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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 10:08

SOYONS-SERIEUX.jpgStratégies politiques, philosophies dominantes, paix et luttes sociales, laïcité.

 

Les stratégies réactionnaires et répressives contre les processus démocratiques au socialisme (1) s’appuient entre autre et aussi sur la diffusion d’une vision dominante du monde qu’on appelle « idéalisme » dans un des vocabulaires philosophiques, non en référence à un idéal humaniste, mais en référence à un mode de voir rendant la réalité abstraite, idéellement déformée, irrationnelle dans nos têtes, et par conséquent rendant inopérante la volonté mutilée par cette vision, de transformer la société en santé.

 

Voilà de ma part une formule trop condensée pour être claire et juste, mais ce n’est qu’une allusion effleurant la question philosophique, la question religieuse et la question de la laïcité.

 

Cette dernière, la laïcité, dans les derniers évènements ici et maintenant se retrouve transformée en « soyez tolérants, surtout ne vous montrez plus critiques, la démocratie, la paix sociale ne le supporterait pas… ».

 

Ce qui n’empêche pas nos bons donneurs de leçon de la faire, la leçon, (2) en ce moment aux imams et aux seuls imams pour leur expliquer ce qu’ils doivent dire et penser, au lieu de poser la question de la formation de tous les citoyens à un esprit critique et à une réelle participation à la société à travers ce qui lui assure sa survie, la production et donc le travail, l’activité de travail concret, libéré en particulier sur son lieu d'exercice du principe établi du patronat monarchique, excluant l’homme producteur des décisions….

 

Ceci fut un des idéaux du CNR et des communistes en France, et dans le PCI de La Libération de 1946 (3) et ses suites historiques, et de Berlinguer de 1971 à 1985 (sans doute assez isolé, très en avance dans la direction de son parti) d'une démocratie du producteur (4), du "que, quoi, comment produire" (c’était sa formule précise) dans une cohérence entre l'activité de la personne et une cohérence dans la société italienne et dans le monde.

 

Certes, le marché national s'est depuis transformé en marché mondialisé, informationnalisé, réagissant à la fraction de seconde dans le placement de capitaux et leur choix de placement productif de profit mais de moins en moins de production... Cela change la donne, mais pas le besoin de production et de cohérence de l'activité humaine...

 

J'en reviens à mon article de 2008 pour le congrès du PCF, au début d'accélération de la crise, que j’avais intitulé : "une crise de production et rien d'autre..."(***). Services, salaires différés socialisés, sont dépendants de la production et de l'efficacité de son organisation (5).

 

Pierre Assante, le Dimanche 1er mars 2015

 

1 Contre les stratégies pacifique et  démocratiques des années passées, dans les années 70 en France et en Europe, au Chili et en Italie en particulier… et aujourd’hui encore ici, en Grèce et partout dans le monde.

 

2 "On" oublie tout à coup toutes les autres religions et les autres philosophies (sans oublier la notre propre quand on en a une avouée, consciemment, à repenser sans cesse), quand leurs interventions politiques et leurs prises de positions rigides se transforment en errances maladives et nocivement influentes) 

 

3 Partisans Communistes de la résistance au fascisme et au nazisme, ouverts à l’unité ouvrière et l’union des forces populaires en Italie, DC comprise.

 

4  Lire des travaux italiens des prédécesseurs de l’ergologie (étude et concepts des situations de travail), en particulier à la FIAT. Puis les travaux ergologiques actuels, en partticuliers ceux d'Yves Schwartz.

 

5  Développer un tel article, de tels argument, celui-ci y compris, c’est parler « ancien », « martien », c’est un « ovni », pour toute personne (et celle-ci n’en est ni responsable ni incapable), en particulier pour la jeunesse (qui apprend aussi à nouveau à lutter à sa façon), parce qu’un certain nombre d’information et de concepts n’ont été données ni à l’école, ni dans les médias dominants, où dominent (lapalissade et tautologie) les idées dominantes de l’échange A-M-A’, (voir les articles précédents de ce blog sur la formule A-M-A’ ).

 

***http://pierre.assante.over-blog.com/article-crise-de-la-production-et-rien-d-autre-70602308.html

 

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1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 00:00

POUR-RIRE.jpgLa mouture des céréales du néolithique à nos jours.

 

L’on imagine mal l’évolution technique du conditionnement d’une des premières denrées, tant par son importance quantitative dans son usage culinaire que dans le temps long de son apparition dans la nourriture humaine.

 

C’est une erreur de croire que les céréales, le blé etc. ont été écrasés au début de leur utilisation avec une pierre ronde sur une pierre creusée servant de meule. Cette erreur est due à la représentation que nous nous faisons de la mouture de la cueillette découverte au paléolithique, telle celle des tubercules sauvages.

 

Les principaux sites du néolithique nous ont révélé la présence d’os de tibia d’origine animale dont la partie enflée à l’extrémité, à l’image du pilon de mortier du pistou provençal,  recèle des traces de frottement et des résidus de céréale écrasée. Des pierres creusées par une usure comportent les mêmes traces, et les préhistoriens considèrent ces os comme des outils à moudre primitifs.

 

Avec l’évolution de la meule à main, puis des moulins à vent et à eau qui couvraient autrefois nos sommets de villages et nos cours d’eau de montagne, et ensuite, il y a relativement peu de temps, les moulins géants industriels employant des centaines d’ouvriers meuniers concentrant la fabrication de farine pour des régions entières tel le moulin de La Giudeca à Venise (Hélas transformé en hôtel de luxe  pour rassemblement et congrès patronaux des groupes géants internationaux, et en vente aujourd’hui sous l’effet de la crise), la mouture artisanale à l’aide d’os d’animaux (nous n’avons pas trouvé d’ossements humains à cet usage), nous permet de mesurer l’évolution démographique de notre espèce.

 

Ces techniques primitives ont perduré bien après de paléolithique jusqu’à il y a une centaine d’années, dans les campagnes ou l’activité ménagère, héritée de la nuit des temps s’est perpétuée telle quelle, et même aujourd’hui dans certains milieux souhaitant reconstituer les modes de vie ancestraux, ou simplement parce que revient, renait aux côtés de l’activité industrielle une activité ménagère ou artisanale.

 

Cette  activité ménagère ou artisanale est formatrice de gestes et de savoir-faire, créatrice de loisirs conviviaux dans les temps d’activité non-contrainte, présageant la transformation sociale à venir où l’humain retrouvera ses racines industrieuse libres pour avancer mieux dans la modernité.

 

On peut noter cependant que la modernité n’est pas toujours autocréatrice d’humain si elle n’est pas utilisée dans le cadre de la citoyenneté, d’une démocratie du producteur, du « que quoi, comment produire », mais seulement dans celui d’une productivité coupée des besoins humains élémentaires et de leur complexification dans la société mondialisée et informationnalisée méprisant et niant l’activité sociale solidaire, les besoins. La société mondialisée et informationnalisée ne sera porteuse de civilisation supérieure, porteuse d’élévation de conscience, d’humanité en tant que conscience de la nature en processus sur elle-même que si elle dépasse le mode d’échange et de production «A-M’A’ » (Argent-Marchandise-Argent plus)

 

Pour en revenir à la durée d’usage de cette technique, on la voit, au-delà du néolithique, dans l’activité des civilisations antiques. On a trouvé, dans Vallée de Rois, en Egypte, de relativement modestes sépultures ornées de bas-reliefs illustrant les vies et les activités des paysans après les grandes crues et les moissons. On les voit pilant des grains et même des os avec des os pilant. « Des os pilant », c’est le terme donné à ces outils en os utilisés dans cette technique.

 

Pierre Assante, 27 février 2015 

 

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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 22:01

LIREAUGUSTIN

ici

 

http://pierreassante.fr/dossier/

MARX_RELIGION_HUMA_DIMANCHE_15.01.29.jpg

 

(ouvrir le lien et agrandir en cliquant dessus une fois ouvert)

 

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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 05:40

Matérialisme-et-Empiriocriticisme-Lénine-1909Lénine cite et commente longuement Dietzgen, ouvrier communiste et philosophe, à deux reprise, dans "Matérialisme et Empiriocriticisme".

 

Cet ouvrage, destiné à contrecarrer les idées de Mach contient de la part de Lénine, politique et intellectuel du mouvement ouvrier, de fulgurantes visions scientifiques relatives à son temps (sur la masse et la matérialité de l’électron, par exemple, ce qui sera démontré 40 ans plus tard), au moment (1909) où la science est en train d'hésiter dans ses démonstrations et conceptions en essayant de s'approcher d'une vision de la constitution de notre cosmos, entre rationalité et mythes.

 

Mach et son école se revendiquent du bolchévisme et pensent révolutionner la pensée Marx avec un rapprochement conscient ou inconscient des idées de Berkeley.

 

La question pour Lénine est de s'approcher le plus possible d'une vision de la réalité en mouvement, pas par esthétique pure ou simple curiosité, mais pour permettre d'agir sur cette réalité en santé, et dans l'intérêt de la classe sociale exploitée, la classe ouvrière, et de la libération de toute la société à travers sa libération.

 

C'est en 1909, après l'échec de la révolution russe de 1905, reposer les bases d'une action et de conceptions opérationnelles pour cette transformation sociale.

 

Que Lénine "recommence" par la philosophie n'est pas sans signification militante.

 

L’on sait aussi depuis (plus ou moins, je crois !) que la transformation sociale, nécessaire et réelle depuis que l’humanité existe, demande aujourd’hui plus qu’hier une longue évolution et de solides connaissances s’opposant à un romantisme révolutionnaire généreux mais insuffisant en soi, et une interprétation consciente de son processus inconscient.

 

Vous trouverez en lien une brève réflexion personnelle, faite à mes risques et périls...et j'espère non aux périls de lecteurs (éventuels), sur ce débat d’alors qui se poursuit aujourd’hui, insuffisamment, sur « corps, pensée et société », miroirs de notre devenir.

 

Pierre Assante, 25 février 2015

LIRE

ici

http://pierreassante.fr/dossier/Pensee_et_matiere_Dietzgen_et_Lenine.pdf

(1,29Mo)

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 06:04

1844Toute aliénation de soi de l'homme à l'égard de soi-même et de la nature apparaît dans le rapport avec d'autres hommes, distincts de lui…

  

 ……Réfléchissons encore à la proposition précédente : le rapport de l'homme à lui-même n'est objectif, réel, pour lui que par son rapport à l'autre. Si donc il se comporte à l'égard du produit de son travail, de son travail objectivé, comme à l'égard d'un objet étranger, hostile, puissant, indépendant de lui, il est à son égard dans un tel rapport qu'un autre homme qui lui est étranger, hostile, puissant, indépendant de lui, est le maître de cet objet. S'il se comporte à l'égard de sa propre activité comme à l'égard d'une activité non-libre, il se comporte vis-à-vis d'elle comme vis-à-vis de l'activité au service d'un autre homme, sous sa domination, sa contrainte et son joug.

Toute aliénation de soi de l'homme à l'égard de soi-même et de la nature apparaît dans le rapport avec d'autres hommes, distincts de lui, dans lequel il se place lui-même et place la nature. C'est pourquoi l'aliénation religieuse de soi apparaît nécessairement dans le rapport du laïque au prêtre * ou, comme il s'agit ici du monde intellectuel, à un médiateur, etc. Dans le monde réel pratique, l'aliénation de soi ne peut apparaître que par le rapport réel pratique à l'égard d'autres hommes. Le moyen grâce auquel s'opère l'aliénation est lui-même un moyen pratique. Par le travail aliéné, l'homme n'engendre donc pas seulement son rapport avec l'objet et l'acte de production en tant que puissances étrangères et qui lui sont hostiles ; il engendre aussi le rapport dans lequel d'autres hommes se trouvent à l'égard de sa production et de son produit et le rapport dans lequel il se trouve avec ces autres hommes. De même qu'il fait de sa propre production sa propre privation de réalité, sa punition, et de son propre produit une perte, un produit qui ne lui appartient pas, de même il crée la domination de celui qui ne produit pas sur la production et sur le produit. De même qu'il se rend étrangère sa propre activité, de même il attribue en propre à l'étranger l'activité qui ne lui est pas propre…… »

Karl Marx, 1844

 

* Note du blogueur : il faut « resituer » ce « prêtre » dans le contexte de domination institutionnelle et idéologique de l’époque de Marx de la religion. On peut « assimiler » ceci aujourd’hui dans tout autre rapport de domination institutionnelle et idéologique, à l’entité, au journaliste des médias dominants complaisant ou à une personnalité médiatique éludant dans sa communication tout ce qui pourrait, en ne dévoyant pas des luttes concrètes les constats évidents de domination,  affaiblir la domination du système. On sent bien la complexification de la domination dans la complexification du système au niveau atteint aujourd’hui. Le reflet et l’effet concret de la domination dans l’idéologie et vice versa trouve contestation et action opposée dans la sphère de la domination elle-même. C’est le cas de la théologie de la libération ou de ses limites, comme de toutes limites dans un moment historique particulier, des forces anti-système, paradoxe apparent. Les contradictions, les forces contradictoires se manifestent dans tout mouvement de la société et de la nature. Evidemment toute idéologie qui rend abstrait les rapports entre les humains, en donne un reflet inversé, mutile les abstractions opérationnelle conduisant à l'action contre le système, pour sa transformation , son dépassement en santé. Cette note essaie de résumer en quelques mots ce qui prendrait beaucoup plus de place pour être développé, mais qu'on peut trouver, en beaucoup mieux, dans toute la pensée marxienne.

 

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22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 05:44

Eco Po Juil Aout 2011 UneDETTE GRECQUE : une alternative pour commencer à refonder l’Europe

Par

Dimicoli Yves,  Rauch Frédéric,  Boccara FrédéricDurand Denis.

Le 5 février 2015

 

En refusant l'austérité et de discuter avec la Troïka, le nouveau gouvernement grec ouvre la bataille pour une alternative de progrès en Europe.

 

 

Yanis Varoufakis, nouveau ministre des finances, a proposé de décider un moratoire sur le remboursement de la dette lié à une clause de croissance de l’économie grecque : rembourser quand la croissance dépasse 3%. Nous soutenons cette proposition.

 

En outre, nous proposons que le rachat de titres publics grecs par la BCE ne soit pas conditionné à l’austérité et soit l’occasion de les remplacer par des titres détenus jusqu’à leur échéance par la même BCE. L’État grec ne paierait pas d’intérêts dessus. Cela devrait être généralisé aux dettes de l’ensemble des États de la zone euro.

 

La seule façon, pour quiconque, de se débarrasser de la dette, c’est de relancer durablement la création de richesses en sécurisant l’emploi et la formation à l’occasion de l’injection de 1140 milliards d'euros annoncée par M. Draghi. Pour cela, il faut développer les services publics, investir efficacement pour redresser l'industrie et les productions en Europe en réduisant le poids des intérêts perçus par les créanciers (le coût du capital).

 

Car, au-delà de traiter la dette héritée du passé, il faut surtout financer l’avenir : services publics et investissements efficace des entreprises.

 

Pour les services publics, le PCF, le Front de gauche, le PGE et Syriza exigent la création d’un Fonds de développement économique, social, solidaire et environnemental européen financé à 0 % par l’argent de la BCE (le Traité de Lisbonne l’y autorise). Il prendrait les titres des États. Ses interventions seraient démocratiquement décidées et contrôlées. La France devrait proposer tout de suite à quelques pays une « coopération renforcée » en ce sens.

 

Pour les entreprises, la BCE doit agir autrement sur les banques : leur fournir de l’argent à bas taux, mais seulement pour refinancer les crédits aux investissements qui créent des emplois et développent leur qualité, les richesses réelles (la valeur ajoutée territoriale et non le profit de quelques-uns) et l’environnement. Et refuser de refinancer les crédits pour spéculer et délocaliser.

 

Grâce à la restructuration de la dette, à une action conjuguée sur la demande et sur l’offre, par une autre orientation des financements, l’économie grecque se redresserait, ses chômeurs commenceraient à retrouver du travail et à produire des richesses. C’est le sens à suivre pour toute la zone euro qui aurait là l’occasion de se libérer des politiques d’austérité. Non seulement la Grèce ne ferait pas défaut, mais les Européens y gagneraient… sauf les financiers qui ont honteusement profité de l’endettement grec.

 

Le choc sur le reste des détenteurs peut être amorti par le système européen, dans un premier temps, et, si l’argent est correctement utilisé, le redémarrage simultané des économies européennes revigore l’ensemble, en repartant sur des bases saines faisant fondre les dettes.

 

On parle des européens ? Mais la puissante confédération syndicale allemande (DGB) soutient les demandes du nouveau gouvernement grec.

 

Le PCF a proposé une alliance des pays du sud, et au-delà (Irlande), pour surmonter les réticences des classes dirigeantes allemandes. Des voix nouvelles s’expriment dans le même sens (Gaël Giraud, Thomas Piketty...).

 

Même la BCE jette aux orties ses doctrines traditionnelles, mais sans changer la façon dont l'argent qu'elle crée est utilisé, « ciblé » ! Or c’est le cœur du problème.

 

La bataille qui s'ouvre désormais est celle d'une mobilisation dans toute l'Europe pour que les euros de la BCE soient utilisés pour les peuples et commencer ainsi à refonder démocratiquement l'Europe.

 

Le 5 Février 2015

http://www.economie-politique.org/66086

 

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20 février 2015 5 20 /02 /février /2015 09:25

DEMOUSTIER.jpgLa "réSolution" *. LETTRES à Emilie…...et lettres à....

 

De 1786 à 1798, Demoustier écrivit « Lettres à Emilie sur la mythologie » (1). Il mettait dans cet enseignement toute la générosité, l’humour et la douceur (2) d’un monde ou les convulsions n’avaient pas atteint l’ampleur du notre.

Malgré les drames de la Révolution Française qui précédaient ou entouraient d’assez près ces écrits, ou plus tard les massacres de la Commune , pour ne citer que ces affrontements de classe-là, l’environnement de l’écrivain de ces siècles (XVIII° et XIX°) gardait, en lente évolution, transposés dans le milieu savant, intellectuel, cette continuité et ce conservatisme de la paysannerie traditionnelle et traditionnaliste séculaire, dans le "bien" et dans le "mal", que l’industrialisation capitaliste n’avait pas encore terrassés.

Ce qui constituait une contradiction dont nos convulsions actuelles semblent témoigner d’un processus de tentative de résolution à la fois subie et inconsciente, active et consciente.

 

La formule de la lettre à une personne et ouverte à tous, contient à la fois l’intimité de l’échange et la vérité du rapport humain de la particularité, cependant quelque peu faussées.

Elle peut aussi glisser vers la condescendance car enseigner à d’autres autrement que dans le cadre de la transmission nécessaire et officielle de la société à la jeunesse ou de la « formation permanente », place le transmetteur en situation de domination stérilisante si cet échange est à sens unique.

 

De plus, si la mythologie n’est pas figée, car son interprétation suit le mouvement, le processus des connaissances, elle peut mieux supporter une certaine rigidité d’enseignement, et un dogmatisme millénaire plus ou moins dépassé qu’elle a subi, que l’expression d’une opinion sur un sujet essentiellement présent et brûlant, même si tout sujet est sujet d’histoire à courte et longue durées fertilement mêlées.

 

Ces lettres, c’est pourtant ce que contient en grande partie mon blog, car adressées ou non, c’est à une opinion lue ou entendue d’une personne souvent connue en tant qu’individu concret, non que je répondais, mais avec qui je dialogue ou j’imagine dialoguer, non à son issue ni en polémiquant, mais en conversation intérieure retranscrite, ce qui ne peut être clair en termes d’intention pour la personne ou les idées qu’elle a émises et que j’ai reçues,  évidemment .

 

Mais à la « publication », cela peut s’éclaircir, peut-être

 

Pour ce qui est de l’actif, le conscient, la lettre ne peut être que pédante et les miennes le sont, mais cette propension au pédantisme annule-t-elle toute qualité d’échange qui se voudrait savant par nécessité, mais aussi sans doute naïves mais peut-être utiles. C’est la question du parler ou du mutisme, c'est-à-dire de l’agir et de ses erreurs et de l’observer en silence prudent, de la médiatisation plus ou moins intime et des vagues minuscules ou énormes auxquelles elle peut se mêler. En ce qui concerne « l’actif » la comédie populaire moyenâgeuse devait être « ainsi ».

 

J’ai adressé aussi des lettres à Augustin, à Marx, à Schubert, à Simone Weil, à Salvien de Marseille... avec une envie  prégnante de pouvoir les adresser à ces personnes vivantes.

 

C’est « ainsi » que l’effroi du bain idéologique dominant dans lequel je baigne moi-même comme un chacun,  m’a fait adresser aussi ces mots à une amie d’ici et de maintenant, sur le moralisme ambiant et l’économisme aveuglant.

 

« Chère A…..

Ce qui arrive sur notre table pour manger, pour nous et nos enfants, dans notre maison pour s’abriter, se protéger et penser, dans notre cité pour vivre tout ce que nous vivons d’humain dans nos cerveaux et nos muscles, n’existerait pas sans l’économie.

Ce n’est pas l’économie qui est mauvaise en soi, c’est un type de politique économique.

Lorsque morale et économie  divorcent, c’est que la politique économique doit être modifiée, améliorée, transformée.

Opposer économie et morale, c’est  couper la vie en deux, c’est la décapiter.

Si la Grèce est en crise, si les banques la mettent à mal, c’est que la politique économique est mauvaise en Grèce et en Europe.

Ce n’est pas seulement de soutien moral que la Grèce a besoin, c’est d’une autre politique économique, et cette politique économique ne tombera pas du ciel, mais viendra de l’initiative humaine, sa réflexion et son action, dans toute l’Europe, car nous avons besoin, comme la Grèce, d’une autre politique économique.

Certains se sont déjà préoccupés d’une politique économique nouvelle possible. De quelle nouvelle économie politique avons-nous besoin ? Il n’est rien de plus moral que de s’y intéresser, ce qui n’a rien à voir ni avec le « moralisme » ni avec « l’économisme » ou « l’économicisme », dans la mesure où nous voulons mettre en harmonie nos besoins vitaux et notre morale, dans le mouvement de l’humanité.

Parler de moralisme et d’économisme, c’est faire de la morale et de l’économie des activités coupées entre elles,  fonctionnant hors sol, comme ces tomates sans goût qui nous nourrissent très peu, je crois….

Bises à…...

Pierrot, le 17 février 2015 »

 

La vieillesse et « l’assurance » des incertitudes me donnent plus « d’assurance » et de témérité intellectuelle, aventureuse, individuelle, ce qui n’est pas sans danger ni pour moi ni pour la société et mes rapports avec elle, la société.

 

Pierre Assante, Vendredi 20 février 2015

 

* Dans le mouvement de la société, la réSolution, au sens de résoudre, n'est-elle pas le dépassement d'une entrave dans le mouvement des forces contradictoires, une ouverture nouvelle au processus humain en santé ? La réSolution n'est-elle pas la réVolution achevée, repartant vers un moment nouveau de progrès humain ?

 

(1) Couverture du livre de la bibliothèque de mon père en illustration.

les Lettres à Emilie sont des lettres à une Femme dans une intimité particulière. Mes lettres sont le plus souvent des lettres à des amis, simplement, sur la réSolution qui nous concerne tous et chacun, notre rapport singulier à cette réSolution et entre chacun de nous, Vous et Moi. Manquent-elles en cela d'humanité ? Oui, un peu, par leur retenue, malgré leur impudeur, elles ont quelque chose d'artificiel, apparemment...

Mes lettres sont souvent des lettres à des amis, simplement, que je ne nomme pas ni implicitement ni explicitement si j'ai peur de leur désaccord légitime à respecter si telle est leur volonté d'anonymat, ou du moins si je la suppose. Et quelquefois mes lettres sont des lettres à mes semblables de l'autre rive, de l'effort du "non commun", avec lesquels je ne partage pas d'amitié, et que je nomme précisément pour situer les rives "adverses" dans le mouvement de rencontre et de discorde des pensées.

 

(2) Par exemple, et "conformément" à son temps, dans le rapport aux femmes exprimé dans cet ouvrage, il y a contradictoirement et donc à la fois, l'amour et le respect de la Femme et une "gentille misogynie" comme on dit aujourd'hui. Notre temps par contre est généralement plus cynique, au sens populaire du mot.

 

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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 08:38

CHASSAIGNE-150219Certes, voilà un travail de longue haleine, mais dont les objectifs démocratiques décrits ne sont peut-être pas si éloignés que l'on peut penser. Rien n'est automatique, les possibles heureux demandent aussi l'effort de conception et de réalisation des humains.

Cependant tout ne se passera pas au parlement, cela est dit, mais le parlement peut être un des interprètes d'un mouvement progressiste de la société.

Conscience, démocratie et pouvoir doivent pouvoir se rejoindre en santé. La démocratie du "que quoi, comment produire" étant le coeur de l'issue à la crise économique et de civilisation.

P.A. 19.02.2015.                         

L'entretien d'André Chassaigne est publié dans l'Humanité de ce jour.                            

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 09:29

pierre-assante.gifSUR Le double mouvement de parcellisation et de commun, dans le système producteur-produtif *, les mentalités qui en sont issues et leurs autonomies relatives.

 

La prise de pouvoir par la classe bourgeoise dans une partie du monde des XVIII° - XIX° siècle a permis à cette dernière de développer son mode de production (1) et les forces productives jusqu’à les généraliser dans la mondialisation-informationnalisation de la production, des échanges, des gestions, des politiques nationales et mondiales, des spéculations financières elles aussi mondialisées, liées au système.

 

C’est, contradictoirement sinon paradoxalement en s’appuyant sur le développement des forces productrices dominées par une classe exploiteuse, et sur les besoins en consommateurs du marché, que la classe ouvrière productrice, et les autres couches dominées (2) dans le système, ont pu par leurs luttes s’approprier une part des nouvelles capacités productrices humaines.

 

Sur le plan des mentalités, cette révolution économico-politique a eu un double effet :

 

(a)  Une émancipation de croyances figées à travers les siècles, une avancée générales de connaissances nouvelles en développement, la capacité, à l’image de la bourgeoisie de s’organiser individuellement dans sa vie et dans les limites imposées par le système évidemment.

 

(b)  Mais cette émancipation a son revers de médaille. Au fur et à mesure que les forces productrices et le système productif de plus-value se développent, c’est l’organisation en commun du travail producteur des biens nécessaires à la vie humaine, sa parcellisation et surtout l’écart croissant entre l’organisation collective croissante et l’autonomie relative croissante entre les individus dans leurs poste de travail (3) qui se développent.

 

Dans ce double mouvement de parcellisation et de commun, c’est le commun qui disparaît relativement, objectivement et subjectivement, malgré et à cause de leur croissance respective (c’est le sens de l’adverbe « relativement » de cette phrase). Cette disparition relative connaît une accélération liée au paroxysme du développement des lois du système, leur rigidification-dissolution (4) dans le développement accéléré et terminal du système.

 

Le double mouvement créateur-destructeur de commun, de commun objectif et subjectif, issu des contradictions du système social, est à la fois lourd de menaces des incapacités à surmonter les contradictions et de les résoudre, ET porteur d’espoir de transformation du système dans un système nouveau surmontant ces contradictions, par l’action des victimes du paroxysme du système.

 

J’en finis, à l’instar de Berlinguer, par là : il s’agit de passer, objectivement et subjectivement de la démocratie restreinte, dont nous défendons toutes les avancées, malgré leurs limites, à la démocratie de l’homme producteur des biens « matériels et moraux dans leur unité » nécessaires à l’humanité, du « que, quoi et comment produire », du "produire commun" (5).

 

Cette dichotomie du travail n’empêche pas le travailleur d’exister en tant que producteur de valeurs d’usages, en tant que création d’activité humaine auto-créatrice d’humanité (6), mais induit un type de maladie de la production qui est propre au système capitaliste. Maladie qui ressemble à celle de l’Empire Romain à un niveau supérieur de développement objectif et subjectif des forces productrices et de leur rapport écologique au monde.

 

Pierre Assante, lundi 16 février 2015

 

(*) Producteur en tant de créateur de produits, productifs en tant que créateur de plus value.

 

(1) L’accumulation du capital par la plus value (partie non payé au travail humain transformateur-créateur de produits), dans l’échange « Argent-Marchandise-Argent plus ».

 

(2) Ouvriers, employés, enseignants et chercheurs, petits paysans propriétaires, petites professions libérales, petits commerçants…bloc historique au sens gramscien et non à son sens dévoyé fourre-tout...).

 

(3) Poste de travail ouvrier dans l’industrie informationnalisée et mondialisée en premier lieu, mais aussi dans la gestion, l’échange, la recherche, même si paradoxalement, mais « naturellement » il  a un double mouvement d’autonomie et de commun…

 

(4) Rigidification-dissolution inhérente à toute transition d’un système social à un autre, transition dans laquelle co-habitent puissamment l’ancien et le nouveau.

 

(5) La recherche paradoxale du commun en dehors du travail, dans les rapports festifs par exemple, etc., ce qui est agréable et utile en soi et pour soi, outre la parcellisation-séparation du travailleur, reflète l’indifférence du capital vis-à-vis de la valeur d’usage, c'est-à-dire, peu importe pour ce capital ce que l’on fait concrètement de son cerveau et de ses muscles, peu importe l’activité humaine, mais importe pour ce capital le profit qu’on en tire en matière d’accumulation de capital.

 

(6) Yves Schwartz en fait la démonstration, dans « Expérience et connaissance du travail », entre autres de ses ouvrages, présenté dans ce blog à plusieurs reprises 

 

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Sur le blog de l'Elue M.F. Palloix: https://corvasce.wordpress.com/2015/02/15/une-nouvelle-politique/

 

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 00:03

Seule une nouvelle politique

économique peut sortir

la France et l’Europe

de la crise

 

La Banque CentraleEuropéenne (BCE), qui impose sa politique d’austérité et de chômage avec les gouvernements sociaux-libéraux des pays d’Europe,  commence à reculer en annonçant l’injection de 1140 Milliards d’€uros !

 

Il faut brancher cela sur les besoins populaires, sinon c’est la suraccumulation du capital renforcée et la crise s’aggravera en France et partout en Europe.

 

Pour la dette passée, l’argent de la BCE doit :

(a) racheter les titres publics

(b) sans mettre comme condition l’austérité

(c) renégocier la dette.

C’est bon pour tous.

 

Il est nécessaire de traiter en même temps l’offre et les dépenses nouvelles, sinon cela ne marchera pas. Chaque mois des infirmières et des profs, etc. (et tous les services publics) sont à payer et chaque mois les entreprises suppriment des emplois et délocalisent.

 

Alors un système productif est à construire ou à mettre à niveau ! Nous (PCF, PGE, Syriza) proposons :

(a) de Créer un fonds européen, démocratique, pour les nouvelles dépenses des services publics dans toute l’UE. Recevant l’argent de la BCE il achèterait les titres des Etats pour ces dépenses.

(b) Le bas taux de la BCE pour les crédits des banques aux investissements créateurs d’emploi, pas pour spéculer et délocaliser. Nous pouvons organiser des initiatives de luttes là- dessus.

(c) Créer une coopération pour produire dans le monde et battre la politique mondiale de concurrence et d’affrontement.

 

Seule une politique économique de cet ordre peut sortir la France et l’Europe de la crise. Chacun le sait au fond de soi, mais a du mal à imaginer comment la réaliser.

 

Le Parti Grec Syriza a gagné les élections en Grèce et accédé au gouvernement, sur une ligne « changer l’euro et non pas en sortir ».

 

Le vote Front de Gauche en France propose de la mettre en œuvre.

 

Alors ne nous trompons pas de solidarité et d’action pour vivre mieux, arrêter le recul économique et de civilisation.

  

Pierre Assante, Section du 8°,  la Madrague, Parti Communiste Français

 Février 2015, tract inspiré de l'intervention de Frédéric Boccara.

 

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 07:44

“Io sto con la Grecia. E tu ?” 

 

io-sto-con-la-greciaCampagna europea a sostegno della Grecia e del suo governo democratico nella difficile negoziazione per il ripristino dei diritti del popolo greco e dei popoli europei 

E’ importantissimo far sentire in questi giorni, la voce dei cittadini europei a favore delle posizioni del legittimo e democratico governo greco che si sta battendo per una revisione e del debito. Un debito che è nato privato ed è diventato “pubblico” solo per salvare banche e istituzioni finanziarie (nord europee) che hanno speculato e giocato col fuoco dei derivati.

La battaglia della Grecia è la battaglia di tutti i cittadini europei contro le elites nazionali e internazionali dell’1-10% che negli anni della crisi si sono arricchiti oltre ogni limite a danno dei lavoratori, dei precari dei disoccupati.

L’Europa avrà un futuro solo se sarà ripristinato un equilibrio sostenibile tra paesi del nord e paesi del sud, solo se la ricchezza sarà ridistribuita all’interno dei singoli paesi,  solo se le istituzioni finanziarie torneranno a rispondere ai governi democratici.

Lanciamo e diffondiamo una campagna europea a sostegno del governo greco. Dagli esiti della negoziazione in corso, dipenderà il futuro del nostro continente e delle generazioni future.

 

(Cliquer ici pour accéder à la pétition)

 

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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 12:45

ÉPINOSUS. 1 - Coleurs inverséesLE CORPS

 

Une personne digne décrivant une situation de souffrance propre prononce la phrase : « je n’étais plus qu’un corps ».

Cela me ramène, contradictoirement, au concept de « corps-soi » et à la réalité de « corps-soi » (Lire « Pourquoi le concept de ˝corps-soi ˝, Corps-soi, activité, expérience », Revue « Travail et Apprentissage » N° 7 d’Yves Schwartz ou mieux sa thèse rééditée aux Editions Sociale -première édition en 1988- « Expérience et connaissance du travail » 2012).

 

Pour ne pas réinterpréter la thèse d’Yves Schwartz, mais pour s’en inspirer librement, en n’engageant que mon point de vue :

 

1) La perception du monde extérieur à son corps et de son corps, 2) la pensée de l’être social aux divers « niveaux » de conscience, 3) les sentiments aux divers « niveaux » de conscience, sont des « fonctions » du corps.

 

Ces « fonctions » ne « fonctionnent » pas indépendamment les unes des autres mais les unes avec les autres, constituant une fonction unique, celle de la vie humaine pensante (1).

 

Résumons : perceptions, pensée, sentiments, constituent une unité de fonctions du corps, qui est le corps-soi dont on peut analyser les mouvements, le processus découlant des besoins, les résolvant dans le travail producteur  auto-créant de pensée et d’humain, dans l’activité humaine, sa complexification et l’aller-retour simultanés qu’elle entretien avec son milieu qu’elle transforme, avec « son » cosmos.

 

Il n’y a pas d’indépendance des fonctions du corps comme il n’y a pas d’indépendance des fonctions des organes du corps, mais une unité de processus et des autonomies relatives, des inégalités de processus des organes et des fonctions. On peut user d’une métaphore entre le corps et la société, mais d’une métaphore seulement : le type de rapports dans la société est propre à la société et le corps-soi est  l’unité de rapports sociaux, de l’individu et sa conscience dans l’espèce pensante, de la conscience collective en rapports sociaux, évidemment. 

 

Au niveau atteint de transformation de la nature pour se nourrir, se vêtir, se loger, etc., en développant la recherche fondamentale et appliquée, sciences et techniques,  et l’expression du reflet de sa propre activité dans l’art et la philosophie, l’auto-création de l’humain par lui-même me semble crever les yeux par son évidence pour qui veut voir.

 

Faire une dichotomie du corps et de l’esprit me semble une offense à l’humain et à la nature, une mutilation faite à  la plus haute spiritualité qui soit possible au niveau de développement de l’humanité en processus, une mutilation de la pensée dans l’univers.

 

La souffrance imposée à un corps peut réduire les capacités de ce corps à agir, à penser, dans l’unité de l’activité « physique et mentale », sans dichotomie des deux termes qui expriment une réalité.

 

En ce sens, décrire cette souffrance et ses effets dans les termes « je n’étais plus qu’un corps », peut être une expression humaine profonde si elle n’est qu’une expression « impressionniste » et ne réduit pas le corps humain vivant à ce qui serait un cadavre que l’activité de pensée a fui comme toute autre activité humaine : un cadavre, un assemblage biologique en dissolution totale de cohérence acquise dans la naissance et la croissance.

 

Un humain imposant une souffrance réduisant le corps vivant à cette sensation de corps sans pensée est lui-même en souffrance, mutilé à un haut niveau d’insatisfaction de ses besoins humains, dont la « vie-biographie », en termes de processus vital a subi de graves dommages dans son travail de constitution d’humanité.

 

Dans une situation d’organisation sociale d’une telle souffrance, cet individu organisateur est constitué en monstre.

 

Aussi, au-delà de la défense immédiate nécessaire contre ce type d’organisation, c’est un soin apporté à la société dont cette société a besoin, dans son processus de constitution, ses avancées et régressions. Soigner par la répression conduit à la renaissance continuelle des maladies de développement.

 

La douleur est une alerte signalant un danger à résoudre, un besoin à satisfaire. L’organisation sociale de la douleur « en soi » est une maladie de la douleur, une maladie de la société en la matière, à guérir par l’observation des effets qu’elle provoque, pour remonter aux causes qui la constitue et les guérir, guérir « à la source ».

 

La conscience de la douleur « pour soi » contient la recette de la guérison des causes.

 

Pierre Assante, Mercredi 11 février.

 

(1)  Peut-on rapprocher l’espace tripolaire de l’activité humaine (Dans un champ de savoir et d’activité : 1) l’activité du champ, 2) l’accumulation  antécédente du champ, 3) le contact du champ avec « l’inconnu », l’extérieur, les autres champs. OU dans la société « marchande et de droit »: la politeïa, le marché, la gestion. OU…etc.) ?

 

Peut-on remarquer qu’entre les pôles et leur  relation dialectique, un pôle est la négation de la négation, la « positivation » des deux autres. Dans l’action des forces contradictoires, ce n’est pas l’opposition de deux pôles qui constituent la contradiction  à résoudre, mais leur support historique dans le processus de développement : pour la société marchande et de droit en « fin » de mode d’échange obsolète et par conséquent de production (la production s’exprime dans l’échange), c’est dans la pratique des lois d’échange du capital support  de valeur d’échange des valeurs d’usage à échanger que réside la contradiction ?

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 L'illustration est une œuvre de Roger Frosini

 

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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 18:09

La loi Macron contre les valeurs républicaines

Un grand élan populaire s’est levé contre le terrorisme et pour la défense des valeurs républicaines, après le massacre de nos amis de Charlie Hebdo, de policiers et de civils, notamment les victimes de l’hyper-casher de la porte de Vincennes.

Nous voulons construire l’union populaire. Mais pas question de participer à une union sacrée derrière Hollande et Valls qui veulent ainsi faire passer tous les textes qui, tel le projet de loi Macron, permettraient de construire une France ultralibérale.

Sur le plan théorique, la loi Macron est proche des idées libérales de droite de Jean Tirole contre les soi-disant rigidités, syndicales, publiques et de l’État... Bref, tous les chevaux de bataille libéraux néoclassiques. Cela rejoint et dépasse le rapport de la Commission Attali dont Macron était rapporteur sous Sarkozy. On vise surtout à « libérer » le patronat de ses « charges » et, en fait, de toute responsabilité sociale et territoriale......

Lire la suite de l'édito de Catherine Mills

ici

 

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 06:08


Travail....Continuité et sauts. Instant-devenir et durée.

"Le Capital".

 

 

Sans doute,

la vérité n’est que la représentation

la  plus « exacte » possible

que nous nous faisons du réel,

le notre d’abord, le réel commun enfin.

….Il me semble.

 

 

Schéma de réflexion sur continuité et sauts, sur « le Capital » de Marx et sa validité constante dans ce système et son ajournement à la lumière de la mondialisation-informationnalisation-capitaliste réelle et ses effets sur les lois-tendances du capital réel dans une transition vers un autre mode d’échange (et donc de production-échange) dont  l’obsolescence effective se manifeste dans une dissolution-rigidification des lois-tendances.

 

1) Transformation quantitatives et qualitatives et rapports dialectiques, simultanéités et durées.

 

2) Lois-Tendances du capital découvertes par Marx toujours d’actualité et réelles dans leurs bases et leurs transformations à partir de leurs bases.

 

3) Leur continuité et leur transformation à l’intérieur du capitalisme et leur transformation dans un autre type de mode d’échange en gésine avancée (donc déjà réel), donc lois-tendances les mêmes déjà autres.

 

4) Exemple de la formation des prix dans « le Capital », de la relation entre valeur marchande et prix, de la dissolution-rigidification des lois-tendances au fur et à mesure que les besoins-règles d’échange se distendent entre elles et la réalité nouvelle de l’échange (et de la production qui les induisent, non mécaniquement mais dans le contexte, les diversités, les inégalités de développement mondialisé-informationnalié et en même temps de leur uniformisation-diversification)

 

5) Dissolution-rigidification des lois-tendances qui restent celles du capital et en même temps subissent des « transformations forcées » dans le chemin vers un autre type de mode d’échange dont la possibilité naissante s’annonce.

 

6) Le constat de ces transformations qui ne sont pas qualitatives, et en même temps non seulement indiquent un besoin de dépassement du mode d’échange, mais aussi une sorte de dépassement forcé avant le dépassement réel accompli, tout en restant lois du capital, qui ont à la fois une caractéristique de transformation qualitative « sans l’être vraiment ». Cela ne dénote-il pas la réalité d’une infinité de transformations qualitatives dans les transformations quantitative préparant les possibilités de saut de qualité à « un niveau plus élevé, plus global ». Cela ne dénote-t-il pas aussi la relative rigidité de notre perception du réel et de notre action sur le réel extérieur-intérieur a chacun de nous et à nous tous collectivement, limites en mouvement, en avancées et en régressions de notre espèce vers de nouvelles possibilités en santé, et dans la nécessité à laquelle nous donnons mouvement de même.

 

7) N’y a-t-il pas dans cette notion abstraite de niveau plus élevé non un jugement de valeur hiérarchisée, physiquement et mentalement, mais une réalité de l’unité du macro-micro-cosmique et de continuité non seulement dans le temps mais dans l’espace, le temps-espace du physicien comme de la conscience de l’être social, et donc de la société en inégalité de développement, dans cet espace-temps ?

 

*******

 

Il n’y a pas là matière à élucubration, mais matière à recherche et action car la période de transition possible , c’est le spectacle du monde, de notre vie qui nous le fournit en tant que crise généralisée du mode de production-échange, son niveau de violence économique et civilisationelle et le niveau d’échec des solution traditionnelles aux crises auxquelles s’accrochent l’individu propriétaire-accumulateur de capital ou la classe en individus ou en entités d’individus groupés dans l’usage privé du mouvement du capital, achetant la force de travail du, des producteurs.

 

Je n’oublie pas en cela ni la recherche économique et l’action économique « stricto sensu », idem pour la recherche des situations de travail de l’individu et de l’entité de production, ni le recherche et l’action politique, mais l’unité de marche et de développement dans leur inégalité de développement sur laquelle agir.

 

Ne pas oublier non plus l’autonomie des objets dans l’unité de mouvement, par rapport au moment de leur création naturelle et humaine, « des deux types superposés en strates vivantes, et leur création et auto-création continue », autonomie-unité qui rappelle le principe de continuité-saut-processus ;

 

….autonomie de l’objet idée-conscience et de son processus en particulier, puisque justement notre conscience du moment tend à nous la faire rigidifier…relativement

 

Pierre Assante, Lundi 2 février 2015

 

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 10:23

2012 11 23Besoins biologiques de l’espèce humaine,

complexification et satisfaction des besoins, conscience.

 

 

Très brièvement :

 

Le processus de développement de l’humanité ne connaît meilleure santé et meilleur approfondissement de sa conscience que lorsqu’il adhère profondément aux besoins biologiques de l’espèce humaine *.

 

Pour préciser, je propose une formule concentrée un peu compliquée mais nécessaire je crois:

 

La « déadhérence-réadhérence »** conceptuelle en aller retour simultané dans le mouvement interne-externe du « corps humain-activité cérébrale-milieu » (« Corps-soi »), et dans mouvement de « déadhérence-réadhérence » de ce corps avec le corps social-milieu élargi, « déadhérence-réadhérence » interne-externe indispensable à production des biens et à la satisfaction des besoins « primaires » et des besoins complexes « fonctionnant » en unité, c’est le travail, l’activité toujours sociale, qu’elles qu’en soient les apparences,  qui la produit et sur lequel elle agit en rapports dialectiques.

 

C’est là une formule tautologie et une lapalissade, puisqu’il ne s’agit pas d’en faire la démonstration, mais un constat donc l’hypothèse et la conclusion (Evidentes je crois…) reposent sur la même donnée, la même affirmation : le travail en tant que formateur de conscience et les rapports d’une entité pensante avec son « extérieur ».

 

Dans un poème, j’écrivais :

 

pour contempler un vol d’oiseaux

ou le silence des étoiles

il faut élever son regard

car il est des gestes

inexplicablement

essentiels

 

Il ne s’agit pas là de substituer un constat à la recherche. Le constat est le résultat d’une recherche, empirique ou-puis scientifique. Et le processus de recherche agit sur la conscience au même titre que toute activité productrice**, productrice directement ou indirectement. Il s’agit de donner à réfléchir sur la validité de ce constat.

 

La question révolutionnaire est encore toujours la question des subsistances, à l’instar de la révolution robespierriste (Bourgeoise mais non seulement), quel que soit le niveau de développement et de complexification des subsistances et le niveau de développement et de complexification des structures sociales en développement. Il n’y a pas de spiritualité plus grande et profonde que celle-ci.

 

C’est peut-être ce dont avait l’intuition, ce qu’est la raison, et l’être profond, du christianisme dans sa symbolique du pain et du vin et du dieu à corps humain, au-delà de la mobilisation sociale face à une société de classe, une société coloniale, un affaissement des rites fondateurs,

 

Pierre Assante, 1er février 2015

 

Notes :

 

* Ce qui paradoxalement ne correspond ni au malthusianisme d’hier ni aux nouvelles théories de la décroissance et de la « qualité de vie » dans la décroissance, lesquelles ne posent souvent (mais pas toujours) la question de la croissance qu’en terme quantitatif qui est celui de capitalisme et non en terme qualitatif-quantitatif qui est celui d’un communisme encore à venir, c'est-à-dire de l’économie et du développement des moyens de vie, de produire. Adhérer profondément aux besoins biologiques de l’espèce humaine ce n’est pas les limiter. La conscience humaine a besoin de moyens de développement, en santé bien sûr. Toute l’évolution dans la nature, les espèces animales dont notre espèce pensante découle, semble l’illustrer. La disparition d’espèces est liée à la disparition de leurs moyens de vivre soit par une bifurcation malade dans leur processus soit par une maladie de leur milieu ne permettant pas une bifurcation en santé. Un processus est une bifurcation permanente, une continuité et des sauts de bifurcation, au sens qu’en donne Prigogine.

Autre chose que les théories de la décroissance et de "retour à la nature" de ceux qui peuvent, est le besoin de diversité biologique et culturelle, de coexistence de strates productrices (forces productrices, techniques, cultures productrices, populations "superposées", accumulées « verticalement » et « horizontalement »), traces du temps et conscience anticipatrice du futur. Et plus que trace, mais point de jonction de la durée et de l’instant-devenir.

 

** Les termes en italique, ergologiques, ont été crée par Yves Schwartz.

 

*** Noter que j’utilise le terme « productive » du point de vue et de la réalité capitaliste, de production de profit, et « productrice » (j’oublie parfois !) du point de vue du double contenu de l’objet de production et de production d’objets dans leur double contenu « physique et culturel » et « bien matériel et de service », parasitaire ou non, en système capitaliste, c'est-à-dire de la valeur d’usage et de la valeur d’échange mêlées.

 

Quel terme futur, à venir, à choisir, pour une production et pour un travail d’un producteur libre, jusqu’au bout, et non au sens où le producteur à la droit de vendre non soi mais sa force de travail et le propriétaire ou la classe en individus ou en entités d’individus groupés dans l’usage privé du mouvement du capital, d’acheter la force de travail du, des producteurs

 

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6 février 2015 5 06 /02 /février /2015 09:13

Copie de 000 1493

 

LIRE

ici

 

http://pierreassante.fr/dossier/

ROMERO_L_HUMANITE_150206.pdf

(2 pages en pdf)

 

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 12:35

RAUCHBonjour à tous,

Suite à la décision mercredi soir du Conseil des gouverneurs de la BCE de mettre fin au dispositif dérogatoire permettant aux banques grecques d'obtenir des liquidités auprès de la BCE en échange de titres de l’État grec, un rassemblement national est organisé devant la Banque de France ce soir (5 février) à 18h30 avec prise de parole de Denis Durand.

Prenant prétexte des déclarations du nouveau gouvernement grec de ne plus négocier avec la troïka (dont la BCE fait partie) et de renégocier la dette grecque, cette décision de la BCE va réduire les possibilités de refinancement des banques grecques au risque de déstabiliser encore plus la Grèce.

Cette décision politique de la BCE n'est ni plus ni moins qu'une mesure de rétorsion contre le choix démocratique des grecs. Il est nécessaire de s'y opposer fermement dès ce soir. C'est pourquoi nous invitons à se rendre au rassemblement à 18h30 devant la Banque de France (Place du Palais Royal - Métro Palais Royal).

Frédéric Rauch, 
Rédacteur en chef de la revue Économie et politique.

5 février 2015.

 

Et 

Face aux pressions de la BCE contre la Grèce, le PCF appelle au rassemblement :

Lire sur ce lien : 

http://www.pcf.fr/66065

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Voir aussi le site d'Economie & Politique en lien sur ce blog

 

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5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 12:06

Copie de 2012 01 15 023Se libérer des politiques d’austérité.

 

Texte collectif (Frédéric Boccara, Yves Dimicoli, Denis Durand et Frédéric Rauch)

 

En refusant l’austérité et de discuter avec la troïka, le nouveau gouvernement grec ouvre la bataille pour une alternative de progrès en Europe. Yanis Varoufakis, nouveau ministre des Finances, a proposé de décider un moratoire sur le remboursement de la dette lié à une clause de croissance de l’économie grecque: rembourser quand la croissance dépasse 3%. Nous soutenons cette proposition. En outre, nous proposons que le rachat de titres publics grecs par la BCE ne soit pas conditionné à l’austérité et soit l’occasion de les remplacer par des titres détenus jusqu’à leur échéance par la même BCE. L’État grec ne paierait pas d’intérêts dessus. Cela devrait être généralisé aux dettes de l’ensemble des États de la zone euro. La seule façon, pour quiconque, de se débarrasser de la dette, c’est de relancer durablement la création de richesses en sécurisant l’emploi et la formation à l’occasion de l’injection de 1 140 milliards d’euros annoncée par M. Draghi. Pour cela, il faut développer les services publics, investir efficacement pour redresser l’industrie et les productions en Europe, en réduisant le poids des intérêts perçus par les créanciers (le coût du capital). Car, au-delà du traitement de la dette héritée du passé, il faut surtout financer l’avenir: services publics et investissements efficaces des entreprises. Pour les services publics, le PCF, le Front de gauche, le PGE et Syriza exigent la création d’un fonds de développement économique, social, solidaire et environnemental européen financé à 0 % par l’argent de la BCE (le traité de Lisbonne l’y autorise). Il prendrait les titres des États. Ses interventions seraient démocratiquement décidées et contrôlées. La France devrait proposer tout de suite à quelques pays une «coopération renforcée» en ce sens. Pour les entreprises, la BCE doit agir autrement sur les banques: leur fournir de l’argent à bas taux, mais seulement pour refinancer les crédits aux investissements qui créent des emplois et développent leur qualité, les richesses réelles (la valeur ajoutée territoriale et non le profit de quelques-uns) et l’environnement. Et refuser de refinancer les crédits pour spéculer et délocaliser. Grâce à la restructuration de la dette, à une action conjuguée sur la demande et sur l’offre, par une autre orientation des financements, l’économie grecque se redresserait, ses chômeurs commenceraient à retrouver du travail et à produire des richesses.

 

C’est le sens à suivre pour toute la zone euro qui aurait là l’occasion de se libérer des politiques d’austérité. Non seulement la Grèce ne ferait pas défaut, mais les Européens y gagneraient… sauf les financiers qui ont honteusement profité de l’endettement grec. Le choc sur le reste des détenteurs peut être amorti par le système européen, dans un premier temps, et, si l’argent est correctement utilisé, le redémarrage simultané des économies européennes revigore l’ensemble, en repartant sur des bases saines faisant fondre les dettes. On parle des Européens ? Mais la puissante confédération syndicale allemande (DGB) soutient les demandes du nouveau gouvernement grec. Le PCF a proposé une alliance des pays du Sud, et au-delà (Irlande), pour surmonter les réticences des classes dirigeantes allemandes. Des voix nouvelles s’expriment dans le même sens (Gaël Giraud, Thomas Piketty...). Même la BCE jette aux orties ses doctrines traditionnelles, mais sans changer la façon dont l’argent qu’elle crée est utilisé, ciblé! Or c’est le cœur du problème. La bataille qui s’ouvre désormais est celle d’une mobilisation dans toute l’Europe pour que les euros de la BCE soient utilisés pour les peuples, et commencer ainsi à refonder démocratiquement l’Europe.

 

Les signataires: Frédéric Boccara, Yves Dimicoli, Denis Durand,économistes PCF auteurs d’Une autre Europe contre l’austérité (éditions Le Temps des Cerises), et Frédéric Rauch, rédacteur en chef de la revue Économie et politique.

 

Publié dans l’Humanité, Jeudi 5 février 2015

 

Voir aussi le site d'Economie & Politique en lien sur ce blog

 

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 23:49

QUIN-copie-1

La crise de suraccumulation-dévalorisation du capital et ses conséquences sur la vie humaine est inscrite dans son être social dès son origine.

La crise est inscrite dans "l’être social" du capital, c'est-à-dire concrètement dans la vie qui est la nôtre en tant que système devenu généralisé, mondialisé, informationnalisé.

 

Cependant dès 1970, sous l’effet de l’introduction de techniques démultipliant les forces productive, des luttes ouvrières et anticoloniales induites, la crise s’est accélérée fortement et cette accélération s’est amplifiée dans les années 2000.

 

Accélération donc de la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital amplifiée dans les années 2000, et particulièrement depuis 2008. Quel point de paroxysme peut-elle atteindre si des transformations radicales et progressives ne sont pas prises au niveau économique, politique et social ?

 

Un point sur le lien entre conditions matérielles et idées : les idées ont une autonomie relative par rapport aux conditions matérielles dans lesquelles elles naissent. Mais la distension sans limite entre les conditions matérielles et les idées, sous l’effet des types de relations superstructurelles (en rapports dialectiques) peuvent être sans retour et mortelles.

 

Autre point, les mesures des banques centrales et banques d’affaire dont on nous rabat les oreilles en ces jours, ont pour but de renflouer la dette des Etats mais surtout des banques d'affaire et prétendent remédier à la panne de production-consommation que crée le capital, mais ne contiennent évidemment ni l'orientation ni les décisions aptes à fournir aux secteurs producteurs de biens et des services les moyens nécessaires à leur développement : les moyens c'est à dire cette représentation symbolique et conventionnelle (mais opérationnelle) des richesses qu’est l’argent, l’argent fournisseur de moyens, d’acquisition de moyens concrets (travail –humain producteur-, matières première et machines) le permettant.

 

Ainsi le capital va toujours se placer en fonction du taux de rentabilité financière, et vers là où il s’accumule déjà et s’évapore en grande partie pour la société humaine, mais pas pour tous.

 

Boccara quelles réponsesLes communistes, alors que peu se souciaient de cette accélération dans les années 1970 fournissaient eux, des éléments d'analyse de cette involution sociale et des propositions pour y remédier.


On peut penser évidemment que ces solutions aient vieilli. Certainement, en partie du moins, car les circonstances sont différentes, le processus du mouvement du capital s'est complexifié, mais pas sur le fond de l’analyse de la suraccumulation-dévalorisation et la crise qui "colle à sa peau".

 

Pour les années 1970 il est cité ci-dessous un exemple d'analyse et de propositions, parmi tant d’ouvrages et d’actions des communistes sur la question, épaulant les mesures du Programme Commun de Gouvernement de 1972, avancée du moment non sans difficultés, initiative de longue patience des communistes dès 1962, continuée sous d'autres formes, qui en donne la preuve .

 

On peut aussi penser que les propositions des communistes ont échoué. C’est sans compter sur les capacités de réorganisation du travail, de la politique, des institutions par le capital au niveau local et mondial, mais cette réorganisation qui s’accélère encore aujourd’hui ne résout rien, on le voit bien dans la désagrégation mondiale qu'elle entraîne et la nécessité d’une autre cohérence et réorganisation qu’elle réclame pour les peuples et la personne humaine en tant que productrice de l'humain, de ses besoins et des moyens de les satisfaire, en santé.

 

Pierre Assante 22 janvier 2015

 

Couverture et sommaire de cet ouvrage de 1972, témoignage historique d’une longue action contre la crise et pour les solutions, non « miraculeuses », mais en tendance, à sa résolution, « Ce que coûte le capitalisme à la société, Claude Quin, 1972 ». Et pour aujourd’hui l’on peut faire une petit tour sur le site d’Economie & Politique et les ouvrages présentés, que vous avez en permanence dans les liens de ce blog ainsi que de nombreux comptes-rendus d’ouvrages et reproductions d’article de la ComEco et de ses animateurs.

 

2 exemples parmi d'autres :

1972 : cliquer ici (3 pages)

2013 : cliquer ici

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 08:03

Zoomer, aggrandir le pourcentage de la page, pour lire en caractères plus grands

ou cliquer sur la page ou le lien :

 

BOCCARA_HUMA_15.02.02.jpg

 

http://pierreassante.fr/dossier/BOCCARA_HUMA_15.02.02.jpg

 

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2 février 2015 1 02 /02 /février /2015 06:49

BRODA_LA_MARSEILLAISE_EXTRAIT-150202.jpg

 

 

 

 

 

 

 

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 09:00

L'indifférence

Soigner les effets peut-il guérir les causes ?

Nous sommes, dans la pensée, dans un moment d'inversion totale des causes et des effets

 

Lisant les auteurs et journalistes "médiatiques", je me dis que décidément nous sommes, dans la pensée, dans un moment d'inversion totale des causes et des effets. Et l'abstraction numérique et sa conquête des espaces d'échange, n'est pas responsable de cette inversion, mais l'amplifie incroyablement.

 

Soigner les effets peut-il guérir les causes ? Cela y contribue ou plutôt cela peut conduire aux causes, à condition de ne pas s'arrêter en route...de la logique restreinte à la dialectique.

Pour moi il est évident que c'est sur l'échange A-M-A' (1) que repose essentiellement l'inversion, même s'il est évident pour moi aussi que l'observation "naturelle" conduit plus facilement aux effets qu'aux causes.

 

Soigner les effets peut-il guérir les causes ? C'est ce que font les mouvements et-ou partis ici et ailleurs dans le monde, qui contestent à divers degrés et dans divers champs, et même sur le "champ global", le système et ses effets. Mais nous sommes encore loin de traiter les causes convenablement, même de la part des communistes (ou du moins certains communistes) qui pourtant ne sont pas les moins bons en ce domaine.

Car il ne fait pas bon d'être « hors sujet du moment » vis à vis de camarades, pourtant excellents militants, qui prétendaient y être constamment, dans le sujet, confondant mise en commun de l'action et tirer dans le même sens pour être efficace d'une part, et agir en continuant d'observer pour comprendre notre action "en miroir", la complexifier opérationnellement et l'améliorer d'autre part...

 

« Faute » de ne pas se limiter aux effets, mais traiter les causes, à pour effet de s'en trouver relativement handicapé médiatiquement, ce qui n'est pas grave mais qui est dommage, et ne lève en rien l’utilité de la réflexion et de la recherche anticipatrices dans un processus humain en santé.

 

Après les Forum régionaux et mondiaux en lien avec la recherche et les luttes locales, la montée de mouvements pour un pouvoir anti-austérité (2) constitue sans doute une deuxième étape d’importance. Elle appelle à une autre « répartition des richesses » mais aussi à la question de fond qui permet la production des biens nécessaires à la vie humaine en processus : le travail, la production et sa désaliénation.

A l’objectif d’une démocratie du producteur, du « que, quoi, comment produire », répondent la question économique et la question ergologique (3).

 

Pierre Assante, Vendredi 30 janvier 2015

 

(1) Argent-Marchandise-Argent plus.

(2) Il ne s’agit pas seulement de la Grèce ou de l’Espagne. Si l’on croit cela c’est oublier par exemple et entre autres le rôle joué par le PCF, certains de ses animateurs, pour la constitution du Parti De la Gauche Européenne dont Syriza et Podemos font partie, entre autres, ainsi que l’effort de la commission économique du PCF (ComEco) pour travailler avec le mouvement populaire à des propositions économiques ouvrant la voie en santé à la question de la production, donc de l’emploi etc., et d’une autre organisation ergologique et politique du travail.

 

(3) Ergologie : rapidement, c’est la recherche consistant en l’observation et théorisation du travail, à la fois de la personne par elle-même et dans un collectif, de l’entité locale d’organisation de production au sens large (même si la production de bien dits matériels stricto sensu a son rôle de base de la production générale), et de la société (Activité Tripolaire, concept de synthèse du Professeur Yves Schwartz), pour libérer les forces productives en libérant la personne ; et créer les conditions de répondre aux besoins humains en complexification et en processus de travail de production, de l’auto-création de l’humain par lui-même.

 

Voir aussi le recueil "L'indifférence" sur ce blog sur le rapport entre le mode d'échange et les mentalités.

 

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29 janvier 2015 4 29 /01 /janvier /2015 03:02

TEMPS REGIONS ATOSS

 

 

OUF !

 

Recueil de 9 articles sur le 7 janvier.  Pierre Assante, janvier 2015

 

 

1) ETRE SUR LE VIEUX PORT, SAMEDI 10 JANVIER 2015, 15 HEURES, AVEC CHARLIE HEBDO, SANS ÊTRE CHARLIE HEBDO. 

2) 11 JANVIER 2015 et l'histoire HuMAINE. 11 JANVIER 2015. CE QUE VOUS AVEZ PEU ENTENDU DANS LES MEDIAS. 

3) Wolinski, l'Humanité, années 1970. 

4) DIALECTIQUE, TERRORISME, DÉMOCRATIE VRAIE ET DÉMOCRATIE FORMELLE.

5) Après la tuerie et la manifestation de solidarité.La norme del’échange par le capital, la dénormalisation  de ce mode d’échange… ? L’instant devenir ? 

 6) Après le 11 janvier 2014 : FRANCE, EUROPE FEDERALE OU EUROPE CONFEDERALE ?Brève réflexion en marge des énormes rassemblements de solidarité des 10 et 11 janvier

 7) Production de normesJugement de valeur.

 8) OUF !

 9) Ne parlez plus de résurrection !

 

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 1

54b1598543ebaETRE SUR LE VIEUX PORT, SAMEDI 10 JANVIER 2015, 15 HEURES, AVEC CHARLIE HEBDO, SANS ÊTRE CHARLIE HEBDO.

 

En quelques mots, insuffisants pour entrer dans la compréhension d’un processus humain général et ses contradictions :

 

Oui, comme dans tout mouvement, il y a un double mouvement contradictoire.

 

Oui, il y a la volonté de se rassembler contre le terrorisme, pour une société qui règle ses différents par le débat et les décisions démocratiques, sans violences portant atteinte à l’intégrité de la personne.

 

Oui, il y a aussi la peur, dans toute analyse,  d’être assimilé à un soutien à la violence terroriste, ce qui empêche ou qui retient beaucoup de faire le lien entre l’injustice et la violence d’Etat (1)et des tas d’injustices et de violences dans le monde, que la cohérence d’un système violent utilise en développant une incohérence de la pensée à son profit de dominant.

 

Mais, René, comme tu dis, citant Aragon (2), dans ces mobilisations pacifiques, leur générosité et leur utilité, comme dans leur manipulations officielles, « Fou qui fait le délicat », car il y en a besoin de ce rassemblement, comme de la conscience des violences et des injustices des possédants qui suscitent dans les milieux sociaux les plus fragiles leurs « symétriques inhumains" en miroir.

 

Je serai donc sur le Vieux Port pour la paix et la solidarité, comme Wolinski ou Charb étaient pour la paix et la solidarité dans des dessins contre les injustices sociales, publiés, entre autres, dans l’Humanité.

 

Je serai donc sur le Vieux Port pour la paix et la solidarité et pas pour un soutien à une politique antisociale.

  

Pierrot, Samedi 10 janvier 2015

 

(1) Sur et contre la violence d'Etat, lire la magnifique autobiographie d'Angela Davis dont la lutte est exemplaire de responsabilité politique, entre autre exemple)

 

(2) http://merlerene.canalblog.com/archives/2015/01/10/31289225.html

 

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 2


11 JANVIER 2015 et l'histoire humaine.

11 JANVIER 2015. CE QUE VOUS AVEZ PEU ENTENDU DANS LES MEDIAS :

 

Voir ci-dessous un extrait de l’abécédaire de Charb, directeur de publication de Charlie hebdo, 1° juillet 2011.... 


.....Dans ce rassemblement de solidarité des habitants de ce pays, la France et de celle du monde, peut-il mûrir la construction d’une société plus juste, pacifique et prospère, d’une action humaine, massive, des peuples dans leur diversité, répondant aux besoins de développement de l’humanité, des biens matériels et moraux nécessaire à la vie. Je le crois.

 

11 janvier 2015

 

Extrait du texte de Charb :


CHARB JUILLET 2011

 

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3


Wolinski, l'Humanité, années 1970 :

 

De mémoire, le dessin de Wolinski représentait un président à la télévision disant à peu près ceci :

"J'appelle ceux qui ont un peu à s'allier avec ce qui ont tout contre ceux qui n'ont rien".

 

Voilà la claire lucidité d'un citoyen parmi d'autres qui s'inquiétait, avec humour, d'une politique d'inégalité et de ses effets sur la république et les libertés, la vie humaine à défendre.

 

Rendre un hommage à cet homme et à toutes les victimes de la parole libre, ici et partout est indispensable, de même que rendre hommage aux victimes de la lutte pour la liberté, l'égalité, la fraternité ici et dans le monde.

 

Défendre la vie, tout simplement !

 

Au-delà de l’émotion nécessaire, il y a les solutions à la crise à mettre en œuvre, face à la politique d'austérité, les solutions économiques en particulier, indispensables, dont il est débattu dans ce blog.

 

Jeudi 8 janvier 2015

 

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4

 


Copie de 10unnamedDIALECTIQUE, TERRORISME, DÉMOCRATIE VRAIE ET DÉMOCRATIE FORMELLE.

 

Pour résumer d’une façon ultra lapidaire ce qu’est la dialectique, c’est la capacité de voir les choses en mouvement, ou avec un mot un peu plus précis, en processus.

 

Il est clair que les « djihadistes radicaux» ou ceux qui les inspirent et qu’ils suivent, ne voyaient pas les choses en mouvement, puisqu’en s’attaquant ainsi à Charlie Hebdo, ils ont fait le contraire de ce qu’ils voulaient faire, c’est à dire la plus la plus formidable promotion de Charlie Hebdo qu’on pouvait faire…

 

Il est clair que les « démocrates radicaux formels » ou ceux qui les inspirent et qu’ils suivent, ne voyaient pas les choses en mouvement, puisqu’en prônant l’appel à la guerre, chefs d’orchestre gouvernementaux en tête, contre les gouvernants de la Libye, de la Syrie, etc. ou en ouvrant des contre-feux aux révolutions dites arabes, et leurs espérances, ils ont ouvert la porte aux contras islamistes terroristes, là-bas et aujourd’hui ici…

 

La dialectique est la plus puissante arme contre toute régression économique, politique, sociale, culturelle et pour la paix et le développement humain.

 

Mais elle ne nait pas toute seule dans la tête des jeunes et des vieux. Comme tout savoir, elle a besoin de transmission sociale.

 

C’est ce que faisait par exemple Georges Politzer, le fusillé des Nazi, ce que ne plus faire librement l’école, et ce qu’ont étouffé 70 ans de société marchande, son mode d’échange "argent marchandise argent plus" à son paroxysme final, et ce que ne font plus suffisamment non plus les forces de transformations auxquelles j’adhère.

 

Se poser la question, n’est-ce pas y répondre ?

 

Un des maîtres d’école de mon père, dans le Panier à Marseille, avait composé et appris à ses élèves, tout de suite après la guerre de 1914-1918, une chanson qui disait : «  Notre plume nous sert d’épée et plus tard ce sera notre outil…Soyons les soldats de l’idée et non plus les guerriers à venir… ».

 

Certes la question de la crise économique demande dans cet effort de réflexion, des connaissances économiques qui nous font défaut et qui sont devenues dans champ de bataille de la crise qui s’accentue chaque jour et menace notre processus d’humanisation, l’outil en dernière instance parmi tous les savoirs et activités à développer.

 

Une révolution, de nos jours, c’est une démocratie de l’homme producteur, une démocratie du « que, quoi, comment produire » * les biens nécessaires à notre vie.

 

Lundi 12 janvier 2015

 

* Je crois aussi qu'il ne faut pas confondre fascisme et barbarie, confusion très entretenue ces derniers temps. Simone Weil a, je crois,  une excellente définition et comparaison des deux choses. Pour ma part j'ai donné ma petite analyse sur le fascisme dans ce blog, partant de la réalité des forces productives et de leur relations avec les mentalités, non automatiques et diverses, évidemment.

** Terme utilisé par Enrico Berlinguer en 1971.

 

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5


 

 Après la tuerie et la manifestation de solidarité.

La norme de l’échange par le capital, la dénormalisation  de ce mode d’échange… ?

L’instant devenir ?

 Normes et représentations.

Adaptation-déadaptation-réadaptation au processus des besoins humains solidaires.

 

L’instant devenir

 

Wolinski qui en s’écroulant voit s’écrouler le plaisir de la bonne bouffe, de l’amour, de la solidarité humaine, « je crois que je suis cuit ». Le tireur qui se voit se réaliser l’instant devenir du héros vengeur du film à l’américaine sans comprendre qu’il fait la plus grande promotion possible de ce qu’il hait et la poursuite des aliénations inconscientes qu’il subit.

 

L’instant devenir. Les pleurs de désespoir de ce que devient le monde dans cet instant de tuerie de ce qu’il aime dans l’humanité telle qu’elle s’exprime avec Charlie, ses outrances, son besoin de rationnel et de déconnage.

 

La dénormalisation malade d’une normalisation qui produit des cités à 50% de chômeurs et le dealer qui nourrit plusieurs familles et se prend en fin de compte pour un caïd et dont cela devient pour lui la norme, kalachnikov incluse.

 

La volonté de dire « je veux vivre libre et solidaire » par millions, en voyant ou sans voir toutes les solidarités et insolidarités liées à notre vie quotidienne, ici et dans le monde, pour la maintenir plus ou moins égoïstement, plus ou moins généreusement « en l’état », en équilibre alors que l’équilibre est la négation du mouvement, qu’un trop grand déséquilibre c’est la chute et que le déséquilibre relatif et la tendance, seulement la tendance  à l’équilibre et le mouvement qu’elle entraîne c’est la vie.

 

L’instant devenir. Et maintenant ? Se retrouve-on dans l’impuissance ou pouvons-nous faire de notre rassemblement une force de transformation en santé et non une allégeance aux normes de soumission, d’inégalité, d’injustice ?

 

Instant devenir. En me levant chaque matin pour travailler, puis-je un jour ne plus être un pion dans la machine à produire, devenir un citoyen d’une démocratie du « que quoi comment produire » ? Biens « matériels et moraux »…Biens « matériels » base d’appui des biens « moraux » et des services…Transformation du mode de croissance, besoins d’une autre croissance.

 

La norme de l’échange par le capital, la dénormalisation  de ce mode d’échange et le contrôle des moyens d’investir en santé, des banques,  en fonction des besoins de développement humain et non du processus « argent-marchandise-argent plus » : normalisation-dénormalisation-renormalisation possible ou pas dans cet instant devenir de la fusillade et de la manifestation par millions ?

 

Besoin d’un interprète collectif conscient d’un processus inconscient ? Besoins d’une vision en miroir de nos propres gestes ?

 

Besoin de volonté dans la nécessite. Besoins d’une relation entre désirs et besoins collectifs de développement de l’humain. Besoins d’être la conscience en processus de la nature sur elle-même.

 

Mercredi 14 janvier 2015

  

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6

 Après le 11 janvier 2014 : FRANCE, EUROPE FEDERALE OU EUROPE CONFEDERALE ?

Brève réflexion en marge des énormes rassemblements de solidarité des 10 et 11 janvier

 

Ces rassemblements et leur ton ont fait la preuve que parmi les identités, les diverses entités auxquelles nous appartenons les uns et les autres, au titre légal de la nationalité ou au titre d’habitant et de salarié etc., l’entité France est fortement ressentie.

Forces centrifuges et forces centripètes d’appartenance en fonction des besoins humains qui y sont liés, et des capacités des entités à y répondre posent cette question :

 

Une Europe fédérale répond-t-elle aux anciennes structures fortement ancrées dans la vie économique, politique et culturelles des diverses nations formant l’Union Européenne ?

 

L’Union Européenne  peut-elle former un ensemble régional pertinent à l’échelle mondiale ?

 

A la première question je crois pouvoir répondre NON…

 

A la deuxième question je crois pouvoir répondre OUI…

 

Cela veut dire qu’au titre de ma conviction propre comme de l’organisation politique à laquelle j’adhère, la construction d’une Europe CONFEDERALE, c'est-à-dire ou les nations qui la composent conservent une autonomie dans une cohérence générale correspond à la fois

 

-  à la réalité de l’économie mondiale.

-  à la réalité des ensembles humains constitués dans leur état historique du moment long.

-   Au processus possible d’unification dans la diversification du processus de développement de l’humanité.

 

Si le monde actuel peut difficilement supporter un taux de chômage tendant à écarter 1 salariés sur 3 producteurs potentiels, la modernisation des techniques tendant à rendre dans quelques décennies au plus tard, « inutiles » 9 salariés sur 10 dans les mêmes conditions de temps de travail et d’organisation du travail actuels, deviendrait impossible, et impliquerait un écroulement de la cohérence sociale déjà bien menacée aujourd’hui.

 

L’Europe confédérale, dans son processus de vieille tradition peut promouvoir, partant des conquêtes sociales nationales, un autre type de développement que celui issu d’une construction sociale capitaliste dans les normes d’une nation neuve, les Etats Uns, dépassant les normes anciennes et les ignorants d’une façon mortifère dans son processus. C’est d’ailleurs le lot de toute « constructions sans passé », quelles que soient leurs potentialités à venir et leur rôle dans la modernisation nécessaire du monde.

 

Mais ce processus de mondialisation-modernalisation cohérente, poursuivant un processus humain sans rupture-destruction irrémédiable peut venir de partout, dans notre économie mondialisée.

 

Les canuts « qui allaient tout nus » alors qu’ « ils tissaient pour les grands de la terre chasubles d’or et manteaux en sautoir »  nous ont appris que « nous tisserons le linceul du vieux monde » et que « notre règne arrivera quand votre règne finira », c'est-à-dire quand les techniques et institutions politiques seront mises au service de tous et non de privilégiés….plutôt que de casser les nouveaux métiers à tisser…

 

14 janvier 2015

 

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 7

 

Humanisation, économie et sexualité, histoire réelle et représentation de l’histoire.

Production de normes.

Jugement de valeur.

Le ien et le mal.

 

 Sexualité

 

Dans le sado masochisme, il y a le paroxysme de la possession et de l’abandon sexuels du corps dans la jouissance sexuelle, de son origine biologique support de son développement culturel.

 

Considérer la chose comme marginale, c’est mutiler le lien entre constitution biologique et culturelle de l’humain ; au même titre que de ne pas mettre le travail, son évolution et sa complexification au centre de la formation de la pensée son évolution et sa complexification, est antihistorique, et brouille la vision de ce qui en retour de miroir nous permet d’être humain.

 

Economie

 

Le « bien » et le « mal » ne sont pas des choses en soi figées, mais des mouvements micro et macro dans l’histoire.

 

Dans le processus d’humanisation, de construction d’une société humaine, ils sont l’usage des normes antécédentes de la production antécédente d’une part et de l’utopie opérationnelle en construction de la production future d’autre part, en « fonctions autonomes » pourtant « simultanées ».

 

Il y a peut-être dans la « déconstruction » à la Derrida quelque chose de non accompli à la manière d’Onfray, c'est-à-dire quelque chose d’une négation sans résolution positive des contradictions dans le mouvement et l’unité des forces contraires qui l’animent ; négation qui conduit peut-être plus à la déstructuration à laquelle nous assistons de façon flagrante aujourd’hui qu’à la restructuration libérée, avec le « minimum » d’entrave, le minimum de contraintes naturelles et sociales.

 

En ce sens, il faudrait bien se représenter dans un même mouvement de forces contraires, le rôle producteur des crimes (ne pas inverser, mais mettre dans les deux sens ce en quoi le crime produit, au sens de la production humaine des biens et ce que la production des biens produit de crimes. Ca va comme ça ?), « du mal », de la maladie de la production, et du « bien », de la santé de la production tendant à l’humanisation considérée « pure », « directe », c'est-à-dire de la vie de la conscience de la nature sur elle-même.

 

Mais cette vision de chemin « pur », « direct », est une résurrection permanente de la vision religieuse. En quoi, elle ressuscite paradoxalement et contradictoirement l’opposition et le frein à sa motivation choisie : le chemin « le plus court » au progrès « matériel et moral ».

 

Il y a donc, contradictoirement, « du bien » et « du mal » dans la « sainteté » prise au sens large comme au sens étroit, ce qui peut conduire au moralisme stérile et réactionnaire, donc au « mal » en tant que production de normes relativement figées, frein au désir de sainteté positive.

 

La vision de chemin « pur », « direct », est le versant opposé de la même tendance à réduire le mouvement producteur, à réduire le mouvement créateur d’humanité, d’humanisation.

 

Dichotomie

 

Séparer économie et sexualité est un mouvement de la pensée qui transforme une vision concrète et la transforme en vision abstraite abstraite (doublé volontaire), qui fait du corps et du travail deux entités sans lien, donc plus qu’autonome alors qu’ils sont une unité parfaite (dire « unité parfaite » est une tautologie).

 

L’autonomie des mouvements entre eux (et non leur indépendance) est une réalité sans conteste possible pour moi, qui ne nie en rien l’unité du mouvement, celui du corps et de la pensée (La séparation des deux termes, reflet de leur séparation dans notre représentation est courante mais insensée), l’unité du corps-soi, ni ne nie l’unité de mouvement de la nature et des autonomies de mouvement, sur laquelle la physique, entre autre, recherche les solutions à ses limites et à son horizon en marche infinie, flèche et concentration du temps : autonomie et unité des actions et interaction des forces, des énergies du moment de leur existence.

 


SCHWARTZ 1988Jugement de valeur.

 

Il n’y a jugement de valeur qu’en fonction d’une production. Jugement de valeur d’échange marchand et jugement de valeur d’usage « matériel et moral dans leur unité » s’entremêlent dans notre vision, dans les rapports sociaux et dans la production humaine, dans la pratique humaine, l’activité.

 

Le jugement de valeur est inséparable de la constitution d’une entité humaine, de ses constituants c'est-à-dire de ses diverses et multiple entités, et des personnes qui les constituent. Jugements de valeurs dichotomisés existent certes, mais affaiblissent le mouvement de la pensée, la conscience de la nature sur elle-même que constituent l’humanité et les individus qui la constituent en autonomie et en unité, en croissance et transformation générationnelle.

 

Un jugement de valeur « éclaté » c’est en quelque sorte une force relativement in-opérationnelle,  relativement à contre sens du mouvement du progrès humain, c'est-à-dire relativement à contre sens de la qualité de sa croissance, au profit « malsain » d’une quantité malade de normes antécédentes en obsolescence, d’une quantité dont la croissance ne recherche pas une autre qualité de croissance.

 

Un effort permanent de constituer une unité du jugement de valeur dans l’unité des jugements de valeurs, c’est agrandir le miroir de nos actes qui nous permet d’être humains.

 

17 janvier 2015

 

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8


OUF !

 

ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf ouf

 

La plus grande atteinte au droit d'expression est le silence sélectif de médias dominants, dominants au même titre que la classe dominante qui  exige l’autocensure à qui veut s'assurer de beaux jours dans un système en crise, inefficace et injuste.

 

16 janvier 2015

 

« J’aimerais beaucoup partager ce que je vois, mais je le vois seulement parce que ça m’a coûté de le voir, et ce coût, il faut que les autres en fassent l’expérience. Le chemin est à faire pour chacun. Malheureusement, on ne peut amener l’autre à un degré de plus de vérité s’il n’en a pas déjà le pressentiment »…

…Ce qui est dit n’est jamais entendu tel que c’est dit : une fois que l’on s’est persuadé de cela, on peut aller en paix dans le monde…..

 « L’éloignement du monde », Christian Bobin

 

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  9

Ne parlez plus de résurrection !

 

2014 01 28 002Parler de résurrection c’est parler de la mort de la personne comme une fin de sa trace dans la nature, et gommer la continuité humaine.

 

Parler de résurrection, c’est vouloir la survie, l’éternité d’une entité constituée par un seul individu ; c’est résumer la nature à soi-même, un soi-même finalement bien pauvre, qui ne contiendrait que cette part infime de la conscience, dans un temps donné et un espace donné étroits, limité à soi.

 

C’est ainsi ignorer la non-existence, l’impossibilité de l’existence de l’individu isolé du processus global de l’humanité et c’est réduire la vision de l’individu sur lui-même et appauvrir en conséquence l’unité originale qu’il constitue dans la part de temps et d’espace.

 

La mort d’un individu ce n’est pas seulement une trace laissée de sa part de temps et d’espace, c’est une globalité dans la globalité du temps et de l’espace de l’humanité, et l’on peut reprendre dans le même sens cette vision de globalité du temps et de l’espace de l’homme individu pour l’humanité elle-même dans la nature et leur unité commune.

 

La douleur instinctive de la mort, douleur qu’induit le nécessaire instinct de lutte pour la vie, nécessaire à tout développement, nous voile nos capacités à un bonheur plus grand, à une jouissance de la vie plus grande, à une étroite solidarité humaine objective et subjective, si tant que la constitution biologique d’une personne, support de son développement, lui permette une vie humaine dans une société possédant elle aussi une santé suffisante.

 

Le respect de la vie et du handicap vont de pair avec une liberté qui ne soit pas limitée à soi-même, limitation à laquelle une classe sociale dominante aspire et qui nie et limite le processus de conscience de la nature sur elle-même que constitue l’homme.

 

Qu’on ne confonde pas l’idéologie nazie eugéniste et la liberté de l’avortement, ce sont deux choses totalement incomparables, sans comparaison possible, mais qu’on crée les conditions d’un développement de la société vers une qualité qui dépassera cette contradiction, qui permettra la résolution de la contradiction élitiste attachée à l’existence de classe dominante et de classe dominée.

 

En commençant pas pouvoir investir, « matériellement et moralement » dans la vie et plus dans le profit dont la résurrection pour soi est l’image et le symbole.

 

D’ailleurs je ne crois pas que le christianisme original concevait ainsi la résurrection, sinon comme allégorie, comme métaphore, comme de la continuité de l’humain et contre la peur et l’égoïsme que la mort suscite dans le cadre d’une société malade d’une solidarité malade.

 

Les rois antiques imaginaient leur survivance en tant que celle du peuple, mais société de classe oblige, ils la concevaient plus pour eux que pour les autres individus. Ce plus de la domination, c’est bien cela qu’il faut dépasser et le dépasser cela s’appelle « Liberté, Egalité, Fraternité » non en parole mais en réalité et porte aussi le nom de communisme.

 

19 janvier 2015

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 15:50

Article publié une première fois sur ce blog le Vendredi 23 janvier 2015

 

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L'humanité, 23 janvier 2015.

 

 

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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 12:06

PASTRE 2014 11 03 004La crise de la répartition, c'est la crise de la production et de son mode,

CRISE DE LA PRODUCTION ! ET RIEN D'AUTRE.

 

L'apparence des choses est trompeuse.

Et nous sommes trompés par nos sens.

Pour deux raisons.

Une raison naturelle : les conséquences, dans le mouvement qui se présente à notre observation, sont plus évidentes que les causes.

Les causes sont « lointaines », ce sont les conséquences qui sont immédiatement apparentes à notre vue, à nos sens, à nos sentiments ;

Une raison sociale : résoudre nos besoins quotidiens passe par l'échange. Cet échange est déterminé par la marchandise. Et la marchandise par l'argent.

La substitution du besoin et du désir par la quantité de valeur inverse les rapports sociaux et l'inversion des rapports sociaux entraîne l'inversion de la représentation que nous nous faisons de la réalité.

Pour le militant, c'est à dire celui qui recherche les solutions à la question sociale, cela fait des partis une pépinière de petits Proudhon et de petits Lassalle, non de synthèse mais « d'erreur composée ».

Un exemple « mécaniste », une métaphore, pour donner une idée de l'inversion des causes et des effets : un moteur est « mort ». Il est usé.

La cause est l'USURE. NON ! La cause est le mouvement de chaque instant qui a entraîné l'usure. L'usure qui est une réalité apparaît comme une cause alors qu'elle est un effet, une conséquence du mouvement. C'est dans le mouvement, son observation, son étude, que l'on peut dominer la question de l'usure et à quel moment on peut encore « réparer » et à quel moment « remplacer ».

Mais une société ne se répare ni se remplace comme un moteur. Elle est une construction continue parce qu'elle est une « construction BIOLOGIQUE » et une « construction pensante ». C'est-à-dire que l'humain s'auto-crée et s'auto-transforme.

La crise n'est pas « financière ». C'est une crise de la PRODUCTION. Nous inversons causes et effets en croyant le contraire. Les « lois d'usure du capital » sont contenues dans « Le Capital » de Marx qui a pu observer dans des conditions meilleures que nous ces lois. Conditions meilleures pour plusieurs raisons : proximité de leur formation, « virginité » de l'observation. « L'état de besoin » des théoriciens dominants les rend soumis au capital. Ils sont de plus au même titre que chaque humain soumis à cette « inversion des sens ».

La représentation de la société à partir du mouvement de consommation coupé de la production est significative. Cette inversion s'étend à tous les domaines. La représentation des institutions prend le pas sur celui de la production. Dans les esprits, ce n'est plus la production qui détermine les institutions mais le contraire. Tout est imaginé comme si toutes les activités humaines étaient indépendantes de la production, comme si elles étaient des fonctions indépendantes de la fonction générale de production. Comme si production de symbole était indépendante de production dite « matérielle », comme si la production de symboles n'était pas une fonction de la fonction générale de production. Et le dogmatisme de la production qui a marqué le mouvement ouvrier n'est que le reflet inversé de cette même dichotomie.

La « métamorphose » du parti, sa « mutation » est du même ordre. Elle tente de répondre au dogmatisme par un retour à l'inversion commune, dominante.

Je ne vais pas ré-écrire ici « l'introduction à la critique de l'économie politique » de 1857 et encore moins « Le Capital ». Je veux simplement décrire l'état de confusion du mouvement du salariat, du mouvement des producteurs stricto sensu et du mouvement populaire en général. Tout peut naître de cet état de confusion. Mais cet état de confusion n'est pas sans danger évidemment, d'autant plus que les moyens d'auto-destruction de l'humanité sont devenus terrifiants tant sur le plan de l'organisation sociale que sur ses capacités de destruction physique.

Evidemment, il y a un rapport dialectique entre toutes les fonctions de la société, toutes les activités. Mais la reproduction élargie de l'humanité ne peut se faire que par la fonction globale de production , la production dite « matérielle » étant à la fois « au centre » et « à la périphérie » , le « témoin » et le « moteur » . La « fonction symbolique » est dans la « fonction de production d'objets ».

La hiérarchie entre « le symbolisme » et le « matériel » est une fonction elle-même. Elle découle de la division sociale du travail elle-même sous-tendue par l'accumulation privée des richesses, par la propriété privée des moyens de production.

Le mode de production et d'échange est un mouvement. Il est l'existence même de la société humaine. Il ne peut subir ni de métamorphose ni de mutation génétique. Pas plus que les éléments qui le composent, partis compris.

Chaque élément est en rapport dialectique avec les autres, chaque « fonction » avec les autres, entre elles, et toutes avec la « fonction » globale. Cette présentation des fonctions elles-mêmes est une abstraction nécessaire à la pédagogie mais en tant qu'abstraction, une simple vue de l'esprit ne représentant pas une réalité autre que cette représentation. Elle est utile et fait partie de la « production symbolique » indispensable à la « production matérielle ».

Il y a quelque chose non d'inhumain (l'inhumain étant dans l'humain) mais d'indécent chez les nantis de la production symbolique.

Résoudre la question de la répartition des richesses, c'est d'abord résoudre la crise de la production. J'ai tenté d'expliquer, avec et après d'autres, en quoi consiste cette crise dans « Métamorphose du travail 3 ». Il y a dans le « cri » lancé sur la répartition des richesses, l'ignorance de la création des richesses, des lois qui de moteur du développement des forces productives ont fait du capitalisme un frein au développement des forces productives , tant en quantité qu'en qualité .

La confusion entretenue soit dans la sous-estimation de la classe ouvrière dans le salariat soit dans sa sur-estimation est du même ordre. Il n'y a pas uniformité dans le salariat, pas plus que dans toute chose, et toute chose de la vie humaine. Il y a une fonction globale et des fonctions sans existence indépendante. Toutes dépendent l'une de l'autre, sont l'une dans l'autre. Mais une chose est tangible si on veut bien la toucher, c'est le rôle de la marchandise en tant qu'objet fabriqué, en tant que valeur d'échange marchande en système capitaliste.

Contourner cette réalité, c'est s'allier objectivement au capital, renoncer au mouvement qui abolit l'état actuel des choses du système capitaliste. C'est reconstituer sans cesse le programme de Gotha qui a paralysé le mouvement du prolétariat, même si le prolétariat a trouvé des chemins indépendamment de ce programme. C'est être des Lassalle et des Proudhon, faire des erreurs composées impuissantes et non des synthèses opérationnelles.

Libérer le travail. Rendre une cohérence à l'activité de la personne en la libérant non des nécessités mais des contraintes sociales de classe par une cohérence globale de l'activité humaine, dans sa multiplicité et sa diversité -diversité multiple-. Abolir le salariat et la domination sexiste, les divisions sociales du travail. Abolir la mesure quantitative de l'échange au profit du besoin. Repérer les « finalités en mouvement ». Humaniser la nature, naturaliser l'humain. Libérer le mouvement de prise de conscience de la nature sur elle-même qu'est l'humanité.

Les droits de l'homme, ce n'est pas seulement le type de rapports qu’on a avec les autres ou que l’on aimerait que les autres aient avec soi. Les droits de l'homme c'est la capacité d'agir librement ensemble, de contribuer librement à l'activité humaine. Avoir ce droit c'est avoir tous les autres, droit un et indivisible. Idéal démocratique d'une révolution bourgeoise qui s'est brisé sur la propriété en niant l'usage. L'usage élargi à la richesse pour tous. Le mouvement ouvrier a élargi relativement cette possibilité en rétablissant partiellement des droits indépendamment des inégalités naturelles comme la maladie, avec la sécurité sociale, par exemple.

Dans d'autres domaines aussi. Mais aucune de ces avancées n'est allée jusqu'à la démocratie du travail, celle qui rejette la domination du « que produire et comment produire », domination liée à la propriété privée et au salariat.

La démocratie est liée non seulement aux institutions, mais au travail et à la production, et le mode de production détermine le type d'institution. Si le domaine d'activité est privé, aux mains d'intérêts privés, la démocratie ne peut être que tronquée, limitée, sujette à reculs à tout instant. Dans chaque recul il y a aggravation de la crise de la production.

La démocratie est née de la Cité, la mondialisation méditerranéenne, l'artisanat. L'artisanat est une forme supérieure d'alliance du cerveau et de la main. Le mode de production athénien antique a porté une classe marchande dominante avec des alliés historiques. La révolution française de même. Dans les deux, les travailleurs des techniques artisanales jouent un rôle-clef. Dans les deux le lien entre le travail, la démocratie, les techniques de production est évident. Dans la révolution française, la fédération nationale des cités va donner à la prise de pouvoir révolutionnaire un marché national.

Le rôle des techniques informationnelles, qui n'élimine pas les autres mais les domine, la dissolution relative des marchés nationaux au profit d'une féodalité industrialo-financière mondialisée, la transformation du salariat qui en découle, doivent donner des formes nouvelles aux droits de l'homme, les rapprochant de droits véritablement universels, celui de la démocratie de la production, le communisme qui ne sera toutefois qu'une finitude en mouvement illimité.

Une réflexion pour une nouvelle organisation du travail, une cohérence entre la personne et l'activité globale de production, et l'activité globale de production doit passer par une réflexion sur l'artisanat. Il ne s'agit pas de nier l'industrialisation et sa forme informatisée mais de lui donner une qualité nouvelle dans ce rapport entre l'homme et la nature, l'artisanat étant un « modèle » instructif.

 

Pierre Assante. Le 10 décembre 2008.

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