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25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 08:44

 

Yves  DIMICOLI :

DÉBAT AVEC Pierre LAURENT

 

EXTRAIT :

 

"...Comment arriver à démontrer notre utilité comme parti révolutionnaire si nous nous contentons de commenter l’actualité politique, de proclamer de vagues et de vaines intentions protestataires, sans jamais chercher à rassembler sur des propositions concrètes pour ouvrir un débouché pratique aux luttes, celles-ci permettant en retour d’ enrichir ou de corriger ? Y-a-t-il besoin d’un parti se prétendant communiste mais dépourvu d’idées développées sur la façon de commencer à faire accoucher la société de tout le besoin et la possibilité de nouveauté dont elle ne cesse de grossir ? Et à l’aune de quoi cette évaluation peut-elle être faite si ce n’est, précisément, celle de l’efficacité transformatrice rassembleuse de ce que ce parti propose face aux réformes imposées au Français.

 

La force actuelle de Macron vient du vide sidéral d’idées vraiment alternatives dont font preuve les premiers dirigeants de toutes les formations de gauche. Mais elle tient aussi au fait qu’il se présente avec des projets précis de réformes touchant en même temps aux quatre marchés du capitalisme (travail, produits et services, monnaie, européen et mondial) pour le rendre plus attractif en France, en prétendant qu’on ne peut pas faire autrement pour en finir avec la crise...et pour cause !..."

 

Yves  DIMICOLI. Fédération de Paris. Section du 9°. 21/03/2018

 

SUITE du texte complet SUR CE LIEN :

https://www.pierreassante.fr/dossier/Yves_Dimicoli_Debat_avec_Pierre_Laurent.pdf

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 04:40

INTRODUCTION

À

L’ÉCONOMIE POLITIQUE.

 

Pour la rencontre

du 24 mars 2018

Section du 8°

 

1) Le point N° 1 et le but de notre rencontre aujourd’hui est la Critique de l’économie politique, l’analyse de la crise de société qu’elle révèle, les solutions possibles à cette crise qu’elle permet.

La critique de l’économie politique bourgeoise n’est pas le fin mot à tout. Mais elle révèle les contradictions d’un système économique dans lequel nous vivons, le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, globalement financiarisé.

En quoi consiste cette appellation ? Nous le verrons.

 

2) Cette critique est à lier avec les autres critiques :

-Celle de l’organisation tayloriste du travail. Cette critique dont l’ergonomie progressiste italienne a donné l’impulsion, et naissance à l’ergologie, l’analyse des situations du travail afin de créer les conditions d’une cohérence et d’une reconnaissance de la personne (travail et pensée) dans son entité de travail, l’entité de travail micro et macro, du local au mondial. Les travaux d'Yves Schwartz en sont au cœur et sont déterminantes dans les choix politiques.

-Celle de l’exploitation sans régulation vitale de la nature, critique qui a donné l’écologie progressiste liée à celle de l’exploitation de l’homme par l’homme.

-Celle des conceptions idéalistes non scientifiques de la nature, de l’homme et du cosmos (la physique, la cosmologie etc. et les outils mathématiques, recherches et applications), critique qui a donné les connaissances modernes et leur puissante et rapide évolution, malgré l’aspect structuraliste de cette évolution, isolant relativement les champs de recherche les uns des autres.

-Celle de la biologie, de la psychologie, de la neurologie etc. qui, au-delà de leur usage spécifique en santé et en savoir, critique qui a donné la sociologie moderne et à cette sociologie moderne, l’ouverture vers la gestion de la cité, la politique.

-Celle de la politique, et de sa crise monumentale et catastrophique d’aujourd’hui au point de désintérêt de plus en plus croissant des populations à la participation citoyenne, y compris dans les pays qui ont inventé la démocratie bourgeoise.

Mais ce n’est pas dans la corruption de la politique que réside le désintérêt, mais c’est dans les échecs politiques, que réside la corruption et le désintérêt. Désintérêt d’ailleurs relatif car même très minoritaire monte la conscience que le système capitaliste est à dépasser (pourquoi le mot dépasser ?) et que des solutions existent pour le dépasser dans un processus radical et progressif, partant de l’existant.

 

3) En cela, la boucle est bouclée, nous en revenons à la critique de l’économie politique et à l’économie marxiste. Karl Marx et Friedrich Engels ont fait la démonstration des limites du capitalisme. L’exploitation du travail salarié, la recherche du profit capitaliste est en contradiction avec le développement humain. Il le freine et même entraîne des régressions au stade vers lequel il se dirige, c’est-à-dire une suraccumulation dévalorisation systémique et catastrophique du capital que les lois de l’échange Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A') induisent in fine.

Le système n’est pas réformable. Et il peut être dépassé dans un processus de luttes ouvrières et populaires alliant savoir du processus social et pression forte et déterminée transformatrice et démocratique sur la société et son processus, rejetant toute collaboration de classe que l’idéalisme prône, mais partant de la réalité telle qu’elle est pour la transformer en santé.

 

4) Les analyses des crises du capitalisme depuis son existence, révèlent  ses diverses périodes d’adaptation issues de ces crises, l’impérialisme généralisé et la guerre impérialiste, le capitalisme monopoliste rayant la « libre concurrence », le capitalisme monopoliste d’Etat, Le CME social issu de la crise et des luttes de La Libération, le capitalisme monopoliste mondialisé et son rejet de la coopération mondiale dans la contradiction du profit capitaliste et la mainmise d’une infime fraction de la population sur les mouvements et sur le pouvoir discriminatoire et mortifères des capitaux, ce qui va de pair.

Karl Marx a démonté le « mécanisme » des contradictions de base du capital. Il n’a pu aller jusqu’à la situation actuelle, bien qu’il en ait prévu bien des aspects. Les communistes économistes du PCF ont pu poursuivre cette analyse. Les travaux de Paul Boccara et son engagement dans le parti et les luttes sociales en sont au cœur. Les keynésiens de progrès tendent à se rapprocher de ces analyses et à coopérer dans les luttes comme les économistes atterrés par exemple. Mais les Eglises elles-mêmes sont touchées par ce mouvement d’idée et les croyants sont appelés à rejeter une collaboration de classe qui habite les syndicats et partis réformistes, et qui plus est, est le cœur idéologique et pratique des droites et de leurs extrêmes fascisantes.

Paul Boccara introduit ensuite et développe dans l'anthroponomie le lien que Marx fait déjà entre le mouvement dit "sociétal", la démographie ou la parentalité par exemple et le mouvement du capital et les solutions aux contradictions capitalistes stricto sensu.

 

5) Nous sommes à l’orée possible de luttes politiques et syndicales pouvant remettre en question le système. « Pouvant » ne veut pas dire que cette possibilité sera réalisée automatiquement. Nous en sommes comptables.

De nombreuses théories sur la société et la révolution fleurissent. C’est un signe de la crise et de son aggravation exponentielle. Certaines se cantonnent à la dénonciation. D’autres recherchent des solutions. Peu en arrivent à la synthèse opérationnelle contenue dans la critique marxiste de l’économie politique. La plupart sont habitées par un opportunisme de gauche qui nie l’existant et donc refuse d’en partir et l’opportunisme de droite niant le contenu de classe de la crise et croient à des adaptations limitées possibles.

Nous même sommes comptables aussi d’une dogmatisation de nos connaissance dans un passé récent, ici et ailleurs.

Si nous pensions tous que des réformes ne dépassant pas les contradictions du capitalisme étaient possibles, nous n’aurions pas des partis sociaux-démocrates et des partis communistes, nous n’aurions qu’un parti démocratique à l’italienne alliant démocratie chrétienne et social-démocratie. Mais cette alliance est productrice d’échecs. Si réforme il peut y avoir, ce n’est que dans le sens du processus de socialisation partant de la mise en commun du travail humain et de ses fruits, de son organisation et du développement de la personne et de son autonomie dans cette organisation, de la sécurité de santé, de travail de formation et d’emploi qui est indissoluble de la libre activité humaine. Les réformes de La Libération étaient de celles-là, elles demandent à être poursuivie et approfondies et radicalisées dans le cadre de la radicalisation actuelle du capitalisme, antichambre d’une possible société nouvelle bâtie sur la coopération et le partage

 

6) Nous avons dit que l’ordre du jour de cette rencontre est la critique de l’économie politique bourgeoise. Il faut donc commencer par un petit exposé de la marchandise, de la plus-value, du profit, de la suraccumulation-dévalorisation du capital  pour conclure par la proposition de loi SEF et de révolution du système financier, bancaire et du crédit avec l’organisation politique y correspondant. Exposé que vous avez entre les mains à expliciter.

 

Pierre Assante, Mardi 20 mars 2018

 

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23 mars 2018 5 23 /03 /mars /2018 18:08

Le CAC 40 bouffé par la finance

L’évolution et les résultats 2017 du CAC 40, témoignent de la financiarisation des grands groupes capitalistes à base française. On le sait, l’an dernier, avec 91,93 milliards d’euros, ces mastodontes de l’économie ont affiché des bénéfices record, les plus élevés depuis la grande crise financière de 2018, des résultats qui approchent même le pic historique de 2017. Leur rentabilité monte en flèche, avec un bénéfice total en hausse de 21,3 %, qui augmente ainsi trois fois plus vite qu’un chiffre d’affaires qui progresse de 6,2 % sur 2016. Cela profite-t-il à l’emploi en France ? Un recensement minutieux groupe par groupe serait nécessaire pour s’en faire une idée exacte. On peut remarquer cependant que, selon l’Insee, les groupes de 5 000 salariés et plus ont supprimé 59 800 emplois entre 2009 et 2015 dans l’Hexagone.

Ce qui est certain, en tout cas, c’est que s’ils rapportent plus aux investisseurs, ces derniers le leur rendent bien. Et c’est là un deuxième trait de la financiarisation du CAC 40. Selon une étude publiée par les services d’Euronext, la société qui gère plusieurs des plus importantes bourses européennes, fin 2016, les fonds d’investissement, ces sociétés de placement internationales, essentiellement motivées par la rentabilité et la sécurité de leurs placements, possédaient 350 milliards d’euros investis dans le CAC 40 au travers de 15 000 fonds, soit 25,9 % de l’actionnariat du CAC 40, contre 208 milliards d’euros et 21,9 % de cet actionnariat en 2012. Les deux fonds qui pèsent le plus lourd dans cette mêlée sont américains. Il s’agit d’abord de BlackRock, le plus important gestionnaire d’actifs au monde avec plus de 6 000 milliards de dollars fin 2017, qui recueille notamment les avoirs de retraités américains. Il est présent chez Axa, Michelin, Air Liquide, Valéo, Schneider, Pernod-Ricard, …. Le second est le fond Vanguard, qui lui gère plus de 4 000 milliards de dollars. Ces deux sociétés détiennent respectivement 2,3 et 2 % des actions des groupes du CAC 40 contre 1,5 et 1 % fin 2012. Viennent ensuite comme principaux investisseurs du CAC, les familles et les fondateurs des entreprises, tels que les Arnault, Bettencourt et autres Bolloré. Ils détiennent 10 % de l’actionnariat de l’indice, soit 135 milliards d’euros, contre 9,2 % fin 2012. La famille Arnault dispose du plus gros patrimoine.

Dans ce recensement, ceux qui apparaissent comme des miséreux, ce sont les actionnaires salariés. Ils détiennent 3,3 % des actions du CAC 40 fin 2016 contre 3,5 % fin 2012. Et en plus ils n’ont aucun pouvoir sur les choix de gestion de leur groupe !

Pierre Ivorra. 21 mars 2018. L’Humanité.

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22 mars 2018 4 22 /03 /mars /2018 07:59

 

IL FAUT SAVOIR CELA A CHAQUE MOMENT DE SA VIE.

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Pour que tu aies pu aller voir ce film qui t’a tant plu ou passer un moment devant une émission de télé, ou faire du ski, ou voir ce tableau de la Renaissance au musée, ou écouter Zaz, ou voir le médecin et envoyer les enfants à l’école….il a fallu que des paysans et des ouvriers, produisant plus de produits de base de la vie quotidienne qu’il n’en ont besoin pour leur propre consommation, se consacrent à cette production [des produits de base de la vie quotidienne], ce qui a pu libérer d’autres hommes pour d’autres activités.

Et le peintre et le cinéaste, et le mathématicien de l’antiquité à aujourd’hui, ont pu faire leur « travail » parce que des paysans et des ouvriers, produisant plus de produits de base de la vie quotidienne qu’ils n’en ont besoin pour leur propre consommation, se consacrent à cette production [des produits de base de la vie quotidienne].

Et en retour, le paysan, l’ouvrier ont pu produire de plus en plus de produits de base de la vie quotidienne qu’il n’en ont besoin pour leur propre consommation, libérant de plus en plus et sans cesse d’autres hommes et eux-mêmes pour d’autres activités, grâce au travail conjoint de recherche, de production de produit de base de la vie quotidienne, et de développement des techniques, des savoirs et de la conscience, le tout produit par l’ensemble des activités humaines en interaction solidaire..

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Il faut savoir ça à chaque moment de sa vie si l’on ne veut pas déraper dans les "robinsonnades", l’élitisme, et pire encore dans le fascisme dont la base est l’idée de supériorité d’hommes sur d’autres et le traitement inégalitaire qui s’en suit.

S’en prémunir, c’est donner à chacun, dans toute la société, le plus possible, une conscience générale de l’état du développement de la société et une participation la plus large à l’ensemble des activités humaines, dans leurs diversités.

La reconnaissance de la mère, son rôle historique, biologique et social, et au-delà le rôle maternel-paternel de toute la société sur elle-même et sur la personne humaine, la fusion-séparation-transmission-coopération-solidarité entre les individus dans la société, c’est ce qui peut nous prémunir du fascisme économique et idéologique, sous toutes ses formes, « douces » comme radicales, toutes dépersonnalisantes et mortifères.

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Une fois compris cela, nous serons capables de construire des institutions locales et mondiales démocratiques de contrôle et de transformation des déplacements des capitaux pour en faire des outils d’échange et de production et non de profits spéculatifs.

Et nous serons capables de faire un usage autre du numérique et de la mondialisation que les transformations du capitalisme ont produit, mais qu’il ne peut plus assurer sainement dans le travail, la production et l’échange et la vie quotidienne.

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Toute revalorisation du capital et nouvelle accumulation qui est la condition d’existence du capitalisme, repose en dernière instance sur la production des biens matériels de base de la vie humaine et la main-d’œuvre indispensable qualifiée et "non qualifiée", et sur la division élitiste du travail. Il s’en suit une maladie sociale de la sur-accumulation du capital et de dévalorisation du capital qu’il tente de renflouer en drainant le profit sur toutes les activités de la société en les appauvrissant quantitativement et qualitativement.

Ainsi, tant par l'évolution de la composition organique du capital, que par l’organisation et la composition du travail qui s’en suit, et qui vont de pair, il ne peut porter la révolution technique jusqu’au bout, ni les conditions d’un travail libéré de contraintes naturelles et sociales obsolètes le rendant inefficace et inhumain.

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Pierre Assante, 28 mars 2016

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18 mars 2018 7 18 /03 /mars /2018 17:39
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16 mars 2018 5 16 /03 /mars /2018 07:32

 

Le samedi 31 mars à 10 heures, la Médiathèque d'Hyères invite Pierre IVORRA à présenter son livre sur le CAC 40 dans la salle de conférence. Il  vous accueillera avec plaisir autour d'un café et de viennoiseries.

Pierre Ivorra "Dans les coulisses du CAC 40" • Prix : 15 €

4° de couverture :

Ils sont 40 comme les voleurs d’Ali-Baba, mais qui sont-ils ? Quel Sésame faudrait-il formuler pour pénétrer certains de leurs mystères, découvrir les fortunes amassées, les richesses détournées, les privilèges cachés, les droits et pouvoirs confiscatoires accaparés ? Ce livre a l’ambition d’entraîner le lecteur dans un voyage initiatique, documenté mais aussi pédagogique, souvent humoristique. Il l’invite à le suivre dans certaines des coulisses des 40 plus grands groupes de notre économie, celles que l’auteur a pu personnellement parcourir au cours de sa carrière, celles de BNP Paribas, Bolloré, Orange, L’Oréal, Saint-Gobain, Peugeot, Renault, LVMH…, de sociétés qui résonnent dans notre quotidien et contribuent à faire la France actuelle. Ce sont là des corridors de l’ombre découverts à l’occasion de rencontres, d’entretiens parfois avec leurs dirigeants, avec certains de leurs actionnaires, de leurs administrateurs ou de leurs présidents, d’enquêtes aussi, d’analyses des déclarations, des documents publiés ou, mieux, des décisions prises par les uns et les autres, impactant la vie d’un pays, de continents même et de leurs populations. À l’occasion de ses activités de journaliste ou d’expert auprès des comités d’entreprise et de groupe, l’auteur a ainsi eu l’opportunité d’apprécier la gestion de ces entreprises. De découvrir leurs pratiques. Bolloré, Arnault, Bettencourt, Minc, Peugeot, BNP Paribas, Vinci… côté cour et côté jardin

 

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15 mars 2018 4 15 /03 /mars /2018 15:02

 

Les deux numéros spéciaux qu'Économie et politique consacre au souvenir et à l'œuvre de Paul Boccara sont parus.

 
Le numéro 760-761 (novembre-décembre 2017), est consacré à l'homme, au militant révolutionnaire, inséparablement économiste et militant politique.
 
Le numéro 762-763 (janvier-février 2018), revient sur l'œuvre de Paul Boccara, le théoricien, avec la publication d'une sélection de textes.
 
L'ensemble de ces deux numéros est en vente au prix exceptionnel de 15 euros.

L'œuvre sera également évoquée au colloque Marx 1818-2018 (http://www.gabrielperi.fr/marx-1818-2018.html) organisé par :
La Pensée et le Groupe d'étude du matérialisme rationnel (GEMR), sous l'égide de la Fondation Gabriel Péri, avec une intervention de Catherine Mills sur Paul Boccara et la mise en mouvement du Capital.
Vendredi 16 mars à 14 heures
Espace Niemeyer, 6 avenue Mathurin Moreau
75019 - Paris
 

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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 06:25

 

Les conditions d’une transformation sociale en santé.

Comprendre la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital

 

Pour transformer le monde en santé, il s’agit de connaitre les processus micro qui l’habitent dans le processus global qu’il constitue, repérer les maladies possibles, celles en cours, celles à venir, les fragilités favorisant ces maladies, faire de la prévention.

Changer la société en santé est le but affiché du mouvement ouvrier, terme restant encore le plus précis pour désigner le salariat progressiste, son cœur et ses périphéries.

On peut constater la faible, très faible connaissance des transformations du monde, du processus actuel de l’existant. Comment imaginer qu’une intervention sur un monde existant dans la méconnaissance de ce monde existant puisse être efficace ?

 

Certes les connaissances partielles, de secteurs partiels progressent, mais une vision du processus global est quasi nulle si ce n’est auprès d’une faible partie de la population confrontée à l’organisation de cette transformation, ses effets, ses faiblesses, ses contradictions, ses dangers.

Le rôle du big-data, l'exploitation des données et de l'activité humaine dans le réseau informatique mondial, de l’usage des algorithmes, l’opposition entre le travail normé et contractualisé et le travail dispersé numérisé et précaire, lesquels contiennent tous deux la révolutions scientifique et technique, les besoins de rassemblement en unités d’activité et de production, tout ce processus échappe globalement à la conscience de la société humaine sur elle-même.

 

Mais si une part des organisateurs non possesseurs de capital, les salariés des grands groupes financiers, chargée de cette organisation est relativement consciente du processus global, elle est totalement inconsciente des lois globales du capital dans lesquelles elle agit.

Que ce soit dans l’industrie mécanisée comme dans l’industrie numérisée et leur interpénétration, et l’organisation de l’échange, de la consommation, la course à la plus-value détermine les grands choix des grands groupes financiers et des collectifs de recherche et de production pour lesquels sont payés ces organisateurs salariés et non-salariés.

La marchandise, sa production et son échange, la marchandise qui est l’objet de notre activité quotidienne et de notre consommation quotidienne, est l’outil de l’échange des biens nécessaire à la vie humaine en tant que valeurs d’usage laquelle se perd dans sa valeur marchande.

La marchandise est tellement présente dans notre vie que nous en oublions ce qu’elle est non en tant que valeur d’usage mais en tant que valeur marchande. Le « Combien ça coûte » et le « combien ça vaut » sont totalement superposés. Valeur et coût sont confondus. « Nous n’avons pas les mêmes valeurs » est le thème majeur des pubs qui ainsi noie la valeur d’usage et la valeur morale dans la valeur marchande. La Valeur dans le monde, la terminologie et la réalité du capitalisme est la valeur marchande dont Marx a décrit la mesure en temps de travail moyen socialement nécessaire à la fabrication d'un produit, son "dérivé" dans le prix, et que les économistes marxistes analysent dans les conditions du marché et ses rapports de force locaux et mondiaux d'aujourd'hui, ses contradictions anciennes et nouvelles. En particulier la marchandise Force de Travail, sa Valeur et son renouvellement.

 

Le capital, depuis la parution des livres sur le capital de Marx et Engels, puis Lénine, Gramsci, Boccara et d’autres a passé son temps de lutte idéologique, et si besoin policière et militaire à noyer la réalité de la recherche à tout prix de la plus-value, d’un remède à la baisse tendancielle de la plus-value par un renforcement de l’exploitation, des lois de l’échange capitaliste, sous un déluge de mensonges voilant et travestissant la réalité. Si Marx a été récemment et finalement reconnu en tant que philosophe dans l’enseignement, son travail sur le capitalisme et encore plus celui de ses successeurs sur le monde capitaliste actuel est totalement sous ostracisme ou déformé. Il progresse pourtant, de nouveau, petit à petit, sous l’effet de l’aggravation de la crise, des chercheurs militants « d’en haut et d’en bas » qui l’expliquent et des partis et personnes qui les relaient.

La loi de l’échange Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A’) a pour conséquence des crises de suraccumulation de capital, de dévalorisation du capital, de revalorisation du capital en détruisant une partie de capital, c’est-à-dire une partie des fruits de l’exploitation de la force de travail, de la production des richesses accumulées.

La crise que connait l’humanité, l’Europe, la France, et chacun de nous en tant que personne dans la société est traversée par cette crise de suraccumulation de capitaux. Et chaque fois que cette crise s’est manifestée à travers l’histoire moderne de l’humanité, que ce soit dans les dernières guerres, dans le colonialisme, dans l’exploitation quotidienne de la force de travail des salariés, le capital a surmonté ces crises par des régressions et freins au développement de la société et à son propre développement.

Nous sommes aujourd’hui dans une phase de développement par la mise en réseau mondiale des activités humaine et une phase de crise systémique longue et durable parce que ce développement est en contradiction avec la crise de suraccumulation de capital.

 

Pour qui veut agir en tant que rassemblement humain pour une transformation du monde en santé, la connaissance des transformations scientifiques et techniques du monde et des lois du capital dans lesquelles ces transformations s’effectuent en osmose est nécessaire.

Est nécessaire pour tout un chacun et à plus forte raison pour les responsables des groupements politiques humains sensés agir pour une transformation de la société en santé.

Le macronisme est un mouvement politique et un parti qui met les transformations scientifiques et techniques au service de la recherche de la plus-value, du capital, et ce faisant met les salariés et toute la population à ce service. Sa prétendue action pour un monde moderne, connaissant les transformations, c’est cela. Et les parties ou personnes s’alliant à sa démarche c’est cela.

Et c’est contre cela qu’un parti de transformation en santé retrouvera le chemin d’une politique pour le peuple. Et sa raison d’être : mettre au service des besoins humains les transformations scientifiques et technique du monde plutôt qu’elles ne l’engloutissent par un usage malsain, celui du capital. Si le dépassement du capitalisme n’est pas le seul problème suffisant à résoudre, là est le problème nécessaire majeur.

 

Certes les résistances aux transformations du monde par le capital contribuent à rendre ces transformations à la santé du monde. Mais cela ne suffit : agir pour orienter ces transformations en santé, par des choix sur les forces de production, d’échange, de consommation, est indispensable. C’est la tâche d’un parti révolutionnaire d’aujourd’hui.

La production comporte la production des moyens de production et des moyens de consommation, la fabrication des machines de production qui produisent les machines de consommation.

La régulation pour un monde en santé doit agir sur le marché du travail, le marché financier, le marché de la consommation, le marché mondial.

C’est de la base, des salariés, de la population consciente des enjeux de la crise de croissance de l’humanité à travers sa croissance capitaliste et non pas sa croissance tout court, que repartira une transformation en santé.

Pour cela Nous devons étudier et comprendre ce qu’est la marchandise, ce qu’est l’échange A-M-A’, ce qu’est l’accumulation capitaliste, ce qu’est le mouvement de la composition du capital, capital constant, capital variable, ce qu’est la suraccumulation-dévalorisation-revalorisation du capital, ce qu’est le rapport dialectique entre sous-consommation et sur-consommation, sous-investissement et sur investissement et leur régulation possible.

 

Cette nuit j’entendais sur BFM Business radio un responsable majeur de Total expliquer que 30.000 personnes parmi l'ensemble des salariés de son groupe sont mises au travail pour assurer le lien de l’entreprise multinationale fournisseuse d’énergie avec  le big-data et ses techniques pour la développer. Ce développement est le l’ordre d’une féodalité moderne et non d’une coopération humaine de développement de humanité tout entière et de la personne dans l’humanité. Mais en même temps ce développement féodal moderne contient des possibles d’usages en santé du développement tout court.

Sur la "régulation" des recherches et des initiatives de groupe créatif de développement de ces 30.000 salariés dans le monde, le même responsable fixait comme limites : le business. Nous nous dirons, la plus-value et la recherche du profit maximum autonome de la résolution des besoins humains, du développement de l’humanité.

 

Entre autre la question de l’énergie est un problème majeur. Le capital qui fonce tête baissée dans la recherche de la plus-value par une croissance de la production capitaliste est incapable de mettre en concordance production capitaliste et consommation d’énergie de la production capitaliste. La crise climatique, menace imminente pour l’humanité humaine ne peut trouver solution dans la voiture électrique sans les solutions à la production d’électricité correspondante. La voiture et aussi les transports collectifs… Exemple entre tant d’autres.

L’humanité est en train d’inventer à pas de géant, relativement à son état d’espèce pensante car sociale et dans ses limites historiques ici et maintenant et en dépassement terrestre. Mais il faut qu’elle soit apte à user de ses inventions en santé, en dépassant la guerre du profit et de l’accumulation capitaliste et le blocage social que l’accumulation capitaliste induit.

 

Alors, quelles sont les lois du capitalisme ? On y va, on apprend…. ???...!!!!...

 

Pierre Assante, Mercredi 14 mars 2018

 

 

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12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 12:53

SEANCE DU 24 MARS 2018. Présentation-introduction. Proposition.

 

Pour commencer, nous nous limiterons provisoirement aux notions de marchandise, de plus-value et d’accumulation du capital qui sont nécessaire à la compréhension de la suite, ce que nous allons faire aujourd’hui. Entre autre avec les documents fournis. Bien sûr le débat n’est pas limité à cette proposition.

 

Le capitalisme, de ses prémisses à son développement contient des forces contradictoires agissant en unité.

Ces contradictions ont entraîné des crises cycliques de courte durée et longue durée. Ces forces contradictoires habitent les actes humains, divisent inévitablement la société en classes et traversent chaque individu dans la société.

C’est en quoi la lutte idéologique est inséparable de la lutte politique et économique. Il ne peut y avoir de dépassement des contradictions du capitalisme, il ne peut y avoir de construction d’une société nouvelle assurant mieux le développement de tous dans le développement de l’humanité, sans la connaissance des lois économiques qui habitent et meuvent la société capitaliste, sans un projet de transformation modifiant et dépassant ces lois, sans un regroupement politique des forces humaines se réclamant de cette transformation et agissant pour cette transformation en partant du réel, de l’existant.

 

Notre séance du 24 mars n’a pas la prétention d’inventer entre nous la société nouvelle, mais de connaitre celle-ci, ici et maintenant, ses lois économiques, comment à partir de l’existant  il est possible de créer le nouveau, sortir de la crise économique pour donner aux activités humaines les moyens matériels et moraux de se développer en santé.

 

1) Il s’agit de rappeler :

-Les lois de la marchandise qui régit l’échange entre les personnes humaines dans notre société décrites par Marx dans « Le Capital », en allemand « Das Kapital ». Marx a certes été un philosophe mais le plus gros et le plus tardif de son œuvre est économique, découlant de ses conceptions philosophiques à l’analyse de la société humaine. « L’essence de l’homme c’est l’ensemble des rapports sociaux et la philosophie ne doit pas se limiter à comprendre le monde, mais a aussi pour tâche de le changer »

-Les « mécanismes » de l’exploitation capitaliste, de l’achat-vente de la force de travail sous toutes ses forces ancienne et nouvelles contenues dans cet achat-vente, l’extraction de la plus-value, la course au profit et la guerre du profit.

-Les lois de l’accumulation du capital, qui découlent de l’échange capitaliste, c’est-à-dire de l’échange Argent-Marchandise-Argent plus’, A-M-A’

-Des lois de la suraccumulation qui en découlent, puis de la dévalorisation par destruction d’une part du potentiel de développement (Livre troisième de « Le Capital », de Marx et aussi d’Engels).

 

Il s’agit de clarifier et de distinguer les notions comptables des notions économiques, il s’agit de faire la critique de l’économie politique bourgeoise dans sa description erronée du capitalisme

 

2) Il s’agit enfin de distinguer les différentes « étapes » de développement de la crise du capitalisme qu’on caractérise par les configurations :

-Capitalisme monopoliste (Thèses de Lénine) arrivé à maturité au début du XXème siècle et sa crise entrainant la première guerre mondiale, après une grave crise économique débutée au XIXème siècle.

-Après une nouvelle grave crise aboutissant à la guerre de 1939 et ses conséquences positives et négatives, Le capitalisme monopoliste d’Etat social, le CME, succède aux conquêtes de la Libération à travers une

-Nouvelle crise de suraccumulation-dévalorisation du capital que le mouvement de 1968 va révéler à la guerre de 39,  dont l’instauration se recoupe avec l’arrivée du gaullisme puis son éviction par les forces directes des monopoles convergentes paradoxalement avec les luttes ouvrière et populaire. Dans toute crise les forces contradictoire s’affrontent et les formes de remplacement de l’existant qui en découlent et dépendent du rapport de force à l’intérieur de ces transformations.

-Le capitalisme monopoliste d’Etat social (Thèses de Paul Boccara et de la ComEco), social car il contient des avancées économiques et sociales de la libération  en nouvelle crise de suraccumulation-dévalorisation du capital …

- Qui va trouver une nouvelle issue provisoire à travers la mondialisation, la numérisation, la révolution scientifique et technique mise à son service (idem)…

- Il s’agit donc aujourd’hui de donner un réponse à la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et sa crise systémique paroxysmique et catastrophique par hypothèse, et par des solutions dépassant l’analyse unilatérale de cette crise, par une analyse dialectique de cette crise, de la sous consommation comme du sous-investissement, des différentes périodes internes d’une crise, du rapport dialectique entre la production des moyens de consommation et la production des moyens de consommation, des 4 marchés : marche du travail, de la consommation, financier, et mondial. Il s’agit aussi de la connaissance de transformations anthroponomiques pour agir en santé sur la globalité de la crise, micro et macro en unité.

 

A chaque fois, l’issue de la crise consiste pour le capital à surmonter un temps la baisse tendancielle du taux de profit, donc de rétablir un taux de plus-value, de renforcer l’exploitation capitaliste relativement aux capacités historiques de la production et de la productivité.

Il s’agit enfin de distinguer, dans ces différentes périodes de l’histoire économique et de la lutte des classes, le rôle du PCF, ses succès, ses insuffisances correspondant aux difficultés historiques de ces moments et aux retards d’analyses et d’actions en résultant.

 

3) Des moments caractéristiques du mouvement de la société, du capital et des forces contradictoires, les forces humaines en lutte, parmi de nombreux autres :

-La Grande Guerre, la Révolution d’Octobre  et la création du PCF

-La crise de 1929 et le Front Populaire

-La montée du nazisme, la guerre de 1939, l’extension du socialisme, le développement économique et social de 1945-1960.

-Le pouvoir personnel de De Gaulle, le CME, le mouvement de libération nationale, et en vrac, le Chili, le Portugal, le Vietnam, le Programme commun, le compromis historique, l’Eurocommunisme, entre autres et aussi bien sûr Les mouvements de 1968 révélation du début d’une nouvelle grande crise.

-Le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé, globalement financiarisé, les Gafam, l'usager marchand les algorithmes, etc., réponse à une crise structurelle de longue durée de la suraccumulation-dévalorisation du capital à son paroxysme.

- La future réponse de classe à la crise : régression ou transformation radicale et dépassement par la révolution du système financier, du crédit, des banques, de la BCE, du FMI, de la production monétaire, des droits du travail en santé, la loi SEF, et d’une organisation ergologique du travail (Thèses d’Yves Schwartz, ces thèses demandent une étude, comme celles sur l’économie), c’est-à-dire en connaissance des conditions cohérentes en santé de l’activité de la personne dans l’entité de travail locale et globale.

 

Evidemment tout cela ne peut être que survolé (mauvaise méthode) en si peu de temps, donc demande une réflexion permanente pour l’action. ET, Si la notion marxienne de forces productives est indispensable à la connaissance de la société, puisque faisant référence à la production des biens nécessaires à la vie humaine, elle est indissoluble de l’ensemble des activités humaines, politiques, économiques, culturelles.

 

Le rôle des ouvriers, ingénieurs, techniciens, chercheurs, formateurs et "transmetteurs"…, travailleurs très qualifiés du XXIème siècle, classe productive vendeuse de sa force de travail et « couches subalternes » alliées au sens de Gramsci, classe ouvrière créatrice de plus-value, et leur mouvement, leurs alliances et leur organisation politique, ce rôle est en train de redevenir, si tant est qu’il ne l’ait plus été, ce que je ne crois pas, ce qui est impossible, et que certains ont cru dépassé, au cœur du mouvement de la société, en santé. Cette sorte d'énumération insuffisamment précise demande analyses scientifiques, économiques et sociologiques : ce n'est qu'évocation indispensable à préciser dans l'étude du mouvement de la société et de la diversité du salariat et de ses alliés objectifs et subjectifs, en unité.

 

Pierrot, Lundi 12 mars 2018

 

 

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8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 08:50
Voici le rapport introductif, consacré aux questions fiscales européennes dans la perspective des élections au Parlement européen de 2019, que Jean-Marc Durand a présenté à la réunion de la commission économique du PCF, mardi dernier 6 mars 2018.
Le collectif d'animation de la commission économique.
 

Intro : Débat élections européennes  et fiscalité en Europe. 

 

En ces temps où à nouveau on a tendance à prendre les loups pour des chiens, traiter de l'enjeu politique autour de la question européenne comme de la fiscalité au plan européen implique de ne pas se méprendre tant sur les objectifs que l'on se fixe que sur les moyens pour les atteindre. Ainsi comme disait un certain il ne s'agit pas de sauter sur sa chaise en répétant Europe, Europe, Europe pour que celle-ci soit aussitôt parée de toutes les vertus ou affublée de tous les maux. 
 
Ce qui va retenir tout particulièrement notre attention dans cette introduction, s’inscrit dans une double perspective. Celle de la prochaine échéance électorale des élections européennes, en 2019 et celle de la préparation de notre congrès puisque l’Europe est un des 5 chantiers qui sont mis en débat dans la phase préparatoire de notre congrès de novembre.  
 
Traiter des élections européennes, c’est-à-dire de notre positionnement global par rapport à cette échéance implique deux choses. 
 
D’une part dresser un bilan de nos choix électoraux précédents, notamment de l’épisode 2017. De l’autre préciser le contexte, les enjeux et les objectifs politiques que nous nous fixons. 
 
Mais comment ne pas examiner deux jours après le scrutin en Italie, ce qui se passe en Europe, la situation qui en découle et ses causes? 
 
Cette analyse sera faite à grands traits, l’objectif étant de souligner les principales caractéristiques de la période. 
 
Après le Brexit, après l’installation de plusieurs ministres d’extrême droite en Hongrie, après la montée des forces de droite extrême en Allemagne, après les élections italiennes qui viennent de mettre en tête une alliance droite et extrême droite et en première place des partis, le parti 5 étoiles (M5S), parti anti-système, qui avec 32% des voix confirme sa montée en puissance, il est peu dire que ça va mal en Europe et que l’Europe va mal...............

 

...SUITE SUR CE LIEN :

 http://pierreassante.fr/dossier/Europe2.pdf

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4 mars 2018 7 04 /03 /mars /2018 07:55

 

« NOUS VIVONS LE TEMPS DES REVOLUTION »

 

Pour LA cohérence d’un développement, en santé.

Moins mais mieux.

 

Depuis un certain temps on sait que le renouvellement technologique est devenu plus rapide que le renouvellement générationnel, ce qui pose un problème de formation continue mais aussi de formation initiale.

 

On sait aussi aujourd’hui que la digitalisation de l’industrie, de la production et de l’échange pose le problème de ce que les capitalistes appellent la B2B, c’est-à-dire une mutualisation de certains investissements, de la R&D recherche et développement au-delà de la seule digitalisation.

 

L’exemple de la concurrence entre soins  hospitaliers et  soins publics entraînant à la mutualisation et mise en liaison  de plus en plus poussée de leurs activités, malgré 2 types de gestions, et tendent pour tous les deux à rechercher ensemble un remède propre et limité à leur activité, de la baisse tendancielle du taux de profit. Mais limiter cette recherche à un secteur d’activité n’est pas suffisant, ni dans la forme, ni dans le fond, c’est-à-dire les choix de société.

L’exemple des activités de santé est d’autant plus probant qu’elles sont soumises à une des plus grandes avancées de la Libération du nazisme, dans la mise en commun des risques et la mise en commun des efforts, la Sécurité Sociale actuelle mise à mal.

Item, comme dirait Rabelais, des transports publics et privés, de la SNCF etc.

La mise en commun des risques et des efforts tient aujourd’hui à la sécurisation de l’emploi et-ou de la formation, et les mesures du financement non capitalistique des activités humaines par des réformes radicales, progressives et globales, révolutionnaires, du crédit, du système bancaire et financier, de la création monétaire, des droits du travail, du local au mondial, permettant cettesécurisation de l’emploi et-ou de la formation.

 

Les tentatives de solutions à la crise de l'énergie sont d'autres exemples, habités d'opportunisme et de gauchisme, des limites du capital à répondre aux besoins de développement quantitatif et qualitatif de l'humanité, d'y répondre par une croissance-condensation du type du développement cérébral biologique et culturel de l'enfant, ou de la concentration-miniaturisation de l'informatique en matière scientifico-technique, "condensation" reprenant une expression de Marx sur la transformation qualitative-sociale permanente.

 

La crise globale de société n’est pas traitée par le capital globalement mais en fonction des intérêts "féodaux" des groupes capitalistes grands, moyens et petits, les grands prenant sans cesse le dessus sur les petits dans cette course de domination-élimination, les marginalisent mais ne les éliminent pas car les grands ont besoin des petits pour leur propre activité et leur propre création de plus-value. La concentration capitaliste renouvelle sans cesse les échelles de production.

 

Le mécontentement des grandes féodalités financières qui semble être issu d’oppositions à des choix gouvernementaux sont de fait issu de la cause des choix gouvernementaux, c’est-à-dire l’insuffisance à leurs yeux des mesures de restauration du taux de profit. Le mécontentement c’est aussi une résistance par le haut des privilégiés du système.

 

La résistance par le bas, étouffée par le pouvoir institutionnelle et le pouvoir économique en dernière instance, connait des hauts et des bas, mais peut très bien se revigorer sous la rapidité des mesures gouvernementale sensées les prendre de vitesse.

 

C’est alors que contradictoirement la résistance "du haut et du bas", dont les intérêts fondamentaux sont opposés, peuvent de fait remettre en cause objectivement et subjectivement l’organisation politique existante, qui n’est pas si évolutive qu’elle le dit et veut le faire croire.

 

C’est dans la montée des oppositions, leurs manifestations diverses, dans les gestions économiques et sociales, dans la rue, dans les institutions, que réside les possibilités de choix de transformation en santé, de révolution progressiste et non régressive.

 

C’est là que se pose, pour « le bas », la question de l’intellectuel collectif en tant que Parti d’analyse, de décision et d’action.

 

Le capital réclame subjectivement et quelquefois objectivement des poses, et quelquefois des accélérations, et les deux ensemble. De fait il manifeste ainsi ses contradictions, et entre autre celle qui découle de sa contradiction fondamentale, celles des profits avec/contre le développement humain, lequel, dans la révolution scientifique et technique du XXIème siècle, cette nouvelle Renaissance comparable en plus grand à celle du XVIème siècle, demande du « moins mais mieux » : un rythme permettant l’organisation cohérente des activités de production et d’échange dans les conditions nouvelles, ce que la course au profit, à la guerre de concurrence, à l’accumulation-dévalorisation-revalorisation du capital par sa destruction partielle, ne permet plus.

 

Le PCF, un peu avant la fin du siècle dernier, dans la période annonçant les bouleversements actuels, avait pris, plus empiriquement que scientifiquement le mot d’ordre « Nous vivons le temps des révolutions ». Il ne croyait pas si bien dire, et il semble, globalement ne pas trop y croire encore. Mais cela ne veut pas dire qu’in fine, il ne soit pas capable de conduire une révolution interne pour une révolution sociale globale. Globale non dans une uniformisation de la vie et des activités, mais dans la cohérence d’un développement en santé.

 

Pierre Assante, dimanche 4 mars 2018

 

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3 mars 2018 6 03 /03 /mars /2018 10:02

La solution politique réside dans la capacité « du bas » à orienter la solution des contradictions économiques et de l'antagonisme de classe.

Le CMMNIgF. Le mode de production asiatique etc.

 Les rapports sociaux sont à comprendre dans toutes leurs diversités.

Antagonisme créateur d’un besoin de changement de la société,

 mais dans des modes totalement opposés.

On part de l’existant aujourd’hui, on explique le processus passé qui a conduit à cet existant, et on imagine une poursuite en santé du processus, on l’expérimente, on le corrige et on avance.

 

Nous sommes bien dans le règne du  CMMNIgF, le capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé globalement financiarisé et de sa classe dominante détentrice du pouvoir sur les mouvements du capital, sa crise systémique de suraccumulation-dévalorisation du capital.

Paul Boccara a caractérisé l’opportunisme de gauche et de droite, le gauchisme et la social-démocratie tournée au social-libéralisme puis au libéralisme tout court, par abandon du  « créneau » du social.

Cet  opportunisme de gauche et de droite s’exprime en économie par des théories unilatérale des crises de suraccumulation-dévalorisation du capital, leur incapacité d’aller jusqu’au bout du phénomène de revalorisation du taux de profit par la destruction de capital et des remèdes à cette suraccumulation-dévalorisation du capital ouvrant la voie possible à un type nouveau de mode de production et d’échange échappant à cette contradiction .

Aucune théorie non orthodoxe ne propose de mettre en pratique l’exercice d’un mouvement de reproduction économique donnant les moyens  nécessaires aux activité humaines en permettant le progrès quantitatif et qualitatif de la production des moyens de consommation, des moyens de productions, dans un rapport dialectique sain, viable, entre investissement non capitalistique, production des biens, et consommation, usage en santé de la première richesse pour l’homme, la nature et lui-même dont il fait partie. Aucune théorie sinon la critique marxiste de l’économie politique ayant intégré les transformations du monde, la réalité du CMMNIgF.

Le capital n’est pas « méchant ». Il est un mode de production et d’échange basé sur l’échange Argent-marchandise-Argent plus (A-M-A'), l’accumulation du capital, et sa crise de suraccumulation in fine globale et systémique.

Mais le capital a développé les forces productives et les moyens dont les humains disposent pour vivre, même s’il contient une grave  forme parasite de développement.

Le gauchisme dénonce ces formes parasites mais ne conçoit pas le processus, dans ses multiples possibilités, pour dépasser la forme parasitaire de ce développement, processus dont l’idéal de libération de la puissance de l’argent est l’élément premier et original, du christianisme original, par exemple, à aujourd’hui  dans les propositions humanistes alternatives détachées du contexte global de la réalité.

 

On part de l’existant aujourd’hui, on explique le processus passé qui a conduit à cet existant, et on imagine une poursuite en santé du processus, on l’expérimente, on le corrige et on avance.

Une question est cependant à l’ordre du jour, à mon avis, qui ne contredit pas l’analyse du CMMNIgF mais la conforte et la complète : à l’intérieur de cette forme dominante d’organisation de la société, existent les résidus actifs de formes passées et des formes passées dans un nouveau type de formation. Par exemple la forme de mode de production asiatique où, pour schématiser, c’est un « groupe uniforme constitué » qui exploite un autre groupe, en Asie antique et ailleurs, une administration qui exploite la force de travail paysanne agissant collectivement et non dans une propriété terrienne individuelle. Il y a bien d’autres exemples micros et macros dont le développement peut subsister dans la société d’aujourd’hui.

Ce type de formation, sous une forme nouvelle  existe par exemple dans la colonisation séculaire et moderne d’un groupe humain par un autre groupe humain où existe aussi des inégalités et des contradictions particulières à l’intérieur de l’antagonisme de classe global.

En 1974, le Centre d’Etude et de Recherches Marxistes (CERM), hélas disparu, éditait un ouvrage de recherche collectif intitulé « sur le ʺ mode de production asiatiqueʺ » dont voici la présentation.

« …Dans un passage célèbre de sa préface à la contribution à la critique de l’économie politique, Marx écrivait : « A grands traits, les modes de production asiatique, antique, féodal et bourgeois peuvent être qualifiés d’époques progressives de la formation sociale économique ».

En 1962, le CERM, en même temps que d’autres groupes de chercheurs (notamment des pays socialistes), rouvrait le dossier de cette notion contestée.

La succession historique qui a, en Europe occidentale, abouti à la naissance du capitalisme et qui a de ce point de vue, valeur typique est-elle pour autant obligatoire et universelle ?

Quelle signification donnait Marx au « mode de production asiatique » ?

Faut-il aujourd’hui réhabiliter cette notion, et a-t-elle valeur scientifique ?

Le présent recueil n’a pas la prétention d’apporter à ces questions des réponses définitives. Réunissant les principales études publiées dans le cadre du CERM (notamment par la Revue La Pensée), il permet à des opinions diverses de s’exprimer. Il fournit un dossier que complète utilement le choix de textes préparé par le CERM et publié par ailleurs par les Editions Sociales. Il donne une vue d’ensemble du problème et des débats auxquels il a donné lieu. »

 

Le CMMNIgF est une suite du processus passé humain. Les "rails" dans lesquels notre vie est placée par ce type d’organisation sociale demandent à être contestés et dépassés.

Mais il n’y a pas que les rails de l’organisation obsolète de la société, de la production, de ses institutions. Les rails institutionnels d’un mouvement de contestations et de dépassement existent aussi, relativement, parce que toute activité de la société est baignée par l’organisation et le mouvement de cette société, par l’existant, ce qui devrait être considéré comme une lapalissade.

 

Cet effort du CERM, et bien d’autres, n’ont pas été poursuivis au profit des rails d’un succès réel du mouvement communiste et salarié, mais à ne surtout pas momifier.

Les luttes d’aujourd’hui contre la politique du macronisme et son libéralisme échevelé de l’adaptation du capitalisme à sa crise, ont besoin de poursuivre les études du réel et des solutions aux maladies de ce corps réel qu’est la société humaine, et pas seulement de poursuivre sur des rails figés.

Il s’agit de changer dans la forme et le fond et non pas tout changer l’apparence pour que rien ne change dans le mode obsolète mais non dépassé de production et d’échange. S’il existe dans un mode obsolète mais non dépassé de production et d’échange les éléments de son dépassement, ils ne se développent pas tout seuls. C’est l’action et la conscience humaine des besoins de dépassement qui permettent ou pas le dépassement.

Les rapports sociaux sont à comprendre dans toutes leurs diversités et le mouvement féministe, même relativement ancien,  n’est qu’un début de cette recherche.

Et il s’agit de comprendre la diversité des rapports sociaux dans la globalité dominante de rapports sociaux, celle du capitalisme du XXIème siècle en train de chercher une issue à sa propre crise et dont l’étau des contradictions l’enferme par le haut et par le bas. Par et dans la classe dominante et par et dans la classe vendeuse de sa force de travail et leurs contradictions, leur antagonisme créateur d’un besoin de changement de la société, mais dans des modes totalement opposés. Unité des forces contraditoires !

La solution politique réside dans la capacité du bas à orienter la solution des contradictions économiques, l’économie « garde-manger du cuisinier peuple » et de l’antagonisme de classe. Sans quoi, ce ne peut être qu’une régression dans une période historique de délai inconnu, de forme catastrophique pour la condition humaine, que poursuivrait le processus humain.

 

Il va être relativement "amusant" d'observer les mouvements de ce "haut" contestant l'existant, converger non sur le fond, mais sur la forme, le mode de production. Contestation que "le bas" doit être apte à mettre dans sa boite à outil du développement du mouvement social et d'une issue en santé à ce développement. L'histoire a montré souvent les mouvements opposés constituant finalement un mouvement en santé, au corps défendant de la classe dominante. Les révolutions bourgeoises en fournissent l'illustration.

 

Pierre Assante, 3 mars 2018

 

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 12:54

 

Un nouveau manifeste ?

 

"...Un nouveau manifeste... ?" demande mon amie X. ? au sujet d'un article récent (1).

 

"...Celui de 1848 d’Engels et de Marx, et Le Spectre du Communisme qui hante l’Europe »,  est-il dépassé ?..." Ajoute-t-elle.

 

Certes non. Mais pourquoi ne pas profiter des connaissances acquises dans tous les domaines des sciences et ce qu’elles apportent à la réflexion, à la philosophie, à la conscience sur l’intervention de l’homme dans son processus social ?

 

Depuis et après Le Manifeste du Parti Communiste de 1848, Marx avec la contribution propre d'Engels après la mort de Marx pour les livres 2 et 3, ont écrit ensuite Le Capital, Vladimir Ilich Oulianov a écrit sur le développement inégal, l’impérialisme et les monopoles, la NEP, Gramsci a écrit ses Cahiers de Prison, l’intellectuel collectif, les concepts d’idéologie et d’hégémonie, Ernst Bloch a écrit Experimentum Mundi et le Principe Espérance, Vygotski a écrit Pensée et Langage, Henri Lefebvre a écrit Métaphilosophie, Walter Benjamin a écrit sur L’œuvre d’art à l’époque de sa reproduction, Yves Schwartz a écrit Expérience et Connaissance du travail, Paul Boccara a écrit Les théories sur les Crises de Suraccumulation-Dévalorisation du Capital, les conceptions unilatérales et les conceptions dialectiques de ces crises.....

 

Et tant de travaux « grands et petits », tant de savoirs et de savoir-faire, et tant réflexions militantes écrites ou orales, sous-tendant l’acte quotidien humain continu ici et maintenant, et son devenir, et ses sauts de qualité.

 

Alors oui, nous sommes tous des manifestes vivants que nous devons échanger et changer en actes transformateurs de notre vie, en santé.

 

Pierrot, 28 février 2018

 

(1) Il s'agit de cet article :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/02/une-classe-est-nee-en-meme-temps-que-l-industrie-la-classe-ouvriere-le-salariat-le-proletariat.html

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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 18:53

CE QUE SERAIT UN MODESTE RESUME DU MANIFESTE COMMUNISTE DANS LE MONDE D’AUJOURD’HUI

 

Une classe EST NEE en même temps que l’industrie : la classe ouvrière, le salariat, le prolétariat....

....

Ce schéma reste-t-il valable ? C’est toujours l’exploitation de la force travail qui permet au capital moderne de s’accumuler. Et c’est toujours les mêmes contradictions qui limitent le processus de développement humain. Les limites de développement humain vont de pair avec les limites de développement du capital dans le système capitaliste.

 

L’intelligence artificielle, la numérisation, l’automatisation numérique de la production et de l’échange ne changent rien à l’affaire tant que le processus de développement est basé sur la vente et l’achat de la force de travail, et l’accumulation capitaliste qu’elle induit, quelle que soit la forme de la production.

La forme de la production change, mais pas le mode basé sur la vente et l’achat de la force de travail, et l’accumulation capitaliste....

 

Industrie et plus-value du XIXème au XXIème siècle.... ?.....

 

....SUITE SUR CE LIEN :

http://pierreassante.fr/dossier/INDUSTRIE_ET_PLUS_VALUE_du_XIX_au_XXI_siecle.pdf

 

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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 07:34

Publié une première fois le 24 février 2018

 

Plus les besoins de transformation du mode d’échange et de production se feront sentir, plus les propositionS ECONOMIQUES des communistes seront audibles, comprises et mises en œuvre.

Mettre à l’ordre du jour le dépassement du pouvoir des 1%.

 

 

La crise de société capitaliste mondialisée pose  le besoin de "sortir des rails" du libéralisme et de l'austérité, de transformer le mode de production et d’échange, et  créer les moyens nécessaires aux activités humaines, leur reproduction et leur développement.

Pour cela il s’agit d’intervenir en dernière instance sur les conditions économiques de reproduction de la société, la reproduction élargie des biens nécessaire à la vie humaine.

 

Transformer l’existant c’est partir de la réalité de l’existant.

Partir de la réalité de l’existant, c’est partir de l’accumulation-dévalorisation du capital, c’est détourner une partie de la circulation et de l’accumulation du capital vers les besoins sociaux, les besoins des êtres humains, de la personne dans la société tout entière. Et partir des réalités c’est dans le cadre des résistances contre les réformes actuelles du travail qui privent de plus en plus les salariés et leur familles de moyens d’existence et de développement, faire avancer la proposition de loi de sécurité d’emploi et-ou de formation.

C’est se donner les moyens de financer les activités humaines et en premier lieu la production des biens nécessaires à cette vie, en intervenant sur le système financier, bancaire local et central, le crédit, sur la production monétaire pour son usage en santé répondant aux besoins humains, ce qui passe par des pôles de crédits financiers sous le contrôle politique de la population et de ses organisations démocratiques. C'est développer des droits nouveaux progressistes des salariés dans les entreprises et dans les institutions qui organisent la production  et les échanges, dans l’Etat, les Etats, dans l’organisation humaine mondiale.

 

La société humaine du XXI° siècle, la nôtre,  est celle du celle du Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé Globalement Financiarisé (CMMNIgF). Il réunit au paroxysme les contradictions du système capitalisme : 1) révolution scientifique et technique dépassant la mécanisation pour entrer dans l’automatisation de la production des biens et l’automatisation des moyens qui permettent la production des biens.  2) masse de la production, surproduit global permettant de dégager des moyens bien au-delà des besoins immédiats de moyens de survie de l’individu dans l’espèce et de l’espèce humaine et ouvre largement les choix d’usage de ce surproduit et de l’activité libre. 3) Inégalités monstrueuse de la répartition de ce surproduit. 4) Crise systémique de suraccumulation-dévalorisation de capitaux (1) au paroxysme détruisant une partie de l’accumulation de la production passée sur laquelle l’humanité pourrait se hisser à un niveau plus élevé, quantitatif et qualitatif sain de son processus de développement.

 

Le  Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé Globalement Financiarisé recouvre toute les formes de production et d’échange passées dont il ne laisse que des résidus historiques résistants et présents dans la réalité nouvelle (2), en particulier un résidu encore massif de la production de main d’œuvre de masse sur l’exploitation de laquelle le CMMNIgF tire la plus- value du financement de sa modernisation.

Sa modernisation crée à la fois l’explosion des capacités productives, leur dégradation qualitative par rapport aux possibilités réelles, donc la dégradation de la satisfaction des besoins humains et de leur développement, le raidissement-dissolution des lois de l’échange capitaliste Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A’).

 

L’alternative du XXIème siècle, pour ceux qui y vivent, est de construire radicalement et progressivement un mode nouveau d’échange et de production échappant à l’accumulation privée de l’accumulation des biens et de leur valeur en capital, les rendre dans leur totalité à l’usage social. Qu’on appelle ça le commun, le communisme…il s’agit de sortir des rails du système actuel qui constitue notre moyen de subsistance, notre mode de vie quotidienne, un horizon apparemment indépassable.

 

C’est la réalité qui pousse la réalité. L’humanité agit pour des transformations radicales quand la réalité démontre qu’elle doit être transformée radicalement. Les débuts de la crise dont la réalité fait l’actualité commence à faire cette démonstration de la nécessité d’une transformation radicale. Les communistes, et les économistes communistes ne cessent de proposer des mesures concrètes de transformation des conditions d’échange et de production.

 

 Plus les besoins de transformations du mode d’échange et de production se feront sentir, plus les propositions économiques des communistes seront audibles, comprises et mises en œuvre.

Les ouvriers, cadres, ingénieurs, chercheurs qui sont au cœur de la production de biens nécessaires à la vie humaine seront au cœur de l’action populaire unie pour cette transformation, pour une lutte des classe mettant à l’ordre du jour le dépassement du pouvoir des 1%.

 

Lutter sur une pointe avancée du mouvement et de l'organisation sociale, contribue aussi, et au premier titre, à lutter contre les horreurs du monde, toutes les horreurs du monde, auprès de ceux qui en sont touchés directement, immédiatement. C'est vivre, vivre fortement, c'est empêcher d'être privé de vie par les "1%".

 

Pierre Assante, samedi 24 février 2018

 

(1)  Voir schéma des lois de l’accumulation capitaliste sur l’article sur la formation dans ce blog.

http://pierreassante.fr/dossier/4_REALITES_DE_BASE_DE_L_ECONOMIE_CAPITALISTE.pdf

 

(2) Le passé ne disparaît pas, il vit dans le présent et présent et passé contiennent les conditions, la causalité, l'infinité des possibles du devenir.

 

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26 février 2018 1 26 /02 /février /2018 11:26

SNCF

 financements, emplois, service public.

 

 

Halte à la casse des services publics

A la précarisation de l'emploi

 

Chères Amies, Chers Amis, 

Vous avez sans doute entendu la déclaration  honteuse du I° ministre sur la SNCF.

Il devient de plus en plus évident que ni l'énoncé de revendications,

ni des propositions pratiques ciblées,

énoncé nécessaire,

mais non suffisant,

ne peut répondre suffisamment à l'ampleur de la bataille,

unie et rassemblée et efficace contre une attaque antisociale généralisée

sans expliquer les questions des financements, le rôle des banques, de la BCE,

des choix politiques ici et en Europe,

de longue date,

et aggravés aujourd’hui,

au détriment des services publics et des besoins sociaux

et au profit du refinancement des multinationales financières, industrielles et monopolistes

face à leur crise de suraccumulation des capitaux qu’elles entretiennent et aggravent.

Les propositions doivent donc porter aussi

Sur les politiques financières et les réformes progressives et radicales :

  • Des banques
  • De la BCE
  • De la création monétaire
  • Du crédit

Et sur

  • Le projet de loi de sécurisation de l’Emploi et de la Formation

déposé aux assemblées sénatoriales et des Députes

par les élus communistes

 

Amicalement et Fraternellement

Pierrot, 26/02/2018 11:07:00

 

 

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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 05:01

Des résumés d'interventions des membres du CN sont publiées sur internet de même que les rapports.

Voici 3 intervenants , interventions résumées, parmi les nombreuses autres. 

 

Denis Durand – Paris. 1ère interv. Résumé. La cohérence d’une bataille pour prendre (et non pas « reprendre » car nous ne l’avons jamais eu) le pouvoir sur l'argent, c'est crucial pour lutter efficacement contre Macron et pour l’avenir du combat communiste. On ne peut pas se payer de mots : il y a des batailles concrètes à mener. Par exemple dans les hôpitaux, l’enjeu est d’embaucher massivement des infirmières, des médecins, de les former, de mettre à leur disposition des outils de travail. Les marchés financiers ne financeront jamais ce genre d’investissements. La BCE, qui a créé 2 400 milliards d’euros pour faire monter le prix des titres financiers, le peut. D’où la portée politique d’une campagne pour qu’elle finance un fonds européen de développement des services publics. Je soutiens les propositions du rapport sur ce point, et donc la mobilisation des moyens politiques de les réaliser. Je trouve regrettable qu’elles aient été totalement absentes, samedi 21 janvier, des conclusions des états généraux du progrès social.

Denis Durand – Paris. 2éme interv. Résumé. L’énoncé, dans la note « Bilan et avenir de notre démarche stratégique », des « enjeux transformateurs déjà présents dans la société » n’est pas structuré. Or, le rôle d’un parti révolutionnaire est précisément de proposer une cohérence d’ensemble : une prise de pouvoir pour imposer la réalisation d’objectifs sociaux et écologiques en mobilisant les moyens d’y parvenir. En s’attaquant donc au pouvoir du capital, c’est-à-dire au pouvoir de décider de l’utilisation de l’argent. Le capitalisme est un système comportant à la fois une puissante cohérence et de profondes contradictions génératrices de crises, qui fondent la nécessité et la possibilité de le dépasser. C’est là-dessus qu’il conviendrait de travailler plutôt que d’aplatir l’analyse sur l’identification de « morceaux de communisme déjà là » dans l’état de choses existant. Cela nous permettrait de définir ce qui rend possible des alliances avec d’autres forces qui ne visent pas à abolir cet état de choses.

Frédéric Boccara – Hauts-de-Seine. 1ère interv. Résumé. Les États généraux du progrès social ont rencontré la colère qui couve dans le pays comme l’indique bien le rapport d’Igor. Un nouveau type de progrès social est un grand enjeu. Le progrès social s’affronte de plus en plus au capital qui réclame son profit et exerce son pouvoir. Disette financière et sur-exploitation ne plus être ignorées. Deux chantiers majeurs : l’emploi (dont l’industrie) et les services publics. Politiser ces questions. Cela veut dire porter les questions de pouvoir et de sens, et mettre en discussions nos propositions alternatives avec celles des autres forces politiques. Les pouvoirs sur l’argent sont une question majeure pour le progrès social. Elle peut éclairer les luttes et nous distingue des différents réformismes. Le sens : une nouvelle liberté et de nouveaux droits à la mobilité et à l’intervention sur son travail et ses buts, avec une sécurité d’emploi et de formation – qui inclut une sécurité de revenu. Pleinement d’accord pour la consultation-débat avec les salariés. La bataille des européennes a déjà commencé. On ne peut la réduire à la constitution de listes. Lancer au plus vite une bataille politique pour notre proposition de fonds européen, citée par le rapport, mettant en cause la BCE afin de financer les dépenses pour les services publics. Je propose qu’un groupe de travail et d’animation soit constitué pour une telle bataille.

Anne Sabourin – Paris. Résumé. Nous prendrons d’importantes décisions au CN de mars pour les élections européennes : 1) Une orientation générale : ni accélération néolibérale, ni nationalisme, plutôt « l’humain d’abord, pas la finance ». 2) Des axes de luttes pour la campagne. 3) Des objectifs concrets (identification de nos idées, 5 % des voix, élection d’eurodéputés communistes indispensables au rassemblement politique des forces progressistes dans le Parlement européen). 4) Une offre de rassemblement à partir des luttes et de l’analyse concrète des résultats des bilatérales avec les forces de gauche, avec pragmatisme et sans posture. 5) 4 chefs de file communistes (paritaires) et je vous demande de faire remonter vos idées de noms, en pensant le quatuor comme un ensemble permettant d’incarner notre message. Un texte sera mis à disposition des communistes avec des éléments de débat et des données objectives sur les conditions des élections la semaine prochaine.

Frédéric Boccara – Hauts-de-Seine. 2éme interv. Résumé. Les textes, au total, proposent de « faire mieux ce qu’on essaie de faire depuis longtemps » alors qu’il s’agit de changer vraiment d’orientation sur la base d’un bilan et d’une analyse de fond. Les textes sont déjà transmis dans les fédérations avant le CN pour « viser à introduire les réunions de militants ». A quoi sert alors le CN ? Le texte sur la stratégie est une prise de position qui se nourrit certes de débats de la commission, mais sans les faire apparaître. Je conteste ce cadrage. Le texte « stratégie » ne commence pas par le bilan. C’est un problème. Il faut une critique précise de ce qui a conduit à l’effacement et à l’échec électoral. Articuler la stratégie à une analyse de fond marxiste. Quels sont les pouvoirs ? Si « les banques sont les tanks d’aujourd’hui contre les peuples », quelle portée a de conquérir le pouvoir d’Etat ? La question n’est pas abordée. Le texte est traversé par l’idée du communisme du « déjà là ». Peut-on se contenter de transformations laissant intouchée la cohérence systémique ? A quoi sert le PCF ? Accompagner l’existant spontané ou porter des idées et propositions ? Le paragraphe sur les élections (européennes) ne parle que d’alliances et de liste. Marchons sur deux jambes : quelle bataille immédiate sur l’Europe et la BCE ?

Note du blogueur : L'EXISTANT. Document-schémas de "formation militante" sur l'état du monde capitaliste et le déroulement d'un processus social : http://pierre.assante.over-blog.com/2018/02/un-doc.formation-liant-capital-et-processus-social.html

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25 février 2018 7 25 /02 /février /2018 05:00

Extrait du rapport au Conseil national du Pcf

Yann Le Pollotec

10 février 2018

 

......Ainsi la société française est en très profonde mutation spatiale, démographique, sociologique. Elle vieillit, puisque l’âge moyen de l’électeur et de l’électrice inscrite est de 50 ans. Le salariat est la réalité massivement dominante de l’emploi, avec une majorité de CDI, mais il se transforme profondément et n’a guère de rapport avec le salariat d’il y a 30 ans. Plus de 22 % des entreprises pratiquent le télétravail ou le travail nomade. La pluriactivité, le travail pour plusieurs entreprises, le mixte entre activité salariale et auto-entreprenariat se développe. D’autres formes de travail liées aux possibilités offertes par le numérique avec les plateformes se développent. Le paradoxe est que si ces travailleurs sont qualifiés d’indépendants avec souvent pour seul statut celui d’auto-entrepreneurs, ils n’en sont pas moins liés à leurs donneurs d’ordres par de très forts liens de subordination. Si certains de ces travailleurs souhaitent une requalification de leur statut en celui de salariés, d’autres préfèrent s’organiser dans des mutuelles de travail afin de faire valoir leurs droits et acquérir une sécurité sociale professionnelle. Les travailleurs sont dans une tension entre une recherche de liberté hors du lien de subordination salariale, un besoin de sécurité et de protection sociale que malgré toutes les attaques le salariat garantit encore, et une revendication très forte de dignité et de sens pour leur travail. Dans ce contexte, de plus en plus de jeunes ne supportent plus de faire des « jobs à la con », c'est-à-dire un travail où ils ne trouvent pas de sens, d’être privés de protections sociales, d’avoir une autre hiérarchie que celle de la compétence. Nombre d’entre eux veulent créer et faire de leur vie quelque chose d’utile, et non point pour créer une start-up, la revendre au plus offrant pour faire fortune et avoir à 30 ans une Rolex. Non, l’objectif de ces jeunes n’est pas de faire fortune, ils pensent nouveaux modes de productions, coopérative, économie sociale et solidaire, économie circulaire, lutte contre l’obsolescence programmée, planning, mise en commun.

Si, en 1975, la population active française se composait de 37 % d’ouvriers, 23 % d’employés, 16 % de professions intermédiaires et 7 % de cadres, aujourd’hui nous sommes à 28 % d’ouvriers, dont beaucoup dans les services, 24 % d’employés, 21,5 % de professions intermédiaires et 16% de cadres. L’emploi industriel a été saigné avec perte en 30 ans de plus de 2 millions d’emplois, soit un 1/3 de ses effectifs. Si les 230 plus grosses entreprises françaises emploient 4,4 millions de salariés, les 3 millions d’entreprises de moins de 250 salariés en emploient 7 millions.

Nous sommes dans une France où une majorité de citoyens pensent que ce qui les divise est plus fort que ce qui les unit, mais qui aussi sont capables de se mobiliser massivement dans la rue le 11 janvier 2015 pour la liberté et la démocratie ; d’organiser la solidarité avec les migrants ; de faire vivre un mouvement aussi riche que Nuit debout, où pendant plusieurs semaines, jeunes, étudiants, intellectuels, mais aussi ouvriers, employés, chômeurs, ont refait le monde ; de déclencher avec le #balancetonporc un mouvement de fond faisant changer de côté la peur.

De cette France en mouvement nous devons saisir les contradictions, les tensions, les limites, mais aussi les points d’appui en faveur d’une transformation sociale radicale et progressiste, c’est-à-dire dans les conditions de notre siècle, pour reprendre les termes de Marx, travailler le passage de la Classe à la conscience d’une Classe pour soi. On mesure l’ampleur du défi pour cette thématique de notre congrès. Nous avons tous aimé Ma France de Ferrat, aujourd’hui il y a une nouvelle Ma France qui n’a pas moins de potentiel révolutionnaire que celle de Ferrat. À nous de participer à la réalisation politique de ce potentiel.....

rapport_ylp_cn_9-10_fevrier_2018.pdf

________________________________________

L'EXISTANT. Document-schémas de "formation militante" sur l'état du monde capitaliste et le déroulement d'un processus social : http://pierre.assante.over-blog.com/2018/02/un-doc.formation-liant-capital-et-processus-social.html

 

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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 14:22

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INDUSTRIE ET PLUS-VALUE du XIXème au XXIème siècle.

TEXTES ET SCHEMAS

Doc. formation. Pierre Assante. Février 2018.

 

4 RÉALITÉS DE BASE DE L’ÉCONOMIE CAPITALISTE. ET PROCESSUS SOCIAL

 

Une classe EST NEE en même temps que l’industrie : la classe ouvrière, le salariat, le prolétariat.

 

Ce n’est pas par une opération comptable que le capital qu’investit le propriétaire donne un bénéfice.

C’est le travail incorporé par l’ouvrier, le salarié, à la marchandise produite qui donne une valeur supplémentaire au produit dont le propriétaire va tirer un bénéfice par rapport au capital investi, matière premières, machines, salaires.

Il ne s’agit pas d’un bénéfice comptable, il s’agit d’une part de la valeur produite par la force de travail de l’ouvrier qui n’est pas payée à l’ouvrier : c’est la plus-value, la survaleur, la valeur ajoutée

La valeur totale de la marchandise, dépense de matière première, de machine, de salaire plus le travail non payé,  est mesuré en temps moyen social nécessaire à la production d’un produit.

 

Le capital mesure en temps la valeur qu’il produit. C’est la raison de l’importance du temps de travail dans la lutte de classe. C’est aussi la contradiction entre l’activité libre et créatrice de l’humanité et le capitalisme.

Il n’y a pas correspondance EXACTE entre valeur de la marchandise et PRIX de la marchandise. De nombreux phénomènes interviennent dans le marché qui induisent les écarts multiples et divers entre la valeur et le prix.

 

La classe ouvrière, dans l’espace de temps ou la plus-value existe à partir de main d’œuvre au sens strict, dans une production mécanisée, va réagir à l’exploitation de sa force de travail. C’est la lutte de classe entre acheteur et vendeur de la force de travail, pour plus de plus-value ou plus de salaire.

 

Plus la part de machine et de matières premières demande de capital par rapport à ce que demande de capital le salaire, moins la plus-value est importante, relativement.

Mais plus la productivité due au perfectionnement des machine augmente la quantité de produit, plus la masse de profit peut grandir malgré la diminution du taux de profit.

 

Plus la masse de profit grandit, plus on peut en extraire une partie pour financer des services nécessaires à la reproduction de la force de travail. Plus la masse de profit grandit, plus on peut extraire aussi  une masse de capital usé parasitairement.

 

Mais surtout, dans la guerre que se mènent les capitalistes entre eux pour être les plus forts et pour survivre parmi les plus forts, la part nécessaire à la satisfaction des besoins humains, de leur développement et de la leur croissance quantitative et qualitative entre en contradiction avec la recherche de plus-value.

 

Enfin, cette contradiction entraîne une suraccumulation de capital qui ne trouve plus à s’employer au taux de profit nécessaire à cette compétition. La solution du capital, c’est sa dévalorisation par la destruction d’une part du capital, une diminution relative ou absolue de la masse du capital, selon le niveau de la crise de suraccumulation, et une revalorisation du capital par un taux de profit grandi, augmenté, sur la part restante du capital actif. Cette part pouvant être plus grande qu’avant la destruction, mais plus petite relativement au processus de croissance possible.

 

Ce schéma reste-t-il valable ? C’est toujours l’exploitation de la force travail qui permet au capital moderne de s’accumuler. Et c’est toujours les mêmes contradictions qui limitent le processus de développement humain. Les limites de développement humain vont de pair avec les limites de développement du capital dans le système capitaliste.

 

L’intelligence artificielle, la numérisation, l’automatisation numérique de la production et de l’échange ne changent rien à l’affaire tant que le processus de développement est basé sur la vente et l’achat de la force de travail, et l’accumulation capitaliste qu’elle induit, quelle que soit la forme de la production.

La forme de la production change, mais pas le mode basé sur la vente et l’achat de la force de travail, et l’accumulation capitaliste.

 

La mise en commun des forces sociales qui produisent les biens nécessaires à la vie humaine, LE COMMUNISME, c’est un processus qui passe inévitablement par une transformation graduelle et radicale du mode de production basé sur l’échange Argent-Marchandise-Argent plus.

 

La mondialisation ne change en rien non plus le mode de production, mais l’explosion de la productivité et la multiplication quantitative de la masse de marchandise, qu’elle induite accroit les contradictions qui conduisent à la suraccumulation-dévalorisation du capital et la crise systémique qui lui est liée.

 

Certes, le développement du capitalisme et  la révolution scientifique et technique qu’il a utilisée,  a modifié le paysage du salariat comme celui de la vie quotidienne dans toutes les activités humaines. Mais sur lui comme sur elle pèse l’entrave de la contradiction de la vente-achat de la force de travail et ce qu’elle induit indiqué précédemment. En limitant le processus humain elle en limite aussi la qualité comme elle limite la qualité des produits parce qu’ils sont liée à la plus-value et au profit : c’est le cercle vicieux du système et on peut aussi faire un cercle dans le raisonnement en revenant au début de l’article : une classe nait en même temps que l’industrie,  la classe ouvrière.

 

L’industrie mécanisée cède le pas à l’industrie numérisée, mondialisée. Mais le capita reste le capital, au point de produire des puissances capitalistes de zones régionales et  mondiales dont le pouvoir est bien supérieur un  Etat, si puissant soit-il. Etat qui est ainsi soumis au capital et développe à son profit ce que Lénine a baptisé depuis longtemps l’impérialisme, sa domination économique, militaire, culturelle, idéologique, domination qui a fait plus de mal au développement des idées de libération humaine que les erreurs mêmes des idées de libération humaine et leurs mouvements et structures.

 

La résolution de la contradiction entre l’activité libre et créatrice de l’humanité et le capitalisme comporte un obstacle : les fiables capacités productives de l’humanité dans une période de  pré-développement du surproduit du travail, celui au-delà des besoins historiques immédiats de l’homme producteur. Le XXIème siècle, la mondialisation numérique de la production ouvre la possibilité du dépassement de cette limite. A condition que la conscience des possibilités de dépassement de ces limites se développe. Cela s’appelle la conscience de classe que le capital s’emploie à empêcher le développement.

 

On transforme une société, on a toujours transformé la société humaine à partir de son existence, du moment présent de son processus. La transformation proposée, c’est le détournement d’une part toujours plus grande de la circulation mondiale du capital vers un usage échappant à la vente-achat de la force du capital-force-de- travail, la suraccumulation qu’elle induit et les remèdes capitalistes pires que le mal. Un détournement toujours plus grand vers les besoins humains, leur développement en santé et en qualité.

 

Dans les schémas suivants vous en verrez un qui image ce détournement et vers quoi.

 

S’y ajoutent les questions propres à l’interrogation sur les propriétés propre à l’espèce humaine et son processus social. Le processus de transformation sociale et raisonnée de la nature par le travail et l’activité pour répondre à ses besoins naturel de survie, de développement, de complexification du processus de survie.

Comment se développe l’activité humaine n’est pas une évidence et la connaitre est tout à fait complémentaire et indispensable au processus de sa libération dans le communisme. Expérience et connaissance du travail est la nourriture de l’ergologie comme expérience et connaissance de l’exploitation est la nourriture de la critique marxiste de l’économie politique.

 

Voici donc ces schémas :

 

4 réalités de base de l’économie capitaliste.

et processus social

 

Schémas pour formation

 

1) L’échange millénaire de la société marchande se transforme avec le capitalisme.

 

L’échange  circulaire élargi M-A-M’ (En spirale)

 

Marchandise-Argent-Marchandise plus      

Devient  A-M-A’

Argent-Marchandise-Argent plus

 

Dans les 4 livres de « Das Kapital », « Le Capital, critique de l’économie politique » de Karl Marx, l’exposé commence par définir la marchandise dans la société humaine, son échange, les conditions de développement des forces productives qui ont permis cette transformation (Femmes et hommes, leurs techniques et leur transformation-évolution, leurs cultures, leur culture au sens large en relation dialectique avec les forces productives en UNITÉ). Il n’y a pas d’un côté les techniques, d’un autre les hommes (au sens générique de genre humain), d’un autre la culture en tant que savoirs et savoirs faire, mais une unité dialectique avec des éléments divers, multiples, et leurs fonctions dans la fonction générale du processus de l’humanité, et les forces contradictoires qui agissent dans cette unité.

 

En particulier, la CLASSE DOMINANTE, (ici et maintenant les détenteurs des mouvements du capital dans le Monde), PASSE DE la propriété (2) du travailleur, de la propriété de l’homme producteur des biens (au sens qu’il appartient en propre à la classe dominante et exploiteuse de sa forces de travail), à L’ACHAT DE LA FORCE DE TRAVAIL du producteur libre mais dont la production et les gestes de la production sont aliénées au profit du propriétaire du capital.

 

  1. 4 livres, 11 volumes (8 volumes pour les 3 premiers livres, 3 pour le livre IV (Théories sur la plus-value), Editions Sociales.
  2. Propriété d’un  homme ou d’un groupe, propriétaire d’autres hommes, en propre, dans l’esclavage. Le servage, est lui, parmi les nombreuses formes d’exploitation, une sorte de transition entre l’esclave et le travailleur libre vendant sa force de travail.

2) Ce n’est pas dans la fonction comptable que le profit se réalise, c’est dans la part de la valeur de la marchandise non payée au travailleur.

 

PRODUCTION DE LA MARCHANDISE (1)

 

La valeur se mesure en temps de travail moyen social nécessaire à la production (TTMSN) d’une marchandise. Le prix dérive de cette valeur dans les conditions diverses et particulières du marché.

 

C’est en déplaçant la flèche, c’est-à-dire en agissant sur le temps d’exploitation de la force de travail, et en même temps le capital variable et la plus-value, l’un par rapport à l’autre, que le capital va pouvoir agir sur son taux de profit.

 

La loi de la plus-value ne dépend pas du seul bon vouloir du possesseur du capital. Elle s’impose à lui dans la guerre économique, et parfois militaire, que les possesseurs de capital  se livrent entre eux.

 

Evidemment, ce sont les plus puissants qui imposent leur loi de marché aux autre et par la même occasion à chacun de nous, salariés vendeurs de leur force de travail en premier lieu.

 

A la différence l’augmentation de la plus-value absolue qui s’obtient en augmentant le temps de travail non payé par rapport à la valeur totale de la marchandise, la plus-value relative s’obtient en augmentant la productivité sans toucher au temps de travail.

 

La plus-value extra est celle qui est induite par la possession par le capitaliste d’une avance technologique dans la production de marchandises, sur ses concurrents.

 

Evidemment il s’agit là de schémas de principe. Dans réalité, et en fonction des moments historiques, les modes d’obtentions de la plus-value se combinent dans des variables historiques. Les évènements humains les plus divers, se combinent en des résultantes géographiques diverses et globales en interaction.

 

(1)

Taux de plus-value = Plus-value / Capital variable (C.V., Salaires) x 100%

Taux de profit = Plus-value/ Capital Constant (C.C.) + Capital Variable x 100%

3) La révolution scientifique et technique, dans la course à la concurrence que se mènent les propriétaires du capital, les emmène à augmenter le Capital Constant (C.C., Machines, matières premières etc.) à le perfectionner ce qui augmente son coût.

 

Le Capital Constant est  lui-même produit. Il se décompose et production de moyens de production et production de moyens de consommation.

L’augmentation de la valeur du Capital Constant diminue le taux de profit.

Mais l’introduction de nouvelles techniques augmente la productivité et la quantité de marchandises produites, donc à la fois entraine une baisse du taux de profit et une augmentation de la masse de profit.

 

C’est sur l’augmentation de la masse de profit qu’augmente la marge d’usage parasite du capital produit dans l’échange A-M-A’ et son accumulation.

 

A un certain niveau d’accumulation il y a suraccumulation du capital qui n’arrive plus à se valoriser suffisamment. Il y a dévalorisation du capital pour pouvoir le revaloriser et rétablir un taux de profit supérieur. Les guerres et les destructions, en autre sont un moyen de dévalorisation-revalorisation du capital.

 

La suraccumulation du capital entraine des crises cycliques constatées d’une dizaine d’années. A un certain niveau de suraccumulation mondialisée, on entre dans une crise systémique mondiale, c’est le cas aujourd’hui.

En fonction des réponses économiques données ou pas à la suraccumulation, on peut s’attendre à une crise catastrophique, entre autre de liquidités nécessaires à la population pour acheter et vivre. Cela s’est produit en Argentine par exemple et cela peut se reproduire à une échelle encore plus grande

cela peut se reproduire à une échelle encore plus grande

4) La suraccumulation-dévalorisation du capital et son remède.

 

Crise de suraccumulation

1 différentiel entre l’accumulation du capital et le développement de la satisfaction des besoins sociaux de renouvellement élargi de la société et des hommes.

 

 

Circulation de la masse mondiale et de capitaux.

Marchandises et leur valeur

Pôle démocratique financier, crédit,

production monétaire, investissements,

tendant à transformer la circulation du capital

en circulation de la production

en fonction des besoins sociaux.

Sécurité d’emploi et-ou de formation vers

L’activité non aliénée

 

5) ConclusionS

 

Production

 

Echange

 

Production monétaire

 

Emploi de la production monétaire

 

Services et activités libres, alimentées par la valeur de la masse de surproduit, vers une désaliénation, conditions du communisme et existence du communisme

 

Processus d’hominisation par le travail, la transformation de la nature pour produire les biens nécessaires à la vie

 

De la production des biens nécessaires à la vie humaine à la production symbolique, en unité mais avec des développements inégaux, et en complexification-croissance-condensation.

 

Le processus d’humanisation et le processus de conscientisation, l’homme être social, descendant évolutif de la « goutte de vie primitive » et de l’animal évolué.

 

L’homme dans la diversité de la vie, pointe avancée de l’évolution.

 

Le progrès, l’instinct de vie animal et l’instinct de vie social, de l’espèce animale à l’humanité.

 

Le l’instinct de vie animal et d’espèce à la résolution des contradiction dans la compétition-concurrence où le second terme prend le dessus sur le premier, ou la lutte des forces contraires efface le premier au profit de contradiction de niveau supérieur à l’échelle d’une humanité diverse et conscience en processus dans l’espace, l’univers connu.

 

Résolution des contradictions en spirale processuelle ou disparition.

6) COMPRENDRE UN PROCESSUS SOCIAL.

Devenu. Devenir.

 

Rapports dialectiques entre le devenu et le devenir.

 

Qu'est-ce que le devenu ? C'est ce à quoi vous vous confrontez dans la société, c'est à dire en vous et autour de vous, en unité de la personne et de la société, dans vos milieux d'activité et votre milieu d'activité générale, personnel et global, et qui est la résultante du passé proche et lointain du processus dans lequel vous vivez et continuez à vivre.

Qu'est-ce le devenir ? C'est ce vers quoi vous agissez pour vivre et vous développer. Le schéma de dispositif dynamique à 3 pôles d'un processus social décrit sont 1) l'acquis social micro et macro dans lequel vous agissez, 2) l'action que vous déployez avec le bagage de cet acquis, et 3) l'inconnu auquel vous vous confrontez et que vous avez à mettre en relation dialectique avec les deux autres pôles.

Ces schémas sont indissolubles entre eux, d'une vision globale de la réalité vécue et en construction. La construction peut conforter les progrès humains, micro et macro, mais aussi connaître des reculs, des régressions. 

Saisir le sens d'un processus pour agir sur lui en santé demande la meilleure connaissance possible du processus, les nécessités naturelles et sociales en mouvement et en transformation dans  dans lesquelles nous agissons.

Ces schémas n'ont de sens que dans le débat nécessaire aux choix et aux actions en conséquences nécessaires mais non suffisantes en soi pour progresser, transformer en santé.

 

https://img.over-blog-kiwi.com/1/56/31/23/20180221/ob_3982f4_3-poles.jpg

 

Ce schéma s'inspire librement du schéma du Dispositif Dynamique à 3 Pôles du Professeur Yves Schwartz. Lire Activités en dialogue 1 et 2, collectif. Ed. Octarès, et ses nombreux ouvrages créateurs de l’ergologie.

 

Note. Dans un schéma de la dialectique hégélienne puis marxienne, nous dirions que chaque pôle agit sur les deux autres pôles réciproquement. Chaque pôle pris en soi constitue, et dans l'unité des forces contraires qui le meuvent, la négation de la négation de l'état présent des deux autres. Ils constituent un mouvement dialectique de l'état présent, la négation de l'état présent, la négation de la négation de l'état présent, son affirmation positive, la transformation sociale en santé ou sa régression (mais aussi les accumulations positives possibles dans la régression). La régression, c'est l'aggravation des maladies inhérentes à tout corps social auxquelles des soins efficaces n'ont pas été donnés.....

 

SCHEMA précédent agrandi

 

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22 février 2018 4 22 /02 /février /2018 07:29

 

 

Un doc. formation liant CAPITAL et PROCESSUS SOCIAL.

prendre en entier ou par les 2  bouts...

 

A débattre.

SUR CE LIEN : ici

10 (petites) pages :

 http://pierreassante.fr/dossier/4_REALITES_DE_BASE_DE_L_ECONOMIE_CAPITALISTE.pdf

 

 

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21 février 2018 3 21 /02 /février /2018 07:09

 

COMPRENDRE UN PROCESSUS SOCIAL.

Devenu. Devenir.

Rapports dialectiques entre le devenu et le devenir.

 

Qu'est-ce que le devenu ? C'est ce à quoi vous vous confrontez dans la société, c'est à dire en vous et autour de vous, en unité de la personne et de la société, dans vos milieux d'activité et votre milieu d'activité générale, personnel et global, et qui est la résultante du passé proche et lointain du processus dans lequel vous vivez et continuez à vivre.

Qu'est-ce le devenir ? C'est ce vers quoi vous agissez pour vivre et vous développer. Le schéma de dispositif dynamique à 3 pôles d'un processus social décrit sont 1) l'acquis social micro et macro dans lequel vous agissez, 2) l'action que vous déployez avec le bagage de cet acquis, et 3) l'inconnu auquel vous vous confrontez et que vous avez à mettre en relation dialectique avec les deux autres pôles.

Ce schéma complète les schémas de l'article :PENSER AVEC MARX, c'est aussi ça : 4 REALITES DE L’ECONOMIE CAPITALISTE (Schéma d'intervention de base. P.A.) http://pierre.assante.over-blog.com/2018/02/4-realites-de-l-economie-capitaliste-formation-de-base.html

Ces schémas sont indissolubles entre eux, d'une vision globale de la réalité vécue et en construction. La construction peut conforter les progrès humains, micro et macro, mais aussi connaître des reculs, des régressions. 

Saisir le sens d'un processus pour agir sur lui en santé demande la meilleure connaissance possible du processus, les nécessités naturelles et sociales en mouvement et en transformation dans  dans lesquelles nous agissons.

Ces schémas n'ont de sens que dans le débat nécessaire aux choix et aux actions en conséquences nécessaires mais non suffisantes en soi pour progresser, transformer en santé.

Ce schéma s'inspire librement du schéma du Dispositif Dynamique à 3 Pôles du Professeur Yves Schwartz. Lire Activités en dialogue 1 et 2, collectif. Ed. Octarès

 

Pierre Assante, 21 février 2018

 

Note. Dans un schéma de la dialectique hégélienne puis marxienne, nous dirions que chaque pôle agit sur les deux autres pôles réciproquement. Chaque pôle pris en soi constitue, et dans l'unité des forces contraires qui le meuvent, la négation de la négation de l'état présent des deux autres. Ils constituent un mouvement dialectique de l'état présent, la négation de l'état présent, la négation de la négation de l'état présent, son affirmation positive, la transformation sociale en santé ou sa régression (mais aussi les accumulations positives possibles dans la régression). La régression, c'est l'aggravation des maladies inhérentes à tout corps social auxquelles des soins efficaces n'ont pas été donnés.....

 

 

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19 février 2018 1 19 /02 /février /2018 12:46

 

L’échange millénaire de la société marchande se transforme avec le capitalisme.

 

"Le Capital" de Marx comporte 11 tomes aux Editions Sociales, 8 pour les livres 1,2 et 3, et 3 pour le livre 4. soit 11 volumes d'économie.

Certes c'est aussi un philosophe, un politique et bien d'autres choses, qui se donnait pour but non seulement de comprendre le monde mais aussi de le transformer en santé.

 

 

L’échange  circulaire élargi M-A-M’ (En spirale)

Marchandise-Argent-Marchandise plus    

Devient  A-M-A’

Argent-Marchandise-Argent plus

 

Dans les 4 livres de « Das Kapital », « Le Capital, critique de l’économie politique » de Karl Marx, l’exposé commence par définir la marchandise dans la société humaine, son échange, les conditions de développement des forces productives qui ont permis cette transformation (Femmes et hommes, leurs techniques et leur transformation-évolution, leurs cultures, leur culture au sens large en relation dialectique avec les forces productives en UNITÉ). Il n’y a pas d’un côté les techniques, d’un autre les hommes (au sens générique de genre humain), d’un autre la culture en tant que savoirs et savoirs faire, mais une unité dialectique avec des éléments divers, multiples, et leurs fonctions dans la fonction générale du processus de l’humanité, et les forces contradictoires qui agissent dans cette unité..........

 

...SUITE SUR CE LIEN :

4 fiches : ici

http://pierreassante.fr/dossier/Schema_d_intervention_de_base.pdf

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18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 11:34

Cet article a été mis sur ce blog la première fois le 14 mai 2010

 

PRESENTATION DU RECUEIL 

« L’INDIFFERENCE »(1)

 

 

Ce recueil d’article poursuit la réflexion sur l’activité humaine commencée dans notre précédant essai « La métamorphose du travail »

 

Il ne s’agit pas d’analyser dans le détail les transformations techniques du travail avec l’introduction de la révolution des sciences et des techniques des années 1970 à nos jours, mais d’en constater les effets, d’en tenter la synthèse et de la comparer avec l’analyse de base de Marx et d’Engels du système capitaliste dans sa jeunesse triomphante pour vérifier la permanence de cette analyse : le travail comme marchandise et sa « métamorphose », à l’instar de l’argent en capital.

 

Henry Lefebvre, Walter Benjamin, Ernst Bloch, ont poursuivi l’approfondissement du marxisme. De ses visées transformatrices. Ces articles en sont imprégnés.

 

Mais à l’instar des réponses faites par les marxistes à leurs détracteurs dans l’esprit non de polémique stérile, mais du débat qui participe à la lutte au quotidien que mène le salariat et ses alliés pour se libérer de l’exploitation, cette réponse essaie de saisir comment une certaine  « vision » de ce quotidien participe au voile jeté par l’aspect immédiat et superficiel que développe la classe dominante à travers la puissance des moyens techniques à sa disposition, et « tout simplement » à travers le mode de vie que le système impose dans sa phase actuelle.

 

Tout cela n’est pas essentiellement différent des situations du XIX° siècle, mais s’est au contraire accentué. En « sautant par-dessus » Marx pour éviter de sembler participer à une attitude dogmatique et-ou à un soutien aux crimes qui s’en sont réclamés, mais en fait pour échapper au couvercle de plomb posé par le capital sur toute parole libératrice, de nombreux auteurs ont voulu « reconstruire de zéro » l’analyse sociale.

 

Dans ces conditions, ces auteurs ont abouti, comme le disait Marx à propos de Proudhon, non à une synthèse mais à une erreur composée.

 

La recherche ergologique, c'est-à-dire la recherche pluridisciplinaire sur tous les aspects de l’activité humaine de travail utilisant l’éventail, la totalité des champs des sciences, ouvre un nouveau champ « pratique » pour passer de la spéculation et de l’empirisme à la démonstration, ce que Marx et Engels font en passant de leurs premières œuvres sur la critique de l’économie politique à « Le Capital », qui allie concepts des révolutions philosophique, anthropologique et critique quantitative et qualitative du capitalisme, et en propose une synthèse en mouvement, en évolution.

 

Cette synthèse en mouvement et en évolution n’est que le "reflet" de la réalité en mouvement, du « moment réel qui abolit l’état actuel ».

 

Yves Schwartz a été l’initiateur de ce travail de recherche sur le travail, l’ergologie, puis le « rassembleur » des efforts de recherche pluridisciplinaire. Son ouvrage « Le paradigme ergologique ou un métier de philosophe », puis les ouvrages collectifs sur « l’activité en dialogue » font passer la réflexion spéculative vers les constat « physiques », leur synthèse.

 

Nos réflexions s’inspirent beaucoup de ces recherches, non pour les « dogmatiser », mais pour contribuer à les mettre au service des luttes au quotidien et de la construction d’un devenir « sain » comme le dirait Yves Schwartz. Et aussi pour contribuer à ce qu’elles ne soit pas dévoyées et instrumentalisées, comme le système tente toujours de le faire chaque fois qu’il sent dans une pointe avancée de sa critique une menace contre son existence.

 

Pierre Assante, le 8 avril 2010

 

(1) Post scriptum, P.A.19.02.2018. Le départ de cet essai, c'est cette indifférence :celle du capital vis-à-vis du travail concret, celui fait dans l'acte concret d'un travail particulier, précis, réel, au moment où il est exécuté. Indifférence opposée à la montée du travail abstrait, la représentation de la valeur produite dans l'échange marchand du produit du travail et de la force de travail du salarié. Et les conséquences de cette indifférence tant qu'il n'y a pas un besoin marchand à satisfaire pour le détenteur du capital qui achète cette force de travail : un problème de marché ou une revendication syndicale, par exemple....

 

LE TEXTE INTEGRAL SUR CE LIEN :  L'indifférence  

http://www.pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_DES_DERNIERS_ARTICLES_sur_le_travail.pdf

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17 février 2018 6 17 /02 /février /2018 10:14

PCF. c'est le moment. Contribution de jeunes dirigeants.

Simon Agnoletti, membre de la direction départementale du Nord (59), 26 ans
Pierric Annoot, membre du CN (92), 34 ans
Aurélien Aramini, professeur de philosophie (90), 38 ans
Pierre Bell-lloch, vice-président du conseil départemental du Val-de-Marne (94), 40 ans
Hélène Bidard, membre du CN en charge du féminisme et des droits des femmes (75), 36 ans 
Thibault Bize, secrétaire de la fédération du Doubs (25), 33 ans
Vincent Boivinet, membre du CN (33), 33 ans
Nicolas Bonnet-Oulaldj, président du groupe PCF – FG au Conseil de Paris (75), 43 ans
Caroline Brebant, adjointe au Maire de Saint-Maximin (60), 37 ans
Ian Brossat, adjoint à la Maire de Paris en charge du Logement (75), 37 ans
Nicolas Cossange, secrétaire de la fédération de l'Hérault (34), 32 ans
Raphaël Debu, secrétaire de la fédération du Rhône (75), 36 ans
Ismaël Dupont, secrétaire de la fédération du Finistère (29), 38 ans
Pierre Garzon, vice-président du conseil départemental du Val-de-Marne (94), 43 ans
Aurélien Guillot, secrétaire de la fédération d'Île-et-Vilaine (35), 35 ans
Florian Gulli, professeur de philosophie (25), 41 ans
Mina Idir, membre de la direction départementale du Vaucluse (84), 42 ans
Maud Jan-Brusson, dirigeante départementale de la Mayenne (53), 32 ans
Sebastien Laborde, secrétaire de la fédération de Gironde (33), 43 ans
Clara Laby, membre de la direction départementale du Nord (59), 22 ans
Cédric Lattuada, secrétaire de la fédération de la Marne (51), 43 ans 
Elsa Maillot, vice-présidente de la communauté d'agglomération du Grand Besançon (25), 32 ans
Céline Malaisé, Présidente du groupe FG à la région Île-de-France (75), membre du CEN, 38 ans
Pierre Miquel, secrétaire de la fédération du Puy-de-Dôme (63), 38 ans
Yannick Monnet, secrétaire de la fédération de l'Allier (03), 43 ans
Yannick Nadesan, président de la collectivité eau du bassin rennais (35), 34 ans
Frédéric Mellier, secrétaire de la section de Bordeaux (33), 45 ans
Sebastien Prat, secrétaire de la fédération du Cantal (15), 26 ans
Anne Sabourin, membre du CEN en charge des affaires européennes (75), 33 ans
Aymeric Seassau, secrétaire de la fédération de Loire Atlantique (44), 40 ans
Adrien Tiberti, secrétaire à l'organisation de la fédération de Paris (75), 36 ans
Bora Yilmaz, secrétaire de la fédération de Meurthe-et-Moselle (57), 38 ans
Igor Zamichiei, secrétaire de la fédération de Paris (75), membre du CEN en charge du projet, 32 ans

Comme nous y invite notre congrès, nous prenons ensemble la parole pour porter une haute ambition : poser les bases d'un communisme du XXI°siècle et révolutionner notre parti, sa stratégie, son organisation.

Cela implique de faire lucidement le bilan de nos difficultés pour les dépasser. Soyons francs : malgré toute l'énergie des militant.e.s et des élu.e.s communistes, malgré toutes les initiatives prises pour répondre aux intérêts populaires, notre parti perd pied dans la vie politique nationale. Notre recul de plusieurs centaines de milliers de voix aux dernières élections législatives et le caractère inaudible de nos décisions nous conduisent à une marginalisation que la recomposition politique en cours peut rendre durable. Comme une majorité de communistes, nous ne nous y résignons pas. Jeunes dirigeant.e.s et élu.e.s du PCF, nous sommes convaincu.e.s que notre parti peut et doit redevenir une force politique nationale influente au regard de l’évolution du monde. Nous n'avons pas toujours fait les mêmes choix stratégiques par le passé mais nous nourrissons ensemble de grandes ambitions pour le combat communiste. C'est le moment de notre propre révolution pour hisser le PCF à la hauteur des défis de notre temps. Il faut saisir ce moment car il ne reviendra pas.

A mesure que le capitalisme mondialisé et financiarisé semble écraser tout sur son passage, il génère dans le même mouvement des critiques et des aspirations toujours plus fortes pour son dépassement. La critique populaire progresse et la pensée de Marx retrouve une place dans la production intellectuelle. Dans nos travaux résident beaucoup de clés de compréhension et de solutions face aux impasses du système : l'égalité et la lutte des classes, rendues incontournables par l'aggravation des inégalités et l'accumulation sans précédent de richesses par une minorité ; l'écologie, à l'heure où le changement climatique enfanté par le mode de production capitaliste menace l'humanité ; la libération du travail du coût du capital et la sécurisation de l'emploi pour en finir avec le chômage, la précarité et la souffrance au travail qui ne cessent de progresser avec l'utilisation capitaliste de la révolution informationnelle. C’est sur tous ces enjeux qu’il nous faut travailler à ré-identifier le PCF.

Notre société y est prête. Le récent mouvement contre la loi travail, portant le mot d'ordre « on vaut mieux que ça », jusqu'aux luttes contre les ordonnances Macron ; la mobilisation des salarié.e.s de l'hopital public et des EHPAD pour que la qualité de leur travail soit respecté, le droit fondamental à la santé garanti et pour que notre société prenne soins de nos ainés ; la montée en puissance d'un mouvement féministe qui constitue un des plus puissants leviers pour l'égalité ; la mobilisation d'associations de solidarité et de tant de citoyens individuellement pour un accueil digne des migrants ; Et d'autre-part l'émergence d'initiatives comme les projets alternatifs à l'ubérisation des activités à l'image de coopcycle ; la création de coopératives ou la reprise de l'activité sous cette forme par les salarié.e.s dans de nombreux secteurs ; l'action de collectivités pour promouvoir le logement social ou pour une nouvelle maîtrise publique par le retour en régie publique de la gestion de l'eau. Et tant d'autres ! Avec les grandes conquêtes que constituent le droit du travail, la sécurité sociale et la fonction publique, toutes ces initiatives constituent autant de « morceaux de communisme » à faire grandir pour de nouvelles victoires au XXIe siècle.

Avec ces forces vives, une voie nouvelle, faite de combats offensifs et d’ambitions révolutionnaires pour la France se cherche. Contre le « tout État » et le « tout marché », visons l'appropriation par chacun.e des avoirs, des savoirs et des pouvoirs. Visons un nouveau mode production basé sur des critères de gestion sociaux et écologiques et sur une appropriation sociale des moyens de production. Visons le développement de services publics démocratisés et de promotion des communs. Pensons la combinaison des oppressions capitalistes, sexistes, racistes pour les surmonter. Visons l'émancipation culturelle qui brise le carcan des

identités. Visons un nouvel internationalisme, qui s'appuie sur la coopération des individus et des peuples pour un développement partagé et la paix. Ce communisme a de l’avenir si nous le prenons au sérieux.

Le prendre au sérieux, c’est passer à l’offensive politique. Passer à l’offensive, c’est relever d’importants défis stratégiques et organisationnels.

Nos difficultés stratégiques débouchent sur un gâchis d'énergie. Un doute se répand sur l’utilité de nos actions militantes. Nous avons souvent un coup de retard. Au lieu de subir un agenda, il s'agit de penser la manière dont chaque lutte, chaque initiative peut contribuer à nous faire progresser sur la base d’un cap politique national clair, d’objectifs réalistes mais ambitieux. Cessons d'opposer rassemblement et affirmation de notre parti. A l'approche des européennes, retenons la leçon des échéances présidentielles et législatives : chercher à rassembler sans affirmer nos idées et sans rapport de force revient à nous positionner comme une force d'appoint et conduit in fine à l'échec d'un rassemblement pourtant indispensable. Par ailleurs pensons- nous encore, qu'un rassemblement majoritaire est possible sans intervention populaire consciente de ses intérêts ? Le PCF a un rôle décisif à jouer pour aider à cette intervention par la mise en débat de propositions radicales et la construction d'espaces politiques ouverts, pluralistes, concentrés sur la production d’alternatives crédibles.

Conséquence organisationnelle : nous devons revaloriser la place des adhérent.e.s et des structures locales pour construire des réseaux d'actions à l'échelle nationale capables de déployer des campagnes politiques fortes, efficaces et visibles sur tout le territoire. Et tout à la fois, nous devons revaloriser le rôle de direction en perte de crédibilité. Cela implique d'utiliser le meilleur de ce que nous produisons comme pratiques militantes dans les quartiers et les campagnes, les lieux de travail, d'expérimenter, de tirer profit de la révolution numérique, de prendre appui sur nos actions de solidarités concrètes, sur les batailles de nos parlementaires et sur les avancées obtenues dans les collectivités que nous dirigeons. Cela implique une mise en commun nationale sans précédent, un renouvellement de notre communication politique et de profondes transformations de nos directions dont le bilan témoigne de dysfonctionnements entraînant des difficultés à produire positionnements, outils militants et initiatives nationales. Pourquoi ne sommes-nous pas, par exemple, capable de mener une campagne dans la durée ? Ou encore pourquoi ne nous donnons- nous pas tous les moyens d'une offensive médiatique pourtant plus indispensable que jamais ?

Dans le grand débat politique qui s’ouvre toutes les questions doivent être sur la table, sans céder aux tendances qui rétrécissent le débat et sans tabou aucun sur notre projet et notre stratégie jusqu'aux femmes et aux hommes qui se verront confier la tâche d'animer la nouvelle ambition qui sera fixée. Sans quoi nous nous serons payés de mots, en l’occurrence du beau mot de révolution. Notre parti est à un moment clé de son histoire. L'idée communiste, qui a été le moteur de l'engagement de génération de militants, frappe à la porte du XXIe siècle. C'est le moment d'en prendre pleinement la mesure, d'écrire un nouveau manifeste.

 

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16 février 2018 5 16 /02 /février /2018 09:11

 

Sur les épaules du prolétariat,

DU SALARIAT.

 

Publié une première fois le 12 février 2018

 

 

De la Révolution de 1848 à nos jours, les transformations sociales se sont effectuées « sur les épaules du salariat ». Les avancées des forces productives et de la civilisation, se sont faites sans qu’un pouvoir soit exercé directement  par les salariés, les producteurs, sans qu’une autogestion de la production et des échanges donne les pouvoirs aux salariés et à la population dans une alliance, pour une démocratie du « que, quoi, comment produire » les biens nécessaires à la vie humaine, et des institutions de la cité au sens large correspondantes.

 

In fine Le patronat des multinationales géantes plus puissantes que les Etats, est le grand organisateur du travail et des droits du travail, du marché et du mode de vie, au service de son drainage mondial des capitaux et de son renflouement permanent de la tendance à la baisse du taux de profit dans le mouvement de composition et recomposition du capital, l'accroissement du capital constant, la guerre économique et militaire qui s'en suit, et au détriment des besoins humains, "la paix, le pain et les roses". Et évidemment l'impérialisme le plus puissant comme chef d'orchestre. J'ai utilisé précédemment l’imparfait, mais évidemment, les avancées se font toujours sur les épaules du prolétariat, malgré les succès qu’il a pu obtenir par son action et ses alliances. On peut même dire que ses succès ont constitué des « paliers de progrès » qui demandent des efforts de dépassements permanents, mais contiennent aussi des arrêts relatifs et aussi des régressions dans lesquelles s’accumulent de nouvelles possibilités de transformation en santé. Cette accumulation constitue l’état présent de l’homme et de la société, dans leurs multiplicités, leurs différences et leur unité.

 

De la révolution bourgeoise à nos jours, le développement des forces productives et les luttes ouvrières permettaient ces avancées. Elles ne constituaient pas encore le libre développement de tous dans le travail et en dehors du travail c’est-à-dire dans et par une réduction possible du temps de travail et une abondance et une qualité productrice nécessaires à un travail devenu activité tout court et une activité libérée de la contrainte de la vente-achat de la force de travail et son aliénation. L’insuffisance quantitative et qualitative des forces productives constituaient  un rapport de force dans des rapports sociaux défavorables au dépassement des contradictions du type de processus d’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus), les hommes et leur culture d’un moment historique étant  inclus dans les forces productives. Les machines, éléments de même des forces productives en unité en tant que prolongement de leur corps. Il faut rappeler que le développement de l’intelligence humaine et le processus de la conscience qui en est induit, est issu du travail, du développement de la transformation de la nature par l’activité humaine, sa complexification et son autonomisation relative des conditions biologiques initiales. La nécessité est une réalité, mais une réalité en changement en fonction de l’évolution des capacités d’autocréation de l’homme et de l’humanité, donc de leur action concertée, du niveau de coopération de construction sociale.

 

Le XXIème siècle, l’état de la révolution scientifique et technique, la mondialisation numérisée pose la possibilité non plus d’une avancée « sur les épaules du prolétariat » mais une avancée d’un pouvoir prolétarien représentant la masse des populations, contre une classe détentrice d’un mouvement du capital et de sa suraccumulation paralysante du processus humain, le stérilisant.

 

Une classe en disparition-absorption finale par le prolétariat. Un processus humain inédit et ouvrant une ère nouvelle de l’humanité balayant la société de classe millénaire, et un développement de la personne impétueux, c’est la possibilité de l’humanité aujourd’hui.

Qui dit processus dit étapes : sécurité de l’emploi et de la formation, transformation révolutionnaire du crédit, de la création monétaire au service des besoins humains et développement et en complexification.

 

Pour qu’une société change de normes, c’est-à-dire dépasse les normes antécédentes dans de nouvelles normes, c’est-à-dire procède à une transformation qualitative répondant à l’accumulation quantitative de nouvelles conditions de production et d’échange, il faut que le besoin s’en fasse sentir dans toute la société.

L’apôtre Paul disait déjà, il y a deux siècles, ce n’est pas nouveau : la loi sans la foi est in-opérationnelle.

La coopération des ouvriers, cadres et ingénieurs est la base de la coopération de toute la société. Elle aboutit à une qualification généralisée de tous les producteurs et des échanges par la même occasion.

Cette coopération a besoin d’une direction, au sens propre du sens du mouvement, des mouvements à accomplir, de la société et des organismes qui l’animent : organisme au sens individuel, le corps-soi comme l’organisme collectif, du local au global en passant par les multiples et différentes entités qui constituent des organismes collectifs.

La mondialisation numérisée et les résidus actifs des moyens de production passés et historiques, au sens de leur causalité sur le présent et le futur, ouvrent de nouvelles possibilités.

Si tant est que loi et foi, outils et conviction, organisation et mentalités progressent dans le sens d’une révolution des normes.

 

La révolution est coincée entre deux mouvements des normes existantes : le mouvement de conservation de la droite et l’extrême droite qui procède à un mouvement de « changer tout dans la forme pour que rien ne change sur le fond » c’est-à-dire l’accumulation capitaliste,  et le mouvement gauchiste lui prétend changer « en allant directement au but », c’est-à-dire en sautant par-dessus les processus pour atteindre le but : c’est aussi tout changer pour que rien ne change, c’est un même mouvement s’opposant au mouvement réel de dépassement des normes antécédentes et de construction de nouvelles normes. La revendication d’abolir les traités européens immédiatement sans en créer les conditions politiques, économiques et sociales est un des exemples frappants de ce gauchisme. Le refus d’user de l’état existant de ces traités, à travers l’article 123.2 en est un autre exemple…

Se diriger vers ce que Berlinguer, dans ses tâtonnements, ses aller-retours inventifs et créatifs désignés par le « que, quoi, comment produire » en s’adressant aux ouvriers de la FIAT, est une des premières étincelles de changement de normes en santé dans le monde moderne.

Il faut des femmes et des hommes allant dans ce sens dans le mouvement politique aussi, évidemment.

C’est dire que le PCF, s’il veut gagner de nouveau une influence en santé sur et dans la société doit faire son bilan de son histoire passée et proche et se fixer des objectifs. Les dernières productions de publications par ses dirigeants sont loin de correspondre aux besoins de notre temps.

 

Les dites « couches moyennes » qui recoupent une part de l’ensemble du prolétariat, et le prolétariat le plus avancé au niveau de ses propres conquêtes qui contradictoirement peuvent se retourner en partie contre lui,  n’ont aucun intérêt concret à poursuivre une politique « sur les épaules du prolétariat » global, et entre autre sur plus le prolétariat "le moins avancé", politique qui n’ira pas bien loin et au contraire induit des régressions, au fur et à mesure que les contradiction du système d’échange A-M-A’ et  la suraccumulation-dévalorisation du capital atteignent un paroxysme, s’aggravent dans et par la progression de forces productives elles-mêmes, contradictoirement. Le temps de cette expérience est fini, il faut en prendre note, car à un plus haut niveau de développement, elles se prolétarisent, par l’effet de la politique libérale et par l’effet d’une évolution vers un dépassement du mode de production et d’échange A-M-A’, des forces contradictoires et de l’action humaine en santé sur l’état présent.

 

Une société vit sur des étages historiques des forces productrices, des plus anciennes encore actives aux nouvelles de la mondialisation capitaliste numérisées et dans le legs des cultures que ces forces productives lui ont transmis. Le mort saisit le vif. Le vif a besoins du mort, de l’accumulation mais ne peut la maintenir en l’état sou peine d’être absorber par le mort, de mourir. Ce en quoi l’accumulation capitaliste ne suffit pas à reproduire ka société, d’autant qu’elle appartient à un système obsolète à dépasser dans de nouvelles contradiction, mais dans une strate d’un niveau plus élevé correspondant à répondre aux besoins nouveau que crée le présent, en santé. L’échange humain n’est pas fait que de quantité, mais aussi de qualité en processus. La mesure en quantité « pure », c’est-à-dire en temps de travail moyen nécessaire à une production est obsolète. Le communisme abolit cette mesure. L’abolition de cette mesure passe par un processus historique de transformation-dépassement progressif et radical  des outils sociaux de l’échange capitaliste, son système financier, le crédit,  la création monétaire, dès maintenant *. La sécurisation de l’emploi et-ou de la formation est un outil de ce processus, dès maintenant. Un projet de loi a été déposé par les élus communistes, au cœur de la bataille contre les lois libérale de déconstruction du droit du travail. Les équipes politiques accompagnant le capital, celle de Sarkozy et de Macron en passant par celle de Hollande, comme toutes celles qui ont répondu aux contradictions aggravées du capital par l’austérité depuis les années 1960, ont conduit à une dissolution-rigidification de la société comme de ses lois-tendance du capital qui pèse de plus en plus sur la vie quotidienne et sur le la construction du devenir humain. Le droit du travail, il faut au contraire le transformer en santé, en progrès. Les réactions des organisations syndicales, aussi fortes qu’elles puissent se développer  ne peuvent avoir de débouché que sur un contenu de transformation opérationnelle, c’est-à-dire un contenu politique opérationnel, question posée au prochain congrès du PCF et à des responsables  aptes animer ce contenu.

 

Enfin, l'action humaine, ses acquis accumulés-ses activités présentes-leurs contacts entre elles et avec l'inconnu, constituant dialectiquement  l'unité du mouvement de l'humanité, partant du local, doit s'y ancrer mais non s'y cantonner. Les mesures transitoires ont besoin d'unité au sens d'une coopération dialectique, de la cité, la région, la nation historiquement constituée à dépasser, l'Europe, le Monde au sens des zones mondiales de développement déjà constituées et en constitution et en rassemblement-diversification du réel en mouvement.

 

Pierre Assante, lundi 12 février 2018

 

* Voir Site de la Revue Economie et Politique : http://www.economie-politique.org/

 

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