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9 mai 2018 3 09 /05 /mai /2018 19:58

Article publié une première fois le 5.5.18

REFORME FERROVIAIRE : Denis DURAND

"Une dette reprise à des conditions inacceptables".

 

Pour l’économiste communiste Denis Durand, la Banque centrale européenne devrait jouer un rôle crucial dans la question de la reprise de la dette SNCF.

 

(Un appel à signer a été ajouté ce jour après cet article)

 

À la septième phase de leur mouvement de grève, les cheminots entendent bien faire monter la pression sur le gouvernement alors qu’Édouard Philippe doit recevoir les syndicats le 7 mai prochain. Une réunion durant laquelle devrait être largement abordée la question de la dette, qui plombe le système ferroviaire de près de 50 milliards d’euros.

L’exécutif a annoncé une reprise partielle de la dette ferroviaire « à compter de 2020 », conditionnée à des efforts de productivité supplémentaires des cheminots. Cette option vous paraît-elle raisonnable ?

 

Denis Durand : Le gouvernement annonce une reprise de la dette à des conditions tout à fait inacceptables. D’autant que la démonstration a été faite, par le cabinet Degest mais pas seulement, que ce n’est pas en réduisant les effectifs et les salaires des cheminots que la SNCF trouvera l’argent du remboursement de la dette, dans les conditions où elle se présente aujourd’hui. Mais, au fond, il faut arrêter de se culpabiliser avec cette dette. Il faut se préoccuper de savoir comment le service public ferroviaire va pouvoir se développer pour répondre aux besoins des populations et aux impératifs écologiques, entre autres en matière de transports de marchandises à l’heure où toute une partie du fret a été détournée du fer vers la route. Cela demande des investissements. Il va falloir embaucher, former des cheminots et leur fournir les outils de travail dont ils ont besoin. Ce qui veut dire qu’il va falloir emprunter dans les dix ou vingt prochaines années. Pour autant, cela ne signifie pas que la dette actuelle n’est pas un problème, d’autant qu’elle est utilisée aujourd’hui comme obstacle à l’investissement.

Le gouvernement parle de reprise partielle sans augmenter les impôts…

Denis Durand : Si l’on applique ce que préconise le gouvernement, non seulement cela ne réglera pas la question de la dette, mais cela va, comptablement, en transférer la charge soit sur le contribuable, soit sur d’autres dépenses publiques. L’hôpital ? La justice ? L’université ?

Quel serait alors le meilleur scénario ?

Denis Durand : Plutôt que de parler de reprise de la dette par l’État, l’objectif doit être la recherche de sources de financement pour les investissements futurs tout en allégeant le poids de la dette actuelle. Pour ce faire, la seule solution, c’est de changer les conditions dans lesquelles cette dette est aujourd’hui contractée. C’est-à-dire celles qui prévalent sur les marchés financiers. L’idée est que cette dette soit reprise par une institution publique comme la Caisse des dépôts qui prête ensuite l’argent nécessaire à la SNCF et rembourse les créanciers. La Caisse des dépôts peut ensuite se refinancer auprès de la Banque centrale européenne qui, il faut le savoir, prête aujourd’hui aux banques à 0 % d’intérêt. C’est ce que l’on appelle la politique non conventionnelle de la BCE. Mais il y a une volonté libérale de ne pas poser la question de la Banque centrale. Emmanuel Macron adhère à la construction européenne telle qu’elle est et ne veut pas remettre en cause ses bases. Ce que nous voudrions, c’est que s’exerce une pression politique sur la BCE pour que sa politique non conventionnelle, qui bénéficie aux seules banques privées, s’applique aussi aux services publics en général, et ferroviaires en particulier.

 

Denis Durand, économiste, membre de la commission économie du PCF

Entretien réalisé par Marion d’Allard, 3 mai 2018, L’Humanité

 

APPEL

Dette de la SNCF
 et développement des services publics :
l'argent des banques et de la BCE pour les services publics,
pas pour la finance !

 

LIRE L'APPEL et 

 

 

 

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9 mai 2018 3 09 /05 /mai /2018 06:50

 

EMPIRE.

 

Le retrait des USA de l’accord sur le « nucléaire iranien » après celui sur « le climat » me glace et me laisse sans voix. Sans voix mais sans surprise. Crier dans le silence ?

Je comprends  que la loi de l’argent domine cette planète et que cette loi dispose de la plus puissance armée du monde, déployée dans l’ensemble du monde excepté quelques  isolats plus ou moins grands, plus ou moins puissants, de résistance nationaliste impuissante militairement et idéologiquement à « renverser la vapeur » et  modifier suffisamment le sens dans lequel  va le monde, les rails sur lesquels il continue à rouler vers un précipice . Comment dévier la trajectoire ?

Je comprends qu’aucune armée du monde ne peut résister à cette armée dont le budget est 10 fois supérieur à celui de la France.

Je comprends que prendre le pouvoir sur l’argent est la tâche N° 1 d’un progressiste et d’un pacifiste, d’un humaniste. Que prendre le pouvoir sur l’argent c’est aussi libérer la personne humaine du taylorisme, de la gouvernance autoritaire du travail,  lui permettre les conditions de développement de son activité industrieuse, de toute son activité, du « que, quoi, comment produire » les biens nécessaires à la vie de la société qui passe par elle, la personne humaine.

Je comprends qu’il y a des moyens et des processus possibles pour prendre le pouvoir sur l’argent mais que ces moyens sont  handicapés par une gauche globalement  réformiste, opportuniste ou protestataire sans objectif de processus en santé et impuissante et que cette impuissance est entretenue par l’illusion de compromis de l’agneau avec le loup.

Je comprends que la guerre économique du capital peut mener à chaque instant à la guerre mondiale généralisée.

Je relis les discours de Khrouchtchev, qui n’était pas un saint, ni le régime soviétique non plus,  sur la « coexistence pacifique » et je me dis quelle descente au enfer du rapport de force pour la paix.

Je comprends qu’il ne s’agit pas de se reposer sur des personnalités mais sur des luttes des ceux qui sont au cœur de la production, ouvriers, ingénieurs, cadres de production et de gestion qui vivent la crise de la production dans son sein (son Saint ?), de l’emploi, de l’insécurité de la vie quotidienne, de la vie et du développement humain, celle de la suraccumulation-dévalorisation du capital et son système d'échange, et qui avec la population qui souffre peuvent dire STOP, on change un système qui ne va plus du tout.

Je regarde cet objet sous mes mains, le computer, notre outil le plus avancé non tout seul, mais dans  le réseau, ses techniques et les hommes qui l’animent, et je me dis que comme tout objet humain, il contient l’histoire d’humanité, sa culture, son savoir-faire issu d’un long processus en danger.

Je me dis qu’il est temps de comprendre que lorsqu’on a besoinS d’eau ce n’est pas le robinet qui la fabrique, mais le plombier qui a fait l’installation, les femmes et les hommes qui ont construit le Canal de Provence et l’entretiennent, la nature qui contient les richesses comme l’eau. Et pareil pour la lumière qui m’éclaire dans cette nuit etc.

Je me dis qu’il est temps de comprendre le film en entier et pas seulement des petits bouts par-ci par-là

 

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7 mai 2018 1 07 /05 /mai /2018 14:17

Parmi les PROPOSITIONS DE SOLUTIONS A LA CRISE ECONOMIQUE :

un usage progressiste de l’article 123.2 du traité européen. Il faut dépasser la numérisation et l’algorythmisation capitalistes monopolistes mondialisées pour sortir de la maladie sociale actuelle.

Lorsqu’on oppose les problèmes de financement aux revendications ouvrières et populaires, il faut savoir qu’il existe des solutions pour financer en utilisant différemment l’argent, et la création monétaire, le crédit. Un exemple :

L’article 123.1 du traité que les français avaient refusé et fait sortir par la porte du référendum, est revenu par la fenêtre ouverte par Sarkozy et maintenu ouverte par ses successeurs, Macron compris évidemment et plus encore. Cet article ne permet pas  aux Etats européens d’emprunter à leurs banques nationales et à la Banque centrale européenne (BCE). Les Etats ne peuvent emprunter qu’aux banques privées qui elles sont approvisionnées par leurs opérations mais aussi par la BCE et sa création monétaire ex nihilo. Les banques privées usent ensuite des prêts de la BCE sans contrôle  démocratique  qui pourrait orienter les financements dans le sens des besoins des salariés et des populations. Financer les besoins des salariés et des populations ? C’est tout le contraire qui se passe. Les banques financent avant tout …la finance et  favorisent les grands groupes financiers capitaliste mondiaux qui agissent eux-mêmes comme des banques, avec les méthodes et résultats que l’on sait : évasion financière, niches financières, destructions de production, de travail, d’emplois et de filières nécessaires aux humains mais non rentables pour le capital, etc. Cela demande plus de développement, mais revenons-en aux traités européens

 

Les traités européens sont à changer, mais cela demande une construction à long terme de tous les Etats européens et un rassemblement des luttes syndicales et politiques des peuples européens pour y parvenir.

Mais il est une mesure que le peuple français peut imposer rapidement, immédiatement, et qui peut permettre de financer les outils de travail et les droits anciens et nouveaux des salariés menacés dans leur emploi : c’est l’usage de l’article 123.2 du traité européen qui permet de créer des fonds publics gérés démocratiquement par les élus, les syndicats, les usagés, donnant des moyens immédiats, à bas taux de crédits pour l’emploi et les services publics.

Qu’attend le gouvernement et qu’attendent les députés et sénateurs pour voter cette mesure et décider d’un usage de cet article 123.2 pour créer un fonds démocratique et financer les besoins sociaux urgents indispensable à un état de crise que l’austérité et les orientations actuelles de la finance crée, entretient et aggrave chaque jour.

Pour le moment seuls les communistes proposent cet usage de l’article 123.2.

Il est urgent qu’une telle proposition, entre autres, soit présente dans le mouvement de protestations, manifestations, grèves et actions actuelles qui se développent justement, et pour qu'elles grandissent en nombre, en CONTENU  ce qui est le plus difficile, et en unité afin de trouver un débouché politique concret et efficacequi se traduise dans les prochaines élections européennes.

L’idée d’agir sur la banque et la finance grandit, il faut qu’elle se précise et avance dans les luttes ouvrières et populaires. La dette de la SNCF lui coûte 1,7 milliards d’€ d’intérêt chaque année. Comment se fait-il qu’un service public ait à payer un tel intérêt alors que la BCE a produit 4000 milliards d’€ depuis 2008 en rachat d’obligations et autres pour renflouer le capital en crise, crise issue de ses propres contradictions internes de fonctionnement.

Un ensemble de proposition ont été faites par le PCF et La Commission économique du PCF, entre autre une proposition de loi sur une sécurité d’emploi et de formation déposée à l’Assemblée et au Sénat.

L’Europe de l’UE est un grand ensemble de peuples, de cultures, de production et d’échange. Elle peut  et doit constituer un échelon pertinent de développement et de coopération pour le monde, pour la sortie de crise, dans le cadre d’une confédération européenne démocratique des peuples et des nations d'Europe de l'actuelle UE, et des échelons régionaux dans les nations et d’une démocratie citoyenne élargie à la démocratie du travail, de la personne dans le travail et dans l’entité de production, une démocratie du « que, quoi et comment produire » les biens nécessaire à la vie des êtres humains qui dépendent les uns des autres.

Le phénomène en extension exponentielle des GAFAM (Géants mondiaux, financiers, capitalistes, d'échange du Net) montre quelles sont les possibilités de coopération et d’échange dans un monde d’échange et de production numérisé, « algorythmisé ». Mais il montre aussi qu’on ne peut laisser au marché et au capital les mains libres car de par ses lois propres d’échange « Argent-Marchandise-Argent plus » (A-M-A’), la suraccumulation qu’elles induisent, ils ne peuvent que parvenir au gâchis des forces et ressources humaines, à la guerre économique et in fine militaire.

Il faut user dès à présent des moyens d’orienter la politique vers un processus de transformation du système actuel : l’usage populaire et démocratique de l’article 123.2 pour l’emploi et la vie quotidienne des humains en santé sociale est un début à imposer dès maintenant.

 

Pierre Assante, Lundi 7 mai 2018

 

Boccara, Dimicoli, Durand, Mills,

DOCUMENTS DES JOURNEES ECONOMIE ET POLITIQUE des 19-20-21 janvier 2018 :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/documents-des-journees-economie-et-politique-des-19-20-21-janvier-2018.html

 

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3 mai 2018 4 03 /05 /mai /2018 09:02

Grandir avec lui, en avant de lui.

Et a terme devenir hégémonique.

 

Un des GAFAM (1) utilise 13 milliards de dollars pour l’investissement dans l’intelligence numérique (2). Les Entreprises de taille moyenne (ETI) développent la coopération en se mutualisant partiellement pour cette activité. Les "budgets" des GAFAM dépassent de grands budgets nationaux. La "gratuité" des GAFAM, Google, Facebook... est devenue ce qu’il y a de plus profitable pour le capital. Les données achetées et vendues par l’intermédiaire de la publicité et du "Big Data" en direction des usagers des GAFAM sont devenues « le charbon » de la nouvelle économie. Mais seule une explosion du surproduit grâce à la révolution scientifique et technique a permis que les anciennes marges d’usage du surproduit gonflent par rapport à  l’activité productive de base. Les salariés de l’ubérisation luttent pour la formalisation de leur statut. Les Startups se créent, s’achètent et se vendent et exponentiellement accélèrent l’innovation. La révolution scientifique et technique entre dans des zones inimaginables pour le simple quidam. Toutes les normes antécédentes de la production et de l’échange explosent et le quidam a bien du mal à se situer dans sa recherche des moyens élémentaires de vivre. Une minorité de scientifiques, d’ingénieurs, de techniciens, de gestionnaires assurent la marche avec le capital, en accord ou à leur corps défendant, au milieu d’une population qui se consacre à sa consommation sans se rendre compte qu’en armée de réserve ou en exercice c’est sur elle que repose la production et l’échange, avant qu’elle puisse se livrer à la consommation. Les inégalités explosent au point que les conseils d’administration font gérer leurs « salaires » pléthoriques et revenu actionnarial par des organismes externalisées qui les cachent aux simples salariés. Les grandes fortunes dénoncent les « hauts salaires » des salariés hautement qualifiés pour les opposer aux salariés peu qualifiés et aux chômeurs dans la guerre des pauvres…

 

Ces exemples parmi tant d’autres font la démonstration de la crise de la société humaine, d’une crise de croissance particulièrement dangereuse.

Mais derrière tous ces phénomènes, quelle qu’en soit la façon,

-le capital tire du profit de la force de travail de ceux qui lui vendent.

-L’augmentation du capital constant tend à la baisse du taux de profit

-La suraccumulation du capital l’oblige à la destruction d’une part du capital mort et du produit accumulé.

-Aucune activité humaine de peut se développer sans le renflouement du taux de profit par le drainage du capital, c’est-à-dire du produit de la force de travail et de l’utilisation parasitaire de la masse exponentielle de surproduit que permet la révolution scientifique et technique.

-Aucune activité répondant jusqu’au bout aux besoins humains n’est permise qui pourrait permettre un mouvement de mise en rapport en santé des besoins humains d’échange et de production et de temps de travail contraint.

-Les critères de gestion assurant le taux de plus-value et le taux de profit maximum dominent et s’imposent en fin de compte à toute mesure devant soi-disant améliorer des conditions de travail, d’emploi, de formation, la condition humaine en général.

 

L’échange Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A’) décrit dans « Le Capital » de Marx arrive à obsolescence. Une chute brutale en vol du système et de son fonctionnement peut subvenir entraînant toutes les populations. Un processus de sortie des contradictions de l’accumulation capitaliste est possible par une réforme radicale et progressive et progressiste du système financier, du crédit, de la création monétaire  et de l’organisation du travail (Loi SEF). Les effets quotidiens de la crise sur les populations peuvent créer une réaction de ces populations vers des luttes sociales initiant un tel processus.

 

Les hommes producteurs, hommes en terme générique d’êtres humains, qualifiés en tête de l’économie numérique (digitale dit-on aussi), ingénieurs, cadres, techniciens, chercheurs de production (ils le sont tous, paradoxalement de par l’orientation du système financiarisé) sont au centre des transformations sociales.

Ces transformations se heurtent aux contradictions du système capitaliste décrit (échange A-M-A’, Suraccumulation-dévalorisation du capital), mais c’est d’eux que dépend un autre usage de la révolution scientifique et technique. Un despotisme qui les dirige peut à tout moment être renversé au fur et à mesure que les fonctions de ce despotisme deviennent inopérantes et que l’écart entre les besoins des humains, de la société et les besoins du capital, se creuse drastiquement. Economie numérique et économie mécanique se fusionnent mondialement. Ouvriers, cadres, techniciens de l’industrie numérique et de l’industrie mécanique voient leurs conditions d’exercice de leurs capacités, leurs conditions de vie quotidienne se rapprocher dans la recherche de survie et de développement. De même de toutes les activités qu’elles soient de production ou de service. Elles tirent leurs moyens financiers, l’attribution de la forme symbolique du produit de la force de travail, l’argent en tant que capital, de la production de la plus-value. La plus-value est tributaire de la vente-achat de la force de travail. Elle est la part du produit non payée au salariat en salaire direct comme en services permettant l’activité salariée dans les conditions culturelles historique, locales et mondiales.

C’est sur cette plus-value et uniquement sur elle, quelle que soit la forme de répartition,  que peuvent s’organiser les activités humaines. C’est en quoi la baisse tendancielle du taux de profit entraîne la grave crise de société, les inégalités croissantes exponentiellement et la baisse tendancielle conjointe de satisfaction des besoins humains en quantité et en qualité.

 

Les partis organisent la coordination de l’activité des classes et couches sociales dans ces classes. Mais ce sont les humains producteurs qui assurent l’activité de survie et de développement de la société humaine et de la personne dans la société humaine. Une organisation de la classe ouvrière en parti au sens large, du salariat dans sa diversité au sens large est donc nécessaire, son développement indispensable. Les partis communistes ne font pas la révolution, ils organisent la coordination des humains producteurs entre eux et entre eux et les populations en général. Avec 2% d’influence électorale (3) un parti ne peut organiser la coordination des forces sociales susceptibles de créer un  processus de sortie de suraccumulation-dévalorisation du capital. Cela n’empêche  qu’il peut contribuer à la croissance de la conscience de la nécessité d’un tel processus, grandir avec lui, en avant de lui, et à terme devenir hégémonique. C’est la complémentarité organique d’un rassemblement et du contenu en santé d’un rassemblement opérationnel et efficace, au contraire d’un rassemblement sans contenu porté par les populismes de droite et « de gauche » et leurs théories. Les réactions des patrons du CAC40 et de ses gestionnaires supérieurs par rapport au grèves ouvrières qualifiées et moins qualifiées, salariés des services, population protestataires en manque,  ensemble, et plus encore par rapports à leurs incertitudes sur le processus du capital, taux de la FED (4), difficultés de financement et de refinancements, etc. (les lire et écouter dans les revues et émissions spécialisées) en dit long sur nos possibilités d’organisation ouvrière qualifiée, moins qualifiée, en alliance avec tous les salariés et la population, et de sortie progressive et progressiste, en santé, du système.

Le progrès des connaissances scientifiques s’oppose à la politique du capital. Ainsi le capital, ses réseaux, tentent, souvent avec succès de détourner ces progrès en y introduisant, en y perfusant les normes antécédentes des connaissances passées dépassées, ce qui handicape le processus de liaison entre conditions de développement de la société et conditions de développement des connaissances et de la conscience humaine sur elle-même et la nature dont elle est une « part intégrée ». Ainsi toute révolution économique, sociale et culturelle passe par une révolution philosophique mettant à jour les avancées « théoriques » avec les avancées « pratiques » qui sont les deux pieds d’un même corps sur le chemin d’une conquête en santé entre l’homme et la nature, réciproquement.

 

Pierre Assante, jeudi 3 mai 2018

 

(1) GAFAM est l'acronyme des géants du WebGoogleAppleFacebookAmazon et Microsoft

Le chiffre de 13 Milliards a été cité dans un débat radiophonique sur BFM Business.

D'autres géants du Web, le BATX (Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi),  se sont créés dans le mouvement de développement numérique de la Chine et de son développement tout court.

(2) 1 milliard d'€ prévu par Macron pour la France, quel révolutionnaire ! Et sur quelle base ? Soutien supplémentaire au profit ou développement ?... Si la mesure se veut et se dit pour le second, le premier ne fait pas de doute

(3) Il ne faut pas juxtaposer influence électorale et influence réelle, par exemple l'influence dans les luttes syndicales, populaires, dans le débat économique, politique, social, lequel peut être très différent d'un champ d'activité à l'autre et donc globalement.

(4) Banque centrale des USA.

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29 avril 2018 7 29 /04 /avril /2018 08:07

Article publié une première fois le 5 avril 2018

Communistes inconséquents ?

 

Voici plusieurs années que la Loi SEF (1), déposée à l'Assemblée et au Sénat en présence de Pierre Laurent, l’intervention sur la BCE et sur un autre usage de la création monétaire, sur la création de Fonds etc. ont été approuvées et décidées par les Communistes en Congrès.

 

Dans le débat, si on peut appeler débat des interventions successives, de nouveaux choix (possibles ?) de la direction dans l’organisation du congrès sont mis en avant face à (ou contre ?) des orientations entérinées par des congrès précédents, par les communistes et leur parti.

Dans le fleurissement de ces nouveaux thèmes de débat propulsés d’en haut dans les ateliers ou les débats centraux, nous trouvons des mesures financières ne relevant que de la distribution et non de la création de richesses, ou encore le revenu universel coupé de la production, du travail et droits du travail, des cotisations patronales et sociales, ou aussi des nationalisations sans les conditions de leur efficacité, à l’instar des échecs passés sur cette question, entre autres...

 

Si ce n’est pas le cas, qu’on affirme dans le débat ce qu’ont été les choix des communistes des précédents congrès.

Et s’il apparaît à des communistes que les choix doivent être remis en cause, ce qui est, sans contestation,  de l’ordre d’un congrès, qu’on l’énonce et l'annonce clairement dans le débat pour que chacun ait les cartes en mains et non des cartes bisautées.

Abandonner des choix de congrès subrepticement aurait quelque chose d’inconséquent.

 

Nous avons toujours pensé que les luttes ouvrières et populaires ne peuvent aboutir sans un contenu, sinon ce ne sont que des jacqueries, certes respectables et à soutenir, mais sans issues en santé.

L’intervention du monde du travail est au centre de la possibilité d’une issue à la crise économique et de société. Et un Parti communiste qui n’établirait pas un dialogue avec le monde du travail sur les causes de la crise et sur les solutions permettant d’en sortir et de construire une alternative en santé, passe à côté de son existence (2).

Ce n’est pas dans une citation des propositions que réside l’application d’un congrès, mais dans la mise en pratique de ses décisions dans sa communication permanente et les luttes qu’il suscite ou soutient.

 

Les envolées romantiques sur les revendications et la transformation de la société et la sortie du capitalisme, n’ont et n’auront jamais d’effet sur les unes et sur l’autre, sinon de se faire plaisir et de « tout changer pour que rien ne change » pendant que le capital et ses hommes poursuivent les régressions sociales et culturelles nous menant au bord de la falaise.

 

Pierrot, 5 avril 2018

 

(1) Sécurité Emploi Formation.

 

(2) LIRE CETTE INTERVENTION D'YVES DIMICOLI :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/04/yves-dimicoli-debat-avec-pierre-laurent.html

 

Post Scriptum, 30 avril 2018.

Contribution pour le site de préparation du le 38ème Congrès du PCF, sur la LOI SEF, la  BCE, le TRAVAIL… 

COMMUNISTES INCONSÉQUENTS ? :

Camarades,

Voici plusieurs années que la Loi SEF (1), déposée à l'Assemblée et au Sénat en présence de Pierre Laurent, l’intervention sur la BCE et sur un autre usage de la création monétaire, sur la création de Fonds etc. ont été approuvées et décidées par les Communistes en Congrès.

Dans le débat, si on peut appeler débat des interventions successives, de nouveaux choix (possibles ?) de la direction dans l’organisation du congrès sont mis en avant face à (ou contre ?) des orientations entérinées par des congrès précédents, par les communistes et leur parti.

Dans le fleurissement de ces nouveaux thèmes de débat propulsés d’en haut dans les ateliers ou les débats centraux, nous trouvons des mesures financières ne relevant que de la distribution et non de la création de richesses, ou encore le revenu universel coupé de la production, du travail et droits du travail, des cotisations patronales et sociales, ou aussi des nationalisations sans les conditions de leur efficacité, à l’instar des échecs passés sur cette question, entre autres...

Si ce n’est pas le cas, qu’on affirme dans le débat ce qu’ont été les choix des communistes des précédents congrès.

Et s’il apparaît à des communistes que les choix doivent être remis en cause, ce qui est, sans contestation,  de l’ordre d’un congrès, qu’on l’énonce et l'annonce clairement dans le débat pour que chacun ait les cartes en mains et non des cartes biseautées.

Abandonner des choix de congrès subrepticement aurait quelque chose d’inconséquent.

Nous avons toujours pensé que les luttes ouvrières et populaires ne peuvent aboutir sans un contenu, sinon ce ne sont que des jacqueries, certes respectables et à soutenir, mais sans issues en santé.

L’intervention du monde du travail est au centre de la possibilité d’une issue à la crise économique et de société. Et un Parti communiste qui n’établirait pas un dialogue avec le monde du travail sur les causes de la crise et sur les solutions permettant d’en sortir et de construire une alternative en santé, passe à côté de son existence (2).

Ce n’est pas dans une citation des propositions que réside l’application d’un congrès, mais dans la mise en pratique de ses décisions dans sa communication permanente et les luttes qu’il suscite ou soutient.

Les envolées romantiques sur les revendications et la transformation de la société et la sortie du capitalisme, n’ont et n’auront jamais d’effet sur les unes et sur l’autre, sinon de se faire plaisir et de « tout changer pour que rien ne change » pendant que le capital et ses hommes poursuivent les régressions sociales et culturelles nous menant au bord de la falaise.

L’éclatement, la dispersion  des activités, met en grande difficulté la personne à saisir la globalité dans laquelle elle travaille, agit, vit. La production et l’échange capitaliste monopoliste mondialisée, informationnellement numérisés, globalement financiarisé, renforce la division du travail, sociale, technique et de classe, en unité de système. La dichotomie propre à la pensée structuraliste s’empare de toute analyse y compris des travaux savants spécialisés les plus performants, les plus pointus, et y compris de la nôtre de pensée.

Dans quel atelier la proposer cette contribution, sinon dans les contributions hors atelier, car ils sont si éclatés, dispersés, qu'il n'est pas impossible mais difficile pour tous de s'inscrire dans une réflexion d’ensemble.

Il ne s’agirait pas, dans ce 38ème congrès d’imiter une fois de plus Proudhon qui croyant faire une synthèse, aboutissait à une « erreur composée » comme disait Karl Marx.

Pierre Assante, Section Marseille 8°, 30 avril 2018

 (1) Sécurité Emploi Formation.

 (2) LIRE CETTE INTERVENTION D'YVES DIMICOLI :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/04/yves-dimicoli-debat-avec-pierre-laurent.html

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26 avril 2018 4 26 /04 /avril /2018 07:25

Nous vivons dans un marché en guerre et nous en sommes les pions.

 

Guerre des petits, des moyens et des grands capitaux,

des petites entreprises commerciales, financières et-ou productrices, aux géantes, mondiales, numérisées.

 

Les géantes, mondiales, numérisées dictent la loi et les autres doivent jouer le jeu de dupe sans quoi elles n’existent plus.

 

Et nous sommes des pions dans ce marché.

 

Pourtant, les géantes, mondiales, numérisées sont elles-mêmes soumises à des lois, celles des « rails » du système capitaliste parvenu à l’hyperlibéralisme, la vente-achat de toutes les activités humaines qui passe par une accumulation de capital dans le circuit élargi Argent-Marchandise-Argent’plus, parvenu à un terme de développement maximum d’obsolescence relative, en attendant son écroulement absolu si les êtres humains, salariés qualifiés et super qualifiés de l’industrie mécanisée et-ou numérique en relation mondialisée, en première ligne et en dernière instance, ne sont pas capable d’œuvrer au  dépassement de ce système.

Mais les mouvements actuels montrent qu’ils sont sur une bonne voie, si tant est que le mouvement ne se limite pas à la protestation, mais aussi à la mise en œuvre politique des solutions économiques. Ce qui passe par une transformation révolutionnaire des partis eux-mêmes se réclamant du travail et de la libération progressive du travail contraint dans un usage progressiste de la productivité,  un abaissement du temps de travail, une progression du revenu, ici et dans le monde.

 

Dépasser ce système, ce n’est pas l’exploser en vol, ce qui entraînerait la chute mondiale de la société et des personnes que nous sommes dans la société, c’est entamer un processus économique et les mesures politique y correspondant, de transformation du système, en commençant par le système financier du local au mondial, la création monétaire, le crédit, la sécurité d’emploi et de formation.

 

N’êtes-vous pas intéressées à savoir pourquoi vous êtes des pions dans le marché et comment ne plus être des pions dans le marché ? C’est ça un nouveau 68, au-delà des commémorations sans débouché concret vers le futur humain en santé (1).

 

Pierre Assante, jeudi 26 avril 2018

 

(1) Dans le cas contraire, nous nous trouverions face à un désintérêt croissant des citoyens et des électeurs ouvrant la voie à n’importe quelle minorité organisée, téléguidé, imposant directement le pouvoir des monopoles. 50%+1 de 8% d’électeurs mobilisés dans une élection législative par exemple, comme nous l’avons vu dernièrement suffiraient à imposer ce pouvoir « démocratiquement ».

La solution est donc dans la bataille pour proposer des solutions viables à la crise, économique en dernière instance, même si elles sont minoritaires au départ. Les faire grandir dans la bataille ouvrière et populaire, en réponse à l’aggravation de la crise est indispensable : c’est la tâche principale ici et maintenant.

En outre, le désintérêt provoqué par la politique du pouvoir et des monopoles qu’il représente peut in fine se retourner contre eux-mêmes. Dans quel sens ? Cela dépend d’un rapport de force dont le mouvement des salariés est comptable dès à présent. Vouloir ne suffit pas pour pouvoir, mais vouloir et indispensable pour pouvoir. Le vouloir + les conditions nécessaires, c'est la recette de la poursuite d'un processus social progressiste. Les conditions nécessaires existent aujourd'hui.

 

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25 avril 2018 3 25 /04 /avril /2018 07:45

FRAGILITE.

8% de participation des électeurs…

 

Difficulté ou pas, la jeunesse, en général, dévore la vie à pleine dents, avec insouciance ou détermination et les deux à la fois. Si l’espèce humaine n’avait pas cette qualité, elle aurait disparu.

Avec l’âge et l’expérience, naît la conscience de la fragilité de cette vie. Sa vie propre et la vie de la société. La société humaine est et a toujours été un équilibre-déséquilibre précaire nécessaire à son mouvement, et son processus aléatoire, mais elle est toujours là.

 

Malgré tout le respect dû à tout être humain, il faut prendre conscience que certains jouent avec cet équilibre-déséquilibre et mettent à mal l’existence de l’humanité. Et de plus la mettent à mal à un moment de crise de croissance qui comme toute crise de croissance comporte des risques pour le développement et pour la vie tout court de l’entité en développement.

Quelle que soit l’intelligence, les buts et la qualité de l’activité de ces personnes, il ne peut qu’y avoir inconscience de leur part dans ce jeu. Inconscience, c’est-à-dire conscience malade des mouvements qui la dominent, l’ambition personnelle déconnecté de la réalité entre autre, et tout simplement une vision qui peut être fine mais qui est handicapée par un regard partiel, structuraliste sur le réel, et partial ce qui aggrave ce structuralisme.

 

L’appartenance au mouvement d’une classe dont le moteur est l’échange Argent-Marchandise-A’rgent plus et l’accumulation capitaliste comme moteur de la société est de l’ordre du partial. Ce partial ordinaire à une classe dominante est aujourd’hui télescopé par la crise de croissance de l’humanité. La crise de croissance est intimement liée à la crise de suraccumulation-dévalorisation du capital. L’accroissement des déséquilibres paroxysmiques de la société qui en résulte menace de chute la société, d’explosion en vol de la société.

La transposition d’une ambition personnelle à celle d’une classe sociale minoritaire qui gère le sang de la société, celui qui aujourd’hui encore permet les échanges entre les hommes, le capital dans la société capitaliste, est une menace grandissante et angoissante pour tout être conscient, constitué en conscience aspirant à la santé et à la guérison de soi-même et de la société, solidairement, subjectivement et objectivement.

 

Dans la classe dominante il y a celles et ceux qui mesurent les dangers et celles et ceux qui s’aveuglent et s’installent dans un confort ignorant ces menaces. Trump est de ceux-là, Trump qui plus est, est à la tête du plus puissant Etat impérialiste et oriente fortement le processus humain, faisant tout pour qu’il demeure sur des rails qui conduisent à la falaise.

Et il est  ceux qui s’aveuglent dans la croyance que leur classe dans leur lieu d’exercice du pouvoir peut accompagner les dangers sans les attaquer radicalement. Macron est de ceux-là.

 

Et puis il y a les peuples qui subissent et qui se révoltent et dont les révoltes ont besoin de compréhension, d’apprentissage, de diagnostic de la maladie sociale et des remèdes collectifs, communs, subjectifs et objectifs, concrets, à y apporter.

Il faut se méfier des faux médecins. Ils sont plus insidieux et dangereux que le mal car ils l’aggravent en lançant les mouvements populaires dans des voies de garage. La capacité d’usage de la médiatisation  à leur profit par la classe dominante accroît les dangers des sauveurs suprêmes. Les leaders populistes de droite mais surtout de gauche noient les capacités de guérison dans l’incohérence qu’ils instillent au mouvement des peuples. Dans la période qui a suivi son « éclosion » à gauche et son départ du PS et jusqu’à aujourd’hui, Mélenchon est de ceux-là.

 

Les exploités, dont la force de travail physique et mentale produit la plus-value en tant que ressource limitée systémiquement du renouvellement de la société humaine, dans les lieux de production des biens nécessaires à la vie humaine, ont les clefs d’une cohérence répondant à la guérison du déséquilibre mortel (1). Ils appartiennent au cœur de l’industrialisation mécanique et numérique de ces biens. Ils y jouent un rôle essentiel si tant est qu’ils en prennent conscience et développent une démocratie populaire et savante à la fois du quoi, comment produire. Cette démocratie est aussi le remède à une démocratie dite représentative à l’agonie qui vient de voir un représentant du peuple, un député élu avec 8% de participation des électeurs… et par une population qui ne devrait pas être des plus démunies culturellement (5ème circonscription des français à l'étranger). En métropole même des taux avoisinant ou inférieurs à 30% deviennent fréquents.

 

Les acteurs constructifs de santé sociale, les porte-parole des exploités, calmes et déterminés qui sont l'avenir, ne peuvent être médiatiques. Ce qui permettra l’éclosion de leur travail commun et l’éclosion des actions populaires de transformation en santé, c’est la rencontre des analyses économiques, sociales et culturelles, des remèdes proposés, avec l’événement de la maladie, de la crise, aujourd’hui celle de la suraccumulation du capital et ses effets, demandant des transformations systémiques. Nous en avions dit déjà sur celles concernant le système financier du local au mondial, la création monétaire, le crédit, la sécurité d’emploi et de formation.

 

La première guerre mondiale issue de la première plus grande crise décennale de suraccumulation du capital et des affrontements entre monopoles qui en ont découlé, a créé la rencontre des idées de transformation en santé et du mouvement populaire qu’a été la révolution d’Octobre russe. Cette révolution développée dans un monde insuffisamment développé ne permettant qu’une répartition  sociale autoritaire a échoué dans la concurrence avec le capitalisme développé. Idem pour la défaite de 1871 et la Commune de Paris réprimée atrocement par la bourgeoisie montante: 12000 ouvriers et artisans, femmes et hommes fusillés sans jugement.

 

La très grande bourgeoisie est numériquement descendante, les salariés numériquement montants à l'échelle du Monde, de même que l’armée de réserve des sans travail. La révolution scientifique et technique est triomphante mais le système à bout de souffle. Tel est non le paysage, mais la réalité de la société humaine aujourd’hui. A quelle rencontre peut-on s’attendre ou pas ? En tout cas elle ne peut être  spontanée (2).

 

Pierre Assante, Mercredi 25 avril 2018

 

(1) L'alliance ouvrier-paysan a été la base sociale initiant un dépassement systémique du capitalisme aux XIXème et XXème siècles.

Aujourd'hui les cadres sup. de la SNCF interpellent Elisabeth Borne (L'Humanité du 24 avril 2018, page 8). C'est un témoignage de construction d'une alliance nouvelle dans la situation des forces productives du XXIème siècle, sans oublier l'alliance ouvrier-paysan, ici et dans le monde.

 

(2) Extrait d’une intervention d’Yves Dimicoli, 21 mars 2108 :

 

  « …Pierre Laurent affirme : « Notre combat est celui qui permet, en toutes circonstances, au mouvement réel de la société de pousser le plus loin possible ses potentialités transformatrices».

L'énoncé est plutôt vague. Il aurait besoin d'être décliné en propositions de taches pratiques immédiates. Il rappelle en filigrane une phrase de Marx et Engels dans « l'idéologie allemande », citée « ad nauseam » en période de congrès depuis celui de Martigues : « Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit (dépasse) l’état actuel (des choses)».

Ce texte, hors contexte, peut être interprété comme majorant la question du processus au détriment du but-même de dépassement, vu alors seulement comme pur principe pour un horizon si lointain que l'on peut se demander pourquoi "il est à l'ordre du jour". Au contraire, le but de dépassement nécessite de construire des ruptures, dans une transition historique mixte conflictuelle entre le capitalisme moribond et le communisme embryonnaire, ce que les fondateurs du marxisme appelaient, à juste titre, le socialisme.

Pas de processus révolutionnaire sans but, luttes et ruptures révolutionnaires:

Cette question avait été abordée, dans un célèbre conflit au sein du parti social-démocrate allemand (PSD), en 1898, qui opposa Rosa Luxemburg, future cofondatrice du parti communiste d'Allemagne, au « réformiste » Eduard Bernstein, lequel postulait : « Le but quel qu’il soit ne signifie rien pour moi, le mouvement est tout ».

Pierre parle, quant à lui, de "dépassement continu du système  capitaliste" soulignant que « l'idée de processus est (…) essentielle ».

En fait, processus et but, mouvement et visée, sont indissociables et aussi essentiels l'un à l'autre pour entreprendre une œuvre de dépassement du capitalisme. Et celle-ci, au lieu d’une simple continuité, exigera des ruptures qui borneront des étapes nécessaires.

D'ailleurs la citation répétée de « l'idéologie allemande » ne recouvre-t-elle pas inséparablement trois exigences pour les révolutionnaires:

  1. Viser un nouvel état des choses réussissant à abolir, c'est à dire dépassant, l'état des choses actuel ;
  2. Ne pas attendre pour entreprendre le travail de dépassement car il doit, tout de suite, commencer à essayer de construire ce nouvel état des choses ;
  3. Révéler au plus grand nombre la possibilité d'un tel but et d'un tel processus pour y arriver…. »
  4. http://pierre.assante.over-blog.com/2018/04/yves-dimicoli-debat-avec-pierre-laurent.html

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22 avril 2018 7 22 /04 /avril /2018 08:12

 

 

Suite à la soirée  sur "Une envie de lire MARX et ENGELS",

 

Et sur les propositions de la Commission économique du PCF aujourd'hui

Section PCF 13008

 

BIOGRAPHIES MARX ET ENGELS  en bas de page

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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BIOGRAPHIES MARX ET ENGELS

en bas de page

 

 

 

_____Paul BOCCARA____

 

Quelques dates dans l’œuvre économique de Marx.

Misère de la philosophie (1847), Travail salarié et capital (1849), Introduction générale à la critique de l’économie politique (1857), Critique de l’économie politique (1859), Théories de la plus-value (1862/63, posthume), Le Capital, tome I (1867), Critique du programme de Gotha (1875).

Un ouvrage essentiel d’aujourd’hui sur les " Théories sur les crises de suraccumulation-dévalorisation du capital", 2013-2015, Paul BOCCARA, Editions Delga, 2 volumes.

 

CLIQUER SUR L'IMAGE POUR L'AGRANDIR

 

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15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 17:02

 

Ce n’est pas le marxisme qui est

obsolète c’est le mode de production

capitaliste.

 

Ceci est un point de vue.

Ce n’est pas le marxisme qui est obsolète c’est le mode de production capitaliste.

 

Pourquoi ?

 

Le marxisme, dont Marx a été un des initiateurs, est un  mouvement politique, philosophique et humaniste. Il a subi de graves altérations, comme tout mouvement humain dans la pratique, les conditions historiques données, locales, générales, mais il est toujours en vie, et en santé, même quand il ne dit pas son nom ; même s’il subit de graves difficultés dues en dernière instance aux conditions du développement du capitalisme, particulièrement de l’organisation internationale du travail et de l’échange des produits.

 

Marx dans « Le Capital » décrit, à partir des données économiques de l’Angleterre, de son marché interne et international, le mode de production capitaliste en plein épanouissement, et les lois qui s’instaurent dans la mesure de l’échange des marchandises qui s’affirment sans cesse plus fortement au fur à mesure que le mode de production se généralise.

 

En même temps Marx souligne les contradictions qui se développent dans ce mode de production. C’est ce développement de ces contradictions qui rendent ce mode de production obsolète. C'est-à-dire que ce mode de production développe des conditions qui rendent la production et l’échange en contradiction avec les règles « naturelles » qu’il a construites.

 

La base de la production de la plus value, c’est la production de marchandises mises en concurrence sur le marché national puis mondial. L’institution de l’échange c’est celle de la marchandise et la marchandise c’est d’abord l’objet tangible, le produit concret et sa valeur d’usage « matérielle ».

 

Lorsqu’on dit que les services qui se développent à partir du mode de production capitaliste produisent des valeurs « valeurs d’échange marchand comparable à la valeur de l’objet tangible, bus, nourriture, maison, livre etc.), c’est vrai et faux. Faux parce que la base de l’échange marchand c’est le développement de l’objet manufacturé. Faux parce que le développement des services c’est déjà les prémices d’un autre mode de production dans le mode de production capitaliste. Et donc une entrée en contradiction majeure par rapport au mode de production « initial ». La base du mode de production capitaliste, c’est un système marchand dont les techniques vont généraliser l’échange du produit manufacturé et tout ce qui éloigne ce mode production du produit manufacturé l’éloigne de ses bases et font exploser ses contradictions.

 

Ainsi de la mesure de la valeur. Elle reste la base du mode de production, mais en même temps elle est mise en contradiction gigantesque avec ses bases au fur et à mesure qu’il développe des besoins et les productions y correspondant ne correspondant plus avec ses bases d’échange, la mesure de la valeur.

 

C’est en ce sens que j’utilise dans « La Métamorphose du travail » le terme dissolution-rigidification de la mesure de la valeur. Ce qui veut dire que le mode de production garde bien cette mesure de la valeur d’échange, mais qu’elle est de moins en moins fonctionnelle. Le développement du capital financier en est une illustration éclatante. Le capital financier est une réalité dès les premiers pas du capitalisme, mais son développement actuel est la marqué du développement des contradictions d’un système dont la base est la production industrielle de la grande industrie, et l’échange marchand de cette production.

 

En ce sens, si Marx ne définit pas les termes « classe ouvrière », « prolétariat », « salariat » comme le souhaiteraient nombre de ses « exégètes » dont je suis, sa définition de la marchandise, de l’échange, de la plus value semble les définir par contrecoup. C’est bien de la production industrielle que naît la plus value et donc de l’activité de la classe ouvrière au sens strict. Que le développement des services soit nécessaire au développement de l’industrie moderne et de l’industrie informationnalisée-mondialisée ne remet pas en cause ces concepts, mais au contraire souligne la contradiction entre le mode de production capitaliste et son développement et son besoin de dépassement.

 

C’est en ce sens aussi qu’il convient de développer le concepts d’unité du salariat sur la base de son exploitation mais aussi sa diversité et en particulier celle qui dépend directement de la production et celle qui lui est liée par son développement, et de plus les formes particulières du salariat liées à la division du travail, y compris dans cet élément essentiel de la vie qui nous nourrit, l’agriculture que l’on oublie car elle n’est pas au centre de la production industrielle.

 

La baisse tendancielle du taux de profit, contradiction entre besoin d’investissement, en matière d’automatisation-informationnalisation-mondialisation, la suraccumulation du capital et son besoin de dévalorisation-destruction, et le besoin de profit c’est cela la réalité contradictoire du capitalisme.

 

En ce sens « Le Capital » et le mouvement communiste, marxiste, n’est en rien dépassé, car la base de la réalité sociale n’a pas changé, comme le darwinisme, l’évolution des espèces reste une base scientifique  pertinente, même si la génétique a modifié des données importantes, et la réalité économique actuelle demandent à réactualiser, affiner notre approche du capital pour transformer le mode de production et le dépasser.

 

Une chose est cependant certaine. Il ne suffit pas qu’un mode de production devienne obsolète pour qu’il se dépasse par lui-même. Et il n’est pas automatique que l’action humaine pour le dépasser soit efficace et opérationnelle si les conditions de ce dépassement n’existent pas, conditions dans lesquelles la conscience de l’humanité sur elle-même et sur la nature fait partie. L’humain étant un élément des forces productives, et les forces productives « cristallisées » étant un prolongement, une « excroissance » de l’humain qui lui est totalement intérieur.

 

Que cet ensemble de données qui rendent difficile la perception de la réalité quand la réalité se complexifie à ce point, soit la cause d’une grande confusion dans les esprits n’est pas étonnant, et aussi quand les superstructures, non séparées mais intriquées dans tout le social, donc dans les « esprits » oeuvrent à cette confusion.

 

Cette façon de concevoir le marxisme semble relever d’un conservatisme du marxisme d’appareil quelquefois obsolète. Non pas obsolète, mais sur lequel il faut appliquer « la négation de la négation » hegeliano-marxiste.

Ceci est une opinion…

 

Enfin, l’existence millénaire du mode de production marchand, la mesure de la valeur qui s’y est instaurée, puis développée, affirmée et rigidifié avec le capitalisme achevé, ne fait pas peu contre la naissance d’un autre concept de l’échange que cette mesure de la valeur, dont pourtant les prémices d’un dépassement se développe (services, retraite, activités non marchandes de « l’activité libre ». Tâche difficile. C’est pourtant la question qui est posée à la poursuite du processus humain.

 

Pierre Assante, 11 août 2010

 

« La Métamorphose du travail » :

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15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 07:29

commission économique

DU mardi  10 avril 2018

 

Le projet de loi PACTE (« Plan d'action pour la croissance et la transformation des entreprises ») doit être présenté au Conseil des ministres le 18 avril. Il a été préparé par différents travaux et consultations, comme le rapport présenté par Nicole Notat et Jean-Dominique Sénard, PDG de Michelin, sur L'entreprise, objet d'intérêt collectif.

 

Il s'agit d'une pièce stratégique du projet d'Emmanuel Macron pour remodeler la société française au service des intérêts du capital et de la finance. Sous couvert de favoriser une "codétermination" sur le modèle allemand et de reconnaître la place des "parties prenantes" de l'entreprise aux côtés des actionnaires, l'objectif est de convertir les salariés, leurs représentants et la société tout entière à une conception de l'entreprise, institution politique, qui identifie mensongèrement l'« intérêt général » à la rentabilité des multinationales et des capitaux financiers.

 

Au moment où, des cheminots aux universités en passant par de nombreuses entreprises privées et de nombreux services publics, un vent de contestation d'une puissance inattendue se lève contre la politique du pouvoir, il nous est possible de mieux faire percevoir l'actualité d'une autre cohérence, reposant sur la conquête révolutionnaire de pouvoirs par les salariés sur l'utilisation de l'argent des entreprises et de l'argent des banques, avec de nouveaux critères de gestion et de financement. Nos initiatives « pour un autre agenda du code du travail » et pour Alstom  ont révélé quel potentiel de rassemblement réside dans cette cohérence.

Le retour d'une présence organisée dans les entreprises, pour en être porteur  dans les luttes sociales et politiques, est un enjeu majeur de la transformation du PCF qui figure à l'ordre du jour de notre prochain congrès.

 

Ces questions ont été à l'ordre du jour de la réunion plénière de la commission économique qui a eu lieu mardi  10 avril à 18 heures au siège du PCF, 2, place du Colonel-Fabien 

Cette réunion a été aussi l'occasion de faire le point sur notre participation au mouvement social en cours et du lancement de la pétition pour un fonds de développement des services publics financé par la BCE.

 

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14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 07:11

 

SALVIEN ET NOUS.

 

Que ce soit pour l’usage de la terre agricole, ou la lutte contre un obscurantisme armé ou le choix des personnes et des nations de décider de leur sort, il s’agit pour l’Empire de démontrer que toute velléité d’indépendance est vouée à l’échec et qu’il est le seul à pouvoir en déterminer les limites.

 

Salvien de Marseille, dans le cinquième siècle de l’Empire observait les moyens dont disposaient les paysans libres pour réduire les dettes contractées auprès des propriétaires terriens, dettes créées par le poids des prélèvements par l’impôt en nature par ces mêmes propriétaires terriens sur le produit du travail agricole de ces paysans libres.

 

Ces « moyens » étaient :

- Se vendre soi-même ou vendre un enfant en tant qu’esclave au propriétaire terrien pour rembourser.

- Organiser des Bagaudes, révoltes armées rapidement réprimées dont il restait des résidus.

- Aller dans des zones d’occupation Barbares déjà constituées avec famille et outils pour cultiver des terres et la nourrir, terres libres, puisque la propriété n’existait pas chez ces Barbares.

 

Ainsi Salvien disait que les citoyens romains allaient chercher chez les Barbares l’humanité qu’ils ne trouvaient plus chez les romains, dans l’Empire. Il disait aussi que les prélèvements qui entravaient la production des biens agricoles essentiels d'alors, c’est à dire des biens nécessaires à la vie, son entretien et sa reproduction, étaient une menace pour l’existence de l’Empire. Effectivement l’Empire d’Occident s’écroulait 30 ans plus tard.

 

Aujourd’hui, le pouvoir d’une minorité privilégiée sur l’usage du capital mondial qui représente la valeur créée par la force de travail et la conséquence de ce pouvoir sur la vie de l’homme producteur, du salarié et de l’ouvrier de production en premier lieu, est du même ordre. Et il est multiplié exponentiellement par les progrès des forces productives et par les révolutions scientifiques et techniques qui les permettent, confisquées par le pouvoir à partir de sa position de force initiale. Jamais l’Empire n’a possédé des moyens techniques aussi puissants, militaires, idéologiques et institutionnels.

 

L’Empire c’est écroulé au Vème siècle. Qu’il s’écroule aujourd’hui ce n’est pas ce qui angoisse. Ce qui angoisse est qu’il entraîne avec lui la vie humaine dans cet écroulement.

C’est donc du pouvoir sur l’argent qu’il est question aujourd’hui pour permettre à la production de se renouveler et de s’élargir, en quantité et essentiellement en qualité et à la vie humaine de même.

 

C’est de la qualité que découle une quantité viable et vitale. C’est le la condensation dans la transformation que réside une accumulation et une croissance en santé et la possibilité de liberté humaine élargie qui en découle. Pas une liberté abstraire, chosifiée, mais son mouvement et les choix solidaires de la personne dans le mouvement de la société

 

Pierre Assante, Samedi 14 avril 2018

 

« Quand le monde sera/Une étable comblée/Quand les guerres seront finies/Alors buvez mon chant/Comme du thé au lait/Dans des tasses myosotis/Vous affamés d’hier/Ombres maigres et dures/Mon chant est un ruisseau/Mon chante est une mure ».

Viteslav Nezval.

 

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13 avril 2018 5 13 /04 /avril /2018 09:50

 

MACRON LA RELIGION ET LE CHRISTIANISME,

LE CAPITALISME ET LA COLLABORATION DE CLASSE,

LE CONGRES.

 

Lorsque nous en aurons fini avec la dictature de l’argent (voir les solutions proposées dans la revue « Economie et politique » et sur ce blog), il faudra réinvestir dans des filières nouvelles et dans les anciennes sur de nouvelles bases. Et commencer dès maintenant dans et par les luttes.

 

Vite dit, mais besoin d’être dit.

 

Il y de grands courants philosophiques, religieux, scientifiques, politiques qui naissent à l’occasion de croisements historiques des besoins humains et du processus de satisfaction des besoins humains, de leurs progrès, de leurs régressions, des deux ensemble, la régression contenue dans le progrès et vice versa, ce qui n’empêche pas une possible flèche du processus global vers le progrès.

Mais peut-on-dire qu’un catholique, par exemple = un autre catholique ?

Evidemment non.

Les humains ne sont pas traversés que d’un seul mouvement d’idées, mais de multiples mouvements d’idées et d’intérêts conjoints. Sinon comment expliquer les guerres de religion entre chrétiens ou entre bien d’autres groupes et individus se réclamant d’un idéal et-ou d’une pensée communs.

 

Pour être bref, car il y a dans ce blog ne nombreuses réflexions politiques, économiques et culturelles approchant ces questions, j’insiste aujourd’hui sur la concordance, de la part de Macron, de ses équipes et de la classe des hommes exerçant le pouvoir d’usage monopoliste mondial du capital et de son mouvement, la concordance de :

- La résurgence de la bataille patronale et d’Etat pour la collaboration de classe, c’est-à-dire l’illusion entretenue et renforcée, avec actuellement au cœur le rapport Notat et le PACTE, d’un intérêt commun du travail et du capital, alors que depuis Marx nous savons que le maintien des lois de l’échange Argent-Marchandise-Argent plus (A-M-A’) à leur paroxysme final est une menace pour toute la société, son processus social vital

- La concordance de l’offensive inégalée contre les services publics et le droit du travail, le transport ferroviaire entre autres, avec cette offensive pour une collaboration de classe.

- L’éloignement qui en résulte entre la politique, les mesures et « réformes » macroniennes, c’est-à-dire capitalistes, ultralibérales mondiales, d’avec les besoins humains de la personne, du local au mondial.

 

Il est à noter que les possibilités de "réformes" antisociales sont facilitées par les « rails », les filières juteuses pour le capital, de développement de branches et de développement global sur lesquelles le capital a lancé de longue date et lance aujourd'hui, le mouvement de la société. L’exemple de la filière route contre la filière rail, au lieu d’une complémentarité, qui entraîne à user et abuser par force de la filière route avec un plus fort taux de profit pour le capital mais aussi de gaspillage et de pollution. Une pollution particulière n'est d'ailleurs pas séparer des conditions globales de la production capitaliste, sans quoi on tombe dans la division des luttes et l'opposition entre victimes.

Il en est de même de la filière nucléaire pour l’énergie découlant de la filière militaire de la bombe et du plutonium et de sa baisse d’effort de sécurité au profit du profit capitaliste immédiat. Ce qui ne veut pas dire que l’exploitation de l’énergie de l’atome, ce qui compose la nature, libérée du profit, ne soit pas in fine l’avenir le plus sûr et le plus sain du développement humain dont le besoin d’énergie est un besoin « alimentaire de base », surtout s’il veut acquérir une plus grande liberté vis-à-vis des contraintes naturelles qui limitent son développement matériel et moral.

 

Lorsque nous en aurons fini avec la dictature de l’argent (voir les solutions proposées sur ce blog et sur la revue « Economie et politique », il faudra réinvestir dans des filières nouvelles et dans les anciennes sur de nouvelles bases, et commencer dès maintenant dans et par les luttes, correspondantes aux besoins parce que répondant à un production de qualité et de quantité  ouvrant la voie à la libération du travail contraint, c’est-à-dire une baisse exponentielle du temps de travail et une explosion exponentielle des activité libres et choisies de la personne, entre autre celles de la connaissance de l’univers qui est le nôtre et en particulier de cette réalité passionnante de l’univers qu’est notre espèce et la société en mouvement qu’elle a créée, dans sa relation avec le reste de la nature.

 

En attendant j’en appelle au congrès de mon parti pour ne pas oublier ses décisions des derniers congrès susceptibles de donner au rassemblement recherché avec toutes les forces populaire de progrès, un contenu susceptible de sortir de la crise, de dépasser la protestation au profit de la transformation sociale en santé, pour faire vite et résumer : la Loi SEF (Sécurité Emploi Formation), déposée à l'Assemblée et au Sénat en présence de Pierre Laurent, l’intervention sur la BCE et sur un autre usage de la création monétaire, sur la création de Fonds etc. qu’il met (2), au niveau de la direction et de ses initiatives, actuellement, en concurrence au lieu de les promouvoir essentiellement, en avec toutes les rêveries proudhonienne et lassalliennes, des honorables Mélenchon, Friot ou autre protestataire incapable de s’insérer dans un processus construit avec les salariés, leurs syndicats, la population en alliance.

 

La lutte des classes, ce n’est pas la guerre, c’est la fièvre et le remède d’une maladie de la division de la société sur la base d’intérêts matériels et moraux contradictoires, incompatibles, maladie d'une société marchande parvenue à son terme et à la fin de sa poussée progressiste, maladie tout à fait curable et que le mouvement de la classe ouvrière et du salariat (3), avec ses hauts et ses bas, mais sa continuité, rappelle à notre conscience quelquefois défaillante.

 

Pierre Assante, Vendredi 13 avril 2018

 

(1). L’argument « moral et religieux » consistant à prétendre pacifier les relations entre humains alors que la collaboration de classe maintient une division de la société entraînant les plus grandes violences (lire l’athéisme dans le christianisme de Ernst Bloch qui rappelle le rôle du christianisme et de son essor social historique dans les conditions de luttes sociales de l’antiquité puis dans son histoire millénaire dans la société marchande jusqu’à nous)

(2) Apparemment ou sur le fond ? Il faut y répondre absolument sinon le « jeu » est truqué.

(3) Dont le mode actuel de relations sociales qui réside dans la vente-achat de la force de travail est en voie d'obsolescence, et demande à être dépassé non dans un mouvement de déclaration romantique, mais dans un processus concret de transformation en santé.

 

Post Scriptum.

Revenant d'Italie où j’ai lu un grand article de Massimo d’Alema, un des principaux liquidateurs du PCI (Parti Communiste Italien), dans « Il Manifesto » du 10 avril 2018, qui n’est pourtant pas sa tasse de thé (1), je fais une fois de plus cette constatation :

Il  veut  sortir de l’échec du Centre Gauche en évitant des alliances non conformes aux traditions de gauche, ça on comprend, mais aussi par une politique que je qualifierais plus de jugement de valeur sociétal coupé de toute recherche de la réalité du mouvement de la société, du mode de production et d’échange et son état présent réel, réel et pas celui décrit par Renzi ou Macron et leur modernité ringarde de carriérisme et de soumission à un « état éternel » du monde et de ses ressources humaines, limité à l’observation superficielle de ses révolutions techniques .

Si l’on s’en tient aux combinaisons politiques électorales, même dans l’excellente intention d’améliorer la condition humaine, on ne fait qu’accompagner un système qui la met à mal.

Entre possibilisme et indignation, il n’y a pas de place pour une transformation sociale en santé, mais pour cet accompagnement se voulant plus ou moins « humaniste » ou plus ou moins « traitement social » des bouleversements qui n’ont rien de "naturellement" social, mais sont systémiques. Et ça les gauches opportunistes et gauchistes, dans un bel ensemble, ne veulent pas le savoir, ce qu’atteste un comportement à la fois hiérarchique, aveugle ou lyrique vis-à-vis de la classe ouvrière. C’est bien dans « le retour du salariat » et l’alliance entre ses différentes composantes et la population, partant de la main-d’œuvre de l'industrie mécanique et digitale de la production qui est au cœur du processus productif, élément premier initial en rapport dialectique au sein de toutes les autres activités, qu’on ôtera le pouvoir exclusif de l’usage de l’argent, du capital monopoliste mondial, à sa minorité détentrice.

(1) Ni vraiment la mienne, non plus mais pour des raisons bien différentes, malgré le bol d’air qu’il représente relativement au paysage médiatique italien et européen.

 

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5 avril 2018 4 05 /04 /avril /2018 12:27
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Les nations européennes sont en grande crise politique.

 

Et reporter la solution de la crise des nations sur une Europe fédérale comme des discours renziens ou macroniens ou schäubleiens  le sous-entendent, comme l’issue à la crise des nations, ne sera que transférer la crise politique à l’Europe qui la connait déjà. Europe oui, nécessaire dans un monde de zones de coopération mondiale, à condition qu’une volonté de sortie de la guerre économique et militaire que favorise le système, le permette.

Ce n’est pas dans les projets des dirigeants acquis au système, à l’hyperlibéralisme du capitalisme au paroxysme de ses contradictions.

La crise politique et la crise de démocratie est fondamentalement la crise du système. Pour l’Europe comme pour la nation.

Aucune combinaison politique et encore moins électorale, aussi victorieuse soit-elle arithmétiquement ne peut résoudre la crise du système.

Les élections ne sont qu’un élément des problèmes et à condition qu’elles traitent de la crise du système et de ses solutions progressives et radicales.

Quelle est la crise du système ?

Quel est le système ?

Quelles sont les solutions possibles à la crise du système ? Pour quelle politique française et quelle politique européenne ?

 

BCE, financements, droits du travail : ces textes et schémas résument rapidement les questions posées et les réponses possibles. Ils sont une introduction, parmi d’autres, multiples et diverses qui fleurissent à côté et à l'encontre des grands « il faut qu’on » et des petits « y’a qu’à » qui s’imaginent les médecins et les remèdes miracles par leur seule personnalité.

 

Pierrot Assante, lundi 5 mars 2018

vieux militant parmi tant d’autres vieux militants et parmi tous les militants, jeunes et vieux, femmes et hommes qui ont vécu et qui vivent de leur travail

 

RECUEIL N°2-2018 : SUR LES EPAULES DU PROLETARIAT. proposition de formation politique,

sur ce lien ici

http://pierreassante.fr/dossier/RECUEIL_N2-2018.pdf

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Analyse, document et schémas par Denis DURAND

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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 18:08

Denis Durand

CN 30 mars 2018

Intervention dans le débat sur la situation, l'action du parti et le Congrès

 

L’affrontement social en cours, et les premiers signes d’hésitation donnés par Macron, nous donnent de nouvelles responsabilités.

La journée du 22 mars a eu un succès plus fort que prévu. Après les cheminots et les fonctionnaires, des mouvements démarrent dans d’autres branches comme l’énergie, et dans les universités. Le choix de la CGT Cheminots de mener le combat avec une contre-proposition a un écho très nouveau dans le mouvement syndical.

À ce stade, accompagner le mouvement et dénoncer la politique de Macron sur des bases « antilibérales » ne suffit plus. Les salariés et les jeunes mobilisés ne peuvent pas se contenter d'une dénonciation morale de la dette, ni d’arguments préconisant de prendre de l’argent aux riches pour donner aux pauvres sans toucher au pouvoir du capital, qui consiste non pas à décider de la répartition des richesses créées mais de décider de la façon dont ces richesses sont créées à travers le pouvoir de décider de l’utilisation des profits des entreprises, de l’argent créé par les banques et de l’argent public.

Ce qui devient manifeste pour tout le monde, c’est que les enjeux de services publics exigent à poser politiquement les questions de l’utilisation de l’argent, et que ces enjeux sont communs à toute l’Europe. C’est le conseil des gouverneurs de la BCE, à Francfort, qui a décidé, non sans divisions en son sein, de créer 2 500 milliards d’euros pour les injecter sur les marchés financiers, et de réduire à moins de 0 % le taux des 700 milliards prêtés aux banques pour financer les entreprises. Mais l’utilisation de l’argent, c’est dans les entreprises et dans les territoires qu’on peut les contester, jusqu’à en faire une bataille de pouvoir face à ces institutions politiques que sont les banques et la BCE. C’est le sens de la proposition d’un fonds européen de développement des services publics financé par la BCE.

Dans le cas de la SNCF, on ne peut pas se contenter de propositions consistant à reporter la dette de la SNCF sur l’État, c’est-à-dire sur les salariés qui payent la plus grande partie des impôts. Il faut émanciper le service public ferroviaire du coût du capital. Cela veut dire que la BCE devrait acquérir une partie de la dette actuelle de la SNCF pour la transformer en une dette à très long terme et à 0 %, après le transfert de cette dette à une caisse de defeasance, comme le propose la CGT Cheminots.

Plus important encore, l’argent créé par l’Eurosystème devrait servir à financer un fonds de développement du service public des transports ferroviaires dans toute l’Europe, comme nous avons commencé à en porter l’exigence avec les salariés d’Alstom.

J’attire l’attention sur le fait que ces propositions, qui sont celles du PCF et qui ont été exprimées par Pierre Laurent dans sa conférence de presse, sont absentes de l’argumentaire Faisons dérailler Macron qui a été adressé aux fédérations et n’ont été reprise qu’assez partiellement dans le rapport qui vient de nous être présenté.

C’est un manque pour le mouvement social car il est frappant, d’observer par contraste que Mélenchon ou Hamon n’ont rien à dire au mouvement social. Mais quand Philippe Martinez dit que la solution serait que tout le monde ait le statut des cheminots, c’est le chantier de la sécurité d’emploi et de la formation qui est concrètement ouvert, comme il est ouvert par exemple dans la lutte contre les licenciements chez Carrefour, premier employeur privé du pays. Différents signes montrent une volonté nouvelle, de la part des communistes, d’entrer dans la pratique de ce chantier malgré toutes les tentatives de diversions.

On a de multiples témoignages, y compris dans ma propre entreprise, de ce que nous sommes bien accueillis lorsque nous allons à la rencontre des salariés et de la population. Raison de plus pour tout faire, dans ce moment, pour donner à nos idées le rôle qu’elles doivent jouer au service du mouvement social, pour le rassemblement à gauche, et pour redonner au PCF la place qu’il devrait avoir dans la vie politique. C’est aussi de cela qu’il s’agira dans le débat de demain sur les élections européennes.

 

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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 17:53

CN 31 mars 2018

Intervention de Denis DURAND dans le débat sur les élections européennes

 

En 2005, le « non » au traité constitutionnel est resté minoritaire tant que le « non de gauche » n’a été porté que par la petite gauche antilibérale. Il est devenu majoritaire quand la CGT – c’est-à-dire le monde du travail - s’est prononcée pour le non. Le monde du travail, aujourd’hui majoritairement replié sur l’abstention, c’est un terrain sur lequel le Parti communiste peut et doit être particulièrement efficace pour aider à gagner les luttes qui sont en train d’y prendre de la force.

Il est indispensable que dans la campagne des européennes soit présente une liste porteuse du combat pour conquérir, contre les marchés financiers et les politiques nationales (Macron) et européennes (la BCE) à leur service, les moyens financiers d’une Europe au service des êtres humains (sécurisation de l’emploi et de la formation), d’une Europe agissant pour l’égalité femme/hommes, d’une Europe qui aide à répondre au besoin de nouveaux services publics au lieu les étouffer sous l’austérité budgétaire, d’une Europe pour réussir la transition énergétique et écologique, d’une Europe hospitalière envers les migrants,  ouverte aux coopérations avec le reste du monde, agissant pour la paix et pour le codéveloppement.

Il faut une liste qui combatte clairement le projet fédéraliste de Macron. Une liste qui s’attaque au cœur de la construction européenne depuis le traité de Maastricht – la banque centrale prétendue indépendante et en réalité inféodée aux marchés financiers – au lieu de fuir le combat par des discours « attrape-tout » agitant à la fois un « plan B » de sortie de l’euro pour séduire les souverainistes et un « plan A » pour rassurer l’écrasante majorité des Français qui est opposée à cette aventure.

C’est indispensable pour le rassemblement à gauche. Ce rassemblement est refusé par tous nos interlocuteurs aujourd’hui. Croit-on un instant que nous aiderons à sa réalisation si nous nous contentons d’appels à l’unité, sans aller au combat avec nos idées ? Quand le ferons-nous si ce n’est à ces élections, qui sont à la proportionnelle nationale et où les idées seront décisives, d’abord pour combattre l’abstention ?

C’est le sens de la pétition pour prendre le pouvoir sur la création monétaire de la BCE. Pas une décision sans lendemain pour faire plaisir à la commission économique mais un moyen - qu’il faut organiser - de rassembler les communistes dans l’action, au cœur des luttes actuelles pour les services publics et pour l’emploi.

Mais le rapport propose une méthode différente : tout miser sur la recherche d’une plate-forme d’entente avec « toutes les forces opposées à Macron », auquel cas que deviennent nos propositions sur l’argent, sur la BCE ? Elles seraient renvoyées à une « campagne autonome », comme pour l’élection présidentielle de 2017 ? Les communistes ne peuvent pas adhérer à une telle présentation des choses. Pourtant, dans la pratique, c’est cette méthode qui se met en œuvre puisque même la désignation de quatre porte-parole est repoussée au mois de juin, pour le mieux. On a l’impression de revivre le processus qui nous amené à la catastrophe électorale de l’année dernière.

N’allons pas à reculons aux élections européennes. Allons-y pour changer l’Europe, pour une autre mondialisation ! On nous dit qu’il n’y a pas assez d’espace, entre Macron et Mélenchon, pour nous permettre d’obtenir le million de voix qu’il faut pour avoir des élus. Mais le problème qui nous est posé, c’est d’élargir l’espace d’une alternative de classe à l’Europe fédérale et néolibérale que veut Macron, et que nous nous sommes les seuls, pour l’instant, à occuper ! C’est en montrant dès à présent que nous sommes prêts à mener campagne, avec notre liste, sur cette proposition politique, que nous pourrons peut-être faire évoluer la situation à gauche et que nous nous donnerons les moyens de redonner à notre parti la place qu’il devrait avoir dans la vie politique.

 

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3 avril 2018 2 03 /04 /avril /2018 07:49

 

Sur le jeune Marx

et le mouvement social actuel.

 

 

Sur le jeune MARX et le MOUVEMENT SOCIAL ACTUEL, Cheminots, Etudiants, Air France, Emploi industriel, Energie, Formation et Education, services et entretien etc.etc.etc....

 

Je pense que le lien puissant entre la démarche intellectuelle de Marx et d'Engels et le quotidien de la classe ouvrière font qu'il n'y a pas dichotomie entre l'œuvre théorique et l’existence concrète de la classe ouvrière, mais osmose, aujourd’hui encore. Une osmose non mécanique et surtout pas calque cérébral, mais réponse concrète à une situation concrète. Cette osmose date des premiers rapports avec les milieux populaires, le travail initial sur le vol de bois et la défense des paysans pauvres par exemple en témoignant, rapport qui va s'étendre et s'axer sur la classe ouvrière au fur et à mesure des découvertes des lois du capital et de leur relation avec la vie quotidienne de l'homme producteur vendeur de sa force de travail. On a tendance à mesurer la force de la classe ouvrière en fonction de son affaiblissement relatif en France et en Europe, et avec celui du mouvement ouvrier concomitant. Mais la classe ouvrière s’est multipliée dans le monde et qualifiée, la main d’œuvre classique et la main d’œuvre digitale conjointe en développement d’une industrie mécanisée s’automatisant et se numérisant. Le dépassement de la mesure marchande du temps de travail et la libération progressive du travail contraint nous arrivera par la mondialisation ouvrière et non par la mondialisation capitaliste. La modernité de Macron est une vieillerie par rapport aux possibilités réelles du développement humain. L’humain d’abord n’est pas d’abord d’ordre moral, mais d’abord d’ordre physique, quoiqu’en pensent certains de mes camarades « réformateurs ».  

L’invasion de l’idéologie libérale nous cache la réalité concrète de la lutte de classe et son contenu intérieur attaché au salarié. Il n’a pas été transformé en consommateur pur loin de là, et cela ressort lorsqu’on veut que le cheminot soit transféré au privé et perde son statut et son métier au profit de la polyvalence et de la précarité (1). Les cheminots comme tous les vendeurs de la force de travail, c’est en quoi la lutte de classe étonne les exploiteurs et les exploités à chaque renaissance d’un mouvement social dur où la classe ouvrière fournit le plus de force concrète -à laquelle s’appuie le reste de la population en lutte- la classe ouvrière des raffineries,  des transports, de la production où la peur de la perte de l’emploi plie sous la conviction que la lutte contre le profit et la concurrence du marché capitaliste est bien moins menaçante que les convulsions sociales de la course au taux de plus-value.

Cela est bien intégré dans l’inconscient et le conscient du salarié et explosera en même temps qu’exploseront les limites du système. Les 0,0000001 % des lecteurs Russes de la population totale paysanne,  ouvrière et citadine de « Matérialisme et empiriocriticisme » ou de « l’Impérialisme stade suprême du capitalisme » (2) sont devenu physiquement majoritaire dans le retour des soldats du front de 1917, la guerre de 1914 étant le fruit pourri des contradictions du capital, de la guerre du marché répondant à la baisse tendancielle du taux de profit décrite par Marx et Engels. Cette connaissance, aussi limitée soit-elle, a été le moteur décisionnel des orientations et des stratégies de la lutte ouvrière. Ce qui ne veut pas dire qu’une crise systémique et le réveil des peuples passe obligatoirement par la guerre. La lutte pour la paix c’est aussi la lutte de classe.

Après, certes dans toute bataille il y a les protagonistes et on ne connait pas à l’avance le vainqueur d’une bataille. Mais si c’est l’acheteur de la force de travail, tous les protagonistes y perdront et leur qualité vie aussi, pour le moins.

Je ne crois pas ma façon de penser soit un effet de mon dogmatisme. S’il y a dogmatisme, ce n’est pas, je crois, dans l’exposé, mais dans les limites des moyens d’expression, en volume et en qualité.

Pierre Assante, 3 avril 2018

(1) Cette nuit, dans un replay de BFM business Radio, j'écoutais le patron de Thello, qui, aux côtés d'autres patrons de l'ouverture à la concurrence, vise entre autre, d'après ce qui se disait dans l'émission, la "prise" de la ligne ferroviaire Paris Bordeaux entre autres. C'est bien du transfert des personnels, de sa déqualification, et la suppression d'une partie des "30% de ligne qui sont utilisée par 2% des voyageur" qu'il s'agit et non du développement du ferroviaire que le capital a réduit à son état de crise et qui pourtant est le mode le plus efficace économiquement, écologiquement, socialement, à condition de lui donner les moyens. Ce qui n'empêche pas la complémentarité des autres moyens de transport non en fonction du taux de profit mais des besoins des voyageurs et de la société. Ce patron-là nous fait presque rire en mettant en avant des wagons de confort avec douche, des équipements de luxe : on voudrait bien en être là, mais quand on pense à l'état de besoins élémentaires de ce transport pour le grand public ...! S'il a pu s'emparer de la ligne de Marseille Milan, c'est par carence de l'Etat au service du profit maximum.

(2) Ou aujourd’hui la lecture en France ou en Chine de «Théories sur les crises » de Paul Boccara, bien plus lus relativement que les textes marxistes des XIXème et début du XXème siècle, dans et par rapport à  la population mondiale et surtout plus profondément et dont l’influence indirecte est notable dans la réflexion des cadres encore attachés au système mais en souffrant consciemment dans leur vécu immédiat, et dont la crise d’efficacité n’est pas la moindre souffrance.

 

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 20:58

Denis DURAND, document résumé condensé et approfondi sur la crise systémique et les transformations du capitalisme :

à l'occasion de la session d’économie politique marxiste approfondie

20 janvier 2018. Crise systémique et transformations du capitalisme

Ce  Document est remis en ligne à la suite de la session de formation d'économie politique du 24 mars 2018 

de la section du 13008°et à la demande de participants:

Sur ce lien ici

http://pierreassante.fr/dossier/DOC1_Crises_et_transformations_du_capitalisme.pdf

 

 

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 08:19

 

SUR LA CRITIQUE des théories de Bernard FRIOT dans la LETTRE du Réseau d’Action Promouvoir Securiser L’Emploi (RAPSE).

Lien sur la lettre en note en bas du texte

 

Lorsqu’on constate que l’état social d’un pays, d’une communauté humaine en général ne reconnait pas les composantes d’une population et que par contre elle sur-reconnait une ou des composantes d’une population

1) Dans leur rôle social

2) Dans les revenus nécessaires correspondant à leur rôle social,

Il y a signe de grand déséquilibre qui menace le bon fonctionnement de la communauté humaine et donc la vie de tous ses membres. C’est le départ des propositions de Bernard Friot il me semble.

Le mouvement de la société, comme tout mouvement est fait de déséquilibres quelquefois trop forts et de tendance au rééquilibrage permanent quand il est en bonne santé, s’il tend à la meilleure santé permanente, ce qui n’est pas le cas dans la crise de la société humaine mondiale aujourd’hui.

 

Mais cette reconnaissance ne peut partir d’un montage moral, d’une appréciation empirique d’une situation de justice à construire et de besoins humains à satisfaire. C’est ce concept empirique d’une situation de justice sociale à construire qui a marqué les limites de la révolution française et la limite de Robespierre et des Jacobins.

Et il ne pouvait en être autrement à partir du moment où la construction d’une nouveau mode de production et d’échange était pris en main par une seule classe dont l’existence repose sur l’accumulation du capital et non les besoins humains in fine. Et c’était aussi les limites de l’état des forces productives et des superstructures juridiques, idéologiques, culturelles, y correspondant, avec des marges diverses à l’intérieur de ce mouvement

 

La base de la société est ses capacités à produire les biens nécessaires à sa vie. La base c’est la production et la production dans les conditions historiques du moment, et leur mouvement.

Il n’y a pas de transformation révolutionnaire qui ne parte du réel à transformer.

Une construction juridico-morale aussi idéale soit-elle qui ne parte pas de la réalité, de la production réelle telle qu’elle existe pour la transformer, détourne les forces sociales de transformation de la possibilité de transformation et de l’action transformatrice révolutionnaire.

C’est ce que l’on peut reprocher à Friot, quelles que soient son idéal idéel et ses bonnes intentions pratiques.

 

Après, y a-t-il ceux qui ont raison et ceux qui ont tort ? Non, il y a ceux qui imaginent, construisent à partir d’une utopie opérationnelle et ceux qui imaginent et dé-construisent à partir d’une utopie qui dé-adhère de la réalité, ce que fait toute pensée créatrice, mais sont incapable  d’une ré-adhérence opérationnelle avec cette réalité du moment à transformer.

 

Dé-adhérer à la réalité du capitalisme monopoliste mondialisé numériquement informationnalisé et globalement financiarisé,  pour la transformer en santé ne peut ne pas mettre au centre de sa formation et de son action transformatrice la transformation du système et de ses institutions et qui orientent le mouvement de ce capital, qui organise le travail local et mondial en fonction de l’accumulation du capital et de son taux de profit, et qui nie ainsi la reconnaissance morale et du revenu de ceux qui produisent les biens nécessaires à la vie humaine.

Il y a chez Friot un non aboutissement de sa volonté de reconnaissance par ignorance des « mécanismes » du capitalisme et de son développement moderne ; une méconnaissance relative de la réalité économique qui induit une méconnaissance des transformations à y apporter, et du processus de transformation progressif mais radical à entamer puis à poursuivre pour lui rendre santé et rendre santé à la société et la personne dans la société. Cela ne veut pas dire qu’il soit ignorant de tout, mais qu’il n’a pas de culture marxiste économique propre à parvenir jusqu’à ce point. C’est ce que j’affirme ayant lu des livres de Bernard, et ayant écouté une de ses conférences, et des conférences de ses amis, intéressantes d’ailleurs. C’est finalement assez banal, courant, dans une société d’idéologie dominante du capital monopoliste mondial. Il est difficile de s’en préserver et cela demande de remettre en cause sans cesse la réflexion et l’action pour la réorienter en santé.

 

Du vol de bois à la découverte des phénomènes de suraccumulation du capital, Marx part des conditions possibles de reproduction de la vie humaine, de la vie sociale, de l’être social complexe que nous sommes et donc des individus qui composent la société. Et c’est la production, les conditions de production, de son organisation sociale, qui est au centre de son analyse et de ses propositions, ce que nous continuons à faire dans la commission économique du PCF dans les conditions du mouvement actuel de la production lié au mouvement actuel de la société, du local et du particulier au global, dans sa diversité et sa complexité.

Démontrer que la politique de Macron ne répond pas aux transformation du monde, des techniques de production, des cultures et des droits du travail, mais répond à la crise du capital par un abaissement des conditions de vie du travailleur et de la population, n’est pas une mince affaire. Friot ne nous y aide pas. Expliquer les mécanismes de la production de plus-value dans notre monde de société et un mode de production de main d’œuvre et de numérisation et automatisation combiné, dominé par le capital et son accumulation dévalorisation, ça oui, sa aide.

Il y a chez Bernard Friot et certes chez chacun de nous un fond de romantisme révolutionnaire hérité de la révolution français et de son contenu de classe de l’époque qui formait son idéal, et ses limites d’émancipation générales.

Il faut sans cesse à l’ingénieur revenir à  la science pour construire un pont, parce qu’il y à la fois l’usage auquel doit servir ce pont particulier et les conditions scientifiques de sa réalisation. Pour une société c’est pareil, et l’envie de pont n’est pas la moindre des conditions pour le réaliser…

 

Des revenus ne partant pas des conditions actuelles de création des richesses pour les transformer, de la création de la production de la masse de la plus-value pour l’utiliser autrement et orienter les progrès de la productivité vers les besoins humains, et donc d’une transformation de la plus-value en surproduit d’usage en santé, c’est laisser la production de la plus-value en l’état, c’est donner au capital et les destructions qu’il entraîne le moyen de s’adapter à la révolution numérique au détriment de la vie des travailleurs et des populations. La proposition telle quelle de toutes les formes de revenu universel est déconnectée des capacités productives et donc des capacités de répondre aux besoins de la personne et de l’humanité. C’est aussi laisser libre court à la politique hyperlibérale de Macron et lui donner les moyens de s’opposer à la mobilisation des salariés contre la destruction des services publics et contre la régression de leurs conditions de travail et de vie. C'est aussi un frein, pour le moins, à une qualité nécessaire de la production correspondant aux besoins humains.

 

Bonne fin de fêtes de Pâques !

Pierre Assante, Lundi 2 avril 2018

 

Note :  http://pierreassante.fr/dossier/lettre_rapse_N_148-1.pdf

 

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31 mars 2018 6 31 /03 /mars /2018 19:42

compte rendu de Pierre IVORRA sur la présentation de son livre

"DANS LES COULISSES DU CAC 40"

 

Une trentaine de personnes présentes ce jour au débat autour de mon livre sur le CAC 40 à la médiathèque d'Hyères. Un tiers de camarades du PCF dans la salle, deux tiers d'hommes et de femmes de divers horizons de gauche, pour l'essentiel des inconnus pour moi.  Mon ami Pierre Assante est même venu de Marseille pour apporter sa pierre à l'édifice. Aucun des participants n'était là par hasard et le débat l'a illustré.

Après une présentation de l'ouvrage à partir d'un Powerpoint, la discussion est partie. Pouvoirs et privilèges de l'oligarchie: j'ai ainsi eu l'occasion de lire ce passage du chapitre 5 de l'ouvrage qui commence par le récit d'un procès inventé de Bernard Arnault, patron du groupe du luxe LVMH, qui devant un juge de comédie répond des privilèges que son statut de PDG d'un groupe du CAC 40 lui accorde :

- M. Bernard Arnault, PDG et principal actionnaire du géant mondial du luxe, du parfum, des fringues, et même du diamant, Louis-Vuitton-Moët-Hennessy (LVMH), jurez-vous de dire la vérité, toute la vérité ? Quel est le montant de la rémunération que vous a versé en 2016 le groupe LVMH sur ses résultats de 2015 ?

- M. le président, je vais essayer de la dire la vérité, mais c’est parfois compliqué, même moi je n’arrive pas toujours à m’y retrouver. Ca tombe de tous les côtés. Je suis tout de même la première fortune française. Ce qui est certain, c’est qu’en 2016, pour mon activité en 2015, j’ai touché de LVMH plus d’un million d’euros de rémunération fixe brute annuelle.

-  Plus de 80 000 euros par mois.

  -  Oui, à peu près, monsieur le président. S’ajoute à cela 2,2 millions de rémunération variable brute et 6 millions d’euros d’actions de performance gratuites.

- C’est un drôle de variable votre variable, cela fait 7 ans qu’il ne varie pas. Même quand les résultats de LVMH ne sont pas autant au rendez-vous il reste fixé à 2,2 millions d’euros. Quant à  vos 6 millions d’euros d’actions de performance, le double de 2015, on peut dire que les conditions à remplir pour être jugé performant ne sont pas très performantes.

- Les actionnaires ont approuvé, monsieur le président.

 -  Certes M. Arnault. Avez-vous d’autres rémunérations du groupe ?

 - Oui, une misère en plus, quelques milliers d’euros d’avantages en nature pour ma voiture de fonction et le chauffeur qui la conduit.

-        Cela fait un total de 15,6 millions d’euros par an tout de même, M. Arnault. 1,3 million d’euros par mois, 43 325 euros par jour. A vous tout seul, vous gagnez 38 smic mensuels par 24 heures, une bagatelle ! Vous êtes l’un des cracks du CAC, monsieur Arnault, l’un des mieux payés de l’indice.

 -   Oui, mais faut-il en faire tout un cake ? Si j’en crois une étude réalisée par un cabinet spécialisé que j’ai lue dans un magazine (1), cette année 2016, je suis à peu près à égalité avec M. Carlos Ghosn, le PDG de Renault qui aligne 1,52 million de billets de 10 €, plus de 15 millions d’euros ! Lui, il palpe des deux côtés : côté français avec Renault et côté japonais, avec Nissan, le constructeur nippon associé au français. Et puis, vous savez, il faut savoir fouiller dans les coins, lire entre les lignes. Il y a ce qui saute aux yeux et l’argent plus discret. Je ne veux pas dénoncer mes petits camarades, mais …

 - Parlez sans crainte, M. Arnault.

 - Vous savez, monsieur le président, il faut tout prendre en compte : les indemnités de départ, celles pour la retraite ou celles en cas de décès pour les ayants droit. Encore une fois, monsieur le président, je ne veux pas moucharder mais par exemple deux dirigeants du Crédit Agricole se font payer le loyer de leur appartement. C’est tout de même un peu raide ! Et ce n’est pas une HLM !

 - Oui, mais ce ne sont pas les mieux payés des CACacteurs.

 - Vous ne l’aviez peut être pas remarqué, mais dans le même registre il y a quelque 3 ou 4 ans, Lars Olofsson alors PDG de Carrefour, percevait une indemnité de logement de 100 000 euros par an. C’est du logement « social » à 8 300 euros par mois.

-  Vous ne l’avez pourtant pas dénoncé alors que vous siégiez au Conseil d’administration de Carrefour dont vous êtes devenu le principal actionnaire. Vous touchez d’ailleurs à ce titre un peu plus de 37 000 euros de jetons de présence. De fait, c’est vous qui contrôlez le groupe Carrefour de concert avec le fonds d’investissement américain Colony Capital, par le biais de deux de vos sociétés installées à Luxembourg, Cervinia Europe et Bunt. Elles sont domiciliées Avenue Marie-Thérèse, dans la capitale du Grand duché. Ce doit être encore une adresse de complaisance, une boite aux lettres, c’est une spécialité luxembourgeoise, et plus particulièrement des cabinets d’avocats installés dans cette avenue. Je sais, j’y suis allé.

-  Holala ! Vous êtes bien renseigné, monsieur le président. Sachez pourtant que chez Carrefour l’actionnariat vient encore de changer, j’ai été doublé par les gens des Galeries Lafayette, ils ont maintenant 11,51 % du capital.

-  C’est toujours vous qui tenez le manche en 2016 grâce au pacte d’actionnaire conclu avec Colony Capital.

-  Pour revenir à notre sujet de discussion, monsieur le Président, je vais vous en raconter une bien bonne. Le pompon c’est tout de même chez Accor, le groupe du CAC 40 qui contrôle les hôtels Ibis et Novotel. En 2014, l’entreprise a contracté une assurance privée au profit de son PDG, Sébastien Bazin, qui lui assurera sur une période de 24 mois une indemnité en cas de chômage qui pourra s’élever jusqu’à 380 400 euros par an. C’est sûr, il n’aura pas besoin lui d’aller pointer à Pôle emploi, et en plus il aura droit à une indemnité de départ de 4,8 millions d’euros !

-  Mais tout cela, monsieur Arnault, c’est de l’assistance. 

 

Ces privilèges c'est tout autre chose que le statut des cheminots ! Cela d'autant que la propriété du capital des groupes du CAC 40 donne à cette oligarchie un pouvoir exhorbitant sur la vie des populations en France et pour partie en Europe et dans le monde.

Puis la discussion a porté sur les marchés financiers : en quoi consistent-ils, quelle est leur différence avec le crédit bancaire, quel rôle celui-ci peut-il jouer afin d'inciter les directions d'entreprise à développer les richesses utiles, l'emploi, la recherche, la protection des hommes et de l'environnement plutôt que la rentabilité financière des capitaux.

De là nous sommes passés à la nécessité de maîtriser l'argent afin d'assurer une sécurité d'emploi et de formation aux salariés, sans passer par la case chômage. Peut être aurait-il fallu pousser le bouchon plus loin et réfléchir aux possibilités qu'offrirait aux peuples une Banque centrale européenne animée par un autre cours, d'autres critères d'attribution des ressources monétaires qu'elle crée afin qu'elle contribue au développement des services publics en Europe et, au-delà, des richesses utiles, de l'emploi, de la recherche, de la lutte contre le réchauffement climatique.

Puis est venue la question de l'appropriation publique d'un certain nombre de grands groupes et de banques et de la nécessaire transformation de leurs critères de gestion sous l'impulsion de nouveaux pouvoirs obtenus par les salariés.

Voila donc un résumé succint et certainement très incomplet d'une matinée animée.

Bonne journée à tous.

Pierre IVORRA, Hyères, Samedi 31 mars 2018

(1) 17e rapport du cabinet Proxinvest sur « La rémunération des dirigeants des sociétés du SBF 120 ». Le SBF 120 est un indice de la place de Paris composé des titres du CAC 40 et de ceux des 80 sociétés du premier et du second marché ayant les capitalisations boursières les plus importantes et les plus liquides, c’est-à-dire dont un grand nombre de titres sont sur le marché et peuvent être de ce fait achetés et vendus.

 

LA PRESENTATION DU LIVRE :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/03/pierre-ivorra.le-samedi-31-mars-a-10-heures-a-la-mediatheque-d-hyeres-presente-son-livre.html

 

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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 16:03
_________CLIQUER SUR CETTE IMAGE_______

LA LETTRE DU RAPSE N° 148 AVEC SON SOMMAIRE

1) Salaire à vie : chausses-trappes, conservatisme et illusions
2) Sécurité Emploi Formation au service des luttes
3) Effarant : citations de B. Friot
4) Florilège : extraits de H. Sterdyniak, J. Gadrey, P. Khalfa, JM. Harribey, B. Borrits, A. Bihr, M. Husson, économistes attérés et S. Chicotte inspecteur du travail.
Vous en souhaitant bonne lecture
Cordialement
Gisèle Cailloux

LIRE SUR CE LIEN :

http://pierreassante.fr/dossier/lettre_rapse_N_148-1.pdf

Rappelons que la SEF (Proposition de loi pour la Sécurité d'Emploi et de Formation) a fait l’objet d'Assises Nationales en février 2007 (et d'un N° spécial d’Économie et Politique), qu’elle a été intégrée par le PCF dans son projet depuis par tous ses congrès, notamment les 36e et 37e et actée par le dépôt d'une proposition de loi en janvier 2017 déposée par le député communiste André Chassaigne, et le groupe qu'il préside, soutenu par une conférence de presse présidée par Pierre Laurent secrétaire national du PCF.

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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 08:33
___PREFACE : CLIQUER SUR L'IMAGE__

Glaudi BARSOTTI. Tèxtes occitans de la  

COMUNA DE MARSELHA

Glaudi BARSOTTI a recherché, réuni, analysé l'intervention écrite en langue d'OC de Marseille, alors parlée majoritairement, les textes dont les Communes de Marseille de 1871 ont fait l'objet. Il n'y avait pas de magnétophone, et nombre de textes se sont sans doute perdus, le "patois" n'étant pas une préoccupation essentielle des historiens d'alors. Mais ces traces écrites ont perduré et permis le travail de Glaudi. Une particularité de la Commune de Marseille est l'alliance révolutionnaire entre une part de la petite bourgeoisie Radicale illuminée et les membres de l'Internationale Ouvrière créée par Marx et le mouvement issu de l'industrialisation et le l'exploitation de la force de travail humaine, la vente-achat de cette force à celui qui possède du capital pour l'accumuler, cause des crises cycliques et aujourd'hui de la crise systémique.

De ce magnifique travail est sorti un ouvrage bilingue. Il s'agit ici de la préface en français.

Cette coédition de "Leis amics de Mesclum", FeM, IEO13,L'atinoir, se trouve en librairie au prix de 15€ . Contact sur le site : www.latinoir.fr

Une présentation sera faite en présence de l'auteur le 7 avril 2018 à 18 heures à Marseille,  à la Bodega dau French, 40 rue Sainte.

Se retrobarem a Marselha a la Bodega dau French, 40 carriera Santa a Marselha per la presentacion dau libre en preséncia de l'autor.

LIRE LA PREFACE EN FRANCAIS sur ce lien :

http://pierreassante.fr/dossier/BARSOTTI_COMUNA_DE_MARSELHA.pdf

Extrait en français du 4ème de couverture

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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 22:39

Publié une première fois le 22/02/2018

 

LE MOUVEMENT DE LA SOCIETE, LE GAUCHISME, LA CRISE, SES SOLUTIONS.

 

Le « monde » dans son ensemble, l’humanité a pris une direction, va dans le sens massivement de l’accumulation du capital. C’est un mouvement apparemment irrésistible. Mais est-il vraiment irrésistible ?

 

La recherche du profit, dans la guerre économique et aussi militaire que livrent des intérêts capitalistes-impérialistes contre les peuples et se livrent entre eux,  en instrumentalisant les peuples pour ce faire, c’est en fin de compte l’accumulation du capital, sa suraccumulation, sa dévalorisation et sa revalorisation par la destruction d’une partie du capital.

 

La destruction d’une partie du capital, par le capital lui-même, pour se revaloriser, c’est la destruction de la valeur d’usage créée par l’exploitation de la force de travail, par les salariés, ouvriers, cadres, techniciens, chercheurs, par toute l’activité humaine accumulée.

C’est la destruction de l’emploi  commun et sain nécessaire de cette accumulation d’activité.

C’est une part grandissante de cette accumulation d’activité qui est confisquée au développement de l’activité humaine, aux femmes, aux hommes, aux jeunes et aux vieux, à l’humanité.

 

Le gauchisme politique, écologique, humaniste etc. n’est ni sainement politique, ni écologique ni humaniste. Le gauchisme consiste à revendiquer la destruction d’un état existant malsain et inhumain de l’humanité sans créer les conditions de son remplacement en santé, dans un processus de transformation en santé.

 

Faire de la politique en santé, faire de l’écologie en santé c’est créer les conditions d’une transformation radicale et progressive de l’existant et non le détruire car ce serait détruire la société humaine. Car ce concept de destruction c’est surtout permettre pour l’instant que se poursuive la maladie sociale et ses douleurs, que ceux qui dominent s’emparent des mouvements de protestations pour tout changer dans la forme pour que rien ne change sur le fond de la réalité des besoins humains.

 

Transformer l’existant c’est partir de la réalité de l’existant (1).

Partir de la réalité de l’existant, c’est partir de l’accumulation-dévalorisation du capital, c’est détourner une partie de la circulation et de l’accumulation du capital vers les besoins sociaux, les besoins des êtres humains, de la personne dans la société tout entière. Et partir des réalités c’est dans le cadre des résistances contre les réformes actuelles du travail qui privent de plus en plus les salariés et leur familles de moyens d’existence et de développement, faire avancer la proposition de loi de sécurité d’emploi et-ou de formation.

C’est se donner les moyens de financer les activités humaines et en premier lieu la production des biens nécessaires à cette vie, en intervenant sur le système financier, bancaire local et central, le crédit, sur la production monétaire pour son usage en santé répondant aux besoins humains, ce qui passe par des pôles de crédits financiers sous le contrôle politique de la population et de ses organisations démocratiques. C'est développer des droits nouveaux progressistes des salariés dans les entreprises et dans les institutions qui organisent la production  et les échanges, dans l’Etat, les Etats, dans l’organisation humaine mondiale.

 

Le « monde » va massivement dans cette direction du profit et de l’accumulation du capital parce qu’ « on » ne lui permet pas d’autres choix.  S’il veut un revenu, un salaire, une habitation, acheter des vêtements, de l'éducation, du temps,  acheter des loisirs, il doit passer, sous quelque forme que ce soit par la vente de sa force de travail à celui qui la lui achète, sous quelque forme que ce soit, le détenteur de capital.

Et un revenu passe inévitablement, sinon c’est de la charité dans la pénurie, par les forces qui créent les richesses, celles de la nature et dont nous devons nous servir en santé et celles que crée la force de travail en transformant la nature en biens. Le revenu ne peut qu’être lié au travail et le travail à son organisation et à sa démocratisation et son allégement par l’usage de la révolution scientifique et technique mise au service de la personne humaine, et faisant place au fur et à mesure de l’élévation de la productivité, à l’activité libre

 

Les détenteurs de capital et en premier lieu les groupes financiers et économiques capitalistes géants, plus puissants que les Etats, fixent, de par leur poids sur l’ensemble de la société, les règles du jeu qui  lui permettent légalement ou pas de tirer profit des activités humaines, de toutes les activités humaines.

 

Le comble c’est que le capital s’appuie sur ses propres échecs et les conséquences de ses échecs sur les populations pour « faire la démonstration » qu’il faut réformer et encore réformer et toujours réformer dans le sens du libéralisme, de la privatisation de toutes les activités. 

 

Le libéralisme c’est la liberté du plus fort économiquement dans le capitalisme et c’est la dictature de l’impérialisme le plus puissant sur le monde. Le libéralisme c’est la philosophie du capital mise en pratique.

 

Le communisme c’est la mise en commun en santé des efforts humains et des ressources de la nature. La saine critique du communisme grossier c'est celle qui correspond aux périodes de balbutiements du mouvement ouvrier puis d’une mise en pratique erronée correspondant à un niveau matériel et de conscience insuffisant et aux obstacles immenses mis contre lui militairement et idéologiquement par le capital avec ses moyens techniques et humains les plus développés.

 

Le Capitalisme Monopoliste Mondialisé Numériquement Informationnalisé et Financiarisé est d’une puissance terrifiante pour qui en prend conscience,  mais il est en crise immense et de fond. Ce n’est pas la peur qu’il doit nous inspirer, c’est le savoir nécessaire à le combattre et à l’abattre dans la construction du neuf et du sain. La construction est dans la transformation et non dans la destruction. L’histoire millénaire nous l’apprend. Les niveaux supérieurs d’organisation sociale ont transformé l’existant et ne sont pas « partis de zéro », mais de l’état existant des forces productives nécessaires à produire les biens sans lesquels les humains ou meurent ou régressent. Le détruire ? ce n’est pas en abattant toute la société que nous retrouverons un renouveau de civilisation, c’est en sachant sur quels leviers agir pour le transformer dans un dépassement ouvrant sur un nouveau système de production et d’échanges correspondant aux besoins de développement humain, capable de répondre concrètement au développement matériel et moral, en unité, de ces besoins humains.

 

Gauchisme et régressions vont de pair. Les avancées ouvrières de la Libération du nazisme ont montré comment on peut construire et progresser socialement et individuellement. L’attaque contre ces avancées et l’insuffisance de projets progressistes postérieurs ont conforté le capital. Le "tout ou rien", comme l’accompagnement des mesures gouvernementales réactionnaires, sont deux existences en une de l’opportunisme paralysant. Opportunismes de gauche et de droite ne sont pas « les mamelles du progrès » mais de la traite de la force de travail par une minorité, une minorité puissante de notre division. Un rassemblement de progrès ne peut exister que dans et par un contenu de progrès, ses buts et ses moyens, qui vont de pair.

 

Lutter sur une pointe avancée du mouvement et de l'organisation sociale, contribue aussi, et au premier titre, à lutter contre les horreurs du monde, toutes les horreurs du monde, auprès de ceux qui en sont touchés directement, immédiatement. C'est vivre, vivre fortement, c'est empêcher d'être privé de vie par les "1%".

 

Pierre Assante, jeudi 22 février 2018

 

(1) L'EXISTANT. Document-schémas de "formation militante" sur l'état du monde capitaliste et le déroulement d'un processus social : http://pierre.assante.over-blog.com/2018/02/un-doc.formation-liant-capital-et-processus-social.html

 

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28 mars 2018 3 28 /03 /mars /2018 07:37

Article déjà publié sur ce blog en décembre 2016

Cet Extrait de "TRAVAIL ET PHILOSOPHIE, Convocations mutuelles" OCTARES, 1992, Yves SCHWARTZ, fait partie du chapitre "TRAVAIL ET USAGE DE SOI".

Ce texte a été aussi publié dans "JE, SUR L'INDIVIDUALITE", 1987, Editions Sociales.

 

Le Professeur Yves Schwartz, auteur de nombreux ouvrages, dont vous trouverez des présentations et d'autres extrait sur ce blog, est le fondateur des concepts ergologiques, et du département d'ergologie de l'Université de Provence.

 

Un extrait de "Travail et usage de soi" :

« ….Le travail est-il y un lieu adéquat pour aborder le problème de la subjectivité ? L'affirmer pourrait passer quelque temps encore pour un paradoxe. Bien des stéréotypes ou idées encore reçues semblent en effet contredire ce projet : les activités industrieuses se seraient-elles pas par excellence le lieu du mécanique et du répétitif ? L’indifférenciation des êtres n’y est-elle pas postulée de la sérialisation des choses ou de la codification de la procédure ? Parce que l'humanité n’a guère encore connu de travail social que contraint, longtemps on a déduit implicitement que ce dernier était opérateur d’abêtissement, d’asservissement et de dépersonnalisation. Face au travail-marchandise de la formation sociale capitaliste, comme seul contrepoint à l’équivalent général, on a tout juste reconnu des « savoir-faire », moins individualisés d’ailleurs que collectivement incorporés à travers des traditions plutôt interprétées comme des activités routinières, empreintes de passéisme… »

LA SUITE SUR CE LIEN (19MB) :

https://allsh.univ-amu.fr/sites/allsh.univ-amu.fr/files/005-travail_soi-screen.pdf

*****

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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 10:25

De l’argent pour investir dans le service public

Sous prétexte qu’un endettement de 50 milliards interdirait toute perspective de développement du service public ferroviaire, une « règle d’or » impose depuis 2014 une limite aux investissements susceptibles d’être financés par SNCF Réseau (… sauf pour le très contestable CDG Express !). Pourtant, l’état dégradé des infrastructures, l’arrivée de nouvelles technologies économes en énergie pour lutter contre le réchauffement climatique, le besoin de cohérence entre les systèmes de transports à l’échelle de l’Europe, le besoin de consolider le statut des cheminots et de l’étendre à l’ensemble des salariés des transports, les perspectives de développement de l’emploi et de la création de richesses dans toutes les activités liées au transport ferroviaire, tout cela nécessiterait au contraire un vaste plan d’investissement dans le développement du service public des transports.

La question vitale n’est donc pas de se demander dans quelle poche on pourrait puiser de quoi rémunérer les compagnies d’assurances, les fonds de placement et les multinationales qui détiennent actuellement les titres de

dette émis par la SNCF. Elle est de savoir comment on peut libérer l’économie de ce coût du capital (chaque année, les transports ferroviaires rapportent 2,7 milliards aux banques et aux compagnies d’assurances, près du tiers de ce qui revient aux hommes et aux femmes qui assurent ce service public (1) !) pour rendre à l’entreprise publique les moyens de réaliser les investissements indispensables.

Lorsque ces investissements seront réalisés, non seulement ils répondront à des besoins sociaux et écologiques majeurs mais ils permettront la création de valeur ajoutée, de revenus et de recettes supplémentaires pour la SNCF et pour les finances publiques. Mais en attendant, il faut de l’argent tout de suite pour les réaliser !

Continuer de recourir aux marchés financiers assoiffés de rentabilité tout en injectant de l’argent public à tour de bras dans des « partenariats public-privé », c’est continuer de soumettre le service public des transports ferroviaires aux aléas de la mondialisation financière, c’est totalement irresponsable.

Une autre solution est possible : la BCE et les 19 banques centrales nationales qui, avec elle, forment l’Eurosystème, ont créé depuis trois ans 2 500 milliards d’euros qu’elles ont injectés sur les marchés financiers. Elles accroissent cette somme de 30 milliards par mois, un milliard par jour ! En pure perte : l’argent reste dans les circuits financiers et ne sert qu’à faire monter les cours des titres spéculatifs, préparant un prochain krach pire

que celui de 2007-2008.

Agents et usagers du service public ferroviaire, salariés des industries qui contribuent à la construction des infrastructures, des matériels et des systèmes de gestion du trafic, salariés des banques qui devraient les financer, habitants des territoires où ces industries sont implantées, citoyens européens au nom de qui cet argent est aujourd’hui dilapidé, tous nous avons le droit d’exiger qu’il soit utilisé autrement. Le contre-projet présenté par la fédération CGT des Cheminots donne une base extrêmement crédible à cette exigence.

La BCE – elle en a les moyens – pourrait acquérir une partie de la dette actuelle de la SNCF pour la transformer en une dette à très long terme et à 0 %, après le transfert de cette dette à une caisse de defeasance, comme le propose la CGT Cheminots.

Plus important encore, l’argent créé par l’Eurosystème devrait servir à financer un fonds de développement du service public des transports ferroviaires dans toute l’Europe. Porteur de projets d’investissements démocratiquement élaborés dans chaque pays et soutenus par des mobilisations citoyennes, il aurait le statut d’établissement de crédit qui lui permettrait, au titre de l’article 123, paragraphe 2, du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, d’obtenir les fonds nécessaires auprès de la BCE pour accorder des crédits à taux très avantageux (aujourd’hui, le taux des prêts de la BCE aux banques est normalement de 0 % et peut descendre jusqu’à -0,4 %). Une partie de l’argent créé par l’Eurosystème y suffirait. Une autre partie pourrait servir, de la même façon, à répondre aux besoins de développement de l’hôpital et des systèmes de santé, des universités et de la formation professionnelle, et de tous ces services publics que la dictature des marchés financiers est en train d’étouffer dans toute l’Europe (2).

Ce fonds européen agirait de concert avec un pôle financier public et avec la

Banque européenne d’investissement pour inciter les banques à financer les investissements et les coopérations entre firmes industrielles productrices d’équipements ferroviaires comme Alstom, Siemens, CAF et Bombardier, au lieu du bradage d’Alstom à Siemens aujourd’hui orchestré par le gouvernement pour le plus grand bénéfice des actionnaires de ces groupes. Une nouvelle sélectivité de la politique monétaire contribuerait à ce que ces nouveaux crédits soient accordés à des taux très bas, voire négatifs.

Il est possible d’agir tout de suite : qu’attendons-nous pour lancer une pétition citoyenne exigeant que le gouvernement français prenne l’initiative de proposer la création d’un fonds pour le développement des services publics en Europe, financé par la création monétaire de la BCE ?

Ce serait une première bataille pour s’attaquer au cœur de la construction européenne actuelle et pour créer les conditions politiques d’un tout autre cadre de coopération entre peuples et États librement associés sur l’ensemble du continent.

Denis Durand, l'Humanité, 26 mars 2018

(1) Commissariat générale au Développement durable, 54ème rapport de la Commission des comptes des transports de la nation, juillet 2017.

(2)Cette proposition est présentée en détail dans la note de la Fondation Gabriel-Péri, Financer l’expansion des services publics en Europe. Mobiliser la création monétaire de la BCE dans un Fonds de développement économique, social et environnemental européen, mars 2017.

 

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26 mars 2018 1 26 /03 /mars /2018 08:06

L’expérience et la connaissance de Lénine et des bolcheviques

du debut du siecle passÉ

peut-elle nous apporter quelque chose DE POSITIF aujourd’hui ?

en France, en europe et dans le monde.

 

L’expérience de Lénine et des bolcheviques (1) peut-elle nous apporter quelque chose dans notre réflexion sur l’action de transformation en santé de la société capitaliste mondialisée et numérisée et financiarisée du XXIème siècle, ses transformations à vitesse exponentielle ?

Oui, certainement, et positivement malgré ses ombres portées par le développement du stalinisme, car à distance, nous nous retrouvons encore devant une société d’échange A-M-A’, la suraccumulation-dévalorisation du capital et revalorisation par gel ou destruction, et sa crise de blocage social, l’obligation du capital d’en sortir par des régressions sociale à l’intérieur de son développement.

 

Je ne reviens pas sur ces régressions décrites dans d’autres articles.

Ni sur les propositions des économistes communistes développées de même.

 

Certes, la question du Parti unique dans la construction d’une société nouvelle est dépassée. De même la métaphore d'avant garde "militaire". Nous ne nous trouvons pas dans le schéma de la Russie Tsariste. Quoiqu'il ne faille pas ignorer naïvement la réalité de volonté de renaissance fasciste de la part d'une partie de la réaction patronale et politique locale et mondiale.

Par contre le rôle de l’analyse par les communistes de la crise, de ses causes, de ses remèdes possibles, ici et maintenant est toujours et d'autant plus nécessaires. Et il faut admettre, sans l'ombre d'un doute, face à la réalité politique et sociale, que le besoin social d’une analyse des communistes pour l’action de transformation en santé, de minoritaire,  doive devenir partagé majoritairement par les non communistes, dans la recherche commune de solutions pour sortir l’humanité et la personne de la crise. Ce besoin reste de grande actualité. Les communistes ne transformeront pas la société tout seuls...! Mais leur apport et celui de l'économie marxiste dans les grandes transformations sociales progressistes est une réalité.

 

Autre chose de changé : la possibilité que les détenteurs actuel du pouvoir sur l’usage du capital local et mondial, sang et circulation de l’échange des biens nécessaires à la vie dans la société et le système capitaliste à dépasser, ne puissent pas utiliser la force jusqu’au bout d’une répression, du fait de l’extension du salariat dans le monde et des conditions de marché pour le capital et les hommes et la société conjointement, que cette extension induit. Et que par conséquent le problème de la démocratie et d’une démocratie alliant celle du citoyen à celle du producteur, du « Que, quoi, comment et pour qui produire », devienne l’outil majeur de la transformation économique, de la réponse au besoin de développement et de toutes les activités humaines. Ainsi la guerre civile qu’une part du capital est prête à utiliser pour survivre n’est pas du même ordre qu’il y a un siècle. Le Front populaire et les conquêtes de la Libération, dans le contexte de l’URSS et du « socialisme réel » qui n’est plus aujourd’hui, d’objectifs limités aussi bien sûr, ont montré en France ce qui pourrait ce produire en Europe et dans le Monde en plus avancé, c’est-à-dire en sortie de crise au paroxysme de suraccumulation-dévalorisation du capital et du système actuel en crise mortifère par la même occasion.

 

Ci-dessous, un extrait de l’intervention de Lénine au XIème congrès du PC(b)R, en très mauvaise santé, car affaibli, blessé par un attentat, et un long moment d’absence, mais toujours en grande possession de capacités intellectuelles, nous donne l’idée des besoins d’apprendre explicitement désigné.

La Russie et son Ex-Empire viennent de sortir de la guerre civile et de l’intervention étrangère soutenant "les Blancs" et leurs exactions, guerre civile qui l’a poussée à un communisme de guerre, à une répartition élémentaire de la production en particulier pour alimenter l’armée rouge dans cette guerre civile.

Cette sortie du communisme de guerre, « la pause » et la voie vers la NEP pour un développement pacifique et prolétarien est ouverte. Mais les obstacles vont bien au-delà d’une culture de Parti d’opposition, de Parti de sortie de la guerre impérialiste et de distribution de la terre qui ont mobilisé le soutien des ouvriers et des paysans. Il s’agit de gérer la société avec les ouvriers et les paysans de ce moment-là, de la développer en santé. Evidemment si cela peut aider à la réflexion d’aujourd’hui, c’est sur les difficultés humaines à surmonter mais aussi dans une comparaison relative entre le capitalisme monopoliste de fin XIXème et celui du début XXIème, fort différents mais capitalisme pourtant rencontrant les mêmes contradictions, mais développées massivement et globalement et sur la nécessite absolue d’APPRENDRE (2). Ouvriers et paysans Russes et de l’Empire russe d’hier c’est aujourd’hui les ouvriers, ingénieurs techniciens, chercheurs etc. mondialement prolétarisés et très qualifiés dans la production et l’échange industrialo-numérisés et non numérisés en interaction, malgré les inégalités de qualification, et toutes les activités en santé de la population qui est appelée dans son travail et dans sa vie quotidienne à mettre en œuvre les leviers d’un pouvoir sur l’argent. Pouvoir sur l’argent pour le mettre au service des besoins humains, de l’échange échappant progressivement à la mesure du temps de travail contraint par une croissance quantitative et QUALITATIVE par développement-condensation qualitatif de la production nécessaire à la vie, sa santé, sa qualité. Si l’usage de la révolution technique par le capital lui permet de réduire la main-d’œuvre "traditionnelle" au profit d’une super qualification, d’une masse de sans emploi, et d’une division du travail exponentielle, la recherche de plus-value, outil et but, reste au cœur du système et le frein et le blocage au développement qualitatif de la société humaine :

 

« ….C'est que dans la masse populaire, nous sommes comme une goutte d'eau dans l'océan et nous ne pouvons exercer le pouvoir qu'à la condition d'exprimer exactement ce dont le peuple a conscience. Sinon, le Parti communiste ne conduira pas le prolétariat, celui-ci n'entraînera pas derrière lui les masses, et toute la machine se disloquera. Aujourd'hui, pour le peuple, pour toutes les masses laborieuses, l'essentiel est uniquement de parer en fait à la misère atroce et à la famine, et de montrer qu'il y a réellement cette amélioration dont le paysan a besoin et qui lui est coutumière. Le paysan connaît le marché et connaît le commerce. Nous n'avons pu établir la répartition communiste directe, faute d'un nombre suffisant de fabriques et de machines. Dès lors, nous devons ravitailler le pays par le commerce, mais pas le ravitailler moins bien que le faisait le capitaliste, sinon le peuple ne supportera pas une telle gestion. Tout le nœud de la situation est là. Et s'il ne se passe rien d'inattendu, cela doit devenir le nœud de tout notre travail pour 1922, à trois conditions.

Premièrement, à la condition qu'il n'y ait pas d'intervention armée. Nous faisons tout pour l'éviter par notre diplomatie ; néanmoins, elle est possible chaque jour. Nous devons réellement nous tenir sur le qui-vive, et consentir, pour l'Armée Rouge, de durs sacrifices, bien entendu, en en fixant rigoureusement les proportions. Nous avons en face de nous le monde bourgeois tout entier qui ne cherche que le moyen de nous étrangler. Nos mencheviks et socialistes-révolutionnaires ne sont que des agents de cette bourgeoisie, pas autre chose. Telle est leur position politique.

La deuxième condition est que la crise financière ne soit pas trop forte. Cette crise approche. Vous en entendrez parler quand on vous exposera la politique financière. Si elle est trop aiguë et dure, il nous faudra de nouveau réorganiser beaucoup de choses et concentrer toutes nos forces sur un point. Si elle n'est pas trop dure elle peut même nous être utile : elle passera au crible les communistes dans les trusts d'Etat de tout genre. Seulement il ne faudra pas oublier de le faire. La crise financière aère administrations et entreprises ; les mauvaises sautent les premières. Seulement il ne faudra pas oublier qu'on ne doit pas tout mettre sur le dos des spécialistes, sous prétexte que les communistes responsables sont excellents, qu'ils ont lutté sur les fronts et ont toujours bien travaillé. Ainsi donc, si la crise financière n'est pas sévère à l'excès, on pourra en tirer profit et épurer autrement que ne le font la Commission centrale de Contrôle ou la Commission centrale de vérification, passer au crible comme il se doit tous les communistes responsables dans les services économiques.

Et la troisième condition est de ne pas commettre, entre-temps, de fautes politiques. Il est évident que si nous faisons des fautes politiques, toute l'édification économique sera compromise ; alors il faudra engager la discussion en vue de corriger et d'orienter. Mais en l'absence de semblables et tristes erreurs, le nœud, pour l'avenir immédiat, ne sera pas dans les décrets, ni dans la politique au sens étroit de ce terme, ni dans les administrations et leur organisation - on s'en occupera, pour autant que cela est nécessaire, dans les milieux communistes responsables et les administrations soviétiques - mais le nœud de tout le travail sera dans le choix des hommes et le contrôle de l'exécution. Si sous ce rapport nous apprenons à faire les choses pratiquement, si nous nous rendons pratiquement utiles, nous surmonterons cette fois encore toutes les difficultés.…..

…….Notons, d'autre part, qu'il est nécessaire d'élargir et de développer l'autonomie et l'activité des conseils économiques régionaux. Maintenant, la division de la Russie en régions a été faite sur une base scientifique, en tenant compte des conditions économiques et climatiques, des conditions de vie, d'approvisionnement en combustible, de l'industrie locale, etc. En se fondant sur cette division on a institué des conseils économiques de district et de région. Sans doute y aura-t-il des amendements pour telles ou telles questions de détail, mais il faut rehausser l'autorité de ces conseils économiques.…..

……..Il faut se rendre compte, et ne pas craindre de le reconnaître, que dans 99 cas sur 100, les communistes responsables ne sont pas employés selon leurs capacités ; ils ne savent pas s'acquitter de leur tâche ; ce qu'ils doivent faire, maintenant, c'est apprendre. Si on le reconnaît, et du moment que nous en avons la possibilité (à en juger d'après l'ensemble de la situation internationale, nous aurons assez de temps pour achever notre apprentissage), il faut le faire à tout prix…. »

 

Marx a commencé son action politique par l'action de défense des paysans pauvres qui volaient le bois pour se chauffer. Il l'a poursuivie par l'analyse des lois du capital, leurs conséquences sur la vie quotidienne et les moyens de les dépasser. 

Vol de bois et procès contre les pauvres sont du même ordre qu'aujourd'hui les difficultés de payer un loyer, de se loger et de se nourrir en aliments de qualité, de trouver un revenu et un travail stable pour vivre, de se transporter, d'étudier, de vivre une vie libre et heureuse.

Et de vivre en paix, car les guerres locales et leurs souffrances qui répondent aux besoins par le capital d'extension du marché et de réhaussement d'une plus-value en baisse tendancielle, sont en passe d'envahir le Monde.

L'humanité est en train d'acquérir d'immense moyens techniques pour agir sur elle même. Il faut qu'ils soient mis au service de son développement en santé, en dépassant un usage actuel d'exploitation de l'homme par lui-même et d'exploitation de la nature par l'homme sans règulation préservant son renouvellement et son développement terrestre et universel, nature dont nous faisons partie.

 

Pierre Assante, Lundi 26 mars 2018

 

(1) Bolcheviques : expressions désignant à l’origine les majoritaires dans le Parti Social-Démocrate Ouvrier révolutionnaire de Russie.  

 

(2) REPONSE à C. SUR LA FORMATION, L’ETUDE DU CAPITALISME MONDIALISE, NUMERISE, FINANCIARISE, LA CRISE DE SURACCUMULATION-DEVALORISATION ET SES REMEDES POSSIBLES.

Oui trouver d'autres dates, mais aussi mettre à l'ordre du jour de toutes les réunions ce type de réflexion et leur mise à jour en fonction des événements et des actions à mener, en liaison. Les choses vont s'accélérer et le besoin d'y répondre aussi pour que les actions aient un débouché concret, des objectifs efficaces sur la crise. Moi je peux apporter mais ça doit être l'affaire de tous les camarades et aussi des non communistes qui ont les mêmes problèmes à se poser. Nous avons à améliorer notre communication mais surtout le contenu transformateur de notre communication.

Bises Pierrot, 25 mars 2018

 

QUELQUES RECUEILS ET LIENS de ce blog sur ce lien :

http://pierre.assante.over-blog.com/2018/01/pollution.html

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