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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 10:10

 

Denis Durand

Conseil national du 2 juin 2018

 

Le débat, et la puissance des critiques venant de différents horizons sur le texte, montrent qu’on ne rassemblera pas les communistes, on ne regagnera pas leur confiance en recherchant des équilibres par des compromis sur un texte mais par un congrès qui affirme le Parti communiste dans le combat pour dépasser le capitalisme.

Il est vital que le congrès puisse répondre à la question de savoir si on poursuit une stratégie où la recherche d’une entente avec diverses forces réformistes ou populistes nous conduit à faire passer au second plan les idées communistes, même lorsque le contraire est écrit dans nos textes de congrès, ou si on mène notre bataille de rassemblement en considérant nos idées et notre force militante comme des atouts et non pas des handicaps.

La logique d’ensemble du texte ne le permet pas. Elle

propose en réalité de « franchir le pas », comme l’écrit la thèse 31, pour assumer dans la pratique la poursuite de la stratégie menée depuis 20 ans en balayant définitivement les résistances tenant au fait que cette façon d’abandonner le caractère révolutionnaire de notre combat ne convient pas aux communistes.

Par exemple, la première partie du texte est en profond décalage avec la gravité de la situation. La situation, c’est une aggravation extrêmement concrète de la crise systémique.

C’est une crise du système économique, c’est-à-dire des relations que les êtres humains entretiennent entre eux pour tirer de la nature les produits nécessaires à leur

existence mais pas seulement. C’est une crise du système écologique. C’est une crise politique et plus généralement du système anthroponomique, qui concerne la crise du patriarcat, la crise du travail, la crise morale et ses manifestations dans tous les domaines de la

vie intellectuelle et psychique.

Pierre Laurent a dit qu’il faudrait désigner les leviers dont on peut se saisir pour répondre à la crise par des solutions ouvrant la voie au dépassement du capitalisme.

C’est précisément ce que le texte ne fait pas. 

La commission n’a pas résolu ce problème en plaquant

un paragraphe sur la crise après ceux qui portent en termes généraux sur les méfaits du capitalisme et les différents aspects du monde plus juste que nous voulons. Il faut

donc réécrire profondément la première partie du texte.

Mais on ne résout pas non plus le problème si on ne modifie pas ce que dit le texte sur la stratégie, ou sur le parti.

Si vraiment c’est cela que doit dire le texte, alors notre texte doit montrer que le Parti communiste est une force capable d’agir de façon constante pour mettre en cause concrètement le pouvoir du capital. C’est-à-dire de contester les gestions patronales et la domination des

marchés financiers sur l’utilisation de l’argent. C’est ce que nous n’avons pas fait depuis 2008 malgré le terrain favorable offert par l’indignation des citoyens devant la crise financière. C’est ce que ne fait pas le projet de résolution Face au mépris du ¨Président, débattons, agissons

ensemble ! qui vient de nous être distribué : cela veut bien dire qu’il faut que ce congrès apporte un changement profond d’orientation politique. C’est tout l’enjeu de la proposition de mener une campagne permanente,

fondamentale, contre le coût du capital, non pas une campagne de plus mais un axe structurant de notre combat révolutionnaire. Mais cela concerne donc

directement les thèses sur la vie du Parti, en particulier sur la conception de la présence du Parti dans l’entreprise.

Du même point de vue, on ne réussira pas un

rassemblement politique majoritaire en laissant croire que les objectifs dont je viens de parler sont les mêmes

que ceux des autres forces avec lesquelles nous souhaitons nous allier  mais au contraire en menant de façon constructive et rigoureuse la confrontation

idéologique avec elles.

Tout cela signifie qu’introduire des fenêtres dans le texte

actuel ne suffira pas à résoudre le problème que le débat de ce matin a mis en évidence. Il faut une profonde réécriture et une nuit de travail de la commission n’y suffira pas.

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12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 08:13

"EN GUERRE", le film,

et

LE CONGRES 2018, 

pour vaincre.

 

Voilà un film qui résume bien nos limites actuelles: description de la dictature de l’argent et incapacité à y résister quelle que soit notre courage et notre volonté. Cette « photo » est à la fois un rassemblement de protestation et une impasse à dépasser la dictature de l’argent, qui est celle du capital. Est-ce aussi l'histoire d'une classe ouvrière relativement dépolitisée ?

 

Il y a plusieurs façons erronées de voir la réalité, et plusieurs façons d’être incapable d’agir en santé sur la réalité. Soit ne voir cette réalité que par l’expérience passée qu’on a eu de cette réalité, aussi riche qu’elle soit, soit voir la réalité du moment sans discerner le processus dans lequel elle s’est transformée et vers quoi il peut aller, du passé aux possibles en devenir, soit saisir le processus pour comprendre et agir en santé sur lui. La troisième solution est la bonne.

 

Le communisme est né des grandes concentrations ouvrières de main d’œuvre de la grande industrie mécanisée, sur la base des marchés nationaux. Il a pris acte de l’exploitation capitaliste par l’intermédiaire de la plus-value et a mené le combat pour récupérer la plus grande part possible dans le salaire direct et en salaire différé, services publics et usage de la réduction du temps de travail contraint.

 

La réalité dominante aujourd’hui est la mondialisation capitaliste numérisée. Il n’y a pas de description de la réalité de la mondialisation si l’on n’ajoute pas capitaliste. Cette mondialisation est basée sur l’exploitation capitaliste. Elle ouvre des champs immenses de développement mais sa gestion capitaliste de la numérisation aboutit à la désoccupation massive, bien plus massive que la révolution scientifique et technique sous la mécanisation pure, et la « charité » aux désoccupés. Le taux de chômage est un indicateur essentiel de l’état de la société capitaliste.

 

Cette mondialisation été abordée de différentes façons par les forces sociales et leurs représentants politiques en fonction des intérêts divers et-ou opposés de ces forces sociales et en fonction des transformations des moyens de production qui transforment le monde capitaliste. La droite a pesé de tout son poids pour tirer de cette évolution le plus grand taux de profit pour les monopoles internationaux. La sociale-démocratie a accompagné ce mouvement, de la rupture du programme commun jusqu’à aujourd’hui où cet accompagnement ne trouve plus de marges sociales, baisse tendancielle du taux de profit et suraccumulation dévalorisation du capital des rendant impraticables.

 

Le PCF et les communistes diversement organisés ont peiné soit à comprendre le mouvement de mondialisation pour le transformer, soit à trouver une place pour agir sur cette mondialisation en échappant à cet accompagnement. Le congrès de Martigues est caractéristique de cette difficulté : il décrit, mieux que d’autres congrès et d’autres partis, la mondialisation mais ne réussit pas à trouver une voie transformatrice du système, malgré les efforts des économistes communistes qui tirent le signal d’alarme depuis 1982 au moment du gouvernement Mitterrand, et même depuis les années 1970, sur les mesures à prendre pour ne pas faire de l’accompagnement et de l’échec.

 

En fait la question des communistes est « comment continuer à vivre », c’est-à-dire comment continuer à lutter contre l’exploitation et pour une société l’abolissant, dans une évolution du rapport de force mondial défavorable dont témoigne l’affaiblissement électoral continu et de la crise systémique aggravée et accélérée. Ce « cul entre deux chaises » est caractérisé par l’accompagnement de la politique sociale-démocrate de Jospin en faillite et se conclut par le soutien à Macron apporté par Robert Hue et la confusion politique et économique qui l’habite. C’est aussi la faillite sociale-démocrate incarnée en bout de course par Hollande, Valls qui se conclut par le coup d’état légal de Macron et d’adhésion totale à l’hyperlibéralisme et l’hyperprésidentialisme des groupes financiers mondiaux et leurs organisation patronales, MEDEF en tête et en crise aussi. Le frémissement des TPI et des ETM doit cependant nous donner à réfléchir positivement aux possibilités d’agir sur les contradictions économiques et gestionnaires du capital et de rassembler les exploités sur un projet de société de sortie progressive et radicale du système capitaliste. Ce n’est pas sans nous rappeler, dans des conditions cependant fort différentes, une société agricole ultra-majoritaire et un retard industriel de la Russie, l’orientation léniniste de la NEP. La « ligne juste » c’est toujours marcher sur le fil du rasoir sans tomber d’un côté ou d’un autre. Le comble de l’échec de la sociale-démocratie tient à la farce de la « démondialisation » de Montebourg ou le « revenu universel » d’incompensation charitable des effets de la crise sur les revenus salariaux de Hamon, repris par les sociaux-démocrates déguisés en révolutionnaires.

 

L’accompagnement social-démocrate pour survivre est illustré par la dissolution du PCI, et ses effets en bout de course, l’alliance populiste d’extrême droite et d’une représentation éclatée des couches moyennes et de la classe ouvrière dévoyée dans un sociétal impossible, représentation dans laquelle grandit la domination de cette extrême droite. Nous gardons l’appellation de communistes, mais, non la dissolution du parti, mais de son contenu, ce qui est quelque part la même chose,  nous guette.

 

L’incapacité de penser qu’il est possible de reconstruire le communisme dans la mondialisation capitaliste numérisée pour la transformer en mondialisation progressiste et la peur de cette incapacité est ce qui tient majoritairement aux tripes de la direction actuelle, aussi généreuse et honnête soit-elle. Dépasser cette peur est pourtant la solution pour survivre et enfin vivre. Il ne s’agit pas de choisir entre la sagesse et l’aventure, il s’agit de choisir la seule solution possible, la transformation possible du capitalisme mondialisé en société de coopération et de partage. C’est ça ou mourir, alors autant ne pas se suicider d’avance. Comme dans le film. Dur ce sera, dangereux ce sera, mais possible. Il n’y a pas de transformation progressiste dans l’histoire de l’humanité sans difficultés et dangers. D’autant que les dangers les plus grands pour la personne et l’humanité sont ceux que le capitalisme mondialisé, numérisé, nous fait vivre aujourd’hui. Ce n’est pas menacer des responsables communistes que de leur opposer à la liste des méfaits du capital, les solutions à la crise du capitalisme et le personnel politique capable de les mettre en pratique, c’est les aider sur le fond de leurs propres problèmes.

 

Le congrès doit acter des décisions en ce sens, c’est une façon pour les communistes de retrouver une boussole pour l’action transformatrice en santé de la société malade du capital, du flot de sa circulation qui emporte l’humanité et toutes ses activités vers la noyade. L’analyse de la crise du capitalisme et des solutions possibles à la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital doit être le début, la fin et le cœur de la base commune.

 

Les communistes, leur Parti, sont à la fois une pesanteur du passé et un avenir, ce qui explique à la fois son vieillissement et sa renaissance pour le moment relative et sous diverses formes à unifier. Unifier n’est pas rassembler sans contenu, mais définir un contenu pour rassembler, sans Dieu, sauveur ou tribun. La chute de Waldeck Rochet au profit d’une autre orientation, son rôle éminent dans le mouvement de 1968 et dans le mouvement communiste international, sa condamnation de l’intervention à Prague et sa tentative d’autres rapports internationaux ont été un moment charnière, mal négocié par ses successeurs.

 

Nous sommes à une nouvelle croisée des chemins avec des possibles exaltants, pour les vieux que nous sommes et pour la jeunesse qui nous rejoint.

 

Pierrot, mardi 12 juin 2018

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12 juin 2018 2 12 /06 /juin /2018 08:08

L’intervention d’André Chassaigne, au Conseil National du 3 juin 2018.

Sur la base commune pour le Congrès 2018

adoptée par :

Pour :49, Contre :26, ABS :16, Membre du CN 169.

 

Chers camarades, Un constat : nous construisons ce Congrès dans la continuité de choix politiques et stratégiques marqués du sceau de l’échec. Si mon appréciation est ainsi sévère c’est au regard de ce qu’ont produit ces choix : - Un effacement sans précédent de notre force politique. - Un effacement militant des communistes eux-même, qui ne savent plus quelle est la ligne de conduite de notre Parti et de sa direction nationale. En perte de confiance, ils s’impliquent très peu dans la préparation de ce Congrès. - Un effacement durable des valeurs et combats de la gauche, stérilisant toute construction d’une alternative sociale et politique antilibérale cohérente et respectueuse des forces. Si mon jugement est aussi sévère, c’est aussi parce que nos décisions ont été prises dans des conditions que nous devons clairement rejeter. Trop souvent par défaut, sur le fondement d’une analyse faussée des rapports de force en jeu, et toujours au final avec fébrilité après des mois de tergiversation. Notre décision et notre résignation nous ont conduit à un effacement du champ politique national. Un effacement volontaire et présenté comme stratégique. Bien loin de favoriser la construction de rassemblements majoritaires, enjeu très majoritairement partagé Congrès après Congrès, cette démarche de repli a nourri nos propres faiblesses et a rendu plus difficile encore la construction de rassemblements qui font évoluer les consciences et les rapports de force, des luttes jusqu’aux institutions. Il y en a malheureusement quasiment pas trace de ce bilan partagé par les communistes dans la version du texte qui nous est soumis aujourd’hui. Des aménagements à la marge ne suffirait pas à me le faire accepter, fenêtres ou pas. C’est sur la base de ce constat critique que nous nous devons d’exprimer clairement, l’enjeu de fond qui devrait guider notre Congrès « extraordinaire » : faisons-nous le choix de la continuité dans une pratique du coup par coup, dans une stratégie incompréhensible, et dans le manque d’ambition et d’incarnation ? Ou construisons-nous collectivement la voie d’un renouvellement politique profond de notre organisation, à même de renforcer notre influence et notre place au sein d’un rassemblement efficace pour notre peuple ? Si nous faisant, comme je le souhaite, le choix collectif d’un profond renouvellement il ne faut pas tomber dans un premier écueil : passer son temps dans le simple aménagement d’un texte visant à une synthèse politique et d’équilibres personnels, aussi artificielle que trompeuse, et tout sauf opérationnelle. Le cœur de notre Congrès , de sa préparation à son aboutissement doit être la mise en mouvement des communistes , au plus près des gens, en dégageant des campagnes d’action contre un capitalisme triomphant et un pouvoir libéral assumé. Pour que notre force soit dès demain en capacité de faire progresser d’autres idées dans les consciences, et d’autre choix dans les élections, il faut commencer par mener ce travail de fond et de terrain à travers des campagnes à la fois conduites dans la durée et incarnées dans le Parti. Je pense notamment à la bataille de fond contre les coûts et les gâchis sans précédent du capital, ciblant l’énormité des sommes qui partent dans l’évasion fiscale et l’engraissement des financiers. Çà aurait dû être, ce doit être, le cœur de notre bataille idéologique pour que le plus grand nombre comprenne que le sursaut social et écologique dont l’humanité a besoin, ne peut passer que par un combat déterminé contre le système capitaliste. Mais pour impulser cette remise en mouvement des communistes, le renouvellement de celles et ceux qui dirigent, représentent et incarnent notre Parti m’apparaît indispensable. Nos camarades attendent un signe fort en ce sens. Ils ne se satisferont pas d’un Congrès conduisant à rejoindre pour les 3 ans supplémentaires, le même rôle que ces dernières années. c’est aujourd’hui que se décide l’avenir de notre force, comme force vivante, capable d’audace et de novation. Comme nous pouvons le voir au niveau de nos groupes parlementaires renouvelés, mais aussi dans nos fédérations et nos sections, notre Parti dispose de toutes les ressources, expériences et volontés nécessaires à son renouvellement. Ne nous cachons donc ni derrière le paravent du « jeunisme », ni derrière celui de l’inexpérience supposée, pour maintenir le statu quo. Je le redis : pour que notre Parti redevienne vraiment un outil efficace de rassemblement populaire et politique, dans lequel les travailleurs et les plus modestes se reconnaissent, il faut que les communistes soient en mouvement, au contact direct de la population. Or, nous le savons : si des milliers de communistes ne participent plus à la vie même de leur mouvement, par dépit ou résignation, c’est faute de percevoir la démarche stratégique et l’impulsion politique portées nationalement par leurs représentants. Pour pouvoir compter sur cette capacité d’action concrète et de conviction, si spécifique à notre organisation malgré ses difficultés, il faut être suffisamment confiant dans l’avenir et l’utilité de notre Parti. Oui, croire en notre Parti. Et si nous y croyons, il faut lui donner dès maintenant une nouvelle impulsion qui ne soit pas du bricolage.

 

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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 09:17

 

CONGRES ET BASE COMMUNE

 

Ne pouvant assister à cette réunion du 20 juin 2018 de préparation du 38ème Congrès du PCF, mon Parti depuis 55 ans, et m’en excusant je vous propose cette réflexion, parmi les vôtres.

La décision de congrès extraordinaire des communistes n’est pas tombée du ciel.

Elle répond à la difficulté du Parti, face à une crise de la société, qui s’aggrave et s’accélère, et de ses effets sur les salariés et la population, d’analyser les causes, c’est-à-dire le fonctionnement propre du capitalisme mondialisé et numérisé, et de trouver et proposer des solutions à cette crise.

C’est certes difficile, mais un candidat communiste aux élections Européennes devra à la fois dénoncer les méfaits et énoncer les besoins sociaux à satisfaire, emploi et production en tête, mais aussi faire en sorte que son exposé n’apparaisse pas comme une liste de revendications sans moyens pour les rendre réalisables.  Et il devra faire le lien entre les luttes en cours et l’avancée des idées radicales et progressives de transformation sociale dans l’avancée des luttes. Le chemin des idées allant de pair avec les luttes sans quoi les luttes se trouvent à un moment donné devant une impasse et les déceptions et les abandons deviennent sans cesse plus profonds, laissant libre cours aux aventures les plus dangereuses.

Le bilan des méfaits du système, et des besoins insatisfaits de l’humain d’abord, est un travail tout à fait nécessaire. Mais il est sans effet s’il n’est pas suivi et même précédé d’une vision d’ensemble de la logique du système. Cette absence de vision d’ensemble est ce qui favorise, de droite comme de gauche, la montée des hommes providentiels sur lesquels se reposer successivement pour assister au miracle sauveur attendu en vain.

Les solutions, leurs ébauche et leur approfondissement que la commission économique du parti propose et soutient contiennent l’armature d’un programme de transformations sociale progressiste.

Il est stupéfiant dans le contexte actuel de la crise du capital, de son aggravation, de son accélération,  que ces solutions n’apparaissent pas dans le document de préparation du congrès sinon comme des points parmi d’autres sans liens ni entre eux ni avec une logique de transformation sociale progressiste. Le traitement que subissent les salariés dans les entreprises, l'indifférence du capital à leur égard, le seul critère de rentabilité du capital, l'abandon du lien entre besoins sociaux et production devraient nous pousser impétueusement à une logique globale dans nos analyses, nos décisions, nos actions, et cette logique devrait être inscrite dans la base commune.  Dans notre section plusieurs séances de formations ont été effectuées en soirées et en matinées durant lesquelles nous avons essayé de démonter le fonctionnement du système social dans lequel nous vivons, ses tares et ses limites, l’aggravation de la crise du système et de la disparition des marges sociale-démocrates d’accompagnement de la crise, et les raisons qui provoquent la crise, et les chemins, le processus long mais déterminé à entamer pour y répondre en santé, de façon progressiste.

Il est évident que dans une seule intervention aujourd’hui, on ne peut résumer ces questions. En même temps si le conseil national du parti qui vient d’avoir lieu a recueilli une forte opposition et abstention au texte dit commun proposé pour le débat du congrès, ce n’est pas un hasard (49 voix pour sur 91 votants et sur 159 membres du CN).

Je ne fais que citer pour aller vite les points à expliquer et approfondir et non à saupoudrer dans un texte comme des ajouts sans lien entre eux : c’est le contenu des propositions de la commission économique sur la BCE, la loi SEF, les fonds régionaux, nationaux, européens, les DTS en réponse à la domination du dollar, le crédit progressif, les droits nouveaux du travail allant dans le sens d’une démocratie du « que, comment produire » pour mettre en cohérence l’homme producteur, ses besoins et ceux de toute la société qui est au cœur d’une politique de changement progressiste. Il n’y aura pas de changement en santé sociale, progressiste, sans ce contenu.

Je soutiens la démarche des camarades du conseil national qui demandent une refonte profonde du texte sur la base de ces remarques et non un ajout d’encadrés qui ajoutent à une incohérence et à la confusion dans laquelle nous et la société nous trouvons. Je souhaite que notre section fasse majoritairement de même. Un texte de congres ce n’est pas rien, c’est ce qui va servir de points de repères aux militants communistes et à la direction de leur parti.

Nous recommençons à citer Marx comme philosophe mais c’est oublier que Marx a essentiellement poursuivi son engagement militant par ses recherches sur l’économie pour et dans le mouvement ouvrier, sans abandonner ses premières recherches. Paul Boccara parmi d’autres a poursuivi et la commission économique du parti continue ce travail, outil essentiel pour les interventions des communistes dans la crise et les solutions à la crise.

Pierrot Assante, Samedi 9 juin 2018

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 06:58

LE MOT ET LA PHRASE.

LA MEMOIRE VOLONTAIRE.

 

En 1968, un camarade résistant, déporté, puis gestionnaire du pays avec un ministre communiste, m’a appris ce que c’est que l’autonomie relative des idées par rapport aux conditions [matérielles] dans lesquelles elles sont nées (voir note 1). Essentiel. Cela m’a ouvert un rapport très différent avec l’étude de Marx et avec le « militantisme ».

J’ai appris avec un autre penseur, dont j'ai suivi les cours en auditeur libre et les activités scientifiques, après avoir pris ma retraite professionnelle, Yves Schwartz, ce que c’est que la déadhérence conceptuelle, développement et approfondissement du concept précédent.

Pour schématiser : La capacité de construction interne du cerveau à partir d'une autonomie relative par rapport à la réalité "extérieure", aux sensations, perceptions passées, et leur mise en relation mentale.

Deux catégories du même ordre. Essentielles. Pour agir sur notre propre vie, dans notre relation avec la société et la résolution des contradictions contenues dans notre reproduction élargie, sociale qui est notre milieu humain.

Je les en remercie.

Dans l’état de la reproduction « matérielle et morale » de l’humanité dans le CMMNI (voir note 2), ses techniques et leurs cultures éclatées, cela repose ces questions :

Le développement des systèmes de concepts et des catégories de l’enfant à l’adulte.

Le langage, le mot, la phrase, le livre et la lecture.

La pluridisciplinarité et la chronologie dans l’enseignement familial et primaire pour la formation de la pensée.

L’observation superficielle, son approfondissement et les contradictions entre l’acquis et les possibles différents.

La normalisation, la dénormalisation, la renormalisation  à partir de la masse des possibles qui se découvrent à chaque pas de la vie et des chemins de la connaissance.

La reconstitution d’une pensée synthétique aujourd’hui dominée par le structuralisme parcelliseur de cette culture du CMMIN riche, mais à dépasser, comme le système dont il est constituant en mouvement.

Pierre Assante, 6 juin 2018.

Notes.

1. "Les idées, lorsqu'elles s'emparent des masses deviennent une force matérielle" (K. Marx). La pensée est comme tout mouvement et tout existant, un mouvement de la matière. Dans le cas de la pensée, c'est un mouvement mental, cérébral, électro-chimique, du corps-soi, le corps humain dans sa relation sociale. La matière existe indépendamment de notre conscience de son existence qui en est un produit. La pensée est un produit de la nature, de son évolution, de l'évolution de la vie, de sa complexification-condensation.

2. J'ai "fait mes écoles" de militant dans les années 1960, entre autre,  auprès d'ouvriers très spécialisés, ceux des Moteurs Baudoin par exemple,  et de leurs luttes et interventions sur et dans l'entreprise qui ont vu dans les années 1970 l'introduction de la numérisation et leur dépossession de leur haute qualification en même temps que leur dépossession relative mais effective des conquêtes de la Libération en matière d'intervention ouvrière, malgré les lois postérieures successives qui auraient pu les approfondir dans un autre contexte économico-historique. Comment imaginer que cela n'ait pas eu d'effet sur l'organisation politique du salariat et le besoin aujourd'hui de renouer avec cette intervention du salariat en période d'accélération et d'aggravation de la crise générale du capitalisme, aujourd'hui du CMMNIgF (Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé, il faut ajouter globalement Financiarisé). Voir l'article de Denis Durand sur la loi PACTE. Voir aussi les analyses et rappels historiques de René Merle sur les débats dans la formation et le développement du mouvement ouvrier.

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5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 07:05

Changer le mode de production c’est changer en santé la qualité de la croissance

dans un mÊme mouvement.

On ne peut pas vivre au jour le jour sans se poser ces questions et surtout sans y répondre de manière solidaire, en santé, objective et subjective, en unité.

 

Le système dans lequel nous vivons est en contradiction avec lui-même. Il se mutile lui-même avec les conséquences que l’on sait : sa crise et ses effets nocifs sur les humains.

Il s’agit aujourd’hui, pour la France, l’Europe, le monde, pour toutes les communautés humaines et la personne humaine, d’aller vers un autre mode de production échappant progressivement à la suraccumulation du capital, c’est-à-dire à une croissance aveugle de ses propres conséquences.

 

La qualité du mode de croissance, une croissance en qualité compatible avec le mouvement de la vie humaine et le mouvement de la nature, dépendent mutuellement du mode de production.

 

On ne transforme pas une imbrication aussi complexe d’une mondialisation humaine numérique par de l’ébullition violente, mais par évaporation progressive transformant l’état des choses, à l’image de la transformation progressive de l’eau en vapeur, métaphore dialectique d’une transformation qualitative et progressiste de « l’état de la matière sociale ».

 

Il s’agit de détourner progressivement le besoin du capital de profit immédiat et son besoin de guerre économique et militaire, par une loi de sécurisation de l’emploi et de la formation, une régulation de la finance, du crédit, de la production monétaire, des organismes de gestion régionaux et mondiaux de l’accumulation Argent-Marchandise-Argent plus (le A-M-A’ de « Le Capital » de Marx décrivant le capital) en Fonds de développement et de coopération. Il s’agit de s’attaquer à la suraccumulation-dévalorisation du capital qui découle de l’état actuel de l’organisation sociale et de son mode de production et d’échange, en contradiction avec la mise en qualité en santé du processus humain.

 

Il n’y a pas d’écologie, d’ergologie, d’économie, abouties, efficaces, opérationnelles, de modes de pensées mettant en santé le processus humain dans la nature sans transformation du mode de production et d'échange en santé. Transformer le mode de production et d’échange et s’attaquer à une gestion en santé des activités humaines, dans leur milieu naturel et social, dans leur multiplicité et leurs diversités sont un même mouvement.

 

On ne peut pas vivre au jour le jour sans se poser ces questions et surtout sans y répondre de manière solidaire, en santé, objective et subjective, en unité, sinon à s’enfoncer dans la crise de la société humaine et ses menaçantes conséquences.

 

Pierre Assante, 5 juin 2018

 

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4 juin 2018 1 04 /06 /juin /2018 16:36

LE PROJET DE LOI PACTE

fait partie de l’offensive d’Emmanuel Macron pour plier la société française aux exigences des multinationales 

 

Entreprise,
le retour des critères de gestion

 
« L’entreprise, ça ne peut pas être simplement le rassemblement des actionnaires … L’entreprise est un lieu où des femmes et des hommes sont engagés. Certains apportent du capital, d’autres du travail. Je veux qu’on réforme la philosophie qui est la nôtre de ce qu’est l’entreprise », déclarait le président de la République en octobre dernier. Derrière ce propos dans l’air du temps, le projet de loi PACTE fait partie de l’offensive d’Emmanuel Macron pour plier la société française aux exigences des multinationales et des marchés financiers. Une alternative existe : la conquête effective de nouveaux pouvoirs des salariés sur la gestion de l’entreprise et sur l’utilisation de l’argent, avec de nouveaux critères.

C’est ce que montre le dossier à paraître dans le prochain numéro d’Economie et politique que nous vous proposons de consulter en avant-première.
 
 
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4 juin 2018 1 04 /06 /juin /2018 07:41
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Informations

sur le master d’ERGOLOGIE

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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 08:27

Publié une première fois le 24/05/2018.

Les péripéties qui ont suivi depuis, 

ne changent pas grand chose

au sens de l'événement

 

Italie : « l’alliance » Lega - 5 stelle :

 

 Contre ces "combinazione", UNIR sur des objectifs transformateurs et les luttes pour les atteindre.

 

Lorsqu’un un évènement historique semble se répéter, on dit " la première fois c'est une tragédie, la deuxième c'est une farce...", mais c'est quand même aussi une tragédie...

Cette alliance Lega-5stelle a idéologiquement quelque chose, un relent, du traité de Munich qui consacrait la soumission de l’argent en 1938 à l’hégémonie d’Hitler (Mussolini ayant précédé l’essai) et par son intermédiaire, du capital allemand sur l’Europe. Il s'agit aujourd'hui d'un capital mondialisé, financiarisé (1).

Ne trouvez-vous pas ????

Exagéré ????

Cet évènement dépasse la nation italienne. Le discours de cette alliance italienne Lega-5stelle est de remettre en cause les traités européens que rejettent aujourd’hui une grande partie des italiens, plus qu’ici, ayant pourtant été auparavant européiste bien plus qu’ici. C’est le chemin ordinaire des déceptions…

Mais Il ne s’agit pas pour cette alliance de prendre des mesures sur la dictature de l’argent, contre la guerre économique et politique du capital, au niveau national comme au niveau européen, il s’agit d’une course au pouvoir tout court en s’appuyant sur cette dictature. Certes, des contradictions existent entre ce que représente un pouvoir de l’argent dans telle ou telle nation. Le nationalisme économique grand-US de Trump et consort qui ne rencontre pas une grande riposte, le montre : l’alliance militaire atlantiste se poursuit. Ces contradictions ne vont pas jusqu’à remettre en cause un système qui favorise cette dictature de l’argent et du dollar.

Depuis 1945, il y a eu des conquêtes sociales majeures, mais l’hégémonie c’est déplacée, confirmée à celle du capital des USA, malgré un affaiblissement relatif datant déjà de quelques décennies et une crise qui rendent leur pouvoir économique et militaire plus agressif en particulier ces derniers mois.

Au contraire, le type d'alliance Lega-5stelle en divisant les peuples européens, et les pauvres, et en les faisant s’affronter sur la ligne de la guerre économique, c’est la relative accalmie de la guerre et le temps de paix relatif du marché européen dans les conditions d’avant les crise de 1973 et aggravée de 2008-2009, qui est menacée, plus que menacée : la paix relative de l’Europe peut de rompre.

Il y a d'ailleurs à terme un gros risque que La Lega mange et digère le "mouvement" 5stelle, c'est ce que fait l'extrême droite en général dans cette sorte d'alliance en rejetant à posteriori les difficultés sur l'allié et l'éliminer, et pour progresser seule.

C'est le pari "sbagliatto" mutuel lega/5stelle ???

Espérons qu'un échec éventuel de cet attelage hétéroclite ouvre la voie à un rassemblement plus démocratique.

Et surtout sur des solutions pour sortir de la crise économique, du chômage en Italie comme ici etc...

Il est une chose indispensable à retenir : un trait commun aux fascismes, nazisme, et plus généralement à l’extrême-droite, c’est la haine de l’ouvrier lorsqu’il se met à refuser d’être soumis, et surtout s’il a conquis des droits du travail, salaire, temps de travail, conditions de travail qu’il défend, et qui "risquent", pour le patronat monopoliste mondial, le capital, d’être un « mauvais exemple » pour les autres salariés en tirant l’ensemble du salariat vers le haut, et pourquoi pas vers son émancipation du système en le dépassant en santé et en progrès.

L’usage de la création monétaire par la BCE et la création de fonds de développement, l’usage de l’article 123.2 du traité européen pour les besoins sociaux en attendant d’en changer, une loi pour la sécurité d’emploi et de formation au long de la vie, voilà de quoi, entre autre, unir les protestations et les luttes, en Italie, en France, dans toute l’Europe.

Pierre Assante, jeudi 24 mai 2018

(1)  le CMMNI, Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé (Voir articles précédents).

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 09:43

Publié une première fois le 17/05/2018

DIALECTIQUE. Crise, sciences, idées et société.

 

Nous sommes dans une période de crise de croissance de l’humanité.

Comme toute crise de croissance elle comporte des limites à dépasser, des potentialités, des réserves d’alternatives  pour le faire.

Un des thèmes à combattre, développé dans toute période de crise de croissance est l’idée qu’il devient impossible de dépasser les limites du moment historique de la crise.

Cette idée repose sur une vision non dialectique de la crise et du processus humain et naturel : dans l’esprit de ceux qui développent l’idée de limites infranchissables il y a les penseurs, les politiques, les économistes qui n’envisagent les transformations sociales uniquement que dans le cadre du système existant, sans penser à une transformation qualitative dans laquelle le processus trouverait d’autres conditions de développement. Dans nos rencontres de formation, nous étudierons quelques thèses de quelques chercheurs et philosophes actuels.

 

L’intégration consensuelle au système, les avantages intellectuels et physiques que l’on trouve à cette intégration est une des raisons majeures à  l’incapacité de penser un autre système.

Des scientifiques de grandes qualités, dont les travaux apportent de grands progrès à la connaissance, sont eux-mêmes pris, non dans un doute naturel pour tout chercheur, mais par une crise existentielle liée au structuralisme de leur démarche, c’est-à-dire au morcellement des connaissances qu’ils font progresser séparément, et l’incapacité de synthèse qui en découle.

La période historique participe à ce structuralisme et à ce découpage sans synthèse des progrès du savoir et du savoir-faire si l’on en vient aux techniques et culture du travail et de la production des biens.

 

Comme dans la Renaissance, au XV-XVIèmes siècles, besoin est d’une révolution non copernicienne mais galiléenne, à la fois économique, scientifique, politique.

Une telle révolution est aujourd’hui encore plus complexe. Les avancées dans le domaine de la physique, par exemple, de l’astrophysique, des particules, de la « composition et des propriétés » de la nature n’ont jamais été autant approfondies mais en même temps cet approfondissement révèle la difficulté de mise en contact et en cohérence de ces avancées profondes, dispersées, et géniales en même temps.

 

Il n’est pas étonnant que la dispersion et l’approfondissement des savoirs, conjointement et paradoxalement, provoquent une grande confusion dans la pensée philosophique, un « retour » à la religiosité concomitant, un rejet des luttes sociales qui apparaissent à des « savants » comme un palliatif aux convulsions de la crise, alors qu’elles en sont la solution. Il est difficile pour un esprit non rationnel mais rationaliste d’imaginer des chemins à emprunter sans avoir une idée précise du but à atteindre. C’est pourtant la base de la science.

 

Le débordement structuraliste dans la littérature scientifique pose le problème d'une lecture à la fois attentive, humble et modeste mais critique, dans les limites de nos propres savoirs personnels... et de préférence coopérative, ce qui n'est pas trop dans l'air du temps. Les ego surdimensionnés et l'organisation du travail capitaliste parcellisée, guerre du profit oblige, vont de pair et n'aident en rien .

 

Une référence, "Matérialisme et empiriocriticisme", ouvrage qui date certes, mais exemple de travail de  synthétisation dans une période de grand débat scientifique du début du XXème siècle.

 

Le but à atteindre, c’est la poursuite du processus humain, du processus de l’humanité. Et pour cela, d’en assurer la santé, d’empêcher un trop grand déséquilibre dans son développement, provoquant la chute.

Sans transition, car la question été développée ici, le « frein » structurel c’est la suraccumulation-dévalorisation du capital, propre au système d’échange et de production capitaliste, qui, tout en ayant été un moteur du développement humain, touche à la fin de sa force propulsive. Le système est devenu un frein et un blocage au développement, à la croissance de l’humanité, à la transformation qualitative de cette croissance, qualité indispensable à la quantité, laquelle devient mortelle sans la qualité. 

 

Comme Marx disait il s’agit d’une croissance qui comporte une condensation des propriétés et de leur mouvement, l'informationnalisation numérique mondialisée en donne une idée mécanique, le développement du cerveau de l’enfant une idée plus dialectique.

 

Il s’agit de passer à une vision  sociale du processus de l’humanité en santé.

 

Le marxisme non dogmatique, l’action politique sur la base d’un marxisme non dogmatique peut concourir, être l’outil, à un développement qualitatif de sortie de crise et de processus à la fois continu et nouveau.

 

Les solutions des économistes marxistes ne sont pas un supplément à la « solution générale » de la crise, mais sont un remède central. 

 

La somme des activités humaines, y compris le processus de conscience de l’humanité, dépendent des moyens  « matériels et moraux », économiques, toujours en dernière instance, qui leur sont donnés. Ce n’est pas un prédicat, mais une conclusion pratique aux observations et aux actions humaines qui en découlent, au quotidien de la survie, et au-delà, à toute interrogation nécessaire à la poursuite de cette survie.

 

Autant se servir de cet outil précieux.

 

Pierre Assante, jeudi 17 mai 2018

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1 juin 2018 5 01 /06 /juin /2018 06:14

 

Parti Communiste Français « light » ou

Renaissance à partir de la

crise généralisée du capital.

Le rassemblement des idées

sur un socle

vital

 

CONGRES. Richesse d'idées, dispersions, régression, rassemblement des idées.

Nous vivons une période historique, un moment de l’humanité plein de richesses d’idées, mais aussi de dispersion des idées, et de régression des idées, le tout en même temps, les choses étant liées.

Rassembler les idées sans en tuer la diversité est de la plus grande urgence. Et surtout sans « revenir aux fondamentaux », ce qui voudrait dire devenir les gardiens du temple, mais faire croître au contraire la pensée et sa diversité sur le socle que sont la production et l’échange, sans lesquels il n’y a pas de vie possible, socle qui disparaît dans la dispersion et l’éclatement des idées, menaçant et les idées et la vie.

La dispersion et la réponse à la dispersion, c’est-à-dire le rassemblement des idées sur un socle vital passe par le combat visant à dépasser ce qui favorise la dispersion : le mode de production et d’échange dans l’accumulation capitaliste et sa distance des besoins sociaux, accumulation capitaliste élément de progrès il fut un temps de l’humanité et aujourd’hui entrave à une pensée et une activité libre.

Cela pose la question d’un rassemblement capable de favoriser les idées, de se « débarrasser du temple » et de renouer avec un socle vital de reproduction élargie de l’espèce, de sa culture. C’est à ces conditions que la révolution scientifique et technique numérique, pas seulement numérique mais généralisée, la rapidité de la transformation de la société pourront être bénéfiques. Le dogme du profit contre le développement libre de la personne, hors des hiérarchies traditionnelles, d’une part, et le dogme d’un marxisme figé et réduit à une vision historique limitée d’autre part, font partie tous deux du temple.

Aujourd’hui le temple craque, mais rien n’apparait de neuf et de suffisamment développé tendant à se substituer à son despotisme. C’est au contraire un affaiblissement d’une logique et d’une synthèse d’ensemble du mouvement de la société qui se développe, y compris dans ce qui se veut le plus progressiste.

La cohésion apportée dans la vie publique en France, en Italie et ailleurs a reposé pendant des décennies sur la présence et l’action de partis communistes, en particulier dans les cités populaires et dans le communisme municipal, dont la disparition relative mais effective favorise des modes de pensée archaïques dont la jeunesse en crise du mode capitaliste fait les frais. Les dogmatismes religieux en sont une des manifestations.

Une refondation du PCF est à l’ordre du jour répondant aux aventures politiques qui se veulent modernistes mais qui ne sont qu’un avatar des despotismes passés et présents : un petit Parti Communiste Français « light » ou une grande Renaissance à partir de la crise généralisée du capital, son aggravation et son accélération, et des analyses et propositions de la Commission Economique et des thèses de Paul Boccara, pensée riche, mouvante et cohérente. Tel est la problématique qui se pose pour  la préparation du congrès dit extraordinaire et qui pour le moment ne pose qu’un bilan des méfaits de la crise et de la politique d’accompagnement de l’aggravation de la crise par le pouvoir actuel.

Il y a de magnifiques luttes dans tous les domaines, mais il n’y a pas pour le moment une réponse communiste au rassemblement de ces luttes sur un objectif de transformation sociale concret.

Modifier l’objectif, la visée actuelle de la direction du Parti, juste dans le détail, mais inexistante dans la synthèse est le l’ordre d’un débat général des communistes sur la crise, en lien avec les luttes des salariés et les luttes populaires en général.

Pierre Assante, 31 mai 2018

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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 16:20

 

5 MILLIARDS D’ANNEES.

Un tout petit dilemme.

 

L’univers qui nous apparait, dans nos yeux et nos sens, et dans nos merveilleuses machines à voir loin, a 13 milliards d’années nous dit-on.

Un petit astre de cet univers a 5 milliards d’années et a encore 5 autres milliards d’années à exister, peut-être, et une planète de cet astre abrite un minuscule mouvement de cet univers qui s’est auto-nommé dans une langue parmi d’autres de cet univers : humanité.

Là, à cet instant-devenir du moment-totalité , il est question qu’elle poursuive ce mouvement qui lui fait distinguer de mieux en mieux le mouvement de l’univers visible par ses merveilleuses machines, et dans ce mouvement de l’univers, son propre mouvement. Mais un tout petit problème dans les échanges qu’elle entretien entre ses éléments pour se reproduire de façon élargie, la menace d’extinction : sa façon d’accumuler entre en contradiction avec ses besoins d’accumulation.

Changer sa façon d’accumuler ? Ce tout petit mouvement dans l’univers est à la fois infime et essentiel comme tout mouvement de l’univers.

Oui, changer sa façon d’accumuler, hors de l’échange  A-M-A’ c’est possible, encore faut-il vouloir le faire. Ceux qui pourraient le vouloir n’en ont pas la force et ceux qui en ont la force ne veulent pas.

Tout petit dilemme dans l’univers.

Comment pouvoir ?

Pierrot, 31 mai 2018

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30 mai 2018 3 30 /05 /mai /2018 07:50

REPARER EN VOL UNE SOCIETE PRETE A EXPLOSER

et la situation italienne.

Un effondrement du despotisme de la commission de L’union Européenne, sans la construction d’une autre cohérence répondant aux besoins sociaux des peuples européens, dans les besoins sociaux des peuples du monde, serait un recul de civilisation sans aucune mesure avec la chute d’un Empire antique.

L’intrication et la complexité mondiale du système productif et des échanges sont telles, qu’il est absolument exclu de repartir de zéro, comme des nations et l’humanité ont pu le faire dans une économie agricole primitive, ce qui n’était déjà plus le cas pour la révolution russe et son développement, puis son abandon dramatique de la NEP, puisqu’il existait déjà des industries, très concentrées et des capitaux, en grande partie internationaux, occidentaux.

La production est la base de la vie de la personne dans la société. Les producteurs en sont le centre.

La situation italienne, politique et économique montre à quel point est fragile « l'équilibre » de nos sociétés et l’organisation de nos vies. La situation italienne n’est pas exceptionnelle, elle guette et est déjà en œuvre dans la France, l’Europe, le Monde.

Notre société et la circulation mondiale du capital du CMMNI sont comme un avion supersonique qu’il faille réparer en vol. Il ne s’agit donc pas de casser la circulation mais de la rendre radicalement aux besoins humains, en quantité et en qualité, seule façon de poursuivre la course de l’humanité et de développer la société et la personne humaines.

La commission économique du PCF, s’évertue à proposer des solutions pour cette réparation, loi SEF, création monétaire, Fonds de développement, crédits sélectifs, DTS, droits du travail, coopération des grandes zones mondiales de développement etc.

Le rassemblement de protestation sans contenu est une illusion, plus dangereuse encore qu’un despotisme éclairé, lequel ne peut être qu’un palliatif sans lendemain.

Il est plus que temps que le congrès du PCF mette au cœur de sa préparation la crise générale du capitalisme et les solutions à la crise générale du capitalisme. Il est plus que temps de donner une qualité nouvelle au développement humain. Les effets oratoires, des uns et des autres, dans la situation du pays et du monde sont plus qu’intolérables.

Pierre Assante, mercredi 30 mai 2018

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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 18:50

 

Publié une première fois le 21/05/2018

La meilleure façon de

répondre ?

 

La meilleure façon de répondre au foisonnement des inventions proudhoniennes et autres robinsonnades d’aujourd’hui, entre autres les différentes propositions de revenu universel, qui détournent en partie les luttes ouvrières et populaires des débouchés concrets de réalisation de leurs aspirations et revendications, n’est-elle pas de poser ces questions socratiques? :

 

Comment expliquez-vous cette résistance du patronat et du capital à la réduction du temps de travail au moment où pourtant la douleur au travail pèse sur les salarié.e.s et où leur réalisation personnelle, sauf exceptions, s’en éloigne de plus en plus ?

Comment expliquez-vous qu’il n’y ait pas de plus violente réaction de ce patronat et de ce capital à l’idée de revenu universel alors qu’il y a une opposition frontale à la réduction du temps de travail ?

Comment expliquez-vous le black-out du patronat, du capital, des partis dits institutionnels en perte de vitesse et des partis dégagistes et du parti gouvernemental, contre la proposition de loi déposée par les communistes aux assemblées, pour une sécurité d’emploi et de formation ?

Une sécurité d’emploi et de formation, la garantie de revenu ou dans l’emploi, et-ou dans la formation,  ne permettrait-elle pas une réduction progressive du temps de travail accompagnant la croissance de la productivité et des progrès scientifiques et techniques ?

Une loi de sécurité d’emploi et de formation imposerait-elle autoritairement le travail et la formation, réduirait-elle les marges sociales, les libertés personnelles, la diversité des activités salariées ou libres, alors qu’elle ne serait qu’un droit nouveau complétant le droit à la sécurité sociale pour la santé par exemple ?

La formation dans ce système de sécurité d’emploi et de formation n’est-elle pas source et de production en quantité et en qualité, mais aussi d’élévation générale du savoir et du savoir-faire humain, et de l’élévation du niveau de conscience global de la personne qui va de pair et de l’humanité en tant que conscience de la nature sur elle-même ?

 L’interrogation socratique n’est-elle pas la façon d’engager un débat ni dominateur, ni dogmatique, ni hiérarchique, mais permettant une avancée hégémonique du salariat et ses solutions à la crise de production, celle de l’accumulation-dévalorisation du capital ?

 Le salariat n’est-il pas au cœur de la production des biens nécessaires à la vie humaine, les ouvriers, les ingénieurs, les cadres et les chercheurs, fondamentaux, de production et de gestion de la production ?

 L’alliance propre au salariat dans sa diversité et du salariat avec les populations, et ses propositions de solutions à la montée des protestations et des aspirations des populations insatisfaites n’est-elle pas la réponse à la politique d’austérité en France, en Europe et dans le Monde et aux inventions proudhoniennes et autres robinsonnades d’aujourd’hui qui la confortent ?

 Le pouvoir sur l’argent, le crédit, sur le système financier pour le transformer, sur la création monétaire de la BCE, les Droits de Tirage Spéciaux, portefeuilles internationaux de monnaies diverses (DTS) pour se libérer de la domination du dollar, la création de fonds régionaux, nationaux, européens destinés à financer les besoins humains en échappant progressivement à la course au profit, ne sont-elles pas des mesures économiques indispensables pour résoudre la crise de croissance de l'humanité et dépasser en qualité le système capitaliste obsolète qui la produit ?

Pierre Assante, Dimanche 13 mai 2018

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28 mai 2018 1 28 /05 /mai /2018 09:09

 

L’état du Monde capitaliste, celle de l’Union Européenne et de ses Etats nationaux, leurs despotismes, son incohérence croissante entre besoins humains et taux de profits,  l’erreur composée de FI, de Mélenchon poète incompris.

 

Je vais essayer de saisir en peu de mots une synthèse de la situation du monde, le détail se trouvant dans la suite des articles et liens avec l’économie marxiste et l’ergologie. C’est prétentieux certes, mais ne pas le faire serait plus dangereux. Si l’on ne s’occupe pas de politique, la politique s’occupe de nous…

Un despotisme existe si tant est qu’il assure une certaine cohésion et cohérence de la production et des échanges humains.

Il ne s’agit donc pas de détruire la cohérence et la cohésion, mais d’en produire une autre.

Un effondrement du despotisme de la commission de L’union Européenne, sans la construction d’une autre cohérence répondant aux besoins sociaux des peuples européens, dans les besoins sociaux des peuples du monde, c’est un recul de civilisation sans aucune mesure avec la chute d’un Empire antique.

L’intrication et la complexité mondiale du système productif et des échanges sont telles, qu’il est absolument exclu de repartir de zéro, comme des nations et l’humanité ont pu le faire dans une économie agricole primitive, ce qui n’était déjà plus le cas pour la révolution russe et son développement, puis son abandon dramatique de la NEP, puisqu’il existait déjà des industries, très concentrées et des capitaux, en grande partie internationaux occidentaux.

Le despotisme de la commission européenne repose sur les l’activités des grands groupes financiers monopolistes mondiaux dont dépend la production mondiale, son financement et le parasitisme dans le financement qui pèse et entrave la résolution des besoins humains et leur évolution quantitative et qualitative. La résolution des besoins humains entre en conflit avec la crise systémique du capital, la baisse tendancielle du taux de profit, la suraccumulation dévalorisation du capital, son renflouement dans la destruction d’une part des richesses produites, du capital mort accumulé, destruction de plus en plus massive, de plus en plus guerrière.

Le mouvement de protestation et de dénonciation des maux de la société capitaliste, que j'appelle le CMMNI (1), n’a pas le contenu et l’analyse suffisants pour dépasser d’une façon progressiste, "en santé" disent le philosophe Canguihem et le philosophe ergologue Yves Schwartz, le despotisme de la commission européenne, et celle du capitalisme US, du FMI, au-dessus, des Etats nationaux capitalistes en-dessous, et leur tendance au national-capitalisme qui concourt à affaiblir la propre cohérence du despotisme du capital sur lequel repose notre survie généralisée.

Pour le moment, il n’y a pas de réponse cohérente à la crise générale du capital, c’est-à-dire de projet d’issue cohérente à cette crise. Mélenchon et FI, Rouge Vif et autres et nombreux petits ou grands mouvement de protestation pure, c’est-à-dire sans projet synthétique, sans cohérence globale correspondant à l’état du monde et qui croient faire des synthèses, ne font que des erreurs composées ultra dangereuses, car elles aggravent la crise en reculant les possibilités de solutions à la crise et ses effets nocifs sur l’ensemble des activités humaines.

Le PCF avec sa commission économique est en France quasiment le seul parti en capacité d’apporter des solutions efficaces, opérationnelles. Malheureusement son populisme des années qui ont suivi l’échec du programme commun et l’accompagnement stérile par la social-démocratie de la crise du capital, l’ont réduit numériquement et en influence sur la société. Et sa direction, après les errements précédents de la période Hue etc.(Mais il ne faut pas rendre responsable un homme d’une erreur collective), hésite dramatiquement à se recentrer sur les solutions à la crise et en imbiber le mouvement de protestation pour lui donner une issue progressiste.

Le populisme de gauche d’un Mélenchon, sa mauvaise mais percutante poésie dénonciatrice, est une menace sur l’évolution du mouvement organisé syndical et politique des salariés et de leur cœur de production ouvriers, ingénieurs, techniciens et sur le mouvement populaire de protestation, sa cohérence générale qui dépend de ce cœur de la production, hommes, machines, techniques, culture, en unité.

Le PCF  et  le mouvement populaire ont donc comme tâche urgente et première, sinon à régresser et mourir, de donner un contenu cohérent à leur contestation du système et de son despotisme. Qu’il en ait la conscience ou une simple intuition, l’évidence frappe tout un chacun, du fossé existant entre la faible, désespérante connaissance de l’état du monde par ceux qui le contestent et par les autres qui le subissent sans le contester et le mouvement ultra rapide et massif de cet état du monde et des besoins en santé en remède, de sa maladie de suraccumulation-dévalorisation du capital inhèrente au système.

Conclusion à répéter sans cesse : L’action ouvrière et populaire nationale et européenne ne s’est pas encore concentrée sur la BCE (Banque Centrale Européenne, sur des fonds finançant les besoins sociaux européens, régionaux, nationaux, que l’article 123.2 du traité européen rend possibles dès à présent, sur les DTS (Droits de Tirage Spéciaux du Fond Monétaire International- FMI) en réponse à la domination du dollar, sur la sécurité d’emploi et de formation, sur des droits permettant à la personne et au système productif de répondre à ces besoins sociaux.

Pierrot, lundi 28 mai 2018

(1) C.M.M.N.I., partant de la formule de Paul Boccara, du C.M.E. (Capitalisme Monopoliste d’Etat) des années 1960-70 en y incluant Mondialisé et Numériquement Informationnalisé).

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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 08:32

 

Effet Mélenchon ?

La dénonciation de l'etat present a fait son temps.

IL FAUT EN VENIR AUX CAUSES ET AUX SOLUTIONS.

 

Y a-t-il un effet Mélenchon ?

Si l’on observe la composition des défilés du 26 mai, on constate qu’il y a une partie importante du rassemblement qui se fait sous l’égide de ses créations politiques.

On peut constater que le rassemblement des forces politiques, syndicales, associatives, n’est pas négligeable, quoi qu’en dise le pouvoir et ses railleries stupides. Ses railleries  ne peuvent cacher ses échecs sociaux, et ses échecs sociaux sont la conséquence de ses choix politiques et économiques.

En même temps on constate que le rassemblement unit ce qu’il existe de façon évidente d’opposition à des mesure antisociales envahissantes, ce qu’il existe de résistance immédiate à une politique capitaliste ultralibérale immédiatement perçue.

C’est ce qu’il se produit comme phénomène dans les élections, le rassemblement unit ces forces que l’on retrouve dispersées de différentes façons, sous différents leaders dont les influences ont fluctué en fonction de l’actualité immédiate, et dont le voile permanent et les détournements lancés par les médias contrôlés par la finance ne sont pas « innocents » des confusions entretenues.

En fait l’effet Mélenchon, rassemble l’existant, un existant malgré tout minoritaire face au mouvement de transformation de la société par le capital, mais n’élargit pas.

Et puis peut-on résumer l’effet Mélenchon à cela ? Un effet dans lequel il apparait un porteur personnel correspond non à une personne mais en un état de fait général d’une société. Si l’on peut constater l’influence de Mélenchon, c’est qu'il existe historiquement et dans un temps court qui est notre état présent immédiat, des conditions concrètes pour un tel effet et la personne qui l’incarne.

Ces conditions concrètes, c’est une accélération de l’hyper libéralisme dans le capitalisme monopoliste mondialisé et numériquement informationnalisé, ses effets nocifs dans la vie de millions de personnes, et son acceptation active ou passive faute de pouvoir vivre autrement, par des millions d’autres.

Mais c’est aussi un mécontentement profond d’une partie de la société d’une part, et l’absence de solutions dans la conscience de cette partie de la société qui pourrait entrainer l’autre partie de la société dans la protestation et dans une autre  construction sociale correspondant mieux à leurs besoins et aux besoins humains en général.

Parler d’effet Mélenchon est à la fois constater une réalité, mais ignorer les causes de cette réalité.

L’absence de solutions dans les manifestations, les élections, sinon des listes de justes revendication, est la caractéristique de notre moment historique dans le bouleversement scientifique, technique, politique qui à la fois désorganise la société et la réorganise d’une façon très précaire dans un libéralisme incohérent des conditions de travail et de vie, de production des biens nécessaires, incohérent sinon pour les grands groupes financiers mondiaux, plus forts que les Etats qui organisent vers eux un drainage du capital destiné à renflouer la baisse tendancielle et structurelle du taux de profit propre à la crise générale du capitalisme.

Il faut être aveugle, ou refuser de voir la réalité pour ne pas constater dans les écrits et les paroles l’absence de projet alternatif. Il rexiste tout au plus une allusion à un projet, mais aucun projet concret. Le programme de Gotha est encore bien vivant hélas ! Une intervention oratoire prégnante sur les maux de la société et des hommes ne peut remplacer un projet cohérent, l’espoir qu’il peut faire naître et la construction sociale qu’il peut initier.

Un projet unissant et rassemblant progressivement le mouvement populaire est la tâche première d’un parti. La dénonciation a fait son temps. Elle peut plus avoir d’effet que dans un rassemblement relativement limité hérité d’un temps passé, encore vivant mais insuffisant.

L’effet Mélenchon est un effet dénonciation. Il faut passer à un effet projet contenu dans des mesures économique répondant à la transformation effective du monde, remise, rendue au service des besoins humains. Les marges d’action des politiques d’accompagnement sont réduites à néant par la crise. Seul un projet cohérent agissant sur la réalité de notre monde tel qu’il est freinera la régression sociale et ouvrira des perspectives de progrès.

L’action ouvrière et populaire nationale et européenne ne s’est pas encore concentrée sur la BCE, sur des fonds finançant les besoins sociaux, que l’article 123.2 du traité rend possibles dès à présent, sur la sécurité d’emploi et de formation, sur des droits permettant à la personne et au système productif de répondre à ces besoins sociaux.

Pierrot, 27 mai 2018, anniversaire du « bombardement allié » sur Marseille.

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26 mai 2018 6 26 /05 /mai /2018 07:26
Donner des moyens financiers c’est donner des moyens matériels indispensables

 

PROTESTATIONS. MANIFESTATIONS.

CONTENU

 TRANSFORMATEUR.

ou

AMBIGUITES POLITIQUES NEFASTES.

 

Il y a déjà quelques décennies, des responsables politiques et-ou syndicaux dont j’étais disaient : « Je ne doute pas de la montée des protestations sous diverses formes, contre les mesures antisociales successives des différents pouvoirs successifs, mais je me pose la question du contenu à donner à ces protestations afin qu’elles débouchent sur des mesures politico-économiques susceptibles de sortir le pays de la crise qui va s’aggravant, de mandatures en mandature ». Et ceci dès 1982-83.

1968 est déjà ce type de protestation et pourtant 1968 est allé loin dans les accords salariaux, par exemple.

Donner des moyens financiers c’est donner des moyens matériels indispensables pour satisfaire les besoins sociaux se manifestant dans les revendications ouvrières et populaires.

C’est le contenu des propositions de la commission économique sur la BCE, la loi SEF, les fonds régionaux, nationaux, européens, le crédit, les droits nouveaux du travail allant dans le sens d’une démocratie du « que, comment produire » pour mettre en cohérence l’homme producteur, ses besoins et ceux de toute la société, qui est au cœur d’une politique de changement progressiste.

Il n’y aura pas de changement en santé sociale, progressiste, sans ce contenu.

Et il y aura ambiguïté dans le Parti et la préparation du congrès si sa direction n’est pas une direction qui mette en pratique la cohérence entre le rassemblement populaire et des salariés et un tel contenu du rassemblement populaire et des salariés.

« Tout le monde est beau et gentil », ça n’existe pas ; il y a les moyens pour le progrès et le bonheur ou il y a régression, celle que nous vivons aujourd’hui, malgré les décennies de protestations.

Pierrot, Samedi 26 mai 2018

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25 mai 2018 5 25 /05 /mai /2018 08:01

 

Grande difficulté de la PERSONNE à saisir la globalité dans laquelle elle TRAVAILLE, AGIT, VIT....

 

L’éclatement, la dispersion  des activités, met en grande difficulté la personne à saisir la globalité dans laquelle elle travaille, agit, vit. La production et l’échange capitaliste monopoliste mondialisée, informationnellement numérisés, globalement financiarisé, renforce la division du travail, sociale, technique et de classe, en unité de système. La dichotomie propre à la pensée structuraliste s’empare de toute analyse y compris des travaux savants spécialisés les plus performants, les plus pointus, et y compris de la nôtre de pensée, quotidiennement. La boussole, ne peut être que les conditions de production des biens nécessaires à la vie humaine, en quantité et en qualité nécessaires à la vie humaine, les conditions sociales de cette production sociale. Conditions individuelles et conditions globales ne sont pas séparables, elles sont sociales toutes deux. Le capitalisme a besoin du structuralisme pour détourner la pensée humaine des synthèses nécessaires à la critique marxiste de l'économie politique et des solutions à la crise économique générale du capitalisme et à la crise de croissance de l'humanité. La crise de suraccumulation-dévalorisation du capital est au centre de cette crise de croissance de l’humanité. Cette crise peut trouver solution dans la Loi Sécurité Emploi Formation, déposée à l'Assemblée et au Sénat en présence de Pierre Laurent, l’intervention sur la Banque Centrale Européenne et sur un autre usage de la création monétaire, sur la création de Fonds etc. qui ont été approuvées, décidées et proposées à toute la société par les Communistes en Congrès. Ces propositions ouvrent une voie en santé vers une nouvelle civilisation de toute l’humanité : un mode de production et d’échange fondé sur  la coopération et le partage, l’abondance et la qualité des produits des forces productives. Les forces productives, c’est à dire les humain.e.s et leurs machines « intelligentes » constituant le prolongement de leur corps. La personne dans ses liens sociaux, c’est  la totalité de la société humaine interdépendante,  interconnectée non mécaniquement mais par l’intermédiaire du corps-soi dans sa totalité, sa complexité, son infinie diversité. Le corps-soi c’est la part de la totalité infinie d’un univers dont les poètes, les musiciens, les peintres etc. en avant et à la suite des scientifiques, dans leur recherches, ont l’intuition des formes et des mouvements. La crise de croissance de l’humanité peut déboucher vers un nouveau développement de l’humanité dans son environnement immédiat comme dans la présence pacifique et coopérative de tout ce qui compose un temps bâtisseur du mouvement de l’univers dans ses contradictions motrices qui sont donc aussi les nôtres.

Pierre Assante, 1er mai 2018

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23 mai 2018 3 23 /05 /mai /2018 18:13
Cliquer sur l'image

 

Une lettre de Nicolas MARCHAND : "dette de la SNCF: l'argent de la BCE pour les services publics..."

 

Bonjour

L'Humanité d'hier a consacré un article à l'évènement important que constitue la pétition intitulée "dette de la SNCF: l'argent de la BCE pour les services publics, pas pour la finance". Lancée lors d'une conférence de presse au CESE, animée notamment par Denis Durand et Laurent Brun, cette pétition rassemble déjà plusieurs milliers de signataires.

Je trouve particulièrement intéressant que soit ainsi en train de se faire la démonstration qu'il est possible de rassembler largement sur des propositions précises, à la fois réalistes et radicales, comme l'utilisation de l'argent de la BCE pour le développement des services publics. Ça participe d'une base de rassemblement plus solide, plus apte à ouvrir la perspective qui manque tant, qu'une conception de l'union limitée à des bases très vagues, seulement protestataires et sans contenu alternatif précis.

Je joins le texte de cet appel, le lien pour le signer, ainsi qu'un tract de soutien à la lutte des cheminots, faisant écho aux propositions de l'appel réalisé par la section du parti de Clichy (92), dont le contenu peut être utile à d'autres camarades.

J'ajoute que la proposition de financement des services publics en Europe par la BCE devrait être un axe fort et original d'une campagne communiste offensive pour les élections européennes.

Fraternellement,

Nicolas Marchand

Le lien pour signer l'appel:
https://www.change.org/p/g%C3%A9rard-darmanin-dette-de-la-sncf-l-argent-de-la-bce-pour-les-services-publics-pas-pour-la-finance

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22 mai 2018 2 22 /05 /mai /2018 18:17
___________CLIQUER CI-DESSUS___________

 

CE QUE J'AIME. ici 

https://www.pierreassante.fr/dossier/CE_QUE_J_AIME.pdf

Sommaire, Pages

2 Ces poèmes. 3 dehors le vent. 5 tu lis mes poèmes. 6 tu pourras traverser la ville. 7 un petit enfant roux attend le temps qui passe. 8 je tourne je tourne. 9 ma douceur terne au midi. 10 je dis que ces rues ne m’intéressent pas. 11 je vous dis comme je vous vois. 12 cinq soleils de la nuit. 13 ouvrez vos yeux dit le poète. 14 et puis les grèves les élections les manifestations. 15 mon tout petit mon amour. 17 ah qu’importe la césure et la rime aux mots que j’écris. 18 je ne peux séparer ce qui est devant mes yeux. 19 une grande race sans nom. 20 je suis un révolté je l’écris. 22 J’avais dix ans. 23 pour contempler un vol d’oiseaux.

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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 07:47

 

 

Les dernières chroniques économiques

de Pierre IVORRA sur l’Humanité

 

 

Cliquer sur les titres ci-dessous

 

 

 

 

Du droit à la paresse

La chronique économique de Pierre Ivorra.

La menace d’une crise sanitaire?

La chronique économique de Pierre Ivorra.

Le seul plan B viable

La chronique économique de Pierre Ivorra

La «puissance de feu» de la BCE

La chronique économique de Pierre Ivorra.

La bataille de la maîtrise de l’argent

La chronique économique de Pierre Ivorra

Transports: l’Europe déraille

La chronique économique de Pierre Ivorra

Le CAC 40 dévoré par la finance

La chronique économique de Pierre Ivorra.

Éloge de la dette publique

La chronique économique de Pierre Ivorra

Les pièges du revenu ou du salaire à vie

La chronique économique de Pierre Ivorra

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19 mai 2018 6 19 /05 /mai /2018 17:19
Sur la crise de suraccumulation du capital

LE CONGRES (24, 25 et 26 novembre 2018) du PARTI COMMUNISTE FRANÇAIS

 S’APPROCHE.

- Une réflexion personnelle pour une réponse alternative à la crise de la Société et du Parti,

pour

un  dépassement d’une politique d’accompagnement des luttes et pour leur donner

 une issue transformatrice.

- Et un texte de l'ANR-PCF.

 

Montée des protestations, dérèglement de la société parvenant à une extrémité dangereuse, aboutissement de la longue destruction massive de la cohérence issue des conquêtes de La Libération, perte de cohérence générale au profit des puissances financières à la fois alliées dans la conservation du système du profit, à la fois en guerre et éclatées par rapport aux besoins de cohérence, divorce entre production et besoins de survie et de développement humains…

Le congrès du PCF s’approche. Que fait-il ?

Il accompagne des protestations, les soutient. Il dresse un bilan des besoins, il en fait l’inventaire et souligne des priorités, il procède à des propositions politiques et institutionnelles répondant aux constats, aux bilans, aux priorités.

Est-ce nécessaire ? OUI, indispensable. Est-ce suffisant ? NON.

Pour que le congrès ait un rôle au-delà de l’explosion de protestation sans issu, il doit reprendre cette idée de fond, la crise générale du capitalisme,  pour la mettre en pratique dans les luttes et pour donner aux luttes un contenu de sortie de crise.

Les conditions de la crise se sont accumulées de longue date, ont grandi et se sont accélérées dans les années 1970 et ont pris un caractère explosif depuis une dizaine d’années. Il ne sera ni simple ni certain de trouver un chemin collectif d’action de sortie de crise et de reconstruction.

Ce chemin, qu’il faut chercher d’urgence, est contenu dans une vieille analyse, celle du capital de Marx, d’Engels et leurs successeurs, analyse bien oubliée, même si elle resurgit sous forme de citations ou de commémorations.

La crise générale du capitalisme a des raisons précises et concrètes tenant au mode d’échange A-M-A’ (Argent-Marchandise-Argent plus) et à la recherche de plus-value comme objectif primant sur les besoins humains,  tendant à la suraccumulation-dévalorisation du capital aujourd’hui systémique et de longue durée, qui contraint se dernier à renflouer sans cesse la baisse tendancielle du taux de profit par une austérité croissante, l’abandon de secteurs de production pourtant indispensables, de services nécessaire à la vie humaine.

Cette vieille idée est bien sûr à considérer sous le jour d’un capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé (CMMNI), algorithmisé, globalement financiarisé, qui est le nôtre, celui qui régit notre vie quotidienne.

Les solutions proposées par les économistes communistes de la commission du PCF partent de l’analyse de ce capitalisme et des remèdes possibles à la crise du capitalisme par sa transformation radicale et progressive, dont une voie à la sortie de la suraccumulation dévalorisation du capital qui est le centre de la crise.

Sans développer rappelons les grandes lignes de ces propositions auxquelles gagner à l’union les luttes des peuples européens, de l’UE, base de construction alternative d’une zone mondiale de coopération mondiale possible dans les échanges humains mondialisés, sans retour en arrière possible sinon dans une régression de fond :

Le pouvoir sur l’argent, le crédit, sur le système financier pour le transformer, sur la création monétaire de la BCE (Banque Centrale Européenne), les Droits de tirage Spéciaux, portefeuilles internationaux de monnaies diverses (DTS) pour se libérer de la domination du dollar, la création de fonds régionaux, nationaux, européens destinés à financer les besoins humains en échappant progressivement à la course au profit, ne sont-elles pas des mesures économiques indispensables pour résoudre la crise de croissance de l'humanité et dépasser en qualité le système capitaliste obsolète qui la produit ?

D’autres forces politiques accompagnent la protestation dressent des bilans, répertorient les priorités, Mais les convergences s’arrêtent là. La question de débattre avec elles sans se soumettre à leurs erreurs, leurs robinsonnades et leurs programmes de Gotha, est au cœur des possibilités de développement de luttes dépassant la protestation et débouchant sur une transformation sociale en santé de l’humanité.

En attendant, préparer le congrès ce n’est pas occuper les communistes dans une fuite en avant sans savoir où ils vont, dans les protestations, c’est remettre à l’ordre du jour l’expérience et la connaissance de la crise générale du capitalisme et les solutions à apporter aux luttes ouvrières et populaires, en commençant dans les entreprises auprès des salariés diversement qualifiés, dans leurs diversités et leur cœur dans la production, de ceux qui produisent et gèrent la production et les services.

Le congrès s’approche et rien ne présume d’un contenu autre qu’accompagnateur des protestations. Dans ce cas, il faudra que des communistes soient déterminés à proposer un contenu transformateur de sortie de crise et de réparation de longue haleine des destructions du capitalisme, de la construction de longue haleine d’une société de développement sur les bases d’une révolution scientifique et technique rendue aux besoins humains, et de partage, en quantité et en qualité, de réduction du temps de travail contraint, et d’efficacité du travail, accompagnant les progrès d’une productivité ré-humanisée.

Dans une réunion l'ANR – PCF, réseau et structure interne du PCF, Action Novation Révolution - lieu de ressource et d'échange pour l'action des militants du PCF et pour le rassemblement transformateur a fait des propositions (1) dans le sens d’un possible texte alternatif d’orientation pour le congrès ouvrant la voie à une construction de l’action dépassant la protestation et les inventaires.

 

Pierre Assante, 18 mai 2018.

 

(1) Un compte rendu de la réunion du réseau PCF-ANR sur ce lien :  https://www.pierreassante.fr/dossier/ANR_PCF_20180505.pdf

 

 

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15 mai 2018 2 15 /05 /mai /2018 07:28

 

LE FASCISME C'EST :

 

1) quand la crise de suraccumulation du capital ne trouve plus, comme remède palliatif à la baisse tendancielle du taux de profit, qu'une sortie de ses propres règles historiques, relatives, dans la guerre économique, institutionnelle, diplomatique, militaire. Le capital est ainsi soumis, pour se maintenir, au balancier entre social-démocratie (réformisme) et démocratie chrétienne (centrisme). Et quelquefois soumis au fascisme si sa crise s’approfondit trop et que ni réformisme ni centrisme ne répondent plus sa crise, ce qui est le cas dans une crise systémique accrue par une révolution scientifique et technique.

2) Et qu'elle trouve le personnel politique pour appliquer, imposer au peuple sa course à sa dérégulation.

 

C'est la lutte des classes, la contestation des lois du capital et les solutions à son dépassement, financières, économiques, politiques, qui est la réponse à la sortie de crise et au danger fasciste, et  pas seulement l’indignation, la protestation, le moralisme.

La lutte de classe c’est la réponse pour un usage progressiste de la révolution scientifique et technique, ce que font les cheminots et les autres salariés en lutte, qui peut demander du temps, des reculs et des avancées et l'alliance de toutes les couches sociales victimes de la crise .

Le rassemblement des luttes nationales sur toute l’Europe, pour une autre politique de la BCE et du système financier, en commençant dès à présent et nationalement, par l’usage démocratique de l’article 123.2 du traité européen finançant les besoins sociaux, une sécurité d’emploi et de formation, un usage mondial des DTS pour échapper à la dictature du dollar, une organisation économique du travail développant les droits des salariés, ergologique respectant la personne et son initiative, sont objectivement au cœur du mouvement populaire.

Pierrot, mardi 15 mai 2018

 

 

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12 mai 2018 6 12 /05 /mai /2018 23:01

à Alain, Cathy, Cissesekou, Nathalie, Régine, etc... (par ordre alpha...)

 

Samedi 5 mai, anniversaire de Karl, nous avons parlé de la bataille à mener mondialement pour les DTS (droits de tirage spéciaux), au niveau du FMI.

Ceci pour échapper à la "puissance de feu" du dollar, à la fois monnaie nationale des USA et monnaie mondiale, sur le monde.

La décision fasciste (1) de Trump de retrait de l'accord sur le "nucléaire iranien" et ses conséquences économiques plus qu'autoritaires sur le monde illustre ce besoin impératif d'un autre ordre mondial et d'une monnaie dont les DTS ouvrent la voie dès aujourd'hui.

Notre parti serait bien venu de faire des DTS, à l'initiative de sa Commission économique, un des thèmes majeurs de sa "communication" (sa propagande !), de son action nationale et internationale, dans ce moment entre autre...

Cela va de pair avec la bataille du rail, des services publics, de l'industrie..., des élections européennes...

Bises à vous.

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/05/crise-mondiale-du-capitalisme-force-et-faiblesse-du-capitalisme-us-developpement-guerre-et-paix.nous-revivons-un-besoin-imminent-d-u

Pierrot, 12 mai 2018(1) Le capital a recours au fascisme lorsque ses propres règles institutionnelles ne suffisent plus à son accumulation. Nous n'en sommes pas là, mais la tentation....QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

 

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12 mai 2018 6 12 /05 /mai /2018 22:46
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Publié une première fois le 

26 avril 2018

RECUEIL N°3

Mars-Avril 2018.

MATERIALISME ET IDEALISME.

 

Sur ce lien ici

https://www.pierreassante.fr/dossier/Recueil_N3_2018.pdf

 

SOMMAIRE

Théories conservatrices

et politiques néo-libérales au paroxysme sont liées. Page 3

Sur la critique des théories de Bernard Friot dans la

Lettre du Réseau d’Action Promouvoir Securiser L’Emploi (RAPSE).Page 8

L’expérience et la connaissance de Lénine et des bolcheviques du début du siècle passé

peut-elle nous apporter quelque chose de positif aujourd’hui ?

en France, en Europe et dans le Monde. Page 11

Sur le jeune Marx et le mouvement social actuel, Cheminots, Etudiants, Air France, Emploi industriel, Energie, Formation et Education, services et entretien, etc.etc.etc....Page 15

SALVIEN ET NOUS. Page 17

Macron, la religion et le christianisme. Le capitalisme et la collaboration de classe. Page 18

Il faut savoir cela à chaque moment de sa vie. Page 21

Communistes inconséquents ? Page 23

 

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QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

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  • : Le blog de pierre.assante.over-blog.com
  • : Ce blog contient, sous la forme d'essais,de nouvelles, de poésies, une analyse des contradictions du mode de production, des devenirs possibles, en particulier en rapport avec l'activité humaine, le travail, l'ergologie
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