielles et morales".

 

Cet écroulement, c’est le risque que prennent nos gestionnaires actuel du capital, en refusant, s’opposant et interdisant de fait sinon de droit le débat sur toute autre forme de gestion micro et macro de l’humanité que la leur. A nous d'y remédier.

 

Pierre Assante. 15 mai 2014 

 

P.S. Pour connaître une proposition de gestion qui me semble d’une grande pertinence et d’une grande portée voir  http://www.economie-politique.org/54280

 

Espace Tripolaire schéma

 

 

 

 

Illustration, Tableau du Professeur Yves Schwartz, tiré de "l'activité en dialogues 2", Octarès.

 

 

 

 

 

 

 

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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 07:45

Recherches internationale 46 1965

Article publié une première fois sur ce blog le Mercredi 29 août 2012


Dogmatisme

 

Dé-dogmatiser, pourchasser la re-dogmatisation, c’est nécessaire.

 

Pas au point de se jeter collectivement de la Tour Eiffel pour vérifier si la pesanteur existe ou pas.

 

C’est pourtant, dans un certain sens ce que nous proposent comme pensée politiquement correcte les penseurs médiatiques au service du modèle de société dominant, qui eux, sauf exception, se garderaient d’une telle expérience et expérimentent plutôt le confort et la richesse personnelle.

 

La chasse à la rationalité au nom de celle au dogmatisme est très à la mode, au point d’infiltrer jusqu’à saturation et neutraliser nos réactions par rapport à  l’usage de soi-même par les autres, ces autres qui détiennent les moyens et conditions matériels nous permettant de survivre en travaillant et de subvenir à nos besoins dont ils décident en outre du contenu.

 

Ils en décident justement à partir de cette pensée irrationnelle, de la perte de l’esprit critique qui en découle, lequel nous permettrait mieux de choisir entre ce qui est beau donc utile, et non ce qu’on nous présente à grand renfort de médias et de publicité comme beau, et qu’il faut accepter sous peine de se faire considérer comme marginal, "original", ce qui est la pire des situations de rejet par la société et les autres, tous les autres cette fois.

 

Oui, Marx est de retour, mais il a un grand chemin à faire pour que « s’infiltre » en sens inverse une autre vision anthropologique et son aboutissement naturel, la remise en cause du modèle actuel de production des biens nécessaires à la vie de l’humanité et des personnes la constituant : la construction mentale et matérielle collective d’un modèle correspondant aux besoins librement développés, entre autre celui du processus de la conscience humaine, qui est quand même devenu, pour l’humain, le besoin premier.

 

Pierre Assante, 29 août 2012

 

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 23:18

BLOCH ATHE.CHRIS.Théologien(s): avec Hans Küng, le retour du Jésus des pauvres

Le grand théologien suisse publie un livre sur le christ, dans lequel il prend le contre-pied des théories d'un certain Joseph Ratzinger...

Küng. Connaissez-vous Hans Küng? Agé de 86 ans, le théologien suisse est considéré par les progressistes chrétiens comme l’un des contestataires les plus importants depuis les années 1970, toujours en marge d’une Eglise dont il conteste la doctrine depuis qu’un certain Jean-Paul II a imposé une vision dogmatique de la doctrine de la foi, aidé, comme chacun le sait, par son successeur, Benoît XVI, redevenu Joseph Ratzinger. En 2012, Hans Küng avait ainsi publié un livre choc, «Peut-on encore sauver l’Eglise» (Seuil), dans lequel il dressait un bilan sans concession, quasi crépusculaire, d’une institution aux frontières desquelles il est pourtant resté attaché, mais à sa manière, avec une liberté de parole intacte et sans jamais rompre totalement. L’élection de François Ier, il y a bientôt un an, a-t-elle tout changé? 

N’exagérons rien. Mais faut-il quand même que le climat se soit à ce point réchauffé à Rome pour que de nombreux théologiens, sur place, accueillent plutôt favorablement le dernier livre de Küng, «Jésus» (Seuil, 288 p), qui reprend en partie, en l’adaptant à notre temps, «Etre chrétien», un livre paru au début des années 1970, et qui, à l’époque, dans la foulée de Vatican II, avait été perçu comme un brulot par les rigoristes, comme un message d’espoir par les héritiers des théologiens de la libération dont il se revendiquait en partie. Hans Küng défendait alors une Eglise moderne et sociale, disons plus «terrestre» et «humaine» que «divinisée». Il fut, comme tant d’autres, mis à distance et souvent critiqué sans ménagement… 

 

Jésus. Quarante ans plus tard, avec son «Jésus», Hans Küng entend dire son attachement sans faille à la figure d’un christ plus homme que fils de Dieu. Jadis, le sacrilège aurait été dénoncé en haut lieu ; aujourd’hui, la posture même du nouveau pape, en tant qu’évêque de Rome à la figure d’humilité et de simplicité, semble rendre ce postulat philosophique sinon acceptable, du moins discutable. De quoi se dire qu’il n’y a sans doute pas de hasard si Küng a décidé de publier ce livre, qui, avouons-le, dans ses fondamentaux, n’a d’autre ambition que de secouer encore une fois les chrétiens. Dans un chapitre intitulé «les normes de l’humain», le théologien suisse pose ainsi une question provocatrice.........

.....Suite ici

 

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 05:20

Rodolfo Riccidi Rodolfo Ricci
Se la storia non è storia di lotta di classi, che cos’è ? Storia dello spirito general-generalista, nel suo percorso di avvicinamento ad Almotasim ? Oppure è geopolitica delle puntuazioni di potenza espresse dai territori che poi diventano nazioni sotto la spinta delle famiglie di sangue blu, che successivamente si fanno la guerra quando non trovano la mediazione attraverso i matrimoni tra le varie discendenze interne ? Continua a leggere »


Suite ici

 

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 20:57

JAN10-010.1.jpgCONCEPTS POLITIQUES ET CHAMP PROPRE DE LA POLITIQUE. Les concepts et les systèmes de concepts ont une autonomie, mais la "dé-adhérence" reste relative.

La dépendance à « la base matérielle» ne peut être « gommée ».

 

Les concepts et les systèmes de concepts (généralisation de généralisations de généralisations, selon l’image de Vygotski), ont une autonomie par rapport aux conditions matérielles dans lesquelles ils sont nés (et non strictement mécaniquement « qui les ont fait naître »).

 

D’où l’emploi du terme « déadhérence » (terme Schartzien) conceptuelle lorsque dans le mouvement de la pensée, elle est portée à des « constructions » autonomes de ces « conditions matérielles »,  conditions matérielles qui incluent ce mouvement matériel qu’est la pensée elle-même.

 

Le terme de « déadhérence » dérive du terme « adhérence » que l’on comprend aisément en termes d’autonomie de la pensée, qu’elle soit adhérence conceptuelle d’ordre de la « normalité populaire » d’un moment historique de la pensée ou de la « normalité savante », les deux en mouvement de dénormalisation-renormalisation incessant et « simultané ».

 

Pourtant on pourrait accuser le terme de « déadhérence », à juste titre (comme ou peut le faire pour tout concept), d’ambigüité contradictoire si ce n’est antagonique. Car il y a, chacun le sait, dépendance de la déadhérence de sa base « élémentaire » (pour ne pas dire « alimentaire », physique) comme de sa base complexe, ses bases complexes.

 

Par exemple, le développement capitaliste dépend d’une quantité de surproduit pour qu’il « puisse se constituer » en nouveau mode de production. L’on peut penser de même d’un autre mode de production, d’un nouveau système « culturel et économique » de production et d’échange dépassant l’échange A-M-A’ ou le précédent. Mais peut-on quantifier mécaniquement un « taux de surproduit nécessaire » ? Certainement pas. Et pourtant il doit y en avoir un qui se manifeste, mais dans une infinité d’autres données « objectives et subjectives », apparentes ou pas, conscientes et inconsciente en ce qui concerne le processus du mouvement des idées de la personne dans la société, dialectiquement.

 

Isabelle Garo dans son magnifique ouvrage  « L’or des images », que je me hasarde à sous-nommer « art et critique de l’économie politique » (je lui en demande pardon), cite la société développée des Inca qui est arrivée un niveau de surproduit et d’échange sans utiliser de monnaie numéraire métallique, bien qu’utilisant le métal. Cet exemple apparemment banal parce que très connu ouvre cependant la pensée à une autre façon de lier économie, système économique, systèmes de concepts, sentiments de beauté….

 

Marx termine son introduction de la critique de l’économie politique par des « considérations » sur l’art. Il ne s’agit pas de mettre entre parenthèse l’origine animale, ni sa métamorphose humaine. Il s’agit de ne pas « raisonner » en politique sans leur lien, c'est-à-dire en se référant seulement à la « courte étendue espace-temps », ou plus prosaïquement avec la tête sur le guidon.

 

Le conseil de ne plus « rouler la tête sur le guidon » a souvent servi pour orienter la « réflexion de parti » sur d’autres modes de pensée tout aussi limités parce que polarisés sur un aspect auparavant négligé, mais tout aussi séparés d’une vision d’ensemble la plus large possible, c'est-à-dire séparée d’une observation de la réalité et de ce que le processus humain crée sur lequel s’appuyer pour le transformer et assurer sa poursuite en santé.

 

Certes la politique est un « champ propre » dans l’activité humaine. Mais l’observation des « champs » n’est que notre mode humain de tenter d’observer le mouvement général de la société et de la nature, du « cosmos saisissable » par ses sens limités même aidés de ses instruments et concepts.

 

Chacun sait que l’élargissement de la « pensée politique » à d’autres champs a toujours enrichi son action, c'est-à-dire ses acteurs. Ce qui est valable pour tout champ dans son rapport tripolaire (autre référence schartzienne) de contact entre activité du champ--accumulation du champ--« extérieur » au champ ; découpage certes « arbitraire » mais nécessaire en l’état des choses.

 

Il en est ainsi de la production matérielle « de base » dans son processus de complexification. D’une part, l’oublier c’est donner vie à toutes les théories niant le lien (mais non mécanique) entre type d’échange et type de développement, en définitive se condamner à n’avoir que prise incohérente sur la réalité. Mais d’autre part se contenter de cette référence de base c’est faire de même « aussi mal » par « une autre voie ».

 

Pour faire simple, caricatural, mais « vrai », comment enseigner sans le maçon qui construit l’école ? Comment construire un « service » sans la production « des biens matériels » qui le permettent et qui sont à la base de la production de valeur au sens capitaliste du terme, et qui déterminent l’échange et le développement précédent et encore actuel, mais qu’il nous faut dépasser à partir de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital, par une autre utilisation du crédit, d’une « métamorphose communiste » du crédit, partant de la satisfaction  des besoins « matériels et moraux » et non des dividendes….

 

Affirmer est beau et nécessaire. Prendre de tous de même. Procéder est la seule voie d’une humanité en santé suffisante.

 

Pierre Assante, 16 octobre 2013

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 14:04

GARO PORTRAITMarx, théoricien de l’art ? Isabelle Garo

 

La question portant sur les rapports de Marx à l’art est complexe, multiple.

 

Le plus simple est de commencer par une remarque aussi évidente que déroutante : en dépit des théories marxistes de l’art qui ont cherché leurs sources dans son œuvre, ce qui n’est en rien illégitime, il faut reconnaître qu’une telle esthétique marxienne est introuvable. Il n’en demeure pas moins que la question de l’art apparaît régulièrement, tout au long de son œuvre et en des points cruciaux de l’analyse. Elle mérite donc qu’on s’y arrête….

 

 

…..Suite sur ce lien :   http://projet.pcf.fr/41443

 

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 05:54

L'activité à 3 pôlesEchange, indifférence et politique.

 

Je me suis efforcé (de longue date) de montrer le lien de cause à effet entre le type d’échange entre les humains dans la société humaine, Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A’), et le type de rapport qu’ils peuvent entretenir ou pas. Solidarité et « émulation » raisonnée, beauté de la coopération ou concurrence sans solidarité ; extinction progressive, lente ou rapide de l’expérience commune.

 

Je me suis efforcé de montrer que cet effort de compréhension mutuel de ce lien entre ce type d’échange et les questions politiques, économiques, affectives, n’est pas seulement un effort de compréhension stérile, mais entre dans l’acte de transformation sociale.

 

Je me suis efforcé de faire le lien entre indignation, revendication, et construction de solution et cet effort de compréhension du type d’échange et de ses conséquences.

 

Si cette démarche, heureusement, n’est pas isolée, elle trouve cependant peu de lieux d’organisation politique pour s’exprimer et se développer afin de s’intégrer au « fond » général du mouvement social et lui permettre d’éclaircir ses orientations, ses décisions, son action ; d’éclaircir l’horizon collectif et l’horizon de tout un chacun sans lequel l’espoir commun, moteur des actes, s’étiole.

 

Peut-être cet effort est-il une illusion ?

 

Pour répondre à cette question, il faut d’abord s’en préoccuper. Comment savoir si un « outil » est efficace sans essayer son usage ?

 

Le relatif désintérêt par rapport à l’analyse approfondie du type d’échange et de ses conséquences dans tous les domaines d’activité humaine, n’est-il pas lui-même la conséquence de l’indifférence commune, et l’indifférence commune la conséquence du type d’échange qui privilégie l’indifférence au « que et comment produire », donc l’indifférence vis à vie du geste du producteur, du travailleur, au profit de la marchandise valeur d’échange ?

 

Indifférence à la production de la valeur d'usage au profit de la valeur d’échange marchand.

 

Disparition du producteur derrière le consommateur dont l’appauvrissement s’accroit au fur et à mesure que l’indifférence à la production de valeur d’usage s’accroit elle-même………..

  

Pierre Assante, 10 juin 2013

 

 

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7 juin 2013 5 07 /06 /juin /2013 20:52

         TRAVAIL-ET-TEMPS-2-copie-1.jpg

 

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4 juin 2013 2 04 /06 /juin /2013 07:58

2012 02 25Publié la première fois sur ce blog le 3 juin 2013


Il ne s’agit pas de « parler au cœur » ou de « parler à la raison ».

Il s’agit d’avoir une vision complexe de l’activité humaine,

dans son unité.

Faire éclater l’unité de cette vision, au prétexte d’être simple, non abstrait, c’est se rendre incompréhensible dans les choses « simples » à aborder dans le débat politique, dans le débat économique, dans le débat « culturel ». Il ne s’agit pas d’être « compliqué ».

 

L’abstraction, la conceptualisation, c’est une plante que nous avons beaucoup laissé dépérir dans le jardin militant de la l’ingénierie collective de la transformation sociale, du mouvement nécessaire de la société. Sous prétexte que « c’est compliqué ».

 

Produire ce dont il a besoin pour vivre est la tâche première de l’individu humain dans l’espèce humaine. Et produire à long terme, c'est-à-dire dans des conditions qui permettent sa reproduction élargie. La qualité de sa production est donc une question essentielle. Et par conséquent la conscience, l’aller-retour de son observation de sa propre production pour la modifier, la développer est l’élément premier du développement de la production et de la conscience de la production.

 

Je soulignais dans un précédent article les capacités hors du commun de Marx de développer une vision du mouvement de la société où tous les mouvements sont pris à la fois dans leur particularité et dans leur ensemble.

 

Les humains entrent en rapport pour produire ce dont ils ont besoin pour vivre. Dans ce rapport, le temps de développement de la production et le temps de développement de la conscience ne sont pas des temps séparés. C’est l’organisation du temps de travail dans la production marchande qui tend à les séparer.

 

Dans l’entrée en rapport de production des humains, le politique est évidemment essentiel. Mais comme pour l’économique, dans son mouvement particulier, le mouvement politique-économique n’est pas séparable. C’est une abstraction et une conceptualisation, c'est-à-dire un travail de recherche et de conscience qui peut permettre une vision des mouvements extrêmement complexes des échanges de marchandises, donc de capital, et de la relation extrêmement complexe aussi entre économie et politique, et de leur « non séparabilité », le fonctionnement UN des mouvements particuliers.

 

Et si Marx termine sa première introduction à la critique de l’économie politique par des considérations sur la création artistique, sa diffusion dans la société à travers les âges, ce n’est pas pour ajouter une fioriture à son texte et une distraction à son analyse. C’est parce qu’économique, politique et représentation humaine de l’activité humaine sont intriquées, que les mouvements entre économie, politique et symbolique, s’ils connaissent des inégalités de développement entre eux, entre individus, entre groupes humains, ne sont pas pour cela « séparés », mais « fonctionnent » en mouvements intriqués, en un même mouvement.

 

La représentation humaine de l’activité humaine, le symbolique, l’artistique, l’imaginaire « utilitaire » comme l’imaginaire « distractif » n’ont pas à être hiérarchisés ni morcelés. Une fois de plus c’est l’échange marchand qui tend à le faire.

 

Et c’est ce que tous nous faisons dans notre propre intrication dans la société marchande, dans l’échange marchand. Dans l’échange marchand parvenu à son plus haut degré de développement.

 

L’échange « Argent-Marchandise-Plus d’argent », l’échange capitaliste, la circulation des objets et des idées, basée sur ce système social, les militants de la transformation sociale, comme tout citoyen du système capitaliste parvenu à une mondialisation presque accomplie, en sont imprégnés. Ils procèdent ainsi, de fait, à cette dichotomisation de l’économie, du politique, de la « représentation » ou du « symbolique », et de la conscience de leur mouvements « séparés » et donc mutilent la conscience, son processus comme est mutilée la production dite matérielle et sa qualité. Un handicap majeur dans l’activité des individus constituant un parti et d’un parti de « transformation » lui-même est cette dichotomie.

 

Il ne s’agit pas de « parler au cœur » ou de « parler à la raison ». Il s’agit d’avoir une vision complexe de l’activité humaine, dans son unité. Faire éclater l’unité de cette vision, au prétexte d’être simple, non abstrait, c’est se rendre incompréhensible dans les choses « simples » à aborder dans le débat politique, dans le débat économique, dans le débat « culturel ». Il ne s’agit pas d’être « compliqué ».

 

Il s’agit, dans une intervention simple, d’avoir en conscience le lien entre activité « matérielle », « idéelle », représentation « abstraite », leur unité, sans quoi l’abord des choses les plus « simples » devient  le plus faux qu’il soit, un casse tête confus, incompatible avec ce que l’on veut décrire pour agir, au quotidien, comme dans la longue durée.

 

Cette dichotomie, c’est celle de l’idéalisme philosophique qui sépare « matériel » et « idéel », corps et âme, alors que tout est matériel, c'est-à-dire que tout est mouvement de la nature. Et que la vision « matérialiste » nécessaire, qui est celle d’un communisme non « vulgaire », mais qui part des mouvements en processus, est bien plus « spirituelle » qu’une vision qui hiérarchise les activités humaines et fait de l’homme tantôt un animal sans conscience, tantôt un pur esprit séparé de toute contingence à partager avec ses semblables.

 

Dans le passage cité dans un précédent article de « mon » blog, Marx montre ET la complexité du mouvement de la marchandise et du capital, sang de l’échange dans l’échange en mondialisation, ET son unité dans les allers-retours de transformation du capital dans ses diverses formes, ses métamorphoses, marchandise, travail, achat, vente, valeur, usage, capital fixe et capital variable, surtravail…..

 

Ce qui lui permet de voir l’état du moment de la mesure de la valeur, de l’usage de la mesure du temps de travail dans l’échange capitaliste et de son devenir-dépassement dans une société communiste où un développement impétueux des forces productives dans le système capitaliste peut déboucher sur un échange en fonction des besoins et non de l’accumulation du capital pour elle-même. Et un échange en fonction de l’outil premier de l’échange HUMAIN : la conscience, le savoir en acte.

 

Marx dégage dans le même mouvement de conscience du présent, du passé et des futurs possibles, de leurs « constructions » possibles, l’acte conscient à accomplir, les choix à déterminer au jour le jour et dans la durée.

 

De la suraccumulation-dévalorisation, de la baisse tendancielle du taux de profit du capital, Marx ne fait pas un phénomène physico-chimique déterminant automatiquement la chute du système et son « remplacement », ce que le marxisme « institutionnel » ou « vulgaire » a fait, l’un épaulant l’autre dans des conditions historiques de sous-développement « économico-culturel ». Mais il en étudie de développement possible et les conséquences possibles sur les choix humains et le processus à venir (*).

 

Une, deux, (trois ?) générations de « militants politiques » ont fait de l’abstraction un supplément d’âme à régénérer ou à sortir du placard en fonction des besoins et des « possibilités ». Il n’est pas question de responsabiliser grossièrement nos comportements, mais d’en voir les raisons historiques, pour avancer dans l’histoire et non s’en rendre impuissants, ce qui se produit quelquefois et en partie dans les regrets pathogènes et autocritiques limitées à un moralisme étroit à sens unique et sans vision scientifique.

 

A nouveau frémit le temps de la reconstruction d’une conscience « globale » s’appuyant sur l’expérience de la crise en explosion rapide et violente, sur les avancées scientifiques et techniques accomplies depuis Marx, qui ne le rendent pas obsolète, mais le complètent dans sa démarche unitaire de transformation et surtout ouvrent la voie à une autre façon de produire, à une démocratie du producteur, du « que et comment produire ». Partant de la protestation sociale pour arriver l’inclure dans le processus de conscience de la nature sur elle-même que constitue l’humanité et son développement.

 

Pour finir comme j’ai commencé, l’abstraction, la conceptualisation, c’est une plante qu’il faut cultiver sans quoi, si le champ devient désert, c’est toute la vie qui meurt, faute de nourriture pour la pensée comme pour le ventre. Nous n’en sommes pas là. Mais les contraintes imposées au travail et à la pensée par le capital, en sont la cause ainsi que l’insuffisance de nos efforts en ce domaine qui en sont la conséquence, mais pas seulement, car comme dit Marx, il y a autonomie relative de la pensée (j’ajoute aussi des sentiments) par rapport aux conditions matérielles qui les ont fait maître. Autonomie relative de tout mouvement de la nature et en même temps mouvement général de la nature. Ce que nous en connaissons.

 

 

Pierre Assante, Lundi 3 juin 2013

 

(*)« Dès que le travail humain, dans sa forme simple, a cessé d’être la grande raison de la richesse, alors le temps de travail cesse et doit cesser d’être la mesure de la richesse…..Le surtravail de la masse a cessé d’être la condition du développement de la richesse sociale. Le mode de production qui se base sur la valeur d’échange s’écroule. »

Extrait de Marx, "Grundrisse", publié sous la responsabilité de Jean-Pierre Lefebvre, Editions Sociales 2011, page 661 et suite. Cité dans Henri Lefebvre, "Métaphilosophie" (1964), page 173, Syllepse 2000.

 

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 14:36

Theses-hererodoxes-RICCI.jpgArticle déjà publié sur ce blog le 7 août 2011


 

J’ai lu cet ouvrage il y a deux ans en l’imprimant à partir du site :   emigrazione-notizi

 Voir aujourd'hui : Cambiailmondo (lien de ce blog)

 

J’ai eu la chance de rencontrer Rodolfo chez lui, en famille et avec son ami William.

Et le plaisir de recevoir cet ouvrage « en chair et en os ».

 

Vous trouverez l’ouvrage sur le lien ci-dessous ou en cliquant sur cette couverture ci-contre.

 

Thèses hérérodoxes pour une critique de la demande et de l’offre.

Rodolfo Ricci Toricelli

Une contribution à la compréhension du phénomène Berlusconi

ZAMBON Verlag FFM 1994

Pour ouvrir cet ouvrage, cliquer ici

 

Titolo

TESI ETERODOSSE PER UNA CRITICA DELLA DOMANDA E DELL'OFFERTA

Descrizione

Rodolfo Ricci Torricelli

"Tesi eterodosse per una critica della domanda e dell'offerta" (un contributo alla comprensione del fenomeno Berlusconi) - ZAMBON Verlag FFM 1994

"Economia e politica come estetica ?
Un paradosso e una provocazione che aprirebbero scenari interpretativi inconsueti.
Per esempio, che la strutture (o sovrastruttura) portante del sistema-mondo in cui viviamo sia tutt'altro che fondata sulla sua presunta "oggettività/razionalità": il fenomeno Berlusconi, riuscito epigone di una serie di tentativi meno fortunati, lascerebbe infatti credere che viviamo in un mondo dalle caratteristiche essenzialmente estetiche e che forse questo è oggi l'unico tipo di mondo possibile.
Allo stesso tempo però, ciò potrebbe significare che la dialettica tra le differenti estetiche non è affatto conclusa: una volta fatto proprio il gioco (o il marchingegno), la ruota della storia può ricominciare a girare."

 http://www.emigrazione-notizie.org/quarantennale_filef/tesi_eterodosse_per_una_critica_della_domanda_e_dell_offerta.pdf

 

 

 

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 07:11

bloch principe espérance

 

 

 

"....En conjuguant le courage et le savoir, l'homme empêche que l'avenir ne s'abatte sur lui comme une fatalité, il le conquiert et y pénètre avec tout ce qui est sien. Le savoir, dont ont besoin le courage et surtout la décision, ne peut rester tel qu'il a toujours été...."

 

"...Ce n'est pas que l'on progresse le plus souvent sur le chemin Nouveau. Tout n'est pas possible et exécutable à tout moment...."

 

Ernst BLOCH, "Le Principe Espérance I", Gallimard. 1976

Edition allemande, 1959.

 

Suite sur ce lien :

http://pierreassante.fr/dossier/BLOCH_OPTIMISME_MILITANT.pdf

 

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 11:51

 Article publié par l'Humanité le 22 mars 2013, traduit de l'italien par Marie-Ange PATRIZIO

 

 On sait que Gramsci salue l’octobre bolchevique comme la « révolution contre Le Capital » : démentant la lecture mécaniciste de l’œuvre de Marx, la révolution avait eu lieu dans un pays n’appartenant pas aux pays capitalistes les plus avancés. On sait moins que le refus du doctrinarisme caractérise aussi la vision gramscienne de la construction de l’ « ordre nouveau » : des enseignements précieux en dérivent pour une gauche qui voudrait comprendre les processus en acte dans des pays comme la Chine, le Vietnam et Cuba.

   Revenons à l’article cité. Quelles seront les conséquences de la victoire des bolcheviques dans un pays arriéré et épuisé par la guerre ? « Ce sera, au début, le collectivisme de la misère, de la souffrance ». C’était un stade inévitable mais qui devait être dépassé « le plus rapidement possible ». Le socialisme ne coïncidait pas avec « l’ascétisme général » et le « grossier égalitarisme » critiqués par le Manifeste du parti communiste. Loin de se réduire à la répartition égalitaire de la misère, le socialisme exigeait le développement des forces productives. C’est pour obtenir ce résultat que Lénine introduit la Nouvelle Politique Economique.

  La NEP est immédiatement lue par les populistes comme synonyme de restauration du capitalisme. Ce n’est pas l’avis de Gramsci qui observe en 1926 : la réalité de l’URSS nous place devant un phénomène « jamais vu dans l’histoire » ; une classe politiquement « dominante » se trouve « dans son ensemble » «placée dans des conditions de vie inférieures au niveau de vie de couches et d’éléments déterminés de la classe dominée et assujettie ». Les masses populaires qui continuent à mener une vie épuisante sont désorientées par le spectacle du « nepman couvert de fourrures et disposant de tous les biens terrestres». Pourtant ceci ne doit pas constituer un motif de scandale : le prolétariat ne peut ni conquérir ni garder le pouvoir s’il n’est pas capable de sacrifier «ces intérêts immédiats aux intérêts généraux et permanents de sa classe». Ceux qui dénoncent la NEP comme synonyme de retour au capitalisme ont le tort d’identifier couche économiquement privilégiée et classe politiquement dominante.

  Le règlement de comptes avec le populisme nostalgique d’un monde encore en deçà de la grande industrie continue dans les Cahiers de prison : il y a dans l’« américanisme et fordisme » quelque chose qui, une fois détaché du système capitaliste d’exploitation, peut jouer un rôle positif dans les pays socialistes mêmes.  Pour eux aussi – lit-on dans le Manifeste- l’introduction d’ « industries qui n'emploient plus des matières premières indigènes, mais des matières premières venues des régions les plus lointaines, et dont les produits se consomment non seulement dans le pays même, mais dans toutes les parties du globe » est « une question de vie et de mort ».

  Nous pouvons alors comprendre les difficultés des pays d’orientation socialiste. Ils sont appelés à lutter contre non pas une mais deux inégalités : celle en vigueur à l’intérieur du pays, l’autre qui garantit la prééminence économique, technologique (et militaire) des pays capitalistes avancés. La lutte contre les deux inégalités ne peut pas avancer à la même cadence.

  Gramsci est l’auteur qui plus que tout autre a insisté sur le caractère complexe et contradictoire du processus de construction de l’ « ordre nouveau » : regarder ce processus avec suffisance et se laisser séduire par le « chant du cygne » de l’Ancien régime (qui peut parfois avoir une « splendeur admirable »), revient à délégitimer toute révolution.

  De nos jours aussi le populisme joue un rôle négatif. Alors qu’à partir de la France, malgré la crise et la récession, se répand le culte de la « décroissance » cher à Latouche et en Italie à Grillo aussi, la gauche occidentale observe avec méfiance ou hostilité un pays comme la République populaire chinoise, issue d’une grande révolution anticoloniale et protagoniste d’un développement économique prodigieux, qui non seulement a libéré des centaines de millions de gens de la faim et de la dégradation mais commence enfin à mettre en question le monopole occidental de la technologie (et donc les bases matérielles de l’arrogance impérialiste).

   Aucun doute : le populisme est loin d’être mort. Mais c’est justement pour cela que la gauche a besoin de la leçon de Gramsci.

 

Domenico Losurdo,  http://domenicolosurdo.blogspot.fr/2013/03/il-dossier-gramsci-pubblicato-su.html

 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

 

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14 mars 2013 4 14 /03 /mars /2013 08:11


HUMA-2013-03-14-copie-1.jpg

 

Isabelle GARO :

"Nous vérifions aujourd'hui les crises du capitalisme que Marx avait prédites".


GARO-PORTRAIT.jpg

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 06:11

AUGUSTINLA Refondation, LA Transformation, LA « Mutation », etc.   …..

 

Dépasser les relents d’antihumanisme théorique (1) au profit d’un humanisme pratique (2) revivifié par les acquis matérialiste, historique, philosophique, des sciences et techniques d’aujourd’hui : pour qui a réfléchi à la question, cette formule peut suffire comme signal commun au travail de « mise à jour » permanent.

 

Faute de quoi, toute « autocritique » ne débouchera que sur un nouveau sectarisme, dépouillé de la foi et l’action passées, qui, qu’on le veuille ou non, malgré les crimes généraux de l’humanité (3) contre elle-même, ont suscité des progrès qu’il est aveugle de nier.

 

Pierre Assante, 16 janvier 2013

 

(1) Althusser le théorise et le porte à son paroxysme intellectuel. Althusser pratique la concentration théorique du praticisme mécaniste, à l’instar de la bourgeoise, et de la pointe extrême de la bourgeoisie, le nazisme, et en contre position avec elle. Il en hérite du mouvement ouvrier militarisé par la force et le contre coup de la répression qu’il subit. Il est donc en contradiction et avec l’autoritarisme et  avec la démocratie interneS des groupes auxquels il adhère, et finalement avec son espèce. Ce qui ne lui enlève point l’intérêt qu’on peut lui porter en tant que parcours humain, comme tout parcours humain

(2) De Marx, entre autres, naissant de la critique de la société de classe, du capitalisme, et du matérialisme dialectique en rapport entre eux.

(3) Dans lequel ce sectarisme est inclus 

 

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 05:10

LUCRECE.jpgLES AMES

(Extraits de "De natura Rerum", écrit par Lucrèce, mis en forme finale et publié par Cicéron il y a environ 2070 ans)

 

...Serait-il possible d’imaginer qu’elles auraient pu se lier si étroitement au corps en s’y glissant de l’extérieur ? L’évidence nous enseigne tout le contraire. Car l’âme se même si intimement aux veines, à la chair, aux nerfs, aux os, que les dents elles-mêmes participent à la sensibilité, comme le font bien voir leurs maux, leurs douleurs, au contact de l’eau glacée, à la rencontre d’un gravier égaré dans le pain. Au reste, prises comme elles le sont dans le tissu général du corps, il n’y a pas moyens, semble-t-il, qu’elles échappent intactes et se dégagent sans dommage de tout l’ensemble des nerfs, os et articulations...

 

...Navigation, culture des champs, architecture, lois, armes, routes, vêtements et toutes les autres inventions de ce genre, et celles même qui donnent à la vie du prix et des plaisirs délicats, poèmes, peintures, statues parfaites, tout cela a été le fruit du besoin, de l’effort et de l’expérience ; l’esprit l’a peu à peu enseigné aux hommes dans une mente marche au progrès. C’est ainsi que le temps donne naissance pas à pas aux différentes découvertes qu’ensuite l’industrie humaine porte en pleine lumière...

 

...C’est pourquoi les hommes en proie à ces vaines alarmes voudraient fuir au loin et, pour y échapper, grossissent leurs biens au prix du sang de leurs concitoyens ; ces avides doublent leurs richesses, multiplient les meurtres...

 

Lucrèce, "De Natura Rerum", né en 98, mort en 55 avant notre ère.

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 05:00

000 1494Le refus du DROIT AU MARIAGE POUR TOUS, POUR TOUTES, une double régression,

pour la femme et pour la société.

 

      Il n’est pas question ici de révolutionner du jour au lendemain la petite propriété individuelle, qui assure la subsistance de tout un chacun (1) dans l’organisation actuelle de la société.

On peut cependant noter pour une transformation lente à entreprendre (2), que les droits humains de se nourrir, de se loger, de s’instruire, d’avoir une activité sociale qui le permette (3), etc., s’ils reposent sur la propriété, nient de fait le droit individuel, personnel et universel d’acquérir les biens « matériels et moraux » nécessaires à la vie (4). Et autrement que par la seule petite propriété, c'est-à-dire aussi par le droit d’usage des biens indispensables à la vie et au développement de chacune et chacun.

 

Ainsi il en va du mariage.

La reconnaissance d’un rite de l’amour n’est pas en cause. Il est nécessaire, et beau, ce qui va de pair, sans jeu de mot, c’est le cas de le dire. Le mariage c’est cela aussi, et en cela le mariage gay est tout autant légitime que le mariage hétérosexuel. Mais pas seulement pour le « rite d’amour ». Cela ne met pas en cause non plus la reproduction de l’espèce, qui dans une démocratie avancée ne peut reposer sur une obligation légale, répressive, de se reproduire, ni génétiquement, ni culturellement.

 

La régression consiste à faire reposer les droits uniquement sur les petites propriétés foncières et autres petites propriétés (5) du couple, et non sur le droit individuel aux moyens de vivre dans toute son amplitude. Ainsi dans la « garantie » de la femme de ces droits, sa dépendance vis-à-vis de l’homme est renforcée, et bien plus que le contraire, compte tenu du poids historique persistant de la domination masculine, du patriarcat, sur la femme et la société, dans un capitalisme (6) qui a généralisé et mondialisé l’échange marchand « argent-marchandise-plus d’argent » avec le poids sur les mentalités que cela induit, y compris dans l’échange entre individus.

 

Faut-il un homme et une femme pour faire un enfant ? Oui, mais ce « mode » de reproduction biologique-générationnelle, génétiquement et culturellement n’est pas en cause. Il y a dans l’insistance à ne considérer que cela, et à vouloir l’imposer, une autre régression qui nie le rôle global de la société et une fois de plus (7), ravale au second plan le rôle maternel et de la société et de la mère et de la femme.

La fusion mère-enfant, son rôle nourricier est indispensable à l’enfant. Mais, cette double régression, nie le rôle nourricier en tant que tel, non attaché à un individu particulier, et par là, contradictoirement nie l’individu particulier et donc la mère et la femme. Et ravale la femme uniquement à son rôle nourricier au lieu de reconnaître un rôle nourricier historiquement dominant et structurant dans le processus humain, ses liens génétiques culturels et affectifs, inséparables pour l’espèce humaine, à la différence de l’animal (8).

 

Pour « faire simple » : La fusion mère-enfant peut tout aussi bien se réaliser entre un bébé et un homme (au sens masculin) qui lui donne son biberon. Dans l’instinct de l’enfant c’est quand même une mère qui le tient dans ses bras. Ce peut être aussi une mère qui joue le rôle séparateur en permettant à l’enfant de s’évader dans le monde, le découvrir et le transformer en s’éloignant du rôle nourricier instinctivement, historiquement maternel. Et limiter ces rôles à une, un individu, c’est non seulement répressif, mais absurde parce qu’impossible, impossible car c’est nier le rôle global de la société.

La réalité et non une vision instrumentalisée de la réalité devrait ouvrir les yeux de chacun dans cette réflexion sur la nécessité d’une évolution du droit en fonction des transformations réelles de la société et des modes de vies qu’il ne s’agit pas de condamner, mais d’examiner « en santé sociale, morale, rationnelle et affective en même temps ». Couple recomposés, familles monoparentales, célibataires…et multitude de modes de vie, d’activités, tout cela doit trouver le droit juridique et moral nécessaire à une vie riche de la personne dans une société riche de biens, de culture, d’affects.

 

L’humain consiste en une permanente dénormalisation-renormalisation dans laquelle entre bien sûr un constant débat de valeurs. Mais qui dans une société dominée par l’échange capitaliste est dominé par la valeur marchande contre la valeur d’usage.

 

Si l’on veut valoriser le rôle maternel, et en même temps la mère, la femme, et le rôle paternel par la même occasion, ce n’est pas en renforçant la domination de l’instinct sur la culture qui permet de dépasser l’inhumanité animale. Il ne s’agit pas non plus de nier le corps, le support biologique de la vie humaine pensante, organisante, de la société et de la conscience en processus de la nature sur elle-même qu’elle constitue. Il s’agit de reconnaître et mettre en œuvre la reconnaissance de l’unité du corps et de sa pensée, et de celle de la société, consciences et inconsciences dans leur UNITE elles aussi.

 

Il s’agit à la fois de reconnaître l’origine de l’amour dans la fonction-fusion maternelle-nourricière non pour y cantonner la femme et ainsi ravaler au bas de l’échelle son rôle social. Il ne s’agit pas non plus de la priver la femme de ce rôle historique dans le processus humain, mais de permettre à tout individu de jouer ce rôle librement, sans pression-répression sociale, sans handicap pour l’ensemble de ses activités sociales et jouissives auxquelles chacun a droit sans restriction et « en santé » (9).

 

Y’en a marre de l’admiration des pères pour leur rôle social contre celle des mères pour leur amour (10). Cette dichotomie de l’affect c’est la négation des deux et le maintien de la division aliénante du travail, familiale et sociale en général, contre le progrès de la qualification « technique et morale » dans son unité et la démocratie qu’elle peut développer.

 

Mariage gay, contradiction ? Oui mais féconde pour la société si on ne limite pas la reproduction biologique et culturelle qui sont UNE à une robinsonnade, ni les droits de vivre à la propriété.

 

Pierre Assante, 24 novembre 2012

 

Notes

1 Jusqu’à présent dans les sociétés capitalistes avancées

2 En matérialisme dialectique, on compare les deux « modes » de transformation qualitative de l’eau, celle de l’évaporation lente de  l’eau et celle qui évapore l’eau en la faisant bouillir

3 Aujourd’hui travail salarié, luttes pour son amélioration, et loisirs, demain, par « glissement transformatif lent et accéléré », travail libre, activité libre et cohérence de la société pour et de l’individu dans la relation entre activité personnelle et (dans) l’activité générale

4 Même si de grands progrès dans les droits individuels sont passés, paradoxalement par la reconnaissance de la famille moderne, de la petite propriété, de la maternité dans le cadre d’un certain « patriarcat moderne », du travail salarié….

5 Et la grande, l’immense, écrasante (au sens propre pour la vie et la société et son processus de vie) propriété privée, bien sûr, de la bourgeoisie mondiale dominante.

6 Issu d’ailleurs, comme toute société marchande, du patriarcat

7 Paradoxalement, compte tenu des déclarations sur la reconnaissance de la mère (et du père) chez les opposants au mariage gay et tenants de la permanence de la conception religieuse de la famille, et de leur prétention à défendre mécaniquement la vie, c'est-à-dire en s’aveuglant sur un biologique éternel contre une culture vivante, créatrice de société et d’humain en mouvement, et en niant ainsi la spiritualité dont ils se réclament.

8 Exception faite des animaux évolués chez lesquels on constate un embryon de lien « culturel »

9 Et en considérant que les maladies sociales passant par l’individu ne se guérissent pas par la répression, mais par l’éducation et qu’il n’est pas question que cette éducation consiste à mettre tout le monde dans un moule. Activité, multiplicité infini, c’est le champ de l’éducation et de la volonté de progresser en savoir-conscience.

10 Celui qu’elles suscitent comme besoin et manque dans la fonction maternelle et dont l’effet de fusion-répulsion se perpétue dans tous les rapports amoureux, tous les rapports envers les vivants et les choses, tout au long de la vie.

       

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 06:00

 

C.C.1980NEOS et/ou VETEROS COMMUNISTES ? et les TACHES DU PRESENT.

L’économique et/ou le sociologique ?

 

La révolution scientifique et technique, dans l’organisation mondiale du travail, la maîtrise des capitaux, et les institutions politiques et militaires le permettant a donné au capital et ses hommes de pouvoir une emprise quasiment sans partage.

 

Il faut chercher là d’abord les difficultés du communisme et de ses organisations (regroupements de personnes humaines autour de l’idée communiste), et aussi les moyens de dépasser cette emprise et comprendre pourquoi il y a regain actuel partiel des résistances au capital et de la conscience de la crise.

 

Deux forces internes au capital et contradictoires y contribuent, dans lesquelles la conscience humaine est influencée et qu’elle influence.

 

Ces deux forces ce sont d’une part le renforcement du capital dans son évolution et les moyens « matériels et moraux » que cette évolution lui fournit au fur et à mesure de son développement, d’autre part les lois de l’échange capitaliste A-M-A’ et leurs contradictions que ce développement lui-même font croître. Au même titre que la conscience qui est prise elle aussi dans ces deux forces contradictoires qui déterminent et développement et  l’humanité et sa crise.

 

J’ai adhéré au PCF en 1963, à 20 ans. J’ai été secrétaire de section à la propagande en 64 et « premier secrétaire » comme on disait en 1968. Les « cadre intermédiaires » ont eu une double influence et sur les « militants de base » et les « simples adhérents », sympathisant et électeurs d’une part, et sur les « directions nationales » dont ils étaient les relais dans les deux sens.

 

AUGUSTINMa génération de « cadres intermédiaires » a été nourrie par les écoles du parti. La plus value, la suraccumulation du capital, la baisse tendancielle du taux de profit et les lois qui la contrecarrent, nous les avons tétées, et ce lait a constitué la base de notre « squelette idéologique ». Base qui nous a profondément aidés dans la compréhension des politiques d’Etat que nous avons traversées avec les luttes politiques et syndicales qui les ont « accompagnées ».

 

Sans doute cette conscience anticipatrice nous a contradictoirement handicapés pour saisir ce qui se passait « d’autre », c'est-à-dire la transformation du travail mondialisé et informationnalisé (pour aller vite), tout pris que nous étions et par la défense de l’existant qui prenait des coups monstrueux et en prend toujours d’une part, et la confusion que le manque d’éducation à la critique de l’économie politique induisait et répandait autour de nous d’autre part.

 

Certes les normes antécédentes et le savoir antérieur peut nuire aux savoirs nouveaux et à l’évolution des normes, à la dénormalisation-renormalisation nécessaire à l’évolution humaine. Et par là peut nuire à la nourriture mutuelle entre une entité et son milieu que peut constituer un parti, un syndicat. Un certain nombre d’entre nous (les cadres intermédiaires entre autres) en avaient relativement conscience et ont tenté des expériences limitées alliant identités et ouvertures qui peuvent aujourd’hui se développer dans des conditions nouvelles.

 

D’aucun, y compris dans le mouvement politique communiste, ont fait de cette dernière question de « normes organisationnelles dépassées » le point central des reculs. Certes, mais c’est aussi quelque peu contradictoire et inefficace si n’entre pas en compte la réalité qui se vérifie chaque jour : les conditions matérielles de vie déterminent les mentalités. La relation dialectique à double sens qui en découle n’infirme pas la tendance à cette « loi » sociale déterminante.

 

Cette double constatation est tout à fait complémentaire avec la volonté de dépasser des normes antécédentes obsolètes, mais souvent il était plus question de normes encore plus obsolètes que du mouvement de renormalisations partant de la question centrale du salariat dans le mouvement multiple de la société.

 

Ainsi donc, au-delà de cette dernière caricature s’est installée la caricature des vétérocommunistes et des néocommunistes, dont il faut casser l’image si nous voulons que les générations de militants et de citoyens du monde travaillent complémentairement.

 

Pour cela il est nécessaire que se développent la connaissance, la conscience du mouvement, des mouvements de la société capitaliste, de ce qu’ils engendrent de nouveaux économiquement, politiquement, culturellement, dans l’unité de son « fonctionnement », en développement et en contradictions.

 

Dans les contradictions entre vétéros et néos (et la question de l’âge n’est pas seule en cause, il y a des néo âgés et des vétéro jeunes),  la question de travail transversal entre les champs économiques, politiques, culturels est essentielle.

 

Tableau de l'échangePar exemple, la masse des capitaux spéculatifs, la « révolution » conservatrice de l’organisation du travail n’empêchent en rien que jouent les lois de la plus value, la suraccumulation du capital, la baisse tendancielle du taux de profit et les lois qui la contrecarrent. Le capitalisme garde un cœur de tendances, particulièrement dans son « cœur de production des biens matériels stricto sensu » mais aussi dans toutes les relations dialectiques que ce cœur entretien avec toutes les activités humaines, que le mode d’échange qui lui est propre ne peut transformer qualitativement que par la transformation complète du mode de production lui-même.

 

Ce « cœur » et ses transformations induisent par exemple l’explosion des marges de spéculation, mais aussi les relations contradictoires qu’entretiennent les travailleurs avec la production-consommation de tous les biens « matériels et moraux » nécessaires au processus de  la vie humaine que la crise économique, de la démocratie, de civilisation, est en train d’éclairer.

 

Et le patronat le sait bien, même si son existence même l’empêche de s’attaquer à ses propres contradictions. Et même si la lutte des classes induit contre (et aussi, contradictoirement avec) lui,  les transformations internes au capital qui peuvent induire un autre mode de production et d’échange.

 

 

Il y a trois questions, entre autres, à mon avis, auxquelles s’affronter

 

- La communisation ne peut rien transformer si elle n’a pas de contenu transformateur.

- Il est illusoire de vouloir passer à un autre système sans transition mixte avec des réformes radicales très profondes qui s'accélèreront avec le processus de transformation qualitative du mode de production, bien sûr.

- Notre vision du travail ne doit plus être limitée à notre environnement national immédiat ou nous côtoyons plus celui des services que celui de la production  stricto sensu, même si les deux sont intriqués et même si cet environnement immédiat nous donne quand même et toujours des clefs pour notre vision générale et dans l’action au quotidien et à long terme. En cela une vision d'une démocratie à construire du « que et comment produire » qui est au cœur du procès humain est inséparable de l’héritage de la contribution à la critique de l’économie politique de Marx, son développement aux réalités d’aujourd’hui, sans reniement d’ordre et sentimental et opportuniste face aux difficultés de compréhension du réel et d’action sur le réel.


 Pierre Assante, 31 octobre 2012

 

 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 15:49

Recherches internationale 46 1965Transformation sociale « en santé ». problèmes « d’organisation ». économie et philo. Unité des champs d’action entre eux en fonction de l’économie « en dernière instance », sans « économicisme ».

 

Lorsque Lénine écrit sur les « travaux pratiques » de la transformation sociale, l’on comprend qu’historiquement, l’utopie opérationnelle et l’opération elle-même, ce n’est pas quelque chose de superposable, que l’image de l’une et la constitution concrète de l’autre, c’est toute la distance et la proximité simultanée entre la pensée, l’acte et son résultat.

 

Dans la construction de la N.E.P. (Nouvelle Politique Economique) de l’Etat soviétique en 1921 et de l’administration de cet Etat dans la même période, il y a tout l’apprentissage historique que ces évènements prodiguent au moment de leur réalisation, comme aujourd’hui dans la relation que nous pouvons entretenir entre conceptualisation et réalisation restreinte, partielle et générale et le mouvement « ici et maintenant » de notre conscience anticipatrice (selon l’expression de Ernst Bloch).

 

La dichotomie des champs de recherche et d’activité sont un handicap essentiel de nos difficultés.

 

Evidemment, il ne s’agit pas de considérer qu’on peut agir « généralement » sur un « champ général » sans agir sur des champs particuliers, en niant au premier degré l’autonomie des champs entre eux. Mais il ne s’agit pas non plus de cloisonner des champs, ce que le structuralisme ambiant induit, que ce soit dans le quotidien de chacun d’entre nous dans l’humanité, comme dans le conscient et l’inconscient de l’humanité, résultante de tout ses mouvements d’individus et de groupes.

 

POLITZERLe mouvement de la nature est UN, le mouvement de l’humanité dans la nature est UN avec elle. L’autonomie des mouvements entre eux ne nie en aucune façon cette réalité et transformer la société pour poursuivre son processus en santé c’est procéder à une négation de la négation et de l’état existant des choses et de la réalité en mouvement des concepts que celle-ci produit sur les consciences.

 

Cette question de « négation de la négation », traduite aussi par « dépassement », « aufhebung » dans le vocabulaire de Marx, n’est pas qu’une formule plaisante à un intellectuel parmi les intellectuels, mais un concept à mettre en œuvre dans toute pensée du « quotidien » comme de la « philosophie populaire et savante », « alimentaire » comme « historique » (les deux sans dichotomie non plus), sans pour cela qu’il nous donne la clef miracle de toute solution sans aller retour entre observation et expérimentation, sans  connaissance pratique de la « double anticipation », selon de terme d’Yves Schwartz.

 

Les Partis Communistes, dans ce qu’ils ont exprimé de positif dans le processus humain, ont été parti prenante, sans jeu de mot, du front du Novum, ce qui se construit de neuf et sain (ce qui ne veut pas dire sans maladies) dans le processus humain. Le Front Populaire, dans son « champ élargi » de même.

 

Le Front de gauche, peut-il être partie prenante de ce « front du Novum », de la conscience anticipatrice, du principe espérance qui les meut au même titre que les processus économiques, anthroponomiques selon l’expression de Paul Boccara,  dans leurs champs particuliers, éléments du « champ général » (et du Chant Général selon l’expression de Pablo Neruda).

 

Il ne peut l’être, transitoirement comme toute « front » sans l’héritage communiste. Mais est-ce seulement un héritage ? Le parti communiste hérite de lui-même, quelle que soient les difficultés que le processus du capital sur lui-même a induit dans son paroxysme au point de limiter l’expression de ses contradictions dans la conscience des couches exploitées dites moyennes et la classe ouvrière elle-même, au point aussi de mettre en danger tout le processus humain, de ses origines du « travail primitif » au travail hautement développé d’aujourd’hui.

 

C.C.1980Le Front de Gauche est bien une alliance. Restreinte mais sur la base de laquelle peuvent s’élargir les alliances sociales et pas seulement organisationnelles, les  secondes étant l’outil des alliances sociales. Il contient des éléments divers aux actes complémentaires et aussi opposés. Il reflète à la fois les archaïsmes des mouvements populaires et du salariat comme les aspirations nouvelles de ce même mouvement  dans leur condition nouvelle, moderne d’existence. Il ne possède pas l’héritage propre du mouvement communiste et il en a besoin et seul ce dernier, dans sa nouvelle étape de « d’expression consciente du processus inconscient » en « reformation », en « refondation » répond aux questions posées par cette alliance.

 

Un des champs de l’héritage que le PCF est le mieux à même de porter est celui de la pluridisciplinarité autour de la critique de l’économie politique et des transformations qu’elle appelle sur le plan de l’économie « en dernière instance » et sur la plan d’une visée qui à la fois intègre l’autonomie des champs de recherche et d’activité et leur intrication générale, qui font UN le mouvement de la société.

 

Cette interdisciplinarité de la recherche économique, de la politique au sens non partisan mais en réponse au quotidien, cette vision « unifiée » du mouvement de la société dans la multiplicité-diversité de son existence, reste le champ d’un parti communiste mais non son appropriation sectaire, et le restera tant que cette « étape » de transformation sociale de mise en commun des efforts des humains pour assurer leur existence « matérielle et morale » n’aura pas prévalu sur l’appropriation des efforts de tous au profit de quelques-uns, le capitalisme avancé, de production mondialisée et informationnalisée, généralisé, stade suprême du mode de production marchand et antichambre de cette administration de la société par tous, cohérence de l’activité et des besoins de chacun dans l’activité générale.

 

Qu’on ne nous fasse pas rire. Quelles que soient les maladies de cette tendance à l’effort commun, n’acceptons pas, n’acceptons plus les leçons de ceux qui le confisquent. Ni celles des impatients et des résignés qui les aident objectivement. Moi y compris lorsque j'y succombe...

 

Pierre Assante, section de Marseille 8° du P.C.F., 20 octobre 2012

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 06:06

JAN10 010Il faut rêver !” J'écris ces mots, et tout à coup j'ai peur. Je me vois siégeant au “congrès d'unification”, avec en face de moi les rédacteurs et collaborateurs du Rabotchéïé Diélo. Et voilà que le camarade Martynov se lève et, mena­çant, m'adresse la parole : “Permettez ! Une rédaction auto­nome a-t-elle encore le droit de rêver sans en avoir référé aux comités du Parti ?” Puis, c'est le camarade Kritchevski qui se dresse et (approfondissant philosophiquement le camarade Martynov, lequel a depuis longtemps approfondi le camarade Plekhanov) continue plus menaçant encore :

“J'irai plus loin. Je vous demande : un marxiste a-t-il en général le droit de rêver, s'il n'a pas oublié que, d'après Marx, l'humanité s'assigne toujours des tâches réalisables et que la tactique est le processus d'accroissement des tâches du Parti qui croissent en même temps que lui ?”

La seule idée de ces questions menaçantes me donne le frisson, et je ne pense qu'à une chose : où me cacher. Essayons de nous retrancher derrière Pissarev.

“Il y a désaccord et désaccord, écrivait Pissarev au sujet du désaccord entre le rêve et la réalité. Mon rêve peut dé­passer le cours naturel des événements, ou bien il peut don­ner un coup de barre dans une direction où le cours naturel des événements ne peut jamais conduire. Dans le premier cas, le rêve ne fait aucun tort; il peut même soutenir et renforcer l'énergie du travailleur... Rien, dans de tels rêves, ne peut pervertir ou paralyser la force de travail. Bien au contraire. Si l'homme était complètement dépourvu de la faculté de rêver ainsi, s'il ne pouvait de temps à autre de­vancer le présent et contempler en imagination le tableau entièrement achevé de l’œuvre qui s'ébauche entre ses mains, je ne saurais décidément me représenter quel mobile ferait entreprendre à l'homme et mener à bien de vastes et fati­gants travaux dans l'art, la science et la vie pratique... Le désaccord entre le rêve et la réalité n'a rien de nocif, si toutefois l'homme qui rêve croit sérieusement à son rêve, s'il observe attentivement la vie, compare ses observa­tions à ses châteaux en Espagne et, d'une façon générale, travaille consciencieusement à la réalisation de son rêve. Lorsqu'il y a contact entre le rêve et la vie, tout est pour le mieux.”

Des rêves de cette sorte, il y en a malheureusement trop peu dans notre mouvement. Et la faute en est surtout aux représentants de la critique légale et du “suivisme” illégal, qui se targuent de leur pondération, de leur “sens” du “concret”.

 

Lénine, « que faire », 1902

http://www.marxists.org/francais/lenin/works/1902/02/19020200.htm

 

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 05:37

 

....Dominique VIDAL, historien et journaliste, spécialiste du Proche Orient, réfute l'idée de "choc des civilisations"., sur ce lien :

http://pierreassante.fr/dossier/VIDAL_HUMA_ISLAM.pdf

 

EPITRE AUX CITOYENS     

 

Cliquer sur l'image ci-contre pour accéder au texte "Epître aux citoyens" et à sa présentation dans "REGARDS" en novembre 2001.

 

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23 août 2012 4 23 /08 /août /2012 07:01

 

sur ce lien :

http://www.pierreassante.fr/dossier/LA_FORME_PARTI.pdf

 

P1000378

 

 

 

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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 22:16

Cet article de rené MERLE :

http://rene.merle.charles.antonin.over-blog.com/article-la-fin-de-la-france-vue-de-catalogne-105465666.html

M'a inspiré cette réflexion, un peu condensée et confuse.... :

 

BraudelSi je participais au courrier des lecteurs d’Avui :

 

Si la résultante des mouvements de la société était l’uniformisation (ce qui n’est pas votre hypothèse, mais en fait votre hypothèse ne peut que nous entrainer dans ce sens), cela voudrait dire la fin de la capacité de choix sur la nécessité, la régression de la conscience à l’instinct, un instinct généralisé uniformisé.

 

Impossible de régresser ainsi, le sens de l’évolution c’est justement le « passage de l’instinct à la conscience ». Pour l’expérience historique française comme pour toute expérience historique.

Une telle régression c’est plutôt la mort des entités qui la subissent.

 

Mais comme l’évolution sociale se construit strate sur strate, ce n’est pas la France qui disparaît dans une assimilation mutuelle avec les autres identités constituées et mutuellement dominées entre exploiteurs et exploités, conquérants et conquis, c’est une sublimation des conquêtes en assimilation  des droits et des échanges qu’un dominant croit empêcher à son seul profit, et la poursuite du mouvement vers le haut.

 

Les régressions ne peuvent être que relatives dans le mouvement de cette généralité qu’est l’humanité et dont la généralité n’est qu’une vue de l’esprit, une abstraction inopérationnelle.

 

Il n’y a pas de choix entre la vie et la mort, c’est l’une ou l’autre, avec ou sans résurrection sous une forme supérieure si un mouvement, une vie doit se poursuivre, pour la France comme pour toute entité constituée, en constitution permanente.

 

Pierre Assante, 20 mai 2012

 

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